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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1927-12, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXIII LEVIS — DECEMBRE 1927 No 12 JEAN-BAPTISTE LE COMPTE DUPRE, SEIGNEUR D’ARGENTENAY Le colonel Le Compte Dupré fut un de ceux qui, en 1775“* 177Ô.sacrifièrent leur intérêt pour conserver le Canada à l’Angleterre.Né à Montréal le 25 février 1731, du mariage de Jean-Baptiste Le Compte Dupré et de Marie-Anne Hervieux, il s’enrôla dans la milice aussitôt qu’il fut en âge de porter un fusil.Dès 1/55- Ie gouverneur Duquesne lui donnait une commission de capitaine de milice.Nous n’en avons pas de preuves écrites, mais nous avons le droit de présumer qu’en 1759 M.Dupré fit son devoir.Le 13 juillet 1758, M.Dupré avait épousé Catherine Martel de Brouage, fille de l’ancien commandant pour le Roi à la côte du Labrador.Peu après son mariage, il vint s’établir à Québec.Pendant le siège de Québec par les Bostonais en 1775, M.Dupré, qui était major dans la milice canadienne-française, fut un des plus ardents défenseurs de la capitale.L’anecdote suivante que nous cueillons dans le Courrier de Québec nous montre les services rendus par M.Dupré à la cause de l’Angleterre.“C’était en novembre 1775.L’ennemi était aux portes de la ville.Trois sergents de la milice canadienne-française forment le complot de faire entrer les Américains par une 706 — petite porte près de la poudrière, dont un des sergents commandait la garde.M.Dupré, faisant sa ronde à onze heures du soir, découvre le complot et en avertit le lieutenant-gouverneur Cramahé.Les sergents sont pris et emprisonnés jusqu’en mai suivant.On fit leur procès, et ils avouèrent,que sans le colonel, la ville aurait été prise.” C’est sans doute pour punir Al.Dupré de sa loyauté (pie les Bostonais s’attachèrent à lui faire tout le tort qui était en leur pouvoir.Plus de quatre cents d’entre eux s’installèrent à sa terre, près de Québec, et la ruinèrent à peu près complètement.Dans la seigneurie d’Argentenay dont il avait l’administration ils enlevèrent tous les blés, farines et effets qu’ils purent transporter.Le gouverneur Carleton, pour reconnaître le dévouement de M.Dupré à la cause britannique, le nomma, le 4 mars 1778, colonel de toutes les milices de la ville et du district de Québec.“Pendant plus de vingt ans, dit le Courrier de Québec, tout le district de Québec fut sous ses ordres, et le zèle avec lequel il s’acquitta de son devoir lui mérita toujours l’amitié, la confiance et la reconnaissance de tous les miliciens.” Dans l’été de 1778, M.Dupré passa en Angleterre où il eut l’occasion de rencontrer plusieurs fois lord Germain.Celui-ci devint l’ami du gentilhomme canadien et c’est à sa demande que M.Dupré fut appelé au Conseil législatif en 1786.Le fief d’Argentenay en File d’Orléans était la propriété de M.Martel de Brouage.A la mort de celui-ci, en 1761, il passa à ses filles.C’est M.Le Compte Dupré qui s’occupa pour elles de mettre cette belle terre en valeur.Le 3 juillet 1783, il en devenait l’unique propriétaire.M.Dupré décéda à Québec le 5 mai 1820.Nous lisons dans la Gazette de Québec du 8 mai 1820 : “ Décédé à Québec, à la 90e année de son âge, J.-B.Le Compte Dupré, Ecr., colonel du 1er bataillon de milice de Québec.11 a été second commandant de la milice canadienne pendant le siège et le blocus de cette ville dans l’hiver de 1775-1776.Son service a été chanté ce matin dans la chapelle du Séminaire, après quoi son corps a été porté dans la barque à vapeur Lauzon à Saint-François de File d’Orléans où il doit être inhumé.” L — 707 — Sous l’ancien régime, les seigneurs avaient le privilège de se faire inhumer dans l'église paroissiale de leur seigneurie.Le plus souvent, on les inhumait sous leur propre banc.M.Dupré est le seul seigneur d’Argentenay qui s’est prévalu de ce droit.P.