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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1927-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXIII LEVIS — AOUT 1927 No*! LE FIEF DE CHAMPION Y DEM.DE LAUZON DE LA CITIERE Louis de Lauzon de la Citière arriva ici avec son père !e gouverneur de Lauzon, le 13 octobre 1651.On a dit c|ue le gouverneur de Lauzon aimait la terre.Les nombreuses seigneuries qu’il concéda à ses fils semblent le prouver amplement.Pour sa part, Louis de Lauzon de la Citière reçut quatre seigneuries qui, réunies, auraient pu contenir cinq ou six de nos comtés actuels.Le 15 janvier 1635, bien avant sa nomination au gouvernement de la Nouvelle-France, M.de Lauzon avait fait concéder à son fils, François de Lauzon de Lirec, la seigneurie de la Citière qui comprenait une étendue de pays de près de soixante lieues sur le côté droit du fleuve Saint-Laurent.M.de Lauzon de Lirec, qui était conseiller au parlement de Bordeaux, ne se souciant pas de passer dans la Nouvelle-France, abandonna cette seigneurie à son.père.Celui-ci en fit cadeau au jeune Louis de Lauzon de la Citière, probablement pour l’engager à venir avec lui dans la' Nouvelle-France.Le 8 février 1652, quatre mois après son arrivée dans la colonie, le gouverneur de Lauzon donnait encore à son fils le fief et seigneurie de Gaudarville, soit environ quarante-cinq arpents de terre de front sur quatre lieues de profondeur.Cette concession fut augmentée de plusieurs arpents, le 15 novembre 1653. — 450 — Le 15 avril 1653, nouvelle concession de trois lieues de terre de front sur trois ligues de profondeur, sur le fleuve Saint-Laurent, comprenant la rivière au Saumon, vis-à-vis l’ile Verte.Enfin, le 31 décembre 1653, M.de Lauzon donnait encore à son fils une concession de vingt arpents de front, sur le fleuve Saint-Laurent, sur une profondeur d’une lieue et demie.• Le 5 octobre 1655, M.de Lauzon de la Citière épousait à Québec Catherine Nau, fille de feu Jacques Naît de Fos-sembault et de Catherine ('.ranger.Cette jeune tille, originaire de Pau, avait été envoyée au printemps de la même année par la duchesse d’Aiguillon aux religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec pour être religieuse chez elles.Les annales de l’Hôtel-Dieu disent de Catherine Nau qu’elle avait beaucoup d esprit et de piété, mais point de vocation.Une lettre du Père Lejeune à la mère de Saint-Bonaventure, du 10 mars 1656, nous permet de lire entre les ligines qu’on avait quelque peu forcé la jeune tille à entrer en religion (1).Quoi qu il en soit, M.de Lauzon de la Citière avait des terres mais pas d’argent.Mademoiselle Nau lui apporta une dot de trois mille livres, ce qui lui permit d’exploiter ses seigneuries.Le 3 avril 1652, Eléonore de Grandmaison avait concédé au sieur Jacques Le Levrier, dans sa seigneurie de l’ile d Orléans, plus tard connue sous le nom de Beaulieu, six arpents de terre de front sur dix de profondeur.Quatre ans plus tard, le 20 juin 1656, Le Levrier échangeait sa coh-cession avec Louis de Lauzon de la Citière.Le 12 août 1656, le gouverneur de Lauzon érigeait la terre que son fils avait reçue de Le Levrier en fief noble san$ justice qui devait être connu à l’avenir sous le nom de Cham-pigny.M.de Lauzon de la Citière commença à l’île d’Orléans une exploitation agricole qui aurait pris de l’importance avec le temps lorsqu’un triste accident mit fin à sa carrière.Le 5 niai if>59> en revenant de l’ile d’Orléans à Québec, un gros vent de nordest fit chavirer son canot et il se noya avec deux compagnons.' , (1) Bulletin des Recherches Historiques, vol.XXI, p.288. Un bail à ferme consenti par M.de Lauzon de la Citiè-re au sieur Jean Foucher le 20 mars 1658, nous donne une bonne idée de la terre ou fief de Champigny: “ C’est à savoir le lieu et terre de Champigny avec les maisons qui y sont de présent construites sises et situées en File d’Orléans cà la pointe d’icelle et vis à vis de Québec contenant cent arpents de terre tant en nature de labour que en hauts bois y compris la terre que le dit sieur bailleur a acquis de Pierre Le Petit en l'état et ainsi qu’elle se poursuit et comporte et sans aucune réserve ni profondissement de mesure, tenant par le devant à la grande rivière Saint-Laurent.et par derrière aux terres de la damoiselle de Beaulieu et à celle de Gabriel Gosselin ( 1 ) ”, M.de Lauzon de la Citière laissait à Jean Foucher tout le roulant de la terre de Champigny.Un inventaire très soigné en fut dressé le lendemain et signé des parties.Cette énumération nous fait voir ce qu’était une ferme canadienne au commencement de la colonie de la Nouvelle-France.Nos habitants d’aujourd’hui se contenteraient-ils de ces instruments primitifs de travail?M.de Lauzon de la Citière possédait à sa terre ou fief de Champigny deux boeufs, deux vaches, une autre jeune vache, un veau, une grande truie, une autre truie et un cochon, sept petits cochons, une demi douzaine de poules et un coq, deux petits taureaux d’un an, quatre couvertures de lit, une charrue garnie, une charrette garnie, quatre cents anguilles, quarante livres de lard, quatre livres de beurre, trente et un minots de blé froment, un poinçon de pois, une grande chaudière de fonte, une marmite de fonte, un gril, deux chaudières de cuivre, une poche de son, un van à vanner le blé, un plat et une assiette d’étain, dix-huit terrines, une broche de feu, une crémaillère, deux sacs de toile, une grande hache à charpentier, une tille, deux faucilles, un pied de roi, un compas,’ une plane, une paire de tenailles, un fer à parer le bois, deux tarrières, un ciseau de charpentier, un «eau, un marteau, une varlope, un vallet, une scie de travers, une pelle bêche, une hache, un moule à moudre, cinq coins de fer, une fourche à trois dents, une houe, une faulx, une lam- (1) Acte de Jean-Baptiste I’euvret, notaire A Québec, 20 mars 1058. — 45* pe de feu, deux mousquets, une arquebuse, deux minots de pois, deux aulnes de toile neuve, etc, etc.( 1 ).La veuve de M.de Lauzon de la Citière se remaria bientôt à Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu.Le 6 février 1662, M.de Lauzon Charny, fondé de procuration de M.Jean de Lauzon, son père, héritier bénéficiaire de M.de Lauzon de la Citière, cédait le fief de Champigny à Catherine Nau et à son second mari, Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu (2).Le gouverneur de Lauzon avait outrepassé ses droits en érigeant un fief noble en faveur de M.de Lauzon de la Citière dans les limites d’un autre fief noble, sans le consentement du propriétaire de ce dernier.Aussi, le 1 1 septembre 1662, M.Chartier de Lotbinière, lieutenant général civil et criminel de Québec, rendait le jugement suivant dans un procès entre Jacques Gourdeau de Beaulieu, seigneur de Beaulieu, et Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu qui était en possession du fief de Champigny: “ Tout considéré, nous disons que la terre appelée Champigny échue au sieur de Lauzon la Citière défunt par échange qu’il avait fait avec Jacques Le Levrier n’a pu être érigée en fief noble par M.Jean de Lauzon, conseiller du Roi en ses conseils d’Etat et privé, lors gouverneur, pour et au profit de son fils au préjudice et sans le consentement du sieur de Beaulieu, seigneur, qui avait concédé ou la dite demoiselle sa femme la dite terre en roture au dit Le Levrier aux charges de lui payer les droits et devoirs dûs à son fief ci-devant appellé Berchereau et à présent Beaulieu, pourquoi avons déclaré et déclarons le dit titre et érection en fief (?), défense au dit sieur de Mesnu de s’en prévaloir et attendu que la dite terre appellée Champigny a été quittée, cédée et transportée et délaissée dès maintenant et à toujours au dit sieur et damoiselle de Mesnu leurs hoirs et ayants cause par le père et héritier bénéficiaire et les autres créanciers du dit sieur de la Citière défunt pour paiement de restant de pré-ciput et extinction de pension viagère que la dite damoiselle avait à prendre sur les biens du dit défunt sieur de la Citière, son premier mari, nous avons le dit sieur Peuvret et da- (1) Acte de Jean-Baptiste l’euvret, notaire A Québec, 21 mars 1058.(2) Acte (le Ainlouart, notaire A Québec, 0 février 1662. 453 — moiselle de Mesnu condamnés et condamnons bailler et payer au dit sieur de Beaulieu les lots, ventes et autres droits seigneuriaux (ju’ils peuvent devoir à cause de son fief, terre et seigneurie de Beaulieu, et pour cet effet la dite terre appelée Champignv sera inventoriée et précisée à dire de gens à ce connaissants au plus tôt que faire se pourra et avons le dit sieur et damoiselle de Mesnu condamnés aux dépens.” Voilà l’histoire du fief de Champignv qui eut une existence éphémère mais qui rattache tout de même le souvenir du valeureux Louis de Lauzon de la Citière à la pointe ouest de File d’Orléans.P-G R.LES DISPARUS Louis-H y p polite ’lâché — Né à Saint-Hyacinthe le 30 août 1859, cîu mariage d'Antoine-Louis-Jean-Etienne Taché et de Marie-Charlotte-Odile Beaudet.Admis au barreau le 12 juillet 1883, il fut secrétaire de sir J.