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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1924-01, Collections de BAnQ.

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RECHERCHES HISTORIQUES BULLETIN l>'AKrci l:h Roy VOLUME TRENTIEME LEVIS LE BULLETIN DES RECÏIEUC11 KS " VOL.XXX N'.-I).DE LEVIS .JANVIER l!)24 Xo 1 LES MONUMENTS COMMEMORATIFS DE EV PROVINCE DK QU El IEC On désigne, dit M.Charles Lucas, sous ce nom générique de monument commémoratif toute oeuvre d’epigra phie, de peinture, de sculpture ou d’architecture, et le plus souvent l'édifice comprenant toutes ces données primordiales et ayant pour but de perpétuer le souvenu ci un événement important ou celui d'un homme célèbre, et quelquefois ces deux souvenirs associés.” Nous croyons que les monuments, statues, colonnes, cairns ou tumulus, boulders, croix etc., etc., érigés dans la province de Québec, et dont nous donnons ici la liste, peuvent être considérés comme des monuments commémoratifs.Les quelques monuments funéraires mentionnés dans notre liste ont été érigés à l'aide de souscriptions publiques.Nous pouvons donc les classer comme des monuments commémoratifs.Le monument Wolfe et Montcalm, dans le Jardin du Fort, à Québec, inauguré le 8 septembre irt-Wallick, place de la salle d’exercices militaires, a Québec, dévoilé le 12 novembre 1891.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de Salaberry, façade du Palais législatif, à Quebec, installée au mois de septembre 1894.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de Montcalm, façade du Palais législatif, à Québec, installée en 181)4.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de Wolfe, façade du Palais législatif, à Québec, installée en 1894.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de Lévis, façade du Palais législatif, à Québec, dévoilée le 23 juin 1896.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de la reine \ ictoria, parc \ ictoria, à Québec, installée en 1897.Oeuvre du sculpteur anglais Marshall Wood. La statue de Champlain, terrasse I )ufferin, à Québec, tkvoilee le _m septembre 1X9X.Oeuvre du sculpteur français Paul Chèvre.l,e monument aux héros de la guerre anglo-boer, Esplanade, a Québec, dévoilé le 15 août 1905.Oeuvre du sculpteur Hamilton MacCarthy.Le monument Laval, place du bureau de p >ste, à Québec, dévoilé le 23 juin 19 .X.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de Montcalm, place Montcalm, à Québec, dévoilée le 1(1 octobre 191 1.Oeuvre du sculpteur français Léopold Morice.La statue Mercier, place du Palais législatif, à Québec, dévoilée le 25 juin 1921.Oeuvre du sculpteur français Paul Chevré.La statue du Père blavien Durocher, place Durocher, à Québec, dévoilée le 23 juin 1912.La statue de b rançois-Xavier Garneau, près de la porte Saint-Louis, a Québec, dévoilée le 10 octobre 1912.Oeuvre du sculpteur français Paul Chevré.Le monument de la Foi, Place d'Armes, à Québec, dévoilé le t(> octobre 191(1.La statue de 1 intendant l'alon, façade du Palais législatif, a Québec, installée en 191(1.Oeuvre du sculpteur Allred Laliberté.La statue du Père Jacques Marquette, façade du Palais législatif, a Québec, installée en 191b.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.La statue du Père de lirébeuf, façade du Palais législatif, a Québec, installée en 191(1.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.La statue de lord Dorchester, façade du Palais législatif.a Quebec, installée en 191(1.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.Le monument Hébert, place de l’hôtel de ville, à Québec, dévoilé le 3 septembre 191X.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.La statue de sir Georges-Etienne Cartier, parc Montmorency-Laval, à Québec, dévoilée le b septembre 1920.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill. La statue de sir Louis-Hyppolite Lafontaine, façade du Palais législatif, à Québec, installée en 1921.Oeuvre du sculpteur Henri Hébert.La statue de Robert Baldwin, façade du Palais législatif, à Québec, installée en 1922.Oeuvre du sculpteur Allred Laliberté.La statue de la Yérendrve, façade du Palais législatif, à Québec, dévoilée le 28 septembre 1922.Oeuvre du sculpteur Jean Bailleul.La statue de Pierre Boucher de (Irosbois, façade du Palais législatif, à Québec, dévoilée le 28 septembre 1922.Oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.Le monument à Abraham Martin dit ]'Écossais, basse-ville, à Québec.inauguré le 12 mai 1922.D’après les dessins de 1 lenri 1 lébert.La statue du cardinal Taschereau, place de la Basilique, à Québec, dévoilée le 17 juin 1923.Oeuvre du sculpteur français André Ycrmare.La colonne McTavish, pied de la Montagne, à Montréal, érigée en 1804.La colonne Xelson, place Jacques-Cartier, à Montréal, érigée en 1809 et restaurée en 1900.D’après les plans de i’architecte anglais Mitchell.Le monument au lieutenant Weir, ancien cimetière de l'avenue Papineau, à Montréal, érigé en 1838.Le monument a sir Benjamin D'Urban, ancien cimetière de 1 avenue Papineau, a Montréal, érigé en 1849 et restauré en 1915.Le monument à Ludger Duvernay, cimetière de Xotre-Damc-des-Xeiges, à Montréal, érigé en 1855.Le monument aux Patriotes de 1837-1838, cimetière de Xotre-Dame-des-Xeiges, à Montréal, inauguré le 14 novembre 1858.Le monument aux émigrés morts du typhus, Pointe Saint-Charles, à Montréal, érigé en 1859.La statue de 1 abbé Olier, jardin du séminaire Saint-Sulpice, à Montréal, érigée en [864.Le monument aux pompiers protestants, cimetière Mont-Royal, à Montréal, inauguré le 5 novembre 1868 et.restauré en 1876. Le monument à l'évêque l'rancis Fulford, près la Christ L hureh, a Montréal, érigg dans l’été de 1870.La statue de la reine \ ictoria, place Victoria, à Mont-rca, inaugurée le 21 n membre 1872.Oeuvre du sculpteur anglais Marshall Wood., *'(' nio,n,inent aux pompiers catholi(|ites.cimetière de Aotre-Uamc-dcs-Xeiges.