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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1925-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques PIERRE DE SAINT-VINCENT, BARON DE N ARC Y Pierre de Saint-Vincent, baron de Narcy, était né dans la paroisse de Saint-Pierre-Etienne, diocèse de Chûlons, en France, le 17 juillet 1661, du mariage de Philibert de Saint-Vincent, écuyer, et de Elizabeth de Perignon.Le jeune de Saint-Vincent entra dans l'année et servit dans le régiment de Guiscard dans lequel il obtint une commission de capitaine le 22 août 1695.Né catholique, M.de Saint-Vincent avait cependant été élevé dans le calvinisme et il avait épousé devant le pasteur Théodore Brabant, le 20 août 1692, Marie-Antoinette Du Gard, originaire de Beaumont.Le 27 octobre 1699, M.de Saint-Vincent, sa femme et leurs enfants.Marie-Françoise, âgée de quatre ans, et Henry-Albert.âgé de quatorze mois, abjuraient l’hérésie de Calvin entre les mains de Mgr Caillebot de La Salle, évêque de Tournav.Avec l’espoir d’avancer plus vite, le to juin 1706.M.de Saint-Vincent abandonnait sa compagnie dans le régiment de Guiscard pour accepter une commission de lieutenant dans les troupes servant en Acadie.L’année suivante, en 1707.M.de Saint-Vincent était blessé au siège de Port-Royal (r).(1) Collection de manuycrils, vol.II, p.4SI: Le 19 mars 1714, M.de Saint-Vincent était promu capitaine dans les troupes du Canada.11 passa ici l’année suivante.J'-11 ]7lf), Monsieur de Saint-Vincent eut un grave dittérend avec les autorités de la colonie au sujet de la préséance (ju il prétendait avoir sur les autres capitaines des troupes (jui servaient dans la Nouvelle-France.Le 6 octobre 1716, le gouverneur de Vaudreuil, après avoir fait au Conseil de Marine l’historique des troupes du détachement de la marine servant au Canada, lui expliquait comment les différents officiers avaient pris leur rang ou promotion depuis 1687.Pour régler le rang de tous ces officiers, disait-il, il ' int- la même année f16879 un ordre du Roi portant que les capitaines qui auraient servi dans les troupes de terre pren-di,lient 1 eu 1 rang du jour de leur première commission de capitaine dans les dites troupes et que les anciens capitaines du régiment de Carigman le prendaient du jour de leur commission de capitaine dans le dit régiment et ainsi des autres oit ici ers et a 1 égard des enseignes de vaisseaux qui seront capitaines de compagnie, qu’ils prendraient leur rang du jour de leur brevet d’enseignes de vaisseaux.Cet ordre, ajoutait M.de Vaudreuil, a toujours été ob-sc! \e jusqu à présent en ce pays, en sorte que les lieutenants des compagnies, lesquels étant enseignes de vaisseaux venaient à être fait capitaines, ont pris leur rang du jour de un bievet d enseigne et au-dessus des capitaines plus anciens qu’eux mais dont les commissions étaient à une date postérieure a celle de leurs brevets d’enseigne."C’est en conséquence de cet ordre que le chevalier Bé-gon, qui était enseigne de vaisseau dans le temps qu’il a été tait capitaine de compagnie en ce pays, a pris son rang au-dessus des capitaines dont les commissions étaient moins anciennes que son brevet d’enseigne, et que le sieur de Granville, aussi enseigne de vaisseau, qui est venu cette année capitaine de compagnie, a aussi pris son rang de la même manière.” Puis M.de Vaudreuil relatait au Conseil de Marine les difficultés qui s étaient élevées au sujet du rang respectif de MM.de Saint-Vincent et Bégon : “Selon cette règle depuis si longtemps établie, continuait-il.le sieur de Saint-Vincent, autrefois capitaine d’infanterie dans le régiment de Guiscard par commission du 22 août 1695, et à présent capitaine d’une compagnie du détachement de la marine en ce pays par commission de mai 1706, demande à prendre son rang du jour de la date de la première commission, comme ont fait tous les autres officiers de terre qui 1 ont précédé : mais comme plusieurs capitaines s opposent a ce que cet avantage lui soit accordé, se fondant sur ce que dans la dernière commission de capitaine dont le dit sieur de Saint-\ mcent est muni, il est porté par le titre commission de capitaine pour le sieur de Saint-Vincent.lieutenant à l’Acadie, et que la même chose est exprimée dans le corps de la commission et que d’ailleurs le dit sieur de Saint-Vincent convient qu’ayant quitté le service de terre il eut d’abord une commission de lieutenant à l’Acadie mais que peu de jours après étant encore à Paris il en eut une autre de capitaine pour la même province qui est celle qu’il a aujourd’hui en la place du sieur de Montigny qui refusa une semblable commission pour l’Acadie et qui aima mieux revenir en Canada avec une expectative.Je 11’ai rien voulu décider sur cela et je supplie le Conseil de vouloir bien me donner l’année prochaine ses ordres à ce sujet” fi).Quelques jours plus tard, le 1; octobre 1716, M.de Saint-Vincent écrivait la lettre suivante au président du Conseil de Marine : “Son Altesse “Veut bien me permettre de lui représenter très respectueusement qu’il y a 22 ans que je suis capitaine tant dans les troupes de terre que dans la marine et que depuis deux ans que je suis dans le Canada, j'ai eu le malheur de me voir priver de mon rang.M.de Ramezav qui a commandé à l’absence de M.le marquis de Vaudreuil n’a jamais voulu décider de mon rang après lui en avoir parlé plusieurs (1) Archives do hi province do Québec. fuis, le tout crainte de désobliger M.de Bégon, intendant du Canada, par rapport à son frère, le chevalier de Bégon, capitaine.