Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 février 1914, février
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XX BEAICEVILLE- .FEVRIER 1914 No!~2 INVENTAIRE DES CARTES ET PLANS DE L’ILE ET DE LA VILLE DE MONTREAL La quantité de cartes et de plans qui ont été faits de l’île et de la ville de Montréal, à diveises époques, étant fort considérable et croyant que les historiens et les archéologues accueilleraient favorablement une liste chronologique qui les lenseignerait rapidement à ce sujet, nous avons pensé de publier ce petit travail.Il ne comprend, bien entendu, que les plans complets de l’île et de la ville, le nombre des plans partieis étant si grand que leur énumération exigerait une volumineuse brochure.Pour dresser la présente liste, nous avons consulté les .ouvrages suivants : Dionne, Inventaire chronologique, vol.IV ; Holmden, Catalogue DES CARTES ET PLANS DES ARCHIVES FEDERALES ; GagllOti, Essai de bibliographie ; puis, nous avons pris connaissance des collections de l’IIotel de Ville, du Château de Rsme^ay et du Palais de Justice de Montreal ; enfin, nous avons puisé dans notre propre collection.No.i 1611 Carte figurative du Saut Saint-Louis et d’une partie de la rive sud de l’île de Montréal.Dressée par Champlain.Morin.Vieux Montréal, pl.i, 6x9.No.2 1645 Montréal vu à vol d’oiseau de 1645 à 1650.Morin, Vi- eux Montréal, pl.2, 20)4x14.No.3 1650 Montréal de 1650 à 1672.Morin, Vieux Montréal, pl.3, 11x12.No 4 1658 Carte historique de l’île de Montréal indiquant la posi- tion des forts, redoutes et chapelles de mission avec la date de leur construction de 1658 a 1758.Morin, Vieux Montréal, pl.7, 6J^x •3- No.5 1665 Plan de Villemarie.Dans Jesuits Relations, Cleveland, T 50.Frontispice, 6x4 Dionne IV, no 65 No.6 1665 Plan du gouvernement de Montréal ou Villemarie.Dans Jésuits Relations etc.T.67, p.52 Dionne IV, No 66.No.7 1672.Plan de Villemarie et des rues projetées pour l'embel- lissement de la haute ville.Gravée par Martin, 8J2X12J4.Dans Paillon, III, 375.Dionne, IV No 57, donne à ce plan, la date de 1660.ce qui re s’accorde ni avec le contexte, ni avec le procès verbal du bornage des rues qui fut fait eu 1672.Voir aussi Morin, Vieux Montréal.' No.8 1672 Plan de Ville-Marie en 1672.Abbé Rousseau, Vie de Maisonneuve, p.225, 5^x4.No 9 1672 Plan of Villemarie shewing fust streets laid out and projected new streets and churches, also the old chateau and Fort, 6^x3]/2 Sandham, Fortifications etc.Dionne, IV’, no 103.No.10 1673 Plan de Montréal de 1673 à 1687.Morin, Vieux Montréal, pl.4.9^x12^.No.11 1680 The first map of Montreal, from a photograph in the possession of Win McLennan Esq.Semi Centennial.No.12 1680 Plan de Villemarie dansl'Islede Montréal.Copie aux archives du Parlement de Québec.Dionne IV, No.115.No.13 1685 Villemarie dans 1’isle de Montréal envoyé par M.De- nonville le 13 novembre 1685.13x9>4.Carte manuscrite en couleur.Dionne IV,No.145 a.No.14 1685 Plan de Villemarie.Paillon, Vit de Mlle LeBer, p.102 8jx4j4 N° 15 1686 Deshaies Map of the Island of Montreal and Vicinity Copy of A.L.Pinard deposited in the Parliament, Library Ottawa Girouard, Supplemt to Lake St Louis, p.376.Doit être un extrait du No.17, ci-dessous.No.16 1687 Plan de Montréal de 1687 à 1773.Morin, Vieux Mont- réal, pl.5.13x18^.No.17 1687 Côtes du Canada.Cartes des côtes habitées du Canada par paroisses et par seigneuries.Signé : Deshaies, 45^x12.Dionne IV, 149. No 18 1703 Carte du gouvernement de Montréal, 2^x5 B.de la Po- therie, Hist, de l'Amérique Sept.Dionne IV, No.234.No.19 i7°4- Plan de Yilletnarie dressé en 1704 par Levasseur de Néré.Dépôt des fortifications des colonies à Paris No 468.Cité par Faillon n, 25.No.20 1717.Plan de la vide de Montréal eu Canada.Nouvelle France dans l’Amérique Septentrionale.Fait à Montréal,ce 10 août 1717.par Chaussegros deLery, Ingénieur du Roy, 5x834.Dionne IV, 260.Copie par P.I .Morin faite à Paris en janvier 1858, Suite, H des C.F.11 88.No.21 1720.Plan de Villemarie ou Montréal, au Canada.Deux feuilles de 1934x2934 chacune.Dans Pinart, “Recueil de cartes, plans et vues relatifs aux Etats-Unis et au Canada.” Paris, 1896.Nos 5 et 6.Dionne, No 272.No.22 1721 Carte de Pile de Montréal indiquant la position de cha- que fort, manoir, moulin, fortification, cours d’eau, etc.par M .Dionne IV, No 281.No.23 1723 Plan de la ville de Montréal en Canada, à 46 d., 55 ni.de latitude septentrionale.Paris, 1723.Par Moullart Sanson, G.O D.R.avec Priv.Dédié à M.de Catalogne.22x10.Dionne IV.110 287.Aussi dans l'Opinion Publique.No 24 1724 Plan de Montréal de 1724 a 1760.Morin, Vieux Montréal,pl.6.123^x1934.No.25 1725 Plan de la ville de Montréal, en Canada.Par Moullard Sanson, dédié à Catalogne, Nouvelle édition.Dionne IV.110.291.Aussi dans Morin, Vieux Montréal pl.12, 8x1734.No.26 1729 Plan de la ville de Montréal dais la Nouvelle-France fait à Montréal ce 21 août 172g Chaussegros deLery Avec “Ren-voy.” 27x1934.Copie coloriée.Ottawa, Holniden, 110620.No.27 1733.Carte d’une partie de Plie de Montréal, depuis la poin- te à Cardinal jusqu’au Courant Ste-Marie avec la ville de Montréal le canal commencé par MM.du Séminaire.Dionne IV, 110 310.No.28 r744 Carte de 1’Isle de Montréal et de ses Environs Dressée sut les manuscrits ou Depost des Cartes Plans et Journaux de la Marine par N.Bellin Ingénieur et Hidrographe.1744 12x934.Bi bliothèqtie Civique de Montréal.Dionne IV, No.342, dit qu’elle est extraite de Charlevoix II, p.227.No.29 1750 Carte générale des paroisses (de Plie de Montréal e» des environs).Vers 1750, Girouard, Supplint to the Lake St-Louis p.455- No.30 1752 Plan de l'enceinte de la ville de Montreal et du profil de ses différentes fortifications.Dionne, IV No.377.No.31 1755 Plan de Ville Marie et de Cayenne, 7x3)4.Dionne IV, No.421.No 32 1758 Plan of the town and fortifications of Montreal or Ville Marie in Canada by Jeffreys London 