Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1924, juillet
LE BULLETIN I)E5 Recherches " .VOL.XXX X.-I).DE LEV IS—JUILLET 1!»24 Xo 7 LES MARIAGES DANS LA NOUVELLE-FRANGE Dès 1668, le roi de France écrivait à Mgr de Laval d’engager les garçons à se marier à dix-luiit ans et les filles à seize.L’année suivante, le roi accordait une somme annuelle de 3000 livres afin d’aider les jeunes colons à entrer en ménage.Par l’arrêt du Conseil d’Etat du Roi du 12 avril 1670, tous les garçons et filles de la Nouvelle-France qui se mariaient à vingt ans et au-dessous recevaient, le jour de leurs noces, une somme de vingt livres.C’est ce qu’on appelait le présent du Roi.Le même arrêt ordonnait qu’il serait établi une peine pécuniaire, applicable aux hôpitaux, contre les pères qui ne marieraient point leurs garçons à vingt ans et leurs filles à seize ans.Le Conseil Souverain en ordonnant l’enregistrement de cet arrêt, le 20 octobre 1670, enjoignait à “tous compagnons volontaires et autres personnes qui ne sont plus en puissance d’autrui de se marier dans quinze jours après l’arrivée des navires de l’an prochain sous les peines portées au dit arrêt et d’être privés de la liberté de toute sorte de chasse et de pêche et de la traite avec les Sauvages.” L’année suivante, l’intendant Talon revenait à la charge sur le même sujet.Le 20 octobre 1671, il signait l’ordonnance suivante : 0^2821 “Le Conseil ayant dès l’année passée enjoint par son arrêt à tous compagnons volontaires et autres personnes qui sont en âge d’entrer dans le mariage de se mariet quinze jours après l’arrivée des navires qui apportent les Idles sous peine d'être privés de la liberté de toute sorte de chasse, pêche et traite avec les Sauvages et, d’ailleurs.Sa Majesté nous ayant ordonné d’employer notre autorité pour qu il ait une entière et pleine exécution, nous défendons tout de nouveau aux volontaires et à toutes autres personnes non mariées l’usage de la chasse, de la pêche et de la tiaite avec les Sauvages et même l'entrée dans les bois pout quelque cause et prétention que ce soit." _ .Encore en 1700 le roi accordait 3000 livres pour doter soixante filles, à raison de 50 livres chacune.Xous avons publié dans le Bulletin des Recherches Historiques (vol.VIII, p.48) la liste des soixante couples qui, en 1700, profitèrent de la générosité du roi et reçurent chacun soixante livres polir aider a leur établissement._ Comme on le voit, ce n est pas d hier (pion se marie jeune dans notre pays.QUESTION Dans sa notice biographique sur Mgr de Laval, publiée en 1874, .M.l’abbé Edmond Langevin reproduit ( p.131), entre plusieurs, une lettre adressée a M.de Denonville pat ce même évêque et datée de Québec le 20 novembre 1690.J’y relève ce passage; “M.de Gricourt, qui est venu ici il y a' un an, repasse en France et aura 1 honneur de vous voii.Quelqu’un sait-il qui était ce M.de Gricourt i A la suite de son nom.M.l'abbé Langevin se contente de cette note peu claire; “Le séminaire de Québec.’’ \ eut-il dire par la que M.de Gricourt était un prêtre du séminaire de Québec ?On ne le trouve pourtant mentionné ni dans Noiseux, ni dans Allaire.L’abbé Gosselin, dans son ouvrage sur l’Eglise du Canada au temps de Mgr de St-Vallier, ne semble pas non plus en parler. — '95 — LKS BUISSONS DE SAINT-COSME, PRETRES II y a eu.sous le régime français, trois prêtres du nom de Buisson de Saint-Cosnie.Peu s’en est fallu , 100. — 215 l’entravent dans le service du Roi, et assurent sa tranquilité dans ses rapports avec les Indiens.” (Coll.Hald.B, 139, p.3i3)- .