Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1925, décembre
LE BULLETIN DES Recherches " .VOL XXXI X.-I).DE LEVIS- DECEMBRE 1925 No 12 COMMKXT OX SALUAIT L’A Y KX EM EXT D’UN NOUVEAU ROI A QUEBEC Depuis que le Canada est passé sous la souveraineté de la Grande-Bretagne, nous avons eu sept souverains : George If.de 1759 à 1790 ; George III, de 1760 à 1820 : George 1\\ de 1820 à 1830 : Guillaume IV, de 1830 a 1837 ; Victoria 1ère, de 1837 à iqot ; Edouard VII, de 1901 à 1910, et enfin George Y, depuis 1910.On aimera peut-être à connaître comment l’avènement d'un nouveau souverain était reçu autrefois à Québec.Xous n'avons pas de détails sur les cérémonies qui eurent lieu à Québec lors de l’avènement de George III.Son prédécesseur, George 11.était mort subitement le 25 octobre 1760, au palais de Kewington.Nous voyons par une lettre du général Murray au premier-ministre Pitt que la nouvelle de la mort de George II et de l’accession de George III au trône ne fut connue à Québec que le 28 janvier 17fd.George III régna ou plutôt resta sur le trône près de soixante ans.11 mourut au château de Windsor le 29 janvier 1820.à l'age de 81 ans.On apprit à Québec la mort de George TII dans la journée du 18 mars 1820.L’étendard royal fut aussitôt mis à mi-mât sur la citadelle et jusqu’au coucher du soleil on tira le canon de minute en minute.5^5522 La nouvelle officielle de la mort du roi fut annoncée publiquement a deux heures de l'après-midi le 2-1 avril par les canons de la citadelle qui tirèrent de minute en minute et les cloches de toutes les églises qui sonnèrent à toute volée.L avènement de George IV fut aussi proclamé sur les place.s publiques de la haute et de la basse-ville par le shérif Aubert de C.aspé ( l'aute.ur des .Incicns Canadiens), accompagné du grand connétable, des officiers de police, des musiques militaires et d’une escorte des 6oème et jOème Régiments.Le soir, un banquet de i 50 convives, à l’hôtel de 17 Jnion, piésidé par 1 honorable .M.Haie, célébra l’avènement du n >11 veau-roi.Le dimanche suivant, 30 avril, dans la cathédrale, a 1 issue de la grand’messe, Mgr Panet, coadjuteur de 1 évêque de Québec, qui était alors en Europe, entonna Lq le Deum , en action de graces pour l'avènement au ti one de George I\ On .avait invité les principaux officiers civils et militaires de la capitale à assister à cette cérémonie et la plupart s'étaient fait un devoir de s’v rendre.La cathédrale était décorée d’étendards royaux et de magnifiques drapeaux destinés aux bataillons'de milice.La musique du 76ème Régiment était aussi présente.Georges 1\ mourut le 20 juin 1S30.L annonce officielle en fut faite a Québec le 30 août suivant.Sir James Kempt assembla aussitôt son conseil et tous les conseillers prêtèrent les serments de fidélité au nouveau loi Guillaume I \ .\ ers deux heures de l'après-midi, le pavillon royal fut arboré à mi-mât au haut de la citadelle et une salve de 00 coups de canon fut tiré sur le Cap.Le lendemain, 31 août, le shérif Sewell, accompagné des juges de paix, du grand connétable et des autres officiers de la Cour, se rendit au château Saint-Louis, et là, en pi ésenee de sir Jantes Kempt et de son état-major, proclama 1 avènement de Guillaume I\ .Le shérif et sa suite se rendu eut ensuite aux marchés de la haute et de la basse-ville, où la proclamation tut de nouveau lue.Pendant ce cérémonial. les tnmpes de la garnison rangées en bataille sur l'Esplanade tirèrent trois volées en l'honneur du nouveau roi.Le dimanche, 5 septembre, le curé de la cathédrale lut en cha.re une lettre pastorale de Mgr Panet annonçant la mort de George IV et l'avènement de Guillaume I\ .Après la messe, l’orgue joua le "God save the King ", et l'on chanta le "Te Dcum".La lettre pastorale de Mgr Panet, à l'occasion de la mort du roi d’Angleterre et de l'avènement de son successeur, a été publiée au tome III des Mandements des evê-ques de Québec réunis et livrés à la publicité par Mgr Têtu et Mgr Gagnon.Guillaume IV décéda, après dix ans de règne, le 22 juin 1837.C'est le 27 juillet suivant que la nouvelle de la mort du roi parvint a Québec.Le 1er août 1837, dans la matinée, le gouverneur Gosford, les conseillers et les chefs des divers départements, réunis au château Saint-Louis, prêtèrent serment à la reine Victoria.A une heure et trois quarts de l’après-midi, l’avènement au tréme de Sa Majesté était proclamé, selon l'usage, au bruit du canon et de la citadelle, des feux roulants des troupes de la garnison réunies sur l'Esplanade, et des acclamations du peuple accouru en foule sur toutes les places publiques où la proclamation fut successivement lue par le shérif accompagné de ses officiers, d’une nombreuse escorte du 66e Régiment et d'un certain nombre de juges de paix à cheval.Le dimanche, 6 août, Mgr Signay chantait lui même, dans sa cathédrale, un "Te, Deum" solennel en action de grâces pour l’avènement au trône de la "Très Haute et Très Puissante princesse Victoria.” Le même jour, dans toutes les églises du diocèse, on donnait lecture d'un mandement de Mgr Signay à l'occasion de l’avènement de la princesse Victoria au trône de la Grande-Bretagne et d’Irlande.Ce mandement est également publié dans l’ouvrage de Mgr Têtu et de Mgr Gagnon. Enfin, en 1 *X) 1.\ ictoria 1 ere allait rendre compte de son long règne à celui c|ui juge et les peuples et les rois ; et Edouard Vil montait à son tour sur le trône.l'.n 1910, Ivlouard \ Il était remplacé, à son tour, par (îeorge Y.I out le monde a encore présent à la mémoire le souvenir des fêtes qui eurent lieu à Québec lors de l’avènement de Edouard VE, en 1901, et de l’avènement de George Y.en 1910.P.