Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juin 1914, juin
HUI.I.KTIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXII BEAUCEVILLE==JUIN 1914 No.6 Notre=Dame de Québec LE NECROLOQE DE L* CRYPTE (Suite) N.R.-Monseigneur Têtu a bien voulu corriger le numéro 85 de ce Xêcrologe, ce dont nous le remercions cordialement : (M.***, dit-il, fait erreur quand il parle des chanoines Hazeur (Recherches Hist., avril 1898).C'est Thierry-Hazeur qui a été curé de la Pointe aux-Trembles et qui est mort à l’Hôpital-Général de Quebec, le 1er avril ¦7S7- Son frère Pierre ne fut jamais curé de la Pointe aux- Trembles mais de Champlain ; ensuite il fut délégué par le chapitre de Québec en France, et c’est là, à Paris, qu’il mourut à la fin de l’année 1771, à l’âge de 89 ans.(Rechnches Hist., août 1907 et décembre 19:0).” Avec bonheur nous recevrons toutes autres corrections de ce genre.124.1702, 2janvier, Charles Béquart de Fontville, Procureur du Roy en 1702,25 ans.(Tanguay dit (îrandville.) 125.1703.2 janvier, Marie Anne Levrard, dame Barthélemy-François Bourgonniere, sieur de Hauteville, secretaire du Gouverneur (de Cal’ières),20 ans 120.1703, 4 janvier, Marie-Anne Hazeur, dame Jean Sébille, bourgeois-marchand, 40 ans. 127.1708, 4 janvier, .Jeanne Babie, veuve de Paul de Lusignan, dame Claude Pauperet.marchand, 88 ans.188.1708, 8 janvier, François-Marie, fils de Pierre de Lalande-Gayon, marchand, 38 ans.120.1708, 16 janvier, Pierre-Jacques de Joybert, chevalier, seigneur de Marson et de Boulanges, enseigne de vaisseau et capitaine d’une compagnie franche de la marine.26 ans.180.1708, 11 janvier.Alexandre Berthier, seigneur de Villemur, 28 ans.181.1708, 17 janvier, M.du Hous.say, ou Philippe-Olivier Morel de La Duranlaye, lieutenant d’une compagnie, 28 ans.182.1708, 20 janvier, Geneviève Nielle, dame Nicolas Volant, 88 ans.L>3, 1708, 26 janvier, Nicolas Volant, marchand, 85 ans.184.1703, 12 février, Suzanne Dupuis, dame Jean Petit, trésorier de la marine, 23 ans.• 185.1703, 11 juillet, Jean Gobin, marchand, 58 ans.136.1703, 11 juillet.Gabriellt» Bécasseau, femme du précédent, 65 ans.137.1705, 20 avril, Marguerite Couillard, Hile de Guillaume, clame Nicolas Macard dit Champagne, 79 ans.138.1705, 26 juin, Catherine Proulx.veuve Sébille, 79 ans.139.1705, 2 juillet, Marie-Anne, Hile de feu Sieur Du-Bosc (Dubocq) et de Gabriel le Mars, 15 ans.l t0' 1705, 3 août, Jacques, sieur de Chasteillé, 16 ans.Etaient présents à sa sépulture MM.de Beauharnois et de Beauville, ses cousins-germains.141.1705, 9 octobre, Claire Ruette d’Auteuil, marejui- 171 — sti, Antoine de Crisafy, 20 ans, (Quoiqu'on at dise, c’est bien Crisafy et non Crisasi qu’il faut continuer d’écrire).(142.170(5, 8 janvier, Jean Sébille, marchand, 50 ans.1453.1706, 11 mai, Geneviève Després, dame Couillard • le L’Kspinay, 72 ans.144.1706, 25 mars, Jean Mouchèredit Desmoulins, tanneur, 46 ans.145.170(5, 21 juin, Marie-Barre de La R.uk, sœur de la Congrégation, dite de l’Knfant-Jésus (dans la chapelle de Notre-Dame de Pitié) ; 24 ans.146.1706, 7 novembre, Marie Sevestre, dame Louis de Niort, sieur de la Noraye, 36 ans.147.1707, 20 juin, Lucien Bouteville, marchand, 73 ans.148.1707, 16 septembre, Marie-Thérèse Gaudais.dame Nicolas Dupont, sieur de Neuville, Conseiller au Conseil Souverain, 73 ans.149.1708, 2 mai, Hector, fils du marquis de Yau-dreuil, gouverneur, 9 ans.150 1708, 5 mai, Pierre Béquart de Grandville, capi- taine d’une compagnie des troupes du détachement delà Marine, (59 ans.• loi.1708, 9 mai, sépulture de Monseigneur de Lavai,, “inhumé devant le grand autel de cette église cathédrale'1.—Transférés au Séminaire en 1877, les restes du saint Hvêque furent inhumés en 1878 dans la chapelle de cette maison.