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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1922-07, Collections de BAnQ.

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mi.i.i.TiN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXVIII BEAIICEVIUE - JUILLET 1022 N* î UNE REVOLTE A QUEBEC EN 1763 Le général Murray, premier gouverneur anglais de Quebec', était «l’un caractère extrêmement violent, niais il revenait si vite de ses emportements et il était si juste pour ses subordonnés que l«*s soldats avaient beaucoup d'estime pour lui.Le soldat anglais, accoutumé à être mené énergiquement, se soumet volontiers à une discipline de fer quand il est traité avec justice.Au mois de septembre 1763, le général Murray eut à faire face à une révolte qui éclata dans la garnison de Québec et dont il vint à bout grâce à sa diplomatie et à son énergie.Dans les premiers jours de septembre 1763, le général Amherst, commandant en chef des troupes anglaises en Amérique, dont les «piartiers-généraux étaient à Xew-York, donnait ordre au général Murray d’opérer une réduction de quatre deniers dans la solde des soldats de la garnison de Québec composée des 15e et 27e Régiments et du 8e bataillon des lianf/ers.C’est le 18 septembre 17(i3 que le général Murray annonça cette réduction à la garnison de Québec.On comprend que la nouvelle fut reçue de très mauvaise grâce par le troupier dont la solde était déjà assez minime. — 194 — Le même soir, apres l’appel «tu nue, tes wkw» » attroupèrent en armes et défilèrent «levant les quartiers du général Murray afin «le protester «-outre 1 ordre qu il venait «le ])romulguer.Les quelques marchands anglais de Québec ayant essavé «le faire entendre raison aux soldats turent reçus nar une volée de pierres qui atteignirent quelques otfi- .1» i ,ln tn>,o< lull 1>C UQMt'ns! ibligés de tirer leurs salir» .volée de pierres qui atteignirent quelques ot'fi .1 * 1 1* ' .1 l/vm>Lt onltl'n, Lu peu plus tard, dans la soiree, presque toute la garnison se réunit en armes et tambours battants près de la porte Saint-Jean.Le général Murray qui, avec quelques officiers at Les soldats informèrent le gouverneur qu us avaient « intention «le se mettre en marche pour New-York, avec deux pièces d'artillerie, pour soumettre leurs griefs au general en chef Amherst.Murrav et ses officiers passèrent la nuit blanche.A tout instant, ils s’attendaient (l’être attaqués par les soldats en révolte.Le lendemain, 19 septembre, Murray rassembla les officiers et les sergents sur lesquels il pouvait compter.11 signala à tous la gravité de la situation.La garnison de Québec était la plus forte de toutes les garnisons en Amérique.Si la révolte n’était arrêtée immédiatement, i-lle pouvait se répandre dans toutes les autres garnisons et il pouvait en résulter des conséquences très graves dans un pavs qui n’était pas encore pacifié et où tous les citoyens étaient soldats.Il fut donc convenu que les offi- Les émeutiers se rendirent ensuite aux quartiers des officiers par groupes bruyants dans le but de les inti- nu.''.' ' v— — 1 pour se protéger contre la troupe.mider.sous-officiers, faisait ta visue «ies corps «««• s-imi-, .vnwu tra les émeutiers et tenta de les apaiser.Les soldats n< voulurent pas se rendre à ses conseils et plusieurs «h-char — 193 — (Mors et sergents useraient le jour même de toutes les ressources de la persuasion auprès des soldats Si ces moyens ne roussissaient pas, on devait avoir recours, le lendemain, aux mesures les plus rigoureuses contre les mutins.3 Le 20 septembre, à dix heures du matin, toute la garnison reçut ordre de s’assembler sur le terrain de parade, a la Grande-Place.général Murray s’y rendit accompagné do son etat-major et donna lui-même lecture du code militaire Sajeeturo terminée, il lit voir aux soldats la faute énorme qu ils étaient en train de commettre contre la discipline puis il les informa que lui et ses officiers étaient décidés de rappeler les mutins à leur devoir quand bien même ils périraient a la peine.Puis, ^s’avançant bravement vers le régiment d’Ain-herst, il s’écria que le premier soldat qui refuserait d’obéir serait immédiatement tué.Il s’empara ensuite des drapeaux du régiment, les hxa en terre à une certaine distance l’un de l’autre, et d’une voix de stentor donna ordre au régiment de marcher droit entre les deux drapeaux.Le regiment d’Amherst s’ébranla comme un seul homme et passa entre les deux points fixés par le gouverneur.Le général Murray félicita alors le régiment d’Ain-horst d’être revenu à de meilleurs sentiments.Il donna ensuite le même commandement au 27e régiment puis au He bataillon des Ttanf/cvs.Ceux-ci obéirent également.Le général Murray venait de mettre tin à une révolte très sérieuse sans avoir fait verser une seule goutte de sang ! P.-G.R. RAQUETTES — CLUBS — COSTUMES — eu VNSONS — CARNAVAL EL MOT DAQ1 ETTEi D’où \icnt le mot raquette appliqué A ces appareils qui servent a manlier sur la neige ?Il semble (pie les Français, en arrivant au Canada, leur aient immédiatement donné ce nom pareequ’ilg ressemblaient a l’instrument dont on se servait en Europe pour jouer a la paume, ancêtre probable du jeu de hiwn-tenni.s.Au ténue 111, p.n>4, année Ui08 de ses “Voyages”, le fondateur de Québec s’exprime ainsi : “L’hiver, quand les neiges sont grandes, ils (les "sauvages) font une manière de raquettes qui sont grandes deux ou trois ‘•fois plus que celles de France, (pi ils attachent à leurs pieds , et vont “amsi sur la neige, sans enfoncer ; car autrement ils ne pourraient clias-“ser ni aller en beaucoup de lieux.” Dans la “Delation des Jésuites” de l’an 1611, il est écrit : “que les “sauvages s’attachent des raquettes aux pieds à l’aide desquelles ils de-“meurent dessus la neige.” Dans la “Delation” de ltiJJ, on lit, à la date du 3 décembre : “nous “commençâmes à changer de chaussures et a nous servir de raquettes , “quand je vins à mettre ees grands patins tout plats à mes pieds, je m’i-"maginais qu’à tous coups je donnerais du nez dans la neige, mais l’expé-“l ience m’a fait voir que Dieu pourvoit commodément toutes les nations “des choses qui leur sont nécessaires : Je marche librement avec ces.raquettes.Pour les sauvages, cela 11e les empêche pas de sauter comme “des daims ni de courir comme des