Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1926-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES Recherches Historiiu es MATHIEU DAMOURS DE CHAUEFOURS La famille Daniours était de vieille noblesse.François Daniours, seigneur du Serin, qui fut maître d’hôtel de Louis XII, épousa à Paris, le 10 août 1490, Odette 1 lennequin qui lui donna, entre autres enfants : Gabriel Daniours» seigneur du Serin, qui épousa Madeleine de Bideau, et fut le père de : Pierre Daniours, chevalier, sieur du Serin, conseiller de Sa Majesté en tous ses conseils d’Etat et Privé, et surintendant de la justice et police de Troyes.Celui-ci épousa à Paris, le 31 janvier 1561, Jeanne Le Prévost, de qui il eut : Louis Daniours, conseiller au Châtelet de Paris, marié d'abord à Marie Régnault puis à Elisabeth Tessier.C'est de ce dernier mariage que naquit Mathieu Da-mours de Chauffeurs, le premier Daniours qui s’établit dans la Nouvelle-France.En quelle année Mathieu Daniours de Chauffeurs vint-il s’établir dans la Nouvelle-France ?Dans une pièce judiciaire datée du IX août 1681, Mathieu Daniours de Chauffeurs déclare qu’il est dans le pays depuis trente ans, dans lequel il est venu âgé de trente-trois ans.Comme il était né en 1618, nous pou- 'uns affirmer qu’il était arrivé ici au printemps ou à 1 été de i651.Par le Journal des Jésuites, nous voyons que le 13 octobre 1651 le Saint-Joseph, la Vierge et un navire hollandais jetèrent l’ancre devant Québec.Le nouveau gouverneur, M.de Lauzon, était dans l’un de ces navires.M.Daniours de Chauffours n’aurait-il pas fait la traversée avec le gouverneur de Lauzon ?Le contrat de mariage de Mathieu Damours de Chauffours, reçu par le notaire Roland Godet le 16 mars 1652, nous laisse soupçonner qu'il était venu dans la Nouvelle-France dans l’intention de cultiver la terre : “En faveur duquel futur mariage, y lisons-nous, les père et mère de la future épouse donneront aux futurs époux leur nourriture et logement pendant trois années et deux hommes de travail pour les servir pendant le dit temps de trois années lesquels seront gagés par les dits futurs époux, plus une vache de trois à quatre ans laquelle sera livrée présentement aux futurs époux, deux boeufs de deux ans, qui seront fournis dans deux .ans, et encore que les dits futurs époux ayent besoin de boeufs pour leur labour pendant le dit temps les dits Marsolet et sa femme promettent leur en fournir gratuitement.” • Il est certain, toutefois, que M.Damours de Chauffours était militaire.En effet, dans la pièce judiciaire dont nous venons de parler, il dit : “Peu de temps après son arrivée il fut choisi pour être major de cette ville (Quebec), et ensuite pour commander un camp volant.” Le IX septembre 1663, le gouverneur de Mézy et Mgr de Laval choisissaient M.Damours de Chauffours pour faire partie du Conseil Souverain.Il fut maintenu en charge le 19 septembre 1664, le 6 décembre 1666, le 14 janvier 1669, le 13 janvier 1670, le 12 janvier 1671, le 28 mars 1672, le 16 janvier 1673, le 15 janvier 1674, et le / janvier 1675.Le 2/ avril 16/5, le roi le nommait membre à vie du Conseil.Le X novembre 1672, l’intendant Talon faisait une importante concession de terre à M.Damours de Chauffours.Comme M.1 alon était a la veille de s'embarquer pout la I* rance et qu il n avait pas le temps de préparer un acte de concession en forme, il signa le certificat suivant : "Certifiions à tous qu’il appartiendra que nous «avons permis au sieur Damours, conseiller au Conseil Souverain de ce pays, de faire travailler sur une lieue de terre de front et une lieue et demy de profondeur, savoir.une demy lieue au deçà et une demy lieue au delà de la m îere de Matane ; le tout soubz le bon plaisir de Sa Majesté, de laquelle il sera tenu prendre la