-G.R.SIGNAEEM EXT D’EX QUIDAM \ otilez-vous savoir de quelle façon on signalait les criminels sous le régime français ?L’ordre suivant de l’intendant Hocquart va nous renseigner sur ce point : Gilles Hocquart, chevalier, conseiller du Roy en ses conseils, intendant de justice, police et finances de la Nouvelle-France."Il est ordonné à tous capitaines et autres officiers de milice requis de prester main forte au sr Alexandre Le Bre-1011.domicilié au Gap St-lgnace, chez le nommé Rodrigue, on beau-frère, habitant du Cap, pour poursuivre et arrester un certain quidam vagabond qui a fait plusieurs vols dans la d.coste, et dont le signalement est ensuite du présent ordre ; ntesnte enjoint à tous capitaines et autres officiers de milice au cas que le d.quidam se trouve dans leurs costes de le faire arrester et conduire s >us bonne et seure garde en cette ville.Mandons, etc.Fait a Québec le 4 décembre T733- ^ Hocquart "Ensuit le signalement du d.quidam : hauteur, environ 4 pieds et demi, cheveux noirs aras les oreilles, les yeux bleus, le front ridé, la barbe follette et blonde, le nez tirant sur le camus et relevé, le visage sec et effilé, le teint livide, marche de travers un pied en dehors et l’autre en dedans, la ' aigic et forte, ne parle pas bien franc, âgé d’environ 23 a 25 ans, avait une veste bleue et boutons de cuivre lorsque le sr.Alexandre 1 a arresté pour la première fois ” Comme on le voit, le signalement est pas mai complet et b quidam dût être arrêté.Les dossiers criminels du temps ne font cependant pas mention de cet individu. 517 LA MAISON BRASSARD DE NJCOLET, 1821-1924 La famille Brassard a célébré, en 1924, le centenaire de sa maison familiale.C'est une belle construction en pierre des champs, solidement assise sur le bord d un plateau d’où elle regarde la charmante rivière Nicolet.Cette maison, d’un aspect paisible, est gracieusement ombragée d’arbres, elle respire le bonheur et commande la vénération.Les familles Brassard sont nombreuses au pays.D’après le Dictionnaire généalogique de Mgr Tanguay, Antoine Brassard est considéré comme le premier des Brassard arrivé au Canada et comme la souche de toutes les familles Brassard.C’est aussi l’opinion de Benjamin Suite.Antoine Brassard (I) né en 1609 en Normandie; marié à Québec, en 1637, à Françoise Mery ; décéda en 1671.11 fut le père de dix enfants.BRANCHE DE NICOLET (1766) Le premier des Brassard cjui vint s établir a Nicolet mi 1766 est Pierre-Bellarmin (IV), tils de Jean-Baptiste Brassard (11) ; né le 16 février 1732 ; décédé le 23 septembre 1815 (83 ans).Il était marié à Marie-Antoinette Pinard (1766), fille de Jean-Baptiste Pinard; il était capitaine de vaisseau.De ce mariage naquirent 13 enfants (jui furent les chefs des familles Brassard de Nicolet et des environs.Deux des frères de Pierre-Bellarmin Brassard turent des prêtres éminents dans le clergé canadien : François-Xavier-Marie et Louis-Marie., , , L’abbé b.-X.-Marie Brassard, 11e a Quebec, le 2 décembre 1721, fit ses études à Québec et fut ordonné le 19 décembre 1744> devint curé d'i aniaska, !/45'(74/ > missionnaire en Acadie, 1749 ! curé de St-Augustin de Port-neuf.1752-1765, où il est décédé le 26 juillet 1765.L’abbé Louis-Marie Brassard né à Québec le 19 décembre 1726.fit ses études à Québec, fut ordonné le 21 décembre 1749 ; devint missionnaire au Cap-Breton, 17491750 ; vicaire à Chanesbourg.1750 ; curé de Nicolet, 17501800, avec desserte de la Baie-du-Febvre, i/5®_,/^6, a Nicolet il a reconstruit l’église en 1784, et, par son testament, a 5i8 - provoqué la fondation du collège de Nicolet eu 1803 ; décédé à Nicolet le 27 décembre 1.800, à l’âge de 74 ans, après avoir desservi cette paroisse pendant 50 ans et 3 mois.Dans les belles familles dont Pierre-Bellarmin Brassard, de Nicolei, est la souche nous trouvons une quinzaine de prêtres ou religieux et une vingtaine de religieuses.Trois de ses neveux, enfants de Jean-Baptiste, furent prêtres après avoir fait leurs études au séminaire de Nicolet : Louis-Moïse, Thomas-Léandre et Théophile.L’abbé Louis-Moïse Brassard, né à Nicolet le 25 octobre 1800, de Jean-Bts (IV) et de Marie-Josephte Manseau, fut ordonné le 4 janvier 1824 ; devint vicaire aux Cèdres ( 1824) ; curé de St-Timothée-de-Beauharnois, 1824-1826 ; curé de St-Polycarpe, 1826-1829 ; de St-Ambroise-de-Kil-dare, 1830-1833 ; procureur du séminaire de Nicolet, 18361840 ; curé de Longueuil, 1840-1855, et après un voyage en Europe, 1855-1857, curé de St-Roch-de-l’Achigan, 1857-l&74- Il prit sa retraite à Longueuil, 1874-1877 où il est décédé le 21 juin 1877, à l’âge de 77 ans.Il fonda à Longueuil’ la communauté des Soeurs des Saints Noms de Jésus et Marie, le 1er novembre 1843.L'abbé Thomas-Léandre, né à Nicolet, le 24 juillet 1805, lit ses études à Nicolet, et fut ordonné le 15 septembre 1830.Il fut successivement vicaire à la cathédrale de Québec, missionnaire aux îles de la Madeleine, curé de Ste-Eli-sabetlî de Joliette avec desserte de St-Michel-des-Saints où il se retira et où il est décédé le 27 novembre i8qt, à l’âge de 86 ans.L’abbé J héophile, leur frère, né â Nicolet, le 12 mars 1809, fit ses études à Nicolet et fut ordonné le 27 novembre 1831 • ^ icaire a Ste-Elisabeth de Joliette ; curé au Côteau-du-Lac ; quatrième curé de Vaudreuil où il se retire en 1878 et décède le 17 décembre 1881, à l’âge de 72 ans.Un des fils de Pierre-Bellarmin Brassard, François, âgé de 14 ans, figure sur la liste des élèves fondateurs de l’école Que venait de fonder son frère ( 1801), l’abbé Louis-Marie Brassard.Cette école fut le berceau du collège de Nicolet (1803).* — 5*9 — La maison centenaire 1824-1924 a dû être construite par Pierre, tils de Pierre-Bellarmin Brassard, né le 5 mars j 772, et décédé en 1852, 81 ans.Cette maison en pierre a pris la place d'une maison en bois dont les fondations en pierres paraissent encore à quelques pieds de la vénérable maison actuelle.C’est une belle relique (pii s’est toujours transmise de père en fils et que la cinquième génération nico-létaine est heureuse de conserver à la mémoire de ses ancêtres.LES ENSEIGNES SOUS LE REGIME FRANÇAIS Claude Thomas Deity, &ca.Sur la représentation (pii nous a été faite par Jean Logeait, maître serrurier, qu’ayant acquis quelque renom pai la bonté de ses ouvrages, tant en serrurerie, qu en ouvrage de ferblanc, plusieurs maitres ou compagnons en cette ville tenant boutique, lesquels voulans proffiter de la bonne opinion qu’on a de luy, déguisent leur nom à ceux qui cherchent dans la ville le dt Lozeau pour le faire travailler, s’annoncent pour être celuy qu’ils cherchent, et affectent de prendre son nom et ses enseignes ; pour remédier auxcpiels abus, et favorise! autant qu’il est en nous, ceux qui se distinguent dans leurs arts et metiers, nous avons permis au dt Lozeau de prendre en son enseigne la qualité de serrurier et ferblanquier, avec, tel sujet qu’il voudra choisir pour luy servir d’enseigne, défendons à aucun ouvrier travaillant de 1 un de 1 autre métiei de serrurier et ferblanquier cpi exerce le dt Lozeau, de prendre en cette ville la même enseigne, ou d en affecte 1 une a peu près semblable ainsy que tous les autres, de prendre dans la même profession les enseignes blasons et tableaux de boutique les uns des autres sous peine d’amende arbitraire, et des dommages et interrest des ouvriers intéressés.Fait et donné en notre hotel a Québec, le trente un may mil sept cent vingt sept.Signé Dupuy ( t ).