-G.R.LES DISPARUS L’honorable Henry Black—Né à Québec le 18 janvier 1799, du mariage de James Black et de Margaret Black.Il fut admis au barreau, le 20 mars 1820.Le 28 septembre , 1836, M.Black était choisi par le gouvernement impérial comme juge de la Cour de vice-amirauté de Québec.Il remplaçait le juge Kerr, destitué.Les juges des cours d’amirauté étaient alors nommés directement par le gouvernement anglais, et le juge Kerr avait été destitué à la suite des accusations portées contre lui par la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada.Le juge Black devait présider ce tribunal pendant près d’un demi-siècle.Le 18 avril 1840, le gouverneur Poulett Thompson nommait M.Black membre du Conseil Spécial.Il n’y siégea pas longtemps puisque l’existence de ce corps prit fin le 10 février 1841 par l’union des deux Canadas.Le 29 mars 1841, M.Black était élu député à la Chambre d’Assemblée par la ville de Québec.On sait que sous 1 Union la cité de Québec n'était représentée à la Chambre que par deux députés.M.David Burnett fut élu en même temps que M.Black.Ce dernier fit partie de la Chambre jusqu’au 23 septembre 1844.M.Black décéda à Cacouna le 16 août 1873.“ Le juge Black était à la fois un esprit des plus solides et des plus distingués, et un homme de coeur.Dans toutes les questions de droit, sa parole faisait autorité.11 était profondément instruit et sur aucun sujet on ne prenait son érudition en défaut.Les plus anciens avocats le consultaient et son avis faisait loi.Il était plein de bonté et d’intérêt pour les jeunes qui avaient recours à ses lumières ” (L’Evènement, 16 août 1873).Le juge Black avait été créé compagnon du Bain (C.B.) par son souverain et l’université de Harvard lui avait conféré le titre de docteur en droit. — 708 — LA FAMILLE DE L’HONORABLE ETIENNE MAYRAND Tout dernièrement, Paul Lagarde émettait dans Comedia de Paris, une réflexion dont les folkloristes et les eénéa- i a logistes ont éprouvé maintes fois la vérité.‘‘Il est rare, disait le journaliste français, qu’une légende quelle qu’elle soit, n’ait pour origine que l’imagination des hommes.Sous la légende, il y a presque toujours un fait historique, un détail réel, fait ou détail que transformèrent, amplifièrent, colorèrent l’esprit des poètes et la tradition des peuples.” Quelques jours après avoir noté ce qui précède nous recevions la visite d’un généalogiste amateur qui nous posa cette question : ‘‘Les anciens rapportent que l’honorable Etienne Mayrand, fameux dans la région à l’est des Trois-Rivières, au début du XIXe siècle, était né en France et qu’il était venu s’établir au Canada avec un de ses frères.Est-il possible de vérifier cette assertion.?” Réunissant nos notes avec celles de M.Michel Côté, de Louiseville, un chercheur et un collectionneur qui recueille toutes sortes de renseignements sur les hommes et les choses de sa petite patrie, nous sommes en état de démontrer que la tradition a légèrement erré.Jean-Baptiste Mayrand et son frère Henri-Guillaume apparaissent dans le gouvernement de Montréal quelques années après la fin du régime anglais.Dans un acte, Jean-Baptiste énonce qu’il est fils de Léger Mayrand et de Claudine Couvet, de la paroisse de Riom, en Auvergne.De son côté, Henri-Guillaume, lors de son mariage en 1767, se dit fils de Léger Mayrand et de Catherine Collevet, de la paroisse de Notre-Dame-de-Maringues, diocèse de Clermont, en Auvergne.Les divergences entre les deux déclarations