Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1927, janvier
F SS ?S RECHERCHES HISTORIQUES BNLLETIX I) ARC'HK(»I>(»kc » es u < >y VOLUME TR E N Tfî-T RO ISIE M E IÆVIS ^ NAT/OAV 0(1 11)^7 LL BULLETIN" ftECIIERCIIKS ES VOL.XXXIII LLVIS .JANVIER 1927 No 1 NOTKS SUR LKS PREMIERES ANNEES DE LA PAROISSE I )E SA 1 NT-ROCH-DE-QUEBEC 10 avril 1811 — John Mure, seigneur en partie de Saint-Roch, donne à Mgr Plessis, évêque de Québec, et à M.Doucet, curé de Québec, un emplacement pour ériger une église dans le faubourg Saint-Roch.Le terrain donné consiste en 252 pieds de front sur la rue Saint-Joseph sur 110 pieds de profondeur en courant au nord, jusqu’à l’alignement sud de la rue Saint-François.Ec don de M.Mure est fait sans charge ni redevance si ce n’est celle du cens payable à Sa Majesté (1).16 avril 1811 — Les habitants et propriétaires du faubourg Saint-Roch, convoqués le même jour au prône de la cathédrale, se réunissent dans une des salles de la maison d’école du dit faubourg et donnent mission au Frère Louis et à MM.Joseph Gagné, Joseph Gagnon, Louis-Claude Gauvreau, Jean-Baptiste Thomas dit Bi-gaouette, François Deligny, Augustin Gauthier et Jean Bélanger de rencontrer Mgr Plessis, évêque de Québec, afin de hâter la construction d’une église ou chapelle dans le faubourg Saint-Roch.17 avril 1811 — Comme ils en ont reçu la mission de leurs concitoyens, le Frère Louis, Joseph Gagné, Joseph (]) Acte (levmit Jean ISrlariRer. — 4 — Ga-non.Louis Claude Gauvreau.Jean-Baptistc Thomas «lit Ligaouette.brançons Deligny, Augustin Gauthier el lean Belanger ont une entrevue avec Mgr Plessis.Ils Jm présentent la requête suivante signée par toutes les personnes présentés l’assemblée d’hier : A l Illustrissime et Révérendissime Joseph-Octave Uessis .évoque «le l’église eatholi.jue.apostolique et rn-marne de Quebec.L humble requête des soussignés, tous citoyens du faubourg Satnt-Roch et propriétaires d’emplacements au dit lieu, vous exposent : Tnhn vrU llS rm -apI,ri:s avcc 11,10 vraie satisfaction que John Mure, Peiner, seigneur foncier du faubourg Saint-Koch.1 un (le leurs représentants en Parlement, a bien aouIu vous taire don, et à M.le curé de Québec d’un bel et vaste emplacement au faubourg Saint-Roch.pour v santstrU1,e UnC C lapc,le °u éSlisc à J’«sage de vos expo res rL'xpo?a,.lt1s’ vu 1:1 Stance de leurs demeu- ics do I eglise paroissiale, désirant ardemment avoir une afc'miDlirCenI).Cr aU (l" lieU dans ,a(luelle ^ puissent accompli! en tout ou en partie leurs devoirs rclmieux se sont assemblés ce jour et après délibération ont* pris les resolutions ci-jointes ; ’ r pi u tion '('BGv„r'S H'»’1’11-nt *•**! sur,°"1 I» nomina.non des svndics, trésorier et secrétaire de l’entrenrise qui ont obtenu leurs suffrages unanimes et dans la personne desquels ils reposent toute confiance • .lls supplient aussi humblement Votre Grandeur de construire'0" la résignation comme syndic de l’église de Saint-Roch.Il se tiouve incapable de remplir les devoirs de cette charge a cause de ses infirmités (2).2 octobre 181.'' M.Pierre V oyer père remplace M.François Delignv comme syndic.17 décembre 1816 — Entre midi et une heure, pendant le diner des quelques ouvriers occupés à préparer le bois des planchers, l’église de Saint-Roch déjà couverte en planches et surmontée d’un clocher à flèche, est incendiée.On suppose qu un poêle rempli de l ippes est la cause de ce funeste accident.L’église n’avait alors que le premier rang des fenêtres d’en bas.Sa charpente était en tonne de mansardes.Le presbytère était aussi entièrement couvert et quoiqu'entre ce vaste édifice et 1 eghse, il y eut des portes de communication ouvertes, 1 tut.néanmoins préservé de l’embrasement terrible dont il était menacé.Comme l’église était déjà tout en leu lorsqu on sen aperçut, les citoyens de Saint-Roch et de la ville accourus en grand nombre dirigèrent tous eurs eitorts pour sauver le presbytère.Le presbytère et , ,ux pavillons contigus furent sauvés par le travail des citoyens et un fort vent de nord-est qui fit écrouler promptement la charpente et la couverture de l'église 17 décembre 1816 - D’état 'suivant préparé par M lean Belanger, secrétaire des syndics, le jour même de 1 incendie de 1 eghse de Saint-Roch, fait connaître les recettes et les dépenses : Les recettes du 18 avril 1811 au 16 décembre 1816 s elevent a 213a louis, 16 chelins et 6 deniers.