(11 Archives .Rov dit I auzier.'7- Rov dit Ci page.I «S.Rov dit Céveillé.I Roy dit 1 ,ih iis.JO.Rov dit Coin ois.J1.Roy dit l’oitevin.> ) Roy dit l'ortelance.-3- Roy dit l’ortelas.jj.Roy dit Roiroux.J 5 Roy dit Roy haut.j().Roy dit Sauvage.y ~ “/ * Roy dit St-.\mour._>s.Rt iv dit St-Coin’s.!().Rov dit Tintamarre.3°* Ce' \ ( iy (-0.I’lusivurs familles de Roy ont fait souche dans le pays.D’après les recherches de Mgr Tanguay, il faudrait compter trente-six souches non apparentées.i.Mathurin Roy.—C’est le premier qui ait fait souche dus le pays.Tanguay, qui le fait naître en i6iu, ne donne pas sa province d’origine.Il était maçon.Sa famille s’est établie à Charleshourg et aux environs.-¦ Simon Roy.—De Cignon, village de la Bretonnière, M ms, Maine.A fait souche dans le district de Montréal et à Jharlesbourg.Il est appelé Siniéon le Rov au registre des mariages de Québec, en i(>(>63.en la maison de Jean Bourdon, le notaire Pierre Duquet reçoit le contrat de mariage de Nicolas le Roy, fils de Nicolas le Roy et de feue Madeleine Lebrun, et de Catherine Barré, originaire de la Rochelle.M.de Maisonneuve signe à l’acte.5.Simeon Roy dit Audy.— Maître-charpentier.De Créance, Coutances, Normandie.A fait souche dans la region de Montréal.6.Michel Roy dit Chatellereau.—De Sénilet, Poitiers, Poitou.A fait souche dans le district de Trois-Rivières.Etabli à Sainte-Anne de la l’crade.A été notaire dans la seigneurie de Champalin, de i('(>3 a i7°9- Son étude est déposée au greffe des 1 rois-Rivières.^ ^ 7.Antoine Roy.—De Saint-Jean, Sens, Champagne.Les branches Desjardins et Lauzier en descendent.Olivier Roy.—De Kontenay-sur-Orne, Séez, Normandie.A fait souche a Québec.().Pierre Roy.—De Saint-Michel-le-Clou, La Rochelle, \unis, Poitou.A fait souche dans la région de Montréal.Au recensement de t(>6.il est engagé chez Jacques Leber, marchand.,, ., .jo J cou Roy.—De Serraine, Tours, 1 ouratne.A tait souche sur Montréal.11.Jean Roy dit La Pensée.—De Saint-Julien.Poitiers, Poitou.A fait souche sur Lachine, près de Montréal.^ U.Jean Roy dit La Ccrcine.—A fait souche à Trois- Rivières.Au recensement de 1666, on trouve à Montréal, Jean Pov, âgé de 35 ans, habitant.Il a pour femme Renée Lop-pé.Trois enfants : Mathurin, Marie et Elizabeth.Ln autre lean Roy, âgé de jo ans, est serviteur engagé de la ijran-(/c ( magasin du Roy).Le 15 février 1664, M.de Maisonneuve convoque au Heu dit, le Uanf/ard, à Montréal, une assemblée, afin d’élire cinq personnes notables pour pouvoir juger et téglet toutes matières concernant la police nécessaire pour le bien de cette habitation.André Charly St-Onge reçoit 1J voix, M.Lauson, 2.Le Roy, sergent, 1—Parmi ceux qui signent l’acte d'élection, on trouve : J.Roy. J 3- Gilbert Roy dit Lassciijne.—A fait s niche à Trois-Kiveres.14.Iran Roy dit Portclancc.—De St-Jean de Caën .•'yeux, Normandie.A fait souche sur Beaumont.15- ) vcs Roy.—.Soldat.De Saint-Nicolas de Nantes, ' n I >! etugne.A tait souche sur Boucherville.l(ï /v>".v.—I)e St-Jean de Moutier-neuf, Poi- i"U.A tait souche à .Montréal.’/• [ >cn'c épousé une niiamis.Marguerite t.i.ihaukikoni.C est I ancetre des familles Roy, du Détroit IA I terre Roy.—De Saint-Sulpice de Paris.Branche fies Leveille.19.Joseph Roy.—De Saint-Vivien du Pont, Saintes Saintonge.’ 20.François Roy ( Tintamarre ).—De Notre-Dame de Koctietor'.Saintongc.2I- Jean-Pierre Roy.—De Pierre-Paul.Paris Louis Roy dit St-Louis.—De Niort, Poitou 23.I.onis-Fjic,me Roy-/.dois.—De Saint-André, diocese de 1 nurnay, Handl e.->4' !>icrrc R°y— De Notre-Dame de la Rochelle, Au.rhujustin Roy¦ De Confeste, Amiens, Picardie.A f:ui souche sur 1 errehonne.2.François Roy.—D'Agen, Guienne.d’Agenois.A ces trente-six souches, il faut ajouter une trente-septième.celle de Xicolas Le Roy, de ce mois.Il laissait deux fils.Sa veuve, se remaria et alla finir ses jours en France.Cabkettë Tlwmas O'P,cary—Né à Québec le 15 mai 1842, du mariage de Maurice O'Leary et de Rose O’Donnell.Comme son père et ses frères, feu James-M.O’Leary et l’abbé Peter O’Leary, il eut toute sa vie le passion de l’histoire du Canada.En mai 1894, M.O’Leary quittait sa ville natale pour accepter la charge de conservateur du Château de Rame-zav, à Montréal.C’est lui qui rassembla presque toutes les pièces qui composent actuellement le Musée et la Galerie de peinture du Château de Ramezay.M.O’Leary étudia spécialement la topographie ancienne des villes de Québec et de Montréal, et il possédait sur ce sujet une documentation considérable qu’il mettait toujours avec plaisir à la disposition des chercheurs et des curieux d’histoire.M.O’Leary avait publié, en r813, une intéressante plaquette intitulée 547 Iixpense hook of John Halstead, commissary under Benedict .I mold, before Quebec, 1 77L Nous lui devons aussi un précieux catalogue, plusieurs fois réédité, du musée et de la paierie de portraits du Château de Raniezay.M.O’Leary décéda à Montréal le ->4 juillet 1925.I*.0.Michel l.etellier—Xé à Saint-Vallrr.comté de Belle-chasse, le jS février 1750.du mariage de François Letellier et de Marie-Françoise Pelletier.I! reçut une excellente éducation, puis s'éprit comme cultivateur dans sa paroisse natale.Son instruction, son