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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1922-02, Collections de BAnQ.

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lUIJLKTIN DEP RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXVIII 1EAUCEVILLE - FEVRIER If22 N» 2 OU RESIDAIT L’INTENDANT TALON A QUEBEC (Vest le 1- septembre 1665 que l’intendant Talon débarqua à Québec après une traversée de cent dix-sept jours.Où se logea M.Talon en arrivant à Québec ( Denis-Joseph Ruette d’Auteuil, marié à < Maire-Françoise Clément du Vault, était passé dans la Nouvelle-France en 1649.Sa belle-mère.Anne (iasnier, veuve de Jean (Mément du Vault, seigneur de Monceaux, qui avait du bien, vint ici en même temps que lui.Le 20 septembre 1649, elle obtenait la concession d’une bonne partie du terrain du parc actuel Laval-Montmorency, au haut de la côte la Montagne.Le 21 août 1655, Anne (iasnier se remariait avec Jean Bourdon.Bar son contrat de mariage* elle abandonna sa concession a sa tille* et a sem genelre.Le 2:i juillet 1656, M.d’Auteuil agrandit considérablement son terrain e*n se faisant elonner une nouvelle e-oncession par M.Jean de Lauzon.Sur ce* vaste terrain il se bâtit une très belle maison.Exclu arbitrairement du Conseil Souverain par h* gouverneur de* Mézv eu septembre 1664, — 34 — M.d'Auteuil sc retira sur son domaine de Monceaux à S ill cry.Sa maison de la côte la Montagne était inoccupée lors de l’arrivée à Québec de M.Talon.Celui-ci s’empressa de la louer, ("est dans cette maison que M.Talon habita pendant son séjour à Québec de 1665 à 1672.Le 3 juillet 1667, par l'entremise de Octave Zapaglia, sieur de lîessan, secrétaire de M.de Tracy, M.Talon se rendait acquéreur de la belle propriété qu’il occupait et d’un autre emplacement de huit arpents sur la Grande-Allée, pour la somme de 6,500 livres.L’acte d'achat reçu par le notaire Rageot décrit ainsi la propriété que M.Talon achetait au haut de la côte la Montagne: “ L’emplacement qui se rencontre en icelluy de Mre Franc de Laval evesq de Petrée vicaire apostolique de ce pays, à cause de l’acquêt a luy ft par feu Guillaume Couil-lard, d'un rosté le cimetière, d’autr, par devant le grand chemin et par derrière le cap appellé le Sault au Matelot le tout conten.trois arpents de terre ou environ ensem.la maison et grange assises sur icelluy.le d.amplacement à luy appartenant tant par la donnation q.luy en a esté l’to par dame Anne Gasnier, veuve en premières noces de feu Mre Jean Clement du Vault, chevallier, seigneur de Monceaux, et après fe.de Mous.Bourdon, pr.gnal du Roy au Conseil Souverain de Quelbec, sa belle mère, et ce par le contrat de mariage qui fut passé entre le d.S.Bourdon (“t elle que par concession fte au d.sr Dauteuil par feu Mr Jean de Lauzon, vivant eoner ordinaire du Roy en ses conseils d’estât, et privé, en vertu du pouvoir qui luy en avait été donné par les MM de l’ancienne Comp.;, la d.concession en datte du 23 juillet 1656.” Comme M.Talon avait fait pour une somme de 2,500 livres d’améliorations tant à la maison et à la grange qu’aux jardins et clôtures, il ne versa que 4,000 livres à M.d’Auteuil. 35 — Le site merveilleux de la résidence de Talon a inspiré à M.Thomas Chapais une des plus belles pages de son livre Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France: “ Des fenêtres de son hôtel, situé sur l’emplacement de notre ancien parlement provincial, au sommet de la côte La Montagne, Talon pouvait contempler, durant les beaux jours d’été où l’atmosphère est limpide et le ciel sans nuages, un admirable spectacle.A perte de voie s’étendaient devant lui les habitations de Beauport, de la côte de Beaupré et de l’île d’Orléans, espacées de quatre arpents en quatre arpents.Les champs cultivés, taillés en pleine forêt, allongeaient, entre des travées de verdure, leurs rectangles symétriques, où les blés mûrissants