à qui l’on a donné le drapeau quoiqu'il n’y a que quatre ans qu'il est capitaine.Sitôt que M.le marquis de Yau-dreuil a été arrivé je lui ai présenté mes commissions, il est vrai qu’aussitôt il m’a fait l’honneur de m’envoyer le drapeau ; deux jours après il m’a envoyé son capitaine des gardes qui est son neveu, chez moi, m’ayant fait dire qu’il me priait fortement de renvoyer le drapeau au chevalier de Bégon, ce qui m’a paru fort extraordinaire, disant que M.l’intendant et madame l’intendante étaient venus chez lui plusieurs fois, le priant de faire rendre le drapeau à leur frère, ce qui m a paru bien rude de me voir frustré d’un rang et d’un honneur qui m’est dû, pour faire plaisir à M.et à madame 1 intendante et que si je n’obligieais pas en cela M.le marquis de \ audreuil qu il me lotera ni plus ni moins, ce eju il ma fait.Cependant si Votre Altesse vient à nommer quelques officiers pour remplacer le commandant des troupes, il ne peut pas en trouver un plus ancien que moi dans le pays, puisque voilà 39 ans que j’ai l’honneur de rendre mes services au Roi, 36 ans en qualité d’officier, ai fait preuve de tous mes brevets et de mes commissions.J’espère que Votre Altesse me fera l’honneur de me rendre justice.Je demeure avec un très profond respect à Votre Altesse, etc.de Saint-Vincent ( r )”.Le 3 février 1717, le Conseil de Marine décidait que M.de Saint-\ incent ne devait avoir rang que du jour de sa commission de capitaine en Acadie parce qu’ayant été lieutenant après avoir été capitaine dans les troupes de terre et ayant par conséquent perdu la dignité de capitaine, il ne pouvait reprendre son ancienneté que du jour qu’il avait été elevé du grade de lieutenant à celui de capitaine.Dans une liste apostillée par le gouverneur de Vau-dreml des “officiers de guerre qui servent en Canada” dressée en octobre 1722, nous lisons : .Le sieur de SaintA incent, âgé de 55 ans ; il est très bon ollicier mais il n’a pas beaucoup de génie et est fort en-pte de sa qualité.Au surplus, il est honnête homme et exact (1) Archives de la province de Québec. dans le service et me paraît plus propre à être en garnison dans une place qua marcher en campagne.Il n'est dans ce pays (pie depuis 1714’’ (1 ).En 173°) M.de Saint-Vincent était fait chevalier de Saint-Louis.En 1732, l’intendant Hocquart demandait une promotion pour M.de Saint-Vincent.Sa lettre au ministre du 18 octobre 1736 demeura sans réponse, du moins sur ce point.En 1739, un rapport officiel disait de M.Saint-Vincent : “C’est un homme intègre, mais de capacité ordinaire.Il est chevalier de Saint-Louis” (2).AI.de Saint-V incent décéda à Québec le 29 août 1743.(3)- , ., Madame de Saint-Vincent décéda cinq ans après son mari, à Québec, le 24 février 1748.De leur mariage étaient nés six enfants : i Marie-Françoise de Saint-Vincent née en France en 1695.A Beauport, le 29 décembre 1729, elle devenait la femme de François-Roger de Fransures, officier dans les troupes.Cet individu appartenait à une excellente famille qui l’avait expédié au Canada à cause de ses fredaines.Quelques mois après son mariage avec Aille de Saint-Vincent on apprit qu’il avait laissé une femme en France.Sur l’ordre du président du Conseil de marine il fut renvoyé en France, et enfermé à la citadelle d’Oléron où il décéda le 3 juin 1735.Marie-Françoise de Saint-Vincent contracta une nouvelle alliance, à Québec, le 12 août 1748, avec Charles Dubeau.Elle décéda le 31 janvier 1758.20 Henry-Albert de Saint-Vincent né en France en 1697.Fait enseigne en second en 1729, il fut promu enseigne en pied en 1733, lieutenant en 1747 et capitaine en 1756.Après la mort de son père, il prit le titre de baron de Narcy.Le i2 avril 1733, M.de Saint-Vincent avait obtenu une sei- (1) Archives de lu province de Québec.(2) Idem.D’après un acte de Kaiolot du 11 février IT.’ifi.M.de Saint-Vincent avait hérité par le décès de son neveu, Jacques-François, baron de Saint-Vincent, capitaine au régiment de Marsone, de deux fiefs, l’un nommé I.aTour de Narcy, en Champagne, et l’autre nommé le fief de l’île-sous-Couzance, en Lorraine. — 262 — gneurie de deux lieues de front sur trois lieues de profondeur dans le lac Champlain “à prendre depuis la borne de la seigneurie nouvellement concédé au sieur de la Gauchetière et sur la même ligne, et du côté du sud et deux lieues de la dite ligne par une ligne parrallèle tirée est et ouest sur le devant par le lac Champlain et sur la profondeur à trois lieues joignant aux terres non concédées.” Cette concession fut ratifiée par le Roi le 8 février 1735.Comme M.de Saint-Vincent ne s’était pas occupé de coloniser sa seigneurie elle fut réunie au domaine de Sa Majesté le 10 mai 174t.Le 15 janvier 1740,' M.de Saint-Vincent s’était fait accorder une autre concession sur la côte du Labrador pour un espace de neuf ans.Il avait l’intention d’y faire la pêche du loup-marin.Comme il n’avait pas les ressources nécessaires pour exploiter cette concession lointaine, le 27 avril i 740, M.de Saint-Vincent contractait une société avec Guillaume Es-tèbe, conseiller au Conseil Supérieur, pour la mettre en valeur.(1) M.de Saint-Vincent est-il mort au Canada ?D’après l’abbé Daniel un M.de Saint-Vincent, capitaine, aurait été tué à la bataille de Sainte-Foy.Nous ne croyons pas que ce soit Henry-Albert de Saint-Vincent.Il avait épousé, à Québec, le 5 octobre 1719, Marie-Madeleine-Louise Levasseur, fille de Jacques Levasseur de Né-ré, ingénieur pour le Roi, et de Marie-Françoise-Adèle Cha-veneau.Elle décéda le 22 juin 1742.De leur mariage étaient nés trois enfants : i° Thomas-Antoine né à Québec le 27 avril t727 ; 20 Marie-Thomas-Elisabeth née à Québec le 20 juillet T728 et décédée au même endroit le 3 septembre 17-9 ! 3° Charles-Albert né à Québec le 10 avril ‘733’o 3 Marie-Antoinette de Saint-Vincent.4° Jean-Charles de Saint-Vincent née en 1700.5 Daniel de Saint-Vincent né sur le grand banc de Terre-Neuve en 1707.6° Elisabeth de Saint-Vincent née à Port-Royal le 4 janvier 1708 et mariée, à Québec, le 30 mai T728, à Jean-Baptiste Dupin de Belugard, commissaire d’artillerie à Québec.Elle décéda à Québec le 17 décembre 1729.* P.-G.R.