à Montréal, érigé en 1875.Le monument à l’honorable James McGill, près l’université McGill, à M mtréal, érigé en 1875.Le immument à Alexander liertram, cimetière M mt-]\o\a,, a Montreal, é: igé en 1873., oruniment a Lett Machet, cimetière Mont-Roval, a Montréal, érigé en 1886.Le Monument a Jolin-II.Samuel, cimetière Mont-Moyal.à Montréal dévoilé le 1 1 octobre 1890.La statue de Jacques Cartier, quartier Saint-Henri, à Montréal, dévoilé le 14 juin 1893.Oeuvre du sculpteur I.-Arthur \ inccnt.Le monument aux Pionniers, place d’Youville, à Montréal, inauguré le 17 mai 1894.Le monument Maisonneuve, Place d’Armes, à Montréal, inauguré le ter juillet 1895.Oeuvre de P >e Hébert.La statue de sir J >hn-A.MacDonald, square Dominion, à Montréal, inaugurée le b juin 1895.La statue du docteur Chénier, coin des rues Craig et Saint- Denis, a Montréal, dévoilée le -’4 avril 1895.Oeuvre du sculpteur l’eltz.cr.La fontaine de la Sun Lite Assurance Company, place Dominion, a Montréal, installée en 1897, afin de commémorer le jubile de la reine \ ictoria.D’après les dessins du sculpteur G.AY.Hill.La statue de Pierre LeMoyne d’Iberville, Sainte-Cuné-gonde.à Montréal, inaugurée le 24 juin 1898.Oeuvre du sculpteur J.A.Vincent.La statue de la reine Victoria, en face du Royal Victoria C >!lege, à Montréal, installée dans l’été de 1900.Oeuvre de la princesse Louise, fille de la reine Victoria.9 — 8 La statue de Mgr Bourget, place de la cathédrale, à Montréal, dévoilée le 24 juin 1903.Oeuvre de Philippe Hébert.Le monument aux héros de la guerre anglo-boër, square Dominion, à Montréal, inauguré le 24 mai 1907.Oeuvre du sculpteur G.-W.Hill, Le buste d’Octave Crémazie, square Saint-Louis, à Montréal, dévoilé le 24 juin 1906, Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de Jeanne Mance, parterre de l’IIôtel-Dieu, à Montréal, inaugurée le 1er septembre 1909.Oeuvre de Philippe Hébert.Le buste de Louis Archambault, cimetière de Notre-Danie-des-Neiges.à Montréal, dévoilé le jj septembre 1909.Oeuvre de Alfred Laliberté.La statue de l’honorable John Young, près la place Royale, à Montréal, dévoilée le 4 octobre 1911.Oeuvre de Philippe Hébert.La statue de sainte Jeanne d'Arc, en face du consulat de France, à Montréal, dévoilée le 6 octobre [912.Oeuvre du sculpteur français André Yermarc.La statue de la France, en face du consulat de France, à Montréal, dévoilée le 13 juillet 1913.Oeuvre du sculpteur français Paul Clievré.La statue de lord Mount Stephen, gare Windsor, à Montréal, installée au mois de décembre 1913.La fontaine Leigh Gregor, parc Jeanne-Mance, à Montréal, érigée dans l’été de 1913.D’après les dessins du sculpteur Henri Hébert.La statue du roi Edouard VU, place Philips, à Montréal, inaugurée le icr octobre 1914.Oeuvre de Philippe Plébert.La fontaine du marché de l’ancienne ville de Maisonneuve, à Montréal, érigée en 1914.Oeuvre du sculpteur Al- * fred Laliberté.Le monument à J.-A.Rodier, cimetière de Notre-Da-me-des-Neiges, à Montréal, érigé en octobre 1916.Le monument aux héros de la Grande Guerre, parc No-tre-Dame-de-Grace, a Montréal, dévoilé le 24 mai 1919* D’après les dessins de Lucien Kéroak, architecte. Le monument à sir Georges-Etienne Cartier, parc Jeanne-.Mance à Montréal, inauguré le 6 septembre 1910.Oeuvre de G.-W.H il!.1 J La statue de saint Jean-Baptiste de la Salle, Saint- IJenii, a Montréal, dev oilée le S août 19.20.,, ,Jf nu>nu,nent L)ollard, parc Lafontaine, à Montréal dévoilé le 24 juin 1920.Oeuvre du sculpteur Alfred Lali-berte.La loin du quai \ ictoria, a Montréal, érigée en 1920 a la mémoire des marins canadiens morts pendant la Grande Guerre.D’après les plans de F.Leclaire.Le monument aux employés du Pacifique-Canadien tués pendant la Grande Guerre, gare Windsor, à Montréal, dévoilé le 28 avril 1923.Oeuvre du sculpteur Coeur-de-Leon MacCarthv.Le buste de Dante Alighieri, parc Lafontaine, à Mont-î eal dev nié le 22 octobre 1922.Oeuvre du sculpteur italien J.» al boni, de Montréal.La Croix du Sacrifice, entre les cimetières Notre-Da-1 nc-dcs-\cigcs et Mont-Royal, a Montreal, inaugurée le 29 octobre 1922.La fontaine du square Victoria, à Montréal, érigée par la Montréal Temperance Society.D’après les dessins de Paul Ceredo.Le monument de la Montreal Sailor’s Institute, cimetière Mont-Royal, à Montréal._ Le monument de la 't oung Men s Christian Association, cimetière Mont-Roval, à Montréal., P.-G.R.fLa tin dans la prochaine livraison) QUESTION Sous le régime français au Canada, avions-nous ici des bureaux pour la distribution des lettres venant d’Europe ou des pays étrangers ?En d’autres termes, les autorités de la colonie se chargeaient-elles de la distribution des lettres ?X.X.X. IO I.A FAMILLK BOL’AT l.’ne généalogie c!t-s Bouat en Canada n’aurait guère lie soin de présentation.Cette famille a vécu pendant près d’un siècle et demi à Montréal : elle a contracté des alliances intéressantes et l'un de ses membres est parvenu à la magistrature à une époque où un Canadien pouvait difficilement atteindre les premières places.Mais comme notre travail présente des lacunes, qu’il ne renferme que les notes que nous avons pu glaner au jour le jour, nous ne l’offrons qu’à titre d'esquisse susceptible d’aider les chercheurs qui voudraient poursuivre la tache.Abraham 1 louât, né en i 4.4.