[Le procès-verbal de 1 exhumation est aux Archives de Notre-Dame, carton 3, no 28).152.1708, 30 juin.François Hazeur, marchand,70 ans.153.1708.6 décembre, Marie-Anne, fil le de Martin de Lino, conseiller au Conseil Supérieur, 3à ans.1534.1709, 4 juin, Messire Louis Petit, prêtre, 80 ans.—D’abord capitaine au régiment de Carignan-Salières, il quitta le métier de.- armes et vint en Canada ou il fut ordonné prêtre le 21 décembre 1670.Le 5 septembre 1 6.1709, 20 septembre, le Sieur Denis Roberge, HO ans.157.1709, 7 octobre, Françoise Daî donneau, sœur de la Congrégation, dite Sainte Apolline, 35 ans (Soeur de Louis, seigneur de File Dupas) 158.1710, 4 janvier, Messire Pierre Vouant, prêtre, oG ans (chamelle Sainte-Anne).—Frère de Claude, qui ouvrit les registres de la côte de Lauzon, en 1679.b)9.1710, 9 mai, sieur Dominique Bergeron, mar- chand.160.1710, 22 septembre, Jessé Le Duc, Procureur-Général du Roy, 53 ans 161.1711, 10 mars.Michel i>e Vaux des Cormiers, prêtre, curé de Lorette, 29 ans.—Il avait été curé de Saint-Augustin en 1710.162.1711, 16 avril.Pierre Pocquet, chanoine, curé de Notre-Dame : "homme studieux, humble, dévot, docile, reconnaissant et prêt atout ; ” 44 ans.16.).1711, 29 avril, Michel-Balthasar Boutevillk, prêtre du Séminaire, 39 ans 164, 1711, 30avril, Messire Jean-Bai*tisteGuichard, prêtre du Séminaire, 28 ans.165.1711, 18juin, Marie-Anne Gaultier de Compor- te, (lame Charles du fisué, officier dans les troupes du détachement de la Marine, 30 ans.166.1711, 1!) juin, Mesure Charles* Amador Martin, curé de Notre-Dame de Sainte-Foy, 63 ans.—Fils d’Abraham Martin et de Marguerite Langlois; deuxième prêtre canadien.167.1711, 6 septembre, Jean Baptiste Brousse—Possédait plusieurs navires : le ‘•Saint-Pierre’’,le “Saint-Joseph”, ••te.16H.1711,15 novembre, Messire (îérard Sorrier, aumônier du vais.-eau “le IlÉros”.166.1712, 11) février, Messi re Michel Buisson de Saint-Cosme, curé de Sainte-Foy et de Saint-Augustin, 31 a is.— Il avait été missionnaire chez les Natchez.170.1713, 15 mars, Mes,sire Jean-François Buisson de Saint-Cosme, prêtre-chanoine, 51 ans.171.1713, 23 janvier, Charles Leviat, secrétaire de l'intendant Bégon.1(2.1713,27 février, Charlotte de Clérambault, dame Lucien Bouteville, marchand, 76 ans.173.1713, 21 décembre, Paul IHipuÊs, officier au régiment de Carignan, lieutenant-particulier faisant les fonctions de lieutenant-général de la prévôté.(Cet acte se trouve sur une feuille ajoutée au registre, à la fin).174.1714, 7 juillet, Jacques Jamin, écrivain du Roy et secrétaire de M.l’Intendant 175.1714, 14 juillet, François de Celles, lieutenant dans les troupe- de Sa Majesté, 50 ans.176.171-1, 13 septembre, un enfant «le M.I Intendant, 1 jour.177.1714, 25 septembre, Klisabeth Denis de Saint-Simon, dame Matthieu-Benoît Collet, Procureur-général du Roy au Conseil Supérieur de la Nouvelle-France. 174 178.1714, 16 octobre, François 'le La Forest, capitaine dans les troupes de la Marine, commandant pour le Roy du Fort Pontchartrain au Détroit, 6ü ans.179.1714, 31 octobre, Georges Régnard Duplessis, seigneur de Morampont et de Lauzon, trésorier de la Marine dans toute la Nouvelle-France ; on ans (cf.J-F.Roy, La Seigneurie de Lauzon, t.II, pages 1-21.54 et suiv ).180.1715, 11 février, Jacques Baron, élève de Rhétorique au Séminaire, 22 ans.181.1715, 13 février, Pierre Maufait, 60 ans.182.1715,21 février, Charles-Gaspard Piot de l’An-gloiserie, capitaine, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du Roy au gouvernement de Québec ; 60 ans.183.1715, 22 février, Jean-Baptiste Brossard, ci-devant bedeau, inhumé “sous le clocher” ; 64 ans.184.1715, 9 mars, Jean-Baptiste Char ray (Charest), marchand.30 «ans.