faisaient onduler leurs Hots d’or.Plus près, une longue coupée à travers bois lui indiquait le chemin qu’il avait fait ouvrir jusqu’aux éclaircies de Bourg-Roval, de lhuirg-la-Reine et de Bourg-Talon, créés et peuplés par ses soins.S’il abaissait les yeux vers la rade, il y apercevait de nombreux vaisseaux, dont quelques-uns déchargeaient leur cargaison de France, tandis que d’autres prenaient leur chargement pour les îles lointaines que son intelligente sollicitude rapprochait de notre pays par les courants alternatifs de l’échange et du commerce.En même temps, le bruit cadencé de la hache et du marteau montait jusqu’à lui du chantier maritime où, par ses ordres, se construisaient des navires destinés à relier les deux mondes.A ses pieds se groupaient les entrepôts, les magasins, les maisons de la ville basse industrieuse et commerçante.En haut du promontoire, sur le prolongement du plateau ou s’élevait sa demeure, dans un rayon de quelques mille pas, le château, le séminaire-évêché, la cathédrale, le collège des Jésuites, le monastère des llrsulines, l’Hôtel-Dieu, la sénéchaussée, contenaient et résumaient la vie politique, intellectuelle et religieuse de la Nouvelle-France.’’ Après son départ de la Nouvelle-France, M.Talon essaya de vendre son terrain et sa maison au roi.Connue les pourparlers duraient trop longtemps, en 1682, il auto- 26 — iis;i s;i niccc, Madeleine tième siècle fonder à Ville-Marie une école d’une certaine importance et très probablement une communauté de Frères Instituteurs à l’instar de celle que Jean-Baptiste de La Salle (maintenant canonisé), >• nunariste a Saint-Kulpiee, avait fondée à l’aris, -i\ ou sept ans auparavant.Les documents qui se rattachent à cette page de notre histoire étant assez nombreux et surtout fort prolixes, nous nous contentons de les résumer ou d’en citer les extraits essentiels.Le 15 de septembre 1689, par Stanislas Côté (vol.de 1865, p.213).Biographie de Sir Etienne-Pascal Taché (vol.de 1865, p.245).Notice biographique de l’honorable Ceorges-Kené Baveuse de Beaujeu (vol.île 1865, p.249).Sainte-Anne du Bout de l’île de Montréal, par Paul Stevens (vol.de 1866, ]).5).Le K.P.Rémi Tellier, S.J.(vol.de 1866, p.21).Sainte-Anne du Bout de l’ile de Montréal, par l’abbé Bourgeault (vol.de 1866, pp.78, 226). Notice biographique de messina Dominique Cranet, vicaire-général, onzième supérieur du séminaire de Saint-Sulpiee de Montréal (vol.de 1866, p.iil).Messire Joseph-Julien Perrault, 1’.S.S.(vol.de 1866, p.314).Situation religieuse de l’Amérique anglaise, par K.Hameau (vol.de 1866, p.326).Biographie de l’honorable F.-A.Quesnel (vol.de 18U6, p.333).Auguste-Laurent .Moreau, N.1’.(vol.île 1866, p.427).M.Simon Valois (vol.île 1866, p.451 ).L’histoire de la colonie française en Canada, par l’abbé Faillon (vol.de 1867, pp.45, 81, 161, 241, 321, 401, 481, 361, 641, 721, 801, 881 ; vol.de 1868, pp.1, 81, 161, 242, 337, 417, 501, 51)3, 673, 1)13; vol.de 1861), pp.1, 81, 161, 241, 321, 401, 481, 561, 641, 721, 801, 881; vol.de 1870, pp.5, 81, 161,225, 321, 401, 561, 641, 721, 801, 881; vol.de 1871, PP- 1, 81, 161, 241, 321, 401, 481, 561, 641, 721, 801, 081: vol.de 1872, pp.5, 81, 161, 241, 320, 401, 481, 561, 641, 721, 801, 881; vol.(le 1873, pp.1, 81, 161, 241, 321 ).be missionnaire ne meurt pas, par Faucher de Saint-Maurice (vol.de 1867, p.387).Notice sur messire Jean-Baptiste lloupe (vol.de 1867, p.535).Mgr Fierre-Flavien Turgeon (vol.de 1867, p.674).Mission providentielle des Canadiens, par dis Thibault (vol.de 1867, p.040).La croisade au Canada (vol.de 1868, p.212).Les grandes manufactures de Montréal (E.Chanteloup) (vol.de 1868, pp.387, 525).L'honorable Darcy Met lee et le fenianisme (vol.de 1868, p.3!)8).D’Iberville ou le Jean Hart du Canada (vol.de 1868, p.450).Dialogue des morts entre le marquis de Montcalm et le général Wolfe (vol.