sorrt considérables.Cependant, on 11e peut nier la parenté, puisque dans l’acte de mariage de 17Ô7, il est spécifié que Jean-Baptiste est “frère de l’époux” lequel est Henri-Guillaume.N’étaient-ils que frères consanguins ?Nous n’es- — 709 — saierons pas d’approfondir ce point ici, car nous voulons surtout nous attacher à Jean-Baptiste et à sa descendance ( i ).Première génération Jean-Baptiste Mayrand épousa, probablement dans la légion de Montréal, et vers 1765, Marie-Amable Setau, baptisée à Montréal le 24 janvier 1732 (2) et fille de Jean Setau (3) dit Sanschagrin et de M.-Madeleine Rocheleau dit Vieil.Les époux Mayrand-Setau firent baptiser les enfants suivants à Montréal : Henri-Guillaume, le 2 janvier 1766.Marie-Amable, le 10 janvier 1767.Pierre-Donaventure, le 15 mars 1768.Dame Mayrand décéda le 24 septembre 1769, âgée de 39 ans.• Le 23 juillet 1772, Jean-Baptiste Mayrand convolait à Montréal, avec Agathe, fille de Jacques Roy et de Françoise Prud’homme.La nouvelle épouse était âgée de 19 ans et demi ; quant au marié il avouait 39 ans, mais il se rajeunissait peut-être, comme nous le verrons ci-après.De ce second mariage naquirent : Jean-Baptiste, baptisé le 11 juin 1774 et inhumé en I775- Etienne, baptisé le 3 septembre 1776 et continuateur de la lignée.Jean-Baptiste .Mayrand fit un testament en 1776, (greffe Panet) et un autre en 1785 (greffe Mézières) mais cela ne paraît pas avoir “avancé ses jours”, car il ne quitta ce monde que le 5 avril 1807, à l’âge de 84 ans.,Si ces chiffres sont exacts, il avait donc 49 ans lorsqu’il se remaria.La veuve Mayrand convola à son tour, le premier février 1815, avec J.-B.Auger, veuf de Marie Lamy, et mourut, âgée de 84 ans, elle aussi, le 4 juin 1835.(1) Los Mayrand établis il Montréal au XVIII siècle puis dans le comté de Maskinongé ne semblent pas avoir de lien de parenté avec leurs homonymes «lit Cap-Santé et de Deschambault.L’ancétre de ceux-ci était en Canada dès le ile siècle.(2) Tanguay n’a pus connu cet acte.(îî) Ce nom est écrit selon les actes : Setau, Settau, Seto, Ceto et Estt>. 710 — Deuxieme génération Etienne Mayrand, né en 1776, voyagea dans l'Ouest où il s’acquit du capital dans la traite des fourrures; k son retour dans le Bas-Canada il s’établit à Louiseville et s’occupa de négoce, de finances et de transactions d’immeubles.En 1812, il fit partie de la milice comme officier.Sa qualité de grand bourgeois et son état de fortune l’entraînèrent dans la vie publique ; il devint député de 1816 à 1838; membre du Conseil exécutif en 1838 et du Conseil législatif en 1841.I/honorable Etienne Mayrand se maria quatre fois.i°—Dans l’Ouest, il épousa une sauvagesse ou une métisse dont il eut deux filles qu’il ramena avec lui.2°—Sophie Héneau, à Berthier, le 20 août 1806.L’unique enfant de cette union naquit et mourut en 1807.3°—Thérèse Heney, à Montréal, le 30 septembre 1811.Elle mourut en 1825 âgée de 36 ans, laissant plusieurs enfants.Voir ci-après.40—Félicité Le Maître-Bellenoix, veuve de Louis Gau-vreau, à Notre-Dame de Québec, le 2 août 1827.Elle décéda le 2 f avril 1851, âgée de 66 ans.Du troisième mariage ( Mayrand-Heney) nous relevons les naissances qui suivent : a) Maric-Thércsc-Eloise, b.le 17 août 1812; mariée le 1 o mai 1830 a Ovide Pelletier, de Maskinongé.b ) Georges-Etienne, b.le 4 juin 1814, marié à Marie-Jeanne Dame, fille (lu docteur Alexandre Dame.c) Marie-Caroline, b.le 14 février 1816; mariée le 6 juillet 1835 à Louis-Romuald Fortier, négociant de Québec.d) Jean-Baptiste, b.le 9 février 1818; marié le 2 juin 1840 à Marie-Louise Le Maitre-Lottinville.Ce jean-Baptiste eut pour fils Hormisdas Mayrand, qui fut député