(1) Acte de Latour, notaire ft Quebec. — 263 — LE COTEAU SAINT-LOUIS ET LA CITADELLE DE MONTREAL Des coins du vieux Montréal, il n’en est guère dont l’histoire soit comparable par les transformations extraordinaires qui s'y sont produites, à celle du lambeau de terre aujourd’hui occupé par la gare et le superbe hôtel Viger.Et cette histoire remonte aux premiers temps de la ville qui devait devenir la métropole du Canada ; mais, pour en saisir toutes les phases, il est bon de se faire une idée de la topographie du vieux Montréal.Imaginons, pour l’instant, (pie tous les édifices qui recouvrent le territoire compris entre les rues Craig, McGill, la gare Yiger et le fleuve, n’existent pas.On apercevra alors que la rue Notre-Dame est assise sur la crête d’un coteau qui commence, à l’ouest, près de la rue McGill et qui s’élève graduellement jusqu’à la rue Bon-Secours.De là, vers la rue Beaudry, le coteau oblique peu à peu jusqu’au Fied-du-Courant, c’est-à-dire vers la place des Patriotes et l’édifice de la Commission des liqueurs de Québec.Or, il y a plus cl’un siècle, entre la rue Bon-Secours et la rue Beaudry, au lieu de l’excavation profonde par où, de nos jours, arrivent et partent des centaines de voyageurs, se dressait un curieux mont de 50 à f>o pieds plus haut que le niveau actuel de la rue Notre-Dame.Ce monticule fut, pendant un siècle et demi, le terme de la rue Notre-Dame à l'est.Rendus à la rue Bon-Secours, les passants devaient descendre jusqu’à la rue Saint-Paul, contourner la colline, puis remonter, s’ils voulaient prendre le chemin qui conduisait à la partie sud-est de File montréalaise.Qu’est devenu ce monticule et quels événements rappelle-t-il ?Exposons quelques faits : M.de Maisonneuve fonda Montréal en 1642, sur une langue de terre qui se trouvait au sud de la place Royale.Mais 110s premiers colons ne furent pas lents à constater que cet endroit n’était pas toujours habitable à cause des inondations périodiques qui s’y produisaient.Il fallut donc s’é- — 2Ô 4 — tablir plus loin, sur la ligne de la rue Saint-Paul que la crue des eaux n’atteignait pas.En ces temps lointains, les champs n’étaient pas clôturés et les animaux paissaient les friches sous la garde d’un pâtre.Au mois de mai 1652, un serviteur flamand, Antoine Roos, qui surveillait le pacage, au bas du monticule ou coteau Saint-Louis dont nous retraçons ici l’historique, avant été assassiné par les Iroquois, M.de Maisonneuve songea à établir un moulin-redoute sur le sommet du coteau.La chose s’imposait.Les barbares Iroquois se glissaient partout, ils épiaient les agissements des pionniers et tachaient de les surprendre à leurs travaux.On conçoit alors combien il était important d’occuper un point d’où la vue embrassait le fleuve et la campagne dans toutes les directions.Si utile était le petit mont qu’en 1658, “M.de Maisonneuve et M.d’Ailleboust, au nom des .Associés de Montréal y firent élever un nouveau moulin à vent qui servit de redoute et qu’ils entourèrent d’un retranchement de pieux.” ‘‘M.d’Argenson écrivait l’année suivante : “On a commencé une redoute et fait un moulin sur une petite éminence fort avantageuse pour la défense de l’habitation, du moins du côté qu’ils appellent le coteau Saint-Louis.” “C’est ce qui fit appeler ce moulin du nom de moulin du coteau pour le distinguer d’un autre déjà établi près du fort de Ville-Marie, ou l’ancien moulin.” Vers 1685, quand on songea à fortifier Montréal, le coteau Saint-Louis fut entouré d’une palissade, d’un fossé et de quatre bastions.Puis, en 1723, lorsque la ville de Maisonneuve fut dotée de fortifications en pierre, on érigea sur le mont une construction servant de corps de garde et on y installa une batterie royale, que l’on croyait capable d’arrê-tei les vaisseaux cherchant à refouler le courant et à pénétrer jusqu’au port de la ville.Toutefois, à la fin du régime français, l’état de la forteresse du coteau Saint-Louis ne paraît pas avoir impressionné favorablement 1 ingénieur h ranquet, car il écrit dans son mémoire, que le 31 juillet 175-* “après avoir entendu la messe, il monta sur la grande batterie royale.L’objet de son — 265 — etablissement, ajoute-t-il en badinant, est moins pour battre la campagne qu’elle domine que pour faire le salut des entrées et y tirer le canon aux réjouissances publiques.” Sous le régime anglais, le monticule devint citadelle et on le couronna d’une laide caserne en bois, longue de 90 pieds, large de 25 pieds, où logeaient des artilleurs chargés du service de quelques canons plus bruyants qu’utiles.Jamais on 11e réalisa les plans préparés à diverses époques et qui auraient pu donner au coteau l'aspect d’un véritable ou-\ rage de fortification.Loin de là, un jour la caserne de bois du sommet devint un hôpital de soldats.La citadelle avait fini son rôle.Jetons plutôt un coup d’oeil rapide sur les environs du coteau Saint Louis.A la base du mont, s’allongeait la rue Saint-Paul ; au sud de cette rue il y avait un grand terrain appelé la “Canoterie royale”.Sur ce terrain orne d’un hangar les autorités remisaient les canots et les barques destinés au déplacement des troupes.Plus tard, les Anglais couvrirent ce terrain de casernes en pierre.Du côté est, le mur des fortifications venait aboutir à une large porte qui s’ouvrait sur la route rurale.Cette porte, officiellement nommée Saint-Martin, devint pour le peuple, la porte du chemin de Québec.Et le faubourg qui, petit à petit se forma dans cette localité, fut, en conséquence, appelé le faubourg Québec.Sur le côté nord existait une mare, un ruisseau et des marais qui, asséchés ou canalisés, sont devenus la rue Saint-Louis, la rue Craig et le square Viger.Du côté ouest, se déroulait le panorama de la petite ville grandissante de Montréal.Signalons quelques-uns des édifices de l’époque : près du fleuve, était la minuscule chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours incendiée en 1754 et reconstruite en 1771-73 ; le palais de l’intendance où le fameux Bigot et sa suite firent joyeuse vie