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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1915-07, Collections de BAnQ.

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mJI.IÆTIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXI BEAIJCEVILLE—JUILLET 1915 No.VII JEAN PERONNE DUMESNIL ET SES MEMOIRES (SUITE) Est à noter que pour la première desd traneaetions.Il est porté quil reste a payer ausd créanciers 81000 tant de livres pour le payéman de laquelle somme le nommé Godefroy prenant qualité de député de Canadas, vend ausd prétendus créanciers des castors huict livres la livre prix a Quebec, qui furent délivrez a Jean Favoz marchand de la Rochelle porteur de procurations desd créanciers dont y a acquit patsé par Audouart notaire, qui est un papier spoliée aud Du Mesnil contre la vérité duquel acquis et par une noire malice et en le faisant et surprenant Jean Bourdon commis et procureur prétendu de la communauté desd habitans par procuration en blanc du 17 octobre 1650 donnée par le conseil de Quebec, et non des habitants, ayant avec le pere Hie-rolme Lallemant supérieur des Jésuites amené en France 28800 tant de livres de castors et ont seulement rendu ensemblement a Pocquelin marchand dix mil tant de livres a six livres dix sols la livre rendu en France pour payer encore une fois lesd prétendus créanciers qui avoient faict lachapt d’iceux castors huict livres la livre pris à Quebec par lad première transaction Et qui avoient été livrez aud Garoz leur procureur Et quand au surplus desd castors embarquez a Quebec lequel surplus se trouve d’environ 15000 1.Il 11e paroist point ce quil est devenu ; Et ainsy il se void (pie de mauvaises debtes dont ja payées deux fois, Et neantmoins les pauvres habitans de Canada persécutez pour les payer encore une trois 0 fois pourquoy se leve aud pay le dix pour cent des marchandises qui y sont menées de France, ce qui faict —194— endurer aux pauvres habitans beaucoup de faim, et de froid, dont plusieurs meurent.Et sans que jamais personne ay parlé pour eux quelque beau semblant qu’on eu fasse, de tout quoy la preuve est en papiers spoliez et pillez aud Du Mesnil.Et sans parler encore des 400.000 1 ausmones aud pays pour faire la colonie, par la Revue mère, M.le Cardinal de Richelieu, Mme la Duchesse Desguillons, Madame la marquise de Senesey, M.le commandeur de Sillery, M.le Baron de Ranty et autres, soubs le nom de laquelle dame Reyne II fut pris lors de lad premiere transaction 25000 1 par personne qui disoient avoir charge delle de retirer son argent au mosne, sans (pie cela paroisse en lad transaction sinon en ce que toute la Somme entière des deniers qui estoit a distribuer, et qui estoit den-viron deux cens quarante mil livres, ne paroisse distribuée et sans dire ce qu’est devenu le surplus ce qui se verra en faisant représenter par le marchand qui avoit ahcpeté les castors des acquits qu’il a retiré pour sa déchargé.Pour coguoistre toutes ses mérités et plusieurs autres de grande importance pour le service du Roy, et le bien publique dud pays.Il est absolument necessaire que les nommez de Repentigny, Noël Juche-reau Deschatelets.Jean Juchereau de Maure.Jean Jucherean Laferté.son fils Jean Paul Godefroy, Réné Malien, Jean Gloria, Charles Seves-tre Jean Bourdon qui ont exercé les charges de commis et receveurs du magaziu de Québec et aux embarquemens de France les nommez Pierre Boucher.Lapohricc le Moyne et autres qui ont receu pareilles charges et commions aux magasins des trois rivières, et de Montreal et à Tadoussac ou qui ont preste leurs noms pour faire et exercer les dictes commissions et receptes leurs veufves, enfans, héritiers, cautions et bien tenants., rendent compte de leur administration et gestion, Et ce par devant tels Juges et commissaires quil plaira au Roy nommez en France : suivant les assignations a eulx ja données, a cette fin mesme les nommez Rozé Guinet et compagnie fermiers du droit de quart des pelleteries ; Et ce nonobstant toutes les charges a eulx données sur feuilles volantes sans tenir lesd comptes, et ce par des personnes desquelles les uns navoient aucun pouvoir ny Juridiction comme les sieurs Dailleboust et de Charny qui se sont diet gouverneurs et Juges.es compte dud Godefroy et Sevestre et ne les toient point ; les autres ont arresté quelques comptes mais qui ne voient avec eulx aucune et tous ordonnateurs et perceveurs a leur proffict Et lesd comptes en ce quil sen trouve d’autres sont rendus sans aucunes pieces ny preuves de la recepte np de la despence, sans apostiles sur les articles, sans partie pour contredire soit s’indique ou autres sans dattes la pluspart sa sans noms des comptables, sans dire lannée de laquelle il est compté Et en un mot sans aucune forme de Justice, soit quon ne lait pas sceues, ou quon lait faict pour faire confusion et obscurité, esd comptes qui se sont trouvés rendus, Et quand a ceux de Repentigny des trois Juchereaux, de René Malié, de Jean Gloria pour 1651, et Jean Bourdon pour 1647, 48, 49, 1650 et 51 quils seront par enlx rendus ou leurs veuves et héritiers Et a ce faire contrainte par toutes voyes mesmes par corps Et quil sera an joint au sieur de Mezy gouverneur