(le 1868, pp.557, 617, 710, 752, 775, 833).Les Esquimaux (vol.de 1860, pp.261, 354, 412).Notice biographique sur messire Pierre Billandèle, ancien supérieur du séminaire de St-Sulpiec, vicaire-général du diocèse de Montréal (vol.de-1870, pp.273, 365, 408, 481, 534, 620).Pôle général de la recrue de 1653 pour Montréal (vol.de 1870 p 786).Notice biographique de Mgr C.-F.Baillargeon (vol.de 1870, p.865). — 49 — Notice sur le Révérend messire Failloii (vol.de 1871, pp.8!), 170, 309, 382, 034: vol.de 1872, pp.140, 200, 840; vol.de 1873, p.362).Louis Beaudry (vol.de 1811, p.‘>43).Le recensement du Canada, par ,I.-C.Taché, 1871 (vol.de 1872, p.279).Etude sur Immigration des Canadiens aux Etats-Unis (vol.de 1872, p.736).Le grand-vicaire A.-F.Truteau (vol.de 1873, p.142).L’abbé Joseph-Honoré Routier (vol.de 1873, p.144).Mgr Edouard-Charles Fabre (vol.de 1873, p.357).Eloge funèbre de sir (J.-F.Cartier, par M.l’abbé Antoine Racine (vol.de 1873, p.441 ).M.François Cassidy, maire de Montréal (vol.de 1873, p.475).Mémoire sur la vie de M.de Picquet, missionnaire au Canada, par M.de La Lande (vol.de 1873, p.848).R.ORIGINE DES NOMS DE RUES ET DE LOCALITES DANS LA REGION DE MONTREAL • i VERDUN —A la mort de Lambert ('lusse, en février 1662, Zacharie Dupuis fut promu major de Montréal et dans les années qui suivirent, il reçut la promesse d’un fief au-dessous du Sault-Sainte-Marie.La concession lui en fut faite pur écrit en 1672.Ce fief reçut le nom de Verdun.Pourquoi ?Faute do document, voici une conjecture qui sollicite l’attention.Le successeur de Closse était originaire du département de l’Ariège où une des communes s’appelle Verdun et une autre Saverdun ( 1 ).Le major a donc pu vouloir se remémorer le pays de sa naissance en baptisant sa propriété.(1) Mgr Tanguay écrit Sc&verdun, mais on prononçait Scaverdun. 50 — COTE DES AHOOCLETS OC VERDUN—Ce qui s’explique moins bien c’est le nom de côte des Argoulets donné par dérision sans aucun doute, au fief de Verdun.Il semble dater de la lin du 18e siècle, car dans l’arrêt de 1122 qui délimite les paroisses de la Nouvelle-France, on lit que celle de Montréal comprend entre autres localités, “la côte des Argoulets avec l’île aux Hérons située vis-à-vis la dite côte”.(B.R.H., 11114, p.44.) Ce nom curieux persista ’ s.Dans deux actes du notaire Simonnet du 2.4 av ril et du 22 juin 1741, il est question de gens demeurant à la “côte des Argoulets”.Un siècle plus tard, en 1830, on écrivait encore “côte des Argoulets ou Verdun”.Mais l’expression était à la veille de disparaître, car l’abbé doseph-A.Richard, premier curé de la paroisse de Xotre-Dame-des-Sept-Douleurs de Verdun (fondée en 18!)!)), relève dans un document de 1841: “Côte de Verdun, ou rivière Saint-Pierre.” Que signifiait Argoulets?A cette question M.Suite répond: ce sont des arquebusiers, des mousquetaires, des fusiliers, des carabins employés comme infanterie légère.Or, il paraît qu’en DÎ88 et, 1689 on lit camper au bas du Sault-Saint-Eouis des détachements de soldats.Mieux encore, M.de Vaudreuil fut le chef d’une Compagnie de cent hommes qu’on appelait les mousquetaires et qui a dû passer et repasser par le camp de Verdun.La côte ou localité aurait reçti son nom bizarre vers cette époque.(B.R.11., 1911, p.44.) CIMETIERE (rue du) — Deux rues ont porté ce nom à Montréal.La première conduisait de la grève au troisième cimetière de Ville-Marie qui se trouvait jusqu’en IU83 entre les rues Saint-Sacrement, Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Eloi.Cette route a pris plus tard le nom de rue Saint-N i colas.La seconde partait du square Chaboillez et donnait accès au cimetière catholique qui de 179!) à 1854 occupait le site actuel du square Dominion.C’est la rue Cathédrale de nos jours.E.