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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1924-11, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXX X.-l).DE LEVIS—NOVEMBRE l'»24 No 11 OU HIVERNA CARTIER EN 1541-1542?Jac(|ues Cartier fit quatre voyages au Canada, le premier, de avril à septembre 1534 ¦ E deuxième, de mai 1535 ^ juillet 1536 ; le troisième, de mai 1541 à juillet 1542 ; le quatrième, du printemps à l’automne de 1543.Ce dernier voyage, longtemps controversé, est admis de tous aujourd'hui.Lors de son premier et de son deuxième voyage, Cartier avait été assez bien reçu par l,es Sauvages établis a Québec, qui portait alors le nom de Stadacona.Au troisième voyage, le malouin remarqua que les dispositions des Sauvages sans être absolument hostiles étaient tout de même plus froides ou plus dissimulées.En 1535'[ 53^> Cartier avait hiverné dans un petit fort qu’il avait élevé a la jonction des rivières Saint-Charles et Lairet.En 1541, obligé de passer l’hiver dans le pays.- Cartier décida de changer le lieu de son hi-vernement.IÏ remonta le fleuve quelques lieues, jusqu’à une petite rivière qu’il ne nomme pas."Le capitaine, dit-il, fut avec deux barques amont la rivière au delà de Canada et du port de Sainte-Croix, pour y voir un havre et une petite rivière qui est environ quatre lieues plus outre.La dite rivière est petite et n’a pas plus de cinquante pas de largeur, et les navires tirant trois brasses d’eau peuvent y entrer de pleine mer, et à basse mer il ne se trouve qu’un chenal d’un pied ou environ.Des deux côtés de la rivière, il y a de fort bonnes et belles terres, plei- — 354 — nés d'aussi beaux et puissants arbres que l'on puisse voir au monde et de diverses sortes.De plus, il y a grande quantité de chênes les plus beaux que j’aie vus de ma vie, lesquels étaient tellement chargés de glands, qu’il semblait qu’ils allaient rompre ; en outre il y a de plus beaux érables, cèdre, bouleaux et autres sortes d’arbres, que l’on n’en voit en France ; et, proche de cette forêt sur le côté sud, la terre est toute couverte de vignes, que nous trouvâmes chargées de grappes aussi noires que ronces.De plus il y a quantité d’aubépines blanches, qui ont les feuilles aussi larges que celles des chênes, et dont le fruit ressemble à celui du néflier.En somme, ce pays est aussi propre au labourage et à la culture qu’on puisse trouver ou désirer.Nous semâmes ici des graines de notre pays, tels que graines de choux, naveaux, laitues et autres, lesquels fructifièrent et sortirent de terre en huit jours.L’entrée de cette rivière est vers le sud, et elle va en tournant vers le nord ; et, à l’entrée d’icelle vers Test, il y a un promontoire haut et raide, où nous pratiquâmes un chemin en manière de double montée ; et au sommet nous fîmes un fort pour la garde du fort qui était au bas, ainsi que des navires.Et sur cette haute montagne ou promontoire, nous trouvâmes une belle fontaine très-proche du dît fort.” Sir James-M.Lemoine écrivait en 1870, après avoir cité le texte de Cartier : “On est frappé de l’exactitude du capitaine malouin dans sa description de ce beau site, sur tout ce qui a rapport au Cap-Rouge proprement dit : l’on voit encore à Redclyffe ( ancienne villa borsyth) la carrière d’ardoise et de mica, et les diamants de quartz , ainsi que la source d’eau mentionnée dans le journal du hardi navigateur, et dans le voisinage les aubépines blanches” et les beaux chênes