cerfs.” Des trois passages tirés d’ouvrages datant des premiers temps de la NduVclle-Frnitcc témoignent que ce 11’est pas d’hier (pie ces bizarretl chaussures portent le nom de raquettes, mais il reste toujours à connaître quel est le premier européen qui les a baptisées, si ce n’est pas Champlain lui-même.SON UTILITE Voilà pour le nom, passons à la chose.En physiologie, ou prétend que la fonction crée l’organe : en sociologie on assure que le besoin crée — 197 — \ 1 industrie.Autrement dit, ar les vieilles gravures, mais depuis un siècle quelle transformation ! rependant, comme il n’est guère possible de faire connaître les diverses sortes de raquettes d’autrefois et d aujourd hui sans le secours «le l’illustration il faut donc se contenter ici d’énumérer les principales variantes.La raquette primitive, complètement ovale, avait une armature constituée de deux pièces de bois ayant chacune la forme d’un I et que l’on réunissait au centre par des lanières.A l’intérieur du cadre, le treillis était souvent remplacé par «les peaux.Au moyen de sections de cerceau, les enfants pourraient s’en fabriquer de semblables.La raquette montagnaise a la forme des éventails chinois.Elle est très estimée pour sa légèreté et son exiguïté par les chasseurs qui ont à traverser des forêts.La raquette eu usage chez les sauvages de la Colombie britannique est décrite comme suit par le I!.P.Morice : “Son cadre de bois mesure un pied et demi de largeur au milieu, sur quatre ou cinq de long ; elle est «'pointée aux deux bouts, surtout à l’arrière, tandis que l’avant est relevé en volute, et garni à l’intérieur d’un réseau de lanières en peau de caribou.” (2) Son poids est considérable et le novice qui la chausse pour faire une longue marche n’échappe pas à ce mal curieux appelé “mal de raquette”, qui ne doit pas être autre chose qu’une fièvre de surmenage ou une intoxication causée par une trop grande fatigue.La raquette des Sioux est presque identique, cependant, le devant n’étant pas aussi relevé, il n’est pas retenu à l’une «les traverses par une lanière.La raquette liuronne est lancéolée et offre ces particularités que son armature est en deux morceaux réunis à chaque bout et que l’avant est assez relevé.Les modèles les plus répandus dans notre province se fabriquent dans les dimensions suivantes : pour hommes, elles mesurent 14 par 42 pouces; pour femmes, elles ont 11 par 36 pouces.D’autres raquettes, dites “spéciales” ont «les dimensions bien différentes, ainsi la raquette des bûcherons, 16 x Us pouces, celle des arpenteurs, 12 x60 pouces et celle cte& coureurs, lO'/fi x 36 pouces.(2) Morice, lu pays
  • ortaient généralement une “tuque bleue”, ceux des Trois-Ri vièrea, la “tuque blanche”, et ceux de Québec, la “tuque rouge”, en sorte qu’on savait, par la couleur du bonnet, a quelle partie du pays appartenait un individu.l’our ce qui est des habits en “couverte”, le club de Montréal restait également dans la tradition, car des vêtements de cette sorte étaient jadis en usage, comme le prouve un passage cueilli dans une donation, rédigée par le notaire \ initier, le ti janvier 1169.Dans ce contrat, le donataire, entre autres choses, devait fournir au donateur, tous les trois ans, “un cap pot de couverte avec un capuchon”.AUTRES COSTUMES Fes membres du “Club Canadien” portaient une tuque bleue et rouge avec gland bleu, capote et culotte blanches et bas bleus.Au “Trappeur”, tout était bleu pâle liseré de blanc : bas, tuque, ceinture, culotte et capote.C’était d’un effet joli.Un club de Québec “l’I nion Commerciale”, je crois, avait tin costume de couleur grise semblable à celle de l’étoffe du pays des patriotes de 18:11.Ce costume original eut beaucoup de succès. — 202 — LE PALAIS DE GLACE l'n jour eu 1S«S:1, quelqu’un proposa de “faire un carnaval .Aussitôt le- clubs (le raquettes s’emparèrent de l’idée, les souscriptions abondèrent on érigea de véritables monuments de glace ; les rues regorgèrent de visiteurs et de spectateurs ; l’on vit jusqu’à deux mille raquetteurs portant chacun une torche, descendre du Mont-Boyal et s’élancer au milieu d’une pluie de feux d’artifice multicolores, à l’assaut de ces palais d un jour.Ce fut l’apothéose de la raquette.L’on répéta ce programme pendant quelques années, mais un jour, tout cela disparut.L’autorité religieuse commença par défendre le port du costume de couverte aux personnes du sexe féminin.Ensuite, les membres des clubs s’aperçurent que leurs réunions hebdomadaires, le soir, offraient des inconvénients graves.On quittait la x üle après souper pour traverser la montagne.Après une heure de marche on se reposait dans un hôtel OÙ il fallait bien prendre un verre, puis l’occasion s’en présentant, on dansait, on réveillonnait, on jouait aux cartes, enfin, il fallait bien réintégrer le domicile tard dans la nuit, harassé et vanne.Cela ne faisait pas l’affaire des hommes de profession, des marchands, des commis, de- comptables.Pour comble, les compagnies de chemins de fer et le “Board of 'irade se concertèrent pour abolir les carnavals sous le prétexte que ces l’êtes glas donnaient un mauvais nom à notre pays et semblaient donner raison à Voltaire qui avait écrit que le Canada n’etait (pie des arpents de neige .LE SPORT Et ce fut fini.( Via n’empêche pas que le sport de la raquette mérité 1 attention.Moins violent que le patinage, le raquettage convient aussi bien à l’âge mur qu’à l’adolescence, au sexe masculin qu’au sexe féminin, et met en action un grand nombre de muscles, il active la circulation et le jeu des poumons, c’cst un exercice sain et agréable.Suivons donc le conseil du poète : Quand le soleil luit, la neige est coquette, , Mol et lumineux son tapis attend Le groupe rieur qui sur la raquette Au flanc des coteaux, chemine en chantant.E.-Z.MASSICOTTE — 203 — JOSEPH DAMOURS DE PLAINES Solis ce titre, M.A.