-A.Chapleau pendant plusieurs années.Aux élections provinciales de 1900, il fut candidat dans le comté de Témiscouata.Décédé à Montréal le 22 mai 1927.M.Taché publia les Nouvelles Soirées Canadiennes, de 1882 à 1888, Les Homines du jour, de 1891 à 1892, et YOpinion Publique, à Montréal, en 1892.Nous lui devons, en outre, La poésie française au Canada (1881) ; L’île d’.lnticosti ; Faucher de Saint-Maurice (1886); z/ legal hand-book and law-list for Dominion of Canada and a book of Parliamentary and general information (1888); The Montreal Citizen's Directory (1893), etc., etc.I.’abbc J ose ph-P ier r e-A nselnie Mauranlt — Né à Ka-mouraska le 27 décembre 1819, du mariage de Cyriac Mau-rault et d’Emélie Sirois.Ordonné prêtre fe 10 février 1842, il fut vicaire à Saint-François-du-Lac et missionnaire des Abénaquis.En 1844, il lit la mission du Saint-Maurice avec M.Bourassa.En 1848, M.Maurault devenait curé de Saint-François-du-Lac qu’il laissa en 1853 pour prendre la cure de Saint-Thomas-de-Pierreville.Décédé le 5 juillet 1871.Auteur de Y Histoire des Abénaquis publiée en 1866. — 454 — LES SOLDATS FANTOMES DE LA POINTE-A- QUENET Dans la paroisse de la Pointe-Claire, à l’endroit appelé maintenant Beaurepaire et jadis la Pointe-à-Quenet existe une belle maison dont le propriétaire est l’avocat John Augustine Mann, C.R.Cette demeure modifiée et exhaussée a reçu de nos jours, le nom de Dornal Hall.Sous le régime français elle fut habitée par Jean Quenet, inspecteur du castor, à l’emploi de la Compagnie des Indes.A cet emplacement s’attache une légende qui nous fut racontée l’an dernier par Mlle Louise Swindlehurst, alors journaliste et maintenant l’épouse de M.Cooper, de la rédaction de la Gazette.* * * Voici ce qu’on nous apprit : Par une chaude et lourde après-midi, il y a quinze ans, la cuisinière de la Dornal Hall repose sur sa chaise “ berçante ”, opérant avec quiétude la digestion laborieuse d’un copieux repas.La cuisine, domaine de la domestique, est contiguë avec les restes d’un vieux fort qui sert de caveau ou de dépense.Une porte met en communication les deux pièces.Le plus grand silence règne dans la maison lorsque la servante voit la porte du caveau s’ouvrir et un jeune militaire pénétrer dans la cuisine.11 est coiffé d’un tricorne, campé sur une chevelure blanche ou poudrée, et certains détails de son costume indiquent que c’est un officier.N’accordant aucun regard à la domestique, dont il parait ignorer la présence, le nouvel arrivé s’arrête à quelques pas du caveau, et la main gauche appuyée sur le pommeau de son épée, il attend.Par la pbrte restée entr’ouverte, arrivent alors quatre soldats portant fusil sur l’épaule droite et la cuisinière terrifiée voit (car il ne fait (pie remuer les lèvres) l’officier dicter un ordre à ses subalternes.Cependant, aucun son, aucun bruit ne se produisent.Après ces préliminaires, les cinq hommes traversent la cuisine, sortent par la porte qui donne sur la pelouse à l’arrière de la maison, puis s’éva- — 455 — nouissent clans la direction clu lac Saint-Louis dont la grève borne l’emplacement.» * • Le récit de.cette vision ou de ce rêve a été répété maintes fois.Tous les possesseurs de la maison de Quenet se le transmettent et il a fait surgir de nombreuses conjectures.D’abord, on a cherché à imaginer la nationalité des soldats.Les uns ont pensé que ce pouvait être des militaires du régiment de Hesse réfugiés à Beaurepaire, après avoir combattu avec les Anglais de l’armée de Washington.D’autres prétendirent que c’étaient les ombres de quelques soldats français de la garde que devait avoir Jean Que-net, 1 inspecteur du castor, qui demeurait à cet endroit.Que Jean Quenet ait eu une garde, l’hypothèse est plausible, car après le massacre de Lachine, il est probable que ce fonctionnaire en se construisant une maison fortifiée, ait entretenu une petite garnison pour assurer la- conservation des fourrures de la compagnie des Indes qu’il représentait.Un poste aussi éloigné de Montréal était exposé aux incursions, tant de la part des maraudeurs à peau rouge que de celles des cambrioleurs aux visages pâles.On a cherché également à savoir, s’il n’y avait pas eu quelques combats au cours duquel des soldats auraient été tués et enterrés à cet endroit, mais les fouilles dans le sol comme dans les registres ont été inutiles jusqu’à présent.* * * Profitons de ce récit pour remettre en mémoire quelques notes sur le sieur Quenet.Prénommé Jean et marchand chapelier de profession lorsqu’il arriva en la Nouvelle-France, il se maria à Montréal, le 9 décembre 1675, à Etiennette Heurtebise.En 1678, Quenet alla demeurer à l’endroit qui a retenu son nom et où il avait obtenu une concession.Entre temps, il fut receveur des droits des seigneurs, contrôleur des fermes du roi, puis en 1712, il était inspecteur du castor pour la Compagnie des Indes.Le 3 janvier 1718, il épousait, en secondes noces, dame Françoise Cuillerier, veuve de Joseph Trotier des Ruisseaux, vivant, seigneur de Pile Perrot. — 456 D’après une note, dont nous ignorons la provenance, Quenet serait décédé l’année même de son convoi.Sa belle terre de la rive nord du lac Saint-Louis fut acquise en 17(H) par Amable Curot.Par la suite, elle passa successivement à une quinzaine de personnes différentes avant de devenir la propriété de M.Mann.• * * On peut avoir raison de suspecter la véracité de la légende des soldats fantômes.Sans doute elle repose sur un songe dont les éléments doivent provenir de quelques conversations sur le passé du fort Quenet et que la servante avait entendues.Mais, doit-on s’excuser d’en parler?Bien des légendes reconnues fausses, ne se détruisent pas.Quand elles sont jolies, elles sont plus fortes que l’histoire._ Ajoutons encore que les légendes sont parfois des dentelles mignonnes qui ornementent le vêtement de l’histoire vraie,—ou à peu près vraie,—et qu’il n’y a pas lieu de les abolir, si l’on veut bien les prendre pour ce qu’elles sont.K.-Z.Massicottk LES DISPARUS l'rédcric Monde — Né à la Rivière-du-Loup (en haut) le 23 septembre 1847, du mariage d’Antoine Houde et d’Angèle Descoteaux.Il ht du journalisme au Constitutionnel des Trois-Rivières', ensuite aux Etats-Unis, puis au Nouveau-Monde, à Montréal.En 1879, Houde devenait l’unique propriétaire de ce dernier journal qui prit alors le nom de Le Monde.Le 18 septembre 1878, Houde était élu député de Maskinongé aux Communes du Canada.Il représenta ce comté jusqu’à sa mort arrivée à Louiseville le 15 novembre 1884.Il avait publié dans le Nouveau-Monde un roman intitulé l.c manoir mystérieux.Ce roman a été publié en volume par M.Casimir Hébert en 1913 (Tiré de Y Echo de Saint-Justin, 1er février 1927). — 457 — tableau chronologique des principaux FAITS TOUCHANT L’HISTOIRE DE L’HOPITAL-GENERAL DE QUEBEC 1Ô20—Erection par les Récollets d’un couvent et d’une église qui fut la première dans les possessions françaises de l’Amérique Septentrionale.Après la prise du fort de Québec, par les frères Kertk.en 1629, les Récollets durent repasser en France; quand ils revinrent en 1670, ils trouvèrent leurs bâtiments en ruines.1671—Reconstruction de l’église (église actuelle) et d’un nouveau monastère par les Récollets.'677—Le comte de Frontenac fait élever un corps de logis pour agrandir le local des Récollets et s’y réserve un appartement.1692— Mgr de St-Vallier reçoit de Louis XIV des lettres patentes pour l’érection d’un hôpital général à Québec.Il achète à cette fin, le couvent des Récollets.30 oct.—Entrée des premiers pauvres en notre hôpital sous la direction de Soeur Ursule, religieuse de la Congrégation Notre-Dame.Elle est aidée par des personnes charitables dont elle a la surveillance.1693— 1er avril.Arrivée de nos Mères fondatrices : Marguerite Bourdon de St-Jean-Baptiste, Louise Soumande de St-Augustin et Geneviève Gosselin de Ste-Madeleine, professes de choeur, et de la Soeur Madeleine Bacon de la Résurrection, professe converse; toutes quatre religieuses, de l’Hôtel-Dieu du Précieux-Sang, à Québec.1694— Au cours d’un voyage en France, de 1694 à 1697, Mgr de St-Vallier acquiert pour son Hôpital général la terre des Islets, appelée aussi comté d’Orsainville.1697—On fait orner de peinture les panneaux des lambris de l'église et peindre les tableaux de St-Augustin et de Ste-Madeleine, toutes peintures que l’on y voit encore.1701—Le rond-point, servant d’oratoire à saint Joseph et attenant à l’église des Récollets, est converti en un choeur pour les religieuses.1704—22 juillet.En cette fête de sainte Madeleine, 2° titulaire de notre église, Mgr de Laval officie pontificale-ment; c’est sa dernière visite en notre hôpital. 1710—Construction de deux ailes.L’une où étaient les appartements destinés à Mgr de St-Vallier.Actuellement ils servent d’habitation à l’aumônier.L’autre aile était pour le service de l’hôpital.Les blessés tant anglais que français y furent soignés au cours du siège de Québec ( 1759-1760).1714—Mgr de St-Vallier exerce les fonctions de chapelain.Il fait bâtir près de l’Hôpital une maison de petite dimension pour les aliénés et y fait retirer plusieurs femmes pécheresses devant y être renfermées dans des cellules séparées.17'7—Mgr de St-Vallier établit la procession du dimanche pour être préservé des incendies.Cette procession se faisait par les pauvres; un vieillard portait le crucifix et Monseigneur portait la statue de la Sainte Vierge.Les religieuses continuent la même coutume.17^8—Mgr de St-Vallier donne des croix d’argent aux religieuses.11 les fait faire du bâton de la crosse qu’il avait reçue de son frère Henri-Bernard, à sa consécration comme évêque de Québec.1721, 18 sept.—Les messieurs du Séminaire consentent à distraire de la cure de Notre-Dame-de-Québec, l’église de Notr^-Dame-des-Anges, l’hôpital et les terres circonvoisi-nes, pour les ériger en une petite cure.Mgr de St-Vallier, M.le marquis de Vaudreuil, gouverneur, et M.Bégon, intendant, approuvent la séparation ainsi faite en faveur de l’Hôpital général.Le nouvel ordre de choses est aussi confirmé par un arrêt du Conseil d’Etat de Sa Majesté, tenu à Paris, le 5 mars 1722.17-5—Ouverture d’un pensionnat, pour les jeunes filles, dans le but d’aider nos oeuvres d’hospitalité.Erection de la chapelle du St-Coeur de Marie, par Mgr de St-Vallier, qui y fait disposer son tombeau.Il y est inhumé le 2 janvier 1729.