chargés de glands “en octobre.” Pour confirmer le récit de Cartier, l’abbé Ferland avait déjà écrit en 1861 : .,“Des excavations récentes, près de l’embouchure de la riviere du Cap-Rouge, ont fait découvrir, à huit ou neuf pieds au-dessous de la surface du sol, un four à chaux encore 1 empli de pierres calcaires à demi brûlées' L’on dirait que le travail aurait été tout à coup interrompu, car le bois — 355 — presque réduit en charlnm s’est conservé dans le fourneau, Comme si le feu eût été subitement éteint.” Il est donc établi que c’est au Cap-Rouge que Cartier passa l'hiver de 1541 à 1542.Son récit nous apprend qu’il éleva deux forts, l’un sur la rive et l’autre au sommet du chemin qu’il avait pratiqué dans le flanc du promontoire.Ces forts en lx>is, sans solages, ne résistèrent pas un grand nombre d’années et on comprend, qu’aujourd’hui, il soit absolument impossible de fixer le site de ces deux constructions.On sait que Roberval et ses gens passèrent l’hiver de 1542-1543 dans le lieu que Cartier venait d’abandonner.On peut même conjecturer que Roberval ne fit qu’a-gtrandir et fortifier les deux forts élevés par Cartier.La plupart des membres de l’expédition de Roberval étaient des repris de justice.L’un d’eux, Michel Gaillon, fut pendu pour vol au cours de l’hiver.M.l’abbé Scott, l’historien du Cap-Rouge, se réjouit de l’insuccès de la tentative d’établissement de Roberval.Il faut applaudir, dit-il, à cet insuccès, car outre l’influence incontestable de l’atavisme, il ne serait flatteur pour personne de compter parmi ces ancêtres quelque personnage échappé à la potence.Le lieu où Cartier passa l’hiver de 1541-1542 méritait d’être marqué par un monument, et la Commission des Sites Historiques du Canada se propose d’y élever prochainement une colonne ou une croix.On ne peut qu’applaudir à cette décision.P.-G* R.QUESTIONS Dans un article sur les Petits métiers de Louis XIII, le docteur Cabanès cite un passage du Journal d’Héroard, I, XXV : dans lequel il est question d’un M.de Frontenac, premier maître d’hôtel du roi Louis XIII.Ce cuisinier gentilhomme était-il parent de notre gouverneur ?X.Y.Z.Que devint, après son départ du Canada, le docteur Mills, chapelain de la garnison de Québec, qui composa une des deux inscriptions du Monument Wolfe et Montcalm ?X.X.X. NOTRE DROIT ECCLESIASTIQUE SOUS LE REGIME FRANÇAIS ( Suite et fin) 4e partie : Droit administratif ou administration temporelle de l'Eglise.I—Organisation des paroisses (Cf.Vallières de Saint-Réal, dans Rapports de l’Assemblée législative.6 mars 1827, 6 mars 1827, appendice 3).A) Avant 172t.a) Les cures étaient érigées par l’évêque et reconnues par le roi lui-même.Ainsi, dès juin 1702.le roi confirme l’arrêt du Conseil d’Etat, daté du 15 mai.lequel unit au séminaire de Montréal la cure de Ville-Marie et les quatre cures de Lachine, Pointe-aux-Trenibles, la Pointe-de-l’ile et Rivière-des-Prairies (Edits, 1,296,298).De même, l'arrêt du conseil du 12 juillet 1707 (Edits, I, 305) suppose l’existence de paroisses érigées par l’évêque et reconnues par le roi.De même encore, le règlement royal du 27 avril 1716 (Edits, 1, 352) suppose l’existence de la paroisse des Trois-Rivières.Déjà l’édit de mai 1679 (Edits, 1, 232) comporte la même signification.h) D’autres documents montrent que le Conseil Supérieur ne se gêne pas pour s’ingérer dans l’administration des cures.Le 18 et le 26 mars 1675, il condamne les margiuilliers de Québec à rendre