confirmation des présentes" (1).Ce ne fut que cinq ans plus tard que M.Damours de Lhauftours obtint le titre régulier de sa concession.26 Juin 16//, l’intendant Duchesneau lui donnait le titre suivant : ".Considérant les grands services que le sieur Da- mours a rendu et rend journellement à cette colonie, et qu il est chargé d'une famille composée d’onze enfants, lions, sous le bon plaisir du Roy, avons accordé et accordons au dit sieur Damours la ditte lieue et demve de terre tie front et une lieue de profondeur, savoir une de-mye lieue au desa et une demye lieue au delà de la rivière Matane, et par augmentation une autre lieue de terre de front aussy sur une lieue et demve de profondeur v joignant, a prendre du côté de la rivière Mitis, avec le droit de pesclie sur le dit fleuve Saint-Laurent, pour en jouir par luy ses successeurs ou ayant cause en titre de fief et seigneurie, haute, moyenne et basse justice.” (2) M.Daniouis de C ban hours, en se faisant concéder a seigneui ie de Matane, n avait pas, croyons-nous, 1 intention de la coloniser.Il ne parait pas qu’il v concéda une seule terre.Il n’y lit, non plus, aucune culture par lui-meme.Il avait plutôt été attiré à Matane par hi riviere fort poissonneuse qui v coulait.Son intention était, croyons-nous, de s’y livrer à l’industrie de la pêche.11 fit 1 acquisition d’une barque d'un assez fort tonnage et c’est par ce navire qu’il transportait à Québec le produit de ses pêches.(Il I ivres et documents relatifs à la tenure seigneuriale, p.,'il7.(-> Insinuations du Conseil Souverain, cuiller no 2.folio il. — 388 — Si la seigneurie de Matane n'apporta pas la fortune à M.Damours de Chauffours elle lui amena une aventure dont il dut conserver un souvenir cuisant pendant bon nombre d'années.Au mois de mai 1681.le roi de France avait accordé une amnistie complète aux habitants de la Nouvelle-France, qui, sans permission, avaient fait le commerce avec les Sauvages.Cette amnistie fut apportée à Québec par le vaisseau du roi dans les premiers jours d’août.Le 16 août 1681, au moment oû le Conseil Souverain assemblé allait procéder à l’enregistrement de l’amnistie accordée par le roi, madame Damours de Chauffours déposait sur la table du Conseil un pli cacheté qu'elle apportait de la part de son mari.Le gouverneur de Frontenac, qui était présent, s'objecta fortement à ce qu'on donnât lecture de cette communication.Après une discussion assez acerbe entre M.de Frontenac, d’une part, et l'intendant Duchesneau et le procureur général d’Auteuil.de l'autre, le greffier donna lecture du pli mystérieux apporté par madame Damours de Chauffours.Le conseiller Damours de Chauffours écrivait à ses collègues : "A Nos Seigneurs du Conseil Souverain supplie humblement Mathieu Damours de Chauffours ; conseiller en cette Cour, disant que le douzième de ce mois étant à la basse ville à donner ordre pour faire décharger une barque qui arrivait de sa terre de Matane, un garde de Monsieur le gouverneur lui vint dire de sa part de l’aller trouver au Château.Ce qu’il lit sur l’heure ; et étant entré dans la chambre de mon dit sieur le gouverneur qu’il trouva accompagné d’un Père Récollet et une autre personne qu'il ne connut pas.11 fit signe au suppliant de le suivre dans son cabinet oû il passa, et y étant entrés seuls, mon dit sieur le gouverneur lui demanda pourquoi il avait fait partir sa barque pour Matane sans un congé de lui, et s’il ne savait pas qu’il fallait prendre congé pour faire partir de cette ville quelque bâtiment que ce fut.A quoi le suppliant répondit qu’il le priait — 389 très humblement de se vouloir bien souvenir qu’au mois d’avril dernier étant dans le dessein de faire partir un canot pour le dit lieu de Matane, attendant la fonte des glaces, et qu'ils