13x19)4.Jeffreys General Topography, 1768, no.20.Dionne IV, no.464.No 33 1758 Même carte.Dans Jeffreys, Natural & Civil History of the French Domination, etc.London, 1760, p.12 Dionne, IV, 465- No.34 1758 Plan of the Town and Fortifications of Montreal or Vil- lemarie in Canada, Montreal.Published by W.Greig and Engra ved by P.Christie from a Plan Published by Thos.Jeffreys Geographer to His Royal Highness the Prince of Wales, Jan.1758.Dans Bosworth.Hochelaga Depicta, p.90.No.35 1759 An accurate wholesheet plan of the town and fortifica- tions of Montreal or VilleMarie, in Canada ; with an exact description of the same, the manner of the trading therein with the Indian natives and a geueial idea of the commerce carried on between France and Canada.14)4x9)4.lixtraits de “The Universal Magazine” de nov.et déc.1759, accompagnés de 14 pp.in 8 de texte descriptif.Gagnon, Fssai de biblio.Can.11044^ et Dionne, Inv.IV 110 478.No.36 1759 Tabula Cornea being 3 projection in 1 Ians of a map en- graved on a powder horn in the possession of Fred W.Lucas.Reproduction fac-similaire d’une carte où Pou aperçoit Montréal, Trois Rivières, le fort Chambly, les forts George, Niagara.Dionne IV, no.475.No.37 1759 A new and correct map of Canada with a perspective view of the town of Montreal on the river St-Lawrence.R.Bennett sculp.8x9)4.Dans Grand Magazine, Londres.Dionne IV.no 476.No.38 1759 Plan of the town and fortifications of Montreal or Ville- marie, in Canada.Engraved for the London magazine.Vers 1759.I11 folio.Gagnon Passai de biblio.No 4470. 37 No 39.1759- Plan of the town and fortification of Montreal or Vil* lemarie, in Canada.Engraved for the London Magazine.Sandham Villemarie, 1870, p.49 Dionne IV, no 477.No 40.Ibid.6^x4.Sandham, Fortif.Dionne IV, no 1040.No 41.Fortifications de Montreal 1760.D.Pomarede Sculp.6x8j4 s ulte.His C.F.III.Dionne IV, no 521.No 42.1760.Montreal from an old pi int, 4x2 Sandham, Fortif.Dionne IV, no 1029.No 43 1760.A perspective view of Montreal in 1760.9x5h Hart, Fad of New France p.147 Dionne IV, No.1129.No.44.'760 Plan of the Town of Montreal at the date of the British occupation.N.M.Hinshelwood, Montreal and Vicinity.1902 p.2°.7x4^4.No.45 1760 Plan of the Town anc'.Fortifications of Montreal,or V ll- lemarte in Canada.Inset.View of the Montreal.Engraved for the London Magazine, 1760.Une lonred print front Atlas F.10x7/4 Hohnden, No.623 a.id 4090.No.46 1760 A Perspective view of the Town and Fortifications of Montreal, in Canada.Eng.for the Royal Magazine 1760.B Cole, Sculp.9x6.Gagnon, Essai de biblio.No 4545- No.47 1761 Plan de Ville-Marie Fauxbourgs, Communautés, Parois- se et principales maisons en Canada, par Paul LaBrosse en 1761 , avec la position des Catnps des generaux Amherst et Murray.Manuscrit appartenant au Séminaire de Montreal d après Dionne I\ , 110.556.Excell :nte copie coloriée à la bibliothèque civique de Montréal, 60x96.No.48.1761 Montréal en 1761.Plan de Paul I.abrosse avec additions par E.Z.Massicotte archiviste.Dessin de C.E.Gosselin I.C.60 x 96 et 30x48.No.49 1751 The Isle of Montreal as they have been survey’d by the French Engii eers 9^x3.London Magazine Janv.1761.1.30, p.8.Dionne, IV no 547.No.50 1761 Plan of Montreal, 3x6.Dans Father Abraham’s Alma- nach for 1761.Philadelphia.M.Dunlop, By Abraham Weather-wise gent.Dionne IV, no 548.No.51 1762 An East View of Montreal, in Canada.Vue orientale de Montréal en Canada.Drawn on the spot by Thomas Patten.Engraved by P.Canot.Published according to act of Parliament nov.11, 1762 by Thos.Jeffreys at Charing Cross, 20x14.Gagnon, Essai de biblio.no 4544.No.52.1763.Plan of the town and fortifications of Montreal or Villemarie in Canada.Rocque set of plans etc.no 22.Dionne IV, no.587 ^>T°- 53- !763- A particular survey of the Isles of Montreal and a plan of Montreal or \ illemarie.Partie de “A map of the Province of (Quebec according to the Royal Proclamation of the 7th of October •763 from the French Surveys connected with those made after the war by Captain Carver and other officers in His Majesty’s.service.Essai de biblio.no.4417.Holmden, no 3883.No.54.1764.L’Isle de Montréal et ses environs.Inset.Plan de la ville de Montréal ou Villemarie 13^x8^ From I.e Petit Atlas Maritime.Par le Sr Bellin Ingénieur de la Marine 1764, Holmden nos 736 et 4084.No.55.E’Isle de Montréal et ses environs 5^x3^.Dans Bellin I, no.11.Dionne IV, no 597.No 56.1768.A plan of the Town and Fortifications of Montreal, shewing the Land reserved for His Majesty’s use within and with out the same by I.Collins D.S.Genl June 24th 1768.Copied in the Engr.Drawing Room Quebec by W.Hall Lt.Roy.1797.True copy from the Original in the Dominion Archives by Jos.Aubé, Ottawa 1910 56.x20jX.An Chateau de Ramesay.No 57- 1775- Plan of the town and fortifications of Montreal or Vil- lemarie in Canada.Aitken Sc.6^x9^.Pennsylvania Magazine I.491.Dionne IV, no 646.No 58.1776.Karte von der inseln Montreal.Von N.Bellin, no 135.8^x11 ‘4.Dionne IV, 110664.^() 59’ 1 / 76.A new may of the Province of Quebec according to the Royal Proclamation of the 7th of October 1763, from the french Surveys connected with these made after the war, by Captain Carver etc.with insets.Plan of Montreal or Villemarie London.Published by R.Sayer & J.Bennett.From the American Atlas by 1 homas Jeffreys, 1776, 28x20^ Holmden, 110816.No 60.1776.Plan of Montreal or Villemarie.By J.Carver and others, Dans Faden N.A.Atlas 1767.Dionne IV no 665.Mo 61.1776.A particular Survey of the Isles of Montreal, by Cap- tain Jonathan Carver and others 7^x7.Dans Faden N.A.Atlas .39 — 1777 Dionne IV, No.666.No.62 1794 A new and Correct Map of the Province of Quebec with the Adjacent States ana Provinces from the French Surveys.Con nected with those made by Captain Carver and other officers.London, Laurie and Whittle, 12 th.may 1704.Inset.Plan of Montreal or Ville Marie 