était lils de Charles lîouat, bourgeois et de honorable femme Marie Migre.mague, de-Saint-Rome sur Tarn, ancien diocèse de Vabres, en Kouer-gue, aujourd’hui département d’Aveyron ( 1 )."Compatriote et ami du notaire Antoine Adhémar” (2), tous deux avaient dû arriver en la Nouvelle-France avec les troupes.Mais tandis que l’un devenait tabellion l’autre se faisait marchand, c’est-à-dire aubergiste et telle était l'occupation du sieur lîouat lorsque le notaire H asset rédigea son contrat de mariage, le 1 1 mars 1670.La future, Marguerite de Xivclet, avait pour parents : honorable homme Lierre de Xivclet.bourgeois de Troyes en Champagne, et honorable femme Françoise de Brion.Sont présents au contrat : François lîouat, frère du futur (.3), mcssire (îabriel de Quevlus, supérieur du Séminaire.“dissertes personnes" Gilles Perrot, curé, et Dominique Galinier, prêtre et éc moine du Séminaire, noble Flo-tart, chevalier de Lescure, Frs Sahattier, Jean Gervai.se, Jacques La Marque, Ltiennc Abillard, Charles Pagcz, noble Pierre de Saint-Paul, chevalier, seigneur de la Mothe, commandant de Montréal, Pierre Picoté de Belestre, demoiselle Jeanne Mance.Zacharie Dupuy, major de File, demoiselles Hélène et Françoise Picoté de Belestre et Madeleine Boucher.( 1 ) Tanguay écrit : Fa lires on Itouargue, mais ce n’est pus exact.(-) Bouut fait, cette déclaration le !t mal 1(187.Adhémar était du diocèse d'Albi.(Jette localité et colle do St-Itome étaient dans le Haut, Jauiguedoc.(3> Il semble être retourné en France. Le mariage fut célébré le i«> mars et parmi ceux qui signent, nous relevons les noms de François Boitât, noble Flo-tatt, chevalier de Lescure (il signe ainsi) ; Zacharie Ditpuv.Etienne Abillar.valet de chambre de M.Pierre de St-Paul, sr de la Motte, commandant en ce lieu.Le sieur Abraham Bouat, de i()/ü a son décès, dirigea 1 hôtellerie fashionable de .Montréal.11 avait bien choisi son poste, car 1 auberge Bouat se trouvait à l'angle sud des rues Notre-Dame et Saint-François-Xavier, à quelques pas de l’église paroissiale.Mais on n’est pas hôtelier durant trente ans sans être mêlé à bien des incidents, aussi, maître Abraham fut-il acteur passi! ou actif dans plusieurs petites scènes que les documents judiciaires ont enregistré et où on note des traits de moeurs et coutumes sur la vie sociale de nos aïeux.Cit >ns quelques faits : Le 23 août i(>7(>, vers 4 heures de relevée, quatre marchands dégustaient un verre de vin dans une chambre de 1 hôtellerie Bouat, lorsque le jeune Robineau de Bécancour et quatre autres gentilh mimes firent une scène de roman.Nous avons signalé cette affaire dans le Bulletin de 1013, P- 354- _ Le 2 août 1B77.Abraham Bouat eut à subir un procès pour avoir batonné un de ses serviteurs qui maltraitait un client au cours d’une partie de Romcstccq (4).Le 13 octobre 1(177, ü y eut chez le sieur Bouat un assaut à l’épée entre Denis le Valon et Denis Sab utrin Chouan-nière.Le 14 février 1683 , autre procès.Cette fois, c’est le maître hôtellier qui porte plainte contre ses domestiques qui l’auraient battu.Enfin, le 21 avril 1 ( 188, il se trouve mêlé à une fameuse partie de billard (5) qui se joua chez lui, le lendemain de Pâques, durant les vêpres, à l’encontre des règlements.N’avant pu empêcher les adversaires de continuer leur partie lorsque l’office religieux commença, il fut dénoncé et condamné à payer une amende.( 4 ) Voir le Bulletin des Recherches Historiques, 1919, p.25.(5) Nous en avons donné le détail dans le Bulletin des Recherches Historiques, 1917.p.153. Impossible de signaler tout : un hôtel de (|uel(|ue importance étant fertile en événements de tous genres.Toutefois, et avec ses nombreux procès.Abraham Bouat fut un homme estimé et un hôtelier convenable.!,a preuve nous l’avons dans le fait qu’il fut marguillier de Notre-Dame ( 23 juillet 1Ô79), et qu’il eut pour clients les officiers des troupes, les marchands et la bourgeoisie.Sur son lit de mort, il fait son testament ( 6) et en voici les principales clauses : "\ eut que son corps soit enterré dans l’église, qu'il soit dit ioo messes basses à Notre-Dame, et 300 messes chez les 1T.Réc ¦diet s pour leur aider à bâtir leur chapelle ; donne 50 livres aux pauvres de l’I lôtel-Dieu, 50 livres aux pauvres, honteux de la paroisse et 100 livres à la chapelle de la Congrégation des hommes chez les PI*.Jésuites.En plus, 11 demande à tous ses confrères de la Congrégation de se souvenir de lui dans leurs prières.Abraham Bouat mourut deux jours après, le 28 décembre 1702.âgé de 58 ans.Sa femme, Marguerite de Nivelet, ne décéda qu'au mois d avril 1720, chez les Soeurs de la Congrégation, où elle pensionnait depuis onze ans.Du mariage Bouat-Nivelet naquirent : A —( 1 AiîuiKi,, bapt.le 3 juin 1671.Pris par les Iroquois en 1690.Il mourut de la petite vérole (Tanguav, II, 3r>3) B —Marik-Apopuni:, bapt.le 20 juin 1673 ; sépulture, le 23 mai 1 f >87.C —Jk.w.xk, bapt.le 21 mars et inhumée le 12 avril 1) 1'r.wcois-Marik, bapt.le 25 mars 1676, continua- teur de la lignée.E—Makgi’Kritk, bapt.le 18 février 1678.Agée de 19 ans, elle épousa à Montréal, le 21 janvier 1697, Antoine Pa-caitd, marchand bourgeois, âgé de 32 ans.Quatre de leurs enfants furent baptisés à Montréal entre 1699 et 1707, mais, par la suite le sieur Pacaud alla demeurer à La Rochelle, où (U) AdUOuiui-, décembre 1702. 