(1) Acte devant Joseph Plante (2) Idem. — 9 — Les dépenses comme suit : maçons 2135 louis, 16 chelins, 16 deniers ; charpentiers, 490 louis, 19 chelins, riy2 deniers ; menuisiers, 149 louis, 16 chelins et 1 denier ; charretiers et journaliers, 989 louis, 11 chelins, deniers : pierres de maçonne, etc., 745 louis, 8 chelins et 3 J/* deniers ; chaux, 293 louis, I chelins, et 4 deniers ; bois, 295 louis, 16 chelins, 1()Q> deniers ; Recette totale, 5,495.19.3j4 Dépense totale,.5,100.12.4 I balance 395.6.11 /> 13 janvier 1S17 — Mgr Plessis fait les propositions suivantes aux syndics de l'église de Saint-Roch : “L’évè(|ue de Québec désirant concourir en tout ce qui dépendra de lui au rétablissement de l'église du faubourg Saint-Roch, cité de Québec, incendiée le 17 décembre 1816, propose à MM.les syndics de la dite église les conditions suivantes : "1 Qu’ils renoncent à toute prétention d'y avoir des bancs aliénés soit en leur faveur, soit en faveur de leurs familles et qu’ils se contentent d’un banc de six places en tel lieu de l’église qu’ils voudront le choisir, lequel sera le banc des Syndics et auquel leurs successeurs en office auront droit après eux."2° Qu’ils consentent que la dite église soit rétablie sur tel plan, avec tel nombre et telles dimensions de bancs, tels espaces vides, tels jubés, escaliers et galeries, telles réserves de places pour les garçons et filles des écoles et pour la position d'un orgue à l’avenir, que le dit évêque jugera à propos."3 Que pendant l’espace de quinze ans, à dater du jour où l’église commencera d’être occupée, la juste moitié du revenu provenant de la rente des bancs, sera remise aux termes d’échéances de la dite rente, entre les mains du dit évêque, pour être employée non à son profit personnel, mais à l'établissement et entretien du clergé nécessaire pour la desserte de la dite église, selon l’application et distribution qu’il jugera à propos d'en faire, l’autre moitié restant à la disposition de MM.les syndics pour l'achèvement, l’entretien et l'amélioration 10 — de la dite église tant au dedans qu’au dehors, selon qu’ils le trouveront nécessaire, de concert avec lui."4 Que MM.les syndics n’ayant en vue que la gloire de Dieu et 1 honneur de la religion, continueront de donner leurs soins au rétablissement de la dite église avec le même zèle et désintéressement qu’ils ont manifestés pendant la première construction.”5° Au moyen de ce que dessus, l’évêque de Québec non seulement achèvera à ses frais la menuiserie de la sacristie comme il en est précédemment convenu et aux conditions lors stipulées avec MM.les syndics mais il s’engagera de plus i° à donner par lui-même à commence] cette année 1817 £200 par an, jusqu'à la concur-îence de £1000 pour le rétablissementt de la dite église, sans compter les secours qu’il pourra se procurer d’ail’ leurs pour aider au même objet ; 2° à prêter le linge les vases sacrés, ornements, livres et autres ustensiles’né-eessanes au service divin de la dite église, pendant le nomme d années dont elle aura besoin pour s’en procurer par elle-même.” 14 janvier 181/ — Les syndics acceptent les propositions de Mgr I lessis.Ils demandent toutefois à l’évêque de Quebec de modifier la deuxième condition.]/ avril 1817 — Le notaire Joseph Planté reçoit les conventions arretées entre Mgr Plessis et les svndics pour la reconstruction de l’église de Saint-Roch ' 13 septembre 1818 - Mgr Plessis bénit dans la chapelle de I Motel-Dieu la première cloche de l’église de Saint-Roch.L honorable juge Olivier Perreault et Mme Antoine-Louis Juchereau Duchesnav sont les parrain et Olivette6fl) CettC dOChe 24 juillet 182*1.% — i5 NOUVELLES NOTES SUR LE MAI DE LA LIBERTE Sur la jolie coutume de la plantation du mai dont il reste des vestiges, nous avons recueilli et publié, depuis quelques années, de nombreuses notes.Il nous semblait avoir signalé toutes les diverses sortes de plantations de mai, pratiquées au Canada français, cependant nous en avions oublié une et des plus rares.A 1 époque de la rebellion de 1837-38, un mai fut planté en l’honneur de la Liberté, et, détail d’un certain relief, cette plantation eut lieu par ou sous la direction de deux collégiens qui, par la suite, devinrent, l’un archevêque, l’autre jésuite.Nous lisons ce fait dans l'histoire si bien documentée que M.le chanoine