certains honneurs aux officiers civils et il étend son ordre à toutes les églises de la colonie (J.et D., T, 909, 914).Le 18 novembre 1705 (Edits, II, 133).il proteste contre les exigences, en fait de dîme, des curés de l’Ange-Gardien et de Beauport.c) Les intendants interviennent à leur tour, surtout pour la bâtisse et la réparation des églises et presbytères, entre autres à Lotbinière, le 24 décembre 1715 (Edits, III, 443 ) à Saint-Antoine le 19 mai T721.d) Malgré ces immixtions, l’on peut dire que, dans l'organisation des paroisses, les évêques sont restés les mains libres jusqu’en 1721.Aussi voit-on Mgr de — 357 — Laval et Mgr de Saint-Yallier ériger jusqu'à quarante paroisses, de iMq à 1737, dans le seul diocèse de Québec.B) De 1721 à 1749- a) En 1721.l’autorité civile commence à intervenir régulièrement.Le 20 septembre, le gouverneur, l’évêque et l’intendant font un règlement, que le rni confirme par arrêt le 3 mars 1722 (Edits, 1, 443 L par lequel “ils déterminent le district et l'étendue de chacune des paroisses de la Nouvelle-France.” b) Ce règlement divise le pays en trois gouvernements, chacun ayant pour ligne le Saint-Laurent.Les trois comptent des districts paroissiaux de chaque' coté du fleuve.Québec en a 22 au nord, 19 au sud ; Trois-Rivières.8 au nord, 5 au sud ; Montréal.18 au nord, 10 au sud.Cf.les cartes de l'ingénieur de Catalogne.c) Ce règlement ne prétend pas du tout ériger les paroisses.Il se contente de consacrer civilement, les limites déjà établies par l’évêque.Mais il en découle qu'il suffisait d’une approbation tacite du souverain pour donner les effets civils à l’érection d’une cure.d) L'enquête de commodo et incommoda, qui fut la base de ce règlement, a paru dans le Je Rapport de P Archiviste de Québec de 1921-22.C) Après 1749.Au mois d’août 1749, le roi publie un édit (Isam-bert, XXII, 226) dont le dispositif porte ce premier article: “Douions qu’il ne puisse être fait aucun nouvel établissement de chapitres, collèges, séminaires, maisons ou communautés religieuses, même sous prétexte d’hospices, congrégations, confréries, hôpitaux, ou autres corps et communautés, soit ecclésiastiques séculières ou régulières, soit laïques de quelque qualité qu’elles soient, ni pareillement aucune nouvelle érection de chapelles, ou autres titres de bénéfices, dans toute l’étendue de notre royaume.terres et pays de notre obéissance, si ce n'est en - 358 - vertu de notre permission expresse portée par nos lettres patentes enregistrées en nos parlements ou conseils supérieurs, chacun dans son ressort.” (i) Ainsi, à partir de 1749, l’approbation tacite du souverain fut remplacée par l’obligation d’obtenir de lui une permission expresse pour ériger une paroisse nouvelle.Seulement cet édit ne fut pas enregistré au Canada et n’y a donc jamais été en vigueur C'est ce défaut d’enregistrement qui fait que l’édit 11e figure pas dans 110s I id it s et Ordonnances et que certains auteurs, en en admettant l'existence, déclarent, comme Lareau par exemple, qu’ils n’ent ont pas trouvé le texte.II—Lois diverses en matières d'administration paroissiale.a ) Edifices (églises, chapelles, succursales, presbytères, cimetières, hôpitaux).Toute la législation de l’ancienne France exige le consentement de Y habitation ou communauté des habitants.Ici, qu’il s’agit d’une paroisse régulière ou d’une mission, l’édit d’avril 1663 (Edits, J, 35) et celui de mai 1679 (Edits, I, 232) imposent tous deux cette obligation au seigneur et aux habitants.Cependant l’obligation passe à la Compagnie des Indes par l’édit de mai 1667 (L.qo) et au roi par celui de 1674 (I, 74).b) Honneurs aux officiers (patrons des églises, seigneurs, justiciers, capitaines de milice, conseillers).Les honneurs décernés aux conseillers sont réglés par le Conseil Supérieur, le 12 février 1675 (Edits, H, 57—Ferland, II, 102), puis par deux arrêts du Conseil d’Etat, l’un de 1679 (Edits, I, 232).l’autre de 1669 (L, 279).