du pays, de les envoyer en France en sure garde, avec livres, registres, pieces et papiers, bien et duement enfermez en coffres scellez ; pour obvier au diversement des acquis, contre lettres, et autres pieces par le moyen desquelles sera veu et recognu qui a proffité desd deniers publics.Comme aussv rendra et restitura led Sr de Mezy gouverneur, le Sr Evesque de Pétrée et Dupont Gaudès Intendant et autres officiers du conseil de Quebec ou feront rendre par les nommez Villeroy et Bourdon, tous les registres, pieces et papiers, quils ont pris et faict prendre, la nuit, à main armée, en la maison dud Du Mesnil Peronne controlleur général Intendant et Juge souverain aud pays avant lesta-blissement dud nouveau conseil, et ce en la ville de Paris et en telle maison (pie led I)u Mesnil voudra nommer et eslire pour son domicile, Et desquels registres, pièces, et papiers led Du Mesnil sera cru de serment décisif attendu lad spoliation faicte de nuit a main armée et sans Inventaire, comme il paroist par lacté de procès verbal de la prise et enlevement d’Iceux du 20 septembre dernier 1663 a laquelle restitution seront lesd prétendus commissaires et ceux qui les ont commis contraints par toutes voyes de justice mesme par corps, Et lesd commissaires et commettants condamnés sollidairement a tous les dommages interests et despences dud Du Mesnil, lequel sera outre deschargé de la prise de corps et emprisonnement de sa personne ordonnée par led nouveau Conseil, au pied du procès verbal de la prise de lesd papiers sans cause, sans plainte, et sans Information avec dommages interests et Despens. Pour corriger eu quelque façon tous ces désordres et pour en rompre le cours et la durée, Il est nécessaire de créer et destablir aud pays de la nouvelle France, un chancelier ou vieechancelier perpétuel, qui ait l’autliorité entière de la Justice, pollicc, et finances qui prendra pour l’administration d’icelles six habitans du pays qui luy seront nommez et présentez chacun an, par les habitans du pays et sans mo-nopolle et Intrigue a yssue de grande messe paroissiale au son de la cloche, sans que les gouverneurs, Evesques, et Jésuites, s'en puissent entremettre n’y s’y Ingérés du tout avis seullement prendra led Sr Evesque soing des affaires spirituelles et de leglise, les gouverneurs, des garnisons et soldats et faire effectivement et sans déguisé comme a esté faict par le passé, la guerre aux Iroquois et autres ennemis du pays, Knquoy ils trouveront assez d’employ, s’ils y veullent appliquer Ke aiusy se eontrolleront les uns les autres dont le Roy et le publique auront satisfaction.Créer encore un office de procureur général du Roy en lad Justice qui exercera lad charge tant au pays de Canada qu’en France devant deux Commisres députés pour les affaires qui s’y trouveront renvoyées ou Européen dud pays contre les gouverneurs, receveurs et commis, marchands, créanciers et autres personnes qui ont négotié aud Canadas directement ou indirectement de quelque qualité et condition quils soient Ecclésiastiques ou séculiers sans exception, lesquels se sont retirez en France et quitté led pays de Canadas lequel procureur Général, sera aussy maire perpétuel et scindique dud pays, Et encore tuteur ditssy perpétuel des sauvages a lexclusion de toutes autres personnes auquel tuteur ceux qui ont exercé cette charge rendront compte de ce quils ont faict et géré par le passé pour les s.d.Sauvages.Créer encore un office de grand prevost aud pays qui aura dix archers pour l'execution des ordonnances et mandemans de la justice, sans a ladvenir estre obligé demander le secours des gouverneurs qui s’eu sont jusques a présent mocquez et ainsy la justice demeure sans effet manque de force.Ees appointemens et gages desquels chancelier, ou vice chancelier procureur général, et grand prevost, seront reglez a seize mil livres sceavoir au chancelier 8000 1 au procureur général 4000 1 et au grand prevost pour luy et ses archers 4000, lesquelles sommes se prendront sur la somme de quarante huict mil livres a laquelle somme sont affer- —197— mez présentement les droits du quart des Castors qui se paye au magasin de Quebec pour lacquittement des charges du pays, et qui avoit accoutumé de saffermer 60000 [, Et sur laquelle somme de 48000 l n'y a de charge suivant l’arrest du conseil du Roy du cinq mars 1648 que de 21000 1 sceavoir dix mil livres pour le gouverneur de Québec 3000 [ pour celuy des trois rivières et pareille somme de 3000 l pour celuy de Montréal, sur lesquelles sommes Ils payent leurs soldats, et 5000 1 pour la pention des Jésuites qui uavoient au temps dud arrest que lad petition, leur a esté adjugée les douze mil livres de rente et revenu annuel en domaines aud Canadas comme ils ont apresetit, sans comprendre leur traffic et négoce, les petitions et ausmosnes quils retirent de France qui exéedent vingt mil livres par an.Les gages desd officiers nouveaux et l'entretien des garnisons et pensions des Jésuites (sy elle subsiste) ne montant que la somme de trente sept mil livres II restera encore onze mil livres pour les affaires extraordinaires et Inopinées.Et sy cette somme ne suffisait le droit de dix pour cent qui se leve aud pays sur