Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1917, août
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXIII BEMICEVILLE-AOUT 1017 N» 8 La famille Bailly de Messein (Suite) ACTE DE SEPULTURE DE MARIE-JOSEPH BAILLY DE MESSEIN, VEUVE DE ANTOINE-CHARLES TURPIN (QUEBEC).—Le vingt deux avril de 1 an mil sept cent soixante et onze par nous soussigné curé de Québec a été inhume le corps de feue Maiie-Joseph Bailli veuve de Charles Turpin, negt, deceddé le vingt du mesnte mois dans la communion des fidelles âgée d’environ cinquante neuf ans.Ont assiste Pierre-Andi é Spénai d, Jean Alexi Bequet et plusieurs autres — B.J.Dosque Ptre.ACTE DE NAISSANCE DE PIERRE-EU ST ACHE BAILLY DE MESSEIN (QUEBEC).—Le ne may 1714 est né et a été par moy soussigné baptisé I ierre-Eustache, fils du sieur Nicolas Bailly officier des troupes de Sa Majesté en ce pais, et de dame Anne Bonhomme son épouse.Le parain a été le sieur Pierre-Eustache de Grevois, sieui des Rosiers, et la mareine Mlle Magdeleine la Cetiére, soussignés ainsy signé — Bailly — Des Rosiers* Magdeleine la Cetiére — Goulvin — Calvarin, Ptre.ACTE DE SEPULTURE DE PIERRE-EUSTACHE , BAILLY DE MESSEIN (CHARLESBOURG).— Le douze juillet de l’an mil sept cent quatorze a été inhumé dans — 22G — le cimetière de cette paroisse par nous prêtre Pierre Eusta- che, âgé de., fils de Nicolas Bailly, officier dans les troupes de la marine, et de Anne Bonhomme, sa femme, de la paroisse de Québec; a été présent le père de 1 enfant lequel a signé Bailly.ACTE DE NAISSANCE DE FRANÇOIS-AUGUSTIN BAILLY DE MESSEIN (QUEBEC).— Le 21e août 1709, a été baptisé par moy curé de Québec François-Augustin né d’hier fils du sieur Nicolas Bailly de Massin (sic) enseigne dans les troupes de la marine, et de Me-Anne Bonhomme, sa femme.Le parein a esté le s.François-Augustin, baron de Joannes, lieutenant dans les troupes de la marine et la mareine Mlle Marie-Magdeleine le Vasseur lesquels ont signé Marie-Magd-Louise LeVasseur — F.Augustin, baron de Joannes — Bailly de Messein — Pocquet, Ptre.ACTE DE SEPULTURE DE FRANÇOIS-AUGUSTIN BAILLY DE MESSEIN (SAINTE-ANNE DE VAREN-NES).— L’an mil sept cent soixante onze ce quatre Avril par nous prêtre soussigné a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps de Monsieur I'rançois Augustin Massin Bailly décédé d’avant hier après avoir reçu le Sacrement de l’extrême-onction âgé d’environ soixante un ans négociant dans cette paroisse la dite inhumation en présence des Messieurs Bouat Gadois, Mogé Bouret et Joseph Lussié lesquels ont signé avec nous de ce requis — Bouat — Al.Bouret-Morand Ptre.ACTE DE MARIAGE DE FRANÇOIS-AUGUSTIN BAILLY DE MESSEIN ET DE MARIE-ANNE DE GOUT INS (MONTREAL).— Le Treizième Janvier mil sept cent quarante après la publication de deux bans, vite la dispense du troisième accordée par Mre Louis normant vicaire general du dioceze de qitébec sans empêchement ny opposition, je soussigné faisant les fonctions Curiales ayant pris le mutuel consentement par paroles de present de Sr françois augustin Bailly de Massin ecuver âgé de 1 rente ans fils de Sr nicolas Bailly de Massin ecuyer lieutenant d une compagnie des troupes du détachement de la Marine et de défunte Dame Marie aune Bonhomme ses pere et mere de la paroisse de notre dame de cjuébec d une part et d’aussy présente Dam lie Marie aime Desgoutin âgée de dix sept ans fille de Sr françois Marie desgoutin ecuyer conseiller au Conseil Supérieur de lile royal et de défunte Dame angélique aubert De la chenaye ses père (et mère) de la paroisse de Louis Bourg demeurant actuellement dans celle cy d autre part les ay Mariés selon les iU C ACTE DE NAISSANCE DE MARIE-FELIX II AILLA l)F MESSEIN ET DE FELICITE-ELISABETH BAILLY DE MESSEIN (SAINTE-ANNE DE VARENNES).