13 — il exerça la pntession de marchand-banquier, suivant un document judiciaire.( 7) t -P* Jkanxk-Ckcilk, bapt.le 10 novembre 1679.Décédée en bas age.D Ciiari.es, bapt.le 2 novembre et inhumé le 24 décembre 1681.H°—Chari.ks-Paui.bapt.le 13 mars 1^83.Nous [ter-dons sa trace.(8) (à suivre) K.-X.Massicotte CANADIAN A Mgr Alexandre-Antonin Taché, souvenirs intimes, par l’honorable juge L.-A.Prudhomme, dans le Devoir du _>3 octobre 1923.I,e centenaire de Mgr Taché, par l'abbé Klie-J.Auclair.dans la Presse du 23 octobre 1923.Félix Poutré sous ses vraies couleurs, dans la Patrie du 27 octobre 1023.Projet de colonisation du temps passé, par A.-D.De-Celles, dans la Presse du 27 octobre 1923.QUESTION Dans l’ouvrage du baron de Coslon, Origine, étymologie et signification des noms propres et des armoiries, Paris, 1867, on lit p.78 : “la seigneurie de Beauville (Canada), érigée en baronnie en 1707, au prolit de François de Beau-harnois, mort en 1740.” D'après la brochure de l'abbé A.Couillard Després, La noblesse de Prance et dit Canada, p.21, il n’v aurait eu que trois baronnies créées en Canada : Portneuf, des Islets et Longueuil.Lequel de ces deux auteurs fait erreur ?Job (7) Documents judiciaires du 28 décembre 171!) et du 11 juin 172f>.(8) Tanguay, II, :!(>.'!, et III.330, mentionne une demoiselle Angélique Itouat qui aurait épousé un Pierre de Montay.C’est une erreur.L’acte du ü mars 171!) ne contient aucun de ces noms. — T-l — LETTRE DE LA SUPERIEURE HI', L'HOTEL-DTEL* DE QUEEEC SLR LA MORT DE LA MERE CATHERINE DE SA INT-AUGUST IN Ma Rdc Mère, La Divine Providence nie donne une matière à vous entretenir cette année, '-tir la |>1 us sensible des croix que nostre Seigneur m'ait fait sentir depuis que je suis au monde ; & sur la perte la plus considérable que peut p irter nostre Communauté au regard des sujets qui la composent.C’est par la mort de nostre très-aimée Soeur de saint Augustin, qui n’estant qu'à la trente sixième année de son âge.& la vingtième de sa l’rolession, a esté trouvée dans le comble de sa perfection, par celuy qui ne met le terme de nos vies, qu’en celuv de sa volonté, & de nostre fidélité à l’aimer.Sa parfaite correspondance à tous les desseins de Dieu sur elle, & la liberté qu'elle avait donnée dès son plus bas âge à cet esprit adorable, pour se faire luy niesme le tyran de son amour propre, luy acquirent une grande facilité pour la pratique des plus solides vertus.Aussi aurait-on dit qu’elles avaient pris naissance avec elle, tant la grace & la nature agissaient de concert dans cette chere aine.Je ne vous dirav rien présentement du detail de plusieurs graces extraordinaires, dont Nostre Seigneur l'avait avantagée.Cela se fera lors que nos Supérieurs le jugeront a propos pour la gloire de Dieu.Mais seulement, je vous diray, ma tres-chere Mere, pour nostre commune consolation, les choses que je ne puis suprimer sans injustice, en ayant eu une parfaite connaissance, avec toute nostre Communauté.Nostre chere definite avait receu des preventions de grace fort considerables, dés son enfance niesme, les quelles furent cultivées p.ar le grand soin que prit de son education.Mademoiselle sa grande mere, auprès de laquelle elle a este élevée.Vous scavez assez, Ma tres-chere Mere, que la maison de cette bonne.Damoiselle estait pour toute sa famille, une vraye maison d'oraison, & pour la prochain.la retraite A' le refuge des pauvres.C’estait un lien où nostre chere soeur prit les premieres impressions de l’esprit d hospitalité ; & d’un grand dégagement des malheureuses maximes du monde, dont elle conçeut un admirable dé-goust ; aussi sen retira-t-elle dés sa treizième année, qu’elle IS entra chez nos Meres de Baveux, accompagnée de sa Soeur aisnée, & suivie tost apres de sa bonne grande Mere, qui v a consommé sa vie dans toute la sainteté qui est connue à tout nostre saint Ordre.Monsieur de Launey Jourdan, son aveu! maternel, grand homme de bien, homme d’oraison, & grand aumosnier, dont la vertu a este estimée de tout le monde, voyant un jour cette petite innocente, n'estant pour lors âgée que de deux ans, eut un pressentiment de sa future sainteté.Voyez, dit il a ses domestiques, cett-1 petite fille sera un jour Religieuse, une grande servante de 1 )iett, & et une sainte.Kn effet estant en l'âge de prendre l'habit de Religion, elle le dit avec toute la joye possible, tant de part que de la Communauté de nos Meres de Baveux, qui desdors voyaient en elle des dispositions toutes saintes.Son Noviciat se passa avec la ferveur & le zele que l’on eût pu souhaiter dans un âge plus avancé.Les grands désirs qu'elle avait de seuilrir, luy firent prendre la résolution de tout quitter & de tout perdre pour se donner entièrement à son Kpoux.Nous avions demandé quelques Religieuses de France pour nostre secours ; Klle s'y présenta d’un courage invincible, surmontant les oppositions qui se présentèrent de tous costez.'avec tant de ferveur, qu'il estait aisé de voir dés lors que la grace pouvait tout sur elle, N que la nature n y avait point de part.Comme elle avait receu une grande éducation de Messieurs ses parens, & qu'elle estait cl un naturel affectueux, & de tout feu, elle avait pour eux une reconnaissance & des tendresses extremes, & s'estait s arracher le coeur a soy-mesme, a-t-elle dit quelquefois, que de se séparer d avec eux ; & plus encore de la Communauté des Religieuses de Baveux, où elle estait .aimée de tout le monde, éc où elle a\ait sa grande Mere & une Soeur, év une Supérieure, sa paicnte fondatrice de cette Maison .avec lesquelles elle eût passé saintement & doucement sa vie.estant toutes glandes suivantes de Dieu ! Mais 1 amour de I beu 1 obligea a ne poin.s’écouter soy-mesme en ce rencontre.