expérience des affaires et son honorabilité, le firent choisir en iXco comme candidat à la Chambre d'Assemblée pour le comté de Hertford.Il fut élu conjointement avec Louis Blais, cultivateur comme lui, qui résidait à Saint-Pierre de la Rivière-du-Sud.Hertford avait alors droit à deux députés.M.Letellier se rangea parmi la phalange des députés qui défendaient nos droits.M.Letellier périt dans l’incendie de sa maison à Saint-\ allier, le 27 octobre '844.Il fut le grand'pèrc de 1 honorable Luc Letel- Ouébec de 1X7(1 a 1X71).lier de Saint-Just.lieutenant-gouverneur de la province de l.c chanoine Cléophas-Rétjis-Roméo Guimont—Xé à.Québec, le 1er novembre 1X74.du mariage de Cléophas (mi-mont, marchand, et de Hermine Roy.Ordonné pietie par Mgr Bégin, le 47 mai 1899, il partit peu après pour Rome où il conquit, à l’Apollinaire, le doctorat en choit canon, deux ans plus tard.A son retour de Rome, en 1901, l'abbé Gui-mont devint professeur au Petit Séminaire de Quebec.Il enseigna successivement la philosophie, les sciences naturelles et la théologie.En 1914.l'abbé Guimont était appelé à fonder la paroisse de Saint-Ignace de Gilïard.où il construisit l’église temporaire et le presbytère.Au mois de septembre 1919, M.Guimont était nommé chanoine titulaire du chapitre de Québec.M.le chanoine Guimont décéda à Québec le 1er octobre 1925 II avait publié, en iQ4i.deux volumes d'un grand ouvrage sur le Droit familial qui, malheureusement, est demeuré inachevé.F- G.Joscph-Napolcon Lcçjault—Le 30 août 1900.décédait à Montréal, à l’âge de 44 ans, le docteur Legault, médecin, époux de Angelina Hébert.Le défunt avait fait partie de 1 Ltole littéraire.Il avait publie dans le .Monde illustré Quantité de poesies et il travaillait à I époQiie de son décès à une histoire de la littérature canadienne en “alexandrins classiques”.X.X ( hurles Lambert de Roode—Né le 18 juin 185g à Saint-Fol, Pas-de-Calais, b rance.\ int au Canada en 1892.Collabora à plusieurs journaux de Montréal puis fut attaché à la rédaction de la Presse Officier d’Académie en 1907, officier de l’Instruction publique en 1923.Poète à ses heures, il a réuni plusieurs de ses poésies en deux volumes qui ont pour titre : Victoire et à la baïonnette.Cet écrivain est décédé à Montréal le 24 jun 1925.L.P.L'honorable André-Rémi Hamel—Né à Québec le 20 septembre 1788, du mariage de Charles Hamel et de Françoise-Ursule Bedouin.Tl fut admis à la pratique du droit le 20 avril 1818.M.Hamel fut nommé, le ii juillet 1832, avocat-général du Bas-Canada, en remplacement de M.' George Van Felson, qui avait résigné cet office.Pendant la session de 1834, M.Hamel fut cité à la barre de la Chambre d’Assemblée et vivement réprimandé pour avoir donné, sans son autorisation, un avis légal au gouverneur Aylmer.Le 1 ei mai 18391 M* Hamel était nomme juge et commissaire de la Cour des Requêtes II mourut d’apoplexie foudroyante a Leeds, comté de Mégantic, le 24 mars 1840.P.G., ^ L'honorable Alphonsc-Alfred-Clément Larivière—Né à Montréal le 24 juillet 1842, du mariage de Abraham-C I.arivière et de Adélaïde Mardi.En 1871, M.Larivière.à la demande de Mgr Taché, allait s’établir au Manitoba.L’évêque de Saint-Boni face en attirant des jeunes gens de talent dans 1 Ouest voulait fortifier l’élément catholique français de la province naissante.Surintendant de la section catholique de l’instruction publique, membre du conseil universitaire, maire de Saint-Boniface.député provincial de Saint-Boni face de 1878 à 1889, M.Larivière fit partie du cabinet à différentes reprises comme secrétaire provincial, ministre de i’agriculture et trésorier provincial.De 1889 à 1904, il représenta le comté de Provencher au Parlement fé- — 549 — déral.En 1912, il fut nommé sénateur.L état de sa santé l’obligea à résigner son fauteuil de sénateur en 1917- h ren' trait dans la vie privée après avoir été pendant plus de quarante ans l’un des hommes publics en vue du Manitoba.L honorable M.Larivière décéda à Saint-Boniface le 20 septembre 1925, à l’âge de quatre-vingt-trois ans.P.G.FIDEI-ES A LA TERRE Le ministre de l’agriculture en France vient de prendre une initiative d’une haute portée sociale.11 fait rechercher les familles qui sont restées fideles a la terre, à travers les siècles, afin de porter davantage les générations présentes et futures à rester attachées au sol, au village, au patii-moine familial, et de perpétuer cette continuité émouvante que n’ont pu entamer ni les siècles ni les bouleversements.Des centaines de mille brochures contenant les monographies des plus intéressantes familles, appaitenant a des le o-ions variées, seront adressées à tous les instituteurs et à toutes les institutrices, pour servir de base à une causerie annuelle.Ce qui est bon en France doit l’être nécessairement dans notre province qui porte l'empreinte de son genie colonisateur et où la famille plonge dans le sol de si profondes racines.Pourquoi n’aurions-nous pas, nous aussi, le “livre de l’ancêtre”?Bon nombre de personnes sans doute possèdent leur arbre généalogique, mais cette coutume est loin d’être générale Dans chaque famille, soit rurale ou urbaine, adonnée à l’agriculture ou à l’artisanat, ou à toute profession honorable/ le “livre de l’ancêtre” devrait être soigneusement tenu À côté des informations généalogiques l’on inscrirait une biographie des ancêtres les plus proches, les principaux événements de l’existence des siens, etc., etc.La vulgarisation de la photographie permet désormais de rehausser le recueil et de lui donner plus de précision et de vie.Ce livre serait pour les fils à venir un précieux enseignement.Tl dirait avec le poète : — 550 — < i-tt»' terre fut vôtre, ô jiAre.et non pus tnieiiiie ï l'-lle n'est pus A moi.le respect le oui dure et vous êtes le maître.Si mon coeur oubliait que ce frtt oubliA, Je craindrais de vous voir, ô mon pAre.apparaître Sous I ombre de vos bois comme un spectre atïlijfé.Imi ces temps d'incertitude et de malaise où tant de gens prennent 1; route de l'exil, c’est faire une oeuvre méritoire 53- 1 1 est mentionné comme arrivant d’Onnonta-gue en un canot avec les Pères Le Mercier et Boquet (Idem, vol.XLU I, p.48).Au mois de juillet 1667, il va visiter avec le hrere Louis le Boesme, les terres des Jésuites à la Riviere de 1 Assomption.Au mois d’octobre 1668.il accompagne le 1 cre Rafeix, a la Prairie de la Madeleine dans le but d explorer le terrain et d’en faire rapport.Il retourne à Quebec le 22 du meme mois.