—L’an mil sept cent soixante quatre ce quatorze septembre par nous prêtre soussigné ont été baptisées Marie-Feux et be-licité Elizabeth filles jumelles nées du meme jour du legitime mariage de François Augustin Massin de Bailly et de Delle Marie-Anne Dégoutin.Le parrain de Marie hélix est le Sieur Joseph La Bruère et la marraine Delle Charlotte Bailly.Le parrain de Félicité Elizabeth est le Siem François Josué de chapt la Corne et la marraine Delle Marie Josette Bailly lesquels excepté la delle Marie Josette ont signé avec nous de ce requis suivant l’ordonnance à Yaren-nes les jours et an que dessus — Louise Charlotte Bailly -Joseph la Bruère — François Josué chevalier de la Corne — Lai'ACTE DE SEPULTURE DE MARIE-FELIX BAILLY DE MESSEIN (SAINTE-ANNE DE VARENNES).— L’an mil sept cent soixante quatre le dix-sept décembre par nous prêtre soussigné a été inhumé dans le cimetiere de cette paroisse le corps de Marie hélix âgée d envnon trois mois fille de Sr François Augustin Bailly et de Dlle Degou-tin à Varennes les jours et an que dessus en presence de Antoine Soumande et de I.B.Lunié lesquels ont declaie ne savoir signer suivant l’ordonnance— Morand Ptre.ACTE DE MARIAGE DE ALEXIS TROT 11ER-DE-SAULNIERS ET DE FELICITE-ELISABETH BAILLY DE MESSEIN (SAINTE-ANNE DE VARENNES).—L an mil sept cent soixante et dix-neuf le vingt et un septembi e après avoir publié au prosne de la grand Messe un banc entré le S.Alexis trautier desaunier fils du S Alexis trau-tier desaunier et de défunte deMoiselle Marie baveul les pere et mere de lassomption d une part et deMoiselle félicité Elisabeth Bally fille de feu François Augustin Bailli equier s.de Massin et de demoiselle Marie Anne Josette Dégoutin.Les père et mère de cette paroisse d'austre part - 238 - comme il paroit par le Certificat a nous présenté je soussigné Curé ai reçu leur mutuel consentement et leur ai donné la bénédiction nuptiale les dittes parties ont obtenu dispense de deux bancs de Monsieur Mongolfier grand vicaire comme il paroist par la dispense cy-jointe presence du S.Joseph Darguille Antoine Laroche, Le s.de vienne lamorandiere, le s.Malhiot— Malhiot—J.Vienne—Robert Delamorandie-re — Fr Duburon ptre.ACTE DE MARIAGE DE JACQUES LEMOYNE DE MARTIGNY ET DE FELICITE-ELISABTH BAILLY DE MESS El N, VEUVE ALEXIS TROTTIER-DESAUL- NIERS (SAINTE-ANNE DE VARENNES).— L’an mil sept cent quatre vingt onse.Le vingt quatre may je Soussigné curé de Varennes ayant publié un ban de Mariage entre le Sieur Jacques LeMoine Martigny fils de Monsieur Amable LeMoine Martigny, et de Demoiselle Marie Archange St François les pere et mere de cette paroisse d’une part et Dame Félicité bailly massin veuve de Sieur Alexis Desaunier de cette paroisse d’autre part sans découvrir aucun empêchement a letir futur Mariage ayant obtenu dispense de deux bans de Monsieur Denaud Grand vicaire je Soussigné Curé ai reçu leur mutuel consentement et les ai marié selon les Cérémonies ordinaires présence — Malhiot Bailly Gaspé Bailly— Degoutin — Bailly veuve — Lamorandière — Julie Martigny — Fr Duburon Ptre ACTE DE SEPULTURE DE MADAME JACQUES LEMOYNE DE MARTIGNY, NEE FELICITE-ELISABETH BAILLY DE MESSEIN (SAINTE-ANNE DE VARENNES).— Le vingt cinq septembre mil huit cent vingt huit par nous Prêtre Vicaire soussigné a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de félicité Bailly épouse de Jacques Lemoine de Martigny Seigneur de la Trinité, A ACTE DE NAISSANCE DE MICHEL BAILLY DE MESSEIN (MONTREAL).— Le douzième jour de septembre de l’année Mil sept cent quarante sept a été baptisé par moy prêtre soubsigné Michel Né du jour d’hyer a dix heures du Matin fils de françois august in bailly de Massan et de dame Marie Anne Joseph desgoutin son épousé demeurant dans la paroisse de Varenne; Le parrein a ete Mr Michel dupont derenon Lieutenant dans Le détachement de la Marine et La Marreine dame Catherine eurry La perelle épousé de pierre Joseph Celoron Capitaine dans ledit détachement lesquels ont signé — Eurry Celoron — Derenon— M.Falcoz ptre.ACTE DE SEPULTURE DE MICHEL BAILLY DE MESSEIN (SAINTE-ANNE DE VARENNES).