• 17—7—-6 déc.Mort de Mgr de St-Vallier.On conserve son coeur dans un reliquaire d’argent, au choeur des religieuses.1736—Construction d’une aile de 120 pieds.C’est cet agrandissement qui nous permet de recevoir un si grand nombre de soldats ou malades aux temps malheureux du commencement de la colonie. — 459 — 1746—Nous recevons en notre hôpital une cinquantaine de matelots atteints des fièvres malignes.Les religieuses donnent leurs matelas et couchent sur la paille.1756— Commencement de la guerre de 7 ans.Un renfort de 6000 hommes arrive de France.La maladie sévit parmi ces gens; on en compte jusqu’à 600 dans notre hôpital en même temps.La plus grande partie de la maison est remplie sans en excepter les lieux réguliers.30 à 40 officiers de tous grades occupent notre salle de communauté et nos infirmeries ; il y en a même de placés dans l’église.22 religieuses sont atteintes du mal : c’est plus de la moitié de la communauté; 7 en sont les victimes.Mgr de Pontbriand nous amène 10 religieuses de l'Hôtel-Dieu pour aider au soin des malades.1757- 1758—Le nombre des catholiques décédés en notre hôpital en 1737 s’élève à 400 et en 1758 à 300 dont; 398 militaires, 200 matelots et les autres de la ville.1759—Québec est assiégée par le général Wolfe.Nos Mères de l’Hôtel-Dieu et les Ursulines n’étant plus en sûreté dans leur monastère, vinrent chercher ici un refuge.Le peuple y cherche aussi un asile,—nos greniers, 110s hangars, nos étables mêmes leur servent de refuge.Les soldats blessés des deux armées nous sont amenés par centaines.Nous soignons les amis et les ennemis.Le général Wolfe en témoigne sa reconnaissance à notre communauté par une lettre très flatteuse?.1759, 13 sept.—Bataille des plaines d’Abraham—Montcalm et ses principaux officiers y perdent la vie.Nous voyons de nos fenêtres le massacre.Dans la nuit un officier britannique de haut grade, le général-brigadier Townshend, demande à voir les trois supérieures: Mère Ste-Hélène, de l’Hôtel-Dieu, Mère de la Nativité, des Ursulines, et Mère de l’Enfant-Jésus, notre supérieure, qu’il savait réunies ici.“ Rassurez-vous, mesdames, leur dit-il, et veuillez aussi rassurer vos soeurs; vous ne serez inquiétées en aucune sorte .” Aussitôt, un détachement de 200 hommes se range en ordre sous nos fenêtres ; les 3 familles religieuses se trouvent constituées prisonnières de guerre.1759, 18 sept.—Les généraux anglais se transportent en notre hôpital pour nous assurer de leur protection et nous charger de leurs blessés et autres malades; en plus, une garde de 30 hommes.Les officiers des deux armées se rencontrent ici à la même table.Nous avons plus de 200 Anglais qui occupent nos salles et nos dortoirs et autant de Français dans notre communauté et nos infirmeries et il ne nous reste pour nous retirer, qu’un petit appartement.Trois jours après la capitulation, nos Mères de l’Hôtel-Dieu et les Ursulines prennent le chemin de leur demeure.La Mère Ste-Hélène, supérieure des hospitalières, laisse 12 de ses soeurs pour nous aider.Les Ursulines ont la douleur de laisser ici la dépouille mortelle de 2 de leurs soeurs.i/t)0—Sur le nombre des blessés français apportés à notre hôpital, il en meurt, après le 13 sept.1759, 193, et après le 2rès l’aliénation de la seigneurie de St-Yallier.Mgr Briand songeait à nous fondre dans d’autres communautés.M.de Rigauville fut le seul qui insista pour notre conservation.1787—Le prince William-Henry, duc de Clarence, troisième fils du roi George III, vient au Canada.Il visite notre communauté.Sur la suggestion de M.de Salaberry, il veut bien, le jour suivant sa visite, honorer de sa présence une cérémonie religieuse de véture, en notre église.1790—Mlle Geneviève St-Ours est considérée comme bienfaitrice de notre communauté par la remise d’une dette considérable.1824—La communauté fait l'acquisition de neuf tableaux peints par M.Jos.Légaré.artiste de Québec.Sept de ces tableaux sont placés dans l’église; les autres au jubé.1843—Il faut ouvrir une infirmerie pour nos hospitalisées malades à l’endroit occupé autrefois par le dortoir des Récollets; les petites cellules aux fenêtres cintrées disparaissent et, avec elles, le monastère perd ce cachet antique qui en faisait pour le pays, un des monuments les plus vénérables du XVI1 siècle.1845—Les aliénés sont transférés à l’asile de Beau- port.1845—A 11,1 mois d’intervalle.28 mai—28 juin, deux incendies réduisent en cendres les faubourgs St-Roch et St-Jean.Notre église reste au service des paroissiens de St-Roch jusqu'à la reconstruction de leur propre temple.1853—Monseigneur Bédini.nonce apostolique au Brésil, visite le Canada.Notre communauté a l’honneur de le recevoir dans ses murs.1864—Notre communauté se dépossédé de ses droits sur le rtef de Berthier, partie en 1859, partie en 1864.1866—Un immense incendie détruit tout le faubourg — 462 — St-Roch et une partie de celui de St-Sauveur.Dix-huit cents familles sont sans toit.Nous donnons logement à autant de personnes que nos salles peuvent en contenir.Notre monastère était au centre des flammes dévorantes c’est à une protection visible du ciel et à l’intrépidité et' habileté d une compagnie d’artilleurs royaux, sous les ordres des lieutenants Haines et Bradley qu’est due la conservation de notre maison.He lieutenant Haines est victime de son dévouement et meurt en notre hôpital.Les Révérends Pères Dblats desservants de la paroisse St-Sauveur, restent sans asile.Nous_ mettons à leur disposition les chambres destinées aux prêtres malades; ils y séjournent plusieurs mois.1009 Le 6 juin, l’église des Soeurs de la Charité de (Juebec, et une grande partie de leurs maisons sont réduites en cendres Nous recevons pendant plus de quinze jours pas moins de vingt-six religieuses; tantôt les unes, tantôt les autres.1868—Fermeture de notre pensionnat, ce qui nous permet d augmenter considérablement le nombre des malades reçus a 1 hôpital.~ '*7t’ 7 sept.—Fondation de l’Hôtel-Dieu du Sacré- Loeiir La Reverende Mère St-Zéphirin, supérieure, la Mère bt-Antoine, assistante, et quatre autres compagnes, savoir: les Meres Ste-Anastasie, St-Jean-Baptiste.' St-Fran-Ç"iN < e baies et la Soeur Ste-Geneviève, converse, élues pour la nouvelle oeuvre, nous quittent aujourd’hui 1882—Impression de l’histoire'de notre monastère sous k titre de Mgr de St-\ allier et l’Hôpital-Général de Oué-n’pèit h\ C fut conte par la Mère St-Félix (demoiselle Ku -,)’ une fl(’s trn,s soeurs orphelines que notre Coin munaute avait adoptées en 1847, lors de l’émigration des înalhetueux Irlandais, fuyant la famine et la peste qui sévissaient en leur pavs.niai—Fondation de l’Hôtel-Dieu St-Vallier de Chicoutimi.Les fondatrices sont: les Mères St-Gabriel supre Marie des Anges, assistance, St-Flzéar et St-Léan-die, religieuses de choeur, et S.S.André, converse.'-^93, 16-18 mai—Fêtes du 21'ème centenaire de la fondation de notre communauté remises à cette époque parce que le lei avril tombait dans la Semaine Sainte.« 463 — 1893* 9 juil.—Départ de deux religieuses, Mère Marguerite-Marie et Mère St-Antoine de Padoue, pour aider une de nos communautés-soeurs à Durban, Natal, Afrique Sud.Six ans après, Mère St-Antoine est élue supérieure de la communauté d’Escourt, autre maison de l’ordre, également dans le Natal.Elle se dépense sans compter pendant la guerre des Boers, à soigner les blessés anglais amenés à l’hôpital.Elle meurt épuisée, victime de son dévouement, en 1900.La cérémonie funèbre revêt un cachet tout militaire.Plus de 300 soldats y assistent.Les infirmiers militaires, les infirmiers civils et les Dublins, chacun leur tour, portent le cercueil au lieu de la sépulture.Dans la suite six autres professes de notre communauté vont à des époques différentes, aider la communauté de Durban.1893, oct.—Visite de lord Aberdeen, gouverneur du Canada et de lady Aberdeen.1902, 21 août—Visite à notre monastère de lord Min-to, gouverneur du Canada, et de lady Minto.1907, 9 nov.—Visite de M.Jean de la Croix de Che-vrières, comte de Sayne, arrière-petit neveu de notre saine fondateur, Mgr de St-Vallier.1907—Les chambres destinées jusqu’ici aux prêtres malades sont affectées à des dames pensionnaires.1908, 21 juin—Seize professes de notre communauté, par ordre de Mgr Marois, vicaire général, prennent part à la grande procession du St-Sacrement organisée pour commémorer le 3ième centenaire de la fondation de Québec.Toutes les communautés religieuses de la ville devaient figurer dans cette grandiose manifestation.1913—Installation d’une salle d’opération pour les besoins de notre communauté et de l’hôpital.Sept religieuses obtiennent le brevet de gardes-malades.1918—Grippe espagnole—30 religieuses ou novices en sont atteintes en même temps—aucune n'en meurt.A l'hôpital quatre cas sont fatals.1919, 46), et nommé au baptême Jean Gélineau.Devenu veuf, quand le fils eut grandi, il décida de veni>-avec lui s’établir au Canada, et ils arrivèrent aux Trois-Rivières vers 1660.Si nous ne connaissons pas quelle industrie Etienne Gélineau exerçait en Erance, nous savons au moins qu'en arrivant au Canada il se fit défricheur et agriculteur.La pièce notariale suivante en est la preuve: “ Le treizième jour de septembre 1662, en cour et juridiction du Cap-de-la-Madeleine, par devant nous notaire, s’est présenté personnellement le IL P.Claude d’AJlouez, de la Compagnie de Jésus, supérieur des missions ez Trois-Rivières et de la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine, lequel a reconnu et confessé avoir donné et concédé à titre de cens et rentes nobles, foncières et féodales, payables par chacun an, au jour et fête de saint Martin d’hiver, à Etienne