27^x22.Holmdeu, No.851.No.63 1796 Plan de la ville de Montréal par I ouis Guy, arpenteur juré, 1796.Manuscrit conservé au Séminaire de Montréal.Dionne IV, No.764 No.64 1801 Plan de la vill et cité de Montréal avec les projets d’ac croissements, dans 1 étendue qui lui a été fixée par Proclamation de Son Excellence, Alured Clarke, Ecr, alors Lieutenant-Gouverneur de cette province, fait etc.par Louis Charland.avec renvois montrant les noms des propriétaires des emplacements des Faubourgs et ae la Pointe à Callière.Dionne IV, No.7*0.Manuscrit déposé au Palais de Justice de Montréal, 44^*62.No.65 1801 Cité de Montréal autrefois Ville Marie Nouvelle France à Paris 1758.Note : Buildings marked are not in the ori ginal map, but are additions made up to 1801.Bishop & Co.8;^x 5j4.Dans New Dominion Monthly, décembre 1867.Ko.66 1802 Plan of the Town and Foitificatious of Montreal She- wing the Reserves now proposed to be made lor military purposes 1802 Al-o shewing the incroachments which have been made on the King's Ground as stated by John Collins Esqr.Deputy Surveyor General in 1768 and by Capt, Humfreys, Engr.i799- Submitted bv Gother Mann, Coll, coramangd.RI Engr, Québec 11 nov 1802.Holnulen No.628.No 67 1803 Plan des fortifications de la ville de Montréal, avec les Réserves intérieures et extérieures représentant les différeutes etu piétations faites sur les dites réserves ; fait par ordre et d'apres les instructions de MM.les commissaires nommés en vertu etc par Louis Charland.Montréal, janvier 1802.Dionne I> , no 784, dit que ce plan manuscrit est la propriété de la ville de Montreal.• McLennan a écrit qu’il lui appartenait.Depuis,ce monsieur est dece dé et ses héritiers croient que le plan est oisparu.Il y en a une reproduction gravée dans le Board of Trade Semi-Centennial Report et une photographie au château de Ramezay.No.68 1803 View of Montreal in 1803 shewing the old walls on the — 40 — River Front, From a scarce print 6x334.Saudham, Fortifications, 1874.Dionne IV, no 1028.No 69.1813.Plan of Montreal with a map of the Island and adjoining country.I.Melish, del.H.S.Tanner, s .7x434 A Londres, War office, official documents relative to the operation of the British army, etc ; aussi dans melish military and topographical Allas of the United States, Philadelphia.1813, o.20.Dionne IV 110804.No.70 Part of Lower Canada,including Montreal Island and Vicinity, shewing the Frontier Line.Received from captain George Wright.T R.Engrs, 6th January 1814.19x15.Hohuden no 632.No.71 >815 Part of Bouchette's map of th- District of Quebec, with Insets of the city of Quebec and Town of Montreal.Dedicated to the Prince Regent.Engraved by Walker, London.Sheet 2 of Fa-den's Map of 1815 52^x56.Holu.den, No.855 No.72 1815 Town of Montreal with the Rocks, Shoals, Soundings etc.in the Harbour, Shewing also the Improvements, Projec ed Canal Squares, etc.With references.Inset of Bouchette’s t map of 1815 32J2X16J4.Holmden, No.654.N°' 7J 18,8 .Iown of Montreal, included whithin the Old line of Fortification which is now almost entirely annihilated.With memo and notes.Engrs Drawing room Quebec 12 Oct.818 E W ! .arn-ford, ot.Col Corning.Rl.Engr 36x33.Holmden.No.64t.-No.74 1818.Town of Montreal indued within theOld line of Forti- 1 cations, which is now almost entirely annihilated.1818 With 1 memo.42^x28.Holmden, No 642.N°- 75 “823 Plan of the «tv of Montreal by C.Robinson, Survey- or, 1823.A Bourne lither.Dionne IV, no 834 N°'7.6 '8f5 MaP of the city and suburbs of Montreal exhibiting distinctly every property, public and private,the course of the Wa ter works the River Line in front of the City, and the Lachine canal from its Junction with the port to the distance of ij4 mile abo ve.Corrected from a new survey in 1825.By John Adams H P Royal Md.Sur.et Draf.Engraved by I).Stout.New York jx'Ax 31 Hotel de Ville de Mont, et Dionne IV, no 839 73 °' 77 t!83°' City of Montreal, 9^x7^- Dans Bouchette, British North America, London, 1832 p.216.Dionne IV, no 855 No.78 1832 Plan of the city of Montreal taken from the mountain Jos.Bouchette Junr.I).S.G.Delt.,5x7.Dans Bouchette Z tish Dominions, p.214.No.79 1833 Montréal et ses environs, Dans Talbot, Voyage en Ca- nada.Kd.française.Dionne IV, no 876.No.80 1834 Map of the city of Montreal exhibiting Public Proper- ty, manufactures, the limits of the City and its Environs, the La chine Canal, the common etc.from recent .Survey in 1834 by A.Jo-bin.A Bourne Lithr I ionne IV, no 879.No 81 1834 Carte de Pile de Montréal désignant les chemins Pu- blics, les paroisses, les fiefs et les villages qui s'y trouvent ; le Canal Lachiue, les différentes parties de P Isle qui ne sont pas en état de culture etc Publiée à Montréal, 1834.A.Jobin.Lith de Bourne Archives du Palais de Justice de Mont.Dionne IV, no 880.No.82 1835 Plan of the city of Montreal exhibiting the Public Bu 1- dings Water-Courses, common sewers and Water Pipes.From a survey made by the order of the mayor.Dionne IV, no 884.No.83 1836 Plan of the Island of Montreal shewing the portion of the Canal required at St-Anne’s Rapid in order to render the navigation by the Rideau complete.Holmden no 690.No.84 1837 Sketch of the country around Montreal shewing the villages and military positions.London, Wyld Charing Cross East.Dec.28, 1837, 32x20^ Gagnon, No 4431, Dionne IV No 889.No.85 1839 Plan of the city of Montreal with the latest improve- ments 5^x3^.Dans Bosworth Hochelaga Depicta.Dionne IV, No 918, donne la date de 1846 ?à ce plan.No.86 1844 Plan of Montreal.Armour and Ramsay publishers, 10x19.Dionne IV, No 911.No.87 1845 Armour and Ramsay’s Map of Canada.Contient les plans des villes de Montréal etc.Gagnon, Essai, No 4416.E.-Z.Massicotte.