pussent envoyer leur barque, il le vint trouver avec le sieur de Peiras pour lui en demander congé, qu’il eut la bonté de leur octroyer à condition qu’avant de partir ils verraient le sieur Boisseau pour avoir son agrément, ce qu’ayant dit qu’ils feraient, ils se retirèrent ; qu’en après lui suppliant avec le sieur de Lestre le Walon allèrent trouver le dit sieur Boisseau, auquel ils dirent qu’ils venaient savoir de lui s’il n’aurait point de difficulté de laisser partir un canot qu’ils voulaient envoyer à Matane en attendant que leur barque fut en état de faire le même voyage, lequel sieur Boisseau dit à lui suppliant qu’il en avait si bien usé par le passé qu'il ferait ce qu’il voudrait et que de sa part il n'y aurait pas de peine ; après quoi ils obtinrent le congé qu’il eut la bonté de leur faire expédier par le sieur Le Chasseur, son secrétaire, qui est autant pour la barque que pour le canot, qu’ainsi il n'avait pas cru qu’il fut besoin d’en prendre un second ; ce qu’entendant Monsieur le gouverneur dit que le dit congé était pour le canot seulement et non pour la barque, et lui suppliant répondit en ces termes, Monsieur, je vous demande excuse, je ne croyais pas qu'il fut de nécessité d’en prendre un autre comme c'était pour aller à une habitation qu’il a plù au Roi de m’accorder, je croyais (pie celui (pie vous nous aviez donné dût suffire, je ne l’ai même vu que depuis le retour de Monsieur de Lestre et je crois (pie l'intention du Roi est (pie l’on aille fort librement sur les terres qu’il nous a données ; sur quoi Monsieur le gouverneur s’emportant tout d’un coup de colère dit au suppliant : Allez, vous les apprendrez les intentions du Roi et vous demeurerez en prison jusques à ce que vous les sachiez, et en même temps appella ses gardes, fit prendre le suppliant, et le conduisant jusques dans la salle de ses dits gardes, dit qu’il lui apprendrait bien à obéir, ce qui l'obligea de se retourner et dire qu'il n’avait jamais manqué d’obéissance, et fut mis dans une chambre du château proche la dite salle, et depuis transféré dans une chambre au-dessus de celle où est Du Luth, coureur de bois, dans laquelle le suppliant est encore présentement, étonné de se voir arrêté prisonnier d’une manière si surprenante.vu que jamais il n'a contrevenu aux ordres du Roi ni aux règlements des gouverneurs qui ont commandé en ce pays de la part de Sa Majesté ; ce qui lui donne lieu de croire que quelques personnes mal intentionnées 1 auront accusé vers Monsieur le Gouverneur et qu’il l’a cru coupable, ne se pouvant persuader que ce soit pour avoir fait partir sa barque sans congé, puisqu'il en est porteur."Ce considéré, Nos Seigneurs, vu le congé de Monsieur le Gouverneur cy-joint et qu’il ne serait pas juste que le suppliant fut traité si durement sans en savoir la cause, il vous plaise ordonner qu’il sera informé des accusations qui peuvent être faites contre lui à la requête de Monsieur le procureur général pour ensuite lui être son procès fait par les voies ordinaires, et vous ferez justice” (1).M.Damours de Chauffours, comme on vient de le voir, avait été arrêté le 12 août 1681, vers les dix heures du matin, et était détenu depuis dans une pièce du château Saint-Louis.A la demande de M.Damours de Chauffours d’être jugé par ses pairs, c’est-à-dire les conseillers au Conseil Souverain, M.de Frontenac répondit que cette requête déguisait les faits et était un nouvel acte de mépris pour son autorité.I, intendant Duchesneau ayant voulu répliquer, M.de Frontenac lui répondit avec colère que le Conseil ne devait pas entreprendre des choses qui étaient au-dessus de son pouvoir, et qu’il ne lui appartenait pas d informer contre la conduite du gouverneur, sans en avoir une commission particulière du roi.A