-n.ljus Fauteux.Ians le Bulletin des Recherches /Itv!urn,urs (livraison «l’avril, pp.111-112-113), répond à une lettre que .] adressai, ,1 n’y a pas longtemps, à il.l{oy, le directeur du Bulletin afin de lui signaler une note que je crois entachée d’erreur et dont je faisais tomber la responsabilité sur Mgr Tanguay, l’auteur du Dictionnaire (icnêalogique.12 du Rapport de l'Archiviste de la province de (Jucher ( 11WÜ-1981) et se lit comme suit : “Il s’agit sans doute -le Joseph Damours de Plaines qui, d’après Tanguay, serait né en Acadie vers 1700, Ills illégitime de Bernard Damours et de Marie de St-Etienne de la Tour.” M.Jauteux a publie ma lettre avec quelques commentaires.Pour jeter un peu de lumière sur la question et pour montrer (pie Mgr Tanguay n est pas en tante, il me renvoie à l’acte du second mariage de Joseph Damours, en date du 2!» juillet 1754, où il serait déclaré fils de Marie de St-Etienne de la Tour.M.Fauteux me présente un acte authentique, aussi bien de sou argumentation je ne relèverai que le passage suivant : “J’avais simplement cent, ajoute-t-il, que Joseph Damours serait d’après Tanguay un fils de Marie de St-Etienne de la Tour.M.t ouillant n’accepte même pas ce conditionnel.11 affirme tout uniment que Joseph Damours n’est pas le fils de Marie de St-Etienne de la Tour.” Si .M.Fauteux veut se donner la peine de se relire, il constatera que, d’après la construction de sa phrase, la condition qu’il y a insérée se rapporte bien plus à la date qu’à l’illégitimité de la naissance de Joseph Damours.J’avais une raison de croire que Mgr Tanguay avait fait erreur lui qui, au témoignage des chercheurs, en a commis tant d’autres.Si le document cité par M.Fauteux m’était inconnu, j’avais souvenance, par ailleurs que, parmi les nombreuses notes que j’ai recueillies uri peu partout depuis vingt ans, se trouvait un document qui contredit Mgr Tanguay.Aussi ai-je tout bonnement pensé que ce dernier avait commis une erreur d’annotation en plaçant un renvoi au nom de Joseph Damours quand il aurait voulu, par ce même renvoi, indiquer que la mère de Marie-Jeanne Le Borgne de Belleisle fut, à la vérité, Marie de St-Etienne de la Tour. — 204 — ., _ .At* lu nu roi ss*» <1*‘ St-Joseph <1*3 \l Faute ux nui “a l’habitude .le prendre les choses telles que les lui actes ?tën effet il les mentionne tous les deux et particulièrement le premier figure à deux reprises dans le II le tome de sou Dirliotiimire.De tout ce qui vient oser dès lors, par le d.sr Claude Sarrazin, son frère, comme de son propre, au moyen de la présente donation : à condition que le dit donataire et ses dits enfans supporteront toutes les dettes et charges de son hoirie, et feront prier Dieu pour le repos — 206 — de fun Ame à leur discrétion ; iceluy donateur estant persuadé qu’ils s’en acquitteront dignement : et à condition encor qu’honneste femme Magdeleine Bonne toy, sa mère, veuve de Mc Claude Sarrazin, lieutenant en la justice des terres de l’abbaye de Citeaux, jouira pendant sa vie de l’usu-iniit et revenus de tous les dits biens meubles et immeubles ; lequel usufruit luv tiendra lieu de la légitime qu’elle peut prétendre en la succession d’iceluy donateur : dont il la supplie de vouloir se contenter, et où sa dite niéro préférerait la dite légitime au dit usufruit : en ce cas, il veut et entend qu’elle luy soit payée telle qu’elle peut luy estre deuë par droit et ; out unie, on cas de besoin le dit donateur 1 institue son lieritiere laquelle donation il veut et entend sortir son plein et entier effet par la meilleure forme que donation et disposition a cause de mort puisse valoir et subsister : cassant, révoquant et annuitant toutes autres donations et dispositions de dernière volonté qu’il peut avoir cy devant faites de quelque nature qu’elles soient, et nonobstant toutes clauses rogatoires et dérogatoires quy pourraient v estre apposées a la réserve du don qu il a l'ait de ce qu} lui ; ppartieut en ce dit pays qu’il veut avoir son effet par préférence.te fut ainsy fait et passé au lieu que dit est, maison du d.sieur lïanquelin, hydrographe du Roy, sur les neuf heures du matin le quatorzie.jour de septembre l’an !> b c (piatrc vingt douze, et par nous dit notaire leu et releu nu d.donateur présence du dit sieur Franquelin et du sieur de Pionsac, demeurant en cette dite ville, témoins quy ont avec le dit donateur, et nous signé ces présentes.SAUltAZIX, FJ1AXQU ELIX, P10XSAC (1) (1 ) 1 >* notaire Genaplc a oublié de signer.QUESTION Dam- son livre admirable .It/.c (Hures Pnhiires, le Père Duehaussois parle de quinze cahiers de notes prises par Mgr Isidore dut pendant ses années de mission dans l’extrême nord du Canada.Le Père Duchaus-sois a vu et lu ces cahiers qui doivent contenir des choses précieuses j(pur l’histoire de nos missions.11 souhaite même que ces cahiers seront publiés un jour.Pourriez-vous me dire où sont conservés les papiers de Mgr ( lut O.M.1. LES CHABOILLEZ (suite) (1) DEUXIEME GENERATION Elc\c dans la région du Détroit, Charles Chaboillez II ne pouvait éviter de se familiariser avec le négoce des fourrures, seule occupation lucrative des pay.s il en haut et il paraît s’v être adonné exclusivement et avec succès.Au poste de Mackinac, il épousa, le 22 septembre 1135, Marie-Anne ( hevalier, née a Montréal en II12 (2) et qui était tille de J.-B.Chevallier, marié a Françoise Alavoine.Cette famille vécut à Montréal entre 1709 et 1.18, puis elle émigra vers l’Ouest un an ou deux avant les Chaboillez et les Jean (3).Signalons ici que la copie des registres de Mackinac qui existe a Ottawa ne fournit pas les noms des pères et mères (les époux (pii furent unis a Mackinac avant 1744, mais que nous avons trouvé les renseignements qui établissent la parenté de Charles Chaboillez et de Marie-Anne Chevallier dans les pièces d’un procès qui eut lieu à Montréal, les !' et 10 avril 1748 (4).Dans ces documents on relève que Marie-Anne Chaboillez, femme de Pierre Parent, absent, vivait alors à Montréal et que Françoise Alavoine, belle-mère de Charles Chaboillez, était veuve de J.-B.Chevallier (5).l)u mariage de Charles Chaboillez 11 avec Marie-Anne Chevallier naquirent au moins neuf enfants tous baptisés à Mackinac.• 1—< 'lui ries-J -en it-jiuplisle, bapt.le h juillet 1736, épousa à Montréal en 17 611, Marguerite Larchevêque.2— Augustin, bapt.le 26 juillet 1739, marié en 1165, au Détroit, puis en 1770, à Montréal.3— Louis-Joseph, bapt.le 24 octobre 1741, marié à -Montréal en 1766 à Angélique Babv-Chenneville.(1) Voir Bulletin < 1rs Ittcherches historiijiies, vol.XXV111, }>.1 S-l.(2) Tanguay, III, 56.(S) Tanguay, II, 593, et I\', 594.(4) Iteg.des audiences, 174-8.(5) Françoise Alavoine, veuve (le J.-B.Chevallier, fut inliumfe ;i N.