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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1920-08, Collections de BAnQ.

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HUIXimN DKS RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXVI BEAUCEVILLE* WÊÊÊÊ\ 1920 AOUT No | 8 Un mémoire de M.de Bourlamaque sur le Canada ; ¦ ¦ ¦ - ' (SUITE ET FIN) Connue on doit chercher à donner à l’argent do papier le cours le plus avantageux, il serait peut être de l’intérêt du Roy de retirer du Canada l’or et l’argent monnoyé que les Anglais pourront y laisser et à cet effet, dès qu’il y aurait dans le publie assez de papier monnaie d’or et d’argent contre les lettres de change payable au premier terme avec un profit médiocre.Un empocherait par eètte opération que les espèces d or et d argent ne diminuent la valeur des ordonnances et ne passent chez l’étranger par la voie de contrebande.Le (louverneur-déneral lera faire, la première année, un recensement des habitons de la colonie dans les villes et à la campagne un état des arpens de terre en valeur, de leur produit année commune, de la quantité de chevaux et de bestiaux qui s’y trouveront et sur la connaissance Qu’il prendra de la situation des pays à cet égard, il fera, de concert avec le conseil d’Etat, des régi ennuis pour augmenter la culture, la population et les bestiaux.U sera même autorisé à faire aux dépens du Roi des avances aux plus misérables. — 226 — Les troupes pouvant, à peu de chose près, remplir en temps de paix tous les besoins du service, les habitans resteront sur leur terres pour les cultiver, mais ceux qui se présenteront de bonne volonté, pour être employés aux travaux du Roi ou aux voyages, seront admis et favorisés par le Gouvernement.Comme les habitans de la campagne ne seront plus détournés de leurs travaux, ils pourront s'occuper entièrement de la culture des terres et de l’augmentation des bestiaux, mais le canadien étant naturellement paresseux et ne travaillant précisément que pour se fournir le nécessaire, il serait a propos de le forcer à un travail raisonnable, par quelque impôt qui l’oblige à tirer de sa terre ce qu’on doit naturellement en attendre.Cet impôt doit être eu denrées et la meilleure manière de Je lever serait de faire nourrir chez les habitans une partie des soldats que le Roi y entretiendra.Ce projet sera expliqué ci après.La boisson naturelle du pays étant la bière de sapinet-te, la mêlasse qui est nécessaire à sa composition ne paiera que peu ou point de droits d’entrée.Les vins et eaux de vie paieront sept ou huit pour cent.„ .marchandises de première nécessité seront taxées a.cinq ou six pour cent et celles de luxe à proportion de leur inutilité, paieront un droit d’entrée plus fort.On établira des droits sur les cabarets de ville et des faubourgs.On lèvera exactement le droit de contrôle sur tous les actes et le droit de lods et ventes.Il sera établi des magasins de sel dans les villes et principaux forts.Les vaisseaux du Roy l’apporteront de France et il sera vendu a son profit à un prix très modique pour encourager les habitans à faire des salaisons dont le commerce serait avantageux au pays.Les vaisseaux du Roi apporteront aussi de la poudre à tirer, elle sera vendu aux habitans le même prix qu’en France.L’on fera passer en Canada des régissans ’entendus — 227 — .pour exploiter les mines de fer qui sont auprès des trois ni vie res, Kilos fourniront le fer, les bombes et boulets nécessaires pour l’artillerie, et ce qui par la suite ne sera pas cuîieiv1 mC 1>OU1’ 1,1 SCrviee (hl Ro.v> ^ra vendu aux parti- J/on ne permettra point aux officiers de troupes, aux commissaires, ni à.aucun de ceux qui servent le Kov de 1aire Je commerce, de telle nature qu’il puisse être directement ni indirectement, par eux mêmes ou par leurs femmes eut ans ou domestiques.Ils ne pourront non plus entrer dans aucune entreprise, fournir des chevaux et voitures pour le service, des bât miens de transport sur mer, ou sur les lacs et sur le fleuve se charger d’aucune exploitation, fourniture de marchandises, denrees do telle nature qu’elle puisse être.11 sp,r;l necessaire que l’on tienne la main exactement a eef article qui est d’une grande conséquence.Les offi-cku’s et autres au service du Roi, pourront seulement faire valoir des terres, prendre des concessions et en vendre les t nuts de toute nature.Userait à propos que l’on attirât au Canada des familier et range res