la fin de cette séance du Conseil Souverain déjà marquée par des incidents si orageux, l’intendant Duchesneau ayant voulu se retirer avec le greffier pour en rédiger le procès-verbal a tête reposée, M.de Frontenac se mit dans la porte pour les empêcher de sortir.cas.d> Jugements et Délibérations du Conseil Souverain, vol.II, p. — 391 — A la séance suivante du Conseil Souverain, le 18 août 1()81, les conseillers tentèrent un nouvel effort auprès du gouverneur pour faire remettre M.Damours en liberté.Tout fut inutile.11 en fut de même à la séance du 20 août 1681.M.Damours ne reprit son siège que le 20 octobre 1681.Il avait donc été prisonnier de l’irascible M.de Frontenac plus de deux mois.Dans un mémoire anonyme écrit à la fin de 1681, intitulé "Défense de M.de Frontenac par un de ses amis”, et (|u on attribue à madame de Frontenac, on lit : "Quand M.de Frontenac ne serait pas connu pour un homme assez modéré, ce qui s’est passé cette année en Canada, doit suffire pour persuader de sa modération, si monsieur le marquis voulait jeter les veux sur les pièces qui justifient la lecture faite par le dit sieur l)u-chesneau d'un libelle injurieux contre M.de Frontenac en plein Conseil, et sur la déclaration du sieur de la Yal-lière contenant ce qui s’est passé entre M.Duchesneau et M.de Frontenac le 15 octobre dernier, il verrait un échantillon des égarements du premier et de la patience de 1 autre.Il n’y a que M.de Frontenac qui se fut contenté de tenir en arrêt pendant quelques jours le sieur Damours, conseiller au Conseil Souverain, après les insolences avec lesquelles il avait répondu à une simple réprimande qu’il lui avait faite, à cause d’une contravention aux ordres du Roi pour avoir envoyé une barque en traite sans permission, M.de Frontenac aurait appréhendé qu on n eut trouvé à redire à sa modération, s’il ne s’était cru en droit de mépriser le procès du sieur Damours en ce qui le regardait personnellement et de ne le pas traiter à la rigueur pour une première faute, à cause de son caractère de conseiller.” De gouverneur de Frontenac était prompt à se fâcher mais ses colères ne duraient pas longtemps, et il cherchait à faire oublier ensuite les ennuis qu'il avait causés a ceux qui étaient obligés de subir ses écarts de caractère.Dans le cas du conseiller Damours, Frontenac lui rendit vite ses bonnes grâces.Dix ans plus tard, le gouverneur fit tout ce qu'il put pour engager le baron — 392 — de Lahonton, son ami et son obligé, à épouser la fille du sieur Damours.11 aurait même promis de lui donner 1000 écus le jour des épousailles.Du moins, c’est le baron de Lahontan qui raconte cette histoire.Il ny a pas raison de ne pas ajouter foi à son récit.M.Damours décéda à Québec le 9 octobre 1695.De son mariage avec Marie Marsolet il avait eu plusieurs fils qui perpétuèrent sa famille sous les noms de Damours, Damours de Chauffours, Damours de Preneuse, Damours de Louvière, Damours de Courberon, Damours de Clïgnancour, Damours de Plaine, Damours de la Mo-rendière, etc., etc.* P.-G.R.QUESTIONS Par une lettre de M.de Frontenac au ministre, je vois que dans l’automne de 1698 M.de Gallifet, major de Québec, présenta un mémoire au Roi pour l’établissement d’un poste à l’île Percé.Frontenac appuya cette proposition.Ce mémoire a-t-il été conservé ?Où est-il ?Percéen je vois dans une brochure récente que c'est feu le colonel d’Orsonnens qui fut le premier au Canada a suggérer d’organiser un bataillon ou des compagnies de zouaves pour aller à la défense du Saint-Père.M.d’Orsonnens, dit-on, fit sa suggestion dès 1867.Pourrait-on me donner des précisions là-dessus ?A.F.B.Dans une lettre de 1694, M.de Callières, alors gouverneur de Montréal, ayant à se plaindre de Mgr de Saint-Vallier, disait au ministre : “Mon