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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1922-07, Collections de BAnQ.

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mi.i.i.TiN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXVIII BEAIICEVIUE - JUILLET 1022 N* î UNE REVOLTE A QUEBEC EN 1763 Le général Murray, premier gouverneur anglais de Quebec', était «l’un caractère extrêmement violent, niais il revenait si vite de ses emportements et il était si juste pour ses subordonnés que l«*s soldats avaient beaucoup d'estime pour lui.Le soldat anglais, accoutumé à être mené énergiquement, se soumet volontiers à une discipline de fer quand il est traité avec justice.Au mois de septembre 1763, le général Murray eut à faire face à une révolte qui éclata dans la garnison de Québec et dont il vint à bout grâce à sa diplomatie et à son énergie.Dans les premiers jours de septembre 1763, le général Amherst, commandant en chef des troupes anglaises en Amérique, dont les «piartiers-généraux étaient à Xew-York, donnait ordre au général Murray d’opérer une réduction de quatre deniers dans la solde des soldats de la garnison de Québec composée des 15e et 27e Régiments et du 8e bataillon des lianf/ers.C’est le 18 septembre 17(i3 que le général Murray annonça cette réduction à la garnison de Québec.On comprend que la nouvelle fut reçue de très mauvaise grâce par le troupier dont la solde était déjà assez minime. — 194 — Le même soir, apres l’appel «tu nue, tes wkw» » attroupèrent en armes et défilèrent «levant les quartiers du général Murray afin «le protester «-outre 1 ordre qu il venait «le ])romulguer.Les quelques marchands anglais de Québec ayant essavé «le faire entendre raison aux soldats turent reçus nar une volée de pierres qui atteignirent quelques otfi- .1» i ,ln tn>,o< lull 1>C UQMt'ns! ibligés de tirer leurs salir» .volée de pierres qui atteignirent quelques ot'fi .1 * 1 1* ' .1 l/vm>Lt onltl'n, Lu peu plus tard, dans la soiree, presque toute la garnison se réunit en armes et tambours battants près de la porte Saint-Jean.Le général Murray qui, avec quelques officiers at Les soldats informèrent le gouverneur qu us avaient « intention «le se mettre en marche pour New-York, avec deux pièces d'artillerie, pour soumettre leurs griefs au general en chef Amherst.Murrav et ses officiers passèrent la nuit blanche.A tout instant, ils s’attendaient (l’être attaqués par les soldats en révolte.Le lendemain, 19 septembre, Murray rassembla les officiers et les sergents sur lesquels il pouvait compter.11 signala à tous la gravité de la situation.La garnison de Québec était la plus forte de toutes les garnisons en Amérique.Si la révolte n’était arrêtée immédiatement, i-lle pouvait se répandre dans toutes les autres garnisons et il pouvait en résulter des conséquences très graves dans un pavs qui n’était pas encore pacifié et où tous les citoyens étaient soldats.Il fut donc convenu que les offi- Les émeutiers se rendirent ensuite aux quartiers des officiers par groupes bruyants dans le but de les inti- nu.''.' ' v— — 1 pour se protéger contre la troupe.mider.sous-officiers, faisait ta visue «ies corps «««• s-imi-, .vnwu tra les émeutiers et tenta de les apaiser.Les soldats n< voulurent pas se rendre à ses conseils et plusieurs «h-char — 193 — (Mors et sergents useraient le jour même de toutes les ressources de la persuasion auprès des soldats Si ces moyens ne roussissaient pas, on devait avoir recours, le lendemain, aux mesures les plus rigoureuses contre les mutins.3 Le 20 septembre, à dix heures du matin, toute la garnison reçut ordre de s’assembler sur le terrain de parade, a la Grande-Place.général