Choquette a consacrée au Séminaire de Saint-Hyacinthe : • "Les directeurs du Collège, M.Prince, M.J os.LaRocque, M.Raymond, seuls membres de la Corporation, seuls responsables de la politique de la maison, n’ont jamais encouragé la rébellion ; je 1 affirme positivement et l’on me croira sans peine.Mais qu il y eut une grande fermentation dans l’enceinte du Collège ; que plusieurs jeunes professeurs y aient coopéré jusqu au point de se compromettre aux yeux des autorités religieuses et civiles, cela ne fait nul doute.Les exercices militaires étaient pratiquées avec un entrain extraordinaire.Les petits y allaient d’enthousiasme, les plus grands avec réflexion', comme à un devoir et sans se défendre d’une arrière pensée._ "Alexandre-An ton in Taché, le futur archevêque de Saint-Boniface, et Augustin Régnier, le futur premier fésuite canadien, avaient planté le mai.La tradition nous rapporte que des discours échevelés, fous de jeunesse, d’aspirations libérales et d illusions, se débitaient en catimini au pied de ce bois comme au pied d’un symbole de liberté.Longtemps il conserva des serments et des programmes graves à la pointe du canif en signes cabalistiques."En 1853, cette relique d’un temps fertile en mirages fut portée solennellement et militairement sur les — i6 épaules des collégiens, de la cour du vieux Collège à la nouvelle cour, et tranplanté.avec les plus grands honneurs, dans la demi-lune se dessinant, au nord-est, en regard de la chambre actuelle du directeur des élèves.-M.1 etreau me chargea un jour, vers l’année 1873.de constater si certaines incisions étaient visibles encore sur sa base ; elles y étaient.J'ignorai longtemps le but cache de sa mission.Ce me fut une énigme dont je n’eus I interpretation que ces années dernières en lisant une note du vieux chroniqueur, à la date du 27 juillet 1877 J, ouragan venait de renverser le mai.M.Tétreau écrit Je meme jour, avec la réserve convenable a son âge re-tiuidi : C e vieux bois emporte dans sa ruine la trace de beaucoup de discours hyperboliques prononcés par les enthousiastes officiers de notre milice collégiale au temps de sa splendeur” (1).X X X A ce rappel du plus historique des mais du XIXe siecle, ajoutons un extrait qui remonte au XYIIe siècle (^t qui est resté inédit.Nous le puisons dans un contrat rCSSe par le notaire Adhémar, le 3 octo- Le seigneur Jean Crevier de Saint-François, en concédant une terre a Benjamin Anseau.sieur Berry, stipu- UUtl,eS cho,seS quc son concessionnaire de Ira p .mtei au devant la porte de la maison seigneuriale du dit seigneur de Saint-François, un mav d’Éspinette ou TaSue ’et sfpr r aUX (Htte.S fi.ns’ au J™ k Sainct-: , l!,K'- ',rc,,,,ler .192) Le sieur de la Bretonnière qui figure dans l’expédition de M de la Barre en 1684, contre les Iroquois, en qualité de lieutenant de la compagnie de milice des Trois-Rivieres, est sans contredit Jacques Passard dit LaLretonnieic.ancien soldat de la compagnie DuGué, du regiment de Carignan.D & Regis Roy Les “Dames doreuses” (XXXI, p.4n8) L architecte Baillargé, dans un contrat pour la construction — 40 — dun autel, fail, a Quebec, eu 1X01, s’engage a livrer au ]>1 us tot uu autel aux liâmes doreuses".[ n "Curé" demande, a cette occasion, cjitelle est cette coinnuinauté de Québec qui se chargeait de cet ouvrage.J ignore s'il s’agit d’une communauté de Québec, mais je sais que les RR.Soeurs Grises de Montréal (dont celles de Québec se sont détachées, il y a plus d’un demi-siècle) avaient l’habitude de dorer des tabernacles et même des autels entiers au début du XIXe siècle.Leurs annales mentionnent ce fait surtout pour les années 1X00 et 1803.On peut voir dans leurs différentes maisons des autels décorés ou dorés par elles.La distance entre Québec et Montréal ne pouvait empêcher cette entrepi ise.Leur journal mentionne un ouvrage analogue fait pour un curé du I laut-Canada.11 nomme le menuisier.leur pensionnaire, qui construisait les tabernacles, ainsi que celui qui leur avait enseigné à appliquer la dorure, laquelle depuis un siècle et plus est encore parfaitement conservée.On peut donc croire qu’il s’agit de la maison mère des Soeurs Grises, actuellement en la rue Guy, à Montréal.L’abbé Joseph Saint-Denis Le fief de Lafresnaye au Cap-Saint-Ignace (XXX11, p.698).