(La fin dans la prochaine livraison) 42 VERDUN Le chemin qui part de la ville de Montréal et remonte le fleuve,non loin du rivage, nous amène à Verdun, une localité devenue ville en 1907.Continuant la route ou arrive“à la ville de l.achine, plus ancienne et plus grande.Le nom de Verdun, appliqué au lieu en questi n, date de 1662, au raomen de la construction d’un fort de pieux ou poste quelconque, pour la traite des fourrures probablement, d’après un plan de 1 île de Montréal que possède le séminaire de Saint-Sulpice C’est au même séminaire que l’on trouverait (si elle existe) l’explication du choix de ce terme, mais Verdun n était pas nouveau comme nom de place puisque la Bourgogne, la Lorraine, la Gascogne avaient chacune sa ville appelée Verdun.De nos jours, il y a un autre Verdun dans le comté de Huron, côte sud-est du lac Huron I‘-n *665, quelques colons demandaient des terres entre Villemarie et le Saut St-Louis, et la rivière Saint-Pierre.L’été de 1668, Charles d Aillebousc ordonna d’ouvrir un chemin dans cette direction.La Salle, cette année 1668, se faisait accorder un fief à la côte Saint Sulpice et il y commença une maison, mais au bout de quatorze mois, il avait tout abandonné.Le lieu prit le nom de Lachine en mémoire du \ oj age manqué que La Salle avait entrepris, eu 1669, pour se rendre en Chine par les grands lacs et la rivière Ohio.Verdun n’a jamais attiré l’attention de cet aventurier auquel des écrivains fantaisistes prêtent toutes sortes de fondations.Disons aussi qu il était natif de Rouen et non pas d’un Verdun quelconque en France, comme rn l’a imprimé étourdiment.Le Verdun qui nous occupe portait ce nom quelques années avant l’arrivée de La Salle dans la colonie.II a du s établir bientôt des colons sur le chemin mentionné plus haut, depuis Montréal ou Villemarie jusqu’à la Pointe St-Charles et même plus loin jusqu’à Verdun, mais il faudrait avoir le< papiers de Saint-Sulpice pour s’en assurer.Dans le volume des titres seigneuriaux publié en 1852 (page 257) par la législature de Québec 011 voit que, le 18 octobre 1672, l’intendant falon signa la p èce suivante : "Zacarie Dupuy, escuyer, major de Montréal, acidevant obtenu du sieur Collier, procureur de messire Alexandre Le Rageois, sieur 43 île Bretonvilliers, supérieur du séminaire de St-Sulpice, seigneur del’île de Montréal, uue concession de huit arpents de front sur le fleuve St-Laurent, au bas des rapides St-Louis, avec le droit de pêche vis-à-vis.et vis-à-vis la dite concession, dans le fleuve, il se rencontre 1 'île au Héron, laquelle eu fait presque deux à cause d'un petit chenal.accordons I île au Héron, avec les petites îles adjacentes, et le droit de pêche .au dit Lupuy.” En 1674,Zacharie Dupuy, sieur de Verdun, major de l’île de Montréal, signe une requête du lieutenant-gouverneur Perrot, au sujet d’un sermon que l’abbé de Fénelon avait prononcé à Montréal et qui fit grand tapage dans le temps.¦ Le recensement nominal de 1681 donne à Verdun près de cinquante familles et rien à Lachine.Vérification faite, toutes ces familles appartiennent à Lachine de sorte qu’il n'en reste aucune pour Verdun.Les erreurs de ce genre ne soin pas rares et, naturellement, elles donnent lieu à des malentendus déplorables Cependant, il pouvait se trouver des colons à Verdun, et à Saint-Gabriel, et à la rivière Saint-Pierre.„On les a-sans doute versés daus Montréal sans plus de cérémonie.Quant à la desserte religieuse, s’il y en avait une, c’était par voie de mission, ces trois endroits relevaient de la paroisse-mère de Villemarie.Le recensement de 1683 nous est donné par un chiffre, sans nom : “La Chine ou haut de Pile, 3 lieues sur 1 lieue : 314 âmes”.Impossible de savoir ce qu’était Verdun comme population.Gédéon de Catalogne, officier des troupes, dit que, en 1688, ou forma un camp volant de deux cents hommes qui, sous les ordres de Su-bercase, alla camper à Verdun, distance de deux lieues de Montréal, pour être.à portée de fournir du secours où il serait besoin contre les maraudes des Iroquois.Le même auteur ajoute que, le 2 août 1689, lorsque sonna l’alarme du massacre de Lachine, M.de Gallifet commandait le camp de Verdun.Subercase était à la tête d’un autre détachement qui lui, aussi, prit part à la lutte M.de Vaudreuil exerçait un autre commandement.Rendus à Lachine, on en vint aux gros mots.Les troupes retournèrent au camp de Verdun.Cette affaire de Lachine a été racontée, mieux que personne, parle juge Désiré Girouard.Il dit : “La grande prairie du rapide offrait tous les avantages désirables pour un camp.Toute la côte occidentale 44 de l'ile de Montréal était souvent iudiquée sous le nom de Verdun.C’est à cet endroit que plusieurs familles de Lachine se réfugièrent après le massacre”.M.Girouard met la population de Lachine à 320 personnes dont 24 périrent, hommes, teromes, enfants, et 42 furent capturées ou se perdirent dans ce massacre.A cette époque l’épouvante était telle que 1 on parlait de 100, 200, 300 personnes tuées ou enlevées, mais la démonstration faite par M.Girouard donne la mesure de la vérité.M.de \ audreuil était le chef d’une compagnie de cent hommes, nouvellement organisée, qu’on appelait les mousquetaires et qui a dû passer et repasser par le camp de Verdun.Nous verrons plus loin pourquoi je mentionne ces militaires.Sur un autre point et afin de prévenir une fausse supposition pos sible, il faut noter que la mere de M.de Vaudreuil portait le nom de Verdun, mais ce gentilhomme n est ”enu au Canada qu’en 1686, c’est-à-dire vingt-quatre ans après l'adoption du nom de Verdun par le séminaire de St-Sulpice pour désigner le lien situé sur le chemin de Lachine.