Murray s’y rendit accompagné do son etat-major et donna lui-même lecture du code militaire Sajeeturo terminée, il lit voir aux soldats la faute énorme qu ils étaient en train de commettre contre la discipline puis il les informa que lui et ses officiers étaient décidés de rappeler les mutins à leur devoir quand bien même ils périraient a la peine.Puis, ^s’avançant bravement vers le régiment d’Ain-herst, il s’écria que le premier soldat qui refuserait d’obéir serait immédiatement tué.Il s’empara ensuite des drapeaux du régiment, les hxa en terre à une certaine distance l’un de l’autre, et d’une voix de stentor donna ordre au régiment de marcher droit entre les deux drapeaux.Le regiment d’Amherst s’ébranla comme un seul homme et passa entre les deux points fixés par le gouverneur.Le général Murray félicita alors le régiment d’Ain-horst d’être revenu à de meilleurs sentiments.Il donna ensuite le même commandement au 27e régiment puis au He bataillon des Ttanf/cvs.Ceux-ci obéirent également.Le général Murray venait de mettre tin à une révolte très sérieuse sans avoir fait verser une seule goutte de sang ! P.-G.R. RAQUETTES — CLUBS — COSTUMES — eu VNSONS — CARNAVAL EL MOT DAQ1 ETTEi D’où \icnt le mot raquette appliqué A ces appareils qui servent a manlier sur la neige ?Il semble (pie les Français, en arrivant au Canada, leur aient immédiatement donné ce nom pareequ’ilg ressemblaient a l’instrument dont on se servait en Europe pour jouer a la paume, ancêtre probable du jeu de hiwn-tenni.s.Au ténue 111, p.n>4, année Ui08 de ses “Voyages”, le fondateur de Québec s’exprime ainsi : “L’hiver, quand les neiges sont grandes, ils (les "sauvages) font une manière de raquettes qui sont grandes deux ou trois ‘•fois plus que celles de France, (pi ils attachent à leurs pieds , et vont “amsi sur la neige, sans enfoncer ; car autrement ils ne pourraient clias-“ser ni aller en beaucoup de lieux.” Dans la “Delation des Jésuites” de l’an 1611, il est écrit : “que les “sauvages s’attachent des raquettes aux pieds à l’aide desquelles ils de-“meurent dessus la neige.” Dans la “Delation” de ltiJJ, on lit, à la date du 3 décembre : “nous “commençâmes à changer de chaussures et a nous servir de raquettes , “quand je vins à mettre ees grands patins tout plats à mes pieds, je m’i-"maginais qu’à tous coups je donnerais du nez dans la neige, mais l’expé-“l ience m’a fait voir que Dieu pourvoit commodément toutes les nations “des choses qui leur sont nécessaires : Je marche librement avec ces.raquettes.Pour les sauvages, cela 11e les empêche pas de sauter comme “des daims ni de courir comme des cerfs.” Des trois passages tirés d’ouvrages datant des premiers temps de la NduVclle-Frnitcc témoignent que ce 11’est pas d’hier (pie ces bizarretl chaussures portent le nom de raquettes, mais il reste toujours à connaître quel est le premier européen qui les a baptisées, si ce n’est pas Champlain lui-même.SON UTILITE Voilà pour le nom, passons à la chose.En physiologie, ou prétend que la fonction crée l’organe : en sociologie on assure que le besoin crée — 197 — \ 1 industrie.Autrement dit, .-,Lp |>.o'.t).Xu moi., niai 1882, M.l’abbé Kdouard Brunei inhumait dans le cimetière de Saint-Valère de Bulstrode une vieille personne connue sous le nom de Louise Le Bourbon, âgée, disait-on de 92 ans.Dans le Bulletin île* Itei'herches Jliiloriqui’s de 1.903 (vol.IX, p.;,!)), M.l’abbé A.-II.