— Le huit juin mil sept cent quatre vingt quinze par nous prêtre soussigné a été inhumé dans le cimetière le corps de Sieur Michel Bailly décédé la veille au matin muni des Sacrements age de quarante neuf ans presens Laberge Poirier — J.Dorval Ptre.(La fin dans la prohaine livraison) JACQUES-CLEMENT HERSE Sur le sieur Hersé dont il est question dans nos articles parus dans le Bulletin de 1917, Un théâtre à Montréal en 1789, p.191, et les Frères du Canada, p.219, voici quelques renseignements que nous cueillons dans l’ouvrage de l’abbé Moreau sur l’Acadie (près de St-Jean, P.Q.), pages 90 et 96: “ Jacques-Clément Hersé.y fit longtemps commerce.C’était un Français, probablement un royaliste dégoûté de la Révolution, un véritable aristocrate, peut-être même un noble, car son argenterie, actuellement en possession d’un notable du village de Napierville, porte des armoiries.Ses cuillères, entre autres objets, portent son monogramme mêlé à celui de son épouse et un écu surmonté d’une dextroebère tenant une clef.Après avoir perdu sa première épouse qui lui avart laissé un fils, mort célibataire, il se remaria, au Canada, à Mlle Marguerite Lacroix.11 en éleva un fils, Jacques-Clément, baptisé à l’Acadie en 1 790, qui devint avocat et mourut à l’Acadie, en 1816, puis deux filles, désignées plus tard sous le nom de darne Hersé, Mlle Antoinette, mariée à John Richardson et qui n’eut pas d’enfant, et Mlle Sophie baptisée en 1 794 et qui mourut célibataire vers 1872.” E.-Z.MASSICOTTE 240 — LES SYNDICS DE MONTREAL L’abbé Paillon, d'accord avec Garneaa et l’abbé Ferland, nous informe qu’en 1644, Louis XIV donna aux associés de Montréal le droit d’ériger à Villeinarie un corps de ville ou communauté et que par l’arrêt du conseil d’état du mois de mars 1647, le syndic de Villemarie ne pouvait être en fonction pendant plus de trois années consécutives .L’auteur décrit très bien comment se faisait l’élection de cet officier, mais n’avance-t-il pas trop catégoriquement que Montréal eut des syndics sans interruption depuis 1644 jusqu’à 1672 ?Il nous semble qu’011 peut douter de l’exactitude de cette assertion quoique les archives du palais de justice de Montréal ne nous permettent pas de l'infirmer.*** On sait qu’il existait un syndic à Montréal, en 1651 ; noue trouvons le nom d'un antre pour les années 1656 à 1659 ; ensuite, nous avons les procès-verbaux d’élection de six autres et c'est tout.Y en eut-il plus ?Eu tout cas, voici les noms des chefs de la communauté de Villemarie qui nous ont été conservés : JEAN DE SAINT-PERE.—Né à Dormelles, en Gatinois, vers 1618.Semble être venu à Montréal en 1643.Il fut greffier et tabellion de i648à 1657.Tué par les Iroquois, le 25 octobre 1657 (1).C’est lui qui reçoit, le 2 octôbre 1651, en qualité de procureur syndic, le don que fait M.de Maisonneuve de “ 40 arpents de terre pour servir de commune aux habitants de Villemarie Depuis quand M.de Saint-Père était-il syndic ?MARIN JANNOT dit LACHAPELLE,->Né en 1627.Il vint à Montréal avec la recrue d’immigrants de 1653.Ce colon se noya le 20 juillet 1664.Une pièee judiciaire du 28 novembre 1656 démontre qu’il était (1) Sur J.de Saint-Père, voir le B.des R.II.1914, p.184 et Les actes des tabellions de Montréal, M.S.R.C., 1915, p.190. — 241 — syndic et nous lisons dans un "acte de Basset qu’il occupait encore cette charge le 3 avril 1660.L’abbé Paillon, 11,400, fait une curieuse erreur à son sujet.Il note que Marin Jpnnot succéda au sieur Lachapelle, alors que Jannot et Lachapelle sont un seul personnage, ainsi que cet historien le dit correctement à la page 547 du même volume.MEDERIC BOURDUCEAU.—Il arrive à Montréal en 1658, en même temps que son parent par alliance, Louis Art ns de SaiUy.Tous deux avaient séjournés quelque temps aux Antilles ou ils avaient tente une entreprise commerciale avant de venir s'eehouer à Montreal, près d’un de leurs bailleurs de fonds, l’abbe Souart.