\ ers cette même date.Haldimand donnait encore son opinion tout aussi favorable au capitaine Reid sur le compte de Schmid ( 1 ).Profitant de sa grande influence sur les Sauvages, le capitaine Schmid sut la mettre au profit personnel de ces mêmes Sauvages, et au profit des circonstances critiques de l’époque.A plus d'une reprise, il rappela au gouverneur les fâcheux désastres causés par le rhum chez les Sauvages (2) ; et les permis d’aller à la chasse n’étaient accordés qu’avec discrétion, quand la limite du temps était fixée par la fermeté du capitaine (3).Une humble église en bois avait remplacé celle que le major Rogers avait incendiée le 26 septembre 1759, au village des Abénaquis; et ces derniers désiraient la remplacer vu qu’elle tombait de vétusté.Le capitaine Schmid profita alors de sa bonne entente avec le gouverneur Haldimand pour demander à celui-ci de leur en faire construire une autre.Ht il rédigea la requête suivante au nom de ses Sauvages.Nous la donnons textuellement avec ses germanismes: (4) “De St.franscois le 15 juillet 1783 “A son Excellence (gouverneur Haldimand) “J’ai l’honneur de assurer de mes très humbles Respects.“Les sauvages du village de St.franscois voullé desan-dre a Quebec, pour faiere un Représsantassion à son Excel-lencé, mais né pas tousjour llaté de voir leur visuite, sur tous dans les tans ou son Excellenscé est beaucou aucupé, je fait tous mon possuible pour leur empêcher ses voiages en leur prommetans que par Ekrie que cela frai la mesme chossé, voisie le Conssaille quil Lon dinou (tenu) le 14 juillet à quill mon chergé de L'envoyair a son Excellenscé.Mon pere excusé nous et deginé (pie nous vous interompon un moment sil vous plais, pour vous préssanter nos priere, nous Résantons Ses Efet des vos bonté, à tous Egard, et surtous depui que (1) (joli.Halé la premier pierre de notre Eglisée, et d’avoir la bonté des nous acorder quélque card des farin et lard pour la nourritou-re des ouveryer et pauvre du village, nous né saissons des vous demander mon pere mais Excusé nous notre situassion et triste nous avons besoin deux Bateau pour chariaire La pierre de notre Eglisée nous Esperon que notre pere aura La bonté de faire ordonner que Lon nous en Luivere (livre) deux a sorel, et tout La mission famine et petit enfans né saisseron de aufferire nos prier a dieu pour votre consser-vassion ce que nous sois ton (souhaitons) tous du profont de notre Cotters et nous somme et resteron vos fuitelle enfans Les apanakie de St.franscois.Jai pensée que son Excellenscé a connoissensce que Monsieur adehemar fait passer des Lettre dans tout les paroisses pour que lon ses choin (qu’on se joigne) au sitoiens de Montréal, pour Envoyait un ou deux députés an Requete au Roy pour avoir la permission de faier venir des pretre d’Europe, on a Reçu les lettres à Yamaska et St.franscois le 14 du pressant."Je peu assurer son Excellenscé que les deux pretres (2) qui son arivé sé printans on bien caussés des trè mauvais nouvelle mais depui quill son arivé tout et tranquill.(Il M.Louis-Gabriel Lenoir-Rollnud.(-' François Ciquart et Antoine Capel, prêtres de S.Sulnlee une le gouverneur Huldiuiund ne voulut pus recevoir au pars M C'nnel re’ tourna malade et ne revint plus.M.ri.,uart revint au pays en 1701 ' et de 1812 il LSI.» desservit la mission des Abénaquls de S.François. “Jai l’honneur detre a son Excellenscé avec un très profont Respect Votre tréx humble et tréx obéissant serviteur Luc Schmid (Coll.Hald.1888, iooi) Thomas-James Barrow, officier dans l'année anglaise, avec laquelle il avait combattu pendant toute la guerre de l’Indépendance, avait hérité, par sa mère, des fiefs Bonse-cours, St-Charles, Bourgmarie et Bourchemin, voisins de la seigneurie d’Yamaska.Au retour de la guerre dans un voyage qu'il fit clans ses domaines, et devant retourner à New-York pour y résider, Barrow nomma le capitaine Schmid pour le représenter dans l’administration de ses fiefs.Le premier acte de ce dernier comme administrateur