-D.le 20 mars 1756. 4 _Pnul-A nutble, bapt.I*- 21 juin 1743.De lui nous «avons qu’il obtint permis île trafiquer dans l’Ouest en 176!), li <2 et 17t3 (<>) ét c est tout.5 l'ierre-Louu, bapt.le 1er février 114.").Kn 1T<>8, il était à Montréal et signe un acte avec sa mère.(7) Nous voyons que plus tard, il obtint permission de trafiquer dans l’Ouest en 1772 et L77(i.On peut supposer qu’il alla finir ses jours chez son neveu, l’abbé ( liaboillez, curé de lxmgueuii, ear c’est dans cette paroisse, qu’il lut inhumé le 14 janvier 1807.il—Marie-A une Marthe, bapt.le 4 mai 1740.Mlle épouse, à la < brist t'hureb de Montréal, le 4 avril 176!), le docteur Richard Hope.En 177;), le p septembre, elle fut marraine d’un enfant d’Augustin, son frère; nous perdons ensuite sa trace.7- Fninroix-lliirpolylr, bapt.le 8 octobre 17,51.Il épousa Marie-Anne (iagnier à Montréal, en 1777 (8).S—Mnrie-t 'harlot h'-Domitilde, bapt.le 4 avril 175:1.Mariée, à la ( brist Church de Montréal, le 4 janvier 1 77 7, a James Doige qui avait épousé en premières noces, à la même église, le 6 août 1**4, demoiselle Marie-Josephte Leduc Saint-Omer, qui mourut le 2 janvier 1770.Du mariage Doige-Chaboillez naquirent Marie-Anne bapt.en 1778 ; Jacques, bapt.en 1780, Iletieviève-Rebeccn, bapt.et inhumée en 1784 •.Elizabeth, bapt.en 1785 et morte en 1788.Le sieur Doige qui était marchand-voyageur dut trouver son trépas dans l’Ouest et il n’avait pas lait florès, car un document nous apprend qu’en 1805, sa veuve était dans la misère.Celle-ci fut inhumée à Notre-Dame, le 15 juillet 1808, Agée do 53 ans.!)—Murie-Renée, Impt.le 14 août 1 754.Elle épousa, à Montréal, le 3 avril 1780, Jean Saupin, notaire de l’Assomption, veuf de Madeleine Guillou.Dans son acte de mariage, elle dit avoir 24 ans, quand en réalité elle en avait 30.Elle signe toujours Rénette Chaboillez.Charles Chaboillez II, qui fut inhumé à Mackinac le 1!) novembre 1757, Agé de 50 ans et 11 mois, consacra toute sa vie à la traite des pelleteries et nous voyons par une lettre «lu 27 octobre 1757 ('.)) qu’il était, (6) Archives publiques, Ottawa, Série S.(7) Greffe Méziérea, 31 mai 1768.(8) Archives publiques.Ottawa, Série S.(9) Lettre de Jean Décary, marchand-voyageur, datée de Michei-Makinac et conservée dans les archives de Montréal. — 209 année meme ,1e sa mort, au fort Saint-Joseph où il .levait avoir un comptoir et ou see fils trafiqueront également après lui.Sa veuve Marie-\n-ne Chevallier revint demeurer à Montréal et y vécut longtemps dans une grande aisance s.l’on en juge par diverses transactions.Celle-ci entre autres : le 1er septembre 176.1, elle achète une maison rue Saint-Paul «••de sud (10) au prix de 0000 livres.Klle paye comptant 6000 livres Td le reste deux ou trois ans après (11).Sur la fin de sa vie, en 1786.elle hypothéqua cet immeuble pour la somme de 5000 livres à son fils Charles-Jean-Baptiste (12) et elle alla vi-xre à l’Hôpital-général des Soeurs (irises où elle fut confirmée le ô août 1787 âgée de 7.7 ans.par Mgr Hubert, coadjuteur de .Mgr Mariauclmu d Esglis (13).Madame ( hahoillez mourut l’année suivante et fut inhumée le U juillet 1788, âgée de 82 ans, dit l’acte de sépulture, ce qui est erroné puisqu’elle était née en 1712.Marie-Anne Chevallier, si on en juge par les notes que nous avons re levees, tut gratifiée ,l’une vieillesse exempte de souci et d’infirmité.Elle tut présente à presque tous les mariages de ses enfants ainsi qu’aux baptêmes de plusieurs de ses petits enfants, et chaque fois elle signa .l’une belle et large écriture qu’un graphologue aurait plaisir à étudier.E.-Z.MASSI COTTE (à suivre) (10) Greffe de Panel.,11) Cette propriété est décrite au Tr.rrirr d( Montréal ,12) Greffe Papineau, 4 mai 1786.(13) Annuaire de Ville-Marie, 5e llv., vol.II.p.»S 00, Nu.37, plan 13fi.QUKSTION Ouel est ce sieur Suisse, capitaine de milice de la Haie Saint-Paul, dont il est question dans “Journal du siège de Québec du II) mai au 18 septembre I7.»0” que vient de publier 51.Aegidius Fauteux?Mgr Tanguay, dans son Ihcfiouwmr généalogii/ue, ne nous donne aucune information pour nous permettre d’identifier le susdit Suisse qui, d’après M.Fauteux, était un ignoble personnage.HAIE ST-P. — 210 — I ES SOURCES IMPRIMEES DE L’HISTOI-' RE DU CANADA FRANÇAIS (Suite) n.La monnaie canadienne sous le régime français, par N.-L.1 loime (vol.«le 1893, pp.30, 72).8o La pomme de terre, par Benjamin Suite vol de 18.M p.)• ,laei,ues Cartier, par l’abbé Auguste Gosselin (vol.^ i893 p.96).L’abbé Léon l’rovancher, par l’abbé F.-A.Bailla.rge (vol.de 1893, 1 Alexis Bonami dit Lespéranee, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1893, r' 'Te‘fort et le château Saint-Louis, à Québec, par Ernest Gagnon (vol.de 1893, pp.219, 279, 351, 45(1, 591, 058, 713; vol.de 1894, pp.96 149, 268, 341, 538, 593, 682, 736).L’église de la Longue-Pointe, par A.Bellay (vol.de 18J3 p.4 ).Daniel-Clreysolon Duluth, par Benjamin Suite (vol.de 1893, pp.La ruine d’une église naissante, par N.-E.Dionne (vol.de 1893, p.' ""'Les In*,nuis au Nord-Ouest, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1894, ' ' 'octave Crümnzie, par l’abbé N.Degagné (vol.de 1894, pp.321, Li'première charte constitutionnelle de la Nouvelle-France (1647), par T.-P.Bédaril (vol.de 1894, p.351).Les frères Kirke, 1628-1629, par T.-P.Bédard (vol.de 1894, p.' ' ' Saint-Boni face et l’arrivée de Mgr Taché à la Rivière-Bouge, par T.-A.Bernier (vol.de 1894, p.721).Voyage du Frère Taché de Boucherville à St-Bonifaee en 184u, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1895, p.154).Certificat compromettant, par L.-A.Prudhomme (vol.de 18.).», ]».311)._ _ _ Les Dames du Sacré-Coeur (vol.de 1895.p.213).Une héroïne eanadienne (Madeleine de Yerchères), par Raoul Re nault (vol.de 1895.pp.279, 340). — 211 — kS!>.-,Lp <4,1"(l^ri'gati0n 'le Sainte-( roix 11,1 (an«'la.par J.-C.C.(vol.de Philippe Aubert ,1e (Jaspé, par l’abbé \.Degngné (vol.de 1895 pp 456, o24).* 1 1 ' Les Baudot, intendants de la Nouvelle-France, par N-K Dionne (vol.de 1895, p.610).Legendes du Nord-Ouest: dernier combat des Sauvages au Manitoba et 1 iclieito, par L.