sans avoir égard à la religion.On augmenterait par la cette Colonie sans faire tort au Royaume et le petit nombre de protestons que cette tolérance y introdui-rail, ne serait jamais assez considérable pour donner at-1 cuite a la religion des anciens hnbitans, il y a même a parier (pie la plupart de ces familles embrasseraient bientôt la religion dominante.On pourrait d’ailleurs les obliger à faire baptiser leurs enfans.Ces familles seraient transportées en Canada sur les \aisseaux du Roi.Il leur serait concédé des terres en arrivant et le Gouverneur sera autorisé à leurs faire des avances en bestiaux, outils, grains et subsistances, lesquelles avances ils remplaceront dans un temps fixé.t outes concessions faites ci-devant aux particuliers et qui mont pas été mises en valeur seront retirés au bout de trois ans, si les dits particuliers n’y ont point établi d’ha-bitans, et le Roi sera le maitre (le les donner à d’autres. - 228 — Les postes où se fait la traite avec les sauvages ne seront plus donnés à des particuliers.Le commerce y sera libre à tout le monde et l’on n’exigera aucun droit de ceux (pii y enverront des canots.Les connnandans des Postes seront relevés au plus tard tous les deux ans ; ils ne pourront y faire aucune espèce de trafic, en marchandises ni en pelleteries de retour.Ils recevront seulement les présens que les sauvages pourront leur faire, bien entendu que le Roi ne sera pas obligé de les compenser par d’autres et que les particuliers (pie donneront les sauvages j _ " ’ ont au Roi.Les garnisons des forts seront relevées tous les ans, et l’on y enverra en même temps, les vivres nécessaires pour l’année et les marchandises destinées aux sauvages.Un écrivain ou commis sera chargé de les conduire et en répondre.Les canots que porteront ces vivres et marchandises seront armés par les soldats de la nouvelle garnison, et si le nombre n’en est pas suffisant, on en détachera qui revieir riront avec ces canots.Lorsque la navigation sera difficile, comme elle l’est pour tous les postes éloignés, on commen-dra des miliciens pour guider les soldats et les instruire.Le Gouverneur Général prendra les mesures les plus justes pour que le Roy ne soit pas obligé d’acheter dans les postes les effets nécessaires pour faire des présens aux Sauvages.11 réglera ces présens, et comme cet article a été la source d’abus très coûteux, il aura soin d’être instruit par des gens affidés, du nombre des Sauvages qui visiteront les postes et sera autorisé à faire des gratifications aux connnandans qui se seront bien conduits et à punir avec la plus grande rigueur, ceux qui auront manqué de fidélité.Il réglera aussi le prix dos marchandises dans les postes et aura soin que les coinmandans y empêchent le monopole.Il fixera les lieux où devra sc faire la traite avec les sauvages et réduira le nombre des postes autant qu’il lui sera possible surtout de ceux qui sont éloignés.Il suffit 554627 — 229 — d empêcher les sauvages de traiter avec les Anglais et pour cet effet on doit avoir pour principe de leur procurer les meilleurs marchandises et au meilleur marché possible.Ni on pouvait avoir a cet égard, quelque avantage sur lrojx)s de former en Canada une troupe de volontaires, chef seurs, commandée par les officiers canadiens qui entendent les langues sauvages.Cette troupe destinée à la 230 petite guerre, servirait en tems de paix à rassembler les libertins qui se donnent d’ordinaire aux sauvages et serait employée aux besoins du service relat ifs à sa destination.11 suffirait qu’elle fut de 150 hommes pendant la paix; «n temps de guerre on pourrait la porter aisément à trois ou quatre eens hommes, les gens du pays étant très propres à ee genre de service.11 serait en outre nécessaire d’y entretenir un corps de matelots qui servirait pendant la paix aux transports sur le fleuve et sur les Lacs, et pendant la guerre, armerait les bâtiments destinés à défendre l’entrée de la Colonie.Il pourrait h’être en tems de paix que de Lr>0 ou 200 hommes ; qui ayant acquis la connaissance de la navigation du pays, seraient,des chefs d’équipage pendant la guerre.La dépense de leur entretien serait compensée avantageusement par les transports continuels et nécessaires dont ils épargneraient les frais au Roi.Les Milices du Canada sont très bonnes.Il y a dans ce pays là beaucoup plus d’hommes naturellement courageux que dans les autres.Lorsqu’on les accoutumera à l’obéissance, ou en t irera un