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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1916-11, Collections de BAnQ.

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1UI.IÆTIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXII BEADCEVILLE-NOVEMRE 1916 No XI Les Rageot de SainHuc et de Beaurivage GILLES RAGEOT Gilles Rageot, le premier Rageot qui s’établit au Canada, était tils d'Isaac Rageot et de Louise Duret, de Saint-Jean de l’Aigle, évêché d’Evreux, en France.Rageot passa au Canada peu après 1663, croyons-nous.Il fut d’abord employé en qualité de commis au greffe du Conseil Souverain.Le 5 mai 1666, la Compagnie des Indes Occidentales lui accordait des lettres de provisions de greffier de la juridiction seigneuriale, ou de la Prévôté qu’elle venait d’établir à Québec.La même année, sur la présentation de M.Le Barrois, agent-général de la Compagnie des Indes Occidentales, M.Rageot était admis à pratiquer comme notaire dans la juridiction de.Québec.En 1667, deux confrères de Rageot s’adressèrent à l'intendant Talon pour l’empêcher de pratiquer sous le prétexte qu’il n’avait pas de lettres de nomination de la Compagnie des Indes Occidentales.M.Rageot répondit qu’il avait été présenté à l’intendant Talon par M.Le Barrois, alors agent-général de la Compagnie des Indes Occidentales.Sa prétention fut maintenue.Gilles Rageot reçut un peu plus tard ses lettres de nomination datées à Paris le 25 avril 1668. — 324 — Quand la Compagnie des Indes Occidentales remit la colonie au roi, on éleva des doutes pour savoir si ceux (pii avaient occupé des charges sous son patronage pouvaient continuer de les exercer.Rageot, qui avait l'expérience des misères qu’on lui avait faites en 1667 et 1668, demanda et obtint des lettres de provisions du roi et comme notaire et comme greffier de la prévôté de Québec.Ses lettres de provisions comme notaire et comme greffier de la prévôté sont toutes deux datées du 17 mai 1675.M.J.-Edmond Roy remarque que Rageot fut le premier notaire nommé directement par le roi dans la colonie du Canada.E11.1685, on tenta d’enlever à Rageot sa charge de greffier de la prévôté pour la donner à son confrère, le notaire Genaple de Bellefonds.M.J.-Edmond Roy raconte ainsi l’épisode dans son “Histoire du notariat” (1) : “ Il y avait près de vingt ans que Gilles Rageot exerçait ses fonctions de greffier de la prévôté, lorsque tout à coup, le 10 mars 1685, on lui donna comme successeur François Genaple, sieur de Bellefonds, notaire royal à Québec.On prétendait que les infirmités dont souffrait Rageot l’empêchaient de remplir convenablement les devoirs de sa charge.Rageot s’opposa énergiquement à cette mise à la retraite forcée.Il rappela au Conseil que sa nomination datait de 1666, qu’il souffrait de ses infirmités depuis 1672, mais qu’on lui avait permis dans le temps d’employer un aide, et que le roi l’avait confirmé dans sa charge en 1675.Malgré cette protestation, le Conseil installa provisoirement Genaple, laissant à Rageot le soin de se pourvoir auprès du roi (2).Le 22 octobre 1685, M.Louis Rouer de Villeray, chargé par le Conseil d'écrire au marquis de Sei-gnelay pour connaître ses intentions, lui expliqua que Rageot était en possession de sa charge depuis dix-neuf ans, et qu’il l'avait toujours exercée sans aucun reproche.“Lors ( 1 ) Vol.I er, p.104.(2) 3 septembre 1685. de sa nomination, disait-il, Rageot souffrait déjà des infirmités dont on se plaint, ce qvi ne l’a pas empêché de faire son devoir.Depuis quatre ans, un commis travaille sous ses ordres, et on ne peut trouver contre lui aucune plainte.” " Comme Genaple pressait le Conseil de le recevoir dans ses nouvelles fonctions, celui-ci décida, le _>6 novembre, qu il serait fait une armoire pour déposer les registres de la prévôté avec deux clefs, l’une pour Genaple, l’autre pour Rageot.Les expéditions devaient être écrites par Rageot et signées par Genaple, et les émoluments retourner pour les trois quarts au premier, Genaple touchant le dernier quart.Il répugnait au Conseil de sanctionner définitivement la nomination de Genaple, parce que ses lettres de provisions avaient été expédiées en hlanc à l’intendant, et celui-ci y avait mis le nom de Genaple (3).” \ oici ce qu’écrivait à ce propos l’intendant, le 28 septembre 1685, dans une lettre adressée au ministre : “J’ay remply la commission de greffier que vous ni avez envoyée au nom du nommé Bellefonds, notaire.Je n en commis point dans le pais de plus vertueux, en ayant eu de très grandes preuves.J’ay porté au Conseil les provisions que vous m’avez envoyées, Monseigneur, pour son establissement il y a eu opposition à l’enregistrement de la part de Rageot, son prédécesseur, fondé sur ce qu’il y avoit dix-huit ans qu’il exerçoit le dit employ de greffier ; le Conseil n’a reçu le dit Bellefonds que par provision, quoique j’aye remontré que l’intention de Sa Majesté fust d’enregistrer purement et simplement ce qui venoit de sa part, principalement n’ayant rien trouvé à redire contre les moeurs du dit Bellefonds, comme il nous a apparu par les informations qui en ont été faites.Le procureur-général a prétendu que par la rédaction du code nous avons un an pour faire de très humbles remontrances à Sa Majesté ; j’ay fait connaistre que ce n’étoit point en ce cas là et que nous ne pouvions interpretter les intentions de Sa Majesté (3) Jug.cl Délib., vol.II, pp.1022, 1026, 1036. — 320 — dans un fait où clic nous parle clairement ; mais quand il s'agissoit d’une ordonnance qui ne pouvait pas s exécuter icy par des raisons qui regardent le pais, pour lors on nous donnait un an pour faire nos remontrances : cecv m a paru d'une grande conséquence pour 1 authorité du roy qui vealt
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