fut la donation d’un lopin de terre (quarante arpents) pour la construction d’une église dans la seigneurie Barrow (i).En 1795.LAssemblée Législative accorda une pension de cinquante louis à Luc Schmid, pour services rendus au pays comme lieutenant dans le corps canadien de milice en 1774- , , , .Luc Schmid mourut à Saint-Michel d’Yaniaska le 22 avril 1797, âgé de 71 ans.Il avait épousé, dans cette dernière paroisse, le 30 avril 1753, Elisabeth Desrosiers, tille de Joseph Desrosiers, seigneur de (mire et d’Angélique Pepin.Ses descendants étaient encore assez nombreux ces années passées, dans les paroisses de Saint-François, Saint-Michel d’Yamaska et Saint-Aimé.Le notaire J.-A.Schmid qui pratique dans cette dernière paroisse, est un représentant de la cinquième génération de Luc Schmid.• Depuis un grand nombre d’années, la famille Schmid occupe une terre située sur la rive droite de l’Yamaska, à environ une lieue en bas du village.Une ancienne carte géographique (2) montre File Schmid, vis-à-vis cette terre, et d’assez grande dimension.Le courant et les glaces durent la ronger ; puis, étant devenue un simple ilôt, elle fut absorbée par l’écluse en 1888.O.Lapauce (1) Xot.Kobin, 31 juil.1784, Arch, do Sorel.Ce projet de construction d’une église ne fut réalisé (pie cinquante ans plus tard, quand les fiefs de Barrow furent achetés par Aimé Massue.(2) Arch, de St-Sulplce. — 2l8 — MEMOIRE TOUCHANT L’HOPITAL-GENERAL ETAPE Y PROCHE DE QUEBEC (16 octobre 1700) ( Suite et fin) VIII.—Les raisons qui peuvent faire agréer au Roy la •continuation des services que ces religieuses rendent à l’hôpital général sont 1er Qu’on ne peut se reposer du soin de cet hôpital sur des femmes et veuves séculières n’y en ayant pas icy connue en France qui puissent vaquer à cet emploi.2 Que de toutes les filles de communauté qui sont dans le pays les religieuses hospitalières sont les seules qui paraissent: pouvoir bien réussir dans les exercices d’hospitalité, auquel elles sont accoutumées depuis huit ans qu’elles sont à l’hôpital général, les autres n’en ayant pas l’usage et n’v étant pas appellées par leur profession.3 Qu’elles ont conduit cette maison avec beaucoup de succès et d'édification soit pour le temporel qu’elles ont augmenté considérablement par leur grande économie, soit pour le spirituel qu’elles ont gouverné saintement par leur assiduité et leur vertu.4 Que ces religieuses ne subsistant que sur la fondation de Mr de Quebec qui est de ioool.de rente et qui leur est affecté, des femmes séculières ou des filles d’un autre corps qui leur succéderaient ne pourraient en jouir pareeque cette fondation retournerait en ce cas au profit du fondateur de quoy donc subsisteraient-elles ?et qui est-ce qui les entretiendrait.5° Que les pauvres qui n’ont pas plus de revenu que les religieuses et qui vivent sur la basse cour, et par le grand ménagement des religieuses, 11e pourront subsister si elles quittent rhôpital, à moins de congédier la plus grande partie des pauvres, car outre qu'il y a très peu d’aumones comme l’expérience la fait voir par la rupture qu’on a été obligé de faire du bureau des pauvres faute de moyen, il est certain encore que cette basse-cour diminuerait notablement et s’en irait à rien, si les religieuses sortaient parce qu’on serait obligé en ce cas de rendre à ceux qui se sont donné eux et tous leurs biens aux religieuses de cet hôpital tout ce qu’ils ont apporté comme sont entre autre les bestiaux et les chevaux dont on — 219 — se sert pour faire valoir les terres, et l’on serait contraint d'en acheter d’autres et de les faire valoir par des gens à gages qui en consumeraient le revenu.C’est la raison qui a fait juger à Mr le gouverneur et à Mr l’intendant le renvoy de toutes les religieuses