(1), Le plus ancien procès-verbal d’élection de syndic qui n >us soit parvenu, date du 18 juillet 1660 et il relate les pc> ipcties de 1 election du sieur Bourduceau.Ce dernier démissionna l’année suivante, car il quitta Montreal a l’automne de 1661.JACQUES TESTARD DE LA FOREST.—-Chevalier, capitaine, aucêtre de la famille Testard de Montigny.Il semble s établir a Montréal, en 1658, comme marchand traiteur et U épouse, en 1659, Marie Pourmin, veuve de Guillaume de la Bardillière.M.de la borest mourut au mois de juin 1663, âgé d'environ 33 ans.Il s était fait construire, en 1660, une maison qui avoisinait celle de Charles Lemoyne et de Jacques LeBer.Elu syndic le 21 novembre 1661, il décéda avant la fin de son triennat.URBAIN BAUDEREAU dit GRAVELINE.—Né en 1633, il immigra à Montréal en 1653 et épousa le 20 octobre 1664, Marguerite Juillet, fille de Biaise Juillet, le seul compagnon de Dollard (pii était marié.Il fut inhumé le 28 janvier 1695.Son élection comme procureur syndic date du 21 décembre 1663.MATHURIN LANGEVIN dit LACROIX.—Arrivé avec la recrue de 1653, Lnngeviu fut 1 un des trois colons qui résistèrent cou rageusement à 50 Iroquois, le 6 mai 1662.Le proces-verbal de sou élection à la charge du syndic, porte la date du 31 mai 1667.Sépulture, le 27 octobre 1673._ ._ L’abbé Ed.Langevin dit Lacroix a publié une intéressante pla- (1) Voir le Bulletin des R.//., 1915, P- 2o6- — 242 — quette sur la famille Lange vin-Lacroix., GABRIEL LE SEL, sieur du CLOS.—Ancêtre des familles De-celles.Né en 1626, Il figure pour la piemière fois, à Montréal, dans un acte en 1651.Elu syndic le 19 août 1668.f Tanguay, 1,546, dit : “SEL, Gabriel.Au contrat de mariage du 9 août 1652, il est appelé Le Sole dit Leclerc (Etude de Basset)’’ Cette note est à retrancher, parce quelle est inexacte, notre généalogiste ayant mal lu, ce qui est excusai de, vu i’étatdu manuscrit qu’il cite.^ D’abord, le contrat est du 9 novembre i65e (1) ensuite, dans l’intitulé, le nom inscrit est Gabriel Le Sel, Sr du Clos et à l’intérieur; Gabriel Le Saille ; enfin, le contrat est dressé par Lambert Clossei Bénigne Basset, à cette date, était en France et n’avait que douze ans.LOI IS CHEVALIER.Né en 1624, il émigra de Caen à Montreal en 1653.Cordonnier de métier, son écriture est pourtant meilleure que celle de nos premiers tabellions.Le 15 mars 1672, le juge de Montréal demande au gouverneur I errot la permission d’assembler les habitants de Montréal pour l’élection d’un syndic, ce qui fut accordé.La réunion eut lieu le 27 mars suivant et Jehan Gervaise obtint sept voix, Jean Valiquet, une, Pierre Gadois une, Claude Bouchard, une et le sieur Charly Saint-Antre deux, (2).h ’ Soit que Gervaise eut décliné, soit pour une autre cause, le juge Dailleboust convequa encore les habitants, le 14 mai, pour le lendemain toujours dans le but d’élire un syndic.L’ordonnance contenant cette’ convocation fut lue, publiée et affichée le dimanche 15 mai, à l’issue de la grande messe, par le greffier Basset.1 „ ryir : _ ne nrécise fa* Se Daoulas.J3" S SJ’JhTZO « ,“i“ 1727 e, 1732, car de 1720 à 1727 il toi.«a F„nc= "M™" E.'u”3'potoi> r» > PyHJ*à la c,0“ d'"- gent, chargée en coeur d une étoile à huit rais e sa .e.RQY Statue du Père Barquette à Marquette, Michigan, E.U.Marquette, sur les bords du lac Michigan, dans l’Etat du même nom, aux Etats-Unis, est une ville de moins de soixante-dix ans d'existence, mais son site pittoresque, ses avantages naturels et l’esprit d’entreprise de ses habitants lui ont fait prendre une importance que bien des villes de l’union américaine lui envient.Dans le voyage de découverte qui a rendu son nom fameux, le Père Mar-• quelle s’arrêta sur le site actuel de la ville de Marquette, à l’endroit connu des Français sous le nom de Presqu’île.Ce dernier nom est resté, mais on a donné a la ville qui s édifiait tout à côté le nom de Marquette en souvenir du passage du grand explorateur.Le pâleur de la ville de Marquette fut Peter White, un self made man cans toute 1 acception du mot.Lorsqu’il vint s’établir à Marquette en mai 18-19 toute la future ville consistait en deux cabanes de bois ronds non occupées et six ou sept wigwams de Sauvages nomades.M.White a vécu assez longtemps pour voir la ville actuelle que son énergie, son travail et son inépuisable générosité avait créée.Protestant de naissance et fidèle toute sa vie à ses principes religieux, M \Vhite avait cependant un véritable culte pour la mémoire du Père Marquette.