grand parti à la guerre.Le Canadien est ennemi de la gène et inconstant, mais très docile lorsqu’il trouve fermeté et justice dans ses chefs.11 aime la petite guerre de préférence et y est très propre.Cependant il ne sera pas difficile de le faire combattre en ordre, sous l’appui des troupes réglées lorsqu’on le prendra par l’amour do la gloire qui est naturel aux ha-bitans du.Canada.L’on pourra en tems de guerre mettre so-us les armes 8,000 bons miliciens ; mais il faut que les levées soient faites avec choix et rigoureusement.Il n’y a sortes de ruses et d’intrigues que les bons hommes n’emploient pour faire marcher les mauvais à leur place.Dans les tems critiques on pourra pousser la levée jusqu’à 11 ou 12,000 hommes ; et si pendant la paix, l’on prend quelque soin de la population on peut esperer qu’au bout de vingt agis, les milices seront d’un tiers plus nombreuses.Sur le pied où le Roi entretient d’ordinaire les batail- — 231 — Ions en toms de paix, il serait nécessaire qu’il y eut tou-joursen Canada, douze bataillons de vieilles troupes, ce qui lerait environ 6,000 hommes, et ce serait trop peu si la colonie était attaquée avant qu’elle eut reçu des secours de L’on doit supposer néanmoins, qu’avant que la voie soit ferraee aux transports, on aura le tenus d’y faire pas' sei de nouveaux bataillons, ou au moins l’augmentation or-dmaire qui est de 160 hommes par bataillons, on aurait akms 8,000 hommes d’infanterie, ce qui joint aux milices suffirait pour conserver le pays lorsqu’on resserrera la défensive.Comme il a été proposé, bien entendu que la cour y enYerra (lc l>ïus grandes forces s’il est possible et tâchera de reparer les pertes annuelles par des petits convois hasardes et qui ne seront presque jamais interceptés, si on les fait partira la fin de février.11 serait à désirer que dans le nombre des 12 bataillons d y en eut toujours deux ou trois de troupes allemandes.On permettrait aux soldats de ces deux bataillons de se marier dans le pays, après trois années de service ce serait le moyen d’augmenter la population sans nuire à celle du royaume.D’ailleurs, ces bataillons seraient un ajijiat pour les coureurs et vagabonds des colonies Anglaises ou il y a beaucoup d’Allemands.Si les eapituiations de nos régiments Allemands, ou la difficulté des recrues empêchaient d’en faire passer en Canada, on pourrait permettre aux bataillons français qui devraient y passer, d engager dans chaque compagnie un certain nombre d’allemands qu’ils laisseraient dans le pays.Peut-être que l’Etat où se trouvera le Canada quand il reviendra sous la domination du Roi, no permettra pas d’y faire payer d’abord les douze bataillons, ils pourraient gêner pour le logement et pour la subsistance des officiers.En ce cas on se contenterait d’en envoyer huit ou dix pour la première et la seconde année ; pendant lesquelles on s’arrangerait d’en envoyer huit ou dix pour la première et la seconde année, pendant lesquelles on s’arrangerait pour recevoir les autres. 232 Tl serait à propos de donner à chaque capitaine 400 1.de gratification par an et 250 à chaque lieutenant, à proportion aux officiers supérieurs.Le soldat devant être nourri par le Roy ou par l’habitant ou retiendra sur sa paie 3s tid par jour, il lui restera 200 1.Le Roi retiendra aussi la masse et fournira l’habillement.La ration du soldat ne peut être moindre en Canada que de 28 onces de pain, b onces de pois et 8 onces de viande salée ou 12 onces de viande fraiche.L’air du pays exige plus d’aimions que celui de France.Cette ration coûtera au plus 8 s.Les marchandises et denrées étrangères étant plus chères en Canada qu’en France, il serait à propos que le Roy accordât aux officiel» le transport gratis sur ses vaisseaux.jusqu'à la quantité de 2n tonneaux par bataillon.La même faveur sera faite comme par le passé au Couver neur Général et à l’Intendant, on pourra l’étendre aux Etats majors des lacs, commissaires : ce qui ferait environ 450 tonneaux, lesquels raportés sur les vaisseaux que le Roy fera passer tous les ans en Canada seraient un objet peu considérable.11 sera permis aux troupes de laisser en France un officier par Regiment, pour être chargé de la correspondance et faire les emplettes et chargements pour les officiers dans les ports du Regiment.L’iiabdlement du soldat sera comme en France, on y joindra seulement une couverture et un gilet tous les deux ans.une paire de guêtres d’étoffés une paire de mitaine