—Pierre Gagnier, époux de Marguerite Rozée, et le p/emier de ce nom, en Canada, décéda à Quebec, le 1er mai 1656.Il laissait une fille.Marguerite et trois Ids, Louis, Pierre et Nicolas.Le 3 novembre 1672, l’intendant Talon accordait à son lits, Louis Gagnier dit Belleadvance, conjointement avec Nicolas Gamache, une terre d’une demi-lieue de front sur le fleuve Saint-Laurent, à titre de fief et seigneurie.,, Remarquez que l’on écrivait alors Belleadvance.Ce n était pas une appellation commune à la famille Ga-gmer.Dans tous les actes de notaires que nous avons lus.aucun autre membre de la famille Gagnier n’appa-rait avec cette epithète.Ce surnom, sans doute, avait ete donne a Louis Gagnier à cause de son esprit d’entreprise.Dans 1 été de 1673, Louis Gagnier accompagna — 4i — Frontenac clans son expédition au fort Cataiacoui.\u mois d'octobre de la même année, il épousait, a Sainu-Anne-du-Nord, Louise, tille de Jean Picard et de défunte Marie Caron.Le 3 novembre 1675, le comte de hion-tenac lui accordait une nouvelle concession de terre, de dix arpents de front.Kntin.en 1689, Nicolas Gamache et Louis Gagnier partageaient leur fief.Louis Gagnier resta en possession de la partie ouest, un (|tiai t tie licin de front sur une lieue de profondeur.Lest cettte poi-tion de terre (pii, depuis, porta le nom de fief de Lafres-naye.D’où vient cette appellation ?L’explication suivante paraît plausible.Pierre Gagnier venait de Courcival, un petit bourg de l’arrondissement de Mamers, dans le département de la Sarthe.Mgr Grente.évêque de Mans, nous disait, lors de son passage à Québec, au mois de juillet deinici, qu’il y a encore des familles Gagnier dans les environs de Courcival.Cette commune renferme a peine quatre cents âmes aujourd’hui., Si nous consultons la carte du département de la Sarthe, nous trouvons un peu au nord de Courcival une autre commune cpii porte le nom de Lafresnaye-sut-Clu douet, et un peu à l’ouest, une petite ville nommée L î cs-naye-sur-Sarthe.Le nom est joli, et, Louis Gagnier voulant conserver un souvenir du pays natal, le donna nu fief dont il était devenu le seul possesseur en 1689.C est à partir de cette époque que la portion de terre octroyee à Louis Gagnier par Talon et Frontenac prend dans les actes officiels le titre de fief de Lafresnaye, et c’est ainsi que Louis Gagnier dit Belleadvance devint sieur de Lafresnaye., lvanhoë Caron, litre.QUESTION Dans l’appendice HHH1I de 1 Assemblée législative de Québec pour 1853 il est question d’un mémoire de l’abbé Couturier au sujet de la seigneurie du Lac des Deux-Montagnes.Ce mémoire existe-t-il encore ?A-t-il été publié ?( )'4(i. — 49 — d iiiars 1717—M.de Callièrcs, secretaire du Cabinet i 1), est a 1 extrémité ; il est fort riche, n’a point été marié, et n’a qu’une soeur et qu’un neveu, dont il n’est point content ; tout son bien est d’acquêt, dont il peut disposer entièrement ; il a un brevet de 20,000 écus sur la charge."a mars 1717—M.de Callières mourut le soir ; tout le monde donne déjà sa place a 1 évêque de Fréjus, mais 1 election ne se fait que dans un mois.(Fa prévision ne tarda pas a se réaliser).^ .Fans ses notes sur IDangeau (2), qui est l’auteur où il a puisé la trame de ses Mémoires, le duc de Saint-Simon ajoute : “Callières s’était élevé par son esprit, par son excellent sens, par un art judicieux de négocier, où il avait toujours si parfaitement réussi, que des petits emplois au dehors il mérita toute la confiance du roi.avec qui il eut beaucoup de rapports directs, qui n’altérèrent jamais sa modestie, non plus que ses négociations continuelles n altérèrent son secret, sa probité, sa fidélité.Il fut longtemps caché en Hollande à traiter la paix de Risvvick, qu’il fit seul, et dont en récompense il fut le troisième ambassadeur plénipotentiaire, et que le premier en titre, M.de Harlay ,gâta essentiellement malgré lui par ses imprudences et sa précipitation.Callières parut ensuite a la Cour, qu’il ne cpiitta plus pour les fonctions de sa charge, laquelle, pour le dire en passant, est d’être superlativement faussaire, puis-fin elle consiste a faire et à écrire les lettres de la main, et pour cela à contrefaire si parfaitement l’écriture du roi.qu’on ne puisse pas la distinguer de son imitation ; c’est dont cette place oblige à faire une véritable étude, d’autant plus que le roi signe ces lettres de sa main, à la différence de celles qui passent par les secrétaires d’Etat, où la signature est mise par des commis.On ne trouva pas que Callières eût dégénéré du vieux Rose, son prédécesseur, qui était l’homme du monde faisant (1) Ibidem, XVII, 37.