( est lui qui proposa à ses concitoyens d’élever dans un des beaux sites de leur ville une statue au Jésuite explorateur.Il paya meme de sa bourse une bonne partie du coût de ce monument.Cest le 15 juillet 1897 que fut inauguré le monument Marquette, à arquette.La fete fut splendide, et des milliers de spectateurs y prirent part.La statue Marquette est l’oeuvre du sculpteur florentin Gaetano Tren-tir.ove.C est une réplique en bronze de la statue en marbre du même artiste qu on admire au Capitole de Washington.Il y a cependant une légère différence dans les deux statues.La statue de Washington représentait Marquette dans sa soutane de Jésuite avec, dans sa main droite, les emblèmes ou les a nbuts de son ordre.Certains fanatiques avaient fait beaucoup de tapage a ce sujet.Un Jesu.te en soutane dans le Capitole de Washington ! A Marquette, e ere Jésuite est encore représenté avec sa soutane noire, mais Tren-tanove ;n remplace les emblèmes religieux que tenait la main droite par une carte géographique et un compas.C’est une combinaison italienne ! Chaque côté du piédestal de la statue de Marquette porte un bas-relief.L’un représente l’arrivée du Père Marquette à Presqu’île.Il est dans un canot d’écorce avec deux Sauvages du Canada.L’autre bas-relief montre le Père Marquette instruisant les Sauvages.Le piédestal de la statue Marquette est érigé sur un rocher.Sur la face principal du piédestal on lit : James Marquette, intrepid explorer.A 1 arrière, du piédestal, on lit : Presented to the city of Marquette, July 15t/i 189/.Le rocher, le piédestal et la statue ont une hauteur totale de vingt-quatre pieds, soit quatre pieds pour le rocher, douze pour le piédestal et huit pour la statue.En somme, le monument de Marquette, à Marquette, fait honneur au talent de Trentanove, à la largeur d’idée de Peter White et à la générosité des citoyens de Marquette.P.-G.R.REPONSE VILLY OU TILLY (XXIII, VII.p.218).— Dans son “Plan général de l’état présent des missions du Canada en l’année 1683 (reproduit dans les Mandements des évêques de Québec, vol.1er, p.115), Mgr de Laval écrit : “ Villy est éloigné de Repentigny d’une lieue dans les terres et a une lieue et demie d’étendue habitée.Il y a 20 familles et 70 âmes.On y dit la messe dans une chapelle domestique.” Où était situé cet établissement de Villy mentionné par Mgr de Laval ?Nous croyons que Villy ou plutôt Tilly, car il y a une faute d impression ici, c’est Lachenaie.Le 1 2 août 1 680, Charles Aubert de la Chesnaye vendait la terre, fief et seigneurie de Lachenaie à Pierre-Noël Le Gardeur de I illy.M.Le Gardeur de Tilly ne tarda pas à aller habiter la seigneurie qu’il venait d’acheter car le recensement de 1681 note sa présence à Lachenaie : “ Pierre-Noël Legardeur, 29 ans; Delle Marie Boucher, sa femme, 20 ans; enfants: Geneviève, 4 ans; Pierre, 2 mois; 2 fusils.” Le recensement de 1681 donne pour Lachenaie 22 familles et 72 âmes.Mgr de Laval .deux ans plus tard, mentionne qu’il y a à Villy ou Tilly 20 familles et 70 âmes.La différence n’est pas forte.M.Le Gardeur de Tilly n’habita pas Lachenaie plus de trois ou quatre ans.En 1683 ou 1684, il remettait la seigneurie de Lachenaye à son ancien propriétaire M.Aubert de la Chesnaye.L’acte d’abandon n’en fut cependant passé que le 1 0 octobre I 699.Sous le régime français les seigneuries changeaient presque toujours de noms quand elles changeaient de propriétaires.P.