—La place du banc du seigneur est fixée par le Conseil Supérieur, le 8 juillet 1709 (Edits, II, 154, 157) ; celle du liane du capitaine Par l’intendant, le 25 juin 1710 (Edits, II, 275).Mais ces honneurs, au sujet desquels les Edits contiennent une multitude d’ordonnances (v.g.Il, 365), (1) Nous devons la connaissance b7 (Edits, I, 232) ; que ce dernier limitait la dime aux grains ; que l'usage avait été depuis lors de ne payer la dime que sur les grains.Le Conseil jugea, le 18 novembre 1705 (Edits, II, 133), et de nouveau, le 7 février 1706 (Edits, II.139), que le règlement du 23 août 1667 invoqué par les curés, n’existait pas ; que l’usage depuis lors suffisait à établir la jurisprudence.D’Auteuil eut donc gain de cause contre les curés.Le 12 juillet 1707 (Edits, L 305), le Conseil d’Etat ratifia cette décision, sauf pour les curés à s’assurer un supplément, conformément à l’article 4 de l’édit déniai 1679 (Edits, I, 232 ).Cette décision régla pour toujours la matière et la qualité de la dime.Il s’ensuit que la dîme en grains est seule légale et qu’il y a lieu à procès pour la dime en argent.j) Le 27 mars 1713, ( Edits, III, 158), l’intendant condamne huit habitants a payer la dime : le même jour (Edits, II, 434), il en condamne d’autres à porter la dîme au presbytère.On trouve plusieurs autres ordonnances similaires : 21 août 1727 (II, 484), 3 juillet 1730 ( II, 513), 18 juillet 1730 (II, 376).’ ‘ Conclusions : u ‘ De tous ces documents découlent quatre conclusions .¦ a) La dime est due au curé de chaque paroisse légalement 1 econnue, par tout propriétaire ou fermier catholique ; — 363 — b) Elle est due sur les grains recueillis clans l'étendut de la paroisse (blé, sarrasin, maïs, seigle, orge, avoine, pois), au 26e ; c) Elle n'est pas due par les terres nouvellement défrichées, pendant les cinq premières années ; cl) Elle est portable, et non quérable (27 mars 1713 — Edits, 111, 158 — cf' Code civil, art.2219).Note Biblio graphic—Gosse 1 in (abbé) : J de de Mgr de Lava! (1, 395-418) — Chapais (lion.Thomas) : Jean Talon ( 177 187) — Paquet (Mgr) : Mémoires, Société Loyale (mai 1911) et Organisation religieuse et pouvoir civil (213-226, 294-30T) — Mignault (P.-B.) : Droit paroissial 1 147-187 1 —Po'uliot (J.-E.) : Droit paroissial (249-261) — Savaria (chanoine) : Scapulaire du Mont-Carmel, appendice.Chanoine Emiee Chartier TRENTE-DEUX MARIAGES EN UN JOUR Dans les mémoires manuscrits d'un ancien citoyen de Montréal que j’ai en ce moment entre les mains et où sont notés au jour le jour les événements intéressants de 1820 à 1848, je lis ce qui suit : “9 janvier 1826 — Aujourd’hui, à Saint-Hyacinthe d’Yamaska, il a été fait trente-deux mariages dans l'église de la paroisse.Ainsi, en supposant vingt-cinq invités par chaque mariage, il aura dû se trouver environ 800 pers mues à cette nombreuse cérémonie.Exemple probablement unique d’un aussi grand nombre de mariages célébrés dans la même journée, et surtout dans une paroisse de campagne.Grand signe d’abondance !" 