-Z.MASSICOTTE C$^^ 51 — UN SECRETAIRE DE MONTCALM Le 18 avril 1757, le sieur François Estève, fils de Henri Estève et de Uabrielle Dazemar, de Notre-Dame des Tailles, diocèse de Montpellier, épousait, à Montréal, Elisabeth Bissonnet, tille de René Bissonnet, voyageur, et de Elisabeth Lemire.Il est bien probable que le nom de Estève serait resté dans l’ombre si son acte de mariage ne nous disait qu'il était le secrétaire du marquis de Montcalm.En eiïet, M.de Montcalm, qui le connaissait puisqu’ils étaient presque voisins en France, l’avait amené ici pour lui servir de secrétaire.Estève fit la traversée dans le même navire qui nous amena Montcalm.Deux jours avant le mariage de son secrétaire, le 16 avril 1757, Montcalm écrivait à sa mère : “Estève, mon secrétaire, se marie.Beau caractère.Bon autographe, écrivant vite.Je lui procure un emploi et le moyen de faire fortune s’il veut.Il fait un meilleur mariage qui ne lui appartient ; malgré cela je crains qu’il ne le fasse pas comme un autre ; fat, frivole, joueur, glorieux, petit-maître, dépensier.” Quel emploi Montcalm procura-t-il à son secrétaire ?Nous l’ignorons.Il est bien probable qu’il le fit entrer dans l’administration.Le 11 juillet 1757, il écrivait au ministre de Moras au sujet de Estève.Nous n’avons pas sous la main le texte de sa lettre.Nous en donnons ici la traduction faite par M.O’f'allaghnn, dans son grand ouvrage Documents relatin' lu the colonial history of the state of \eir-York (vol.X, p.577) : “ I have requested only two favors from the Keeper of the Seals: some allowances for my third aid-de-camp, who has none; twill’ be more agreeable to him and me to receive them from the King.“A commission of Clerk of the Marine for Sieur Estève Jeune, a gentleman and man of intelligence, and the nephew of him who was Advocate of the clergy., II you have had the goodness, in the labor you will have performed for the Colony, to grant me these two favors, I present you my thanks in advance; if you have considered it your duty to defer them, 1 shall once more, My Lord, renew the request at the dose of the campaign, and more in detail.” A tout événement, nous perdons toute trace du sieur Estève après — 52 — LES ARMOIRIES DES RAIMBAULT Au cour.' d’un article sur le juge Pierre Raimlmult et sa famille, je disais dans le HulUdin de 101 A, |>.81, que Paul-François, fils de Pierre, semblait avoir été anobli.Cette conjecture se change en réalité après avoir pris connaissance du document suivant où l’on voit que l’anobli requiert le brevet de règlement de ses armoiries.Seulement, pourquoi a-t-il attendu la conquête de la Nouvelle-France !' * * * RA LM BAT LT DK S AI M BU N Montréal-Canada, février 17(51—• Brevet de règlement d’armoiries pour le sieur Pierre Haimlmult de Saimblin, Sgr.de Xaimblin.Louis-l’ierre d’Hozier, cliev.doyen de l’ordre du Roy, eons, en ses colis., juge d’armes de la noblesse de France.l’tntl-Fralirais lluimbaull-Siiiiiiblin du Verger, lieutenant (l’une Oie détachée de la marine en Canada, de présent à Paris, rue Dauphine à l’hôtel de Flandres, par.St.André des Ares, faisant pour Paul Haimlmult de Saimblin, Sgr.de Saimblin, fils de Pierre Haimlmult, lieut.-général, civil, criminel et de police de sa juridiction de Montréal en Canada, nous ayant représenté qu’il est important audit Sr.Paul Haimlmult son père d’avoir des armoiries pour lui servir et à sa postérité née et à naître en légitime mariage; mais ledit sieur Haimlmult étant instruit de l’arrêt du conseil du neuf mars mil sept cent six qui defîend expressément à toutes personnes de porter des armoiries, sans que, préalablement elles ayent été réglées par un brevet, de règlement signé de nous en qualité de juge d’armes de la noblesse de France, nous donnant pouvoir de faire assigner à notre requête tous ceux qui auraient contrevenu ou qui contreviendraient à la loi générale établie sur ce fait.En conséquence de quoy l’exposant nous a requis de lui accorder le brevet de règlement à ce nécessaire.Nous comme juge d’armes de la noblesse de France, avons réglé pour armoiries