durant leurs séjours en nos parages, enfin le château de Vaudreuil où résidèrent les gouverneurs généraux quand ils venaient à Montréal pour les besoins de l’administration. — 2(36 — Plus haut, se voyaient le château de Ramesay, construit pour un gouverneur particulier, puis passé aux agents de la Compagnie des Indes ; la demeure des barons de Portneuf ; le jardin, la maison et la chapelle des PP.Jésuites ; l’école des Soeurs de la Congrégation ; la chapelle Notre-Dame des Victoires.Plus loin, au centre de la ville, l’église paroissiale dont on n’apercevait que le chevet et la tour carrée à cause de sa situation sur le sens de la rue Notre-Dame.Au nord de la petite rivière cpii coule sous la rue Craig, le paysage ne manquait pas de charmes : une pente très étendue présentait de nombreuses villas, entourées de jardins spacieux et plantés de ces pommiers qui produisaient la Fameuse, une pomme sans pareille qu’on ne trouve guère maintenant.Le monticule-citadelle conserva son aspect jusqu’au 19e siècle, mais il devint évident que cet amas de terre nuisait à l’agrandissement de Montréal.D’ailleurs, par la démolition des fortifications entre 1801 et 1808, l’utilité de la citadelle était si amoindrie qu’en 1812, on commença à tailler la partie est de la hutte, autrement dit, celle qui était flanquée de la porte Saint-Martin.De la terre enlevée on fit une tranche du Champ de Mars actuel.Lorsqu’en 1818, le gouvernement impérial acquit Pile Sainte-Hélène pour y établir un poste qui commandât mieux l’entrée du port de Montréal, le sort de la vieille butte se trouva scellé.Tout aussitôt, on charroya ce qui restait de terre au Champ de Mars que l’on prolongea de la rue Gosford à la rue Saint-Gabriel.Par ces travaux, le talus qui jadis descendait de la rue Notre-Dame a la riviere Saint-Martin (rue Craig) se transforma en un plateau qui, à ses débuts, fut non seulement, un champ dtxcicices militaires, mais aussi une promenade estimée des Montréalais, car c est là que chaque après-midi se rencontraient les amis, les connaissances, les badauds et que 1 on de\ isait au son des clairons ou des faqfares des régiments de la garnison qui y donnaient de fréquentes auditions.Quand li.monticule fut rase, on ouvrit la rue Notre-Dame, à 1 est de la rue Bon-Secours, et le site de l’ancienne porte Saint-Martin, prit la forme d’un square qui, en i82f, fut offert par le gouverneur Dalhousie à la ville de Montréal.Celle-ci en acceptant le cadeau, donna à la nouvelle place publique, le nom du donateur.Cette partie de la ville se couvrit de résidences fashionables.Sur un des côtés, s’éleva le grand théâtre Haves, l’un des plus beaux de l’époque et qu’un incendie détruisit en 1852 ; tout près, le fameux hôtel Donegana où logea le prince de Galles en 18O0 et reton, n osant se fixer sur des terres. — 269 — LA MILICE CANADIENNE EX 1669 Lettre du Roi au gouverneur de Comedies (3 avril 1669) Mous, de Courcelles, Vous verrez par l’arrest de mon Conseil qui sera présenté par mon procureur général au Conseil Souverain de la Nouvelle-France mes intentions sur ce que j'ay estimé nécessaire de faire pour favoriser les mariages et gratitfier ceux de mes sujets habitans au d.pays qui auront le nombre de dix et douze enfans ; et comme pour maintenir le d.pays il est non seulement nécessaire de penser à le bien peupler, mais mesme de rendre les d.habitans experts au maniement des armes et à la discipline militaire, je vous escris ces lignes pour vous dire que mon intention est que vous divisiez tous mes sujets habitans aud.pays par compagnies ayant esgard à leur proximité, qu’après les a^oir ainsy divisez vous esta-blissiez des capitaines, lieutenans et enseignes pour les commander qu’en cas que tous ceux qui composeront les d.compagnies puissent s’assembler avec facilité et s’en retourner chez eux en un jour, vous donniez les ordres qu’ils s’assemblent une fois chacun mois pour faire l’exercice du maniement des armes, et en cas qu’ils soient trop esloignez, vous subdivisiez les compagnies par escouades de 40 ou 50 hommes et que vous leur fassiez faire l’exercice une fois le mois, ainsy qu’il est dit cy-dessus et à l’esgard des compagnies entières, vous les fassiez assembler une fois oit deux l’année.Que vous preniez soin qu’ils soient tous bien armez et qu’ils ayent toujours la poudre, plomb et inesche nécessaires pour pouvoir se servir de leurs armes dans les occasions.Que vous visitiez souvent les escouades et compagnies et leur fassiez faire l’exercice en votre présence.Qu’autant qu’il sera possible, vous puissiez assembler une fois l’année le plus grand nombre des d.habitans qu’il se pourra pour leur faire faire pareillement l’exercice en corps, en observant toutefois de ne leur pas faire faire de trop grandes marches, laissant à votre prudence d’assembler seulement tous ceux qui pourront le faire et s’en retourner en deux jours de temps, afin qu’un plus grand temps 11e con- 270 somme celuy (j 11 ils doivent employer à leur commerce et à l;i culture de leurs terres.Je laisse encore à votre prudence à examiner s'il ne serait pas advantageux au bien de mon service et à l’augmentation de la colonie d’assembler tous les deux ou trois ans un nombre de mil ou douze cens hommes de guerre bien armez et faire une marche dans le pays des Iroquois et autres nations sauvages pour leur faire toujours connaistre la puissance de mes armes et les contenir dans les termes du debvoir et de l’obéissance qu’ils me doivent.Au surplus, je désire que vous redoubliez vos soins et votre application pour l’augmentation de la colonie ; potr cet effet que vous visitiez souvent tous les habitans, vous vous informiez de leurs besoins, les excitiez au travail et à la culture de la terre, les portiez au commerce par mer, et particulièrement à celuy qui se peut faire avec les isles' de ! .Amérique qui sont sous mon obéissance et m’asseurant que \ ous me donnerez en cela