-A.l’rudhomme (vol.de 1896, p.n ).I/esprit d’autrefois, par Ernest Gagnon (vol.de 1896, p.23).Le chateau de Collier, en France, par Ernest Gagnon (vol.de 1896 p.264 ).Légendes du Nord-Ouest: La danse des Faisans, par L-\ i'rud-homine (vol.de 1896, p.285).Histoire de la charité à Montréal, par .1.Germain, (vol.de 1896 P- 423).Los Métis Canadiens-Français, par Camille De rouet (vol de 1896 pp.611, 658).Quelques erreurs historiques à corriger, par l’abbé G.Dugast (vol de 1896, p.676 ).Le P.Claude-Godefroy Coquart, S.J., premier apôtre de la Rivière-Bouge, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1897, p.81).Betsiamis, par l’abbé V.-A.Huartl (vol.de 1897.j,.625).L étendue du Canada et des Etats-Cnis comparée à celle de diverses puissances de l’Europe (vol.de 1898, p.21).Contes, formulâtes et blason populaire, par Ernest Gagnon (vol do 1898, 253).Le IL P.Jean-Pierre Aulneau, S.J., par L.-A.Prudhomme (vol.de 1898, pp.365, 422).Le typhus de 1847 (vol.de 1898, pp.599, 665, 71!), 794 847- vol de 1899, pp.29, 102, 247).Les Aborigènes et leurs droits de propriétaire, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1899, p.21).Mgr Alexandre Taché, par L.-A.Prudhomme (vol.de 189!) 2e partie p.31).1/liôpital-Gcnéral de'St-Boniface ,1e la Rivière-Rouge (1844), (vol.de 1899, 2e partie, pp.183, 254, 406; vol.de 1900, pp.128, 206, 360, 450; 2e partie, pp.27, 376, 456; vol.de 1901.pp.142.213, 303; 2e — 212 — imrti(, ,, *20; vol.,le ISO*, |,.:ia; vol.,le 190*.p.6*5 partie, pp.369, 506).,, .La renaissance ,1e la nationalité francise en Acadie, par ‘ ami Ile 1 )erouet, (vol.de 18!)!», 2e partie, pp.28!).335).Notre-Dame ,1e Lorette en la Nouvelle-France, par l’al.lié L.landsay (v,,l.de 1899, 2e partie, pp.327, 418; vol.de 1900, pp.199, 270, 345; y,, partie pp.14,260.342, 420; vol.de 1!K)1, pp.111.1*4, -<•>, 3.0, rn: *.|,,,.m.31, 183.8.17, Ml: v„l.le KWt, IT.33, II», Louis Jolliet, par Ernest Gagnon (vol.de 1000, pp.183, 330, 431 ; •2e partie, pp.33, 141, 277, 358, 437; vol.de 1001, pp.132, 106, 2o2, 359,453: 2e partie, pp.42, 190, 257).La compagnie de la Haie d’Hudson avant la Vérandrye, par L.-A.l’rudliomme (vol.de 1900, p.442).Le comté de Nicolet autrefois, par .Suite (vol.de 1000, 2e partie, pp.48, 451 ; vol.de 1901, p.210).L’assemblée de 1701, par lî.-W.McLaelilan (vol.de 1900, 2e partie, Louis-Philippe Hébert et son oeuvre, pur d.-B.Lagaeé (vol.de 1901, p.7).Poésie d’outre-tombe, par Ernest Gagnon (vol.de 1901, p.8!)).La langue française nu Canada, par J.-P.Tardivel (vol.de 1901, p.320).Vitalité de la race française au Canada, par L.-A.Prudbomme (vol.de 1901, 2e partie, pp.18, 117).Le Frère Alexis Haynard, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1901, 2e |iartie, p.207).Naufrage du P.Crespel sur l’île d’Anticosti, par Mgr Guay (vol.de 1902, pp.245, 336)., Notre-Dame d’Auriesville, dans l’état de New-Nork, par 1 abbé Leleu (vol.de 1902, p.370).Le massacre de l’île il’Anticosti, par Mgr Guay (vol.de 1902, 2e partie, p.453).Charles Lesieur et la fondation d’Yamachiche, par P .-H.Desaulniers (vol.de 1902, 2e partie, pp.85, 254, 340, 502).L’hon.Joseph Hoyal, par l’abbé Dugast (vol.de 1902, 2e partie, p.289).4899 — 213 — l ne page de l’histoire d’Yamachiche, par l’abbé (iérin (vol.de 1902, 2e partie, p.435).lean Cahot, par Pascal Poirier (vol.de 1903, pp.22, 139).Chateaubriand en Amérique, par Edinond-J.-P.Huron (vol.de 1803, pp.41, KG).Ces premiers aborigènes du Manitoba et du Nord-Ouest, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1903, p.262).l.’l diversité Laval et ses origines, par l’abbé Camille lîov (vol.de 1903, p.349).Le siège de Québec en 1759, par N.-E.Dionne (vol.de 1903, 2e partie, p.5).Au Canada, par I’.de Labriolle (vol.de 1903, 2e partie, p.186).Découverte des ruines du Fort Saint-Charles, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1903, 3e partie, p.22).Mémoires de Itobert-S.-.M.Bouchette (vol.de 1903, 3e partie, pp.54.190, 225, 392 ).Monographie d’une famille ganadienne-française (Les Juchereau-Duchesnay), par ll.-.L-.l.-lî.Chouinard (vol.de 1903, 3e partie, p.138).Le greffe du notaire Jean Cusson, pur F.-L.Desaulniers (vol.de 1904, p.62).La généalogie au Canada-français, par K.-Z.Massieotte (vol.de 1904, p.81).La famille Lesieur et les premiers colons d’Yamaehiehe, par lî.Hellemare (vol.de 1904, p.368).L’élément français au Nord-Ouest : Voyageurs eanadiens-trançais et Métis, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1904, 2e partie, pp.115, 380).Notre histoire, par Horace Bazin (vol.de 1905, p.116).La population française du Canada, par Errol Bouchette (vol.de 1905, p.362).Nos prêtres éducateurs, par l’abbé Klie-J.Anchor (vol.de 1905, p.390).Quelques notes sur Octave Crémazie, par Ernest (iagnon (vol.de 1905, 2e partie, pp.%29, 230).Jugements et sentences du Conseil Souverain, par Benjamin Suite (vol.de 1887, p.257).Crhain Delornte, chef des prairies, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1887, p.270). Juliette, par J.-Hermas Charland (vol.(le 1887, p.328).Mgr Ignace Bourget, par J.-Hermas Charland (vol.(le 1887, p.31)3).Les Ojilnvavs, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1887, p.130).Les Mémoire* de M.de Gaspé, par Chs-M.Ducharme (vol.de 1887, 14).1 J 1QQIV Le Nord-Ouest d’autrefois, par L.-A.Prudhomme (vol.de 188., pp.*)3643 ) Mgr Jean-.larques Lartigue, par J.-Hermas Cliarlaud (vol.de 18is., ' Les Aborigènes de l’Amérique du Nord, par Edmond Lareau (vol.de 1887, p.583).' Mgr ( lis-Edouard Fabre, par J.-Hermas Cliarlaud (vol.de 1887, p.647).Mer L.-F.Lallèclie, par J.-Hermas Cliarlaud (vol.de 1887, p.<>.dn.Les Jésuites du Canada sous la domination anglaise, par Philalèthe (vol.de 1888, pp.23, 1)5).Le Nord-Ouest d’autrefois: lord Selkirk, par L.-A.Prudliomme (vol.de 1888, pp.149, 433).Le Père Marquette, par L.M.(vol.de 1888, p.283).Le Fort Garry, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1888, p.280).Lue Histoire du Canada, par A.Bouelmrd (vol.de 1888, pp.348, 720).T- Des figures oubliées de notre histoire: Frères Récollets, Frères Jésuites.Frères Gris donnés, Domestiques, par N.-E.Dionne (vol.de 1888, p.382).Notes historiques sur la Baie d’Hudson, pur G.Dugast (vol.de 1888, pp.451, 580).Les Soeurs de la Charité, par Mgr A.Taché (vol.de 1888, p.501).Mgr de Laval-Montmorency, par J.-Hermas Cliarlaud (vol.de 1888, ]i.601 ).Mçr .1.-0.Plessis, par J.-Hermas Cliarlaud (vol.de 1888, p.710).Mgr Dominique Racine, par J.