les marchandises envoyées de F-ance et qui en lannée dernière a vallu 22000 tant de livres pou-roit fournir au reste Kt moyennant l’Erection desd nouveaux officiers et Jurisdiction, casse, révoqué et annuité, celle establie par arrest du conseil du k( y clu mars 1663 qui n’est composée que de personnes incapables desd charges, Et qui nont jamais exercé la Judicature, soit de lordinaire, police, ou finance Et cinq desquels qui composent le nombre de sept personnes avec lcd sieur de Mezy gouverneur et Eves-que du Pitrée, sont exclus de toutes charges publiques comme ayant esté receveurs ou leurs héritiers et cautions qui n’ont jamais rendu compte ny faict d’appurement, suivant qu’il est porté par l’arrest du conseil du Roy du 27 mars 1647 représenté par led Du Mesnil aux commissaires avant l’establissement dud conseil ; Et comme le nommé Louis Roux Villeray qui est le garde scel dud conseil nouveau, et qui a pillé la maison dud Du Mesnil et emporté tous ses papiers avoit ja été chassé de pareille charge par autre arrest du conseil du Roy du 6 may 1659 : aussy représenté, Et a luy enjoint de venir en France se purger de ses crimes, ce qu’il n’a faict ; Et sans parlé a esté vallet du Sr de Lauzon gouverneur, qui le prit en prison de la Rochelle où il estoit detenu faute de payement de la somme de 71 [ comme apper par le papier de la geolle du 10 Juillet 1651. Quand a Bourdon procureur général en ce conseil nouveau, cest un pauvre boulanger, et canonnier au fort, qui preste son nom en toutes affaires, Et qui a requis et assisté au pillage de la maison dud Du Mesnil, Et contre lesquels Villeray et Bourdon led Du Mesnil aura Informé comme il a allégué, diet, escript, et signé, par ses moyens de recusations & de prise à partie qui! a mis a leur greffe de Quebec le 28 septembre dernier 1663, ensemble contre les autres conseillers nouveaux, dont il a copie signée du greffier, sur quoy Ils 11’ont osé prononcer aucune chose comme appert par acte signé du greffier dud conseil du 2i octobre dernier 1663 Et ainsy les dires dud Du Mesnil ne seront pas présumez nouveaux, n’y advance/, en l’absence de ceux de qui il parle puisquils les ont a leur greffe.Quand a Monsieur l’Evesque de Pétrée, Il en sera parlé quand il plaira au Roy, et n’en sera ny faict autre mention, sinon que les Jésuites luy donnent 2500 i en pension par an, pour sa subsistance au pays, et le logent avec eux, qu'il s’est emparé du conseil de la traitte et sans y appeller Mr Davaugour gouverneur (pii y debvoit présider a seulement pris avec luy le Sr de Charny pour être son grand vicaire et official, et le pere Ragueneau Jesuite qui ny devoit entrer ny assister suivant larrest du conseil du Roy ci dessus datté, Et ensemble ont le 7 novembre 1661 cassé un bail du droit du quart de castors (pii se paye pour l’entretien des charges du pays affermé pour quatre ans au Sr Guinet et Compagnie marchand de Rouen soixante mil livres par an ; dont restoit deux années à eschoir Et a faict un autre quil a adjugé a Nicolas Juchereau St Denis, beau père de son d grand vicaire a 45000 1 par an qui sont 15000 de moings et de perte pour le publique, auquel dernier bail il s’est faict assassin, Il a excommunié tous les habitons generallement (pii donneroient aux sauvages du vin et de lean de vie en trocque de leurs castors et peltryes, a Exception néant moins de quelques particuliers quil vouloit favoriser ou se servir deulx, comme se void par 25 ou 30 billets qui estoient es papiers spoliez and Du Mesnil, faisoit frapper du baston dans leglise a issue du prosne par le pere Remercier Jésuite, le pourpoint bas et une torche a la main, ceux ipii se confessoient d’avoir contrevenu a ses deffenses et censures; ce (pii donna tant d’estonnement et de crainte aux habitans dud pays quils u’osoient plus se hanter les uns les autres, crainte de lad censure qu’il se commuuiquerpient par fréquentation, pourquoy ce négoce de breuvage avec les sauvages fut d’un commun consentement laissé et abandonné aud Sr Evesque lequel a l'Instant recognoissant la nullité et abus de sa censure et excommunication va aud conseil de traite et assisté de son grand vicaire et duel Ragueneau Jésuite, est ably un bureau et ordonne un commis a 500 [ de gages pour fane lad traite et commerce des boissons avec les sauvages pour avoir leurs castors, espérant en prendre luy seul tout le proffit, ce qui luv fut contesté par le Sieur Davaugour gouverneur, qui vouloit que le publique en proffi-tast, de quoy led Sr Evesque Indigné renouvelle son excommunication qui faict exagerer et prescher par tous les Jésuites ; et au lieu de frapper du baston et de faire faire lamande honorable aux pénitents (qui estoient tous convaincus sur le simple rapi>ort d un sauvage seul) led Sr Evesque condamne et impose sur les pauvres pénitents une amande de vingt livres, quil faict prendre et recevoir par led Sr de Charny son grand vicaire, Et le premier qui a payé cette amande fut françots Blondeau lequel n’ayant d’argent fut contraint de bailler un fusil (qui estoit tout ce qu’il avait d'armes) aud grand vicaire avant que d’avoir absolution.Et pour les enterre mens desd habitans il prend 180 [ pour ceux qui veullent etre mis