(2) Ibidem, XVLL, 38, — 5o — parler le roi le plus dignement et avec le plus de justesse, suivant les choses et les personnes.“L’habitude de presque toute la vie de Callières passée en pays étrangers, lui avaient donné un air et des manières étrangères, qui le rendaient désagréable ; niais pour peu qu’il fut approfondi, on l’aimait, on l'estimait, et on y apprenait beaucoup.11 eut des amis et de la considération ; sa vie fut toujours unie, réfléchie, sobre, chrétienne, et la fin très pieuse, et son testament fort sage (IL” “Et Dangeau reprend : "M.de Callières donne tout son bien qui est considérable, à l’IIôtel-Dieu : les pauvres auront plus de 500.000 francs ; sa bibliothèque à l'abbé Renaudot, son exécuteur testamentaire.11 laisse à sa soeur 500 écus de pension, et les 20.000 écus de brevet de retenue sur sa charge.” "Le duc de Saint-Simon (2) donne sur le même quelques détails intéressants.“En 1696.Les plénipotentiaires envoyés à Riswick furent : Harlay, conseiller d’Etat, gendre du chancelier Loucherai ; Crécy, ancien intendant de Picardie, et."Callières fut enfin déclaré le troisième.C’était un Normand attaché en sa jeunesse à AI.de Matignon, pour qui il conserva toute sa vie beaucoup de respect et de mesure.Son père avait été a eux.Il avait beaucoup de lettres, beaucoup d’esprit d’affaires et de ressources, et fort sobre et laborieux, extrêmement sûr et honnête homme.Je ne sais qui le produisit pour aller secrètement en I ologne, lorsqu il fut question d’y faire élire comme roi le comte de Saint-Paul.Il s’y conduisit fort bien, et y lia une grande amitié avec Morstein, grand trésorier de Pologne, qu’il ramena à Paris.Le hasard l’v fit rencontrer un jour un marchand hollandais, venu pour ses affaiies, qtt il connaissait déjà, et fort accrédité dans son pays ; ils renouvelèrent connaissance et amitié, parlèrent de la guerre et de la paix, et raisonnèrent tant ensemble que le marchand lui avoua de bonne foi le besoin ( 1 ) Ibidem, X VI,I,, :{.S.(-) Saint-Simon, Mémoires, 0,liti.m (’héruel, 1.‘J-lô. 5i et le désir qu’avait sa république de la paix.Ils approfondirent si bien «pie Callières crut en devoir rendre compte a M.de Chevreu.se, qui le raconta au ministre 1 omponne.Callières fut alors envove secrètement en Hollande ; il y conduisit les affaires au point que les principales difficultés se trouvèrent aplanies au commencement de 1 hiver, et qu il eut ordre d'v paraître publiquement comme envoyé du roi.Et lui, qui avait seul conduit l’affaire au point où elle était, fut mis en troisième.C était un grand homme maigre, avec un grand nez, la tête en arrière, distrait, civil, respectueux, qui, à foice d avoir vécu parmi les étrangers, en avait pris les manières, et un extérieur désagréable, auquel les dames et les gens du bel air ne purent s’accommoder, mais qui disparaissait dès qu’on l’entretenait de choses et non de bagatelles.C’était en tout un très bon homme, extrêmement sage et sensé, qui aimait l’Etat, et qui était fort instruit, fort modeste, parfaitement désintéressé, et qui ne craignait de déplaire au roi, ni aux ministres pour dire la vérité, et ce qu il pensait, et pourquoi jusqu’au bout, et qui les faisait très souvent revenir à son avis.” "Pour qui connaît le peu de bienveillance que Saint-Simon mettait a portraiturer ses contemporains, surtout les amis ou favoris du Grand Roi, les compliments qu’il decerne a brançois de Callières ne sont pas d’un poids léger.” QUESTIONS Tanguay, au volume trois de son Dictionnaire (p.222) mentionne un chevalier d’Aigrebcllc le 20 juin 1757, à Montréal.N’est-ce pas plutôt le chevalier d’Aiguebelle qui se conduisit si bien à la bataille de Sainte-Foy, en menant ses grenadiers à l’attaque du moulin Dumont.A propos de M.d’Aigiuebelle, qui me donnera ses prénoms ?A.F.Oui a baptisé les caps Trinité et Eternité ?A.D. LETTRES A SON DE MAU R1CE-ROC H DE SAE AB EK R Y PERE, L’HONORABLE LOUIS DE SALABERRY (1) Hauteur d'Anticosti Nous ne nous attendions pas à avoir une occasion pour vous écrire d’ici, mais un vaisseau qui passe près de nous nous l’olïre et nous en profitons avec plaisir.Peut-être cette lettre vous parviendra avant celle que je vous ai écrite par