( Idem.vol.L.pp.211-217).Nous trouvons son nom pour la dernière fois, à la date du 21 avril KV>8, où il est mentionné comme quittant Québec pour se rendre de nouveau à la Prairie de la Madeleine.( Idem, vol.Ll, p.148).IvaX iioe; Caron, ptkk Monsieur et Monseigneur(XXXI, 84)—Au XVIIe siècle, le titre de Mansion- l’emportait en dignité sur celui de Monseigneur.Le frère du roi s'appelait Monsieur.Or, comme à cette époque le haut clergé, l'épiscopat, venait, dans l'Etat, immédiatement après la royauté, on croyait faire — et l’on ne se trompait pas — aux dignitaires ecclésiastiques un plus grand honneur et témoigner d’un plus profond respect en disant aux évêques .Monsieur au lien de Moiisei-(picur.On les désignait encore, par le nom de leurs sièges épiscopaux i Ainsi Monsieur de Meaux.Monsieur de Cambrai, Monsieur de Nimes, etc.E.Mykauo La chanson de Nicolas (XXXI, IIQ.3-^) — l'ermet-tez-moi de vous signaler une variante de la Chanson de Nicolas que j’ai entendue dans mon canton quand j’étais jeune.Au lieu du refrain : "Eaissez-moi planter (ou plâtrer) mes pois", on chantait : “Laissez-m >i, badrez-moi pas .C’est moins poétique mais peut-être plus normand.Le dernier couplet était celui-ci : “Me prend-elle pour un bourreau La drôle de Mam'zelle ?KH’ voudrait qu’on s’ainv quand on s’aini’ pas Laissez-moi, badrez-moi pas .__ Cela vaut ce que ça vaut.Evidemment nos gens ont du faire bien des variantes de cette nature dans toutes nos vieilles chansons.( lAsi’r.stbx Colombe ou Colombet (XIY, 96)—On a écrit Colombe, Coulombe et Colombet.En novembre 1690.M.de Frontenac écrivait au roi qu’il avait donné une commission de lieutenant réformé au sieur de la Ciemeraye au lieu et place du sït ur Colombet.tué par les Iroquois au mois de juin dernier.” Nous serions porté à accepter l’orthographe donnée ici.M.de la Potherie.dans la deuxième lettre de son troisième volume, parle de la mort de AI.de Colombet.Avant lui Gédéon de Catalogne, dans son Mémoire sur le Cumula, avait écrit, sous le titre de 1690 : “Comme il y avait un party d’ennemis derrière la Poin-te-aux-Trembles, les habitants proposèrent de les aller combattre, prirent monsieur de Colombes, officier, pour les commander.Ils eurent le malheur d’être surpris, la plupart pris, et monsieur de Colombe tué avec trois ou quatre des habitants.M.de Colombet fut un des braves officiers français qui sacrifièrent leur vie pour nous au début de la colonie.Son n >m ne mérite-t-il pas d’être perpétué ?R.L’inventeur du terme: Houille blanche (XXVII,]).2(XX)—On n’a jamais tant parlé de houille blanche : une exposition internationale lui est consacrée à Grenoble, le 3e Congrès de la Houille blanche vient d’v tenir ses assises.Qui a inventé le mot ?Dans un mémoire récent : Documents historiques sur l'orii/ine du nom de la Houille blanche {Bull Soc.Scients, Isère, t.MAI, 1925) M.Marcel Mirande, pro-iesseur à la faculté des Sciences de Grenoble, attribue au grand ingénieur Aristide Bergès ( 1833-1904) la paternité du nom, qui aurait apparu pour la première fois en 1889 à 1 Exposition l niverselle de l’aris sur le plateau d’une turbine et dans une notice explicative rédigée par Berges.M.Mi-1 ande a même retrouvé le brouillon de la notice, où on lit ces mots : f 1)c' Houille blanche, dans tout cela il n’v en a pas ; ce n tst e\ idemment (|u une métaphore.Mais j'ai voulu em-pluyer le terme pour frapper l'imagination populaire., ** autrcs prétendent que le terme aurait été inventé par Cavour, le célèbre fondateur de l’unité italienne.M.Mirande 1 entai que que les auteurs (|ui ont cité Cavour 11’ont donné aucune preuve a 1 appui de leur opinion.Connaït-on des textes justifiant cette attribution ?11 n’est d'ailleurs pas contestable que si Bergès n'a pas inventé le mot, il l'a lancé dans le monde et a été un des principaux initiateurs de l'exploitation industrielle des hautes chutes hydrauliques (Dr J.Offner, Intermediaire des ( hcrchcurs et Curieux).La famille Bettez ( XXXI, 463) — Jacob Bettez, le pit.miei Bettez qui s établit au Canada, était originaire de Suisse.^ Peut-être vint-il ici dans l’armée de Wolfe, car on le voit à la Baie-Saint-Paul dès 1760 ou 1761.Né protestant, Bettez se convertit au catholicisme peu d'années après son arrivée au pays.11 avait épousé Catherine Lambert, qui décéda a la Baie-Saint Paul le 3 octobre 17(^6.Ièn secondes. noces, il épousa Marie-Geneviève Laparre, tille du chirurgien Klie l aparre, de Québec.Jactpies Mettez, (ils de Jacob Mettez et de Marie-Geneviève Lapai re, né à la Maie-Saint-Paul le 14 mai 1700, vécut aux Trois-Rivières, à Yamachiche puis à Stanfold où il décéda en iK:5.Joseph Mettez, fils de Jac(|ues Mettez, né à Yamachiche en 1816, lit recevoir médecin et s’établit à Plessisville.Il décéda dans cette paroisse le «S novembre 1907, à Mage res-]>ecté de 91 ans.Cl.K.M.CHARLES-RENE GAUDROX DE Cl 1EYREMOXT Charles-René Gaudron de Chevremont vint dans la Nouvelle-b'rance en 1726, comme secrétaire du gouverneur de Meaitharnoîs.Il était le fils de Nicolas Gaudron, sieur de la Moissière, et de Marie Gohèle, de Linas-sous-Mont-Lc-hers, diocèse de Paris M.de Chevremont qui s’était marié à Québec le 7 janvier 1730 ne recevait pas un salaire assez élevé pour faire vivre une famille.M.de Beauharnois.tout en le gardant comme son secrétaire, a Montréal, le fit entrer dans 1 .administration.Le 27 juillet >732, l’intendant- Hocquart donnait à M.de Chevremont une commission de notaire royal pour la ville de Montréal et toute l’étendue du dit gouvernement.Il était entendu que M.de Chevremont devait garder son emploi dans les bureaux du roi à Montréal.Le gouverneur et l’intendant, qui avaient beaucoup d’estime pour M.de Chevremont, demandèrent au ministre, en 1734 et en 