Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1914, janvier
R BULLETIN D’ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, DIÎ BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR Pierre-Georges Roy VOLUME VINGTIEME LEVIS 1914 369233 BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VÔïTxX LEVIS—JANVIER 1914 N».I Le chanoine Falaise de Cannes On ne connaît pas giantl chose du chanoine Pierre Falaise de Garnies.D’abord curé de Boucherville (1731), puis de Sainte-Anne de Beaupré (1733 à 1734), il fut fait chanoine du chapitre de Québec à la mort de M.Hamel, procureur du séminaire (8 mai 173^t).Son mauvais état de santé lo força de passer en France dans l’automne de 1743.Il ne revint plus.(,) Voici trois lettres inédites que M.Falaise de Garnies écrivait de France à Monseigneur de Pontbriand en 1750.Le 15juin 1751, ces trois lettres étaient enregistrées au greffe de Québec à la demande du chanoine Joseph-François Perreault qui avait pris possession solennelle du canonical de M.de Garnies, le 19 décembre 1750.J.-Edmond Roy *** Monseigneur, J’ai eu l’honneur de vous mander l’année dernière, les fortes raisons qui me rappelaient à la cour et nie retenaient ( i ) On trouvera clans le “ Bulletin des Recherches Historiques,” volume quatorzième, i>|>.161, 193 et 225 des renseignements biographiques importants sur le chanoine Falaise de Garnies dus aux recherches de Mgr Têtu. 4 en Frariee, du moins en partie, ne sachant pour les autres choses sinon que telle était la volonté de M.l’ancien évêque de Mirepoix, qui me faisait doyen sans me spécifier l’endroit.J'ai fait toutes les résistances imaginables, quand j’ai su que c’était de la collégiale de Saint-Sauveur, à Metz ; mais tous les prétextes n’ont servi de rien, il a fallu me laisser conduire par les bonnes dispositions qu’il a pour moi.Je n’ai cependant encore pris aucun parti vu la contestation que l’on en fait sur le doyenné : le chapitre depuis ma nomination a fait I election d un sujet “ de gremio " prétendant avoir le droit.U y a huit mois que je plaide la cause du Roi, par force et contrainte et je ne sais ce qui en arrivera.Je prévois, cepen-«hmt, que je pourrais avoir gain de cause.Si je perds, je suis résolu de tout entreprendre pour retourner au Canada, où ) aurais un plaisir infini de vous donner des marques, des preuves certaines de ma respectueuse soumission à vos ordres.Si, toutefois,je ne suis pas de retour au départ des vaisseaux, c’est-à-dire au commencement d’octobre prochain vous disposerez de mon bénéfice comme il vous plaira .J’en fais ma demission pure et simple entre vos mains pour le temps marque ; elle aura toute la valeur que si je la faisais par main *.t "ot‘llu’ mme mieux courir le risque de me voir sans itre que de laisser l’office divin abandonné Si vous jugez a propos, Monseigneur, d’avoir quelque déférence à ma' supplique je vous représenterais que vous me flatteriez infini- meat de donner I.petit bén«ta, à M.do Lignery ou à M uliost, cest ce que je crois pouvoir vous demander avec espérance de pouvoir l’obtenir.M.de Mirepoix vous a accordé au bout de huit ou dix jouis la nomination du doyenné en faveur de M de Cabanae jeffiji a.marqué ma surprise à la réception de votre lettre (O Jean Cabanae de Taffanel. c ' que vous seriez intéressé pour quelqu'un du corps et surtout pour quelque sujet du pays, sur quoi il m’a paru fort étonné, mais je l’ai ramené de son étonnement, lorsque nous avons reconnu que vous ne pouviez pour ainsi dire vous dispenser de solliciter cette grâce en faveur d’un parent de monsieur notre général (1) 2.J’y ai fort applaudi et fait observer que cette demande était bien placée.Je n’aurais pas cependant parlé de la sorte si on m’eut permis deretour-ner en Canada, étant sur les lieux j’aurais pu obtenir cette dignité.Mon adresse sera aux Missions Etrangères parce que l'on saura dans cette maison ma destination ; je vous supplie, Monseigneur, de faire attention que je suis encore votre diocésain et que je le serai longtemps d’inclination, et de m’accorder en cette considération une part dans votre souvenir et votre estime.Je suis avec un très profond respect.