- Monsieur son pere, duquel elle avait esté toûjouis toit cherie, s’opposa de toutes ses forces a son dessein , inesme présenta Requestc en Justice, pour 1 empêcher, se rendant inflexible.Mais nostre genereuse prétendante aux souffrances de Canada, crût que gagnant le Ciel, elle gagnerait sa — 16 — cause.Elle eut recours à Dieu, faisant voeu de vivre & de mourir en Canada, si Dieu hiv en ouvrait la porte ; & mesme elle allait signer de son sang le voeu quelle en avait desja escrit ; si sa Maîtresse des Xovices ne fut survenu, lors qu’el-¦ c sc pitfniait, iioui ofl rir ainsi les prémices de son sang à I Heu.l’eu apres le coeur de' Monsieur de Lonipré, son pere, si t mm a hem eiiseinent change, Nostre Seigneur permit que ce bon gentil-honnne, se sentant inquiet & chagrin, demanda à voir une Relation nouvellement venue du Canada : en la lisant, son coeur se sentit tout ému sur ce généreux Sa-crilice, que void,ait laire sa idle, de soy-niesme : & il concent une si vive apprehension que Dieu ne luy demandast compte a 1 heure de la mort, de l'opposition si opiniastre qu’il faisait a ses v doutez, & aux desseins (pie le Ciel avait sur sa fdle, que touche de celte pc usée qui le pressait fortement, il accorda a I Heu, ce qui avait refusé' aux hommes.Toutefois sa douleur lu\ en lut si sensible, qu'il en tomba malade a l’ex-tmnitc.Les tendresses de la Mere, pour qui cette chcre fille ,'\ait tous les amours p issibles, ne servirent ipi'a faire parais-*11 lotie de sa \ ovation pour le ( unada, éc ce (jue peut l’amour de Dieu, sur un coeur qui desja est tout à luv, voulant v estre.R;i hile il avait pas encore seize ans accomplis, pour faire sa Profession, & toutefois le temps pressait pour le voyage ; ce qui obligea les Supérieurs de permettre qu’elle ferait sa pro!cession en chemin, lors qu'elle aurait l’âge, qui manquait seulement de quelques jours.La Mère de l’Assomption, Professe de Dieppe, qui devait faire le mesme voyage avec elle ; eut les commissions nécessaires pour cet effet.Elle sortit donc de Baveux, regardant le Canada, comme le lieu où Jésus-Christ l’ap-pellait, où elle devait estre la victime de son saint Amour Ce lut a Nantes que nostre genereuse Novice fit sa profession, dans la Chapelle de Nostre Dame de Toute-jove • il fallut promptement se rendre à la Rochelle, où se faisait rembarquement.Elle ne fut pas si tost embarquée, que la Croix dont 1 amour avait desja fait de si fortes impressions dans son coeur, environna son corps, par une maladie contagieuse qui la mit a 1 extrémité.C’estoit une fievre continue, la plus ardente & la plus violente du monde avec une ceinture — 1 ' tout autour du corps, composée d'onze charli >ns de peste, & la peste niesnie ; sur mer, dans un Navire, où quelque soin ut quasi lu_\ manque, mais sa vertu ne luv manqua ]»as ; nv la très Sainte \ ierge quelle avait prise pour sa t res-bonne Mere, qui luv apparut, qui la toucha.N la guérit, & qui luv donna sa bénédiction, avec asseuran.ee quelle aurait un soin tout pat ticulier d elle ; d >nt cette Mere de honte s’est fidèlement acquittée jusqu’au dernier soupir de sa \ ie.I.eur navigation fut de trois mois : 61: Dieu enfin nous la donna, avec des joyes de part & d’autres, inconcevables.Nous jugeasmes, dés la premiere entrevue, que c’estait un précieux trésor p air cette maison.Son extérieur avait un estât des plus accomplis que 1 on eust pu s aibaiter, prudente, avec simplicité ; clair-voyante, sans curiosité : douce & débonnaire, sans liâterie ; invincible dans sa patience ; infatigable en sa Charité , aimable à tout le monde, sans attache a qui ce soit ; humble, sans aucune bassesse de coeur ; courageuse, sans qu’il y eut rien d’altier en elle : Nous sçnvons qu elle n espargnait aucunes peines, dans les occasions de gagner une aine à Nostre Seigneur, soit par ses prières, soit liar ses mortifications ; jusqu'à s’estre abandonnée à la Divine Justice, en qualité de victime, qui vrayment ne l'a pas épargnée.& qui luv a tait sentir la pesanteur de son bras, punissant terriblement en elle, les pechez de ceux pour lesquels elle se .sacrifiait.Nous sçavions bien que ses infirmités corporelles estaient grandes, & continues : N nous voyions qu’elle les supportait saintement, 66 toujours d’un visage égal, répandant une jove pleine de pieté dans le coeur de ceux qui la valaient : Mais nous avons esté surprises depuis sa mort, lors que nous avons appris que depuis seize ans Dieu avait éprouvé cette Ame forte, par des aridité/.66 tentations, des aband ms inferieurs, & des delaissemens extremes : à tel point que les Demons d’enfer révoltaient, ce semble, toutes ses puissances, contre Dieu : sans que jamais ils ayent obtenu d'elle, la moindre obéissance en quoy que ce soit : son coeur armé de Dieu estant plus fort que tout l’enfer, aussi avons-nous appris de bonne part, qu’outre les saintes habitudes de toutes les vertus, qu’elle avait acquises dés son enfance, en un eminent de- gré, le Ciel estait de la partie avec elle ; quantité de saints du Paradis, les Anges, la Sainte Vierge & saint Josepli.Jesus-Christ mesme, luv estant apparus sauvent, pour la fortifier, la conseiller, la protéger, & combattre avec elle : sur tout le Pere Jean de Iîrebeut , heureux Martyr des Iroquois, dans le pais des 1 lurons, qui luv avait esté donné du Ciel, comme son Directeur : toutefois