(Josselin écrivait ce qui suit au sujet de cette Le Bourdon : •’Plutôt que de prêter serment à la constitution civile du clergé, des milliers de prêtres — on évalue leur nombre à plus de 20,000 — n’hésitèrent pas à quitter leur patrie et à prendre le chemin de l’exil.IL avaient à choisir entre la mort, l’exil ou la trahison de leur conscience: ils choisirent l’exil, suivant le conseil de l’Fvangile: “Quum perxequentur vos in civiiate in ta, fugite in aliam.” "| n bon nombre passèrent en Angleterre: et quelques années plus tard, quarante d’entre eux obtinrent du gouvernement anglais la permis-don de venir au Canada, cette autre France.L’illustre Plessis les accueillit avec ce tact, cette bienveillance, cette générosité qui le caractérisaient, et leur confia des postes importants: ils se montrèrent dignes de -a confiance: c’étaient en général des ecclésiastiques du plus haut mérite, ljui pourrait dire le bien (pie firent, au milieu de nous ces hommes de coeur, de zèle et de dévouement ?Au point de vue simplement français.qui pourrait dire l’influence que purent exercer parmi nous ces bons prêtres, dans nos différentes campagnes, pour resserrer les liens (l’attachement qui nous unissent à la France?“Détail inédit, je crois: l’un de ces prêtres, M.Courtin, émigrant au Canada, en 17 i>.>, était accompagné d’un jeune prince de sang royal, fils naturel de Louis XV, frère du grand Dauphin, onde par conséquent de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X.1 an-Louis de Bourbon— c’était son nom passa incognito au Canada, et y vécut sous un nom emprunté, pratiquant l’humble métier d’orfèvre dans quelque paroisse de la vallée de la rivière ('humbly, où il se maria.Plus tard il vint se fixer à Bécaucottr, où il mourut en 1812.Il laissa plusieurs enfants, dont quelques-uns furent se fixer aux Ktats-l'nis, d’autres à Montréal.Lue de scs filles est décédée, il y a quelques années, à un âge très avancé, — 221 it lut inhumée à Saint-Valère do Bulstrode, comté d’Arthalm'ska.S.m 110 ^ll* ilVi|it raconté .son histoire que dans les dernières années de sa • ie, et elle-même en lit la confidence a son confesseur avant de mourir.J.a vieille mentionnait surtout le fait qu’on avait coupé le col à un do ses parents (Louis XVI), parce qu’il y avait eu du truiu par en hunt.de tiens ces détails du vénérable prêtre lui-même qui l’assista à ses derniers moments.“.Jean-Louis de Bourbon portait la croix de Saint-Louis : cette croix ntt léguée a une pauvre paroisse des Cantons de l’Est, et servit à orner l’ostensoir du Saint-Sacrement.” A laide de la tradition orale et des registres paroissiaux, essavons de faire quelque lumière sur ce détail historique, bien secondaire à la vérité, mais qui ne manque pas d’un certain intérêt pour les chercheurs.M.Exilia Thibodeau, un vieillard de Saint-Célestin, me disait un jour au sujet do cette LeBourdon, qu’il avait connue personnellement: “Son véritable nom n’était pas LeBourdon, mais Descaratfe.Kl h- se donnait ce nom de Bourdon parce qu’elle erovait que son père était un descendant des Bourdon, rois de France.Elle s’était, ajouta-t-il, mariée deux fois à Bécancour.” Ln effet, nous voyons dans les registres de Bécancour «pie le 12 juillet ISIS Marie Descaraffe, fille de .Jean-Baptiste et de Marie-Louise DuTremble, épousa un nommé l’ierre Matton.Elle était alors âgée de nus.Elle était donc liée vers 179Ô et, à sa mort, elle était âgée de Sî ans, non de 9ÿ ans.Le M lévrier 18,‘1‘J, elle épousait, en secondes noces, â Bécancour, Louis Bouclier.M.l’abbé (Josselin nous dit que Jeun-ljouis Bourbon, orfèvre de son métier, vécut dans une paroisse sur la rivière Chamblv, sous un nom d’emprunt, et vint mourir en 18.111 à Bécancour.Umts les registres de la paroisse de Saint-Charles, comté de Richelieu, nous voyons que, le II mars 1794, .Jean-Baptiste Decaraffe, fils de Jean-Baptiste Decaraffe et de Marie-Louis Frémont, du diocèse de Caris, se maria â Marie-Louise