-Hermas t harland (vol.de 1888, p.724).Notes sur l’Acadie (vol.de 1888, p.7 85).Le chevalier d’Iberville, par L.Gougeon (vol.de 1880, p.32).Mgr Antoine Racine, pur J.-Hermas Cliarlaud (vol.de 1889, p.50).Législation et administration de la justice sous le gouvernement il Assiniboia, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1889, pp.?(), 12^ ‘>29, 369).Le Premier v«peur océanique, le Royal William, par Eugène Rouil-lard (vol.de 1889, p.74).Les lieutenants-gouverneurs de (Jaspé, par N.-K.Dionne (vol de 1889, p.100).De quelques coutumes notariales, par J .-Edmond Rov (vol.de 1889 pp.126, 184, 215).Mgr L.-N.Bégin, par .1.-Hennas Charland (vol.de 1889, p.152).Be mal de terre, par X.-E.Dionne (vol.de 1889, p.205).I n document historique: liste du mobilier qui fut saisi en 1800 par le shérif de Québec à la mort du Père Jésuite Casot, par J.-Edmond Roy (vol.de 1889, p.271).Be curé Moutenon de BaRue, par J.-Iidmond Rov (vol.île 1889 p.289).Parallèle historique entre le comte de la (îalissonnière et le comte de Dufferin, par J.-M.LeMoine (vol.de 1889, p.297).Les premiers almanachs canadiens, par Eugène Roui Hard (vol.de 1889, pp.317, 411, 458).Mémoire sur le Père Marquette, par Jacques Vigor (vol.de 188'.), pp.385, 446).• Be Conseil d’Assiniboin, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1889 n 493).Nos quatre historiens modernes.Riband, ( Jumeau, Ferlainl et Faillon, ]>ar A.Lefranc (vol.de 1890, p.19).Be séminaire de Notre-Dame des Anges, par N.-E.Dionne (vol.de 1890, pp.65, 148).Dans le pays d’en haut, un procès au Fort York, par L.-A.Prudhomme (vol.de 1890, p.82).Quelques pages de Garneau, par A.Befranc (Vol.de 1890, pp.i;j;, 238).Ba charité autrefois, par J.-Edmond Roy (vol.de 1890, p.211).Notre-Dame de Rocamadour, par J.-Edmond Rov (vol.de 1890, p.334).LeGardeur de Saint-Pierre, par Edmond Mallet (vol.de 1890, p.520).Louis Chambalon, par J.-Edmond Roy (vol.de 1890, p.035).Be plus grand des Souriquois, pur N.-E.Dionne (vol.de 1890, p.t- ry N v Oil ) . — 216 — U Justice seigneuriale .le Notre-Dame des Anges, par J.-Edmond Roy (vol.«le 1880, p.»SM).• Les Indiens en Frame, par N.-K.D.onne (vol.de 18 JO p.641).Français et Sauvages, leur amitié, par N.-K.D.onne (vol.de 1890, ''' 'Etablissement des Soeurs de la ('karité à la Rivière-Rouge, par (i.Dugas (vol.de 1890, p.119; vol.de 1891, p.21).L'intendant Robert, par .l.-Fdmoml Roy (vol de 18.1, P- -«)• \j, R.P.Etienne de Carbeil, par Pierre Veu.Uot (vol.de 18.11, p.La Croix et le manitou, par L.-P.Sylvain (vol.de 1891, p.!«)• Etl villa de la Broquerie, par le R.P.Rouis Lalande (vol.de 1891, ' ' Guillaume Audouard Saint-Germain, par J.-Kdmoml Roy (vol.de IS,UJean-François Doublet, par N.-K.Dionne (vol.de 1891, p.278).Le curé Philippe Bouclier, par J .-Edmond Roy (vol.de 1891, p.OQIV \ ‘ Le fort Jacques-Cartier et la l’etite-llcrminr, par N.-K.Dionne (vol.de 1891, pp.406, 448,5*6).Horace Bélanger, facteur en chef de la Compagnie de la Baie d Hudson, par L.-A.Prudlionnne (vol.de 1891, p.464).Le collège Sainte-Marie de Montréal, par Bellay (vol.de 1891, p.r>78 ) Observations sur une étude archéologique de M.N.-K.1 bonne (Le fort Jacques-Cartier et la PelUe-Uermine), par Paul .le Cazes (vol.de 1891, p.665).M.de Maisonneuve et les origines de Montreal, par M dliam Baker (vol.de 1891, p.121).Les Oldats au Canada, par Bellay (vol.de 1892, p.J).A la conquête de la Liberté en France et au Canada, par A.-D.De Celles (vol.de 1892, pp.130, 278).Réminiscences historiques: Norway House, par L.-A.Prudlionnne (vol.de 1892, p.214).Le traité de Paris: son effet dans Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest, par L.-A.Prudlionnne (vol.de 1892, p.449).P.-G.R.(A mi ire) — 217 — LETTRE DE M.HOCQUART, intendant de la Nouvelle-France, au ministre (28 septembre 1740) Monseigneur, Depuis longtemps, vous avez été informé en détail de ce qui s’est passe A la Louisiane à l’occasion de l'expédition qui avait été* projetée contre les Chicachas.Nous ne savons point encore quel succès auront eu les négociations de paix qui avaient été entamées entre M.de Bienville et ces Sauvage,, tout le inonde présume qu’elles n’auront point eu lieu après la séparation des troupes qui étaient au fort de l’Assomption.Le, munitions et marchandises envoyées de ] {oc lie fort cette année - ¦ sont trouvées d’aussy lionne qualité et a ussy bien conditionnées que celles de l’année dernière.M.de Bicouart m’a adressé le mémoire de la visite qui a esté faite du bray sec et de la résine qui furent envoyés l'année dernière à Rochefort.Il paraist que l’on a esté content du bray sec et que le seul défaut que l’on a trouvé à la résine a esté d’être trop cuite.Le nommé Servadec ( ?) qui est chargé de cette fabrique n’est point encore de retour de Berthier (gouvernement de Montréal) où il a continué a fabriquer ces matières.le luv remettrai, à son arrivée, une copie du mémoire et je luv reeomnmnderay de se conformer l’année prochaine à ce qu’il prescrit.La culture du chanvre se maintient comme à l’ordinaire, les habitants de Champlain et de Batiscnn continuent d’en livrer dans les magasins ; il y en a aujourd’hui trente milliers de reste qui n’ont pu être consommez par les trois cordiers éstablis à Québec.Les navigateurs sont si mécontents de leur ouvrage que ce n’est que dans une nécessité pressante qu’ils les emplovent.Je croirais qu’il conviendrait qu’il y eut un cordier qui travaillât (i-dellenient et qui eût inspection sur les autres, je m’en servirais dans les occasions du service, on jugerait son ouvrage, mais j’estime que pour I engager a bien faire, vous pourriez, Mgr., luv donner seulement 30 ou 218 — pistoles par an, hi le décorant de la qualité de Maître eordier du port de Québec.Qet expédient, non-seulement procurerait plus fortement le débouche des chanvres ans le Bulletin (l'avril dernier, M.Régis Roy nous apporte, d'après M rtc la Morlnerie, quelques renseignements Intéressants sur la descendance de cet officier de l’Ile Royale.On me permettra peut-être rte les compléter \f de la Morlnerie ne donne qu'un seul enfant ft Gédéon de Pommeroy rte son deuxième mariage avec Marie rte Grange.Nous en connaissons au moins trois d'après l'Etat des pensions publié ft Paris n 1791, ft savoir : Jean-Baptiste, né le 8 octobre 1766, pension (1e 200 livres, jusqu’il ce qu’il soit capitaine en second ; Lottis-Kené, son frère, né le 8 Juin 1767, même pension ; Marie-Anne-Julie, née le 20 février 1770.même pension.Ces trois enfants vivaient encore en 1789 et résidaient ft Corme-Royal aujourd’hui dans la Charente-Inférieure.Marie rte Grange, deuxième femme rte M.rte Pommeroy, a dû mourir en 1771.