1735, de lui accorder un brevet d’écrivain.Le ministre refusa de se rendre à leur demande.Le 2 mai 1738, l’intendant Hocquart chargeait M.de Chevremont de sè rendre aux forts de Frontenac et de Niagara afin d’y faire l’inventaire des munitions et marchandises généralement quelconques qui s’y trouvaient, dresser procès-verbal de l’état où elles étaient, et se faire rendre compte (les recettes, des consommations et des ventes pour la traite, etc.M.Hocquart, le même jour, lui remettait un mémoire où il lui spécifiait tout ce qu’il devait faire aux forts de Frontenac et de Niagara ( i ).A l’automne de 1739, M .de Chevremont obtenait la permission de passer en France afin de se rendre dans sa famille qu’il n’avait pas vu depuis son départ pour le Canada en 1726.Le 14 mars 1740, le chanoine Pierre Hazeur de L'Orme, délégué du chapitre de Québec en France, écrivait de Paris à son frère : “J’ai vu ici M.de Chevremont à qui j’ai donné à dîner.11 m'a parlé de bien des choses que j’étais bien aise de savoir.C’est un fort aimable garçon qui ne manque pas d'esprit.11 m’a parlé de vous, de M.le général, et de .M.1 intendant, mais des uns et des autres d'une manière bien différente" (2)., ' .M.de Beauharn ;•*, qui s'intéressait toujours a M.de Chevremont, écrivait 11 ministre, le 5 octobre 1744 : “Suivant ce que le sieur de Chevremont m'a mandé de l’état où sont ses affaires, j'ai reconnu qu'il avait grand besoin de l’honneur de votre protection, et je vous serai sensiblement obligé.Monseigneur, de la lui vouloir bien accorder dans les occasions qui se présenteront (3).Le dernier acte de M.de Chevremont conservé à Montréal est du 9 juin 1739.11 semble ensuite avoir vécu à Qué- bec jusqu’à 1842011 1843.Peut-être travaillait-il dans les bureaux de l’intendant à Québec.En tous cas, on ne trouve son acte de sépulture ni à Montréal ni à Québer.11 est possible qu’il soit retourné en France.P.-G.R.(1) Ordonnances îles Intendants, rutiler L’(î.folio 100.(2) Bulletin des Recherches Historiques, vol.XVI, p.2Sf>.(Il) Archives du Cnmidu, Correspondance scufralc, vol.SI. LES REGISTRES PROTESTANTS DK L’ETAT-CIYIL APRES LA CONQUETE Les premiers ministres protestants tie la province de Québec, après la Conquête, furent David-b rancis de Mont-moum a Quebec, David-Chabrand Delisle à M mtréal, et I .éror-Jean- Baptiste-Noël \ eyssières aux 1 rois Rivières.Tous trois furent nommés par lettres patentes royales du i J février 1768.Les registres tenus par ces trois ministres sont conservés à Québec, à M mtréal et aux Trois-Rivières.11 est absolument certain que dans l’intervalle compris entre 1759 et 1768, il y a eu des baptêmes, des sépultures et même des mariages de personnes professant la religion protestante soit à Québec soit à Montréal.La plupart des régiments anglais qui firent la conquête du Canada avaient des chapelains.Ce sont ces ministres qui présidèrent aux baptêmes, mariages et sepultures de leurs coreligionnaires jusqu’à l'arrivée des ministres Montmollin, Delisle et Yeyssiè- re.Que sont devenus les registres tenus par ces chapelains militaires ?, Dans le Rapport sur les archives du Canada pour 1883, nous lisons, sous la signature de l’archiviste Douglas Brvm- mer : ."Pendant un certain temps après la Conquête, le seul clergé protestant dans la province du Canada se composait des aumôniers militaires et des aumôniers de vaisseaux qui étaient supposés tenir les registres des baptêmes, mariages et sépultures des habitants protestants.Même après qu’il y eut un clergé résident, le nombre de ses membres était si restreint que les aumôniers durent continuer la célébration des mariages, etc.Que sont devenus les registres tenus par eux, c’est ce que je n’ai pu constater.On n en connaît rien au Bureau des Archives à Londres, et ils ne paraissent pas avoir été transmis à aucune autorité centrale.De fait, il est indubitable qu’un grand nombre—peut-être la plupart d entre eux __étaient tenus de la manière la plus irrégulière, et que les aumôniers les ont gardés comme leurs propres mémoires particuliers et privés.Il est à peine possible qu’on en puisse recouvrer des parties, en supposant qu’on retrouvât les re- — 564 — présentants des aumôniers ; mais la difficulté de retracer ces personnes semble rendre presque désespérée toute tentative de ce genre.11 y a beaucoup d intérêts cl impliqués dans la production de ces documents ; ceux de succession par exemple.Il est donc à désirer que la plus grande publicité possible soit donnée au fait que ces documents manquent, afin que s’ils existent encore parmi les papiers laissés par les membres du clergé qui ont servi comme aumôniers en Canada.ils puissent être transmis a ce bureau, vu que, sous tout rapport, ce sont des documents publics et non privés.“En réponse à des demandes de renseignements, l’évêque de Québec a promis de faire des recherches parmi les papiers appartenant à la cathédrale anglicane de cette ville, et Al.Fiset, protonotaire de Québec, dit que des portions des registres des aumôniers de garnison se trouvent dans son bureau, mais qu’il n'y en a pas de ceux des aumôniers de vaisseaux.Toutes ces archives sont néanmoins très incomplètes.Depuis, l'évêque de Quebec m a informe qu il n’y a à la cathédrale que les registres des bénéficiers.Le secrétaire de la Société pour la propagation de l’Evangile dans les pays étrangers m'a écrit que les missionnaires envoyés par la société après la Conquête, ont fait connaître le nombre mais non les noms des personnes baptisées, mariées, ou enterrées qu’ils avaient inscrites." L’appel de M.Brymner en 1883 n’eut aucun effet.Si les registres des chapelains militaires existent encore, leurs propriétaires ont fait la sourde oreille aux demandes de l’archiviste du Canada.Après quarante-deux ans, nous posons de nouveau la question : les registres protestants de l’état-civil tenus dans la province de Québec de 1759 à 1768 existent-ils encore ?Où sont-ils ?P.-G.R.QUESTION Combien avons-nous eu de personnages du 110m de Bigot sous le régime français au Canada ?A.B.C. — 565 — LA COTE DK LA CABANE DES PERES A Lévis, une côte qui conduit de la rue Commerciale air fleuve Saint-Laurent porte le nom de Côte de la Cabane des Pères.Quelle est l’origine de ce nom ?