impossible dans la conjoncture présente où se trouve cet hôpital, sur quoy ils attendent de nouveaux ordres de la part du Roy.6° Le fruict principal de l’établissement de l’hôpital général consiste dans le spirituel, la conversion des filles et femmes débauchées qui y sont renfermées, celle des vieillards qui viennent y rencontrer une heureuse mort, et le progrès qu’on voit faire dans le salut a quantité d’autres pauvres qu’on y entretient sont des témoignages certains du grand service que les religieuses hospitalières rendent à cet hôpital, et par suite au pays qui est purgé en partie du vice, au moins de celui qui porte scandale, mais il n'est pas moins constant qu'il ne se trouve pas en ce pays de personnes séculières qui sont propres à faire à leur place dans cet hôpital ces sortes de biens qu’elles y font.7° Enfin il n’y a rien dans le soin qu’elles prennent des pauvres dans l’hôpital général qui soit contraire à leur Institut et quoy qu’elles soient principalement destinées au service des malades l’expérience fait voir néantmoins qu’elles peuvent s’employer au service des pauvres qui demeurent dans les hôpitaux généraux, dont il y a plusieurs exemples en France.IX.—Que s’il plait au Roy de laisser aux religieuses hospitalières la conduite de l’hôpital général sous la direction des administrateurs il semble qu’on ne peut se dispenser de représenter à Sa Majesté la nécessité qu’il paraît y avoir d’agréer leur séparation d’avec celle de l’Hôtel-Dieu et de leur permettre de faire une communauté à part distinguée de la communauté de l’Hôtel-Dieu à sorte que chacune ait sa supérieure et puisse recevoir des novices.X.—Les raisons qui font voir la nécessité de cette séparation sont 1er Que par les constitutions et les reigles de ces religieuses il est ordonné qu’une maison ne dépendra point de l’autre et qu’une même supérieure ne conduira point deux maisons sous peine de déposition de celle qui sera dans ce cas. 220 2 —Depuis huit ar s que ces religieuses gouvernent l'hôpital général tout le temps que les deux maisons ont demeurés réunies sous une même supérieure il y a eu des démêlés continuels entre l'une et l’autre maison soit pour le temporel soit pour les sujets qu’il a fallu donner et ces différents auraient pu éclatter s’ils n’avaient esté assoupis par la sage conduite de M.Delacolombière archidiacre de Québec et grand vicaire qui était pour lors supérieur des deux maisons.3 Depuis la séparation (jui s’en fit il y a dix-huit mois les deux communautés ont vécu en paix n’y ayant rien eu à demeler ensemble.4 S; les deux maisons demeurent réunies on ne pourra éviter les fréquentes sorties des religieuses pour aller d une maison a l’autre ce qui est opposé au voeu de clôture et ce sera une source de dissipation.5 Les divers changements qu’on fera des religieuses (pii dépendront de la volonté d’une même supérieure ne pourront être que très préjudiciables au bon gouvernement de l’hôpital général qui demande de l’expérience pour y bien réussir, outre «pie l’incertitude quelles auront toujours de scavoir si elles ne seront point rappellées à leur communauté les empochera de s’appliquer comme il serait à désirer au bien de l’oeuvre.ô’ Les novices devant estre formées selon les emplois auxquels on les destine celles qui n’auront été appliquées cà 1 Hôtel-Dieu qu au service des pauvres malades auront peine a se former et s’accoutumer aux emplois de l’hôpital généra! qui sont différents pour la plus part de ceux de l’Hô-tel-Dieu.7 Si la séparation n’est pas faite il est impossible que la communauté de 1 Hôtel-Dieu puisse conserver la paix avec .l'évoque ou les administrateurs, car ils ne pourront presque jamais s accorder pour le choix et pour le nombre des tilles nécessaires pour conduire cet hôpital.La