aux Communes.e) Marie-Aurélie, b.le 17 octobre 1819; mariée le 31 août 1847 à Georges Caron, qui fut député.f) Marie-Léocadic, b.le 28 août 1821; mariée le 30 juillet 1840 a Joseph Déguisé, notaire et négociant, originaire de Québec et qui exerça à Saint-Léon de Maskinongé.g) Henri-Guillaume, b.le 6 septembre 1823; marié à Antoinette Valérie Garceau.Ce Mayrand fut médecin. — 711 — h) Edouard, b.le 3 mai 1825 ; marié le 26 juillet 1847 ;i Marie-Denise Lupien.L’honorable M.Mayrand s'était fait bâtir sur le côté ouest de la grande rivière du Loup (Louiseville) une spacieuse maison de pierre, mesurant bo pieds de longueur par 35 pieds de profondeur.Deux grandes pièces de cette maison servaient de "salons” l’un pour la famille, l’autre pour M.Mayrand.Dans celui-ci on n’était admis que sur demande.Si par hasard quelqu’un pénétrait dans “cet asile" sans y avoir été invité, le maître de céans foudroyait l’intrus de son regard et lui faisait savoir “qu’il ne recevait pas dans le moment”.Sa petite-fille, dame F.-X.Thérien, conserve encore une partie du mobilier et de la vaisselle de son grand’père.Celui-ci fut inhumé le 25 janvier 1872, âgé de 96 ans.La grande maison des Mayrand fut détruite par un incendie, le jour de Pâques 1906; elle était alors la propriété de Cuthbcrt Damphousse.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Rodolphe Laferrière.—Il appartenait à une famille de journalistes.Son père fut l’un des premiers membres de la galerie de la presse à la Chambre des Communes; un de ses frères fut employé à la Presse, Montréal, et un autre fit aussi du journalisme pendant quelques années.Rodolphe Lafer-rière fut pendant dix-huit ans sur la brèche, tant comme reporter, correspondant et rédacteur en chef.11 servit sous Oscar McDonell, Charles Savary, Michel Vidal, A.N.Montpetit, Joseph Marinette, Ejlie et Emmanuel Tassé, tour à tour directeurs du Canada, d’Ottawa.Il remplaça ce dernier comme rédacteur en chef de ce journal.M.Laferrière fut président de la galerie de la presse aux Communes, en 1903.Il fut plus tard nommé traducteur au Hansard.Né à Hull en 1869, du mariage de J.-O.Laferrière et de Marie Morin, il avait fait ses études à l'université d’Ottawa.Il est mort à Hull le 17 janvier 1910.F.J.A. — 712 LETTRE DE M.BOCHART CHAMPIGNY, INTENDANT DE LA NOUVELLE-FRANCE, AU MINISTRE Monseigneur, L’état où se trouve présentement la colonie nous doit faire désirer bien tost l'arivée des secours que nous avons demandez, Mr.le comte de Frontenac et moy.Nous vous avons informé par nos lettres du mois de novembre, portées par la frégate la Fleur de May, (pie nous avons fait partir exprès pour cela, que nous étions dans une fort grande disette de vivres, que de dix ou onze navires partis de France pour ce pays en 1690, il n’en estait arrivé que trois, (pie nous avions repoussé les Anglais dans l’entreprise qu’ils avaient faite sur Québec et (pie nous étions menacez de les voir revenir ce printemps avec de plus grandes forces.On ne manque pas icy de résolution et de fermeté pour s’opposer vigoureusement à leurs desseins et je me persuade que vous aurés lieu d’en estre satisfait.J’ay conservé soigneusement les larts et les farines venus l'an passé, en sorte que j’en ay encore pour faire subsister les troupes durant deux mois, mais nous avons fort peu de munitions.Je vous envoyé, Monseigneur, les duplicatas des lettres et mémoires (pie je me suis donné l'honneur de vous escrire par la frégate la Fleur de May.Un estât de la dépense des fortifications faites à Québec et à Montréal durant l'année 1690, je crois (pie vous aurez eu la bonté de faire faire un fond pour les payer comme je vous ay prié par ma lettre du 14 novembre der ou bien que vous aurez ordonné que cette dépense sera prise sur les revenans bons de 1689 ; elle monte à quinze mil trois cens quatre vingt dix huit livres dix sols quatre deniers, non compris 2630 1.10 s.payez par les habitans de Québec, je vous avais mandé (pie lesdits habitans devaient payer 4000 1.de cette dépense, mais je ne vous avais pas expliqué que s’était monnaye de Canada qui ne valient que 3000 1.de France, dont ils n’ont né- — 713 — anmoins payé que lesdits 2630 1.10 s.