(Pour ce Charest, Dufy-Charest ou Cha-rest-l)utils, cf.J.-F.Roy, Seigneurie de Laijzon, tout-le tome 11 ).184.1715, 15 mars, Miehelle-Gahrielle Pinet, dame «lu Buisson, capitaine des troupes, 35 ans.186.1715.15 mars, un enfant de Michel Bégon, intendant, 1 an, 2 mois.187.1715, 20 mars, Messirk Jean Pinguet, prêtre du Séminaire, chanoine, 60 ans (dans le choeur).-De 1686 «à 1689 il desservit Saint-Joseph en la côte de Lauzon.187.1715, 6 juillet, Marie Nepveu, dame Guillaume Gaillard, conseiller du Conseil Supérieur, seigneur de Plie et Comté de Saint-Laurent, 45 ans.189.1715, 22 juillet, Mess ire Honoré Marchand, acolyte, fils de Jean et de Marie Hayot, 23 ans.190.1716.26 avril, Nicolas Dupont, seigneur de Neuville, doyen des Conseillers du Conseil de Québec, 84 ans. r.M.171 G, 22 mai, Jean Soumande, marchand de Montréal, 50 ans.102.1710, 4 juin, Marie-i/uiise Guion, dame Jean Grespin, 24 ans.193.1710, 15 juin.Louis Chambalon, notaire royal et médecin, 53 ans.194 1710, 3 novrmbre, Claude Chasle, 39 ans.195.1717.5 février, Pierre Gauvereau, maître-armu- rier du Roy, 40 ans.190.1717, 15 février, M essuie (’i.aude df.Lavoye, prêtre, 03 ans.197 1717, 20 février, le sieur Robert Drouard, 45 ans.193.1717, 28 mars, Géneviève Sayward, soeur de la Congrégation, dite Soeur des Anges.199.1717, 3 mai.Marie-Renée Chorel de Saint-Romain, dame .Jacques de Moray, sieur du Mesny ou Dumesnil, major des troupes, lieutenant de- va i.-seaux du Roy, 45 ans.200.1717, 10 juin, Marie-Madeleine de La Citiere, dame des Rosiers, 18 ans.201.1717.18 juin, Louise Arnault, dame Alexandre Rivet du Souchet, 27 ans.202.1717, 13juillet.Cécile Cauchois, dame Etienne Tihierge, 31 ans.203.1717, 11 août, Marie-Anne Le Picard, dame Jacques Barbel, notaire royal, secrétaire de 1 intendant Bégon, ô8 ans.204 1717, 19 septembre, Pierre lloufflard, marchand, 27 ans.2 \ 1717,.18 décembre.Renée-.leaime Gourdeau, da- me Charles Macard, conseiller, 00 ans.200.1718, 29juillet, Louis Béquart de Grandville, ca- pitaine d’une compagnie des troupes, 3d ans. 176 207.1718,21 octobre, Charles de Monseignat, conseiller et secrétaire du Roy, greffier en chef du Conseil et eut se faire qu'il 1 it été là déjà depuis quelque temps.Nons extrayons le passage suivant delà lettre du 12 juillet du Père Petit au Père d’Avaugour qui a rapport au Père Guignas ; “On se défie toujours des sauvages appelés renards (ou Outaga-mis), quoiqu’ils n’osent plus rien entreprendre depuis que le Père Guignas a détaché de leur parti les nations des Kikapous et des Mas-koutins.Vous savez, mon Révérend Père, qu étant au Canada il eut le courage de pénétrer jusque chez les Sioux, sauvages errants vers lu source du Mississipi.à environ huit cents lieues de la Nouvelle-Orléans et à six cents lieues de Québec.Obligé d’abandonner cette mission naissante par le mauvais succès (pi avait eu 1 entreprise contre les Renards, il descendit le fleuve i>our se rendre aux Illinois.Le 15 août 1728, il fut arrêté à mi-chemin par les Kikapous et les Maskou-tins.Pendant cinq mois qu’il fut captif chez ces Sauvages, il eut beaucoup à souffrir et tout à craindre.11 vit le moment ou il allait être brûlé vif, et il se préparait à finir sa vie dans cet horrible tourment, lorsqu’il fut adopté” par un vieillard dont la famille lui sauva la vie et lui procura la liberté.Nos missionnaires qui chez les Illinois ne furent pas plus tôt instruits de sa triste situation qu’ils lui procurèrent tous les adoucissements qu’ils purent.Tout ce qu’il reçut il 1 employa à gagner les Sauvages : il y réussit jusqu’à les amener même a le conduire chez les Illinois et à y venir faire la paix avec les Français et les Sauvages de ce quartier.Sept à huit mois après la conclusion de cette paix, les