des marques de votre zèle pour le bien de mon service, je ne vous ferav la présente plus longue, pi iant 1 )ieu qu il vous ayt, Mous, de Courcelles, en sa s te.garde.Inscrit à Paris le troisième avril 1669.Signé Louis et plus bas Colbert (1) CAN ADI AN A AT.Joseph-Louis Archambault, avocat, conseil du Roi, ancien bâtonnier du barreau de Montréal, décédé le 26 mai !75 et qui suit, apres son aine ; 5° -Marie-Charlotte, b.qui, en 1736, était encore religieuse sous le nom de Dame de Cannes d Artigny au couvent des tilles de Notre-Dame de Richelieu, près de Saumur.X Louis de Cannes, écuyer, sieur de Falaise, tils de Louis de Cannes et de Françoise LeBloy, naquit le 15 ou le 19 octobre 1658, mais il ne fut baptisé que le 1 5 avril de l'année suivante, à Buxeuil, diocèse de Poitiers.Carde-marine à Rochefort, le 10 novembre 1683, il fut nommé le 17 mars 1687 lieutenant dans une des compagnies du détachement de la marine en Canada.Après avoir servi en Canada près de 9 ans, M.de Falaise était nommé capitaine en Acadie le 17 mars 1696, et il partait aussitôt de Rochefort pour se rendre à son poste, ainsi que l’atteste cette lettre du président du Conseil de Marine à M.Bégon, intendant à la Rochelle, en date du 4 avril 1696 : "Je vous ay remis tous les fonds que vous avez demandés pour l’Acadie, et vous aurez veu par l’estât que je vous a y envoyé qu’on doit faire passer en ce pays 60 soldats pour faire avec le nombre de 4° qu il y a déjà en ce pays, celui de cent qui doivent être distribués en 2 compagnies.“Les officiers qui sont en ce pays commanderont la première et la seconde sera commandée par le Sr de b alaise qui doit estre actuellement à Rochefort et qui aura le Sr de Cannes son frère pour enseigne, et pour lieutenant un des officiers du Canada qui sont actuellement à l’Acadie.11 faudra que vous fassiez embarquer sur les vaisseaux Y Envieux et le Profond les dits sieurs de Falaise et de Cannes et ces 60 soldats._ "Le dit Sr de Falaise doit en avoir mené avec lui 25 ou 30 et il faut fpie les autres soient pris sur les recrues que vous avez ordre de faire passer pour le Canada (1).Au mois de juillet, le Sr de Falaise et ses hommes débarquaient au bas de la rivière Saint-Jean et le 24 septembre 1696, M.de Villebon, qui commandait alors en Acadie, écrivait ce qui suit du fort Natchouak : (2) "Les officiers que M.le comte de Frontenac me doit envoyer ne sont point venus.J e n’ay pu refuser au Sr de Fa- (1 ) Archives des Colonies, sfrie IS.vol.lï).fol.104.(2) Si tuf* en face de lu ville actuelle (le Fredericton. — 2-6 ia>e d’aller à Québec pour mettre ordre à ses affaires de famille qui sont de la dernière conséquence ; il sera de retour dans peu de jours.” M.de Falaise était en effet de retour le 19 octobre 169»*.et ie chevalier de Yillebon raconte lui-même, dans un mémoire du 22 'octobre, comment il fit une diligence extraordinaire pour se rendre à Xatchouak, “ayant appris par le chemin que les Anglais avaient dessein sur ce fort.” Et c'est, en effet, grâce à son arrivée opportune que le fort fut sauvé.On iit à son propos dans un résumé des lettres de l'Acadie pour 1703 : "Il est garde de la marine depuis ’683.Passé en qualité de lieutenant d'infanterie en Canada en 1687, il fut fait faine à l'Acadie en 1696.Comme il est le plus ancien capitaine de cette garnison, il espère que si Sa Majesté fait quelque m rivement dans les rangs des officiers majors, elle - souviendra de ses services.Si elle n’en faisait point, il -upplie de lui accorder le brevet de commandant des troupes et une enseigne de vaisseau.Il acquit il y a quelque temps me terre à l'Acadie, proche de 'n Hève.Il supplie de lui en accorder la concession.Il envoie le mémoire des limites de cette terre qui est de 2 lieues de face et de 2 lieues de profondeur.” M.de Falaise obtint et la concession et le grade qu'il désirait.Nommé major de l'Acadie le 1er mars 1704.il rempli: ces fonctions jusqu'à la prise de Port-Royal en 1710 r- qu'il repassa en France.A la fin de juillet 1711.il se rembarquait à Rochefort à bord du Hcros, avec deux com; agnies de 1 Acadie, la sienne et celle du capitaine de Re: et le 7 octobre de la même année, il arrivait à Québec U i; devait séjourner un assez long temps puisqu'on voit • u il y fit baptiser deux enfants, l'un en novembre 1711 et l'autre en octobre 1713.Appeie à remplir à 1 ile Royale les mêmes fonctions de major qu'il remplissait en Acadie, c'est à Québec qu'il s'em-.arqua en no\embre 1713 pour passer en France afin de voir au détail des troupes de l'Acadie qui, stationnées à Ole-ron depuis 1710.devaient se rembarquer pour File Royale. — 277 — Malheureusement, il mourait en arrivant à la Rochelle ainsi que le ministre de la marine en informe M.de Yaudreuil par une lettre du 19 mars 1714.Un jugement de l’intendant Be-gon, publiée par M.P.-G.Roy, dans le Bulletin des Recherches Historiques du mois d’août 1916, nous fournit la date exacte du décès : le 25 février 1 / 1 -4.Le 20 septembre 1694, Louis de Gannes avait obtenu de Frontenac et de l'intendant Champigny la concession d’une seigneurie de 2 lieues de profondeur sur 2 lieues de largeur derrière la terre et seigneurie de Contrecoeur, concession qui fut ratifiée par le Roi le 22 mars 1695.Le concessionnaire donna au nouveau fief le nom de Saint-Denys, probablement en mémoire de sa première femme.Barbe Denys qu’il venait de perdre.Le 21 mars 1713» de Gannes vendait sa seigneurie à Jacques Le Picard, sieur de Xoray et du Mesnil, et sa tille Louise, co-propriétaire, abandonnait également sa part, juste un mois après.En 170-p M.de Gannes avait obtenu une autre concession en Acadie, près de la llève.Il avait été fait chevalier de St-Louis le 2.3 juin 1713, d’après Laffilard, mais l’ordre du roi adressé à M.de \ au-dreuil pour sa réception est daté du 13 juillet 1713- Louis de Gannes de Falaise se maria trois fois.Il épousa d’abord à Québec, le 10 novembre 