11 me semble, avec notre mémorialiste , que c'est là un record, et, quoiqu’il date de 1826, je serais curieux de savoir s’il a été dépassé.A ko.E. BERTHE DK CHAILLY ET BERTH K DE LA JOUBARDIERE Dans l'ouvrage de feu Benjamin Suite, Le Régiment de Cariynan, p.i 10, on lit au sujet des frères Berthé la note suivante : "Il y a souvent confusion entre les noms de ces deux hommes.D’après un auteur, il y a apparence que l’ai-né Louis, était le sieur de la Joubardière et que le cadet Gabriel était le sieur de Chailly.Est-ce cela ?un correspondant du Bulletin des Recherches Historiques de 1918.( p.55), a lancé un appel aux lecteurs, à ce sujet, mais la réponse est encore à venir.” Cette note, qui est de M.Malchelosse complique la question davantage.Au risque de l’embrouiller à notre tour, nous allons s uimettre les notes que nous avons recueillies dans les archives judiciaires de Montréal.i(>7_\ 30 juillet—L’abbé I Jollier de Casson accorde, au bout de l'ile.aux frères Louis de Bertet de Chaillv et Gabriel de Bertet de la Joubardière.deux fiefs formant en tout un seul tïef de 400 arpents en commun.Cette concession est voisine de celle de Louis d’Ailleboust.Etude Basset.i(>74, 1er août—Concession par Gabriel de Bertet de la Joubardière.seigneur, en partie de Bellevue, à J.Vincent Philippe de I Iautmesnil.Dans le corps de l'acte, il est dit que Louis de B.de Chailly est absent et qu’il est capitaine au régiment de Normandie.Etude Basset.j(>75, ter janvier—Concession par G.de Bertet de la joubardière à Noir-Rolland.Louis de B.de Chailly, absent en France, comme ci-dessus.Etude Basset.i75, 17 mars—Prise de possesion du fief de Bellevue par Gabriel de B.de la Joubardière.Louis de Chailly est absent en France.Etude Basset.11>75, 6 mai—Concession par G.de Bertet de la Joubardière à Noir-Rolland, Louis de Chailly, absent en France.Etude Basset.1675, 4 août—Déclaration de Bertet de la Joubardière contre Noir-Rolland.Etude Basset.1676, 28 novembre—Bail par G.Bertet de la Joubardière à R.Boisneau.Etude Basset. — 365 — 1676, 30 novembre—Vente par Langevin à G.de Bertet de la Joubardière.Etude Rasset.i(>77, 1 1 août—Quittance de 600 livres à Gabriel de Rerthé de la Joubardière par Jean Aubuchon.Etude Basset.1679, 21 octobre—Obligation par Jean Guerin, sieur de Grand Vaux, à Gabriel de Rerthé, sr de Chailly.( !) Mangue.1R83, 10 juillet—Sépulture de Jean l’Amérique, serviteur domestique de noble homme Gabriel de Rerthé, sieur de Chailly.( !) Registre de Lachine.*•'” ‘ 1683, 2i août—Vente par Gabriel de Rerthé, de la Joubardière, tant pour lui que pour son père Louis de Rerthé de Chailly, capitaine au régiment de Normandie et aide-Major de la ville de Brizac en vertu d’une procuration datée du 20 mai 1678 à Rrizac des 400 arpents de terre reçus par les deux frères de Rerthé.Etude Mangue.1683, 23 août—Acte de foi et hommage par Pierre La-moureux sieur de St-Germain, à MM.les Seigneurs de Montréal, à cause du fief de Bellevue qu’il a acquis de M.de la Joubardière, tant en son nom que comme procureur du sr de Chailly.son frère.Etude Mangue.1684, 9 octobre—Par un billet daté du 8 novembre i68r, Gabriel de Rerthé avait concédé à Jean Millot, une terre de 20 arpents sur le bord du lac des Deux-Montagnes, dans la seigneurie de Rellevue.A la date du 9 octobre 1684, le con-cesscur Gabriel de Rerthé de la Joubardière, tant en son nom qua celui de son frère Louis de Rerthé, de Chailly, absent en France, fait rédiger le contrat de la dite concession par devant notaire.Etude Cabazié.