et .six paires de souliers de boeuf tanné tous les ans.11 ne sera plus donné d’équipemens aux soldats qui iront à la guerre non plus qu'aux officiers et domestiques.On ne donnera aux miliciens qui serviront, qu’une paire de soulliers tannés par mois, une paire de mitasse et un bra-guet pour la campagne, un gilet et une paire de mitaines à ceux qui serviront l’hiver.La dépense des équipements a toujours été très considérable et inutile.Un soldat n’a — 233 pas besoin de deux habillemcns.Les domestiques doivent être entretenus par leur maîtres.A l'égard des miliciens il taut les obliger a porter de qui se vêtir pendant la campagne ; le peuple du ( anada est assez aisé pour se passer do ce traitement, sauf à aider les plus misérables à titre de gratifications.Lorsque les troupes seront détachées dans des forts éloignées ou campées sur des frontières inhabitées et lorsqu elles seront en marche, l’officier recevra une ration de \ i \ î es pour lui se à celle du soldat et.une pour son domestique, bien entendu qu’elle 11b sera donnée qu’aux effectifs, partoul ailleurs il se nourrira au moyen de sa solde.Les officiers d’artillerie n’auront plus de droit de voyage ni de poudre.L’on ne donnera plus aux gens qui voyagent des certificats pour être payés de leurs dépenses, sous prétexte du service ; ceux qui voyageront réellement pour des cas ex-1 raordinaires, par ordre du Gouverneur-général seront in demnisés de leurs frais par des gratifications et on sera très circonspect là dessus.Les Gouverneurs de Montréal et des Trois-Rivières inutiles en tems ne paix et pouvant être en temps de guerre avantageusement remplacés par les officiers supérieurs des bataillons, l’on fera bien de supprimer ces gouvernemens.Il y aura seulement, dans chacune des trois villes, un Lieutenant de Roi du Gouvernement, un Major et un aide major.Les emplois de Major et d’aide major de ces places seront donnés a des officiers actifs et intelligcns, parce qu’ils seront chargés du détail (les milices sous l’autorité des Licutenans de Roi et du Gouverneur Général.Le Gouverneur général sera Inspecteur des troupes ; il n y aura plus de Major Général, inspecteur commandant des troupes, emploi abusif qui coûte, embarasse et ne sert à rien.Les recrues seront fournies par le Roi et transportées 1676 — 234 - stir sos vaisseaux d’apres les états (pic le Gouverneur-Général enverra à la fin de l’automne.^ Chaque lieutenant de Roi fera tenir par le Major un rôle exact des miliciens de son gouvernement, depuis l’âge de 18 ans jusqu’à 1)0, on y distinguera les gens mariés et l’on fera trois classes, des bons, des médiocres et des mair vais.Les Lieutenant de Roy feront deux fois par an, la revue des miliciens, au commencement et à la fin de l’été.Le Gouverneur-Général sera présent à une de ces revues.On les obligera à avoir chacun un bon fusil, une corne à poudre et un sac à plomb.11 sera nécessaire que le Roy fasse passer en Canada 400 maîtres et compagnons ouvriers de tous genres, surtout pour les forges et constructions de marines lesquels seront nourris aux dépens du Roi pendant les premières années, et ne serviront qu’aux travaux du service.Il faudra aussi y faire passer des outils de toute espèce en suffisante quantité et une provision de fer pour la première année en atteudans que les forges puissent en fournir.Il est de la plus grande importance de faire construire des hangars pour les effets d’artillerie, l’air du Canada étant très destructif.Comme le bois est commun, cette dépense sera peu considerable.L’on ne peut espérer de trouver au Canada la première année, les vivres nécessaires pour la subsistance des troupes ; on sera obligé d’envoyer en France 15 ou 20 mille quarts de farine et quatre ou 5 mille quarts de lard, ce qui augmentera pas la dépense.Nous allons maintenant entrer dans le détail des dépenses que le Canada occasionnera au Roi pendant chaque année de paix y compris ce qui sera à faire pour le mettre en état de défense.On verra par le tableau ci après quels appointemens l’on estime être donnés au Gouverneur Général, à l’Intendant, aux Etats majors et aux officiers de plume et de jus- 235 Ils doivent paraître suffi sans à tout homme désinter-rcssf' «{in a une connaissance parfaite de ce i>ays.“f)()’(){),) *• (JU(1 110us proposons pour les presens a faire aux balivages seront plus que suffisons entre les mains 11 1-n onn‘,nenr oc!ai^ et «
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