-G.R. Les Frères Charon et les Frères de a Salle Par une pièce publiée dans un précédent numéro, nous avons signalé que l’ancienne France demanda, un jour, des instituteurs à sa colonie de l’Amérique septentrionale.Le document dont nous mettons, cette fois, le texte à la disposition des lecteurs est bien différent.La communauté des Frères hospitaliers de la Croix ayant mesuré ses forces et se sentant faiblir veut se greffer sur une communauté vigoureuse, en plein essor.C’est à l’institut fondé par saint Jean-Baptiste de la Salle que les humbles frcres Charon s’adressent.Les négociations s’annoncent bien.Les Frères des Ecoles Chrétiennes semblent agréer le projet de fusion ; ils envoient même deux représentants étudier la situation sur place et faire un premier acte d’accord que le notaire Adhémar fils rédige en ces termes : I 1 7bre 1737.Acte d’association entre les Frères de la Salle et les Frères hospitaliers de cette ville.Par devant les notaires royaux de la juridiction royale de Montréal, y résidant, soussignés, furent présents Les très chers frères Jean Jeantot, supérieur de l’hôpital général de Montréal, André De Moire, assistant, Alexandre Turpin, maître des novices, Joseph Delerm, hospitalier et Pierre Martel, économe administrateur dudit hôpital de Montréal, Suivant les lettres patentes du Roi, datées du quinzième avril 1714, lesquels tous unanimement désirant et voulant concourir à soutenir l’oeuvre de feu monsieur Charon, leur digne fondateur, laquelle oeuvre serait prête à tomber faute de sujets, pour contribuer de tout leur pouvoir à soutenir ladite bonne oeuvre et procurer un plusg rand bien et le soutien de leur maison.Après une mure délibération et assemblée capitulaire faite et signée le vingt neuvième d’août de la présente année, mil sept cent trente sept, et pour ce s’associer et s’agréger aux très chers frères de la Salle, nommés les Frères des Ecoles Chrétiennes et ne faire qu’un corps avec eux et embrasser à cet effet leurs règles et constitutions et, pour une plus grande uniformité, se revêtir et habiller eomme eux, en suivre et pratiquer les règles et maximes, sans cependant perdre de vue leur digne fondateur pour qui les suffrages et prières se continue- ront, comme elles ont été faites jusqu’à présent et que la maison sera gouvernée et lès biens d’icelle régis entre eux, suivant toujours les principes et intentions de mondit feu sieur Charon pour le même bien et la même fin, le regardant à perpétuité comme premier fondateur des frères hospitaliers de 1 Hôpital Général de Montréal; Et, en conséquence, les chers frères Denis et Pacifique, députés et envoyés par le Vénérable frère Timothée, Supérieur Général de l’Institut des Ecoles Chrétiennes, suivant la lettre par lui écrite du treizième mai 1737 auxdits frères hospitaliers de Montréal qui avaient écrit et proposé cette association en septembre de l’année mil sept cent trente six, après avoir pris connaissance de l’Etat de ladite maison et des biens qui en dépendent, ont en conformité de leur députation et sauf néanmoins sous le bon plaisir du dit Vénérable Frère Timothàe, agréé et accepté ladite proposition et ,en conséquence, se chargent et s’approprient conjointement avec lesdits frères de Montréal des Liens fonds de cette maison à la charge d’en payer les dettes passives, tant en France qu’en ce pays, dont lesdits frères acceptants ont dit avoir une parfaite connaissance et que les biens de cette maison sera (sic) régie et gouvernée (sic) par les anciens et nouveaux frères associés en toute propriété et économie tendante à l’accroissement et amélioration de ladite maison des frères hospitaliers de Montréal qui seront toujours tenus de loger, nourrir et entretenir autant de pauvres qu’ils pourront de leurs revenus, y en ayant actuellement quinze résidant et demeurant dans ledit hôpital général.Lesquelles conventions et acte d’agréation (sic) et association faite (sic) entre lesdits frères hospitaliers de Montréal