avec une entière subordination à son Directeur ordinaire.Ce Directeur Celeste luv apparaissait tres-souvent, & souvent sans luv apparaistre, se rendait si present à elle, qu’elle le sentait, & recevait ses impressions, avec autant d'efficace & de certitude, qu’un homme aveugle qui serait prés du feu, est certain que ce feu l’échauffe, & qu’il n’en est pas esloigné.Souvent elle a eu asseurance de son salut, de la part de divers saints, & de la Sainte Vierge, & mesme de Jesus-C hrist : & diverses fois, (pour l'encourager aux souffrances, qui luv estaient présentées du Ciel, qui attendait son consentement) la place qui luv estait préparée dans le Ciel luv a esté montrée, de plus en plus éclatante en lumière, & en gloire, lors que plus elle approchait de sa mort ,& de latin de ses combats.Elle a esté une fois transportée en Enfer, soit de corps, soit d’esprit, elle ne le pouvait dire : là, elle v vit trois abismes si defferens pour la cruauté des tourments, & pour la rage des damnez, & des Demons contre eux, (pic le premier abisme ne luv paraissait quasi rien en comparaison du second, ny celuv cy en comparaison du troisième, les ayant veus l'un apres l'autre : quoy qu’a la veue qu’elle avait eu du premier, elle ne creust pas qu’il y peust avoir des peines plus terribles.Et la place luv fut montrée, qui aurait esté son enfer à toute éternité ; si elle n’eust esté fidele à la grace de Dieu.Souvent des Ames de Purgatoire luv ont .apparu dans leurs peines, qui luy demandaient son assistance, mesme quelques unes de ceux qui estaient mortes en France, avant Que l.i nouvelle en fust venue en ce pais ; les Navires qui ne viennent de France qu’au Printemps, n’y estant pas encore arrivez.Et souvent elle voyait ces Ames, qui au sortir du Purgatoire, venaient la remercier de sa Charité.Mais ce qui est bien remarquable, c’est que son humilité a esté si adroite à se cacher, mesme à nos yeux, que nous n’a- vons rien seen. octobre 1923. — J4 — ( /; nx-Sani/ : et.eii anglais, les trois volumes du Catéchisme controverse de Son Eminence le cardinal Bégin.m rC,eiS-n(,tCS sont o : "Jeune hunitne ap- pelé Olivier Le Tardif, de II mnetleur.” ( 1 ) On comprend que nos historiens n’aient pas cherché à contredire une pareille autorité, mais "jeune homme de I fonnetleur” ne veut pas dire nécessairement originaire de Hontleur et par eon-séquend Normand.Que Letardif ait travaillé jeune à Hontleur, qu’il v ait résidé quelque temps.it parti de cette ville pour le Canada, c’est très possible, mais ii n'en est pas moins vrai qu’il était breton.La preuve est facile à faire.Plusieurs de nos premiers colons qui arrivèrent de France dans la première moitié du XVI le siècle, n'avaient pas reçu le sacrement de confirmation, et Letardif était du nombre.Il fut confirmé au Chàteau-kicher, le 2 février if/>o, à l’âge de soixante ans ou environ.( 2) A côté de son nom, on écrivit sur le registre : "de l’évêché de Sl-Brieuc.” Comme c’est Letardif lui-même qui a donné l'information, on peut croire qu'elle est exacte.Cinq ans plus tard, M.Thomas Morel, missionnaire sur la côte de Beaupré, faisant l’acte de sépulture de Letardif, écrit qu’il est “natif de l’évêché de Saint-Brieuc, en Bretagne” (3).Il avait été plus explicite en ibbi quand il disait dans l’acte de mariage de Barbe-Delphine : “tille d’Olivier Letardif.de la paroisse d'bistable, diocèse de Saint-Brieuc” (4).Letardif était donc breton et non pas normand.Quand Letardif vint-il au Canada ?On a supposé qu’il y était venu très jeune, avec Champlain, mais nous n’avons pu nous assurer du fait.La première mention que nous en ayons trouvé est de 1621.Cette année-là, le 18 août, les 110- (1) Oeuvres, éd.Laverdière, p.Ilia.(2) Registre de continuation.Archive?, de l'Ar.dievèt lié de Québec.(3) Registres du (’lniteau-Kicher.(4) Ibid.Dans le premier volume de son Dictionnaire généalogique, Tanguay ne donne pas le lieu d'origine de I.etanlif, Au dernier volume.il écrit : "de Nt-Briage, Bretagne." Nous n'avons pu trouver ce St-Brlnge dans les dictionnaires, in sur les cartes.Nous avons vu l'original de l'acte et nous avons compris Estable, qui se trouve il 13 kilomètres di .St-Brieue. tables de Québec, réunis en Conseil, choisirent un délégué pour aller en France y défendre les intérêts de la petite colonie.Fetardif assistait a cette assemblée et au procès-verbal il signe "FeTardif.” (i) Fes notables du pays ! Quel âge avait donc Fetardif à ce moment-la i LTne vingtaine d’années et probablement moins.Si l’on s'en rapporte à son acte de sépulture qui lui donne 64 ans ou environ le 28 janvier 10(15, il serait né en 1601.D’un autre côté, Fetardif prétend lui-meme, ie 28 au il 1O39, qu il a 35 ans (2).Sa naissance remonterait donc a 1604, peut-être 1003.Disons donc que nous n avons rien de plus sut a ce sujet que son propre témoignage, notable du pays à dix-huit ou vingt ans permet de croire qu’il y était arrive depuis quelque temps.(Mgr Amédée Gosselin, Mémoires de la Société Royale du Canada, série III, vol.XVI).FES DISPARUS J’avl Fauciii;k—Venu au Canada vers 1885 pour établir des relations commerciales avec la France, M.Farcher tourna vers le théâtre et il tenta de fonder un conservatoire à Montreal, rue Fou-Secours en 1890.C’est vers la même époque que sa temme Anna-Mathilde Sandoz, originaire de Yal-lengin, Suisse, et qu il avait épousé à Fyon, débuta sur la scène.Après une courte carrière, Mme Farcher décéda en 1897 a peine âgée de 37 ans.Quant à M.Farcher il s’éteignit le 4 juillet 1909, âgé de 64 ans.llKXki Roci.kaud—Natif de Roubaix, France, il émi-gi a au Canada en 1890.Ancien normalien, il collabora à plusieurs journaux canadiens et publia une couple de volumes.Dans la Presse, il signa des chroniques humoristiques des noms de plumes Jean Badreux et Faurent Fart.M.Foul lean avait épousé une canadienne, Mde Elmire Begin de Févis dont il eut trois enfants.Ce journaliste décéda à Montréal, le 4 août 1910, âgé de 54 ans._____ Caiiukttk ( 1 ) Sa sa ni, Histoire du Canada, p.77.