Maskoutins et les Likapous revinrent encore chez les Illinois et emmenèrent le Père Guignas pour passer l’hiver avec eux, d’où, selon les apparences, il retourna au Canada.Ces fatigants voyages l'ont extrêmement vieilli, mais son zèle plein de feu et d activité semble lui donner de nouvelles forces.” A ce compte, le Père Guignas ne serait pas retourné à sa mission avant le printemps de 1730.M.Gilmary Shea, s’appuyant sur des documents qu’il cite, raconte ainsi le même fait : Le 17 mai 1727, les Français sous I,a]>errière commencèrent la construction du fort Beauharnois, sur le lac Pepin, le premier poste établi au Minnesota.Le gouvernement fit une allocation pour le soutien de deux Jésuites missionnaires, et le Père Louis-Ignace Guignas (la signature autographe était Michaël Guignas), qui accompagna l’expédition, fonda la mission de Saint-Michel Archange parmi les Sioux.Après le Père Marest, ce fut le premier missionnaire qui essaya de gagner des âmes à Jésus-Christ parmi les Daxotas.Le Père Guignas après avoir commencé ses travaux de missionnaire voulut, en 172,s, se rendre au pays des Illinois ; mais en descendant le Mississipi il fut fait prisonnier par les Mascoutens et les Kikapoos, deux tribus alliées des Renards.Il demeura captif parmi eux pendant cinq mois, et il \ eut un moment ou il fut condamné à mourir par les tourments du feu.Il fut sauvé cependant par un vieux sauvage qui l’adopta.Ses maîtres le conduisirent enfin aux Illinois, où ils le laissèrent sur parole jusqu'en novembre 1729 quand ils le ramenèrent à leur village.Rendu à la liberté il paraîtrait qu’il retourna à sa mission de Dakota, où il était encore missionnaire en 1736.” (Guignas in Early Voyages UP AND DOWN THE MlSSISSIPI, Albany, 1861, pp.167-17c ; NEW- Vork Colonial Documents, vol.IX, p.1016, 1017, 1031).En 173K, le 3 février, le Père Guignas reçut les premiers vœux du Père du Jaunay à Saint-Ignace de Miehillimakinac, et, l’année sui- vante, le Liber Misceu.aneokcm, ou registre des postes du Roi clans la région du Saguenay, fait foi de sa présence dans ces parages.Il y enregistre un baptême fait en 1738, à la Malbaie, par le Père de Saint-Pé, et supplée aux cérémonies de quelques autres faits par M.de Gro-seillers, et ce, soit à Tadoussac, soit à la Malbaie, ou aux Ilets Jérémie.A la date du 5 juillet 1739, nous trouvons l'entrée suivante : "Rite adhibitis cerimoniis baptisatus est à Reverende I’atre Guignas, post obitum Rev.P.Laure, ejus missiones obiter lustrante, Raphaël, etc." Le Père Guignas n’y hiverna pas et son dernier acte est du 11 juillet.L’année suivante, 1740, nous le retrouvons à Québec où, le 2 juin, il signe l’acte des vœux du scholastique Yves le Saux.Dans le catalogue annuel exeunte anno 1749, nous le trouvons au collège de Québec, préfet d'église et des classes, directeur de la congrégation des hommes et hautes études et confesseur dans l’église.Après quoi, nous le perdons complètement de vue.S'il n'est pas mort en 1750 ou 1751, comme il ne paraît plus dans le catalogue de la province de France, il faudrait conclure, ce qui n’est guère probable, attendu qu’il aurait eu alors 70 ans, qu’il serait •etourné dans sa province.Le Père Guignas était gascon : nature ardente et joviale, esprit vif et ouvert, cœur généreux et compatissant dans un corps robuste : autant de qualités qui le rendaient très propre aux pénibles travaux des missions ; ses courses furent continuelles, souvent lointaines et toujours fructueuses, car il sut gagner à la foi un grand nombre de sauvages.Il avait de trop précieuses qualités pour n’avoir pas aussi quelques* petits défauts.Le Père Richer, missionnaire à I.orette en 1744, voulant prémunir un missionnaire nouvellement arrivé contre certains