frère prendra la liberté de vous porter mes plaintes, Monseigneur, des insultes qu'il m’a faites.” Quel est ce frère de M.de Callières ?A.J.B. — 393 — LES PROCUREURS FISCAUX ET ROYAUX A MONTREAL SOUS LE REGIME FRANÇAIS Dans les justices seigneuriales le “procureur fiscal’' et dans les justices royales le “procureur du roi’’ avaient pour devoir de citer devant le juge ceux qui contrevenaient aux ordonnances et aux règlements.Parfois aussi, ils remplissaient les “fonctions d’officiers de police et de jugies d instruction.” A Montréal, il y eut des procureurs fiscaux de 1648 à 1692.Pendant ce temps entre 1663 et 1667, il y eut également un procureur du roi attaché à cette sénéchaussée royale que le Conseil Souverain avait établie à Montréal pensant pouvoir abolir le tribunal des seigneurs.Mais n’ayant pas gagné son point, la sénéchaussée s’éteignit.En 1693, après entente avec les autorités, les seigneurs cédèrent partie de leurs droits et un nouveau tribunal royal fut créé que l’on nomma “la jurisdiction de Montréal” parce qu’on défendit de le reconnaître comme une prévôté.De 1648 à 17(10, nous avons relevé les noms de dix procureurs en titre, mais il y eut deux fois autant d’intérimaires, de substituts et de substituts aux substituts.Gilbert Barbier dit le Minime, 1657-1662.—Il est dit procureur fiscal dans un acte de Basset du 7 novembre 1657 et il occupait encore en 1662.On prétend qu’il fut surnommé le Minime, à cause de sa petite taille.C’était un maitre-charpentier instruit, intelligent et honorable.Il avait épousé Catherine de la Yau, à Montréal en 1650, et il en eût plusieurs enfants.Le sieur Barbier qui est classé parmi les principaux pionniers de Ville-Marie, fut arpenteur sur la fin de sa carrière.Il mourut à la Fointe-aux-Trembles en 1693.Jean-Baptiste Mignon, 1663-1664.—Le 21 novembre 1662, un Jean-Baptiste Mignon (ne pas confondre avec Mi-geon) soldat de la garnison de Ville-Marie, fait, ainsi que la plupart des jeunes gens de la seigneurie, la promesse écrite de défricher quatre arpents de terre.Le 23 novembre 1663, ce Mignon est parrain.Cette même année, une justice royale ayant été établie à Montréal, les seigneurs qui 11e voulaient pas se laisser dépouiller de leur droit de justice et — 394 — qui semblent cependant ne pouvoir continuer M.de Maisonneuve dans sa charge de juge, nomment M.Charles d’Ailleboust pour lui succéder et J.-B.Mignon comme procureur fiscal.Ce dernier signe, d’une fort belle écriture : Le Mignon pro.fiscal", à l’élection d’Urbain Bandereau au poste de syndic de la communauté des habitants de Ville-Marie, le 21 décembre 1663.L’année suivante, le 6 mars i64, le même colon signe encore Le Mignon, au procès verbal de ratification de l’élection de cinq juges de police.C est la dernière fois que ce Mignon figure dans les documents.J.-H.Mifjcon de Branssat, 1667-1677.—Le 14 juillet if>(>5, un Jean-Baptiste Mif/eon, marchand, est parrain et le 26 novembre 1665 a lieu le mariage de Jean-Baptiste Migeon de Branssat avec Catherine Gauchet de Belleville.Le marié signe : Migeon de Branssat et son écriture est bien différente de celle de Le Mu/non.Au recensement de 1666, J.-B.Migeon est devenu commis de la Compagnie des Indes.A celui de 1667, il est dit procureur fiscal.Paillon a fait un seul et même individu de Mignon et de Migeon, mais il 11’est giuère possible de partager son opinion lorsqu'on compare les deux signatures ou l’orthographe des deux noms dans le texte des actes notariés et l’état civil.I ai la suite, le sieur Migeon de Branssat deviendra juge seigneurial et il décédera au mois d’août 1693, alors qu’il venait d’être nommé juge royal.