audit sieur Paul Raimlmult de Saimblin et à ses enfants et postérité nmsles et femelles nés et à naître en légitime mariage, un (ru d azur ri un aigle d argent, éployé becqué cl membre de gueules et une fusee d ur brochant sur le tout, chargée d'un Hon de gueules pissant.Cet écu timbré d’un casque de profil orné de ses lambrequins d’or d’azur, d’argent et de gueules.Et afin que le présent brevet de règlement puisse servir audit sieur Paul Uaimlmult de Saimblin et à ses enfants masles et femelles.Nous l’avons signé et nous y avons fait mettre le sceau de nos armes.A Paris, le lundi vingt-troisième du mois de Fcbvrier de l’an mil sept, cent soixante et un.d’Hozicr Kild.Nationale — Manuscrits, Nouveau d’1 lozier — 27!) E.-Z.M A SS I COTTE REPONSE Lu mort de Jucgues Curlier (Vol.XXVII, p.Tin).Munis demande si Jacques Cartier est mort à Saint-Malo, s’il a été inhumé eu cet endroit, et si son acte de sépulture a été publié quelque part.Il n’est pas facile de répondre d’une manière catégorique à ces questions.Voici cependant un extrait d’une lettre adressée à M.E.llovius, chevalier de la légion d’honneur, maire de la ville de Saint-Malo, par son adjoint M.Ch.Cunat, en date du 10 février 1811, ( I ) (pii montre une lacune dans les registres de Saint-Malo.“Quant à l’année de la mort de Jacques Cartier, le hasard seul peut le faire découvrir puisque nos registres nécrologues manquent entre les années 1508 et.1588, et à cette dernière époque où ils reproduisent la liste des morts, le grand homme aurait atteint ses !)¦! ans ; aussi mes recherches au delà n’étaient-elles qu’un acquit de conscience”.Mais sir Joseph Pope, dans Jucgues Curlier, sa rie et ses voyages (trad, de M.L.-P.Sylvain), p.Pii, a du nouveau: “Nous voici maintenant arrivé au dénouement de notre héros, à sa mort qui eut lieu le 1er septembre 1557, dans la (Kième ou la (i?ème année de son âge”.• l’ne note au bas de la page dit : "M.des Emigrais dit avoir découvert dernièrement, à la marge d’un des registres de la cour de Saint-Malo, l’annotation suivante, sous la date du 1er septembre 1557."Ce diet mererccredy au mutin environ cinq heures décéda Jacques Car lier”.“M.des Emigrais donne un fac-similé de cette entrée.Une épidémie (pii sévissait alors à Saint-Malo pourrait porter à conjecturer que Cartier fut une des victimes du fléau”.FRANCIS-J.AUDET (1) Archives du Canada.Série F.vol.1.p.62. — 54 REPONSES Le baron llu'skmi fut-il blessé par au Canadien ! (Vol.XXVI II, p.:î).L’historien Carneau writ qu’à l’assaut du fort Lydius, le 11 septembre 1755, le baron Diesknu, commandant des troupes françaises, fut blessé et fait prisonnier par un déserteur canadien établi dans la Nouvelle-York depuis une dizaine d’années.Dans sa lettre du I I septembre 1755 au comte d’Argenson, le baron Dieskau écrit : “Domino j'étais près du camp ennemi, et en face du canon, je m’avançai avec les 200 hommes de troupes réglées pour m’en saisir, persuadé que les Canadiens ne m’abandonneraient pas, et que les sauvages reviendraient peut-être, mais inutilement.Les troupes réglées eurent sur elles tout le feu ennemi et y périrent presque toutes ; je fus jeté à terre par trois coups de feu, dont aucun n’était mortel ; mais j’en reçus un quatrième qui passa d’une cuisse à l’autre en traversant la vessie.” M.Carneau, croyons-nous, a [iris son renseignement dans le “Dialogue entre le maréchal de Saxe et le baron de Dieskau, aux Champs-Elysées’* du chevalier Johnstone.Ce dialogue, dans le fond, est une oeuvre d’imagination.Les appréciations militaires peuvent être justes, mais nous avons le droit de suspecter les faits avancés par le chevalier Johnstone.Johnstone met dans la bouche de Dieskau le récit suivant : “Ayant donc continué à marcher sur la dite batterie dans la confiance que les sauvages n’oseraient m’abandonner me voyant si fort avancé, je m’aperçus que les Canadiens, au lieu de marcher