communauté de 1 1 lôtel-Dieu n y envoyra que celles qu elle ne voudra pas retenir chez Soy, et ceux qui auront la conduite en chef de l’hôpital général voudront avoir les meilleurs sujets qu’elles ne voudront ou ne pourront pas donner.C’est ce qui a 22 r donné lieu aux brouilleries qui sont arrivées et qui fit consentir les religieuses à la séparation.8 II ne parait aucun inconvénient à craindre de cette séparation pourvu que le nombre des sujets qu’on relèvera à l’hôpital général soit fixé à douze religieuses de choeur et à trois converses, et que cette fixation soit authorisée par les lettres patentes de la Cour.Je soussigné Louis Ango des Maizerets grand Chantre de la cathédrale de Québec, et supérieur du séminaire, certifie que le mémoire cy dessus contenu en six pages escrittes d'une niesme main a esté dressé par Moy sur les connaissances que j’ay acquises depuis environ deux ans que j’ay esté chargé de la supériorité des deux maisons de l'hospital général et de l’Hostel Dieu et qu’il est conforme à la vérité et selon mes sentiments fait à Québec ce 16 octobre 1700.Louis Ango des Maizerets (1) LE COLONEL H.-R.DUVAL Le 18 mars 1924, décédait à St-Augustin, Eloride, 1é colonel IL-R.Duval, né à Baltimore, Maryland, en 1843.Le défunt avait acquis dans le monde des affaires, une place des plus éminentes.Lors de son décès, il était président de 1 A-mcrican l'cct Smjar Company et il possédait des intérêts considérables dans de nombreuses compagnies de chemin de fer.X.Y.QUESTION La question a été posée deux ou trois lois dans le Bulletin mais jamais clairement résolue, je crois.Peut-on identifier le chevalier de Joannes qui joua un rôle de premier plan dans la capitulation de Québec ?Etait-il Français ou Canadien ?Quels étaient ces prénoms ?A.B.C.(1) BibliotJuVuu* Xntlonnlo.I’nrix, Fonds français, 20973. 222 — UNE OPINION ANGLAISE LA PROVINCE ET PROTESTANTE DE QUEBEC SUR Quebec and the surrounding district are inhabited by a peaceful, moral and loyal population.The demon of intolerance has never yet disturbed the general tenor of their social relations.The great mass of the inhabitants composed of numberless sects, dwell together as Christians.1 his amiable characteristic of our people is as universally known and recognized as the geographical position of the country.There is not an individual of standing in Lower Canada who would stake his reputation upon a contrary assertion.'1 he French and Catholic Legislature of Lower Canada gave years ago—a lasting proof of their Christian charitv bv conceding equal rights to their fellow subjects the Jews an example which has yet to be followed by that great philanthropic Nation of which they are but a dependency.The proportion of Protestant Members in the Assembly, is greatly in excess of the aggregate of that class of the inhabitants, and several constituencies composed entirely, or for the greater part of French Canadian Roman Catholics, are represented by Protestant Members, who in some instances have obtained the suffrages of the people against French Canadian residents of the Country,—the choice almost in every contest depending — liberally and magnanimously—upon the known political principles of the candidates.The Roman Catholic majority of Lower Canada, respecting the scrupules of the Protestant minority, willingly grant them separate schools; the Roman Catholic minority of Upper Canada, actuated by the same conscientious scruples in regard to the education of their youth, have with great difficulty extorted the same privilege from the Protestant majority of that Section among whom a horde of fanatics yet move heaven and earth to wrest this privilege from them, and to re-enact the former odious inequality of religious rights.The Roman Catholic dignitaries