1691, Barbe Denys, tille de Simon Denys de la Trinité et de Françoise du Tertre, et veuve d’Antoine Pecaudy, seigneui de Contrecoeur.A l’occasion de ce mariage, l’on n’a pas manqué de faire observer la disparité d’âge entre les conjoints, Barbe Denys étant de 14 ans plus âgée que son mari, s il est vrai que ce dernier, né en 1666, selon Tanguay, n’avait que 25 ans en R>Of.H est vrai qu’à son second mariage en 1095, Louis de Gannes est dit âgé de 29 ans, ce qui fait que Tanguay reporte sa naissance en 1666, et il se trouve eu eltet qu un Louis de Gannes, également fils de Louis de Gannes et de brançoise LeEloy, a été baptisé à Buxeuil en Poitou le 6 juillet 1666.Mais nous avons vu que Louis de Gannes, major de 1 Acadie, est né en octobre 1658 et a été baptisé le 15 avril 1659, d’après les documents enregistrés au Conseil Supérieur de — 278 — ,a Nouvelle-France le 8 juillet 1743 (1).11 aurait donc eu 33 ans révolus, et non pas 25, lorsqu’il épousa, en 1691, Barbe Denys elle-même âgée de 39 ans.I *e ce premiei mariage, M de Cannes n’eut qu’une fille, 1 .—Louise, que l'annaliste des Ursulines des Trois-Rivières dit baptisée à Contrecoeur en 1094, et qui, devenue Ursuline, le S septembre J720.sons le nom de Louise de la bainte-\ îerge, mourut en J 75 4, d’après le catalogue des Ur-sulines des brois-Rivières (2).Devenu veuf, .M.de Garnies convola une seconde fois à al ont real, le 12 juillet 1695, avec Louise, tille de Charles Le-.anleui de I illy, et de Geneviève Juchereau qui mourut à __uebec.le il janvier 1698, sans postérité selon toute apparence.11 Lnfm, M.de Cannes épousait en troisième noces le q août 1700 à la Rivière Saint-Jean, en Acadie, Marguerite oe.Neut, fille de -Michel Leneuf de la Vallière et de sa premiere femme Marie Denys, fille de Nicolas.Quoique le ma-1 iagt ait ete célébré en août, le contrat ne fut passé que le 6 novembre suivant devant Philippe Prat, notaire à l’Acadie.¦Marguerite Leneuf, veuve de Falaise, mourut aux I rois-Rivieres et y fut inhumée le 25 avril 1760.v()jr l)c ce troisième mariage sont issus douze enfants, sa, " —Louis-François, né au Port-Roval le q uni t7dt ‘‘t baptisé le 6 ; (voir plus loin XI) 3 ’ 3 '7°lt d • AIichel, né vers 1702 ; (voir plus loin XI) i8n,4n-'T^n,:U n,Crite'A1;iddcine’ baPtisée au Port-Royal le ‘ / bL épouse vers la fin de 1720 ou au commen- le Rovab'L c7r1'’ ‘ i°an i:tP-ife de CouaSne> ingénieur de l’î- domD n : dCra Louisboi,rg le 5 mai 1733, après avoir donne naissance a dix enfants ; .vn/AT'M08'* l>ai>t!sé “ Pori-R°yaI le 29 mars lc R p-Bernardin dc logies, etc., piî'blîces par n™!'"{oy^i jb^tbec’~Lettres dt noblesse, généa-(-9 Les Ursulines des Trois-Rivières, I, pp.240 ss. — 279 — 6°.—Pierre, baptisé au Port-Royal, le 18 novembre 1705.C’est le chanoine de Cannes de Falaise (voir plus loir.XI) ; , 70.—Jacques, baptisé au Port-Royal, le 27 octobre 1706; X .—Simon, baptisé au Port-Royal, le 2 novembre 1707 (voir plus loin XI); q°.—Anonyme, baptisé et inhumé au Port-Royal le 7 septembre 1708 ; 1 o .—Ànne-Augéline, née probablement en I7°9- File épouse à Louisbourg, le 11 janvier 1733, Gabriel Rousseau, sr de Villejonin ; n° —Charles-Thomas, né en mer le 11 novembre 1710 (voir plu loin XI) ; 120.—Louis, baptisé à Québec le 28 novembre 1711 et inhumé au même endroit le 10 février • 7" 1 -4 .13".—Louise-Thérèse, baptisée à Québec le 7 octobre 1713 et inhumée au même endron le 12 juillet '7I4- ' X François de Cannes, fils de L mis de Cannes et de Françoise Leblov, baptisé le 23 juillet 1^75* :i 1 >uxeuil, dm-cèse de Poitiers." Garde-marine à Rochefort depuis le I4_ février 1693, il recevait le 1er mars 169b une commission d’enseigne dans la compagnie de son frère Louis qui, après avoir déjà servi 9 ans en Canada était en même temps nommé capitaine dans les troupes de l’Acadie, l’ait lieutenant de la compagnie de M.de Villieu le 4 mai 1 joo, il était, le km mai 1704, promu capitaine en remplacement de son Irèie nommé major de l’Acadie.Capitaine à F lie Royale le 1er janvier 1714, il passait au Canada, en la meme qualité, le / juin 1715.Il fut successivement nommé major aux Trois-Riviè- res,"le 11 avril 1727, à la place Je François Desjordis Moreau de Cabanac, major à Momréal.le jf> mars 1728 a la place de Jacques Charles de Sabrevois, lieutenant de loi aux Trois-Rivières, le 1er avril 1733 à la place clu chevalier Re-gon et lieutenant de roi a Montreal, le 1er mai I743< a la place encore une fois du chevalier I’egon.^ _ .M.de Cannes avait été fait chevalier de Saint-Louis le 28 juin 1718.11 mourut à Montréal le 26 septembre 174b et y fut inhumé le 28 du même mois ( 1 ).(!) Cf.I*.-G.Roy, Les officiers d’état-major, p.110. — 28o — Agé de 3(8 ans, il avait épousé à Montréal, le 30 novem-,jre '/'.v Marguerite Nafrechoux.fide d’Isaac et de Catherine Leloup.qui mourut à Montréal âgée de 67 ans et y ¦ut inhumée le 21 février 1749.I)e ce mariage, il n’y eut pas d’enfant, ainsi qu’il appert au testament de la veuve, Marguerite Nafrechoux.languay (111.274).après avoir fait marier François de bannes, capitaine des troupes, avec Marguerite Nafrechoux, fait marier, dans la même page, François de Cannes, lieutenant de roi aux Trois-Rivières, i°, avec Marie-Joseph I eluois et 2 , le 30 juillet 1742, à Boucherville, avec Mai ie-Fhsabeth Lamotireux.Le distingué généalogiste a pns pour notre lieutenant de roi un tout autre personnage i*rançons Degame, que l’on retrouve d’ailleurs dans le Dictionnaire.par suite d'une autre erreur, sous le nom de François Unreal! (I\ .171) et qui épousa successivement Marie-Joseph Fourhis (non pas LeBloy) et Marie-Joseph Lamou-ieu \ C est ce François Degame, comme nous le verrons plus loin, qui est le père du Louis-Joseph qui épousa en 1731 au bout de 1 lie, Catherme-Amable Menard et dont Tanguay (111,275) a voulu faire un fils de Louis de Garnies et de Marguerite Leneuf.NI Louis français de Cannes de Falaise, fils de Louis de Cannes et de Marguerite Leneuf, né au Port-Royal le 3 niai 1701.et baptise le 6.Après avoir servi au Canada où il obtint une expectative d enseigne en 1715, il fut fait enseigne de a compagnie de Rouville à nie Royale le 20 avril L C.Il dut partir vers 1720 pour les Indes Occidentales.