travers qui peuvent quelquefois nuire au plein succès des missions, ne se gêne pas pour signaler ceux du Père Guignas et de quelques autres.Le bon vieux Père Richer ne se doutait pas, sans doute, que son disciple, par un autre travers, prenait note de tout, et allait nous transmettre ses remarques un peu faites sans réflexion.Donc le Père Guignas, au dire du Père Richer, ne savait pas toujours maîtriser sa vive et bouillante nature : ainsi, on le vit un jour disperser dans la cour des bûches ardentes ; une autre fois, en dépit de la tempête, il voulut s’embarquer dans un fort mauvais temps ; son exclamation favorite était : "cela est admirable". Dans des moments de mécontentement trop naturel à la vue de l’inconstance et de la fourberie des laces indigènes qu’il voulait gagner à Jésus-Christ, il fit entendre plus d'une fois cette autre exclamation ; “Sauvages, pauvre engeance, pauvre engeance !” Il prête à rire aux Sauvages par des signes de piété exagéré : par exemple, en se frappant rudement la poitrine à 1’Agnus Dei, en montrant le blanc des yeux dans ces moments solennels ; ceci était arrivé à Lorette même, au moment où il bénissait une croix.Pour mitiger la tempérance et laisser entendre que l’eau de vie, après tout, avait du bon, il la nommait plaisamment l’humeur RADICALE, etc, etc.A.E Jones, S.J Gavazzi Dans le volume VII du Bulletin des Recherches Historiques, p.96, il a été demandé ce qu’était devenu Gavazzi après son passage à Montréal, en 1853 ?On a répondu à cette question (p.125, même volume) par la citation de la page de l’Histoire de Montréal où M.Leblond de Brumath résume le récit de la tragédie dont la présence de l’apostat fut la cause sans cependant fournir l’information désirée.Il 11’est donc pas hors de propos de reproduire les renseignements suivants puisés dans le Nouveau Larousse et dans la Nelson Encyclopaedia : * Alessandro Gavazzi naquit à Bologne eu 1809 et il est mort à Rome en 1899.Entré dans l’ordre des Barnahites il devint rapidement un théologien distingué.Très éloquent et patriote à sa manière, il prit une part active il prit une part active aux tentatives d’insurection qui bouleversèrent l’Italie au milieu du 19e siècle.Après ia restaura-de Rome à la papauté, il se réfugia en Angleterre et de là commença une campagne contre le pajie et l’église Romaine.Gavazzi rêvait de régénérer le catholicisme C’est au cours de cette campagne qu’il passa à Québec, et aux Etats-Unis.La même année (1833).MM.Campanella et Nicolini publiaient le texte des conférences faites par Gavazzi à New-York, précédé d’une copieuse biographie de l’ex-prêtre que celui-ci avait revisée au piéala-ble.Gavazzi visita de nouveau les Etats-Unis en 1873 et en 1881, mais il 11e parait pas être revenu dans notre province.E.Z.M. LES OUVRAGES CANADIENS RECENTS Edouard Montpetit, Lus Survivances françaises au Canada.Cette brochure contient deux allocutions, l'une de M.Louis Madelin et l'autre de M.Etienne Lamy, et deux conférences de M.Edouard Montpetit données à Paris en 1913.Les allocutions de MM.Madelin et Lamy sont marquées au coin de la délicatesse et de l’esprit français.Dans la première des deux conférences que contient cette brochure, M Montiietit a résumé les luttes soutenues par 110s anciens depuis la conquête anglaise jusqu’à la Confédération et l’époque contemporaine.Dans la seconde, M.Montpetit présente un tableau rapide de nos ressources économiques.