Gelinat, demeurant de présent en ce lieu, pour lui, ses hoirs et avants-cause, la consistance d’un arpent sept perches de terre de front sur la route générale qui sera faite de profondeur, située sur la dite seigneurie du Cap, par une ligne (pii court nord-ouest, laquelle ligne fait la séparation d’entre les terres d’Etienne de Lafond et celles de la présente concession, d’un autre côté à René Houray (dit Grammont), d’un bout au dernier chenail des 3-Rivières, et de l’autre bout aux terres non concédées appartenant aux PP.de la Compagnie de Jésus, moyennant le nombre de deux boisseaux de blé froment et d’un chapon et de deux deniers de cens et rentes nobles, foncières et féodales, le dit Gélinat, acquéreur, personnellement établi et demeurant soumis en la dite cour, a promis et s’est obligé payer lequel devoir par chacun an.Fait et passé, présence de Guillaume de Larve et Pierre Bourgui-gnolle, témoins qui ont signé avec nous et le Père.D’Allouez Etienne Gelineau ” Dans l’acte de concession cité ici, le notaire écrivait Etienne (ici mat, et le concessionnaire signait au bas du même acte, Etienne Gelineau, très lisiblement.Autre preuve qu on faisait peu de cas de l’orthographe des noms dans ce temps-là, dans le recensement des Trois-Rivières, en i(>b(), le père et le fils sont entrés sur la liste comme suit : Etienne Gelineau père, 40 ans; Jean Gelineau fils, 20 ans.En ibé>7, au Cap-de-Ia-Madeleine, ils sont nommés: Estienne Gellyna père, 40 ans; Jean Gellyna fils, 20 ans.C’est ainsi qu'a commencé le changement de nom.La signature du père a prévalu pour lui-même, mais son fils n’a plus eu d’autre nom que Jean Gelina ou Gelinas.Remarié (à Québec, en 1682, avec Marie Beauregard, veuve de Sébastien Langelier) et demeurant à la Pointe-aux-Trembles, le père fit souche de Gelineau.Son fils Jean, resté sur sa terre du Cap-de-la-Madelei-ne, se maria a Françoise de Charmenil, et fut la souche d’une nombreuse postérité de Gélinas, Gelinas-Bellemare et Geli-nas-Lacourse.Les notaires dans leurs actes, et les missionnaires dans les registres paroissiaux sont responsables de ccs alteiations de noms ( Raphael Bellemare, Ecs sources de I histoire d'y amachichc, p.17).LES DISPARUS Joseph-David brève—Né à Cacouna le 26 février 18^2, du mariage de Joseph-François Frève et d’Angélique Sou-cy.D’abord instituteur au Patronage Laval à Québec, M.l'rêve tut appelé, quelques années plus tard, à remplir les mêmes fonctions à l’Ecole normale Laval où il devait enseigner près d’un demi-siècle.Au mois de mai 1926, le Conseil de I Instruction Publique donnait le titre de professeur émérite à M.brève.Décédé à Québec le 17 mai 1926.M.Frève qui avait longtemps fait partie de la milice canadienne avait publié en 18.un volume intitulé Exercices et évolutions d'infanterie. LES COLONS DE MONTREAL (Suite) 823.Lelièvre, Mathurin.Promet défricher.Arch, du Sém., 22-11-62.Confirmé en 16(>4.Recens.1667.824.Le Maistre, Barthélémy.Boulanger.Promet défricher.Arch, du Sém., 1-11-62.Recens.1666-1667.Noyé en 1681.825.Magnan dit Le Boulanger, Pierre.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-11-62.Tué par les Iroquois le 9-8-64.Tanguay, I, 402, mentionne un Pierre Magnan né en 1627.826.Maignein, Simon.Signe.Promet défricher.Arch, du Sém., 23-11-62.Recens.1667.Ce document le nomme Magnan.827.Masclin, Marguerite.Basset, 14-10-62.Epouse, 1°, le 23-10-62, Jean Cicot (148), et, 2°, le 18-8-67, N.Boyer (1314).Recens.1666-1667.828.May dit Du Meslier, Jean.Promet défricher.Arch, du Sém., 2-11-62.Concession, 5-1-65.Parrain, 24-12-66.Epouse, J.Langlois, en 1668.On le nomme aussi Mée et certains auteurs ont lu Née, parce que Basset fait parfois M.comme N.829.Mignon, Jean-Baptiste.Soldat.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-11-62.Dans Basset, 17-11-63, il est dit : procureur fiscal et signe Le Mignon ainsi que dans un autre acte du 23-12-63 et dans une ordonnance du 15-2-64.Paillon, III, 82, le nomme J.B.Migeon, et croit que c’est le même personnage que Migeon de Branssat ; cependant, les signatures de Mignon et de Migeon sont fort différentes.D’autre part, ces deux personnages se prénomment Jean-Baptiste et tous deux ont été procureur fiscal.Le nom de Migeon de Branssat n’apparaît dans aucun document avant son mariage en 1665 (V.No.1033).830.Morel, Nicolas.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-11-62.Confirmé le 11-7-64.Reg.de N.I).Seules mentions. — 468 — 831.Morin, Marie.B.1649, à Québec.Vint à Montréal en 1662 pour se faire religieuse à l’Hôtel-Dieu (Fail-lon, II, 6).Recens.1667.832.Nafrechoux, Isaac.Meunier.Promet défricher.Arch, du Sém., 22-11-62.Soldat de la le escouade, 1663.Signe.Recens.1667.Quelques auteurs écrivent, erronément : Nafrechon.833.Nau de Beaumont, Bonaventure.Soldat.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-11-62.Basset, 20-5-63.Seules mentions.834.Perron dit Le Carme, René.Promet défricher.Arch, du Sém., 2-11-62.Soldat de la 5e escouade, 1663.Semble être lui qui dans un procès, 22-3-67, est nommé René Peroux.835.Pigeon, Pierre.Basset, 6-11-62.Epouse, le 2011-62, Jeanne Godard (462).Soldat de la 13e escouade, 1663.Recens.1666-1667.836.Pinchon, Guillaume.Natif de Rouen.Basset, 30-1-62.Tué par les Iroquois.S.28-6-62.Doit être le nommé Pinchan dit le Normand mentionné dans Basset, 8-2-62.837.Procé “Un des soldats de la garnison”.Basset, 8-2-62.838.Quentin dit La Croix, Jean.Signe.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-11-62.Soldat de la lie escouade, 1663.Recens.On le nomme parfois : Quintin et Cantin.839.Régnault dit Tambour, Antoine.Promet défricher.Arch, du Sém., 23-11-62.Soldat de la 15e escouade, 1663.Epouse, le 11-1-66, G.Plemarest (1214).Recens.1667.Nommé parfois Antoine et Etienne Tambour.840.Rossignol “ Un des soldats de la garnison ”, Basset, 8-2-62.841.Roy, François.Basset, 6-9-62.Fait contrat de mariage avec Elisabeth Haquin (809), devant Basset, 19-10-62, mais ce contrat est annulé.Seules mentions.842.Saint-Michel “ Un des soldats de la garnison ”, Basset 8-2-62. 469 — 843.Tardivet, François.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-11-62.Soldat de la 9e escouade, 1663.844.Thavenet, Marguerite-Josephte.Signe, Basset, 6-7-62.Epouse, le 2-9-64, F.Hertel (973).Tanguay, I, 305, la nomme De Thauvenet.845.Tessier, Pierre.Promet défricher, Arch, du Sém., 22-11-62.Basset, 10-4-63.Soldat de la 14e escouade, 1663.Confirmé en 1664.Epouse, le 5-7-66.Cath.Va-rin (1211).846.Testard, Jeanne.Soeur de Jacques (481).Basset, 23-11-62.Epouse, le 2-12-62, F.Le Ber (827).Recens.1666-1667.847 .Toupin, Toussaint.Maître de barque.Vient porter une charge de blé, en juin 1662 ( Journal des Jcsui-Demeurait à Québec.848.Toutin, Eloi.Promet défricher, Arch, du Sém., 21-11-62.Justice, janvier 1665.849.Tuillier dit Des Vignets, Jacques.Promet défricher.Arch, du Sém., 21-1 î-62.Domestique du Séminaire.Concession, 1-12-65.Recens.1666-1667.850.Verreau, Barthélemy.Taillandier.Signe, 5-1162, Arch, du Sém., Promet défricher.Arch, du Sém., 2211-62.Soldat de la 5e escouade, 1663.Va, ensuite, demeurer dans la région de Québec.Naissances : 851.Archambault, Laurent.Fils de Laurent (140).B.20-1-62.852.Auger, Philippe.F ils de Jean (196).B.7-1-62.Recens.1666-1667.853.Basset, Benoit.Fils de Bénigne (404).B.21-362.Recens.1666-1667.854.Beauvais, Jean-Baptiste.Fils de Jacques (204).B.7-10-62.Recens.1666-1667.On écrit parfois ce nom Bauvès.855.Benoit, Etienne.Fils de Paul (206).B.25-1262.Recens.1666-1667.856.Chapperon, René.Fils de Jean (450).B.1-11- 62. — 470 — 857.Charbonneau, Jean.Fils d’Olivier (517).H 311-62.Recens.1666-1667.858.Charly, Marie.Fille d’André (146).B.14-7-62.Recens.1666-1667.Devint soeur de la Conefréeration de N.-D.S.1683.859.Chauvin, Marie-Marthe.Fille de Pierre (223).B.17-1-62.Recens.1666-1667.860.Dany, Jacques.Fils d’Honoré (227).B.8-1-62.Recens.1666-1667.861 • De La Porte, Georges.Fils de Jacques (357).B.23-4-62.Recens.1666-1667.862.Desroches, Suzanne.Fille de Jean (72).B.5 et S.6-10-62.863.Ducharme, Pierre.Fils de Fiacre (240).B 218-62.S.22-12-62.864.Fillastreau, Nicole.Fille de René (157).B.304-62.Recens.1666-1667.865.Froguet, Jacques.Fils de Nicolas (387).B.297-62.Recens.1666-1667.866.Geté, Marie-Barbe.Fille d’Urbain (252).B.10-5-62.Recens.1666-1667.867.Godé, Marguerite.Fille de Nicolas (15).B.104-62.Recens.1666-1667.868.Gueretin, Marie.Fille de Louis (256).B.29-362.Recens.1666-1667.869.Heurtebise, Etiennette.Fille de Marin (261).B.2-3-62.Recens.1666-1667.870.Jannot, Robert.Fils de Marin (265).B.29-562.Recens.1667, chez Bouchard (1021).871.Jousset, Louise.Fille de Mathurin (268).B.178-62.Recens.1666-1667.872.Laire, Michel.Fils d’Etienne (270).B.18-562.Recens.1666-1667.873.Lauson, Françoise.Fille de Gilles (272).B.224-62.Recens.1666-1667.874.Le Ber, Jeanne.Fille de Jacques (418).B.5-162.Recens.1666-1667.Recluse chez les SS.de la Congrégation de N.-D.S.1714.875.Le Cavelier, Pierre.Fils de Robert (160).B.77-62.Recens.1666-1667. 