à cause de plusieurs non valleurs causées par la pauvreté.Estant absolument nécessaire d’achever la clôture de Quebec, de faire des retranchemens dans la place, couvrir les redoutes, racomoder les batteries, en faire des nouvelles, faire une nouvelle palissade aux Trois-Rivières, celle qui y est estant entièrement ruinée, et achever le fossé qui est autour de Montréal, nous avons commencé de faire faire lesdits travaux, la conservation du pays dépendant de la sûreté de ces trois endroits ; je vous envoyé, Monseigneur, un état de la dépense qu’il conviendra faire pour cela, quelque économie et bon usage que 1 on fasse des deniers du Roy on ne poura pas y dépenser moins que les vingt mil livres que je vous ay demandez.Les soixante quinze mil livres ordonnez pour les dépenses de la guerre de 1690 ont esté employées à leur destination suivant deux états que je vous envoyé, l’un est de 42309 1.9 s.qui contient ce (pii avait esté payé jusqu’au per.septembre 1690 dont je vous ay envoyé autant le mois de novembre dernier et l’autre de 32276 1.16 s.10 qui est ce qui a esté payé depuis et principalement à l’o-casion du siège de Québec.Il y a encore des dépenses faites pour la guerre, mais elles seront portées sur la présente année dont je vous rendray compte et de celles (pii seront faites à l’avenir par les vaisseaux (pii viendront, je suis bien ayse, Monseigneur, de vous assurer que je m’attache de plus en plus à ménager les fonds du Roy puisque je scay bien que mon devoir m’y oblige et que c’est la chose qui vous est le plus agréable.Je vous envoyé un état de revenans bons pour quelques munitions distribuées aux trouppes durant une année finie le dernier septembre 1690.Tl monte à 3133 1.18 s.dont je feray charger le trésorier dans la recepte de son compte de l’année 1690.J’ay fait remettre icy au commis de Mr.de Lubert trois mil livres provenues de dix milliers de poudre envoyez en 1688 pour estre vendus aux marchands du Canada, cette somme fesant partie des fonds que Mr.de Lubert luy a fait remettre ladite année, mais j’ai remar- — 714 que par un proi et de compte de clerc à maistre dressé par ledit Sr de Imbert pour son dit commis qu’il ne luy fesait pas faire recepte de cette somme ayant esté payée sur le port de Rochefort sy cela est, le commis de Québec en doit compter comme un revenant bon, ce que Mr.de Imbert doit expliquer.Dans l’ordre du 14 juillet 1690, pour les dépenses de ce pays, il y a dix huit cens livres de gratification pour douze anciens officiers des troupes a raison de cent cinquante livres chacun.Il n’y en avait que onze employés en 1689, le nom de celuy augmenté en 1690 est en blanc.Le Sr de la Touche Champlain, ancien capitaine étably en ce pays, s’est présenté pour la recevoir, je vous prie, Monseigneur, de me faire scavoir pour qui elle est affin de la faire payer et en mesme temps vous me marquerés s’il vous plaist, si vous avez agréable qu on paye à l’avenir aux veuves et enfans des Srs Dugué et Contrecoeur qui en ont un extrême besoin les gratifications accordées à leurs maris portées dans le mesme ordre.Je vous ay mandé, Monseigneur, qu’il y avait à Québec