‘‘La lecture de ces deux conférences, dit Edmond Léo, laisse l’impression qu’on vient d’entendre un Canadien-français (pii a contracté les meilleures habitudes de l’esprit français”.Annuaire de i.'Hôtel-Dieu du Précieux-Sang : 1913.Québec— 1914.Les lignes suivantes extraites de cet Annuaire disent l’oeuvre accomplie par l'Hôtel-Dieu du Précieux-Sang de Québec : “Les seuls bâtiments destinés aux malades forment un rectangle avec ailes dont chacun des trois étages, comme le rez-de-chaussée, mesure 700 jiieds de longueur sur 1111e largeur variant de 43 à 30 pieds.On y compte 231 lits, dont 63 pour les hommes et 100 pour les femmes dans les salles communes—23 dans les chambres des hommes payants, 27 dans les chambres des femmes payantes, et 18 au Département des Enfants.‘‘On admet à l’hôpital tous les malades (pie les médecins jugent susceptibles de traitement, à quelque nationalité, quelque religion qu’ils appartiennent.” C’est le 12 août 1638 qu’on jeta à Québec les fondements du premier hôpital bâti au Canada.Il n’y a dans toute la Grande-Bretagne que l’Hôpital Saint-Bartliélemi et celui de Saint-Thomas, à Londres, et les deux petits hôpitaux (le Chatham et de Bath, de plus anciens (pie l’Hôtel-Dieu de Québec.Arthur-G.Doughty and I)nncan-A.McArthur, Documents ke- I.ATING TO THE CONSTITUTIONAL HlSTOKYOK CANADA, 179 I -1 S18.Ottawa, printed by C.-H.Parmelee, printer to the King’s Most l’excellent Majesty-1914.Ce volume est la suite du volume cle documents politiques publié par MM.Doughty et Short en 1907.Les auteurs du volume de 1914 ont suivi la même classification que les auteurs du volume de 1907 avaient adoptée.On trouve dans l’ouvrage de MM.Doughty et McArthur de nombreux documents—dont un bon nombre inédits — sur la période de notre histoire politique qui s’étend de 1791 à 181S.Ce volume, comme son aîné, rendra de réels services à ceux qui veulent étudier notre histoire politique dans les documents officiels mêmes.Espérons qu’un troisième volume suivra bientôt.K.-Z.Massicotte, Lks colons dk Montréal dk 1642 à 1667.Ottawa—1914.M.Massicotte a eu la patience tie dresser, année par année, la liste des personnes qui ont habité Villemarie durant son premier quart de siècle d’existence.Ce travail comprend plus de 1500 noms.Cette nomenclature faite avec le souci d’exactitude et de sûreté oète Zidler Ce beau “Cantique” mérite d’être répandu dans nos collèges et 110s écoles primaires, l.e Cantique du Doux Pari.er c’est l’épopée canadienne dite par un artiste au cœur catholique et français.A.-N Montpetit, Quand les orknouiu.es auront des qukus.Montréal.Imprimerie Bilaudeau, 71-73, rue des Commissaires—1914.Cette brochure forme partie d’une nouvelle Bibliothèque Canadienne éditée par l’Imprimerie Bilaudeau.l.a Bibliothèque Canadienne est une entreprise de vulgarisation.Outre le récit de M.Montpetit, le premier volume de la Bibliothèque Canadienne renferme des poésies et nouvelles.• Le Comte d’Agrain En 1721, le comte d’Agrain s’engageait à livrer à Plie Royale, pendant quatre ans, des bois de construction.Il fut assassiné le 23 janvier 1722 par deux de ses ouvriers, l.es bois qu’il avait reçu des tailles au Puy en Velay, n’ayant pas les dimensions convenues furent pris à réduction.l.e comte avait aussi fait des coupes sur la rivière Badeck.l.e règlement de la succession et des sommes qu’il avait emprunté pour son entreprise s’étendit jusqu en 1726.l.e comte avait été nommé Major de Pile Royale en 1722 avant qu’on connut en France sa fin tragique.Le château d’Agrain, berceau d’une ancienne famille de ce nom, étei ite de nos jours dans la ligne masculine, est situé près d'Alleyn s dans le Velay, à deux myriamêtres du Puy, sur les frontières du Gé-vaudan et du Vivarais.La souche s’est partagée dès le Xle siècle ; une branche, lors de la première croisade, alla se fixer en Palestine, l’autre resta au Vivarais.C’est de celle-ci qu’est sorti le major de Pile Royale.Armes : D’azur, au chef d’or.Régis Roy —200— y
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