47i — 876.Leduc, Suzanne.Fille de Jean (122).B.31 1262.Recens.1666-1667.877.Lemercher, Marie.Fille de Jean (277).B.2410-62.878.Le Moyne, Jean-Baptiste.Fils de Jacques (422).B.2-4-62.Recens.1666-1667.879.Le Sel, Barbe.Fille de Gabriel (162).B.21-962.Dans l’acte le père est nommé Saillie.Recens.1666.880.Lorrin, Jacques.Fils de Pierre (469).B.27-862.Recens.1666-1667.881.Lorrion, Marie.Fille de Mathurin (473).B.25-8-62.S.15-5-64.882.Millet, Marie-Charlotte.Fille de Nicolas (284).B.25-11-62.Recens.1666-1667.883.Millots, Magdelaine.Fille de Jacques (285).B.23-7.62.Recens.1666-1667.884.Raguideau, Augustin.Fils de Pierre (307).B.27-9-62.Recens, de 1666, nommé Reguindeau.Recens, de 1667, chez J.Guitaut (1047).885.Richomme, Marie-Madeleine.Fille de Pierre (92).23-11-62.Recens.1666.886.Robutel, Anne-Françoise.Fille de Claude (309).B.5-2-62.Recens.1666-1667.887.Roiné, Jeanne.Fille de François (312).B.3-1062.Recens.1666, nommé Boisnet ! et par Tanguay, I, 536, Rouanel.888.Roy, Jean.Fils de Jean (607).B.8-2-62.Recens.1666-1667.889.Valliquet, Marie Nicolle.Fille de jean (319).B.20-12-62.Recens.1666-1667.1663 M.Gaudais, sieur du Pont, est chargé, par le roi, de visiter le Canada et il arriva avec 100 familles, soit environ 500 personnes (Paillon, III, 69).Ce dernier chiffre est fort exagéré si l’on en croit les renseignements suivants.La recrue de cette année, pour le Canada, se composait de 300 personnes.dont 75 furent laissées à Plai- — 472 — sance, Terreneuve ; 60 moururent en mer et 159 débarquèrent à Québec.Sur ce nombre 38 filles furent distribuées à Québec, Trois-Rivières et Montréal ; le reste consistait en 6 familles formant 21 personnes et en 10© célibataires du sexe masculin, la plupart jeune gens, clercs, écoliers, etc.De ceUx-ci, il n’en fut envoyé que 6 à Montréal (Conseil Souverain, I, 201).Le rôle de la milice de la Ste-Famille, à Montréal, nous donne la liste de presque tous les hommes (ne faisant pas partie de la garnison) qui étaient en état de porter les armes, avant l’arrivée de la recrue.890.André dit St-Michel, Michel.Basset, 20-5-63.Soldat de la lie escouade, 1663.Epouse, le 8-6-63, F.Na-dreau (475).Recens.1666-1667.891.Auhin, Jean.Soldat de la 2e escouade, 1663.Unique mention.892.Brossard, Julien.Dit être arrivé en 1(363, dans un document du 5-8-78.893.Charron, Pierre.Soldat de la 20e escouade, 1663.Confirmé en 1664.Epouse, le 19-11-65, Cath.Pil-liar (1062).Concession, 28-7-66.Signe dans Basset, 1112-67.894.Chicoyne, Pierre.Soldat de la 15e escouade, 1663.Concession 26-7-66.Recens.1666 (nommé Chicoi-neau) et 1667.895.Dardenne, Pierre.Veuf de Gillette Chaison.Basset, 15-12-63.Recens.1666-1667.896.De Monchy, Nicolas.Basset, 18-8-63.Parrain, 12-10-63.Confirmé en 1664.Nommé greffier de la sénéchaussée et notaire, en 1664.Au recens, de 1667, il demeure chez Chs Lemoyne (66), et sa femme, Jacqueline Perrin, non plus que sa fille Jeanne de Monchy ne semblent demeurer ici.V.B.R.H., 1919, p.83.897.Denosses, Jean.Basset, 7-7-63.Unique mention.^ 898.De fonnau, (ou Tonnan, Touvau ou Touvan).Soldat.Basset, 23-12-63.Unique mention.899.Dodin, Hélène.B.1646.Fille d’Isaac (900).Basset, 25-11-63.Epouse, le 21-1-64, J.De Nian (232). — 473 — Recens.1666.Tuée ainsi que son mari, à Boucherville en 1695.900.Dodin, Isaac.B.1611.Signe.Basset, 25-11-63 et 17-12-67.Agit comme greffier de la justice le 19-5-65.S.1671.Veuf d'Anne Jarnet.901.Du Pont, Louis.Parrain, 12-5-63.Est-ce un homonyme de Louis Gaudais sieur du Pont (905), qui ne devait pas encore être à Montréal, au mois de mai 1663 ?902.Dupuis, Catherine.B.1644.Epouse, le 28-1163, Chs.Martin (910).Recens.1666.903.Faulcon, Marie.Basset, 18-11-63.Epouse, le 2711-63, Guillaume Chartier (220).Recens.1666-1667.904.Fournier, Robert.B.1619.Justice, 22-2-63.Confirmé, 11-7-64.Dernière mention.905.Gaudais, sieur Du Pont, Louis.Commissaire du roi, venu pour visiter le pays : il amène aussi des colons.Arrive à Québec en septembre (Faillon, III, 69).Dut venir à Montréal.906.Guerrier, Jean.Soldat de la 2e escouade, 1663.Unique mention.907.Le Boulanger dit Lafortune, François.Soldat de la 9e escouade, 1663.Basset, 29-5-65.Dernière mention.908.Loquet dit Lafontaine, Antoine.Promet défricher, Arch, du Sérn., 2-2-63.Parrain, 12-11-63.De Mon-chv, 20-7-64.Basset, 5-12-66.Recens.1667.909.Loyer des Cheneverts, Guillaume.Marchand à Québec.Signe dans Basset, 23-9-63.Présent ici de nouveau, en juillet 1667.(Conseil Souverain).910.Martin, Charles.Matelot.Basset, 18-11-63.Epouse, le 28-11-63, Cath.Dupuis (902).Recens.1666.En 1667, il est à Québec, puis à Sorel.911.Meunier dit La Tintaine, Pierre.(Conseil Souverain), 16-10-63.D'après ce procès, il aurait été ici depuis 1659.Basset, 2-10-66.Concession, 28-6-66.Recens.1666-1667.912.Moisan, Françoise.Epouse, le 28-11-63, A.Brunet (786).Recens.1666-1667.913.Moreau, Michel.Soldat.4e escouade, 1663.Concession, 12-12-65.Recens.1666-1667. — 474 914.Petit de Picfelon, Agnès.Basset, 18 et 25-1163.Seules mentions.915.Polo, Catherine.B.1646.Basset, 13-11-63.Epouse, le 26-11-63, E.Campot (789).Recens.1666.916.Roger, sieur des Coulombiers, Charles.Marchand de Québec.Signe dans Basset, 17-8-63.Unique mention.917.Saulnyer, Pierre.Promet défricher, Arch, du Sém., 1-2-63.Soldat de la 14e escouade, 1663.Seules mentions.918.Testard dit Folleville, Charles.B.1640.Soldat de la 10e escouade, 1663.Basset, 6-7-63.Epouse, le 8-266, Anne Eamarque (1183).Recens.1666-1667.919.Thibault, Mathurine.B.1634.Basset, 17-1163.Epouse, le 26-11-63, [.AI ilôt (286).Recens.16661667.920.Thoulomé, Charles.Soldat de la 16e escouade, 1663.Justice, janvier 1665.Recens.1666-1667.Nommé parfois : Thoulommée et Ptolomet, Ptolomée.921.Trajot, André.Meunier.Soldat de la 5e escouade, 1663.Parrain, 24-3-67.Basset, 3-11-67.922.Valade, Marie.B.1664.Basset, 15-11-63.Epouse, le 26-11-63, Jean Cadieu (219).Recens.1666-1667.Naissances : 923.Bailly, Eouise-Jeanne.Fille de François (500).B.16-11-63.Recens.1666-1667.Ces documents la prénomment Louise-Françoise.924.Barbier, Marie-Anne.Fille de Gilbert (2).B.1-5-63.Recens.1666-1667.Première Canadienne qui devint religieuse dans la Congrégation de Notre-Dame.En religion, elle avait nom Soeur de l’Assomption.S.1739.925.Beauchamp, Jeanne.Fille de Jacques (501).B.30-7-63.Recens.1666-1667.926.Beaujean, Marguerite.Fille d’Elie (502).B.208-63.Recens.1666-1667.927.Bouchard, Paul.Fils d’Etienne (212).B.10-263.Recens.1666-1667. — 475 — 928.Brossard, Jeanne.Fille d’Urbain (216).B.176-63.Recens.1666-1667.929.Cardinal, Etienne.Fils de Simon (514).B.169-63.Recens.1666-1667.930.Chauvin, Pierre.Fils de Pierre (223).B.10-1163.Recens.1666-1667.931.Cicot, Catherine.Fils de Jean (148).B.24-10 63.Recens.1666-1667.932.Dailleboust, Nicolas.Fils de Charles (99).B.12-4-63.Recens.1666-1667.933.De La Porte, Catherine.Fille de Jacques (357).Recens.1666-1667.934.De Niau, Charles.Fils de Marin (233).B.3-663.Recens.1666-1667.935.De Saillv, Suzanne.Fille de Louis-Artus (452).B.4-3-63.Recens.1666-1667.936.Desroches, Jean.Fils de Jean (72).B.11-1063.Recens.1666-1667.937.Ducharme, Pierre.Fils de Fiacre (240).B.112-63.Recens.1666-1667.938.Dumay, Michel.Fils d’André (154).B.3-1063.Recens.1666-1667.939.Fillastreau, Perrine.Fille de René (457).B.19-10-63.Recens.1666-1667.940.Galbrun, Marie.Fille de Simon (247).B.2811-63.Recens.1666-1667.941.Gervaise, Louis.Fils de Jean (251).B.24-1163.Recens.1666-1667.912.Geté, Nicolas.Fils d’Urbain (252).B.12-1063.Recens.1666-1667.943.Hunault, Marie-Thérèse.Fille de Toussaint (265).B.12-2-63.Recens.1666-1667.944.Lauson, Marie.Fille de Gilles (272).B.3-1163.Recens.1666-1667.945.Le Ber de Senneville, Jacc|ues.Fils de Jacques (418).1».26-8-63.Recens.1666-1667.946.Lemoyne de Maricourt, Paul, Fils de Charles (66).B.15-12-63.Recens.1666-1667.947.Lo sel.Barbe.Fille de Louis (88).B.30-8-63.Recens.1666-1667. — 4/6 — 948.Malet, Marie-Geneviève.Fille de Pierre (657).B.2-10-63.Recens.1666-1667.949.Milot, Françoise.Fille de Jean (286).B.22 et S.28-1-63.950.Morin, Jacques.Fils de Jacques (365).B.19-663.Recens.1666-1667.Au recens, de 1666, il est nommé Richard.951.Mousseaux, Marguerite-Perrine.Fille de Jacques (291).Recens.1666-1667.952.Panier, Jean.Fils de Daniel (593).B.6-1-63.Recens.1666-1667.953.Perras, Jacques.Fils de Pierre (661).B.24-463.Recens.1666-1667.954.Perrin, Marie-Delphine.Fille d’Henri (126).B.1-4-63.Recens.1666-1667.Au recens, de 1666, elle est nommée, Jarry.955.Picard, Marie-Anne.Fille de Hughes (299).B.3-11-63.Recens.1666-1667.956.Pigeon, Marie.Fille de Pierre (835).B.23-1163.Recens.1666 (nommée Le Roy) et recens.1(367.957.Prud’homme, Elisabeth.Fille de Louis (129).B.21-9-63.Recens.1666-1667.958.Tessier, Jean.Fille d’Urbain (94).B.14-6-63.Recens.1666-1667.959.Testard, Jacques.Fils de Jacques (481).B.23-2-63.Recens.1666-1667.960.Théodore, Jeanne.Fille de Michel (316).B.8-8-63.Recens.1666-1667, chez L.Glory (460).1664 Arri vée, à Québec, au mois de mai et subséquemment, de 300 colons.Sur ce nombre, 50 seront dirigés sur Montréal (Conseil Souverain, I, 189).Sur le nombre alloué à Montréal, deux passagers, décédèrent “ avant aucune distribution” (ib.p.275).961.Berau, François.Confirmé le 11-7-64.Unique mention.962.Boutilier, Mathurine (Sic).Confirmée le 11-764.Semble Mathurin Botelié qui se noie en 1665 (1020). — 477 — 963.Chartier, Louise.Confirmée le ll-7-t>4.Unique mention.964.Chedepots, Pierre.Confirmé le 11-7-64.Unique mention.Recens, de 1667.On le nomme, suivant les documents, Chedepeau et Chedebeau.965.T)e La Borde.Cousin de Madeleine Mulloys.Présent au mariage de celle-ci avec Pezard de la Touche, 20-6-64.Unique mention.966.De Mésy, Augustin de Safifray.Vint à Montréal au printemps de 1664 (Paillon, III, 75).967.Denis, Charles.Confirmé le 11-7-64.Signe, 313-64, au bas d’un acte de Basset en date du 10-10-63.Seules mentions.968.De Sayvre, Antoine.Signe.Basset, 19-6-64.Domestique.Recens.1666-1667.On écrit son nom : De Sevre.969.Des Fonctaines, Jacques.Présent au mariage Hertel-Thavenet, le 2-9-64.Unique mention.On pourrait aussi lire : Des Jonctaines ?970.Desportes de Chiron, Alexis.Basset, 5-6-64.Unique mention.971.Godefroy de Lintot, Michel.Confirmé le 11-764.Epouse, le 2-9-64, Perrine Picoté de Belestre (597).972.Guillory, Simon.Arrivé en 1664 d’après un document du 5-8-78.Armurier.Recens.1666-1667.Epouse, le 6-11-67, Louise Bouchard (1310).Noyé en 1696.973.Jlertel, François.Confirmé le 11-7-64.Epouse, le 2-9-64, Marg.Thavenet (844).974.Le Neuf, Marie.Présente au mariage de Michel Godefroy, le 2-9-64.Unique mention.975.Le Neuf de la Vallière.Présent au mariage Pé-zard-Mulloys, le 20-6-64.Unique mention.976.Loiseau, Anne.B.1636.Epouse, le 21-7-64.G.Gendron (250).Recens.1667.977.Martin, Mathurin.Confirmé le 11-7-6-1 Basset, 21-9-67.978.Nafrechou, Jean-Pierre.Confirmé le 11-7-64.Unique mention.979.Olier, Daniel-Joseph.Confirmé le 11-7-64.Unique mention. 