* hti 1700 fut commencé le canal dit de Lachine, qui épouse la rivière Saint-Pierre.Peut-être que ia colonisation de Verdun s'en ressentit mais je n en connais rien.En 1702, ce que l'on nommait le chemin de Lachine fut amélioré par le travail des soldats.Dans son rapport de 1714» Gédéon de Catalogne se contente de dire que \ eidun forme partie de la paroisse de Montréal.Par malheur, la carte qui accompagnait le rapport est perdue.Elle donnait la forme des terres avec le 110m de chaque habitant L arrêt de 1722 qui délimite les paroisses, porte que celle de Montreal comprend la Pointe Saint Charles et la côte des Argoulets, avec 1 île aux Herons située vis-à-vis la dite côte des Argoulets”.Le nom de Verdun 11e paraît pas Les argoulets, ce sont des arquebusiers, des mousquetaires, des fusiliers, des carabins, employés comme infanterie légère ~ précisément les hommes des camps volants de Verdun.Dans un acte de 1S30 M.l’abbé Joseph A.Richard,premier curé de Verdun, a vu "côte des argoulets ou Verdun.” ( Un ruisseau venant des terres du milieu de l'île, et passant derrière 1 église actuelle de \ erdun, à vingt arnents des limites de la paroisse de ntréal, s appelait, il y a cent ans, ‘‘rivière des argoulets”. 45 En 1841, M.Richard a lu sur un document : “côte de Verdun ou rivière Saint Pierre.” Au recensement de 1760, Verdun est toujours compris dans la paroisse de Montréal.et il y re?ta encore cent quarante ans.ha vente de la ferme Galt, divisée en lots à bâtir, commença un village, en 1896, et bientôt ce fut 1111e bourgade avec dépendances, puis en 1899, on y comptait 111 familles ou 569 âmes, alors la paroisse fut établie.En 1907, Verdun est ville de par la loi.Aujourd’hui on y compte deux milles familles, soit 12,000 âmes, avec une église de $128,000 payée.Benjamin SULTE ln monument à Louis Hébert La Société Saint-Jean-Baptiste de Québec vient de lancer un appel en faveur de l’érection d’un monument à Louis Hébert Tous les patriotes canadiens applaudiront à l’idée d’élever un monument à Louis Hébert, le premier habitant canadien, le premier cultivateur de la province de Québec.L’Action Sociale, de Québec, dit avec raison qu’un monument à Hébert sera plus qu'un hommage mérité à celui qui a déjà la seule récompense que sa vertu ait ambitionne : il sera une leçon et un encouragement.“Il sera une leçon pour les jeunes générations que tant de seductions trompeuses attirent hors des campagnes, ou l’on 11e s occupe pas assez de les retenir, où l’on ferme trop souvent devant eux le champ de la colonisation qui tenterait alors leurs généreuses ambitions.“Il sera un encouragement à ceux qui labourent, sèment et recol-tent, à ceux qui ne soupçonnent pas assez la grandeur et le mérite de leur travail, à ceux qui se sentent trop souvent méprisés et exploités, à ceux que l’on flatte et exalte en temps d’élections, et dont on ne se souvient ensuite que dans la mesure ou 1 on prévoit en a\oir besoin. 46 Joseph=Àntoine Lefebvre, sieur de la Barre, gouverneur de la Nouvelle=France en 1682 On s étonnerait tout d’abord, mais aussi l'on s’indignerait bien vite, si de nos jours l’autorité souveraine nous donnait un gouverneur general du calibre d’Antoine LeFebvre, sieur de la Barre.Il est vrai qu’en 16.2 le peuple n aurait ose protester hautement contre le geste royal qui mettait à la tête de la colonie un officier aussi incapable et aussi peu désirable que le personnage précité.Celui qui a étudié avec un peu d’attention l’histoire de notre pays, n a pas manqué d’observer que nos gouverneurs et nos intendants dans leurs dissensions, leurs querelles et leurs luttes intestines et incessantes n'étaient relevés de charge qu’après des admonitions réitérées de France.C’est que ces messieurs comptaient dans la mère-patrie de puissantes relations et entendaient se conduire presque h leur guise au Canada, et c'est bien ce qui explique aussi que nous ayions eu des gouverneurs et des intendants qui ont plutôt nui au progrès de la Nouvelle-France, et dont on pourrait dire que le seul souci sur la terre d’Amérique fut ( e regarnir une fortune épuisée ou un désir ardent d'augmenter d’autres richesses.La chose est très notoire en ce qui concerne Bégon, De la Barre, De la Jonquière, Bigot, etc.Tous nos historiens ont dit d’Antoine LeFebvre de la Barre, qu’il “était vieux et infirme, mais qu’il avait été excellent marin, s étant dis- tmguc par de glorieux faits d armes contre les Anglais dans l’archipel du Mexique.” 1 M.de la Barreau moment de son passage au Canada comptait juste douze lustres.Quant à INFIRME, quoique ce soit l’expression employee dans la lettre royale rappelant en France le fonctionnaire incompetent, ce devrait être plutôt pour adoucir l’amertune de cette rentrée, luis en fait de “excellent marin aux glorieux faits d’armes dans la mer des Antilles’’, s’il faut ajouter foi aux paroles d’un contemporain important, notre de la Barre n’a jamais été un foudre de guerre, voire un brave ; d’ailleurs, qu’a-t-il accompli chez nous ?S’il faut juger de son intrépidité et de son habileté administrative par ce qu’il a déployé dans son entreprise contre les Iroquois, nous aurons sa mesure 47 M.J-Edmond Roy, dans i.k Bulletin des Recherches Historiques.volume II, page 83, nous fournit une généal gie très intéressante de la famille de la Birre ; cependant, certaines choses y sont légèrement inexactes."M.Antoine LeFebvre, sieur de la Barre”, y est-il rapporté, "con seiller au Parlement, fut prévôt des marchands de Paris, et eut d’un piemier lit : Antoine, sieur de la Barre, qui fut gouverneur du Canada” et d'un second mariage il y a encore un “Antoine, gouverneur de la Guyane, etc.” Mais cet Antoine gouverneur du Canada et l'autre qui fut gouverneur de la Guyane, c'est le même homme ! De plus, à l’égard du troisième enfant de cette supposée seconde union : “Jeanne LeFevbre (sœur du gouverneur de la Guyane et fille de Jeanne Hureau)”nous relevons,d’après cette généalogie, qu’elle fut fem me d’Antoine LeFebvre, seigneur d’Ormesson, le 20 décembre 1682.Cependant, cette Jeanne est la fille de notre gouverneur et de Marie Mandat ; à la date sus-nommée, elle épousa son cousin : Antoiue-Fran-çois-de-Paule LeFebvre, seigneur du Cherré et d’Ormesson, eu Brie.