• 1685, ter octobre—Gabriel de Rerthé de Chailly demeurant à Ville-Marie, vend à Hilaire Rourgine, pour le prix de tooo livres comptant, un emplacement rue Saint-Paul, sur lequel sont deux maisons.Etude Cabazié.Le vendeur avait acheté cet emplacement de Mathurin Langevin le 30 novembre 1676 et dans le contrat dressé par Basset, Gabriel de Rerthé portait alors le nom territorial de la Joubardière.* * * Par ce qui précède, il semble certain cpie deux frères de Rerthé, sont venus au pays et qu’ils ont reçu conjointement un fief, au bout ouest de file de Montréal. 366 * • L’aîné de ces frères se nommait Louis de Berthé de Chailly et il ne fit pas long séjour en Amérique, car dès 1674, il était retourné en France.On peut même croire qu’il ne revint pas en Canada, puisqu’il envoya une procuration à son frère Gabriel de la Joubardière en 1678 et que celui-ci invoqua cette pièce, même en 1684.A cette date, Gabriel de la Joubardière avait tout vendu ce que son frère et lui avaient possédé en la Nouvelle-France et il quitta nos rives pour son pays d’origine, emportant, diton, une fortune scandaleusement faite.Mais, pourquoi, le notaire Mangue, en 1679, le curé de Lachine en 1683, et un autre, notaire (Cabazié) en 1685 gratifient-ils Gabriel de Berthé du nom de Chailly, alors que les mêmes notaires et d’autres écrivent ailleurs “de la Joubardière”?Nous ne voyons là qu’une négligence.Sans doute, on devait dire plus souvent le fief de Chailly, parce que le nom de l’aîné apparaissait avant celui du puîné dans les pièces officielles de concession.Cette confusion est regrettable, puisque le fief, accordé aux frères de Berthé, ne fut en réalité exploité que par un seul et que c’est à M.de la Joubardière qu’aurait dû s’attacher l’opprobre que l’histoire accole volontiers au nom de M.de Chailly.E.-Z.Massicottiî QUESTIONS fc—è Le Bulletin a publié (vol.XII, p.327) une lettre de l’apostat Roubaud à un Canadien du nom de Montigny de Lou-vigny.Roubaud est bien ou plutôt tristement connu, mais ce Montigny de Louvignv qui était-il ?A.G.• Il est certain que M.de Montmagny fit tout ce qu’il put poui retenii AL do Maisonneuve a Quebec et l’empêcher d’aller fonder un nouvel établissement à Montréal.Mais est-il parfaitement établi qu’on offrit File d’Orléans à M.de Maisonneuve pour placer sa colonie ?I.O. — 367 — LE BELUGA Je retrouve parmi nies papiers une découpure de 17m-transigeant, de Paris, du 6 août 1923, qui contient un article sur les bélugas.Connaissez-vous les bélugas ?Il paraît que ce sont des cétacés de la famille des marsouins.Le parlement français a voté l’an dernier 300,000 francs pour aider à les détruire.L’énorme carnage qu’ils font des poissons diminue chaque année d’un bon tiers le rendement des pêches.A cette occasion, l’auteur de l’article, M.d’Yvignac, rappelle que sous Charlemagne on s’arrachait sur les marchés de Bretagne et de Normandie la viande et le lard des bélugas et il ajoute : “En ces jours de vie chère, il faudrait remettre à la mode la consommation de la viande de béluga ; malgré sa couleur foncée, elle est exquise ; son fumet rappelle celui du chevreuil et non l’odeur de la marée ; la langue, les rognons, la cervelle sont des morceaux de roi.Italiens, Canadiens, Japonais le savent bien, tandis qu’en France c’est avec peine que deux fabricants de conserves, trop loyaux, écoulent cette denrée pourtant exquise au dire de ceux qui l’ont savourée.” Est-il vrai que le Canadien, à l’instar du Japonais, soit si friand des rognons de béluga que dédaigne le Français ?Pour ma part, j’en ai vainement demandé à mon marchand de poisson.Mais le béluga, d’après M.d’Yvignac, ne serait pas moins précieux au point de vue industriel.