478 980.Pezard de La Touche, Etienne.Epouse, le 206-64, Madeleine Mulloys (727).Nommé gouverneur intérimaire de Montréal, en juin 1664, (Faillon, III, 95).“ Mais cette nomination n’eut pas de suite.” 981.Philippet dit Le Berger, Nicolas.Mort à l’hôpital.S.25-8-64.982.Platte, Catherine.Confirmée le 11-7-64.Recens.1667.Epouse Pierre Caron (1518) vers 1666.982.bis.Sénécal, Jean.Voir nos 1014 et 1235.983.Vessier dit La Verdure, François.Confirmé le 11-7-64.Recens.1666.Naissances : 984.André dit St-Michel, Marie Gertrude.Fille de Michel (890).15.20-4-64.S.20-9-65.985.Archambault, Catherine.Fille de Laurent (140).1’,.25-2-64.Recens.1666-1667.986.Aubuchon, Joseph.Fils de Jean (142).B.19-364.Recens.1667.987.Auger, Jean.Fils de Jean (196).B.13-4-64.Recens.1666-1667.988.Basset, Charles.Fils de Bénigne (403).B.259-64.Recens.1666-1667.989.Beauvais, Jacques.Fils de Jacques (204).B.13-12-64.Recens.1666-1667.990.Bouvier, Suzanne.Fille de Michel (214).B.24-6-64.Recens.1666-1667.991.Cadieu.Marie-Jeanne.Fille de Jean (219).B.15-10-(>4.Recens.1666-1667.Tuée par les Iroquois en 1689.992.Campeau, Etienne.Fils d’Etienne (789).B.29-64.Recens.1666-1667.993.Chapperon, Marie.Fille de Jean (450).B.311-64.Recens.1666-1667.994.Charbonneau, Elizabeth.Fille d’Olivier (517).B.11-7-64.Recens.1666-1667.995.Charly, Zacharie.Fils d’André (146).B.13-564.Recens.1666.S.le 26-5-66. — 479 — 996.Chartier, Jacqueline.Fille de Guillaume (220).B.24-11-64.Recens.1666 (sous le prénom de Charles) et 1667.997.Courtemanche, Madeleine.Fille d’Antoine (524).B.13-1-64.Recens.1667.998.Galihert, Françoise.Fille de Marc-Antoine (652).B.28-9-64.Recens.1666.999.Gaudin, Madeleine.Fille de Pierre (249).B.18-1-64.1000.Goyer, Pierre.Fils de Pierre (559).B.16-564.Recens.1667.1001.Guretin, Jean.Fils de Louis (256).B.26-5-64.Recens.1666-1667.1002.Hunault, Mathurin.Fils de Toussaint (264).B.27-12-64.Recens.1666-1667.1003.Jannot, Jean.Fils de Marin (265).B.18-8-64 et S.2-9-61.1004.Jousset, Catherine.Fils de Mathurin (268).B.5-7-64 et S.13-8-64.1005.Faire, fsaac-Pierre.Fils d’Etienne (270).B.30-8-64.Recens.1666-1667.1006.Langlois, Jeanne.Fille d’Honoré (158).B.16-1-64.Recens.1666-1667.1007.Le Ber, Joachim-Jacques.Fils de François (821).B.10-6-64.Recens.1666-1667.1008.Le Cavelier, Louis-Michel.Fils de Robert (160).B.22-6-64.Recens.1666-1667.1009.Le Moyne, Marguerite.Fille de Jacques (422).B.3-2-64.Recens.1666-1667.Devint soeur du Saint-Esprit dans la Congrégation de N.I).S.1746.1010.Martin, Jean.Fils de Charles (910).B.11-964.Recens.1666.1011.Milot, Jeanne.Fille de Jean (286).B.12-10-6)4.Recens.1666-1667.1012.Perrin, Mathieu.Fils de Henri.B.21-9-64.Recens.1666-1667.1013.Roy, Marie-Agnès.Fils de Jean.B.23-10-6)4.Recens.1666-1667. 1014.Senécal, Jean.Déclare être arrivé en 1661 dans un document du 5-8-78.Epouse Catherine de Seine le 1510-72 (Tanguay, I, 546)).Voir no 1235.1665 Selon Morin (Vieux Montreal, planche 3), la population, cette année, était de 525 âmes.Arrivée du régiment de Carignan, en juin, août et septembre à Québec.Le 29 octobre étaient rendues a Montréal les trois compagnies Salières, Contrecoeur et La Fredière.Les compagnies La \ arenne et Du Gué avaient dû les précéder de Que 1 -cjues jouis ou elles arrivèrent peu après les trois premiè-ies (Roy et Malchelosse, l,c Régiment de Carignan, p.52, 68).Cette année, le roi envoie 100 jeunes filles pour se marier en Canada (Faillon, III, 207).1015.Allouez, R.P.Claude.Attend, à Montréal, des Sauvages des nations supérieures.1016.Barthélémy, abbé Michel.Présent au mariage Migeon-Gauchet, le 26-11-65.Recens.1667.1017.Besnard, Jeanne.Epouse, le 20-4-65, P.Ga-dois (84).Recens.1666-1667.1018.Blois, Marguerite.Epouse, le 17-11-65.fac-(jues Boivin (210).Recens.1667.1019.Bonneau.Michel.Présent au mariage Char-ron-Pilliart, le 19-10-65.Unique mention.1020.Botelié, Mathurin.S.5-8-65, 14 ans Nové (963).* 1021.Bouchard, Guillaume.Signe d'une façon bizarre.Epouse, le 20-7-65, F.Besnard (353).Recens.1667.1022.Boulanger, François.Parrain, 17-3-65.Recens.1667.1023.Bourgeois, Charles.Justice, janvier 1665.Unique mention.1024.Brandon, Anne.Epouse, le 17-11-65, Pierre Dagenets (405).Recens.1667.Basset la nomme Boran-don.Elle dut être brûlée par les Iroquois en 1689 (V B R.IL, 1914, p.111). — 481 — 1025.Huet, Alexis.Justice, janvier 1665.Recens.1667.1026.Chantereau, Pierre.Arrivé en 1665 d’après un document du 5-8-78 (Y.aussi Tanguay, I, 113).1027.Colletr.ieu, Jacques.Signe.Marchand.Parrain, 26-10-65.Recens.1666-1667.1028.Content, André.Soldat.S.25-3-65, 22 ans.Noyé.1029.Dalepol dit La Polisse, Pierre.Soldat de Ca-rignan.S.20-12-65, 27 ans.1030.I)e Bonneau, sieur de La Yarenne, Roger.Présent au mariage Migeon-Gaucher, le 26-11-65.Basset, 30-1-67.Capitaine au régiment de Carignan.1031.De Hautmesnil, Jean-Yincent-Philippe.Ne- veu de l’abbé Souart.Présent au mariage Migeon-Gau-chet, le 26-11-65.Concession, 20-12-65.Recens.1667.Tanguay, I, 233, le nomme Plip et 1,300, P.de Hautmes-ny., .1032.La Fredière.Capitaine et major au regiment de Carignan.Présent au mariage Migeon-Gauchet, le 26-11-65.Commande la garnison de Montréal durant l’hiver de 1666-1667 (Paillon, III, 151).Neveu de M.de Salières.1033.De Salières, Henri de Chastelard.Signe : H.Chastelard Salière.Présent au mariage Migeon-Gauchet, le 26-11-65.Colonel du régiment de Carignan.Parrain, 6-4-66 et 3-1-67.1034.De Salières, François de Chastelard.Fils du colonel (1033).Présent au mariage Migeon-Gauchet, le 26-11-65.Parrain, 10-3-66 et 2-5-66.1035.Desportes, Balthazard.Présent au mariage Migeon-Gauchet, le 26-11-65.Capitaine au régiment de Carignan.1036.Donné, François.Parrain, 17-9-65.1037.Dubois d’Egriseilles, Jean-Baptiste.Prêtre, aumônier du régiment de Carignan.En 1666, il fait partie d'une expédition.Le 16-2-68, il assiste et signe au mariage du soldat Jean Collet, a Montréal.1038.Du Flotte, Annibal-Alexis.Présent au mariage Migeon-Gauchet, le 26-11-65.Il signe : Flotte.Frère — 482 — de La Fredière.On le nomme aussi Des Flottes, En France on écrit De Flotte (Roy et Malchelosse,, Le Régiment de Carignan, pp.69, 70).1039.Duperon, Gilbert.Présent au mariage Mi-geon-Gauchet, le 26-11-65.Signe.Officier au régiment de Carignan.1040.Eloy, Antoinette.Epouse, le 14-12-65, Mathu-rin Marsta (582).Recens.1666-1667.E.-Z.Massicotte (A suivre) LE VOYAGE DE L’INTENDANT DE MEULLES EN ACADIE M.de Meulles partit de Québec à l’automne de 1685 pour l’Acadie.Tl avait vingt personnes avec lui.Tl fit naufrage à l’île de Miscou, le 31 octobre 1685, où il laissa sa barque et tout son monde et se rendit à Beaubassin où il hiverna.11 était rentré à Québec, au mois de juillet 1686.( Dans sa lettre au ministre, datée à Québec le 19 juillet i68f).il dit; •• Mais malgré tous mes malheurs je suis arrivera Québec) les premiers jours de juillet (1686), qui n’est qu un mois plus tard quoique je me sois trouvé éloigné de ma barque de plus de deux a trois cents lieues; vous verrez par la relation que j’ai l’honneur de vous faire, que je n’ai pas attendu que ma barque me soit venu trouver où j’étais” (J.-Edmond Roy, Rapport sur les archives de Prance relatives à l’histoire du Canada, p.553)., Jean-Baptiste-Louis branquelin, maître d’hydrographie à Québec, dressa une carte du voyage de M.de Meulles en Acadie.Elle est intitulée : Carte gcralle du voyage que Monsr De Meulles Intendant de la Justice, Police et Finances de la Nouvelle-France a fait par ordre du Roy, et commence le 9 Nov et fini le 6e juillet 1686.L’original de cette carte est conservé an dépôt des cartes de la Marine, à Paris.Dans son ouvrage La tragédie d un peuple, M.Emile Lauvrière reproduit un plan de Port-Royal (1686) qu’il attribue à l’intendant de Meulles Nous croyons (pie ce plan est tiré de la carte de Franquelin. — 483 — LE DOCTEUR PIERRE-CLAUDE BOUCHER DE LA BRUERE Descendant de Pierre Boucher de Boucherville, gouverneur des Trois-Rivières, seigneur et fondateur de Boucherville, Pierre-Claude était le fils aine de René Boucher de La Bruère et de Julie Weilbrenner.Il fut baptisé à Boucherville le 28 septembre 1807, fit ses études au Collège de Montréal et fut admis à la pratique de la médecine.Le docteur de La Bruère épousa, à Boucherville, le 3 octobre 1836, Marie-Hyppolyte Boucher de La Bro-querie, fille de feu Joseph Boucher de La Bro-querie et de défunte dame Sophie Boucher de Monti-zambert Niverville.Il n’eut qu’un fils, Pierre-René-Jo-seph-Hyppolyte Boucher de La Bruère, surintendant de l'Instruction publique de la province de Québec, baptisé le 6 juillet 1837.à Saint-Hyacinthe.Détail intéressant, Mgr Taché, archevêque de Saint-Boniface, alors élève au séminaire de Saint-Hyacinthe, assistait au baptême.Pierre-Claude Boucher de La Bruère fut d’abord enseigne aide-major, puis lieutenant aide-major de la division de milice de Boucherville, et capitaine aide-major dans le premier bataillon du comté de Kent.Ses trois commissions, datant respectivement du 4 mai 1822, 21 septembre 1825.et 31 janvier 1827, sont signées par le comte de Dalhousie, au château Saint-Louis.Le 15 septembre 1847, le docteur de La Bruère était promu major du cinquième bataillon de milice de Saint-Hyacinthe.Sa commission fut signée par le comte d’Elgin et Kincardine, gouverneur général, demeurant alors à Montréal.