dans leglise, Et Soixante livres pour les autres qui sont enterrez dans le cimetière, Du Mesnil Perronne Intendant en a autant payé et par advance jxnir faire enterrer son pauvre fils cruellement massacré et assassiné par les receveurs comptables par un complot et conspiration des autres, quil eust aisément vérifié devant le juge, sy led Sr Evesque ne lay eust refusé une querimonie.Lesquels prix excessifs pour lesd euterrenieus a faict résoudre plusieurs habitans de se faire enterer dans leurs jardins.Le Sieur abbé de Queluz grand vicaire de Monsieur larchevesque de Rouen aud pays de la Nouvelle France, avant larrivée dud Sieur Evesque de Pitrée, n'en usoit pas ainsy, car au lieu de prendre il don-noit aux pauvres, pourquoy il est regretté de tous les habitans, aussy bien que les religieux Recollets que les Jesuistes ont aussy chassez dud pays, auquel ils ont encor leur appartemens et concessions quils habi-toient doucement faisant les fonctions enviables et Instruisans les sauvages sans faire aucun traffic comme aultres font, Cy finise ce cahier auquel en seront adjoustez deux autres, s il est besoin, l’un concernant les papiers spoliez aud Du Mesnil qui couvain quent plusieurs dud Canada et de toutes conditions de peculat et de plusieurs autres crimes, duquel cahier M.de Tracy a copie, et des collusions desd Jesuistes avec le Sieur Gaudav nouveau Intendant.Lautre des recusations et prise a partie faicte par led Du Mesnil des officiers dud nouveau conseil de Quebec pour avoir pris et faict prendre les papiers, et faict monter sur le trosne d’une justice souveraine, des comptables qui ne se debroient seoir que sur la scellette des criminels, dont Moud Sr de Trassy a aussi copie prise sur celle signée du greffier dud conseil de Québec.Avec un formulaire darrest sur toutes lesd matières, et pour recouvrer les domaines de la seigneurie dud pays estant dépréciés en valleur, Et qui ont esté usurpés ; et les autres vendues sans pouvoir n’y nécessité, y compris les déshérances, espures & aubaynes.(La fin dans la prochaine livraison) Lettre des officiers du Conseil Supérieur de la Nouvel-le=France au roi de France, le 19 novembre 1735 Les officiers de vostre Conseil Supérieur de Québec prennent la liberté de faire à Votre Majesté les très humbles remerciements qu’ils lui doivent du portrait de Sa Majesté qu’elle a bien voulu leur accorder.Ils sont pénétrez, sire, de la plus vive reconnaissance d’une faveur aussi singulière.Le portrait de Votre Majesté a été placé dans le lieu le plus éminent de la salle où ils s’assemblent avec la solennité et les démonstrations de joye que peut inspirer une aussi auguste représentation et afin que le souvenir ne s’en efface jamais il en a été dressé un acte qui sera déposé dans le registre du Conseil.Nous sommes avec un très profond respect, sire, de Votre Majesté, les très humbles, très obéissants et très fidèles sujets.Les officiers de votre Conseil Supérieur.(Signé) Hocquart et Daine, greffier en chef. La Famille Jékimbert ou Kimber Lorsque parut le commencement, de son Histoire des 7rois-Rivières, en 1870, M.Benjamin Suite reçut la lettre suivante : “René-Joseph Kimber, le premier de ce nom en Canada, était Hollandais, originaire d'Amsterdam.Son nom de famille était Van Ishemberg et il n’a pris celui de Kimber que pour dépister ses parents, comme vous allez voir.Il avait à peine dix-sept ans lorsqu’il résolut d’épouser une jeune fille dont l’alliance ne convenait pas à sa famille et, son père, un riche marchand, dont le nom comporte une distinction de race, l’enferma dans sa propre chambre, au troisième étage de leur maison.La troisième nuit, le jeune homme se fit une corde avec ses draps, descendit par la fenctre et gagna le port où un bâtiment en partance pour l’Amérique lui donna passage quelques heures plus tard.Un Anglais du nom de Kimber qui était parmi les passagers, l’autorisa à prendre son nom pour se cacher.Ils arrivèrent à New-York au moment où Washington venait de déclarer la guerre d’indépendance et où il appelait tous les amis de la république à combattre avec lui.Sans ressources aucunes, le fugitif n’avait d’autre parti que de s’enrôler connue soldat, d’autant plus que la cause américaine coïncidait avec ses idées.Il se battit pendant les quatre (?) célèbres années de cette guerre et eut même quelque avancement dans le service militaire.A la paix il fit connaissance de quelques Messieurs Jésuites â qui il raconta ses aventures et qui reconnaissant en lui une origine et une éducation distinguée lui persuadèrent d’aller à Québec avec des lettres pour la maison-mère de cette ville, où il fut reçu de suite et on lui donna comme emploi la surintendance des immenses jardins que cette compagnie possédait à Québec.Il resta longtemps dans cette maison (jui est aujourd’hui la première au bas de la côte de la Fabrique à droite en montant.Il s’y maria et eut trois fils dont l’aîné fut le grand-vicaire Kimber, curé de Verchères, le second Joseph Kimber, père du docteur Timothé Kimber, de Chambly, et le troisième René, magistrat aux Trois-Rivières .’’ M.Suite a publié cette lettre pour la première fois dans le 7rifiu-vien du 4 décembre 1906 et il ne l’a mis au jour que pour montrer comment on fabrique des histoires qu’on fait ensuite passer pour de 1 histoire.Car la lettre citée ici est inventée de toutes pièces.Le premi r Jékimbert ou Kimber venu ici, Joseph-Antoine Jékim-bert, était fils de Jacques Jékimbert et de Françoise Firchtinne, de Saint-Sébastien, ville de Stettin, diocèse de Aachen, en Allemagne.Le registre de Beauport, où est pris ce renseignement, dit “Saint-Sébastien, ville d'Etienne, diocèse d’Aichtet”, mais il est évident que ces deux mots ici sont orthographiés “à l’oreille”.Il n’y a pas de ville de d’Ktienne et il n’y a jamais eu de diocèse d’Aichtet en Allemagne.On a écrit Etinne pour Stettin et Aiehtet pour Aachen.M.Suite dit que Joseph-Antoine Jékimbert était tout simplement un Kimber ; qu’on a lu Jékimbert pour Jo.(Joseph) Kimbert.Pourtant dans chacun des actes de naissance des enfants de Joseph-Antoine Jékimbert le nom est parfaitement orthographié Jékimbert.Ce n’est que douze ou quinze ans après son arrivée ici que Jékimbert mit de côté la particule allemande Jé pour orthographier Kimbert ou Kimber qui sonnait mieux aux oreilles canadiennes-françaises.M.Suite dit encore que Jékimbert était jardinier.Oui.Mais nous croyons qu’il passa dans la Nouvelle-France comme soldat dans une compagnie du détachement de la marine.Entre 1750 et 1757, en effet, nous avons constaté qu’un bon nombre d’Allemands s’engagèrent dans les compagnies de la marine pour venir dans la Nouvelle-France.D’un seul coup, à Montréal, le 13 septembre 1757, huit soldats allemands des troupes de la marine furent pendus pour crime de désertion.Joseph-Antoine Jékimbert épousa, à Beauport, le 27 août 1753, Marie-Geneviève Allard, fille de Jean Allard et de Marie-Geneviève de Rainville.De ce mariage naquirent six enfants : Io Marie-Geneviève née à Québec le 11 janvier 1755.Décédée au même endroit le 10 janvier 1758.20 Marie-Charlotte née à Québec le 2 juillet 1756.Décédée au même endroit le 12 septembie 1756.30 Jean-Baptiste né à Québec le 13 juillet 1757.Décédé au même endroit le 23 juillet 1757. —203— 40 Thomas né à Québec le 2 septembre 1758.Ordonné prêtre le 22 septembre 17.81.Vicaire à Saint-Ours.Curé de Contrecœur, de 1782 à 1788.Curé d’Yamachiche, de 1788 à 1802.Curé de Ver-chères, de 1802 à 1823.Décédé le 19 janvier 1832, et inhumé à Ver-chères.50 Joseph né à Beauport le 3 juin 1760.Marié, à Québec, le 27 juin 1780, à Marie-Josephte Dabin, fille de feu Jean Dabin et de défunte Marie-Josephte Nau dit Labrie.Nous leur connaissons douze enfants : A.Joseph-Augustin né à Québec le 15 août 1781.Décédé au même endroit le 3 septembre 1781.B.François-Xavier-Joseph né à Québec le 9 mars 1783.Décédé au même endroit le 13 janvier 1784.C.Thomas né à Québec le 13 mars 1786.Décédé au même endroit le 20septembre 1787.(1) D.Anonyme né et décédé à Québec le 24 mars 1787.E.Marie-Scholastique née à Québec le 28 mars 1788.Décédée au même endroit le 11 août 1794.F.Olivier né à Québec le 24 septembre 1789.G.Anonyme né et décédé à Québec le 9 mars 1791.//.Jacques-Amable né à Québec le 25 juillet 1792.Décédé au même endroit le 17 août 1794./.Flavien né à Québec le 23 juillet 1793.J.Joseph-Charles né à Québec le 10 décembre 1795.Décédé au même endroit le 16 février 1797.K.Thi-mothé né à Québec le u février 1797.Médecin.Résidait à Cham-bly en l’année 1837.L.I.ouis de Gonzague né à Québec le 18 juillet 1798.Décédé au même endroit le 28 juillet 1798.60 Réné né à Québec le 1er septembre 1762.C’est lui qui continua la lignée.René K i miser Né à Québec le 1er septembre 1762.Il fut d’abord marchand à Québec.En 1790, il transportait son commerce à Trois-Rivières.Il devint bientôt un des personnages importants de la cité trifluvienne.Il fut tour-à-tour inspecteur du feu, président des syndics de la commune, marguillier, juge de paix, etc, etc.Il décéda à Trois-Rivières le 13 novembre 1841, ainsi qu’on le constate par l’acte de sépulture suivant qu’a bien voulu nous transmettre M.l’abbé Kugène-L.Denoncourt : (1) L'ncte (le sépulture le nomme Joseph et lui donne deux ans et demi.Il s'agit de 1 homas.:t aurait fallu écrire "un tin et demi”. "Le dix-sept novembre mil huit cent quarante et un, Nous Soussigné chapelain des Dames Ursulines avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de René Kimber écuyer, marchand, décédé depuis cinq jours âgé de soixante dix neuf ans, veuf de Dame Marie-Josephte Robitaille de cette paroisse.Furent présents à l’inhumation Jean et Pierre Desfossé et Valère Guillet écuyers qui ont signé.P.Desfosse Geo.L.Lemoine V.Guillet J.Desfossé B.Fortin "Ptre Chapelain”.M.Kimber avait épousé, à Québec, le 19 mai 1785, Marie-Joseph-te Robitaille, fille de Pierre Robitaille et de Geneviève Parent.Elle lui donna dix-sept enfants : 1.Joseph-René, celui qui continua la lignée.2.Pierre né à Québec le 25 octobre 1787.3.Marie-Euphrosine née à Québec le 7 février 1789.Mariée au notaire N.