(1) La généalogie reproduite dans le Bulletin des Recherches His toriques indique que des messieurs LeFebvre ne se sont pas gênés pour produire de faux titres afin de prouver noblesse en des circonstances particulières, ce qui, selon nous, peut expliquer la mauvaise rédaction de leur lignée.Joseph-Antoine LeFebvre de la Barre est né en 1622 (2).Il fut reçu conseiller au Parlement le 3 janvier 1^45.Cinq ans plus tard il eut l’office de maître des requêtes.On sait que les maîtres de requêtes avaient une juridiction spéciale et sans appel sur tous les officiers de la maison du roi.C’est ce qu’011 appelait “les requêtes de l’hôtel”.Le siège de cette jurisdiction était au For-l’Evêque, près de St-Germain l’Auxerrois.(3) .M.de la Barre eut l’intendance de Paris durant la guerre civile, puis de Grenoble, et enfin depuis mai 1659 à novembre 1661, de Moulins et de Riom.H11 octobre 1659, à peine six mois après l’installation de 1 intendant (1) Annuaire de la noblesse, article Ormesson.(2) Colbert par clément, vol I.p 227., (3) Colbert par Clément ; Etat de i.a France en 1658.La généalogie du Bulletin ne pourvoit de la Barre de la charge de maître des requêtes qu'en 1653. 48 à Riom, voici cc que Colbert, en tournée d’inspection, mande à Maza-rin : ‘‘De Entrains sur-Nohains, “16 octobre, 1659.“Je suis à présent dans la visite du duché de Nivernais.M.de la Barre, intendant, n’est point un instrument propre pour m'en servir comme il est nécessaire, pouvant assurer Votre Eminence que jamais homme n a été tant haï des peuples et n’a donné aux peuples tant de véritables raisons de le haïr que celui-là, par une conduite tout à fait abandonnée.Il faut commencer par leur ôter cet intendant et leur donner un plus homme de bien que lui.” A quoi Mazarin répond : J ai déjà écrit à M.Le Tellier (ministre de la gueire) “de prendre au mot M.de la Barre s'il est vrai qu’il ait demandé son congé Et si cela n est pas, en arrivant à Toulouse, je verrai ce qui se pourra faire, car je juge absolument nécessaire qu’il soit changé ; et ce 11'est pas de cette heure que j ai eu cette pensée, n’en ayant pas entendu bien parler en aucun temps.” Avec ces deux éminents personnages en opposition, de la Barre ne pouvait garder longtemps son intendance ; ce que voyant, en 1662, il opte pour la marine et devient, l’année d’ensuite, capitaine de vaisseau.Kn i663 se forma une compagnie pour la colonisation de la Guyane ; Colbert favorisa l’entreprise et accorda deux vaisseaux du roi pour le transport des colons et des soldats.Comment se fait-il que EeFebvre obtint la direction de cette affaire ?Son influence de famille, probablement, intervint favorablement ! es bâtiments français ne purent mettre à la voile qu’en 1664.M.de la Barre pr t passage sur le BR1-ZE, commandé par le capitaine Job Forant (père du gouverneur de l’Ile Royale).La petite escadre, composée des vaisseaux du roi et de ceux delà compaguiede Cayenne figurait ainsi : le BREZE, L’AIGLE D’OR capitaine, M.de Villepars ; le ST SEBASTIEN, capitaine, M.de Pfar-dejeu ; la STE ANNE, capitaine M.de Belle-Isle ; enfin les flutes ¦ LA JUSTICE, la PAIX et le JARDIN de HOI.LANDE.ement défectueux de cette ressource, et pourquoi cette richesse de la mer n’a pas été exploitée d’une manière plus complète-richesse qui sollicite presque en vain, malgré toutes les perspectives les plus séduisantes qu’elle offre de profits lucratifs, la mise en œuvre du capital du courage et de l’industrie.” Le livre de M.Chambers nous fait voir la bravoure des premiers 59 colons du pays s’éloignant de Québec et de Montréal, au risque de tomber aux mains des Iroquois, pour se livrer à l’industrie de la pêche.Le livre est rempli de gravures et d’autographes précieux.Espérons que la seconde partie d; cet excellent ouvrage paraîtra bientôt.R.R.Odoric M.Jouve, O.F.M., “Le Père Gabriel de la Ribourde.” Québec, 1913.Le Pere Gabriel de la Ribourde fut l’un des quatre religieux qui vinrent reprendre, au Canada, les travaux apostoliques interrompus depuis plusieurs années.Le travail du Père Odoric sur le Père de la Ribourde est un des chapitres de l’histoire des Récollets au Canada que le savant religieux nous donnera avant longtemps.Laure Conan, Aux Canadiennes.La Cie d’imprimerie Commerciale, Québec—1913.Laure Conan s’adresse aux femmes et aux filles canadiennes et leur dit ce qu’elles peuvent et ce qu'elles doivent faire pour aider à enrayer le mal causé par l’alcoolisme.A celles qui disent tristement nous ne pouvons rien, nous n’avons aucune influence, Laure Conan cite ces lignes d’un publiciste français : "Je vois à la tribune du Luxembourg d’éloquents sénateurs vieillis dans la politique, renommés dans la littérature ; ils sont écoutés avec attention, la foule se presse pour les entendre ou seulement pour les voir, et leurs paroles, à peine tombées de leurs lèvres sont portées, par les journaux, aux quatre coins de la France.Ce sont bien là des hommes influents.Pans le jardin, sous leurs fenêtres, d’obscures mères de famille, de pauvres bonnes d’enfants, en ravaudant des bas, adressent aussi des discours aux bambins qui, autour d’elles, jouent à la balle.L’histoire ti'en a cure, et cependant avec toute la révérence due à nos hommes d’Etat, ces femmes par leur vulgaire parole, exercent plus d’influence, plus de persuasion qu’eux.On les aime et on les croit.Nos grands orateurs peuvent-ils porter sur eux un tel jugemt t ?Aussi contribuent-ils bien moins à former les idées en F'rance que ces obscures personnes.” Et Laure Conan ajoute : “Femmes, si l’on pouvait donc vous ap- prendre ce que vous valez, ce que vous pouvez ! ” 6o QUESTIONS Il y a eu autrefois dans les limites de la cité de Québec un fief noble connu sous le nom de fief du Sault-au-Matelot.Ce fief était-il à la haute ou à la basse ville ?Pourriez-vous m’en donner les limites approximatives ?Québec —Sous le régime français, quelques-unes de nos familles canadiennes