•Pal sous les yeux une lettre autographe de M.de Pommeroy, écrite rte Saintes en 1*73 au chevalier rt’Aillehout rt'Argenteuil, l'oncle rte sa première femme, et il lui annonce qu’il réside près de Saintes, sur sa terre de Bellevue, qui lui est venue par sa seconde femme "morte il y a deux ans”.M.(le Pommeroy s’est remarié une troisième fols, après 1771, avec Marle-rteanne Daccarette, née ft Lmiisbourg en 1726, et veuve rte Charles Denis, mort en 1758, capitaine et second aide-major il Louisbourg.D’après l'état des pensions, M.rte Pommeroy et sa troisième femme vivaient encore en 1791.AEG1DIUS FAUTEUX REPONSES I'm’ Bouilion i Suinl-\utere ih’ Biihtrodi’ (IX, |>|>.o'.t).Xu moi., niai 1882, M.l’abbé Kdouard Brunei inhumait dans le cimetière de Saint-Valère de Bulstrode une vieille personne connue sous le nom de Louise Le Bourbon, âgée, disait-on de 92 ans.Dans le Bulletin île* Itei'herches Jliiloriqui’s de 1.903 (vol.IX, p.;,!)), M.l’abbé A.-II.(Josselin écrivait ce qui suit au sujet de cette Le Bourdon : •’Plutôt que de prêter serment à la constitution civile du clergé, des milliers de prêtres — on évalue leur nombre à plus de 20,000 — n’hésitèrent pas à quitter leur patrie et à prendre le chemin de l’exil.IL avaient à choisir entre la mort, l’exil ou la trahison de leur conscience: ils choisirent l’exil, suivant le conseil de l’Fvangile: “Quum perxequentur vos in civiiate in ta, fugite in aliam.” "| n bon nombre passèrent en Angleterre: et quelques années plus tard, quarante d’entre eux obtinrent du gouvernement anglais la permis-don de venir au Canada, cette autre France.L’illustre Plessis les accueillit avec ce tact, cette bienveillance, cette générosité qui le caractérisaient, et leur confia des postes importants: ils se montrèrent dignes de -a confiance: c’étaient en général des ecclésiastiques du plus haut mérite, ljui pourrait dire le bien (pie firent, au milieu de nous ces hommes de coeur, de zèle et de dévouement ?Au point de vue simplement français.qui pourrait dire l’influence que purent exercer parmi nous ces bons prêtres, dans nos différentes campagnes, pour resserrer les liens (l’attachement qui nous unissent à la France?“Détail inédit, je crois: l’un de ces prêtres, M.Courtin, émigrant au Canada, en 17 i>.>, était accompagné d’un jeune prince de sang royal, fils naturel de Louis XV, frère du grand Dauphin, onde par conséquent de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X.1 an-Louis de Bourbon— c’était son nom passa incognito au Canada, et y vécut sous un nom emprunté, pratiquant l’humble métier d’orfèvre dans quelque paroisse de la vallée de la rivière ('humbly, où il se maria.Plus tard il vint se fixer à Bécaucottr, où il mourut en 1812.Il laissa plusieurs enfants, dont quelques-uns furent se fixer aux Ktats-l'nis, d’autres à Montréal.Lue de scs filles est décédée, il y a quelques années, à un âge très avancé, — 221 it lut inhumée à Saint-Valère do Bulstrode, comté d’Arthalm'ska.S.m 110 ^ll* ilVi|it raconté .son histoire que dans les dernières années de sa • ie, et elle-même en lit la confidence a son confesseur avant de mourir.J.a vieille mentionnait surtout le fait qu’on avait coupé le col à un do ses parents (Louis XVI), parce qu’il y avait eu du truiu par en hunt.de tiens ces détails du vénérable prêtre lui-même qui l’assista à ses derniers moments.“.Jean-Louis de Bourbon portait la croix de Saint-Louis : cette croix ntt léguée a une pauvre paroisse des Cantons de l’Est, et servit à orner l’ostensoir du Saint-Sacrement.” A laide de la tradition orale et des registres paroissiaux, essavons de faire quelque lumière sur ce détail historique, bien secondaire à la vérité, mais qui ne manque pas d’un certain intérêt pour les chercheurs.M.Exilia Thibodeau, un vieillard de Saint-Célestin, me disait un jour au sujet do cette LeBourdon, qu’il avait connue personnellement: “Son véritable nom n’était pas LeBourdon, mais Descaratfe.Kl h- se donnait ce nom de Bourdon parce qu’elle erovait que son père était un descendant des Bourdon, rois de France.Elle s’était, ajouta-t-il, mariée deux fois à Bécancour.” Ln effet, nous voyons dans les registres de Bécancour «pie le 12 juillet ISIS Marie Descaraffe, fille de .Jean-Baptiste et de Marie-Louise DuTremble, épousa un nommé l’ierre Matton.Elle était alors âgée de nus.Elle était donc liée vers 179Ô et, à sa mort, elle était âgée de Sî ans, non de 9ÿ ans.Le M lévrier 18,‘1‘J, elle épousait, en secondes noces, â Bécancour, Louis Bouclier.M.l’abbé (Josselin nous dit que Jeun-ljouis Bourbon, orfèvre de son métier, vécut dans une paroisse sur la rivière Chamblv, sous un nom d’emprunt, et vint mourir en 18.111 à Bécancour.Umts les registres de la paroisse de Saint-Charles, comté de Richelieu, nous voyons que, le II mars 1794, .Jean-Baptiste Decaraffe, fils de Jean-Baptiste Decaraffe et de Marie-Louis Frémont, du diocèse de Caris, se maria â Marie-Louise DuTremble, fille de Michel et de Brigitte Centura.C’est probablement là qu’est née sa fille Marie-Louise.Jean-Baptiste Decaraffe lit baptiser deux enfants à Saint-Mathias, un en 1796 et l’autre en 1 797.Ce dernier, du nom de Jean-Baptiste, épousa en 18'JK, à Ynmaska, Marie Sa lois.En 1798, Jean-Baptiste __222 Decaraffe fit baptiser à Beloeil son quatrième eu tant sous le nom de lierre-André, marié à Beeaneour à Marie Hobieliaud.Le •'\ août 1800, Jean-Baptiste Decaraffe est résidant à Bécaneour depuis neuf mois et pratique son métier d’orfèvre.De 1805» à 1812, Jean-Baptiste Decaraffe présente encore huit enfants au ' nie et, chaque fois, il signe son nom, chose assez rare à cette t|)0(lU»*.Les gens de Bécaneour, on ne sait pourquoi, avaient surnommé cette famille nouvellement arrivée dans la paroisse les Christophe.lean-Baptiste Decaraffe fut inhumé à Bécaneour, le 10 mars 1810, âgé de 51 ans.Il était donc né vers 1762.Dès les premiers jours de son mariage, Jean-Baptiste Decaraffe avait fait connaître secrètement à son épouse que son véritable nom était Jean-Louis Bourbon.Sur son lit de mort, il aurait en plus dévoilé son secret à ses enfants.Il est difficile de supposer qu’à ce moment solennel il eût l’intention de les tromper.Quoiqu’il en soit, tous ses descendants que j’ai vus ou consultés sont fermement convaincus que leur ancêtre Jean-Baptiste Decaraffe était un Bourbon.En 182Ô, Marie-Louise Du Tremble-( ottenoire épousa Joseph Leblanc, de Saint-firégoire.Elle fut inhumée à Saint-Célestin en 1866, âgée de lis ans.Enterrée d’abord dans le cimetière paroissial, plus tard Mgr Marquis, curé de Saint-Célestin.fit transporter son corps dans son caveau de famille, disant : “C’est le corps de la femme du fils d’un roi de France.” L’abbé CHS-El).MAILHOT M.