“A peu près dans le même temps où Guillaume Couture commença son défrichement (vers 1647), lisons-nous dans Le premier colon de Lévis, les Jésuites élevèrent sur le rivage, en face de Québec, l’humble logis qui devait porter pendant plus de deux siècles le nom de “Cabane des Pères.” “Pour se rendre dans les missions de la Nouvelle-Angleterre, ces missionnaires s’enfonçaient d’ordinaire à travers les terres, côtoyaient la rivière Etchemin et la rivière Chaudière pour de là se rendre dans la rivière Saint-Jean.A leur retour de ces lointaines missions ils étaient obligés d’attendre souvent plusieurs jours pour pouvoir traverser le fleuve.Par les grands vents ou par les nuits orageuses, il n’était pas prudent de se risquer en canot d'écorce sur le bras de mer qui sépare Québec de Lévis.Ce fut sans doute la raison fini porta lçs Jésuites à établir ce pied à terre à Lévis.“La pointe où s’élevait ce cabanon a toujours porté depuis le nom de “Pointe des Pères.” La côte qui gravit de la grève sur la falaise s’appelle la “Côte de la Cabane des Pères.” Tl y a une quarantaine d’années on voyait encore les ruines du vieux logis des Jésuites.Mais les terrassements du chemin de fer Intercolonial, aujourd’hui le Canadien National, ont recouvert entièrement tout ce qui restait de cette construction.La Côte de la Cabane des Pères n’est guère fréquentée aujourd’hui.Tout de même, les autorités municipales de Lévis l’entretiennent avec soin.Les souvenirs qui s’y rattachent sont si glorieux.La Commission des Monuments Historiques ne devrait-elle pas indiquer la “Cabane” des Jésuites par une inscription bilingue comme elle l’a fait pour d’autres sites historiques ? ;( )(> ALMANACHS D’ADRESSES Le premier Directory fut publié en 1595.à Londres, Angleterre, sous le règne de la reine d’Elizabeth.Il n’y figurai! que les noms des '‘gentlemen" demeurant dans ia ville de Londres et qui.d'après les éditeurs, jouissaient de quelque notoriété.137 ans plus tard, en 1732.parut à Londres, le 1er almanach des adresse, portant le nom de Directory.Comme les maisons n’étaient pas alors numérotées, on désignait les rues, d’après le nom de l’emblème qu’elles portaient, incrusté sur leur fronton: l’Ours noir, le Cygne blanc, ou v »isin de l'orfèvre.Le numérotage des maisons ne demi voisin de l’orfèvret.Le numérotage des maisons 11e devint général qu’en 1800, cependant, on ne suivit pas d’abord de système uniforme ou rigoureux.Le premier Directory américain fut publié à Philadelphie en 1785.Le volume avait 85 pages et 3570 noms.En 1786, parut le premier Directory de New-York.Il n’en existe plus que quatre et l'un d’eux, vendu à l’encan, il y a quelques années, réalisa $2400.Le premier Directory de Montréal date de 1819.11 était édité par M.Thomas Doige et avait 192 pages.Dans les premières on y trouve une esquisse de l’histoire de Montréal.Les noms et adresses des habitants occupent les pages 49 a 186.Ca Directory contient beaucoup d’erreurs.Son titre exact est : .In .c List of the merchants, tra- ders and house-keepers, residing in Montreal.De cette édition, on ne connaît que de rares exemplaires, mais il y a quelques années on l’a réimprimée.Une seconde édition parut en 1820, revue et corrigée.Cette édition est encore plus rare que la première.On n’en a exhumé jusqu’à présent, que deux ou trois exemplaires.Faute d’encouragement, Doige abandonna la publication de son almanach L'idée fut reprise en 1842, par M.YV.-S.Mackay sous le titre The Montreal Directory.Mackay décéda vers 1854, et sa veuve continua la publication de l’ouvrage jusqu’en 1862 inclusivement, alors qu’elle céda ses •droits à la maison Lowell, qui édite le volume depuis.A.D.A.3987 AU LENDEMAIN DE LA CONQUETE Ce qui frappe de prime abord chez les officiers anglais que la capitulation de Québec (1759) » la capitulation de Montréal ( 1760) et h traité de Paris ( 1763) laissent maîtres de la Nouvelle-France, c’est leur ferme volonté de se concilier les nouveaux sujets du roi d’Angleterre, en leur témoignant une entière confiance, en les invitant ;i coopérer a l’administration de la colonie et en se garant des fautes commises et des gênes imposées inutilement par leurs prédécesseurs.Le placart d’Amherst, publié quinze jours après la capitulation de Montréal, est particulièrement instructif à cet égard.Il autorisa les gouverneurs des trois villes principales à nommer aux emplois vacants dans la milice, entre tous autres, ceux qui jouissaient de tels honneurs sous Sa Majesté Très Chrétienne.Il charge l’officier de milice commandant dans chaque paroisse de connaître les différends et d’en juger en première instance.Il est ordonné aux troupes “de payer tout ce qu’elles achètent de l’Habitant argent comptant et espèces sonnantes”.Le commerce est déclaré “libre et sans impôt à un chacun.” Pareille proclamation devait avoir un prodigieux effet sur le colon de la Nouvelle-France, qui 11’avait pas été habitué à tant d égards et de considération de la part de ses propres gouvernants.Le rapport de Murray, gouverneur de Québec, en date du 5 juin 17Ô2, est aussi très éclairant.Sans doute, il faut faire la part de ses préventions d’Anglais et de protestant ; mais à côté de cela, comme les intentions sont bienveillantes, comme les vues sont larges et s inspirent en généi al d une juste et saine appréciation des conditions de la prospérité sociale ! S’il se méfie de la classe seigneuriale, et du haut clergé, s’il se montre assez mal disposé envers les Jésuites et les Récollets, comme il sait reconnaître les qualités de l'Habitant, la vigueur physique de la race, sa moralité, sa sobriété.C’est dans cette classe de paisibles campagnards que les gouvernants angalis, suivant lui, devront chercher leur principal appui.Qu’ils se l’attachent au moyen d’un traitement équitable et généreux, qu’ils encouragent le séminaire de Québec, parce qu’il dotera le pays d’un clergé canadien. •Qu’ils habituent cette population à se suffire à elle-même et en