(Voir B R H vol XXVII, p.178).Mathieu Hitbou des Loiujchumps, 1677-1688—Né en 1628 en Normandie, il épousa à Québec en 1649, Susanne Jiotlair qui était originaire de Glouchester, Angleterre.Il commence a exercer sa charge de procureur le ^ avril U)77> fiien qu’il ne soit nommé officiellement que le 26 août suivant et il cessa de pratiquer après le 23 février 1078.In-lnune le 2 novembre de la même année, à la • Fointe-aux-i remfiles.6011 successeur fut Jehan Gervaise.J cou (icri’aisc, 1673-1688.— Il est inhumé le 12 mars JJ.90 age de 69 ans.Tanguay, Lp.265, dit qu’il fut procureur fiscal ce qui est inexact.En réalité, il occupa comme procu-lem fiscal fort longtemps, mais il n’eut jamais d’autre titre que celui de substitut.Ajoutons qu’un document du 21 juin — 395 — ;66o, nous informe qu’il était alors “commis à la recepte des amendes de Yillemarie”.On lui accorda une commission le 7 août 1672 qui a été enregistrée le 25 octobre suivant dans le registre du tribunal.Une autre commission datant du 20 avril i(>8o fut insérée dans le registre des audiences le 2b août 1690.Né en 1621 et originaire de l'évêché d’Angers, il épousa à Montréal en 1654, Anne Archambault.( Voir B.R.H., 1921, p.119).Hilaire Bourgine, 1684-1687.—Il commence l’exercice de sa charge le 27-1-1688 et le 12 mai 1690, le juge Migeon de Branssat l’interdit pour outrage, rebellion et attentat à sa personne.De décembre 1684 à mai 1687 fut greffier.Le 9 mai 1687, Migeon de Branssat se rend chez Bourgine pour obtenir remise des documents judiciaires.Il n’y trouve que le commis de Bourgine, le sieur Bouassier.Ce dernier livre la clef de l’armoire où sont les documents qui sont emportés par Adhémar et son commis Cabazié.Charles Re Moyne, 1663-1667.—Né en 1624, à Saint-Jacques de Dieppe, Normandie, il vint à Québec en 1641, puis à Montréal en 1646 où il fut interprète avant de devenir marchand.Il épousa en 1654 Catherine Tierry Primot.Nommé procureur du roi, en 1663.lors de la création d’une sénéchaussée à Montréal, en opposition au tribunal seigneurial, il ne resta en fonction que quatre ans, alors que la sénéchaussée fut abolie.Charles Le Moyne, anobli pour les services qu’il avait rendus à la colonie, fut le chef d’une famille qui a jeté un grand lustre sur notre histoire.Il décéda à Montréal le 30 janvier 1685.Jacques Alexis de I'icury Deschambauit, 1693-1702.— Né en 1642, à Saint-Jean-de-Montaigu, dans le Poitou, il épousa, à Québec, le 19 novembre 1671, Marguerite de Chavignv, veuve de Thomas Douaire de Bondy, puis le 9 juillet 1708, il convolait à Sainte-Anne-de-la-Pérade avec Marguerite-Renée Denis de la Ronde, veuve de Thomas de Lanaudière.Nommé, au mois d’aoùt 1690, par l’abbé Dol-lier de Casson, à la présidence du bailliage de Montréal, il vit sa nomination confirmée quelque temps après par l’intendant Bochart de Champigny.Kn prenant possession de sa charge, le 21 novembre 1690, il prononça l’allocution d’usage et produisit les documents relatifs à sa nomination.Lors — 396 — de l’abolition de la justice seigneuriale, en 1693, il devint procureur du roi auprès du nouveau tribunal royal, puis, le 5 juin 1701, il recevait commission pour faire fonction de lieutenant général civil et criminel en l’absence du juge Ju-chereau.Mais il ne fut titulaire de la présidence de ce tribunal qu'au mois de mai 1706.Ce fonctionnaire siégea presque sans interruption du 8 mai au 22 mars 1715 et il mourut le 30 mars 1715.Pierre Raimbault, 1702-1706.