avec ceux des Ecoles chrétiennes seront exécutés de part et d’autre à toujours, Bien entendu qu’ils auront 1 approbation de Monseigneur l’Evêque de Québec présentement à Paris et de Monseigneur le Marquis de Beauhamois Commandeur de l’ordre militaire de Saint-Louis, Gouverneur et Lieutenant Général de la Nouvelle France et de Monseigneur Hocquart, Intendant de justice, police et finance en toute la Nouvelle-France, inspecteur dudit hôpital général de Montréal et le tout confirmé par le Roi en obtenant des lettres patentes de confirmation pour rendre cette union et association stable et solide, ce qui a été accepté et signé tant par les chers frères Denis et Pacifique députés, stipulant au nom du Supérieur Général qui les a députés à cet effet comme il paraît par la lettre écrite dudit Vénérable frère Timothée, Supérieur Général, datée du treize mai mil sept cent trente sept, Laquelle demeurera dans les archives de la maison, comme pareillement acceptée et esignée par lesdits frères hospitaliers de Montréal.Fait et passé (à) Montréal audit hôpital général le onzième septembre 1 737 après midi; et ont lesdits frères signé avec lesdits notaires.Lecture faite. (Signé) Frère Jeantot supérieur — fr De moyre — fr Alexandre Turpin— fr Joseph Dellerm—fr Pierre Martel, Econome — frere Denis, Religieux de l’institut des Ecoles Chrétiennes — frère Pacifique — Le Pallieur (notaire)—Adhémar ((notaire).* ¥ * Hélas ! l’espoir des Frères Charon fut de courte durée.Pour des raisons que nous n’avons pas à examiner ici, la fusion parut impossible.Notre pauvre institut dut s’éteindre pour renaître sous l’impulsion de la bienheureuse mère Youville.Quant aux fils de saint Jean-Baptiste de la Salle, un siècle s’écoula avant qu’ils missent pied de nouveau sur le sol de la Nouvelle-France.E.-Z.MASSICOTTE VENTE DE CINQ NEGRES PAR CHARLES RHEAUME A LOUIS CUREUX DE SAINT-GERMAIN Pardevant le notaire royal en la prevosté de Québec y résidant soussigné et témoins cy-bas nommés fut présent le sieur Charles Réaume negotiant résidant ordinairement en la seigneurie de l’Isle Jésus près la ville de Montréal et de présent en cette ville lequel a vendu par ces présentes avec garantie de tous troubles et empeschemens quelconques au sieur Louis Cureux dit St-Germain bourgeois en cette ville à ce présent et acceptant requérant pour lui et ses ayant cause à l’avenir, sçavoir cinq neigres esclaves dont deux hommes et trois femmes et filles que le d.acquéreur a déclaré avoir vus étant actuellement chez la dame Cachelievre, et que le d.vendeur promet livrer incessamment au d.s.acquéreur et ce pour et moyennant la somme de trois mille livres que le d.acquéreur promet et s’oblige bailler et payer au d.s.vendeur au moment de la livraison qui Sera faite des d.esclaves.Car ainsy etc, obligeant, etc.Fait et passé aud.Québec, étude du d.notaire avant midy le vingt-cinq septembre mil sept cent quarante trois présence des srs Louis Lambert et Nicolas Bellevue témoins demeurais au d.Québec qui ont avec le d.c.Réaume et notaire signé le d.s.St-Germain ayant déclaré ne sçavoir écrire ni signer de ce interpellé lecture faite.— L.Lambert — Bellevue — Réaume — Pinguet.( I ) Acte de Pinguet, notaire à Québec, 25 septembre 1 743. — 255 — | Les Letellier de Saint-Just Lorsque M.Letellier de Saint-Just, qui fut lieutenant-gouverneur de la province de Québec de 1876 à 1879, était dans la ^litique, ses adversaires le gouaillèrent souvent parce qu'il awt ajoute à son non plébéien de Letellier le nom de désinence noble de Saint-Just.I .p tendaient que M.Letellier n’avait aucun droit de prendre le nom de Saint-Just et qu’il ne l’avait assumé que par une ridicule pretention n0biM.rLetellier de Saint-Just n’ayant jamais répondu à ses adversaires sur ce point, plusieurs ont conclu qu’il y avait du vrai dans ces accusa- ti0nLe lieutenant-gouverneur de Québec était-il d’origine noble et evait-il droit à la particule de même qu’au