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur, 1 )e GAN N ES, Prêtre.Le pauvre Gosselin 121 s’est laissé mourir dans son pays au mois de septembre dernier.Des Missions Etrangères, rue du Bac, 14 janvier 1750.*** Monseigneu r, J’ai re., ancien élève du Collège Canadien, curé de la Nativité de la Sain te-Vierge d’Hochelaga, Montréal.Montréal, Imprimerie du “ Messager, ” 1913.11 y a eu vingt-cinq ans, dans les premiers jours de novembre 1913; que le Collège Canadien à Rome, a ouvert ses portes aux étudiants ecclésiastiques du Canada.Cette brochure n’est pas une histoire du Collège Canadien ; elle relate simplement les commencements de cette in.-titution, elle donne la liste des élèves qui y ont passé, et quelques notices biographiques sur ses premiers directeurs.M.l’abbé Langevin était élève du premier cours du Collège Canadien.Son travail e-t une œuvre de reconnaissance.11 s’en est acquitté avec grand succès.*** “ L’essor industriel et commercial du peuple canadien,' par A.-.I de Bray, licencié du degré supérieur en Sciences Commerciales et Consulaires, docteur en sciences _ s et diplomatiques, directeur de l’école des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, Montréal, librairie Beauehemin, limitée, 79, rue Saint-Jacques.Les principales divisions de l’ouvrage de M.de Bray donneront une idée de son importance : I Mouvement économique : la population, le commerce ; II Ressources économiques : les ressources agricoles, les ressources forestières, les pêcheries, les ressources minières, les industries ; III L’outillage mécanique : mise en valeur des ressources naturelles, les routes, les chemins de fer, les postes et télégraphes, les voies navigables, 7746 10 les ports, bilan de l’outillage économique ; IV Les institutions economiques: les chambres de commerce, l’office national du commerce extérieur, les conseillers du commerce extérieur, le conseil supérieur du commerce et de l’industrie, le .service consulaire, les expositions, les musées commerciaux ot industriels, 1 office de documentation économique, l’office de statistique, l’éducation économique, commission permanente d’étude des moyens d’expansion ; V L'avenir économique, etc., etc.Lu écrivant “ I Essor industriel et commercial du peuple canadien, M.de Bray n’a eu qu’un but éducatif, celui de montrer ce que le Canada était hier, ce qu’il est aujour-d hui et ce qu’il sera demain, si comme tout le fait prévoir, on rencontre une union des bonnes volontés.L’exposé de M.de Bray met en lumière son essor, comparable à celui des régions les plus privilégiées et laisse pressentir les progrès qu'il peut attendre du vingtième siècle.“ Victoires et chansons, ” par le Père Hugo]in, 0.f.m Québec, 1913 11 y a deux an-, sous le titre " d’Echos héroï-comiques du naufrage des Anglais sur l'île aux Oeufs en 1711 ” ]e Père Hugolin publiait une série de vieilles chansons’ tirées des archives de l’Hûtel-Dieu de Québec.Aujourd’hui, le t ere Hugolin nous donne un certain nombre de chansons sur les grandes victoires de la Monongahéla, de Chouaguen, de W dham-Henry et de Carillon.*** " Les registres paroissiaux de Rimouski, des Trois-Pis-to es et de l’île-Verte, tenus par les Récollets” (1701-1769) par le Père Hugolin, o.f.m.Montréal, 1913.Les Récollets furent de longues années les missionnai- 11 res de ces trois endroits, particulièrement de Rimouski.Les îegistres de ces tro's paroisses sont aujourd’hui les témoins authentiques de leurs labeurs.L’analyse du Père Hugôlin nous fournit une nouvelle preuve du bon travail fait par les anciens Récollets au milieu de notre peuple.