le pilote.Nous sommes encore tous en bonne santé.Nous avons un bien bon vent.Nous prenons beaucoup de poissons.Nous avons eu un coup de vent cette nuit mais cela n’a été rien du tout.Adieu, mon papa.Je n’ai que le tems de vous assurer de mon respect et attachement.Embrassez toute la famille pour moi ; bien des choses à tous nos amis.C’est Mr Asburn par qui j’écris ; il vient d’arriver à notre bord.Adieu, encore une fois.Excusez mon grilïonage mais le tems presse.Nous avons un bien bon bâtiment et un bien aimable homme pour capitaine.Adieu.M.de Salaberry 1st July (1805).Germain vous prie de faire dire chez Duval qu’il se porte bien.11 vous fait ses respects.Londres, 5 septembre 1805.Mon cher papa, Après un infâme passage de 56 jours nous sommes enfin arrivés ici le 20 août fatigués de la mer on ne peut pas plus.On nous a obligés de débarquer â Gravesend pour donner nos noms et pour être examinés.Nous avons été obligés d’aller de Gravesend â Londres par terre.Nous y fûmes détenus si longtems que pendant ce tems lâ le bâtiment passa.Le lendemain de notre arrivée nous avons été â Kensington.Le duc de Kent était (1) .Wnurioe-Rooli de Kalnberr.v, fri>re cadet du héros do Chittoau-gua.v.avait (ditonn on lsoà uno commission do iioutoimnt dans le régiment du duo do Kont.lo "Royal” ou ''Premier Régiment d'Angleterre." 11 s'om-l»an|iia A Québec lo ‘Jli juin ISOâ.11 mound dans los Indos Oooideutalos.dos liôvl'os.lo 17 octobre Isdli. — 53 — parti pour Weyrpoutil depuis quelques jours, et madame , Bg^-Laur ont n était pas chez elle (elle demeure aussi a Kensington).Le soir nous reçûmes un billet d’elle.Elle était bien fâchée de ne pas s’être trouvée à la maison quand nous y allâmes, et nous priait à dîner pour le lendemain.Elle nous reçut on ne peut pas mieux et s’est beaucoup informée de la famille.Elle est encore cxtré mement jolie.Pendant tout le dîner elle n’a parlé que de vous autres et de Beauport.Le Prince n’est revenu en ville que vendredi le 30.Nous allâmes au Palais sa mecli, sans savoir qu’il fut revenu et nous fûmes bien surpris d’apprendre du portier que le duc avait donné ordre de ne laisser entrer personne que nous autres.Te t assure, mon cher papa, que nous n’étions pas trop à notie aise en entrant, mais cela ne dura pas longtems.Il nous teçut avec tant d’affabilité que nous nous remîmes bien vite.Je ne crois pas qu’il soit changé du tout.Il est réellement un superbe homme, excepté qu'il a perdu près que tous ses cheveux.Il nous a demandé tout de suite comment vous vous portiez ainsi que ma chère maman il s est beaucoup informé de toute la famille, et nous a assures qu’Edouard serait placé à quatorze ans à l’Académie pour entrer dans 1 artillerie ou le génie.lia fait cent questions sur le Canada.Il a deman de si le vieux Duchesnay demeurait toujours à Beau-port.ce que fesait De Bonne et bien d’autres choses.Quand nous sortîmes il nous dit d’y retourner lundi, qui était hier, mais nous ne l’avons pas vu, il était trop affairé, mais hier après-midi nous avons reçu une invita tion pour dîner avec lui aujourd’hui.Le 2cm bataillon auquel j’appartiens revient des Iles en Angleterre.En attendant qu’il soit arrivé le Prince a eu la bonté de me mettre dans le 3.Batt.qui est celui de chevalier, pour que nous ne fussions pas séparés.Ah ! mon cher papa, combien nous devons lui avoir d’obligation.mais aussi je t’assure que nous ferons tout notre possible pour qu’il n’ait pas à se repentir de nous avoir fait du bien.Les 3 et 4 Batt.sont à Sterling Castle, en Ecosse , nous partirons dans quelques jours pour aller les rejoindre.Be 3e est commandé par le colonel — 54 — Stewart, et le 4e pap le colonel Ilardinuin qui est parti d'ici pour les rejoindre il y a quelques jours.Nous l’avons vu avant qu'il partit ; il nous a tait les plus grandes honnêtetés.11 a eu la complaisance de chercher un logement pour nous autres qu’il a eu à bien bon marché, et de nous mener chez le tailleur du régiment, enfin il nous a montré la plus grande politesse.Nous sommes logés chez un nommé Chaping, No (>, Ponton Square, Ilay Market.Nous avons trois chambres à coucher et une de compagnie, pour une guinée et demie par semaine.La maison est garnie qt nous avons des domestiques.Nous apprîmes dans l’après-midi que Mr & Mad.Ward demeuraient dans le second étage et le lendemain matin nous eûmes leur visite, mais