of Lower Canada, in their public mandates to their own people, ever make mention of Protestants by the highly Christian designation of “nos frères séparés”.Our Protestant champions when they fulminate, generally carry out the principles of their Great Master by speaking of their fellow Christians as "bigots and idolaters”, and interlarding their observations with the elegant and respectful terms of “Romish" and “Popish’’, and every other offensive epithet which can be gleaned from the vocabulary of the worst times of religious persecution and intolerance.When therefore, certain religious and dishonest political zealots, with the machiavelish design of depreciating the character of Quebec in the eyes of the people of Upper Canada, hazard the bold and lying assertion, that ‘he City of Quebec is the seat of popery, and that its population of all origins are held in bondage by the Roman Catholic Priesthood, the mind of every honorable man, whether Catholic or Protestant revolts at the calumny as the culmunating point of brazen impudence and mendacity.Dunhak Ross ( i ) LA BIBLIOTHEQUE DU SI EUR CHER ON Quelques-uns de nos anciens conseillers au Conseil Souverain ou Supérieur avaient des bibliothèques assez fournies, mais d'autres avaient toute leur science dans leur tête.Ainsi le conseiller Chéron, d’après l’inventaire de ses biens dressé par le notaire Binet le 8 juin 1717.n’avait que trois libres : Méditations sur les lira agit es, Nouveau Testament, Imitation de Jésus-Christ.P.-G.R.QUESTION Avons-nous eu deux personnages du nom d’Aloigny de la Croix dans la Nouvelle-France ?Je vois de temps en temps le nom du marquis de la Croix, et aussi, mais moins souvent, le nom du chevalier de la Croix.Le marquis et le chevalier étaient-ils des personnages différents ?' A.B.C.(1) Tirée d'une brochure Intitulée The seat of government of Canada, publiée en 18,'>0. REPONSK A propos de LeMoyne d'Iberville (XXX, p.125) Dans son Histoire du t amnia pour les enfants.M.Hcnry-H.Miles dit de Pierre LeMoyne cl’Iberville : “De tous les Canadiens de Page ' ’ .pas un ne fut aussi renommé pour son courage et ses exploits que Pierre LeMovne d'Iberville.C’était un des sept fils de Charles LeMovne venu de France avec les premiers colons qui, sous la conduite de Maisonneuve, s’établirent sur l’île de Montréal.Il était né à Yilletnarie en iLbi.A Page de 14 ans, il fut chargé par le gouverneur de la Barre d’aller porter des dépêches à la cour de France." M.Miles a exagéré ici.11 est certain qu'à quatorze ans Pierre LeMoyne d’Iberville servait déjà sur un vaisseau mais nous ne voyons aucune mention de son nom dans les lettres du gouverneur de la Barre avant 1683.En 1683, le gouverneur de la Barre écrivait au ministre: “Je vous envoie pour porter mes dépêches le jeune d'Iberville, qui entend très bien la mer, sait cette rivière admirablement, a mené et ramené déjà plusieurs navires en France, vous suppliant de le faire enseigne de navire.11 pourra fort bien servir: et il est avantageux que vous ayez dans ce corps des gens qui connaissent parfaitement le pavs.” 11 est certain que c’était la première fois, que LeMoyne d'Iberville était chargé des paquets pour la Cour.Il s’ensuit que ce 11'est pas à l'âge de quatorze ans mais bien à celui de vingt-deux ans que LeMoyne d’Iberville porta à la Cour les lettres du gouverneur de la Nouvelle-France.Ceci, toutefois.hâtons-nous de le dire, ne diminue pas son mérite.P.-G.R.QUESTION Vous connaissez le Journal mémoratif de M.de Foligné si intéressant p mr ceux qui veulent étudier l'histoire du siège de Québec en 1759.Que devint M.de Foligné après la capitulation de Québec ?Où trouverais-je des renseignements biographiques sur lui ?A.G.B.3643
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