cent cinquante matelots basques qui s’estaient sauvé de l’Isle Percée lors de la prise de leurs vaisseaux par les Anglais, ces basques n’ayant pu repasser en France l'année dernière faute de batimens sont tombés dans une très grande misère en sorte que j’ay esté dans l’obligation d’en faire vivre une partie chez des habitans et de les passer dans les rôles des compagnies pour payer leur nouriture.Il serait nécessaire, Monseigneur, que j’eusse icy un ordre de vous pour défendre de passer dans les compagnies aucun cadet qui n’eut seize ans et qui ne fut actuellement au service affin d’éviter les persécutions qu’on me fait continuellement pour cela.Les hardes qui devaient estre données aux troupes en 1690 n’étant pas arrivées j’ay esté obligé d’en acheter icy, le commis du Trezer, en fait l’avance et je l’en feray rembourser de l’argent qui proviendra de celles qui vien dront de France que je feray vendre pour cela, affin de — 715 — ne pas faire cette augmentation de dépenses sur les fonds qui seront faits.Quoy que nous ayons Mr.le comte de Frontenac et moy fait tirer par le commis de Mr.de Imbert au mois de novembre dernier pour 87377 1.de lettres de change sur France affin d’avoir des fonds en ce pays, nous n’avons pas laissé d’estre obligez de faire cette année une nouvelle monnaye de cartes pour satisfaire à toutes les dépenses, une partie de nos fonds qui sont en munitions n’étans pas arrivée l'année dernière et nous avons fait rembourser la monaye de cartes faite en 1690.Il est bien nécessaire, Monseigneur, de se servir de quelque autre expédient pour avoir des fonds en ce pays tous les ans qui puissent suffir pour faire les dépenses des cinq ou six premiers mois de l’année süivante, si vous voulez donner un ordre pour faire payer en France à deux ou trois mois de veues les lettres de change que l’on ferait tirer icy par le commis de Mr.de Lubert au départ des derniers vaisseaux.on poura trouver à emprunter de nos marchands jusqu’à cinquante mil escus en argent comptant ; nous vous prions, Monseigneur, d’y vouloir penser et de considérer le tort que cela fait aux troupes qui achètent beaucoup plus cher en monnaye de cartes qu’elles ne feraient en argent comptant et encore ont-elles bien de la peine à trouver le nécessaire.Je vous envoyé, Monseigneur, la relation de ce qui s’est passé à la mort du Sr de la Salle qui a esté envoyé aux Pères Jésuites par leur missionnaire du fort St-Louis des Islinois, le Sr de Tonti qui ne sçavait pas cette mort est parti des Islinois il y a environ quinze mois pour en aller aprendre des nouvelles.Quand il sera de retour, je vous informeray de ce que j’auray pu scavoir par luy, la relation (pie je vous envoyé contient des circonstances dont on peut tirer des lumières en cas (pie le Roy veuille envoyer des vaisseaux pour trouver l’entrée de la rivière qu’on a cherchée.Je vous envoyé aussy un nouveau mémoire fait par le Sr Hazeur concernant les bois qui se trouvent dans son habitation à la Mallebaye (pie vous aurés agréable — 716 — de faire examiner avec celuy 9, 102, 107, 128, 156,159, 192, 206, 208, 210, 212, 216, 223, 239, 242, 245, 248, 250, 284, 287, 290, 294, 302, 305, 311, 324, 327, 331, 347, 349, 351, 353, 358, 372, 416, 431, 453, 456, 460, 489, 557, 606, 680, 691, 702, 704.Dorval, L’ancêtre des.ojH Doublet, Jean-François.206 Drapeau, Le seigneur Joseph.385 Duprê, Jean-Baptiste, Le Compte.__ .705 Duval, Geo.