% , Une des soeurs du docteur de La Bruère, Julie-Aurélie, épousa Philippe-Napoléon Pacaud, et une autre, Charlotte-Célina, devint l’épouse de Charles-Adrien Pacaud.Les deux soeurs épousaient les deux frères.De concert avec ses beaux-frères, le docteur fonda, en 1836, la Banque Canadienne de Saint-Hyacinthe, mais les troubles de 1837-1838 mirent fin aux opérations de la banque.Soupçonné de sympathie pour les “ patriotes ”, — 484 — le docteur de La Bruère fut arrêté et jeté en prison à Montréal, avec des centaines d’autres.Il fut libéré au bout de six semaines, après avoir fourni un cautionnement de 500 louis, le 27 décembre 1838.Le 4 décembre 1841, le docteur de La Bruère était nommé trésorier du district municipal de Saint-Hyacinthe.Sa commission sur parchemin faite au nom de la reine Victoria, est signée par sir Richard Downe Jackson, administrateur du gouvernement du Canada.Le 22 décembre 1862, le gouvernement lui confiait le poste important d’inspecteur des agences des terres de la Couronne et, le 29 octobre 1867, celui de directeur de la colonisation dans le Bas-Canada.Le 28 mai 1870, le docteur de La Bruère était chargé par le gouvernement de porter le secours au comté de Chicoutimi, vaste contrée du nord de la province, qui venait d’être visitée par d immenses feux de forêts.C'est au cours de cette mission remplie au milieu de difficultés sans nombre que le docteur de La Bruère contracta une maladie qui devait avoir raison de sa forte constitution, moins d’un an plus tard.Le docteur de La Bruère décéda le 19 mai 1871, à Saint-Hyacinthe, âgé de soixante-trois ans et huit mois.Son épouse, Marie-Hyppolyte Boucher de La Bro-querie, mourut au même endroit, le 29 novembre 1874 (!)• F.-J.Audet QUESTION Dans une obligation reçue le 14 juillet 1662 par Pierre Moreau, tabellion royal et garde-note héréditaire en la ville et gouvernement de Larochelle, Pierre Boucher de Gros-bois est qualifié de “ conseiller du Roi au conseil établi pat-Sa Majsté à Québecq, en la Nouvelle-France”.Pierre Boucher a-t-il réellement été membre du premier conseil établi dans la Nouvelle-France?T.R.(1) Lu plupart île ces notes nous ont ètè fournies par son petit-fils, M.Montarville 11.île La Bruère, auquel nous offrons nus plus sincères remerciements. — 4«5 — LES NOMS DES HUES a MONTREAL La rue Saint-Pierre.—Environ six ans après la fondation de Montréal, M.de Maisonneuve reçut ordre de concéder des terres à ceux qu’il jugerait dignes et capables de cultiver et Pierre Gadbois fut aussitôt favorisé.V oilà pour quoi l’histoire lui accorde le titre honorable de “ premier habitant de Montréal Son contrat de concession date du 4 janvier 1648, et c’est le plus ancien acte notarié des archives de Montréal.La terre concédée au sieur Pierre Gadbois avait 360 pieds de front par 3600 pieds de profondeur.De nos jours, elle occuperait l’espace compris entre la rue Saint-Paul au sud et la rue Ontario au nord; entre la rue McGill à l’ouest, et la rue Saint-Pierre à l’est.Cette rue, on le sait, fut tracée en 1672, par l’abbé Dollier de Casson et Benigne Basset, arpenteur-notaire, et comme elle occupait une lisière de la terre de Pierre Gadbois, nous soumettons que ce fut pour cela qu’elle reçut le nom de Saint-Pierre.Les rues Rccollcts, Le Moyne et Sainte-Hélène — Après le décès du pionnier Gadbois, son bien-fonds passa à ses enfants, et il fut morcelé assez rapidement.Des emplacements furent vendus le long de la rue baint-1 ierre, puis le long de la rue Notre-Dame.En 1692, et apiès, les PP.Récollets acquirent plusieurs de ces lopins pour en former un rectangle assez vaste où ils eurent couvent, chapelle et jardin.Sous le régime anglais, après le décès des derniers Récollets, les autorités anglaises s’emparèrent de 1 immeuble et, en 1818, elles l’échangèrent pour l’île Sainte-Hélène, propriété de l’honorable Charles Win.Grant, époux de la dernière baronne Le Moyne de Longueuil.L’honorable M.Grant fit subdiviser le terrain et tracer trois rues auxquelles il donna les noms appropriés de Sainte-Hélène, Récollets et LeMoyne.E.-Z.Massicotte — 486 — L’ORIGINE DU NOM BIC Quelle est l’origine du nom de la paroisse du Bic?Il y a là-dessus trois théories (|ue nous exposerons brièvement.Comme le mot Bic est inconnu dans notre langue et qu'il ne se trouve pas au dictionnaire, il est naturel qu’on lui ait attribué une origine indienne.C’est la première théorie.On s’explique quelle ait rencontré des partisans, quand on sait que les Micmacs venaient au Bic pour y faire la chasse et la pêche, bien des années avant l’arrivée des Français, et que toute une troupe y périt tragiquement.Mais il paraît que le mot Bic, ni rien qui lui ressemble, ne se rencontre dans la langue micmaque.D’ailleurs, il est facile de prouver que ce nom était inconnu de ces indigènes, en 1535.Cette année-là, quand le sachem de Donnacona raconta à Jacques Cartier l’histoire du massacre, il ne dit pas qu’il se passa au Bic, mais sur une Ysle (pii est le travers du Saguenay.Voilà un commencement de preuve.Et comme, après ce tragique évènement, les traditions micmaques veulent que ces sauvagies n’aient jamais voulu retourner camper au Bic, on pourrait bien en conclure (pie, désirant oublier jusqu’au souvenir de ce désastre, ils n ont pas songé à donner un nom au lieu qui en avait été le théâtre.Il faut donc écarter cette supposition d’une origine indienne.Elle n’a d’ailleurs jamais eu de partisans sérieux.j Alors, puisque ce mot n’est pas français, il ne reste plus qu’une alternative: Bic serait la corruption d’un autre mot français.Il y a tant d’exemples de transformations de ce genre.De 1 Anse-au-Gris-Fond, n’a-t-on pas fait l’Anse-au-Griffon?et du Gros-Morne, le Gros-Môle?Et que d’autres encore! Cette hypothèse étant admise, nous restons encore en présence de deux théories.La première est du Révérend Edmund L.Slafter, amotateur de la traduction anglaise du Voyage du Sieur de Champlain, par Charles Pomery Ottis.L’auteur réclame la paternité de la seconde.D’après le Révérend Slafter, Bic dériverait du mot français bicoque, nom peu flatteur en vérité, dont Cham- 4*7 — plain aurait décoré notre beau port de nier.Mais traduisons le texte même du savant annotateur : “Au lieu de Hic, dit-il, Champlain a écrit Pic.ce qui est probablement une erreur typographique.11 semble probable que Hic vient du mot français bicoque qui signifie endroit de peu d'importance, petite ville triste et pauvre.Sur les cartes modernes, nous trouvons maintenant, près du site de l’ancien Hic, Bicoque Rocks, Kicquette Lights, Hic Island, etc.” a C’est bien gratuitement que l’auteur de cette note prête à Samuel de Champlain une appréciation si peu flatteuse de l’un des plus beaux sites du St-Laurent, et même de tout le Canada.Aussi, le moins qu’on puisse dire, c est que le Révérend Slafter a fait de la fantaisie toute pure.Rien ne l’autorisait à imaginer pareille supposition, alors qu il ne lui était pas permis d’ignorer et le site enchanteur du Hic, et l’âme d’artiste du noble fondateur de Québec.Si telle eût été la pensée de Champlain, avait-il besoin de cette abréviation?Ltait-il plus difficile décrire le .mot bicoque tout au long, comme il 1 avait fait pour celui de Mantanne?Ht pourquoi le Hic aurait-il été bicoque plus que tous les autres ports du fleuve déjà visités par 1 illustie découvreur?Serait-ce parce que le havre du Hic.est le plus beau et le plus vaste du St-Laurent?Quant à l’importance de la place, le savant écrivain ignorait-il que, rien n ayant été encore fondé en Canada, en 1603, toutes les “ villes ” devaient avoir la même importance?._ L’auteur 11’a qu’une raison qui, à première vue, semble donner un peu de vraisemblance à sa théorie, les noms de Bicoque Rocks, Biquette Lights, qu’on trouve sur les cartes modernes.Mais en y réfléchissant, on voit qu’il y a bien autre chose sur les cartes modernes.D’ailleurs, nous n’avons jamais entendu désigner sous le nom de Bicoque, ce rocher du hic, surmonté d’un phare tournant.On le nomme le Bicquet, dans le langage populaire, le Bicote.Et Bic-quet, ceux qui connaissent le français le comprennent, est un diminutif de Hic: c’est le petit Hic, par opposition au grand.Voilà la première théorie.Encore une.fois, elle est de la fantaisie toute pure, et ne mérite pas qu on s y attai de davantage. — 488 — La seconde semble avoir plus de valeur et paraît généralement admise parce qu’elle s’appuie sur des textes dont I interpretation ne laisse pas de doute.Elle veut aussi que Bic soit la corruption d’un mot français mais d’un mot qui rappelle mieux sa forme actuelle que celui de Bicoque.Elle n’admet pas la supposition gratuite des ‘‘erreurs typographiques” j-t croit que les éditeurs de Samuel de Champlain ont, tout bonnement, pris le texte même du découvreur, sans lui prêter un sens qu’il était difficile de prouver.Cette seconde opinion pretend donc que Bic est la corruption ou la forme adoucie de I îc, nom que Champlain a trouvé si approprié à la haute montagne surplombant le havre dont il était venu “ prendre connoittance ”.Pourquoi chercher midi à quatorze heures et prendre plaisir à compliquer les choses les plus simples ?Cette théorie que nous avons exposée en 1906, dans un article de 1 Album Universel, nous l’avons retrouvée, un peu plus tard, dans des ouvrages sérieux, et nous croyons qu’elle mente bien un peu de l’être.Avant 1 année 1603, Le Bic avait été connu des navigateurs sous divers noms.Jean Cabot l’avait appelé les Yles (le bt-Juan, Jacques Cartier les Islots de St-Jehan, Rober-val, le Cap de Marbre.Au printemps de 1603.Samuel de Lhamplam et Pontgrave remontaient le St-Laurent et le 2 > mai, ils entraient dans le havre du Bic.Voyons dans quels termes ds signalent ce fait dans leur journal de voyage • Dudict Mantanne, écrit le fondateur de Quebec ' nous vi usines prendre connoiffance du Pic, où il y a vingt’lieues qui est à ladite bande du Su ”.