de leur côté au retranchement, s’éparpillaient à droite et à gauche, faisant le coup de fusil à la sauvage, et que les sauvages n’avançaient point ; sur quoi m’étant écarté un peu vers la gauche pour leur faire signe d’avancer, je m’approchai, sans m’en apercevoir, si près du retranchement, que je reçus dans un instant trois coups de fusil dans les jambes et un à travers le genou droit qui me fit tomber près d’un arbre, derrière lequel je me traînai avec l’aide du chevalier de Montreuil qui m’avait suivi, lequel était le plus ancien après moi et ne voulant pas m’abandonner, je lui ordonnai, do par le lloi, d’aller prendre le commandement, et s’il en voyait la nécessité, de faire la retraite le mieux qu’il pourrait, mais de m’envoyer quelques hommes pour m’enlever.Peu de temps après vinrent deux Canadiens de sa part, dont l’un fut tué raiilu et me tomba sur les jambes, ce qui m’embarrassa beaucoup ; et, l’autre ne le pouvant pas taire seul, je lui dis de m’amener quelques hommes de plus.Mais peu de temps après j’entendis battre la retraite sans rien voir, étant assis dans un terrain un peu lias, le dos appuyé contre un arbre, et ayant resté dans cette situation environ une demi-heure, je vis, à dix a douze pas de moi, un soldat des ennemis me coucher en joue derrière un arbre, auquel je fis signe de la main de ne pas tirer ; mais il ne laissa pas que de lâcher son coup, qui me traversa les deux cuisses, et, sautant en même temps sur moi, il me dit en très bon français : “Rendezvous !” Je lui dis : “Misérable ! pourquoi me tires-tu ?tu vois un homme couché à terre baigné dans son sang et tu tires !—Ah ! répondit-il, que sais-je moi ?vous pouviez avoir un pistolet : J’aime mieux tuer le diable que si le diable me tuait.—Tu es donc Français ?lui dis-je.—Oui, répliqua-t-il ; il y a plus de dix ans que j’ai déserté du Canada.” Ajoutons que le baron Dieskau fut très bien traité par son vainqueur, le général Johnson.R.0.R.• • Le naufrage de l'Alexandre en 1747 (Vol.XXVII, p.”27).—Le document qui suit servira de réponse à la question posée par A.(!.dans le Bulletin de novembre 1921 ; il est conservé dans les Archives du Séminaire de Québec.Cette relation remplit quatre pages grand papier.File est d’une bonne et même belle écriture, signée de trois noms et probablement dictée sinon écrite par le commandant qui pourrait bien être I.)ufaux.Cette copie nous paraît être une rédaction définitive originale.“Aujourd’hui vingt septième juillet mille sept cent quarante sept.“Nous soussignés.Capitaine, officiers majors et mariniers du navire l’Alexandre de Bord: certifions à tous ceux qu’il appartiendra être parti de la Rivière de Bordeaux le 27e avril 1747 pour nous rendre dans la Rade de LaRochelle joindre l’Fseadre de Monsieur de LaJonquière destinée pour Qu check ce que j’ay fait le 28 du il.Ft sommes partis sous l’Escorte du d.Sieur de La Jonquière au nombre de 39 voilles, dont il y en avait neuf à dix pour les Indes et le restant pour le Canada.“ Le 10e du mois de may nous avons tous appareillé de la d.Hade de LaRochelle et avons toujours suivi le convoy jusqu’au I le du d.au matin à 8 heures que nous eûmes connoissance de IG gros vaisseaux au vont à nous, (Les umts étant do la part du N Ne, bon petit frais) Lesquels après une certaine distance reconnûmes être ties anglais qui avoit déterminé notre commandant de nous faire le signal d’arriver, pour nous éloigner ties anglais, ce que nous limes dans l’instant, et eûmes connois-sance tl’un combat qui fut livré entre l’escadre de france et celle des anglais que nous observantes jusqu’à î heures du soir que nous perdimes de vue les uns et les autres, ce qui me lit résoudre à faire une routte différente pour evitter la rencontre des ennemis, je Us gouverner au S K.pour tiller chercher la cotte d’Kspagno n’en étant qu’il 10 lieues dams le NO: à 10 heures du même soir, nous eûmes