“La peau des bélugas, nous apprend-il, forme un cuir d’une douceur inconnue, imperméable,—tellement qu’un certain Parker, de Québec, s’est acquis en Amérique une célébrité de bottier, grâce au cuir de ces animaux.” J’ai connu les bottes en peau de loup-marin et c’est sans doute ce que fabriquait à Québec le célèbre bottier Parker, s'il a jamais existé.Qu’en pense le Bulletin ?# Aeg.F. — 368 — REPONSES L’abbé Martin (XXX, p.236)—Il s’agit de celui qui achète le bréviaire de Mgr de Lauberivière en 1740.11 est mentionné dans le Répertoire de l’abbé Tanguay (édition de 1893, P- 113 ) * sous le nom de Scjelle Martin.La Liste chronologique avait commencé, M.Tanguay a suivi et M.l’abbé Allaire de même.On a cru que Scjelle était le nom de famille et on a appelé ce monsieur : Martin Sejelle.En réalité il se nommait Scjelle Martin.Les auteurs de Répertoire sus-nommés s’accordent à dire que ce prêtre arriva au Canada en 1740.11 a mis bien du temps à se rendre puisque les directeurs du Séminaire des Missions Etrangères de Paris écrivaient à ceux du Séminaire de Québec, le 10 mai 1739: “nous envoyons nos lettres par M.Martin prêtre, natif de Paris.II a étudié à S.Sulpice, il a du talent, est capable de prêcher, de faire les conférences de théologie et il sait très bien le plain-chant.” Et ces messieurs ajoutaient : “Si M.Vallier est mort, vous le nommerez directeur.” M.Yallier n’était pas mort et M.Martin ne fut pas directeur.11 quitta le pays peu après non pas en 1756.comme disent tous les Répertoires, mais en 1742.vers le 15 août, ainsi que l’attestent 110s livres de comptes' Le 1 4 mai 1743, le chanoine Hazeur de Lorme, agent du Chapitre de Québec à Paris, écrivait à son frère Thierry, grand pénitencier : "J’ai vu ici avec plaisir M.Martin prêtre qui est passé du Canada.C’est un garçon rempli de mérite et de vertu.C’est une vraie perte pour le pays.Je lui ai dit qu’il avait très mal fait de quitter un endroit où il était si fort aimé et estimé.Il m’a fait entendre que c’était un esprit de jalousie de la part de quelques personnes qui l’avait obligé de prendre le parti de passer en France.11 est actuellement vicaire dans une paroisse de Paris en attendant mieux” (arch, de l’Arch.) Amivdi'K Gosselin, Ptrk.Le chevalier de Joannès (XXX, pp.221, 286)- Voici les états de service du chevalier de Joannès, capitaine aide-major au régiment de Languedoc, tels que je les ai moi- même relevés aux Archives du ministère de la Guerre à Paris, d’après les contrôles du régiment de Languedoc, Joannès ( Armand de).—Né en 1735, est de Belfort, Alsace.Lieutenant le 17 mars 1747, réformé en 174c).remplacé lieutenant le 2-| juillet 1750.aide-major le ter avril T 7e 3.avec rang de capitaine le ter avril 1755.A fait le service d’ingénieur en Canada pendant 1737, 1758 et 175c)’ Place major du fort Georges, après le siège en 1737, et major de Québec pendant le siège en 1759.Major du régiment de Touraine, le 22 janvier 1769.Là s’arrêtent dans les contrôles les états de service du chevalier et j’ignore ce qu’il devint après i7 octobre 11)24.
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