-Benjamin Doucet.4.Siniéon-Zéphirin né à Québec le 18 février 1790 Décédé non marié.5.Joseph-Flavien né à Québec le 14 mars 1791.6.Charlotte-Sophie née à Québec le 29 février 1792.7.Joseph-Louis né à Québec.le 5 juillet 1793.Décédé au même endroit le 23 septembre 1793.8.Françoise-Adélaïde née à Québec le 10 octobre 1794.Décédée au même endroit le 8 septembre 1796.9.Abraham-Janvier né à Québec le 28 décembre 1795.Décédé non marié.10.Edouar .s né à Québec le 29 mars 1797.Marié à Sophie-Caroline Montour.11.Pierre-Flavien né à Québec le 2 septembre 1798.12.Mathias-Léandre né à Trois-Rivières le 24 février 1800.Décédé au môme endroit le 10 janvier 1810.13.Louis-Roger né à Trois-Rivières le 5 juillet 1801.14.Antoine-Télesphore né à Trois-Rivières le 15 mai 18103.Reçu notaire le 28 octobre 1825- Décédé vers 1832.15.Benjamin-Odilon né à Trois-Rivières le 2 janvier 1S05.OO 16.Norbert-Alphonse né à Trois-Rivières le 6 juin 1806.Décédé au même endroit le 27 juin 1806.17.Jeanne-Josephte-Clotilde née à Trois-Rivières le 27 niai 1810.Mariée en premières noces au notaire Antoine-Zéphirin LeBlanc, puis à Charles Langevin, marchand, de Québec.Décédée à Québec le 13 janvier 1874.L’Honorable Joseph-René Kimber Né à Québec le 26 novembre 1786.Médecin le 22 juillet 1811.Député de Trois-Rivières de décembre 1832 à mars 1838 ; député de Champlain de avril 1841 à septembre 1843.Membre du Conseil législatif de la province du Canada du 4 septembre 1843 à sa mort.Décédé à Trois Rivières le 22 septembre 1843.Il joua un rôle politicpie assez considérable.On trouvera une biographie de l'honorable M.Kimber dans /.es U> su!in es des Trois-Rhnei es, vol.IV, pp.458 et seq.De son mariage avec Apolline Bertbelot, l'honorable M.Kimber avait eu deux enfants : 1.Marie-Harline.Mariée à Henry Judah, avocat, de Montréal.2.René, le continuateur de la lignée.René Kimber Admis à la pratique du droit le 8 février 1840.M.Kimber fut nommé, le 12 juillet 1852, huissier de la Verge Noire de l’Assemblée législative de la province du Canada, puis, le 2 novembre 1867, huissier de la Verge Noire du sénat du Canada.Il prit sa retraite le 3 juin 1875.M.Kimber décéda à Paris, où il résidait depuis plusieurs années, après 1901.Il s’était marié trois fois.D’abord à Louise Loiseau, puis, à Montréal, le 27 octobre 1842, à Suzanne-Ursule Perrault (décédée à Trois-Rivières le 29 juillet 1843) et, en troisième noces, à Québec, le 10 septembre 1844, à Catherine-Sarah Burroughs, fille de Edward Burroughs, protonotaire, et de Catherine Voyer.René-Edouard Kimber.D'ils du précédent.Admis à la pratique du droit en 1867.Le 4 juin 1875, il succédait à son père comme huissier de la Verge Noire du Sénat du Canada.Décédé à sa maison de campagne, au lac Alice, comté de Labelle, le 16 août 1901 II était âgé de 56 ans. Louis Artus de Sailly Premier Juge Royal de Montreal Noble homme Médéric Bourduceau, conseiller du roi et greffier des commissions extraordinaires en son conseil, à Paris, avait fait une société pour la vente ou l’échange de marchandises, à la Martinique, avec l’abbé Gabriel Souart (i) vraisemblablement avant le départ de ce dernier pour la Nouvelle-France où il venait prendre charge de la cure de Montréal.Les associés ci-dessus nommés avaient, pour les représenter aux Antilles, Médéric Bourduceau, neveu du conseiller et époux de Geneviève Butin, puis Louis Artus de Sailly, gendre du conseiller, ayant épousé Anne-Françoise Bourduceau, à Amiens (2) Les deux ménages étaient à la Martinique en 1657 (3), l’année même où M.de Maisonneuve revenait de France en compagnie de l’abbé Souart et de quelques autres Sulpiciens.Les affaires furent-elles florissantes dans les Iles ?On ne le dirait point à lire le règlement de comptes des représentants de la société (4).Quoiqu’il en soit, les ménages Bourduceau et de Sailly sont à Montréal au mois de septembre et, en commun, ils achètent du chirurgien Etienne Bouchard, sa terre et sa maison près de l’endroit où se trouve, aujourd’hui, la place Jacques-Cartier.Mais l’union entre les deux familles 11e dure pas.Le 31 juillet 1659 (5), M.de Sailly et sa femme cèdent à Médéric Bourduceau jeune, leur part de l’immeuble acquis de Bouchard.' Quelques mois plus tard, le curé Gabriel Souart achète de Lambert Closse la moitié de son fief, soit 50 arpents et il en accorde la jouissance à Monsieur et Madame de Sailly (6).[1] Barnet, 17 janvier 1660* [2] Basset, 14 octobre 1666 13] Basset, 17 janvier 1660.(4) Basset, 17 janvier 1660.(6) Etude de Basset.Retrocession au sieur Bourduceau.(6) Basset, 22 novembre 1659. —207— En juillet 1660, le même abbé donne à Madame de Sailly les 50 arpents dont elle a déjà la jouissance, à condition qu’elle paye une rente annuelle et qu’elle se construise une maison “à la défense” de celle que Lambert Closse fait ériger hors la ville, c’est-à-dira sur le site où s’élève de nos jours l’hôpital général anglais ( 1 ) Cette même année, Médéric Bourduceau est élu syndic des habitants de Villemarie (2) et il semble vouloir s’établir sérieusement, car en plus de la terre qu’il possède, il loue, au mois de mars 1661,une terre de Robert le Cavelier (3).