“ In the heart of old Canada ”, par William Wood.William Briggs, 1913.M.William Wood, l’auteur renommé de “ The fight for Canada’, vient de publier “ In the heart of old Canada,” Cet ouvrage se compose des études suivantes : The landmarks of Canada ; A Quebec chronology ; The Quebec Battlefields ; Wolfe and Gray’s elegy ; The second american invasion ; The fortress city ; The first five-nation war; Tercentennial Quebec : An Ursuline Epic ; The Habitant; trench-Canadian Folksong ; A French-Canadian poet ; etc.'* In the heart of old Canada ” est une œuvre histori- que des plus intéressantes et des plus sympathiques à la race canadienne-française.L’auteur raconte avec une grande impartialité les diverses phases de la vie de la Nouvelle-l* rance, depuis l’arrivée de Jacques Cartier, dans les eaux du Saint-Laurent jusqu’aux fêtesdu Tricentenaire de Québec.La partie la meilleure du livre de M.Wood, à notre humble avis, est celle qu’il consacre au monastère des Ursu-lines de Québec.Chevalier de La Corne and the Carrot River Valley of Saskatchewan, by Arthur S.Bennett, Atwell Fleming Ptg Co, Toronto, 1913.En 1753, le chevalier de La Corne, celui-là même qui, en 1701, devait raconter le naufrage de “ l’Auguste ”, explorait la vallée de la rivière Carrot, dans la Saskatchewan 12 actuelle.Au printemps de l’année 1754, de La Corne ensemençait quelques arpents de terre en cet endroit.Les gens de l’Ouest réclament le chevalier de La Corne comme le premier agriculteur de leur région.La brochuri de M.Bennett a pour objet de faire connaître ce projet et d’engager tous les Canadiens à prendre part à ces fêtes.*** “ Expense book of John Halsted, commissary under Benedict Arnold, before Quebec, 177G.’’ Printed from the original manuscript book in the possession ofThos.O’Leary, asst, librarian, Chateau de Ramezay.Montréal, 0.A.Marchand, printer, 40, Jacques-Cartier square, 1913.Intéressante plaquette.Les entrées commencent le 8 février 1776 et se terminent le 17 mai 1770.Halsted nous donne les noms de tous ses fournisseurs.11 semblait les payer très largement.*** 1 *‘ Guide to the Materials for United States History in Canadian Archives ”, by David-W.Parker, Washington, D.U., Published by the Carnegie institution of Washington, 1913.M.Parker fait connaître à ceux qui s’occupent de l’histoire des htats-Lnis les différentes sources d’informations manuscrites qu ils trouveront dans les nombreux dépôts d archives du Canada.M.Parker donne l’inventaire des archives américaines (pii se trouvent à Ottawa, à Québec, à Montréal, a Halifax, à Toronto, à Terre-Neuve, etc, etc.*** L immigration canadienne ”, par Georges Pelletier (Les enquêtes du “ Devoir ”j, Montréal.1913 Comme son titre l’indique, cette brochure est une étude du problème de l’immigration dans ce pays.Les articles 13 de iM.Pelletier ont d'abord été publiés dans le “ Devoir ” et tint eu du retentissement dans tout le pays.L’étude de M.Pelletier prouve que notre système de recevoir les immigrants a de nombreux côtés faibles.Espérons que le gouvernement interviendra au plus vite pour faire cesser les abus qui existent.*** ‘ ‘La langue française au Canada, "par Pierre Homier, Montréal, 1913.Cette brochure contient toute une série d’articles fort pratiques sur la réaction contre l’envahissement de l’anglais dans le commerce et l’industrie chez les nôtres.De ces articles, parus d’abord dans le “ Devoir ’’, est née la ‘‘Ligne des droits du Français ’’, qui lésa réunis et publiés de nouveau.*** Mgr J.-M.Kmard, Au Congés Eucharistique de Malte— Valley-field, 1913.C’est le récit complet du voyage de l’éminent auteur et du Congrès tel que l’a pu voir un écrivain admirablement placé pour tout voir, admirablement préparé pour bien rapporter ce qu’il voyait.Grâce à sa copieuse illustration, ce bel ouvrage peut faire un livre de récompense scolaire qui sèmera le bien dans tous les foyers ou il entrera.*** Mgr J.-M.Emard, Au Jour de l An— Valleyfield, 1913.Le titre de ce petit ouvrage dit exactement ce qu’on y trouvera : les plus beaux souhaits de la piété chrétienne et de la charité pastorale, mis en rapport avec la vie de la paroisse, cet élément vital de la société chrétienne.