surnom Saint-Jus .NolTgnoro^ si M.Utellier de W-Just était d’onze noble ; une chose certaine, c’est qu’il avait raison de se nommer Letellier de baintJust-B daQS son étude historique Letellie, de Samt- Just et son temps, p.15, dit que le premier ancêtre de M.LeteUiei de Saiut-Tust venu dans la Nouvelle-France, Michel Letellier marie a Mar eMélie, originaire de Saint-Quentin, diocèse de Noyon, aujour- TZLsù département de l’Aisne, arriva ici dans les premières années du dix-huitième siècle.; Nous croyons qu’il fait erreur.C'est François Letellier, le fils de ce Mkhel Letellier, qui passa dans la Nouvelle-France non pas dans les premières années du dix-huitième siècle mais un peu avant 1740.H se maria deux fois : la première, à Québec, le 25 janvier 1740, a Marie Joseph l’Arrivée et la seconde,au même endroit, le 26 août 1743.Mane-Josep .Ni dans l’un ui dans l’autre acte de mariage" oiTneTui donne le nom de Letellier de Saint-Just.Dans les deux actes, cependant, on le dit originaire de Sjuut-Queotm diocese de Noyon.Dans celui du 25 janvier 174c, on le dit fils de Michel 1 etellier et de Maria Phlébie.Dans le second celui du 26 août 1743, 1 Hit fi's de Michel Letellier et de Maria Mêligue.°" François Letellier était soldat dans les troupes du détachement de la marine, compagnie de Fonville. — 256 — L’année même de son premier mariage Letellier obtenait son congé et e est dans sa lettre de congé que nous le voyons pour la première fois désigné sous le nom de Letellier de Saint-Just.M.P.B.Casgrain a publié une copie photographique de cette lettre de congé dans son ouvrage et nous y lisons ce qui suit, sous les siga i-turès du gouverneur de Beauharnois et de l’intendant Hocquart : “ Nous avons donné congé absolu et permission de se retirer des troupes au nommé François Letellier de Saint-fust, soldat de la compagnie de Fou ville, pour rester en cette colouie, y était mirié et établi, fait à Québec le premier octobre 1740.” De son mariage.François Letellier eut, entr’autres enfants: Michel Letellier né à Saint-Vallier le 28 février 1750.Il se maria en 1773 à Louise Moreau et eut plusieurs enfants.En 1800, il fut clu député de Hartford et siégea à la Chambre d’Assemblée jusqu’à 1804.Il décéda à Saint-Vallier le 27 octodre 1834, à l’âge de 88 ans.Son fils.F'rançois Letellier.se fit recevoir notaire et s'établit à la Rivière-Ouelle où il épousa Marie-Sophie Casgrain, fille du seigneur de la Bouteillerie.Dans son acte de mariage, en datedus juillet 1814 il est lit fils de Michel Leteller de Saint-Just, ci devant membre du Parlement Provincial.C’est de ce mariage que naquit à la Rivière-Ouelle, le 12 mars 1820, l’houorabje Luc Letellier de Saint-Jn^t.Dans Letellier de Saint-fust et son temps, aux pp.28 et 29, on trouvera des renseignements intéressants sur la famille française Letellier de Saint-Just.Ces renseignements avaient été envovés à l’honorable M.Letellierde Saint-Just par le comte Del Monièri, du consulat d’Espagne à New-York, en 1874.Pour conclure, 1‘honorable M.Letellier de Saint-Just étaçt bien en droit de porter son beau nom en entier puisque son père, son grand-père et son arrière graud-père l’avaient porté avant lui.—P.G.R.PIERRE CLAVERIE A-T-IL ETE MEMBRE DU CONSEIL SOUVERAIN ?Mgr Tanguay (Dictionnaire généalogique, vol.III, p.86), dit que Pierre Claverie, garde-magasin du Roy, remplaça le sieur Estèbe au Conseil Souverain en 1 755 ou 1 756.Est-ce vrai ?Pierre Claverie n’a.pu remplacer le sieur Estèbe au Conseil Souverain ni en 1 755 ni en 1756 pour la bonne raison que ce n’est qu’en I 758 que Estèbe résigna sa charge de conseiller.D après Mgr Taguay lui-même Claverie mourut à Montréal le 21 août 1756.Ce qui a fait croire à Mgr Tanguay que Claverie a été membre du Conseil Souverain c’est son titre de Conseiller du Roi.Conseiller au Conseil Souverain et Conseiller du Roi n’était pas du tout la même chose.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.