*** Un événement quelconque a dû le faire changer d’idée ou nécessiter sa présence outre-Atlantique, puisque le 20 septembre 1661 (Basset), après avoir fait la veille un état de ses affaires, Médéric Bourduceau revend la terre et la maison de Bouchard à Madame de Sailly, sa cousine.Evidemment, il quitte le pays, réalise tous ses biens et a surtout besoin d’argent, et c’est pour lui eu procurer que Madame de Sailly, le 27 septembre 1661 (Basset) emprunte des Sulpiciens de Montréal la somme de 2500 livres pour laquelle elle s’oblige de payer une rente annuelle de 150 livres garantie par les meubles et les immeubles qu’elle possède.Puis, le silence se fait sur tout ce monde pour quelque temps.Au mois de janvier 1663, on constate que M.de Sailly est nommé caporal de la 14e escouade de la milice de Montréal, enfin, lors de l’établissement d’une sénéchaussée royale à Montréal, par le conseil souverain qui visait à enlever le Droit de Justice aux Seigneurs de Pile, M.de Sailly se voyait confier la charge de j uge royal.11 semblerait que pour atténuer l’effet de la spoliation qu’on faisait subir aux Seigneurs, le Conseil Souverain imaginait de choisir les fonctionnaires du nouveau tribunal parmi les personnes bien vues du séminaire ou de la colonie montréalaise.(1| Basset, 10 Juillet 1660.|2| Document» Jiidictiilres, 18 juillet 16(10, (3) Basset, 2o mure 1661. T.n effet, outre M.de Sa illy dont les alliés étaient évidemment en bons termes avec les seigneurs, le procureur du roi était Charles Le Moyne, le plus ancien interprète et marchand de la localité ; quant au greffier et notaire, Bénigne Basset, il occupait déjà la même charge dans la justice seigneuriale, sous le titre plus modeste de “commis au greffe et tabellionnage.” Malgré cette apparente attention dans le choix des fonctionnaires, les Seigneurs ne se laissèrent point priver de leur droit sans protester énergiquement.Durant le conflit, ils nommèrent Charles D’Ailleboust, sieur de Musseaux, lieutenant delà garnison, à la charge de juge “de la juridiction ordinaire des seigneurs’’ pour succéder à M, de Maisonneuve; puis M.Jean Baptiste Le Mignon (ne pas confondre avec Migeon de Braussat ) fut elevc au j>oste de procureur fiscal de la seigneurie.M.de Sailly, de son côté, siégea jusqu’à la mi-septembre 1666, alors que 1 intendant falon rendit la justice au Séminaire Saint-Sulpice.Néanmoins, M.de Sailly conserva ou 11e voulut pas abandonner son titre.Les recensements officiels de 1666 et de 1667 le disent “Juge Royal” et, lorsqu’il décède, en 1668, à l’âge peu avancé de 43 ans, son acte de sépulture, dressé par un Sulpicien, le qualifie également de “juge royal”, ce qui fait dire à l’abbé Paillon, d’ordinaire plus indulgent : Dans l’acte de décès de M.de Sailly les prêtres du Séminaire lui ,,donnent eux-mêmes le titre de juge royal de ce lieu.Pourtant, au mois de juillet 1668, Charles le Moyne, moins jaloux que les autres de conserver ces titres honorifiques se qualifiait simplement : ci-devant ‘ y» ocui eur du roi' ’ ( 1 ).Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire, mentionne M.de Sailly à la page 13, vol.1, au mot Artus et, à la page 185, à de Sailly.Il nomme sa femme Bourdczeau, à la page 13 ainsi qu’à la page 78 et il la fait inhumer à la même date que son mari, à Montréal.Sans aucun doute, il a re]>été par mégarde, sous le nom de Bourde-zcau, les dates mises d’abord sous le nom : Artus de Sailly.u} msioire ne la colonie.III.82, S3.Dans'ii remote que lus habitants .le VilIemtrieadrHseeA LoulsXIV.on 1667, pour le supplier ,l'accorder îles lettre, patentes, atu Hospitalières,le Montréal, M.Charles Le .Moyne prend encore le titre de procureur du roi.^ Inutile d’ajouter que le registre paroissial ne renferme par l'acte de sépulture d’Anne-Françoise Bourduceau ainsi qu’elle signe toujours tout au long.Signalons, en même temps, qu’en mentionnant les enfants de Mé-déric Bourduceau, notre généalogiste dit que ces enfants furent baptisés à Québec alors que c’est Montréal qu'il faut lire.Hn résumé, Médéric Bourduceau et sa famille semblent avoir quitté Montréal à l’autome de 1661 et, après la sépulture de M.de Sailly, en avril i66 contrôleur de la Marine pavs a™T aU miniStre^’ri,rit de disCOrde CP" ^gnait dans le lr raconté les petites chicanes de préséances oui avaient eu >eu entre MM.de Callières et Vaudreuil, il ajoutait • ' M.de La louche (commissaire de la marine) et moi ne nous amusons poin a a lagatelle.Nous savons que les ordres de la marine sent que 1 on portera l’ordre tous les jours aux commissaires et aux controleurs.On ne veut pas le faire.Pourquoi ?C’est Z l lnZ veut point entendre parler de la marine.Tous ces honneiirs arrêts ncsout que fumee, nous nous en consolons aisément" (4) * ’ ( O vol.15.(2) vol.15.(3) vol.16.(4) vol.17.Archives publiques du Canada, Archives publiques du Canada, Archives publiques du Canada, Archives publiques du Canada, correspondance correspondance correspondance correspondance, générale, générale, générale, générale, Au printemps de .701, M.de La Touche était transféré en la me-nie qualité a Rochefort C’éiait nm» • -, , , ^ eia,t belle promotion car Rochefort ctait un des ports les plus importants de la France Nous perdons M.de La Touche de vue à partir de cette date II Nouve,!'‘France "ar Fr“'™“ Cla-.CHARLES-FREDERIC-CHRETIEN D’A DELSH El M.