*** Mgr J.-M.Emard, La bénédiction abbatiale.Allocution prononcée à la bénédiction de Dorn Pacotne Gabouty, à la Trappe de Notre Darne, à Oka, le ij novembre 1913.Valleyfield, 1913. 14 Biographies Canadiennes Jean-Baptiste de la Morinie.Jean-Baptiste de la Morinie naquit le 24 décembre 1704, et entra dans la Compagnie de Jésus le 6 octobre 1725.Il était de la province d’Aquitaine.Il arriva à Québec en 1736 Quatre années plus tard, son nom paraît pour la première fois sur les registres de la Mission à lu Rivière Saint-Joseph, sur le bord sud-est du lac Michigan, où il inscrivit un baptême le 24 avril 1740.Il lit publiquement la profession del quatre vœux dans l’église de la mission de Saint-Ignace à Michilli-nmkinac le 2 lévrier 1741, entre les mains du Père Pierre du Jaunay.Le nom du Père de la Morinie paiaît encore sur les mêmes registres aux dates suivantes: 2!) juin 1741 septembre ,741 743 ; 1744 ; 23 avril 1753 ; 1755 ; 1756 ; 1 757 ; 1 mis ; 1 759.La dernière entrée est du 24 juin 1760.Le Père met en marge : “ venu ici en 1752 ” ; mais son nom, comme nous venons de le voir, paraît longtemps avant suite registre.Je suggère, en explication de ce fait, qu’il y avait deux postes bien distincts dans la mission à la Rivière Saint-Joseph : la mission proprement dite, à l’embouchure , a r!vlère’ 0t le Fort yilint-Joseph, éloigné à peu près de trente-huit milles par eau en remontant la rivière.Ce fort était situé dans le voisinage du village actuel de Carey canton de Buchanan.La mission de la Rivière Saint-Joseph était dans ce qui est aujourd’hui le canton de Benton ; les deux cantons appartiennent au comté de Berrien, Michigan, œ 1 cre du Jaunay, dont le nom est inscrit une fois sur les registres de la mission à l’embouchure de la rivière en 1 année 1738, tout en visitant Michillimakinac, parait avoir < esseï\i e piemier de ces postes du commencement de J année 1 74o jusque vers la fin de 1752. 15 Il revint alors à Québec.Le Père de la Morinie qui, avant cette dernière date, signait comme “ missionnaire au fort français de la rivière Saint-Joseph ”, subséquemment ne signe plus que comme “ missionnaire à Saint-Joseph Il paraîtrait, de là qu’il se serait transporté à l’embouchure de la rivière, pour occuper la place laissée vacante par le départ du Père du Jaunay et dans ce cas il aurait pu écrire : “ venu ici en 1752." Toujours est-il que le Père de la Morinie est porté sur les catalogues annuels comme étant à la mission outaouaise jusqu’en 1761.Mais cette année-là, vu l'extrême disette et les troubles du pays, le Père de Salleneuve, qui était au Détroit, se vit obligé de se retirer à la mission des Illinois.Il se mit en chemin vers le mois de mars 1761.Le Père de la Morinie le suivit de près etdesservit l’église de Sainte-Geneviève jusqu’au moment de l’expulsion en 176.3.Outre le témoignage du Père Watrin, nous avons, sur ce fait, celui de M.Rozier dans son discours au cent-cinquantième anniversaire de la fondation de Sainte-Geneviève (Saint-Louis, 1885, pp.10, 11) “ Si ces deux Pères ne sont pas retournés à leur poste, c’est par défaut des occasions nécessaires ”, dit le Père Watrin (Bannissement, etc., p.40.) Ils se trouvèrent ainsi compris dans le même décret de bannissement que les Pères de la Louisiane et des Illinois.Le courrier dépêché de la Nouvelle-Orléans pour y porter l’arrêt, arriva la nuit du 23 septembre 1763 au fort de Chartres, distance de quelques lieues seulement de Sainte-Geneviève.“ Le Père de Salle-neuve n’avait point d’emploi dans la mission des Illinois, et le Père de la Morinie ne s’était chargé de l’église de Sainte-Geneviève que par le motif d’un zèle qui ne se refuse à rien.Il était visible que le Conseil de la Nouvelle-Orléans ne devait ni les connaître ni penser à eux, mais ceux qui avaient l’autorité aux Illinois n’en jugèrent point i
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