* ’ Bien des fois encore, dans les années suivantes, jusqu’à 1 année 1613, il donnera 1 occasion à ses éditeurs de faire de nouvelles erreurs typographiques”, en écrivant toujours Be 1 îc.Un jour meme, en 1626, il ajoutera: “ C’est une montagne fort haute et pointue, qui paraît au beau temps de dix a quinze lieues, et elle est seule de cette hauteur au respect de quelques autres (pii sont proches d’elle ”.Le Kevérend Sla fter n a sûrement pas lu ce dernier nas-sage car il n eut jamais inventé la théorie de la bicoque.L evidence saute aux yeux.Champlain, frappé de la hauteur de cette montagne, d’une altitude de 1470 pieds au-dessus du niveau de la mer.la nomme le Pic.Et pour justifier — 489 — cette appellation, il apporte les raisons que nous venons de lire.N’est-ce pas suffisamment clair et précis?En 1608, Lescarbot publiait son Histoire de la Nouvelle-!'rance.Encore une “erreur typographique”, puisqu’il y parle aussi du Pic.C’est en 1613, que Champlain lui-même modifie l’orthographe de ce nom, pour lui donner celle d aujourd hui.Dans les années suivantes, nous voyons les missionnaires l’écrire: Bic, biq, bisq, bisk.Mais pourquoi cette transformation?Pour raison d’euphonie sans doute.Il parait que dans certaines provinces de France, pourquoi pas dans la Saintongte, la patrie de notre découvreur, on remplace assez souvent, pour raison d euphonie, la lettre "p” par la lettre “h”, dans beaucoup de mots.Quelle que soit la valeur de cette supposition, il ne reste pas de doute que le Bic a été nommé le Pic, par Samuel de Champlain, en 1603, à cause de cette “ montagne fort haute et pointue ”, qu’il avait vue de Matane.C’est ce qu il fallait prouver (L’abbé J.-D.Michaud, Le Hic; les étapes dune paroisse, p.45).LES DISPARUS Charlcs-Amcdéc Vallée — Né à Québec, le 17 octobre 1850, du mariage de Pierre-Prudent Vallée et de Henriette Casault.A l’âge de dix-neuf ans, il s’embarquait avec le premier détachement des zouaves pontificaux et fit toute la campagne contre Garibaldi.De retour au pays, M.Vallée entra au service de la Banque Nationale.Il fut pendant plusieurs années gérant d’une des succursales de cette institution à Montréal.En 1890, le gouvernement Mercier nommait M.Vallée gouverneur de la prison de Montréal, poste qu’il occupa pendant une vingtaine d’années.11 fut 1 un des commissaires qui s’occupèrent de la construction de la prison actuelle de Montréal.Il fit à cette occasion plusieurs voyages en Europe et aux Etats-Unis, visitant prisons et pénitenciers.Il rapporta de ces voyages des plans^ et un rapport qui firent de la prison de Montréal une geôle modèle.M.Vallée décéda à Saint-Gabriel-de-Brandon le 19 mars J924.Sa Sainteté Léon XIII avait créé M.Vallée chevalier de l’Ordre militaire de Saint-Grégoire-le-Grand. — 490 — LA FAMILLE COOKE Les “ Cooke ” reçurent leurs titres et privilèges de noblesse sur le champ de bataille.Ils combattaient dans la cavalerie “pour la foi et pour le roi ” ! En reconnaissance de leurs services, Jacques II les ennoblit, en les nommant The Cookes of the Cavaliers.Leur fortune patrihioniale de Carlow fut confisquée, après la bataille d’Anghrin, mais rien ne sut ébranler leur foi et leur patrimoine.John Cooke, grand oncle du premier évêque des Trois-Rivières, était curé de Ballymote, a Sligo.Son aïeul se nommait aussi John.Il demeurait aussi a Cork, où il avait épousé Margaret Morey, d’origine écossaise.John-Thomas Cooke, père du futur évêque des Trois-Rivières, était né en Irlande, à Lisle, comté de Cork.Jeune encore, il s était expatrié, ne pouvant plier son caractère fier, vif et altier sous la discipline sévère d’une école irlandaise, fortement appuyée de l’autorité paternelle.Thorn s’affranchit de 1 une et de l'autre en se blottissant à fond de cale, dans un bâtiment en partance pour le Canada.( Recommadé par le capitaine au commandant de File Sainte-11 élètie, ce dernier fit apprendre a son protégé le métier de meunier.l’lus tard, le seigneur Montour l'appela à la Pointe-du-Lac.lout en mesurant sac de farine et sac de blé, le nouveau venu ne manqua pas de faire un brin de cour à Isabelle Guay, fille du capitaine de milice de l’endroit, brave famille de cuitivateurs, très estimée dans la paroisse.Les parents ne voyaient pas le jeune homme d’un bon oeil: son titre d’étranger leur était particulièrement antipathique.Mais le jeune meunier avait du caractère, de la resolution, et, le 6 sept mil h e i/90, il conduisait a 1 autel ht belle et jeune canadienne.Le curé Gagnon bénit ce mariage, et le père de l'épouse donna en douaire à sa fille, une terre sise sur le bord du fleuve, à vingt-cinq arpents à l’ouest de l’église.Les jeunes époux s’établirent en ce lieu.I ht mai iage de 1 homas Cooke avec Isabelle Guay naquirent huit enfants: iJ Thomas, baptisé le g février 1792.Il fut le premier évêque des Trois-Rivières. — 49i 2° Marie-Pauline, baptisée le 23 décembre 1793, mariée, le 26 février 1816, à Edmond Méthot, veuf de Adélaïde Gouin.304 André, baptisé le 31 décembre 1793.Marié à Marie Moussette, il eut trois fils: André, Maxime, Thomas, et une fille, Eulalie, mariée à Edouard Frigon.André Cooke mourut en 1878, âgé de 84 ans.40 Marguerite, baptisée le 6 septembre 1796- Elle épousa, à Negnac, Nouveau-Brunswick, Louis Allain.5° Pierre, baptisé le 2 octobre 1799.E unit son sort à Rose Lafleur.6° Jean-Baptiste-Richard, baptisé le 15 février 1801.Marié, le 30 janvier 182b, à Emilie Cloutier, il décéda en t861, laissant entre autres enfants, un fils, Richard-Stanislas Cooke, qui devint maire des Trois-Rivières, député du comté du même nom puis jugie de la Cour Supérieure.70 Anne, mariée à Charles Falardeau, de Saint-Alban.8° Elisabeth, née le 1er novembre 1806.Sa vie fut un long tissu de bonnes oeuvres, et surtout marquée au sceau du plus fraternel dévouement pour Mgr Cooke (Les insulines des Trois-Rivières, vol.troisième, p.14).QUESTIONS Dans le registre journalier des malades à l’Hôtel-Dieu de Québec, en octobre 1690, que reproduit M.Myrand dans son ouvrage : Sir William Phipps devant Québec (p.313)-je rencontre Louis Le Cronier dit Le Grand, vicomte de Rouales, âgé de 25 ans.Ce vicomte égaré dans les troupes du Canada, car il paraît avoir été blessé au siège de Québec en combattant comme soldat, a-t-il laissé quelque trace dans notre pays?Tanguay n’en fait aucune mention ni comme Cronier, ni comme Le Grand, et c'est ce qui fait croire qu il a quitté le pays peu après 1690, sans s’y être marié.Aeg.F.Tanguay, dans son Dictionnaire, mentionne Charles-Denis Riverin comme seigneur du fief de la Chevaline.Où était ce fief?X.X.X. 492 — LE DOCTEUR DANIEL TRACEY Son épitaphe, dans le cimetière de Notre-Dame-desNeiges, section C, no.39, à Montréal.Ici repose le corps de Daniel Tracey, M.D.qui mourut du choléra le 19 juillet 1832.Il était natif de Roscrea, comté de Tipperary, Irlande, et gradué de Trinity College, Dublin.Sa carrière en Canada a été distinguée par un grand dévouement à la cause de la liï>erté du pays, qu’il plaida avec talent et intrépidité dans le Vindicator, journal fondé par lui en 1828, et dont il continua à être le gérant jusqu’à sa mort.Il fut emprisonné à Québec pendant dix jours par ordre du Conseil Législatif pour un prétendu manque de respect envers ce corps, contenu dans un article principal.A sa mise en liberté, il fut reçu en triomphe par le peuple de Montréal le 5 mars, et depuis lui témoigna sa reconnaissance en l’élisant membre du parlement pour le quartier de l’ouest de cette ville le 21 mai suivant, 1832.Comme journaliste et patriote dévoué, sa mémoire sera toujours vénérée par ses concitoyens, dont trois scellèrent de leur sang, la veille de son élection, la confiance reposée dans son intégrité.Ce monument a été érigé au Dr.Tracey, A.D.1866 par son frère John Tracey, d’Albany, N.Ÿ.pour remplacer celui qui fut érigé en 1833 , _ par ses amis personnels Sir Louis H.Lafontaine, le docteur Vallée et Ovide Perrault. — 493 — Nota.—Cette épitaphe, gravée sur le côté sud-est du monument Tracey, est aussi gravée en langue anglaise sur le côté nord est.C’est la plus longue épitaphe dédiée à la mémoire d’un seul individu, de tout le cimetière de N.-D.-des-Neiges.Here repose the remains of the late David Tracey, M.D.who died of cholera 19th July 1832.He was a native of Roscrea, County Tipperary, Ireland, and a graduate of Trinity College, Dublin.Ilis career in Canada was distinguished by devotion to the liberties of the country, which be ably and fearlessly, advocated in the Vindicator newspaper established by him in 1828, and of which journal he continued Editor to the time of his death.By order of the Legislative Council he was imprisoned during ten days in Quebec for alleged disrespect to that body contained in a Editorial article.On his liberation he was received in triumph by the people of Montreal on the 5th March.and they further testified their gratitude by electing him member of Parliament for the West Ward of the City the 21th May following 1832.As a public journalist, and devoted patriot, bis memory will be ever venerated by his fellow citizens, three of whom sealed with their blood on the eve of his election, the trust reposed in his integrity.This monument was erected to Dr.Iracey A.D.1866, to replace one erected in 1833, by his personal friends Sir Louis H.Lafontaine, Doctor Vallée and Ovide Perrault.Ovide Lapaucr — 494 — JOSEPH GUEGUEN L'abbé J.-A.L’Archevêque, curé de Cocagne, sous !a rubrique : Les Missions Acadiennes, disait, dans le Moniteur acadien du 5 novembre 1914, çe
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