—Dans •es troupes allemandes venues au Canada en 1776, sous le coin mandement du baron de Riedesel, se trouvait l’enseigne Adelsheim II faisait partie du régiment du prince Frédéric.Ce Cari Friedrich Christian Adelsheim épousa une bonne cana-dieune-française de Quebec, Marie-Louise Labadie, fille de Pierre I a-adie et de Marie-Louise-Madeleine Paquet.Il en eut deux enfants : droit'l Plerr* né à Berthier le 3 février 1782.Décédé au même endroit le 20 juillet 1782.2.Marie-Claire née à Berthier le 29 février 1786 même endroit le 26 mai 1857.Dans un document notarié de 1778 01, nomme ainsi larles-Predenc Chrétien, baron de Adelsheim, fils de canes, baron de Adelsheim, major d’infanterie au service du landgrave de Hes-se-Cassel, seigneur de Wackback, Hacktel et autres lieux, et de I oui-se de Armm.’ Sa famille demeurait à Wackback, en Franconie.Dans le récit de son expédition au Canada, le baron de Riedesel nous apprend que l’enseigne Adelsheim déserta son régiment en .780.Nous ignorons si le baron d’Adelshein est mort au Canada.11 11 al>pert pas qu'il ait laissé de descendants parmi nous.P.S Marie-Louise Labadie, qui devint baronne d’Adelshein était a sœur de Louis Labadie, le “maitre d’école patriotique”, dont Mer Ainedee Gosselin a esquissé la carrière dans les Mémobcs de la Société Koya/c au Canada, année 1913.Décédée au Adelsheim : Charles, ba- P.G.R. _2 0'2_ REPONSES SIR GEORGES-E.CARTIER DESCENDAIT-IL DE JACQUES CARTIER ?(XX, VIII, p.258 L La plupart des biographes de sir Georges-Etienne Cartier nous disent que le célèbre homme d’état descendait ou appartenait à la même famille que Jacques Cartier, le découvreur du Canada.Tout d’abord, une chose est certaine, c’est que sir G-E.Cartier ne descendait pas de Jacques Cartier car nulle part on voit que le navigateur malouin laissa des descendants.Sir Georges-Etienne Cartier appartenait-il à la même famille ?La chose a été dite et répétée bien des fois*, mais jamais on a pu établir le fait.Jacques Cartier était breton et le premier ancêtre de sir Georges Cartier venu au Canada était originaire de l’Anjou.Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire généalogique (volume II, pp, 570 et 571) établit ainsi la filiation de sir Georges-E- Cartier : Jacques Cartier, charpentier, fils de Pierre Cartier et de Marie Beaumier, de Prulier, diocèse d’Angers, décède à Québec avant 1771.Il avait épousé, à Beauport, le 6 juillet 1744, Marguerite Mongeon, qui lui donna, entr’autres enfants : Jacques Cartier II né à Québec le 11 avril 1750 et décédé à Saint-Antoine de Chambly en 1813.Il avait épousé, dans cette paroisse, le 27 septembre 1772.Cécile Gervaise, qui lui donna entr’autres enfants : Jacques Cartier III né à Montréal le 29 août 1774 et décédé à Saint-Antoine de Chambly, le 29 août 1841.Il avait épousé, à Saint-Antoine de Chambly, le 4 septembre 1798, Marguerite Paradis.De ce mariage naquit (entre’autres enfants) : Sir Georges-Etienne Cartier.Nous le répétons : rien n’établit qu’on peut rattacher la famille de sir Georges-Etienne Cartier à celle du découvreur malouin.LES “MEMOIRES” DE LATERRTERE (XX, II, p, 64)-^ Y a-t-il en deux éditions des Mémoires de Pierre de Sales Laterrière ? __223____ Pierre de Sales Laterrière, natif d'Albi, passa au Canada en 1766.Après sept années d’aventures, de Laterrière s’unit à M.Pellissier pour exploiter les forges de Saint-Maurice.Un peu plus tard, il fut arrêté par les ordres de Haldimand, qui l’accusait de pratiques traîtresses, et incarcéré à Québec pendant trois ans.En 17.86 ou 1787, il se fit recevoir médecin et pratiqua successivement à la Baie-du-Febvre, à Nicolet à Saint-François-du-Lac, aux Trois-Rivières et à Québec où il mourut le S juin 1815.En quelle année fut publiée la première édition des Mémoires de M.Laterrière ?En 1870, M.l’abbé Casgrain publiait sa monographie de la famille Laterrière et voici ce qu’il écrivait : “Rentré dans 111a chambre après la veillée, je feuillette le vieux manuscrit du père de M, de Laterrière, et mes yeux tombent, par hasard, sur l’anecdote suivante.” Donc, en 1870, les Mémoires de Laterrière 11’étaient pas encore publiés.Ce qui nous permet d’affirmer que l’édition publiée à VEvénement en 1873 est la première et dernière puisqu’il n’y en a certainement pas eu d’autres après cette année.Les Mémoires de Laterrière n’avaient été publiés qu’à cent exemplaires, ce qui fait qu’ils sont si rares aujourd’hui.LES SEIGNEURS CANADIENS ONT-ILS EXERCE LA HAUTE JUSTICE?(XX, II, p.64)—Sous le régime français en Canada bon nombre de seigneuries furent données par le Roi avec haute, moyenne et basse justice, c’est-à-dire le droit d’avoir des tribunaux.On sait que la plupart des seigneurs canadiens n’exercèrent pas ce droit.Ils s’en remettaient d’ordinaire à la justice royale.Mais, dans les quelques seigneuries où les tribunaux furent établis par les seigneurs, a-t-011 vu la haute justice, c’est-à-dire la peine de mort, exercée ?Les Sulpiciens, seigneurs de Montréal, ont certainement exercé la haute justice.Il y eut à Montréal quelques condamnations à la peine capitale.M.T.-P.Bédard raconte (Bulletin des Recherches Historique*.1, vol.VIII, p.286J qu’en 1692 un censitaire de la seigneurie de Champlain, nommé Joubert, ayant tué à coups de couteau, un nommé Desmarets, subit son procès aux Trois-Rivières et fut condamné à être pendu. —224— Ayant a>'lI1eI
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