—Arrivé à Montréal vers 1695 avec sa femme Jeanne-Françoise de Simblin qu’il avait épousée à Paris en 1691, Pierre Raimbault fut d’abord marchand ébéniste mais le meuble n’allait guère à cette époque et en 1697 il quitta le négoce pour le notariat.Toutefois, il ne reçut sa commission de notaire qu’en 1699.A partir de 1702, le voilà qui occupe souvent le poste de procureur du roi, en l’absence du titulaire, puis, en 1706, il en .reçoit la commission.Enfin, le 29 avril 1727, il s’élève encore d’un degré et devient juge.Ce sieur Raimbault conserva sa charge jusqu'à sa mort, au mois d’octobre 1740, mais dans les deux dernières années de sa vie des infirmités l'obligèrent souvent de s’éloigner du tribunal.Devenu veuf en 1705, il avait convolé en 1707 avec Louise Nafrechoux, fille d’un riche marchand.Raimbault a possédé une des bonnes bibliothèques particulières de Montréal et ce devait être un érudit.C'était aussi un homme d’affaires, car il acquit plusieurs immeubles a Montréal et il sut se faire octroyer une couple de seigneuries dans la région du lac Champlain.François Foucher, 1727-1760.—Originaire du diocèse de Chartres, France, il épousa, à Québec, en 1724, Mlle Le-bé, puis en 1728, il convola avec Dlle Le Gardeur de Cour-temanche, a Lévis.D après l’PIistoire de la seigneurie de Lauson, par feu J.-L.Roy, vol.I, p.460, le sieur Foucher aurait d abord été écrivain du roi à Montréal, puis substitut du procureur du roi.Nous n’avons rien trouvé qui confirme cette assertion.L’office de procureur de la juridiction de Montréal fut octroyé au sieur Foucher par une commission datée du 29 avril 1727 ( K.& O.R.III, 97).Cependant, il ne figure dans les documents judiciaires qtt au mois de janvier 1728 et sa famille paraît continuer à demeurer a Québec, d où il venait jusqu’en 1730. — 397 — Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire (vol, 1\ , p.79) dit que ce procureur était appelé Fouchet de Labrador et M.P.-G.Roy nous informe que le dit officier de robe adopta parfois le nom territorial de Labrador parce que sa mère avait des intérêts dans ce coin du continent.Néanmoins, à Montréal, dans les nombreux papiers où son nom figure, jamais il ne signe ou n’est appelé autrement que Foucher tout court.Au contraire, son fils, Jean-François, le 22 février 1753, lorsqu’il présente sa requête pour être nommé substitut du procureur du roi, signe ‘‘Foucher de Labrador.” Foucher père, après 1756, séjourne deux ans en France et nous 11e constatons sa présence qu’une fois en 1759.Dans son Dictionnaire, vol.IV, p.79, Mgr Tanguay signale, que le procureur Foucher était à Montréal le 8 janvier 1757, mais il fait erreur.C’est le fils, “Foucher du Labrador” substitut du procureur, qui est présent et signe à l’acte de mariage de Mathieu Valentin.E.-Z.Massicotte L ' A I M îl i FRANCOIS i; E R E- D U B U RO N Ordonné prêtre le 27 octobre 1750, il fut d’abord chargé de la paroisse des Ecureuils, puis il passa, en 1765, à celle de Varennes qu’il garda jusqu’à sa mort, arrivée le 11 novembre 1801.En 1790, l’évêque de Québec avait nommé M.Feré-Duburon grand vicaire pour le district de Montréal.Son humilité lui fit refuser cette charge.Dans son Répertoire dit clcrç/c canadien, Mgr Tanguay publie une lettre très flatteuse de l’abbé Plessis, alors tout jeune prêtre, plus tard évêque de Québec, à l'abbé Feré-Duburon à ce sujet.La (iaeette de Montréal du 16 novembre 1801 consacre l'épitaphe suivante à ce bon prêtre : Des disciples du ('heist, imitateur tidèle, ; encore au combat qui se donna en / aC Si-'PleITe’- °Ù les ennemis nous échap-peicnt a la faveur d une nuit très obscure.En 1646, j’étois à la Rivière Puante (Bekancourt) dont le E ort etoit assiégé par les Iroquois ; nous y perdîmes du monde et les ennemis se retirèrent sans 'perte doienE maUVa,Se COnduite (,e ceux nui nous comman- , ,|é a!lnfS on m’établit commis aux magasins ine mirnée'RMrriS’MVCC mi d’al>Pointemens.Cette mê-va i , * U de M°ntmagny ayant été rappelé Mr D A.llebout vint prendre sa place, et me confirma dans employ : et en 1649, il m'établit avec le Consen C„n,„,s en Chef avec 600 1, et l'année suivante Jeu,’ Scm
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.