île.héils et la conquête du Canada (111, p.16).—Il y a déjà vingt-cinq ans, on écrivait au Bulletin des Recherches Historiques : “Lorsqu’en 1778 la France se déclara en faveur des Etats-Unis révoltés contre l’Angleterre le désir des hommes d’Etat français était de recouvrer le Canada.M.de Taurines, dans son livre La nation canadienne.dit que le chevalier, devenu le maréchal de Lévis, offrit ses services pour concourir à l’exécution de ce projet.Où a-t-il pris ses preuves ?” Je ne crois pas qu’aucun correspondant du Bulletin ait jamais répondu à cette, question.Je n’ai pas, non plus, la prétention ni le 5 — 223 — pouvoir d’y répondre, mais je t rois avoir un filon qui aidera à découvrir la vérité sur ee point d’histoire.Bn 1 « T8, 1 ingénieur Desandrouins, alors en retraite à Sarrelouis, t)ui avait servi avec le chevalier de Levis au t'anada, lui envoyait un long mémoire dans lequel, pour me servir de ses propres termes, il se proposait de faire voir: lo combien il importe à la France de soustraire le Canada de la domination anglaise ; 5Jo quelles sont les difficultés et les obstacles qu’on aurait à surmonter pour y parvenir ; ;io quels sont les moyens à e er dans une expédition propre à remplir cet objet: lo quelle serait la conduite à tenir en arrivant dans le pays jusqu’au moment de l’ouverture île la tranchée devant Québec.” ( e mémoire a été publié dans les Leltrei et pièces militaires de la Collection Lévis, page 3l!t.Dans la lettre de M.Desandrouins à M.de Lévis qui accompagnait son mémoire, lettre en date du 2G août 1ÎT8, je lis le passage suivant: “Nous verrez, mon général, que le siège de Québec est ma passion, à laquelle je tâche d’amener les vues du gouvernement en en prouvant d’abord l’importance de mon mieux.Ensuite je tâche de démontrer que tous les Washington du monde, avec les troupes qu’ils commandent n’en viendront pas à bout.Fuis je détaille en gros ci* qu’il faudrait pour l’expédition.“Vous trouverez peut-être, mon général, que j’ai demandé un peu trop, et qu’avec moins d’attirails vous en viendrez à bout.Ce n’est pas que je n’aie toute la confiance possible en votre talent et vos ressources ; mais je n’ai pas cru qu’il me fût permis «le rien omettre de ee que la prudence peut dicter.Vous en aurez plus d’honneur si vous exécutez plus rapidement et avec moins de moyens.Four moi, je vous suivrai, mon général, n’eussiez-vous qu’une compagnie de grenadiers pour escorte; mais je ne répondrais pas de l’événement.” Ces lignes indiquent bien clairement, n’est-ce pas, qu’il était alors question en France d’une expédition pour aller reprendre Québec.M de Lévis avait-il offert scs services pour aller reprendre Québec aux Anglais?Je l’ignore.Le naufrage du “Saint-Fmnrois-Xavier” (XXVIII, p.155.)—Pendant que la flotte de Phipps était devant Québec en 1*590, trois navires français qui remontaient le Saint-Laurent échappèrent aux Anglais grâce à la présence d’esprit de quelques habitants de la Baie Saint-Paul.Ceux-ci, 99 vivant que 1rs navires français s’ils continuaient leur route tomberaient au pouvoir de- Anglais, se jetèrent dans .le légères embarcations et.allèrent le- avertir du danger auquel ils couraient.Les trois navires entrèrent alors dans la rivière Saguenay et n’en sortirent qu’après le départ de la Hotte anglaise.('es vaisseaux étaient la frégate la Finir dr May, le Glo-rirux et le Smiil-Fnmrois-Xaviir.Ils étaient chargés de provisions (le toutes sortes pour la colonie et leur perte aurait été extrêmement préjudiciable au pays.A l’été de lüitl, le Sainl-Fninçuvj-.\avier revint dans la Nouvelle-France.Il repartit pour la France au milieu de novembre de la même aimée avec un chargement complet et plusieurs passagers.On n’en entendit jamais plus parler.La pièce suivante jette un peu de lumière sur la perte ou la disparition du Saint-Françoin-A avirr : .“Aujourd'hui- quinzie.d’octobre après miclv l’an mil six cent quatre vingt treize, à la requisition du sieur Charles Aubert de la Chesnaye, marchand bourgeois de cette v ille, au nom et comme exécuteur du testament ollographe de delimit le sieur Charles Patu, vivant marchand en cette dite ville, pardevant nous notaire gardenotes du lîov en sa l’revosté de Québec en la Nouvelle-France sousné., sont comparus Mr.Me.1.Peuvret de Mesnil, coller, sécrété, du Boy, greffier eu chef au l’on.Souverain de ce pays, le sr Peuvret de (iodnrville son tils, Me.Jq.Pot it de Verneuil et Me.(ieorges llegnard Duplessis, trésorier de la Marine, Lucien Boutteville.mde., en cette ville de Québec, lesquels ont déclaré et certifie qu’ils scavent certainement qu’environ le seize ou 17 de novembre de l’an mil six cent quatre vingt onze le dit sieur Patu s’est embarqué en la rade de cette ville sur le navire le Sl-Franroàs-Aarirr pour passer en France, et que depuis un n’a pu apprendre aucune nouvelle du dit navire ny d’aucune des per-sounes qui estaient dessus, et qu’un chacun croit icy que le dit navire est péry en mer par quelque mauvais temps, ce qu’ils affirment en leur âme et conscience estre véritable dont le dit sieur de la Chesnaye a requis acte pour servir et valoir.ee qu’il appartiendra les d.jour et an que dessus présence des sieurs Jacques de l’ionsac; et de Jean Abraham commis du dit sieur Boutteville, témoins qui ont avec les il.sr.de la Chesnaye et autres susnommés et nous signé ces putes.Peuvret — Peuvret — Duplessis — Boutteville — Abraham — Pion-sac — de Verneuil — Perré — Genaple (1).d) Archives Judiciaires (le Québec, greffe de Genaple.6
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