(ij npni'‘/u ],~V’ cn c**et’ sM.de St-Ovide, gouverneur de 1 de Royale écrit au ministre : “M.de Pas Feuquières .^otiuinem ce la Martinique, m’a marqué ce printemps qu’il ¦naît oui e du Conseil de retenir le sieur de Falaise, enseigne cle cette garnison, et les douze soldats qu’il menait avec luy de Canada îcv.Fnl"1 le t3 mai 1722.le ministre informe MM.de St- l’ilede la Grande.'11''’ tiC FaWs< ** établi ct ",arié dans D’après les recherches généalogiques publiées par le Dr \ ab,s dans le journal le Canada, il y a déjà plusieurs an- nées, c'est en octobre 1720 qu’il aurait épousé à la Grenade dame Louise de Sainte-Marthe, veuve du Sieur Guillaume Heasse, tille de Yirtor de Sainte-Marthe, écuyer, sieur de Boisseau, capitaine d’une compagnie du détachement de la marine à la Martinique, et de dame Catherine Lencuf de Bourneuf (1).Le Dr Valois le dit capitaine commandant au quartier des Sauteurs, chevalier de Saint-Louis et conseiller du Roy à la Chambre Royale de Bile de Grenade.Ce que nous savons, c’est qu’il fut fait capitaine de milice à la Grenade, le S février 1735, d’après Lattilard.et qu'il était conseiller à la Chambre Royale de la même ile, lorsqu’il fit enregistrer ses lettres de noblesse au Conseil supérieur de la Martinique, le 5 octobre 1736.Louis-François de Cannes mourut sans enfants à la Grenade, en son habitation de la Plaine, le 1er mai 174G.Quant à sa veuve, Louise de Ste-Marthc, elle convola en troisième noces avec un sieur Alexis Nogues, mais cette troisième aventure ne fut pas heureuse, si l'on en juge par le passage suivant encore inédit d’une lettre adressée par Louis d’Aillebout d’Argenteui! à son frère le chevalier d’Aillebout et datée de la Grenade, le 'O juin 1749 : “Le chevalier de Falaise 1 2) n’est point venu me voir pendant son séjour à la Grenade.Il est maître de faire ce qui lui plaira, comme d’avoir resté chez le fils d'un barbier qui est le mari de Mme la veuve Falaise, au lieu de prendre gîte chez son frère (3) ou chez moi.Voila le résultat des travaux de Falaise.Il s’est tué pour amasser 66,000 francs.Sa femme en tire en reprise 36.000 et ia jouissance de 300 autres, et le tout en possession d’un homme sans nom, et le plus ladre bougre qui soit sous la calotte du ciel.Il traite sa femme comme elle mérite et personne ne la plaint” (4).Madame de Falaise a dû mourir peu après, à la fin de 1751, ou au commencement de 1752.Voici, en effet, ce qu’é- (1) Ne serait-ce ]>ns plutôt I.eneuf de Hoisneuf '! (2) Sans doute Charles-Thomas de Cannes de Falaise qui, en la môme annôe 17-17, épousa Angélique Foulon de Vilîiers.(1!) Simon de Garnies de la Chancellerie.U) Manuscrits de la collection Baby (Université de Montréal et Bibliothèque Saiut-Sulpice). _>8 crivait Mme Duhagiet, née Villejoin, Ians une lettre datée de Louisbourg, le 20 mai 1752 : “Je crois (juc nous aurons mon frère ( 1 ) au premier jour, notre commandant luy avant envoyé sa permission pour venir ranger ses affaires au sujet de ses enfants.Mme de I*alaise des Iles étant morte, elle a laissé 10,000 livres d’augmentation” (2).XI Michel île (j n n ne s, né en 1702, probablement au Port-Royal.Nous n’avons pu retrouver son acte de naissance, mais a sa mort, en 175-< il est dit âgé d'environ 51 ans, et il n y a d ailleurs de place pour lui qu’en 1702 dans la liste 1 >rt serrée des enfants de bonis .le Garnies et de Marguerite Leneuf.Il était connu sous le nom de chevalier de Prannes, tandis que son frère plus jeune, Charles-Thomas, était appelé le chevalier de Falaise.Knseigne au Canada depuis le 13 mai 17*9.il fut nomme lieutenant a 1 Ile Royale le 29 mai 17—5• en remplacement de Sr l’achot.Mais il ne paraît pas s’être empressé de prendre son poste, car le ministre écrit, le 22 avril 1727, qu’il iic peut petmettie au chevalier de Garnies, nommé lieutenant de 1 ile Royale, de rester en Canada ( 3).Pe cher alier de Garnies, capitaine a File* Royale depuis U S mai 1 730.joua un rôle important, quoique peu glorieux, eus de 1 attaque projetée par le gouverneur Duquesnel contre les possessions anglaises en Acadie, en 1744.Désireux de porter un grand coup aux Anglais, Duquesnel avait envoyé en mai 17 j_| le capitaine Duvivier qui s empara de Canso et parvint c-n septembre jusqu’aux envi-1 (tus de I ort Roval.C est alors que le chevalier de Gannes lut envoyé pour relever Duvivier.Peu après son arrivée, considérant que la saison était trop avancée, qu’il n’y avait guère d espoir de prendre Port-Royal et surtout qu’il 11e fallait pas compter sur le concours des Acadiens, M.de Gannes ordonna a Duvivier de lever le siège et reprit avec ses troupes Je chemin de Louisbourg, Le chevalier de Gannes fut severement pris à partie par Duvivier et par d’autres à l’occasion de cette retraite précipitée, et il écrivit plusieurs mé- „.)011I.( V qui épousa Pierre-Antoine-Tertulle, vicomte de la Baume-Pluvinel, mort à Quiberon, en 1793.c, Michel-Simon, né en 1761.2 • Anne-Angélique, baptisée à Louisbourg, le 10 mai 1733 V .3 • Michel, baptisé à Louisbourg le 20 avril 1737 et inhumé au même endroit le 27 juin 1738 ; , d • Charlotte, baptisée a Louisbourg le 23 juin 1738.Elle apparaît, sur la liste des pensions de 1791 comme demeurant à Loches : .5°-—Julie baptisée à Louisbourg ie 3 mars 1740.Pensionnée en 179r comme fille d’un ancien major de File Royale, elle demeurait à Rochefort chez sa soeur, Mme de la Ga-lernerie : < 1 ) François 1.13t, ! 890-1897, p.346).S Koy pp.1Wr Suite (Vol.,3e, .896-1897, Les imitres au Canada, par Faucher de Saint-Maurice (\ol t3e, 1896-1897, p.455.) ,ce Le nom de Longueuil, par Benjamin Suite (Vol ne 1896-1897, p.470).vvoi.13e, -3e, !