DuTremble, fille de Michel et de Brigitte Centura.C’est probablement là qu’est née sa fille Marie-Louise.Jean-Baptiste Decaraffe lit baptiser deux enfants à Saint-Mathias, un en 1796 et l’autre en 1 797.Ce dernier, du nom de Jean-Baptiste, épousa en 18'JK, à Ynmaska, Marie Sa lois.En 1798, Jean-Baptiste __222 Decaraffe fit baptiser à Beloeil son quatrième eu tant sous le nom de lierre-André, marié à Beeaneour à Marie Hobieliaud.Le •'\ août 1800, Jean-Baptiste Decaraffe est résidant à Bécaneour depuis neuf mois et pratique son métier d’orfèvre.De 1805» à 1812, Jean-Baptiste Decaraffe présente encore huit enfants au ' nie et, chaque fois, il signe son nom, chose assez rare à cette t|)0(lU»*.Les gens de Bécaneour, on ne sait pourquoi, avaient surnommé cette famille nouvellement arrivée dans la paroisse les Christophe.lean-Baptiste Decaraffe fut inhumé à Bécaneour, le 10 mars 1810, âgé de 51 ans.Il était donc né vers 1762.Dès les premiers jours de son mariage, Jean-Baptiste Decaraffe avait fait connaître secrètement à son épouse que son véritable nom était Jean-Louis Bourbon.Sur son lit de mort, il aurait en plus dévoilé son secret à ses enfants.Il est difficile de supposer qu’à ce moment solennel il eût l’intention de les tromper.Quoiqu’il en soit, tous ses descendants que j’ai vus ou consultés sont fermement convaincus que leur ancêtre Jean-Baptiste Decaraffe était un Bourbon.En 182Ô, Marie-Louise Du Tremble-( ottenoire épousa Joseph Leblanc, de Saint-firégoire.Elle fut inhumée à Saint-Célestin en 1866, âgée de lis ans.Enterrée d’abord dans le cimetière paroissial, plus tard Mgr Marquis, curé de Saint-Célestin.fit transporter son corps dans son caveau de famille, disant : “C’est le corps de la femme du fils d’un roi de France.” L’abbé CHS-El).MAILHOT M.île.héils et la conquête du Canada (111, p.16).—Il y a déjà vingt-cinq ans, on écrivait au Bulletin des Recherches Historiques : “Lorsqu’en 1778 la France se déclara en faveur des Etats-Unis révoltés contre l’Angleterre le désir des hommes d’Etat français était de recouvrer le Canada.M.de Taurines, dans son livre La nation canadienne.dit que le chevalier, devenu le maréchal de Lévis, offrit ses services pour concourir à l’exécution de ce projet.Où a-t-il pris ses preuves ?” Je ne crois pas qu’aucun correspondant du Bulletin ait jamais répondu à cette, question.Je n’ai pas, non plus, la prétention ni le 5 — 223 — pouvoir d’y répondre, mais je t rois avoir un filon qui aidera à découvrir la vérité sur ee point d’histoire.Bn 1 « T8, 1 ingénieur Desandrouins, alors en retraite à Sarrelouis, t)ui avait servi avec le chevalier de Levis au t'anada, lui envoyait un long mémoire dans lequel, pour me servir de ses propres termes, il se proposait de faire voir: lo combien il importe à la France de soustraire le Canada de la domination anglaise ; 5Jo quelles sont les difficultés et les obstacles qu’on aurait à surmonter pour y parvenir ; ;io quels sont les moyens à e er dans une expédition propre à remplir cet objet: lo quelle serait la conduite à tenir en arrivant dans le pays jusqu’au moment de l’ouverture île la tranchée devant Québec.” ( e mémoire a été publié dans les Leltrei et pièces militaires de la Collection Lévis, page 3l!t.Dans la lettre de M.Desandrouins à M.de Lévis qui accompagnait son mémoire, lettre en date du 2G août 1ÎT8, je lis le passage suivant: “Nous verrez, mon général, que le siège de Québec est ma passion, à laquelle je tâche d’amener les vues du gouvernement en en prouvant d’abord l’importance de mon mieux.Ensuite je tâche de démontrer que tous les Washington du monde, avec les troupes qu’ils commandent n’en viendront pas à bout.Fuis je détaille en gros ci* qu’il faudrait pour l’expédition.