fiuent anoblies.Où trouverais-je une liste de ces familles ?Les descendants de ces anoblis ont-ils le droit de porter leurs titres de noblesse ?Aristo —En 1746, la France envoyait une flotte importante, sous le commandement du duc d'Anville, pour reprendre Louisbourg aux Anglais.Peu après l'arrivée de cette flotte à Chibouctou, une fièvre pestilentielle se mit parmi les soldats et les marins et un grand nombre succombèrent.Le duc d’Anville succomba le 27 septembre 1746, à une attaque d’apoplexie, causée par l’inquiétude et le chagrin que lui occasionnèrent les malheurs qui s'acharnaient sur son expédition.Le corps du duc d’Anville fut-il ramené en France ou inhumé à Chibouctou ?Acadien -Un des frères du grand Napoléon, le roi Joseph, ancien souverain de Sicile et d’Espagne, n’a-t-il pas habité sur les frontières du Canada après la chute de l’empire ?Il me semble avoir vu quelque part que l’ex-roi Joseph contribua à la fondation du "Courrier des Etats-Unis”, afin de répandre l’idée napoléonienne et aider Napoléon II à prendre le gouvernement de la France.Z10 -Je vois dans un ouvrage récent (pie le duc de Montebello, membre de la chambre des députés, fils du maréchal bannes, visita le Canada en 1828 ou 1829, muni de lettres d’introduction de Lafayette.Le nom de Lafayette ne devait pourtant pas être un gros talisman au Canada en 1828.Le récit du voyage du duc de Montebello au Canada a-t-il été publié ?Bibuo Catherine Tegahkouita, la sainte sauvagesse (Suite île la livraison de janvier) Elle paraissait toute enflammée, et ainsi que cela est arrivé parfois à des saints personnages approchant de la sainte table, son corps lui-même se ressentait de son âme.C’était un fait tellement connu dans tout le village que plusieurs femmes, dès que le signal de la messe était donné, s'empressaient de se rendre à la chapelle, afin d être plus proches de Catherine quand elle prierait, et elles avouaient que se trouvant ainsi rapprochées d’elle et même à son seul aspect elles se sentaient enflammées du désir d’aimer Dieu et de le recevoir dignement.Cette vie que Catherine menait chez elle lui fit trouver le moyen de se livrer à la piété au dehors et dans les forêts avec une ardeur non moins grande.Etant donc partie pour la chasse avec les autres sauvages, suivant leur coutume, elle commença par se fixer un temps pour la prière et le travail,comme si elle eût été non dans la forêt avec des sauvages, mais dans un couvent avec des vierges consacrées à Dieu, puis elle choisit un lieu secret où elle pût sur les bords du fleuve s’occuper plus librement de Dieu sans compagnie, sans témoins.Le sujet de sa méditation de chaque jour était le crucifix dont elle avait gravé le signe sur l’écorce d’un arbre.Elle commençait par prier longtemps seule avant le jour, puis quand le jour était levé elle priait avec tous les autres.Pendant que tous les hommes était partis pour la chasse, elle passait t mv.le jour à travailler, à couper le bais, à porter l'eau, à préparer la nourriture qu’elle ne prenait le plus souvent elle-même qu’après le coucher du soleil.Vers le soir elle regagnait sa solitude tant par amour pour la prière que dans le désir de châtier son corps.Là, après avoir prié avec d’abondantes larmes devant la croix qu’elle avait formée sur un arbre, elle se flagellait, puis de retour dans sa cabane, si on lui offrait quelques mets agréables au goût, elle y répandait en secret de la cendre, saisissant toujours l’occasion quand elle se présentait, de souffrir quelque chose pour l’amour de Jésus-Christ et de dompter sa chair.C’est pour la même cause que, s'il lui fallait aller au loin chercher des vivres, autant que cela lui était possible, elle allait seule en avant ou en arrière de ses compagnons de route, soit pour s’occuper de Dieu seul pendant le chemin, soit pour souffrir en marchant pieds nus dans la neige ou la glace après avoir ôté ses chaussures. 62 L était par ces vertus que Dieu disposait Catherine à un rude combat qu’il lui fit bientôt soutenir afin de la faire triompher.Sa cousine essaya à son tour de gagner ce que ses proches n’avaient pu autrefois obtenir d elle dans son pays, à savoir de lui persuader de se marier, moins dans l’intérêt de Catherine que dans le sien ; cette femme si ambitieuse ne se doutait pas que celle qui était si haut placée dans 1 estime de tous ne vint à trouver un parti distingué.Un jour elle lui adressa la parole et lui dit : “ Ma très chère sœur, j'ai été bien aise de te voir arriver ici, parce que cela nous donnait l’occasion d’être quelquefois ensemble, il 11e pouvait rien m’arriver de plus agréable, mais maintenant je me réjouis d’autant plus que je te vois à cause de ta vertu agréable à Dieu et aux hommes, il ne me reste plus qu’une chose a désirer, c’est qu’à l’exemple des autres femmes de ton âge, tu veuilles bien pourvoir à ton avenir et au nôtre.” Catherine comprit tout de suite la pensée de sa parente et rejeta non sans quelqu’indignation cette proposition artificieuse, mais comme elle avait un caractère doux et très délicat, et ne voulait pas la çontre-dire sur le coup, elle dissimula en quelque sorte, et même la remercia 1 e la sincère bienveillance qu’elle lui témoignait et ajouta que dans une chose d’aussi grande conséquence il fallait délibérer à loisir C’est ainsi que la généreuse fille se débarrassa de sa parente et se raffermit bientôt après avec plus d’énergie dans la résolution de conserver sa virginité et de la consacrer à Dieu., Elle allait quelquefois faire un tour à Montréal, une ville du Canada voisine du village de Saint-François-Xavier, et elle voyait dans 1 hôpital de saintes filles servir les malades avec une charité et une modestie admirables.S’étant informée qui elles étaient, elle apprit cpie c’était des vierges consacrées à Dieu.Elle considéra cet institut et l’aima, et comme elle était habituée à entreprendre tout de