«e0n8*™l;e7ro)RObitai"C' "ar J-B' Caouet‘e (Vol.PabOS’ par J-Edra0nd Roy (Vol.13e, .89fw89C7hp.8oati"t'Mai'riCe’ m L™ **«« (VU .3e, 14e.X-W1V,9,MIS’ ”ar ,;')ar L0l"'S Fréchette (Vol- 14e. Le Neptune, par Louis Fréchette (Vol.14e.1897-1898, ' / M.Heath et l’évasion de Dodge et Theller, par Chs.-A.Gauvreau (Vol.14e.1897-1898, p.7-3)- _ ^ La ceinture de mon oncle, par Louis Fréchette (Vol.14e, 1897-1898, p.726).Les mangeurs de grenouille, par Louis Frechette (\ol.14e, 1897-1898, p.742).Un rêve, par Louis Fréchette (Vol.14e.1897-1898, p.Les Bois-Francs (Vol, 14e, 1897-1898, p.7^7)-L’orignal en Québec (Vol.15e, 1898-1899, p.4).^ Une apparition, par William Chapman (Vol.15e, 1898- ^^Une relique, par Louis Fréchette (Vol.15e, 1898-1899, _ ' ^Les dessous de l’histoire, par Louis Fréchette (Vol.15e, Un^antôme, par Louis Fréchette (Vol.15e, 1898-1899, 1 3 A.-N.Montpetit, par F.Picard (Vol.15e, 1898-1899, ' 3Les Bois-Francs : les premiers colons de Saint-Louis de Blandford (Vol.15e, 1898-1899.p.84).Les premières religieuses à Quebec, par Lrnest Gagnon (VOI.ISC, l898-|899, P.H7)- Tl.^ TJ L’année de la grande noirceur, par 1 îerre-Georges Roy (VOI.ISC, l898-l899, P- 149)- _ , , .TT, Un épisode de 1837-1838, par I ascal Ion 1er (\ol.15e, 1898-1899.p.165).Tipite Vallerand, par Louis Fréchette (\ ol.15e, 18981899, p.182).TvCS gouverneurs morts au Canada, par F.-J.Audet (Vol.15e, 1898-1899, p.218)._ _ La chasse à l’homme, par Louis Fréchette (\ ol.t5e* 1898-1899, p.230).Le chiffre 13 et le vendredi, par Louis Fréchette (\ ol.15e, 1898-1899, p.244).Episode de 1837-1838 (Vol.15e, pp.260, 282). - 3i8 - l ne complainte, par Louis Fréchette (Vol 13e 1808 1899, P- 2/(>).Les Patriotes de 1837-1838 vengés (Vol.13e, 18981899, p.293).1837-1838, par Josaphat Verner (Vol.15e, 1898-1899, P* 3!4)- Les premiers colons des Bois-Francs (Vol.13e 18081899, p.342).° J Journaliste montréalais, par G.-A.Dumont (Vol 13e 1898-1899, pp.373, 485, 501, 522).’ Les Bois-Francs : deux victimes (Vol.13e, 1898-1899 p.484).j j jj, La littérature au Canada (Vol.13e, 1898-1899 p 3-8) Le duel Fournier-Vidal, par Philéas Huot (Vof 13e' 1898-1899, p.660).v 3 ’ •Votes Historiques (Vol.16e, 1899-1900, p.69).Le marquis de Montcalm, par Edmond Planchât (Vol 16e, 1899-1900, ]>.227).Les légendes de nos ancêtres, par Hubert LaRue (Vol 16e, 1899-1900, p.261).Votes historiques (Vol.16e, 1899-1900, p.620) Sainte-Geneviève de Batiscan, par E.-Z.Massicotte (Vol.16e, 1899-1900, p.839).Reminiscences : Papineau, par Louis Fréchette (Vol 17e, 1900-1901, pp.2, 18, 51, 67, 98).1 \ k.tl c*1‘lI)ede de mon Alma Mater (Séminaire de Qué- bec), par I luleas Huot (Vol.17e, 1900-1901 pp 7 23) ~ ^ Les monuments de Montréal (Vol.17e, 1900-1901^.23T, 4&,e8fo).t0ri,UeS (VoL I7e' I900"I90r> pp.58017, Québec et Montréal (Vol.17c, 1900-1901, p.39).La Société Royale du Canada, section française (Vol 17e, 1900-1901, p.115).v ' Mémoires intimes, par Louis Fréchette (Vol 17e iooo-3i°, 322 338, 374.422, 434, 450, 467).7 J Le déboisement, par Benjamin Suite (Vol.17e iqoo-1901, pp.150, 180).’ J Sainte-Geneviève de Batiscan, par Adam Mizare-(\ ol.17e, 1900-1901, p.292). — 319 — Une rue de Québec, par J.Auger (Vol.17e, 1900-1901, Le chant des \ oyageurs, par Louis brechette (Aol 17e, 1900-1901, p.387).Les mères acadiennes, par Napoleon bourassa (vol.17e, 1900-1901, p.441).Une page d'histoire, par C.-J.Magnan (Vol.17e, 1900-iQOT,p.452).L’oeuvre de Mère Barat (Vol.17e.1900-1901, p.480).Coup d’oeil sur le Canada durant le XIVe siècle, par G.-A.Dumont (Vol.17e, 190c-1901, p.718).a Un moine français au Canada, par Chs-A.Gauvreau (Vol.17e, 1900-1901, p.718)., .Le service postal au commencement du regime anglais (VOI.176, I9O0-I90I.p.798).^ .s \ T \ O Joseph-Isidore Bédard, par N.-E.Dionne (Vol.18e, 1901-1902, p.114).f ., L’église catholique sous la domination française (\ol.18e, 1901-1902, p.115)- , L’avenir de notre race, par Rémi Tremblay (Vol.18e, jQOi-1902, p.82)., La bataille de Chfiteauguay, racontée a la veillee, par Pamphile LeMay (Vol.18e, 1901-1902, p.85).Anecdotes sur sir G.-E.Cartier, par Benjamin Suite (Vol.i8e, 1901-1902, p.86).Les curés de Ste-Geneviève de Batiscan (Vol.18e, 1901-1902.pp.69, 87).^ Le patois existe-t-il au Canada, par N.-E.Dionne (Vol.18e, 1901-1902, p.66).Les Verchères, par Régis Roy (Vol.18e, 1901-1902, p.245).n Notes historiques (Vol.18e, 1901-1902, p.373).Octave Crémazie (Vol.18e, 1901-1902, p.841).(1) Pierre de Voyer d’Argenson, gouverneur de la Nouvelle-France, par Régis Roy (Vol.18e, 1901-1902' P- 459)- Le vrai portra't de Crémazie (Vol.19e) T902~I9(M' P105).(!) a partir (lu 1!) avril 1002, le Monde Illustré est plutôt connu sous le nom de Album Universel. La maison où naquit Crémazie à Québec (Vol.19e 1902- 1903, p.105).La mort de Lambert Closse (Vol.19e, 1902-1903, p.680).*¦’ ' L’importance de l’histoire du Canada, par L.-J.Loran-ger (Vol.19e, 1902-1903, p.701).Les arts au Canada, par Louis Hébert (Vol.19e, 1902 à 1903.P- 725)- L’évêque Latlèche, orateur, par l'abbé Panneton (Vol.19e, 1902, 1903, ]>.1040).-Votre drapeau national, par Louis Fréchette (Vol.20e, 1903- 1904, p.179).Paraphrases sur la chanson canadienne, par Ulric Bar-the (Vol.20e, 1903-1904, p.180).La Saint-Jean-Baptiste, par L.d’Ornant (Vol.21e, 1904- 1905, p.142).La bataille de Châteauguay (Vol.21e, 1904-1905 p 143).’ Ludger Duvernay (Vol.21e, 1904-1905, p.144).Acadie, terre d Evangéline (Vol.22e, 1905-1906, p.214).Lue pag> mémorable de notre histoire, lady Lafontaine (Vol.22e, 1905-1906, p.686).La paroisse de Saint-Eustache (Vol.22e, 1905-1906, p.1582).Le chateau de Ramezay (Vol.22e, 1906-1907, p.io).Le parler canadien, par Lionel Montai (Vol.22e, 19061907.P- i0- Le tremblement de terre de 1663 (Vol.22e, 1906-1907, P-40.La littérature canadienne (Vol.23e, 1907-T908, p.1907).Votes historicities (Vol.24e, T908, p.216).P.-G.R.
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