“Vous trouverez peut-être, mon général, que j’ai demandé un peu trop, et qu’avec moins d’attirails vous en viendrez à bout.Ce n’est pas que je n’aie toute la confiance possible en votre talent et vos ressources ; mais je n’ai pas cru qu’il me fût permis «le rien omettre de ee que la prudence peut dicter.Vous en aurez plus d’honneur si vous exécutez plus rapidement et avec moins de moyens.Four moi, je vous suivrai, mon général, n’eussiez-vous qu’une compagnie de grenadiers pour escorte; mais je ne répondrais pas de l’événement.” Ces lignes indiquent bien clairement, n’est-ce pas, qu’il était alors question en France d’une expédition pour aller reprendre Québec.M de Lévis avait-il offert scs services pour aller reprendre Québec aux Anglais?Je l’ignore.Le naufrage du “Saint-Fmnrois-Xavier” (XXVIII, p.155.)—Pendant que la flotte de Phipps était devant Québec en 1*590, trois navires français qui remontaient le Saint-Laurent échappèrent aux Anglais grâce à la présence d’esprit de quelques habitants de la Baie Saint-Paul.Ceux-ci, 99 vivant que 1rs navires français s’ils continuaient leur route tomberaient au pouvoir de- Anglais, se jetèrent dans .le légères embarcations et.allèrent le- avertir du danger auquel ils couraient.Les trois navires entrèrent alors dans la rivière Saguenay et n’en sortirent qu’après le départ de la Hotte anglaise.('es vaisseaux étaient la frégate la Finir dr May, le Glo-rirux et le Smiil-Fnmrois-Xaviir.Ils étaient chargés de provisions (le toutes sortes pour la colonie et leur perte aurait été extrêmement préjudiciable au pays.A l’été de lüitl, le Sainl-Fninçuvj-.\avier revint dans la Nouvelle-France.Il repartit pour la France au milieu de novembre de la même aimée avec un chargement complet et plusieurs passagers.On n’en entendit jamais plus parler.La pièce suivante jette un peu de lumière sur la perte ou la disparition du Saint-Françoin-A avirr : .“Aujourd'hui- quinzie.d’octobre après miclv l’an mil six cent quatre vingt treize, à la requisition du sieur Charles Aubert de la Chesnaye, marchand bourgeois de cette v ille, au nom et comme exécuteur du testament ollographe de delimit le sieur Charles Patu, vivant marchand en cette dite ville, pardevant nous notaire gardenotes du lîov en sa l’revosté de Québec en la Nouvelle-France sousné., sont comparus Mr.Me.1.Peuvret de Mesnil, coller, sécrété, du Boy, greffier eu chef au l’on.Souverain de ce pays, le sr Peuvret de (iodnrville son tils, Me.Jq.Pot it de Verneuil et Me.(ieorges llegnard Duplessis, trésorier de la Marine, Lucien Boutteville.mde., en cette ville de Québec, lesquels ont déclaré et certifie qu’ils scavent certainement qu’environ le seize ou 17 de novembre de l’an mil six cent quatre vingt onze le dit sieur Patu s’est embarqué en la rade de cette ville sur le navire le Sl-Franroàs-Aarirr pour passer en France, et que depuis un n’a pu apprendre aucune nouvelle du dit navire ny d’aucune des per-sounes qui estaient dessus, et qu’un chacun croit icy que le dit navire est péry en mer par quelque mauvais temps, ce qu’ils affirment en leur âme et conscience estre véritable dont le dit sieur de la Chesnaye a requis acte pour servir et valoir.ee qu’il appartiendra les d.jour et an que dessus présence des sieurs Jacques de l’ionsac; et de Jean Abraham commis du dit sieur Boutteville, témoins qui ont avec les il.sr.de la Chesnaye et autres susnommés et nous signé ces putes.Peuvret — Peuvret — Duplessis — Boutteville — Abraham — Pion-sac — de Verneuil — Perré — Genaple (1).d) Archives Judiciaires (le Québec, greffe de Genaple.6
de

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