eoiutoissiiiiee de deux navires de notre Hotte au vent à nous qui faisoit la même manoeuvre que nous et même routte, une heure après, nous en a percalines un troisième que nous contions être de notre (lotte niais qui se trouva être ennemi du nombre de l’escadre qui avoit attaqué notre Hotte; après avoir arrivé sur nous il en a amariné deux: Dans cet intervalle je lis plusieurs routtes différentes, j’eus le bonheur de m'échapper de ltty, et de gagner un endroit habillé par des pécheurs nommé C'nniarignas ou nous mouillâmes le lendemain loe du d.environ à neuf heures du matin, et avons resté deux jours pour donner le temps aux ennemis de nous donner le passage libre, Nous partîmes le lTe de Camarigmts pour continuer notre routte et pour suivre notre destination.Pendant le cours de notre traversée avons eu un temps des plus cruels, Noreste et bruineux.“Le vingt trois juillet eûmes connaissance du Cap de Nord à dix lieues eux iron au ON'O de nous, après lions être un peu rallié à terre, nous aperçûmes l’isle St.Paul qui me confirma les dittos terres, à huit heures du soir nous limes la routte convenable pour parer l’Isle aux oiseaux, le> vents étant de la part du Sud; Vers les dix heures du même soir, ils varièrent au S O et à minuit au O: et brunie épaisse à ne pouvoir distinguer le ' '¦ de notre navire.Ce temps a freux ayant continué quatre jours, les vents ont varié du S S O au () et toujours brume fort épaisse.Le 5Jîe du d.juillet à dix heures du matin nous eûmes une petite celnin ic d’environ une ilemy heure, nous observâmes avec attention dans cet intervalle s’il y avoit quelque marque ou apparence de terre dont nous n’eumes nulle connoissnnee nous méfiant de la variété du courant.Nous nous faisions toujours à lti ou 18 lieues dedans le S K ; de l’Isle d’Anti-eostv : -à midy, les vents au Sud et au S S O toujours brume épaisse nous limes gouverner au ONt) pour nous rallier du eotté de bonaventure ou de (Jsapey, terre extrêmement élevée pour éviter Anticosty, les courants 1713 ot‘"ent sl vi,,la,ltH au N, que vers les 4 heures .lu soir nous eûmes le malheur de donner à In pointe «lu S K de l’isle d’Anticosty sans seavoir [tendant deux heures de temps que devenir sans connoissanee de terre, dams I intervalle, nous travaillâmes à la sauration (sic) du navire jusque ilans le moment qu’un coup de mer nous prit et mit le navire en travers et le creva et dans l’instant le navire lut comblé d’eau jusqu’à son plat bord de tribord, nous voyant dans une si funeste situation et sans espoir nous sauvantes des vivres que nous embarquantes dans notre canot, nous lûmes favorisés d’une éclaircie qui nous lit apercevoir la terre environ demi lieue avec des battures de Hoches bâbord et tribord .pii portent une eiande lieue au large.Nos gens s’embarquèrent en partie pour aller à terre mettre une partie du monde et venir chercher le restant ou nous sommes tous ensmhle sur la ditte Isle, ayant été obligé d’abandonner le navire avec précipitation pour notre sainement je n’ay pu avoir le temps que de prendre le reste de mon équipage et me sauver à terre."Fait à Anticosty le 28 juillet 1747.Du faux (signé) fraîche Des paierie tous trois avec paraphe Aujourd hui, vingt neuvième du d.mois de juillet au matin après a\oit examine notre situation, dégrade sur une Isle déserte sans ressource expose peut-être a la (tireur des bêtes feroees qui fourmilloient à l’entour de nous et voyant nulle apparence de pouvoir sauver la moindre partit1 des débris de notre naufrage dans cette extrémité aurions conclu qu’une partie de l’équipage partirait dans notre canot pour se rendre à la terre du Sud et tâcher de leur procurer du secours, et qu’en attendant le reste de I équipage resterait sur 1’Isle avec la plus grande partie des vivres leur en ayant laissé environ pour deux mois de ceux .pie nous avions >
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