(M Archives du Sémiimire de Québe-, Enquête sur le corps de La- porte. -7 XOS CHANSONS HISTORIQUES : I.A RECHERCHE DE L’OR EX CAUEORNIE Un suisse nommé Jean \.Sutter, après avoir servi dans l’armée française, entreprit de faire le tour du monde, dans la première m >itié du iqème siècle.En 1840, il atteignit la côte de la Californie, alors colonie espagnole.Sutter obtint la permission d’explorer l’intérieur du pays et il en tut tellement ravi, qu’il décida de s’v fixer avec son équipage.Aussitôt, le gouverneur de la colonie nomma Sutter général et lui octroya une concession de loo.ono acres de terre qu'il porta ensuite à 250,000 acres.Sur ce domaine, quasi royal, le sieur Sutter se livra à la culture, à l'élevage et au commerce.Tout alla si bien que le nouveau colon était en passe de faire fortune lorsqu'un de ses employés, James-W.Marshall trouva inopinément une pépite d’or le 24 janvier 1848 et ce fut la fin d’un établissement agricole qui prospérait.La nouvelle de la trouvaille de Marshall se répandit comme le vent, et les aventuriers de partout se précipitèrent vers l’endroit privilégié.En 1850, il y avait déjà 100.000 individus de toute race et de tout acabit , là où trois ans plus tôt, on comptait à peine f0,000 âmes.Le domaine Sutter devint un enfer.Les bâtiments pillés, les terres dévastées, aucune mesure, aucune brigade ne pouvait maintenir l’ordre dans ce coin du globe maudit.Vers ce temps, la Californie entra dans l’union,américaine et Suiter demanda justice aux tribunaux.Il dépensa Sj: ).o o en frais de procédure, tâchant de rattraper les biens qu’on lui enlevait de force, mais il ne put obtenir qu'une pension de 250 dollars par mois, pendant 14 ans.Et le propriétaire du plus riche terrain minier connu à cette époque, alla mourir pauvre à Washington, en 1880.( 1 ) Va sans dire, la lièvre de l'or pénétra le Canada comme ailleurs et nombre des nôtres, quittèrent leur tranquille patrie avec l’espérance de s'enrichir en un clin d’oeil.Les uns moururent de misère ou de débauches, les autres revinrent désenchantés ; mais avec cette conviction précieuse que rien (t) Los renseignements qui prtV&dent soul oxtniifs d'uiio f>tude dn-eunientOe (le M.Henry H.Dunn parue dans le Dearborn Indépendant du 2(5 mal 1023.La ville de Sacramento a acquis l’ancien fort Sutter et l'a converti en uiusfe. — 28 — ne vaut le travail et l’économie au milieu des siens pour arriver à l’aisance et à la richesse.Rappelons la complainte de nos chercheurs de “vil métal" entre 1850 et i860 : I Ecoutez, je vais vous chanter Une chanson de vérité, En vous parlant de Californie Triste de pays.Ah ! de l’ennui.Ah ! faut-il donc pour de l’argent Quitter sa femme et ses enfants Pour un’ si courte vie, 1 Iélas ! quelle folie.II Quand nous sommes sur ccs montagnes A travailler sans se lasser Si on regard’ vers nos campagnes Souvent, on ne fait que pleurer.Ah ! faut-il donc pour un peu d’or Subir un si malheureux sort ?Pour un’ si courte vie, Hélas ! quelle folie.ni Les jours de fêt’ et les dimanches Nous 11e faisons que travailler.Ee soir, ils nous mettent dehors Sur le champ, il faut se coucher.Ah ! faut-il donc pour de l’argent Quitter sa femme et ses enfants ?Pour un’ si courte vie, Hélas ! quelle folie.IV Quand nous sommes dans ces cabines Nous pensons à notre maison Et souvent, on a du chagrin De se voir parmi ces nations.Ah ! faut-il donc pour un peu d’or Subir un si malheureux sort ?Pour un’ si courte vie, Hélas ! quelle folie. V Quand l’heure de la messe arrive.Dans les saloons nous les voyons Au jeu de carte, à boire, à rire, Comm’ du monde sans religion.Ah ! faut-il donc pour de l’argent Quitter sa femme et ses enfants.Four un’ si courte vie, Hélas ! quelle folie.Cette complainte m'a été chantée par M.Vincent Fer-rier de Repentignv, autrefois du comté de P.eauharnois et maintenant de Montréal.Il l’apprit d’un nommé Charles Hantelin, à MusKegon, Michigan, vers 1878.F.-Z.Massicottr LES DISPARUS CitAui.t's Tmii.u’i/r—Né à Saint-Athanase, comté d’I-herville, le 15 septembre 1840, il fit ses études au collège Sain-te-Marie-de-Monnoir, puis il passa à l’Université et fut admis au barreau en 1865.Conférencier, agronome, publiciste, criminaliste et tribun.il acquit une notoriété extraordinaire.D’esprit caustique et d’imagination vive, ses reparties originales ont amusé le peuple pendant un quart de siècle.On lui doit en brochure : un Panégyrique de Messire E.Crevier.Y.G., une A ie de Sir Charles Tupper, et un discours : La croix, l’épée et la charrue.En oeuvres, il a à son crédit la fondation de plusieurs sociétés nationales aux Etats-Unis et de plusieurs sociétés agricoles au Canada-français.Ce compatriote actif et méritoire fut tué le 2 janvier 1905, à Sutton, par un convoi de chemin de fer.Caiirrttk QUESTION En quelle année le premier procureur-général d’Auteuil passa-t-il dans la Nouvelle-France ?Nos historiens semblent donner des dates différentes.A.R.D. R Kl’ON SES Un tableau de Van Dick à Québec ( XXIX, p.240) — Le Canadien du 11 avril 18(A) disait : ‘‘Québec possède un trésor artistique resté jusqu’ici à peu près inconnu.Il ne s’agit rien 111 tins que d’un tableau de Van Dick.Ce tableau a été apporté dans le pavs par un lord Hamilton, il y a bien des années, et donné par lui à un de se^ amis, M.Morrough, négociant de Québec.Ce tableau, qui est actuellement exposé dans le salon de M.I).McPherson, représente Henriette rie b’rance.Il est impossible de le voir sans être tout de suite convaincu que, si ce 11’est pas là un Van Dick, c’est du moins l’oeuvre d'un artiste supérieur, peut-être un des élèves du grand peintre, travaillant sou- ses yeux et recevant directement son impression." Un Canadien errant (XXIX, 32)—“J'ai composé cette chanson en 1842, lorsque j'étais en rhétorique à Xicolet.Je 1 ai faite un soir dans mon lit.