la pauvre dame était bien malade et après une agonie de trois jours est morte, hier, laissant deux petits en fans.Le capitaine de notre bâtiment après s’être bien conduit pendant plusieurs jours, s’est montré le plus gueux possible ; Salaberry et chevalier doivent vous faire son portrait, ils ne peuvent rien dire de trop contre lui.Nous avons eu une tempête dans la mer du Nord qui a durée près de 40 heures.Cela a beaucoup retardé notre voyage, car nous avons été jeté presque sur les côtes de Norvège.Nous devons les plus grands remercîments à Mr McNider pour la lettre de recommandation qu’il nous a donnée pour Mr Brown.C'est un bien aimable homme, il a eu les plus grandes attentions pour nous.Nous vous prions, mon cher papa, d’en marquer notre reconnaissance à Mr McNider, aussi à madame Niçois : son père nous a aussi très bien reçu.J'ai payé le compte de Mr McNider ainsi que celui de Mr Ferguson.Je vous envois les reçus pour leur montrer, mais il faut que vous les gardiez.Je n’ai pas encore arrangé mes comptes avec les agents des Royaux, mais j'ai été payé pour les York Rangers.Le duc de Gloucester est mort, cela nous a occasionné un peu plus de dépenses pour nous mettre en deuil pour aller chez le prince.Nos habillements des Royaux vont nous coûter beaucoup d’argent, mais malgré tout cela j’espère que je pourrai vous envoyer quelques cho- — 55 — se.On ne yeut pas nous accorder de l’argent pour notre passage, ce qui nous ôte encore un peu d’argent.J’ai fait raccommoder les bracelets d’Adélaïde ainsi que ïa montre de maman.Si je peux, j’en enverrai une autre et j’espère que ma chère maman me permettra de garder la sienne, car je ne veux pas la changer.Nous avons été voir plusieurs curiosités.Nous avons vu un éléphant, lion, tigre, et beaucoup d’autres animaux de différents pays.Nous avons été voir Asley, et le Haymarket theatre.Tous les autres théâtres étaient fermés, et la mort du duc de Gloucester a fait fermer ces deux là aussi, de sorte qu il n’y a plus d’amusements du tout, excepté les promenades où on voit beaucoup de belles daines.C’est surprenant comme elles sont toutes jolies.Vous devez sûrement savoir que nos deux cousins Du-chesnav sont placés.Nous avons eu un vrai plaisir en voyant leurs noms dans la liste de l’armée.Ils sont tous deux dans le 60em.Voulez-vous bien leur en faire com pliment pour nous autres, mais peut-être ils seront par tis.Il y a beaucoup de lieutenances à vendre dans les Royaux.S'ils peuvent déterminer leur père à acheter, j’en serai bien content, cela serait une vraie satisfaction de les voir dans le même régiment que nous autres.J’ai eu l’Almanac de Gotha, mais je ne peux pas l’envoyer.Il coûte six chelins.ct se trouve chez I.Debosse, No 7, Gerrard Street Soho.Mr Debosse m'a promis d’en garder un.Il les vend ordinairement dans le mois de décembre.mais il en gardera un jusqu’au printems, ainsi vous pourrez en avoir tous les ans par quelqu’un des marchands de Québec, il faudrait qu’il écrivit tout de suite.Il faut recommander à celui qui écrira de dire que c’est pour Mr.de Salaberry, parce qu’il ne le donnera pas sans cela.Une armée anglaise va être envoyée sur le continent, pour rejoindre les Autriçiens, Russes de Suédois.J’espère que notre régiment sera du nombre, cela nous fera voyager à bon marché.Je vous prie de faire présenter mes respects chez le colonel Dupré et lui faire dire que j’ai porté sa lettre pour Mad.Lemoine, chez Messrs Greenwood éc Cox moi-même, ainsi que celle que Madame Duchesnay m’a donnée.Mad.Lemoine 56 — ci't a Ipswich, a 24 lieues de Londres.Nous n’avons pas pu avoir de nouvelles de la marquise, non plus de Juche-reau.Le colonel Muter n’est pas encore arrivé ici.Ils oui eu un passage bien court.11 faut qu’il ait été retenu a Liverpool.Un batiment qui est parti dix jours après nous autres de Québec, s est rendu douze jours avant.J espère que nous aurons de vos nouvelles par la flotte qu on attend dans peu de teins.Chevalier et Juchereau Duchesnay appartiennent au second Bat n du 60 m qui est a la Larbade.Je savais si peu ce que je ferais en vous laissant que j ai oublie de vous demander pardon pour toutes les peines que je vous ai causées ainsi qu’à ma chère maman, mes soeurs et Edouard.Je vous ai tous bien tout mentés quelques fois, je me le reproche tous les joui s et si le vrai repentir peut faire oublier les