suite ce qu elle voyait ou entendait citer comme digne de louange, elle résolut en elle-même de vouer sa virginité à Dieu, à leur imitation et à leur exemple, et d’avoir pour époux le fils de Marie.Mais voici qu’un nouveau combat se présente, sa parente revient et lui dit : As-tu réfléchi à ce que je te disais dernièrement ?J 3 ai réfléchi, reprit-elle, et si tu veux que je te reconnaisse et t aime comme ma parente, ne me tiens plus jamais semblables propos Et d’où te vient ma sœur, cette manière de voir ?Pourquoi cette 63 aversion pour le mariage, que nos femmes, surtout les plus jeunes, ont coutume de désirer si fortement ?Puisque c’est par lui qu'elles se procurent les vêtements et les aliments dont le corps a besoin ?A-t-on jamais vu une de nos femmes prendre une résolution semblable ?Serais-tu capable toi seule de faire ce à quoi tous les autres n’ont pas même pensé, bien loin de pouvoir le mettre à exécution ?Et puis, ne crains-tu pas les ruses du démon, étant exposée à l’âge où tu es à leurs embûches et ù tant de dangers pour ton salut ?Ajoute que mon mari et moi sommes vieux, qui va prendre soin de toi quand nous ne serons plus ?Crois-moi, ma sœur, renonce à ce projet aussi nouveau qu’absurde, continue à suivre le chemin tracé, et par une chose si nouvelle ne t’expose pas aux discours et aux plaisanteries des autres.Catherine répondit en peu de mots qu’elle ne craignait pas les pièges du démon, parcequ’elle ne se confiait qu’eu Dieu, qu’elle ne faisait pas de cas des plaisanteries, parce qu’elle espérait ne rien faire que de louable.Quant à ce qui concernait les nécessités du corps elle chercherait à vivre en travaillant, et quelque peu quelle aurait, elle en aurait toujours assez.” Cette femme importune ne se contenta pas de cette réponse.Aussi afin de venir à bout de ce qu’elle quali 'ait d’entêtement, elle appela à son secours une pieuse femme nommée Anastasie, qui avait sur Catherine l’ascendant d’une mère.Ayant fait à Catherine les mêmes objections auxquelles elle en ajouta d'autres, elle répondit aux instances qu’elle lui faisait, en disant : “Je liais les noces et je les ai en horreur.” Et sortant aussitôt de chez elle, elle vient trouver le prêtre, lui raconta ce qui s’est passé, se plaint de ces deux femmes, et de ce qu'on ne voulait pas lui laisser la liberté de disposer d’elle-même, de ne servir que Dieu seul et de lui consacrer son corps et son âme.Le Prêtre l’ayant un peu consolée dans ses incertitudes, lui conseilla de ne rien conclure témérairement dans une affaire de si grande conséquence et si nouvelle,de se livrer à la prière avec plus de ferveur dans le but de connaître la volonté divine et de recommander toute cette affaire à la Vier ge Marie.Mais elle répondit : “J’ai assez délibéré, voilà longtemps que mon parti est pris sur ce que je ferai.Je me suis consacrée toute entière à Jésus, fils de Marie, je l’ai choisi pour époux et lui seul m’aura pour épouse ”.Ayant prononcé ces paroles avec une sainte ardeur (pii se reflétait sur son visage, elle venait de se retirer, lorsque parut tout-à-coup Anastasie qui vient à son tour se plaindre de ce que Cathe- 64 vine ne voulait obéir ni à elle ni à sa sœur.Le Père leur fît à toutes deux des reproche., de ce qu’au lieu de louer une si sainte résolution, connue elles 1 auraient du, elles la blâmaient et ne comprenaient pas quelle grâce leur faisait Notre-Seigueur Jésus-Christ de choisir leur parente pour son épouse, pour être la première vierge dans ce pays des sauvages, et de la destiner à être un jour l’honneur et le soutien de ses compatriotes.Ce qu’il dit est vrai, se dit à elle-même Anastasie, et dès lors elle commença à honorer et à encourager Catherine, et elle persuada à sa sœur d’en faire autant, en sorte que Catherine eut toute liberté de suivre la règle de vie qui lui plaisait.Après être sortie de ce combat pénible, Catherine remercia Dieu avec toute la piété dont elle était capable, et étant enfin maîtresse d elle-même, elle résolut de nouveau de se consacrer toute entière à Dieu, de mépriser tout le reste, et elle s’élança avec une nouvelle ferveur dans la voie de la perfection.Il y avait alors, comme nous l’avons raconté au commencement li- ne remarquable ferveur de piété dans la Mission de Saint François-Xavier.Comme les Iroquois sont naturellement très courageux, ils faisaient des fruits de pénitence très étonnants, et quoique sachant bien que les péchés de la vie passée étaient effacés par le baptême, comme ils connaissaient par les lumières de la foi la gravité de l’offense commise contre Dieu, les hommes et les femmes se traitaient eux-mêmes avec line pieuse cruauté.Ils étaient habitués à se ceindre les reins avec des ceintures de fer pendant plusieurs jours dé la semaine, de se mettre le corps en sang par de fréquentes flagellations, de se roulei- dans la neige et de plonger en hiver dans l’eau glacée.Ils avaient tous un désir si ardent d’apaiser Dieu que souvent ils allaient au-delà des bornes.On en trouve la preuve dans ce que fit une amie de Catherine, nommée Thérèse.Pendant une nuit excessivement froide, tandis que les autres apres une longue chasse étaient accablés de sommeil, elle descendit vers le fleuve, et ayant cassé la glace, se plongea le corps dans l’eau, s’y tenant pendant tout le temps qu’elle mit à réciter le chapelet de la Sainte \ ierge, puis étant rentrée chez elle au sortir de l’eau, cette femme forte passa le reste de la nuit à laver le linge, ayant sur le dos sa chemise gelee, s infligeant un supplice d’autant plus dur qu’il était plus long, hile en fit autant les deux nuits suivantes, donnant ainsi un rare exemple de pénitence et de mortification.Mais sa chair fragile ne put soutenir une si grande ardeur de l’esprit, elle fut aussitôt salie d’une très fo rte fièvre qui mit sa vie en péril.< A suivre)
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