à la demande de mon ami Cvp.Pinard qui voulait avoir une chanson sur cet air : “Par der-rièr chez ma tante".Je lui avais bien défendu de la chanter au collège.Mais il oublia cette défense, et dès la lin de l’année, elle était chantée par une partie des écoliers.Elle est devenue populaire, je ne sais par quel hasard, et je l'ai entendu chanter plusieurs fois à Montréal et à Trois-Rivières.Elle .a été publiée en 1844 dans le ( harivari Canadien sous mes initiales A.G.L.Mais parmi.s ceux ou celles qui la chantent aujourd’hui, il y en a bien peu qui savent que j’en suis l’auteur.’’ ( Extrait d'un volume manuscrit de A.Gérin-Lajoie, intitulé Souvenirs de ( 'allèije.) L.G.> Gabriel Christie (XXIX, p.195)—11 était capit aine au 48e régiment d’infanterie depuis le 13 novembre 1754.promu major, le 7 avril 1759, il devint lieutenant-colonel titulaire, le 27 janvier 17O2, et fut attaché en cette qualité au 60e régiment, le 18 septembre 1773.Colonel titulaire, le 20 août 1777 ; major-général, le 19 octobre 1781, il fut fait colonel commandant du 1er bataillon du (xx* régiment le 10 mai 1786. — 3' M.Christie atteignit le grade de lieutenant-général le 12 octobre 1793, et celui de général, le 1er janvier 1798.Il mourut à Montréal le 2b janvier 1799.Le général Christie vint au Canada en 1763, sinon avant.Le 20 juillet de cette année, ii acheta de la famille de Beau jeu une seigneurie sur le lac Champlain.Le 22 janvier 1765.il acquérait de Joseph Le Moyne de Longueuil, la seigneurie de L’Islet-du-Portage.Non satisfait de ces acquisitions, M.Christie, qui semble avoir eu l'intention de se créer ici un domaine vraiment princier, demandait au gouverneur, le 25 octobre 1774, la concesson d'une seigneurie sur le Richelieu.Il devint l'acquéreur à diverses époques, des seigneuries de Chamblv, de Lacolle, de Beaujeu, de Noyau, de Repentignv, de Bleury et de Sabrevois.Il possédait aussi des biens-fonds en Grande-Bretagne.Comme beaucoup de ses contemporains, entre autres, son ami Samuel Holland, qui servit sous lui dans le 60e régiment.Gabriel Christie ne se souciait que fort peu des principes de la morale.Les moeurs relâchées de cette époque semblaient inviter les officiers de l'armée à modeler leur conduite sur celle de la cour de St-James, la plus dissolue, la plus grossièrement corrompue d’Europe, au dire même des historiens anglais qui s’en sont scandalisés."En Angleterre, dit le révérend J.Frank Bright, (t) une revue du règne de George 1 n'est pas aussi satisfaisante.La vie publique, comme la vie domestique, était fort dépravée.Le dérèglement qui avait marqué toute la période des Stuart, n’avait rien perdu de sa perversité, mais beaucoup de son élégance, en s'unissant à la corruption dune petite cour allemande." Suivant le même auteur, la moralité publique n’avait guère fait de progrès sous George il, et avait encore grand besoin d’être relevée sous son successeur.Gabriel Christie reconnut et adopta légalement ses enfants naturels et les lit ses héritiers.Napier Christie Burton, l’aîné de ses fds, le seul légitime, hérita de ses seigneuries, et à la mort de celui-ci, en 1835, son frère.William Plenderleath, fils naturel de Gabriel, re- nt history of England, lit, 003. 3- — çut CCS domaines en partage, a seule condition de prendre et de porter le nom de Christie et d'adopter ses armes.William l’ienderleath Christie demeurait à M mtréal.Il fut membre du Conseil Special du lias-Canada, de iS48 à 1840.Ces entants de Ciahriel, mentionnes dans son testament, sont : Wapier Christie Burton, Ids légitime ; fames Chris- tie, (lahriel, Oeorgeet \\ illiam l‘lenderleath.Ids naturels.Laine.Xapier Christie Burton, mourut dans la paroisse de St-Marvlebone, Condres.Angleterre, et il fut inhumé le 0 janvier 1845.Ces tr >is suivants étaient morts avant lui.William l’lenderleath obtint, le 24 juin 1835, des lettres patentes l'autorisant à prendre le nom et les armes des Christie.Francis-J.Audkt QUESTIONS Quelle est cette brochure politique publiée à Québec en 1822 par John-Arthur Roebuck ?Bt iii.io Christie prétend que John-Arthur Roebuck fut l’auteur de l’ouvrage publié à Londres en 1830 par Pierre de Sales Caterrière, sous le titre .I political account of l.ozvcr Canada.Est-ce vrai ?Rir.1,10 Avant de mourir, lord Sydenham demanda à son secrétaire civil, M.Murdoch, d écrire 1 histoire de son administration au Canada.M.Murdoch s’est-il rendu à la demande de lord Sydenham ?Quel est le titre de son livre ?Rimi.io .f Sous le régime français bon nombre de lettres de naturalité lurent accordées a des étrangers par le Conseil Souverain.Où trouverais-je la liste de tous ceux qui reçurent des lettres de naturalité avant 1759 ?X.X.X.
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