toutes choses à se passer des français et des Américains.11 n’y a pas lieu de trop s'étonner si les militaires anglais, chargés d’organiser le pays immédiatement après la complète, font preuve de préoccupations, d’intérêt public et d’un réel souci du hien-êtr des classes populaires.On sait que les règnes des deux premiers souverains de la maison de Hanovre, Georges 1er [ 1714-1727) et Georges 11 ( 1727-1760), furent une époque de grand relâchement de l'autorité royale et d'accroissement des attributions de la Chambre des communes et de l’inlluencc des masses.On sait que William l’itt, devenu premier ministre en 1757, et qui, en 1759, chargeait Wolfe de la conduite des opérations contre Québec, s’était en quelque sorte imposé à Georges 11 en exploitant les défiances du populaire anglais à l’endroit de cette dynastie étrangère.11 avait désigné Wolfe pour commander l’expédition, au mépris des droits de l’ancienneté et des préjugés aristocratiques.De même pour obtenir que Guy Carleton fit partie de l'état-major de Wolfe, il dut forcer la main au souverain, auprès de oui Carleton n’était pas en faveur pour avoir dénigré les troupes hannvriennes.Si les chefs militaires anglais dépêchés vers les bords du Saint-Laurent dans les dernières années du règne de ‘Georges II, surent, grâce surtout à la justesse et à la libéralité de leur conception politique,—puisée dans le milieu social anglais de leurs jeunes années, et quelque peu aussi au contact du milieu américain,—s’imposer au respect et même gagner les coeurs de beaucoup de Canadiens, il en fut tout autrement, au début, d’une autre classe de gens de langue anglaise, qui vinrent à leur suite s’abattre sur la colonie.Sortis" pour la plupart, des villes de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-York, se recrutant presque tous dans les classes commerciales et ouvrières, ils représentaient assez bien le type anglo-américain d’alors, avec ses qualités et ses •défauts, excellent au fond, mais qui, à ce moment particulier de son histoire, violemment tendu vers la conquête de la liberté politique complète, était d’un abord rude, désagréable, et se montrait intolérant pour tout ce qui pouvait l’empêcher •d’atteindre son but. Bien qu’ils ne fussent qu’une poignée au Canada, ces Yankees avaient la prétention d’y tout mener.Ils manifestaient en toute occasion leur antipathie pour les croyances des catholiques, poui les coutumes françaises, poiu le ugi-me seigneurial des terres et le mode de transmission des biens.Avec la courte vue de petites gens qui n ont i habitude de la conduite que de leurs intérêts particuliers, sans avoir a tenir compte des autres, ils auraient voulu supprimer tout cela du jour au lendemain, et réclamaient hautement pour eux seuls, à l’exclusion de la population française et catholique et même des fonctionnaires anglais, 1 administration de la chose publique.Leur action allait avant longtemps se faire sentir de plus énergique manière (Leon Germ, h interet sociologique de notre histoire au lendemain de la Conquête, p.9).LE SIEUR DE MONTDARDIER Dans la promotion des officiers du régiment de Berry du 4 novembre 1757 on voit que Joseph-Hyacinthe de I rm-sac est promu lieutenant en second de la compagnie de Tranroux, poste vacant par Yahaudonnement du sieur île M0''vlnOc Journal de Montcalm, à la date du 3° mars 1758, on voit ce que devint ce sieur de Montdardier : _ “Le sieur de Montdardier, jeune homme de condition du Languedoc, lieutenant au régiment de Berry, ayant eu une conduite indigne de son nom.avait abandonne son emploi et était réduit à être maître d’école a kamouraska , voulant aller à Gaspé, il a été assassiné par un soldat déserteur du même régiment, qui ensuite est mort lui-meme dans les bois de froid et de faim.question Le Journal du siège de Québec en 1759 Par Jean-Antoine Panet existe-t-il encore ?J’entends le manuscrit original car il a été publié en 1875.I .iblio. — 5/0 — TABLE DES MATIERES Acadie avant le Crand Dérangement.L'.1)2 Acadiens en Louisiane.I.es.355 Adhémar.Jean-Baptiste.117 Aiguillon.La duchesse d'.512 Aillehoust de Périgny.I’aul.45($ Allsopp.L'honorable Ceorge.400 Anciens Canadiens de M.de (îaspé.Les.47H Annales de l'Institut Canadien-français d’Ottawa.Les.360 Apothicaires sous le régime français.Les.166 Archambault.Feu Joseph-Louis.270 A ru ou x, Le chirurgien André.160 Audet.Augustin.27 Autel des Parfums.Ce que c'est qu'un.330 Avoine.Le jeu canadien, semer on vendre 1'.458 BaLy, L'honorable François.537 Raie des ChAteaux.La.26S Baillargé.Eue pièce de Charles.512 Hardy, La noblesse de la famille.120 Basques A Québec, Les.200, 308 Basset, Bénigne.115 Battures et grèves.La différence entre.28 Beaulac.M.de.456 Beauvllle.La baronnie de.380 Bégin.Le premier ancêtre canadien du cardinal.127 Bégin.Liste des ouvrages publiés par le cardinal.307 Bélanger.Jean-Anmble.423 Bell, traducteur de Carneau.183 Bellement.Le chirurgien François.166 Bergères.Raymond-Biaise des.455 Better., Le premier établi i u Canada.463, 560 Blancbet.Le citoyen.17 Blé sarra/.in.Le.360 Boileau.Le colonel Arthur.366 Boucher de la Derrière, gubernator de Montréal, Un.384 Boucher de Montbrun, Pierre.j6S Ronillof de la Clmssaigne.Jean.56 Belle-combe.Sa lettre A Jean Taché.58 Blancbet.Los évêques.450 Bourgine.Hilaire.447 Rnurlamaquc.305 Bouvet de la Chambre.Jean.468 Boyvlnet.Acte de remontrance des seigneurs de Montréal au sujet des usurpations de M.de.201 Brandy-Pot, Sur le.46 lîrebenf, Le martyre du Père de.405 Brigade du feu A Québec en 1836, La.4 Rroyoux.Jean de.350 Bruyères.John.342 Rrymner.Douglas ., ., , 403 Caldwell, L'honorable Henry.7 Canada et l'indépendance des Etats-Unis, Le.363 Canadiana.270 Canadienne en France, La.542 Canadiens, Soyons.454 Canadiens dans l'armée anglaise.Les.160 Canots sauvages d'autrefois, Les.464 57' Cap Saint - Ignace.I n épisode de l'histoire s rangs ou concessions de.Yamaska.Les blockhaus de 1’.A’ankee Doodle.4 Aft 45 157 *!«.; 38ft -4 S3 5 8 4SI 34 ft 33ft 4112 400 302 1SN 138 47s 375 .302 50 101 105 1 25 410 200 401 50 85 414
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