choses je suis sûr d’obtenir mon pardon.Mais, mon cher papa, comme je vous ai bien fait enrager je suis bien sûr qu’aucun de la famille ne vous aime tous plus que moi et je serais le plus heureux des hommes si je pouvais vous le prouver ou au moins contribuer à votre bonheur.Embrassez maman, mes soeurs, et Edouard pour moi, et croyez que je suis pour la vie, Le plus dévoué de vos fils, M.de Salaberry, Royals Ayez la bonté d assurer notre cher maître de mon sincèie attachement et de ma reconnaissance.Mes amitiés a tous nies amis et amies.Je prie Adélaïde, Hermine.Aurélie et Edouard d embrasser ma chère tante pour moi.Mes respects à Madelle St-Villemé.St-Antoine, Madame de Goutin, etc.( A 10 heures du soir) — Nous voilà revenus de noue dîner ou nous avons été traités on ne peut pas mieux.Le prince nous a comblé d’honnêtetés.Il veut nous voir en uniforme avant que nous partions.Le duc vient d’être fait Held Marshal a la place du duc de Gloucester et le roi lui a donné la maison de campagne du défunt duc.Le L Bat n du 60 vient ici ; nos cousins feront bien de venir en Angleterre où ils pourront être attachés à un des Lat.qui \ sont.Salaberry va pouvoir obtenir une 57 permission de trois ou 4 mois.Il restera chez xm Altes se Royale pendant ce tems la, e'c qui sera bien agréable pour lui.Stirling, 30 septembre 1805.Mon cher papa, Quand tu auras vu la lettre de Chevalier lu ne se ras pas surpris si je ne t'ai pas obéi, il l’a si bien remplie qu’il m’était impossible d’y rien mettre.Je ne peux pas te dire quel plaisir j’ai ressenti en recevant ta lettre, il m’est impossible de te l’exprimer, mais tu peux en ju ger puisqu'elle nous donnait des nouvelles de personnes aussi tendrement chéries que toi mon cher papa, ma chère maman et toute la famille.Nous avons reçu les lettres des petites Idles le 14 septembbre (nous étions encore a Londres), mais la tienne ne nous est parvenue que le 23 a Stirling où nous sommes depuis le 21 de ce mois avec notre régiment.Le duc a eu la bonté de nous recommander très particulièrement au colonel Dancer qui commande le 3e Bataillon auquel nous appartenons tous deux a présent.A mon arrivée ici on m’a donné le commandement de deux compagnies dans le 4e Batt.mais cela n a duré que 3 jours, un ordre du duc d’York de transférer tous les hommes du 4e Batt.dans le 3me m’a ôté mon conit.J’ai été changé de bataillon aussi et le colonel m’a donné le commandt d’une compagnie dans le 3me.Je ne peux pas la payer n’étant pas du même Bat n — il faut qu’un officier appartienne à un Bat n pour pouvoir y payer une compagnie.Ce changement d’hommes a fait beaucoup de bien à Chevalier, cela lui a donné le command t et payement d’une compagnie, ce qu'il n’avait pas avant.A notre arrivée ici le colonel I lardy man et le capitaine O’Hara ont eu les plus grandes honnêtetés pour nous.Le corps d’officiers est on ne peut pas mieux composé.Nous sommes à la Mess, on y paye 10/6 par semaine et on y boit du vin si l’on veut.L’al-louance ordinaire est de 4 bouteuilles pour douze, on en boit jamais plus, excepté quand il y a compagnie.Il y a deux majors dans la mess et beaucoup de capitaines, mais ils ne boivent pas plus que les autres, enfin il n’y a pas un officier qu’on puisse dire aimer la bouteille.Nous - 58 - sommes partis de Londres le 15 septembre pour Leeth, par eau dans un Smack, petit bâtiment où l’on est assez bien, cela ne coûte que deux guinées, au lieu que par terre cela en coûte a peu près dix.Nous avons fait connaissance à bord avec un monsieur Baillie, avocat d’Edimbourg.Il nous a comblé d’honnêtetés.Nous avons resté deux jours à Edimbourg presque toujours chez lui.lu auras tous les détails que tu me demandes dans la lettre que je t ai écrite de Londres par le paquet de septembre.Salaberry a obtenu un congé de six semaines pour rester a Londres.Il est a Kensington.Il ne retournera pas aux lies, je crois.Le prince a dit qu’il arrangerait t ela avec le duc d York.Madame de St-Laurent nous a tait présent à chacun d'une belle ceinture, elle nous a nne a entendre que nous serions bientôt capitaines.C ela serait si beau que je n’ose pas m’en flatter.Nous n avons pas été chez les Princes Français.Madame de St-Laurent a dit que nous ne les verrions pas.Salaberry L'Y t chai gé des lettres, il a envoyé celle du capitaine
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