-Arthur-Odilon.) „ j 212 Du Lhut, Daniel de Greysolon, sieur.139 Dupont tie Neuville, Notes sur Nicolas.129 Esclave, Un baptême d’.155 Famille sacerdotale, Une.593 765 Familles nombreuses, Pension (lu roi aux.220 Fleury des Marais, Lu famille.201 Fornel, Jean-Louis.311 Forteresse, L'histoire d'une.34s Francisco, Les 135 ans d’Henry.jqq Francs-Amis, La Société des.251 Francs-maçons, Les.30(1 Frères Hospitaliers de la Charité de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, Notice sur les.522 Frère, Joseph-David.40,1 Frontenac, Sa harangue prononcée le 23 octobre 1(172.735 Frontenac, Sa réponse aux Cinq Nations Iroquoises.0H1 Gagnon, Jean-Philéas.42 Gauthier, L’honorable juge Félix-Odilou.12H Gélinas, canadien, Le premier.403 Germain au gouverneur Haldimand.Lettre de lord.401 Gingras, L’honorable Jean-Elle.248 Gladu, K.P.Louis de Gonzague.223 Gouthier, Le K.P.Pierre-Théophile.83 Goyer, Le Père Olivier.702 Grasset de Saint-Sauveur, Où est né le bienheureux.03 Gravel, L’abbé Louis-Joseph-Pierre.242 Gregory, William.500 Gueguen, Joseph.404 Guenier ou Guesuier, Le Père.070 Guitel, Jehan.502 Habitants de la Nouvelle-France, Les premiers.702 Hamilton, Une lettre du gouverneur.88 Haucourt, sieur de Lieu, Nicolas de.740 Hearn, John-Gabriel.230 Henry, Edme.150 Ilertel, Une supplique de François.040 Hètu.Léonard-Ovide.208 Iliché, conseiller au Conseil Supérieur, Henry.103 Histoire et, roman.388 Hocquart au ministre.Lettre de l’intendant.010 Hope, L’arrière-fief.307 Hôpital-Général de Québec, Tableau chronologique des principaux faits touchant l’histoire de 1’.457 Houde, Frédéric.450 Iberville.Le sieur d’.38 Iles du St-Laurent, entre l’ile aux Coudres et l’île d’Orléans.448, 534 Janclot, L’officier.211 Jarret, de Verehères, Une.411 La Barre, Le médecin de M.de.207, 300 La Brosse, Un acte du Père.,.587 Lac des Deux-Montagnes, La seigneurie du.41 Lnfrance, Charles-Joseph Lévesque dit.557 Lnfresnaye au Cap Saint-Ignace, Le flef de.40 Lanuudière ou du Lac Maskinongé, La seigneurie de.210 Landriêve, Pièces au sujet de M.407, 558, 020 Landry, Le major-général Joseph-Philippe.250 Langlois, Jean.287 Larue, L’honorable Jules-Ernest.107 Lavallée, Calixa.00, 414 Lavaltrie, Barbe de.148 Leblond, La plus ancienne souche des.088 Leclerc, L’abbé Nazalre.704 — 766 — Lecours dit Barras, La famille.Leduc, procureur général du Conseil Souverain.Le sieur.Lfe était-il d’origine anglaise.Thomas.LeM ay, Léon - Pu m phile.Le Mesurier, Nicolas._ ’ ’ Le Moine, Le banquier Benjamin-Henri.Letnoyne de Maricour.Le sieur.Lériger de La Plante.i-e Boy.la» soldat (tilles.I.e Roy, L'Age de Nicolas.I.espérance.John Talon.’’ ’ Lessard, L’aneéfre des.Lettre d’un canadien captif des Iroquois en 1001.! ."’ liévis.prés du pôle nord.Lignons, Le capitaine François-Marie Le Marchant de.Lindsay.Pharles-Gowen.Littérature canadienne.’ ’ Livaudière en 1750, Habitants et censitaires de la seigneurie I.oge de francs-maçons, La première.Lotbinière.Au sujet de la famille de.’.'., .’’ Lotbinière, Le capitaine de.Lotbinière.Louis-Théandre ( lial'tier de.Lotbinière, Une supplique de M.de.\\ Lotbinière.René-Louis Chartier de.Lotliinière, René-Louis de.Lotbinière, René-Louis de.Les vers burlesques de Lozeau.Permis d'enseigne A Jean.’ Madeleine, Une expédition aux îles de la.¦ ¦ Magnan.L’abbé Joseph-Koch.Mai de la liberté.Notes sur le.Mailing, Le géant Modeste.Malijay, Paul de.Manchon autrefois, L'usage du.Marchand.I.e peintre J.-N.Marée de la Sainte-Madeleine.La.'.' .Marin, I.e sieur.Maskinonge.La seigneurii» de Lanaudièro ou du Luc Mangue, maître d'école, Claude.Mauraait, L'abbé Joseph-1‘terre-Anselme.Mayrand.I.a famille de l’honorable Etienne.McDonnell.Théo-Alexandre-!(scar.McDougall.La famille.Meant, Alexandre.Métrai, Louis de.Meyer.Le peintre Arminius.Missolonghi.Le siège de.’.Mondelet A l'honorable Louis* de Saiabêrry, Lettré dé J.M Montgomery.L’épée du général.Montlgny.Pierre-Jean-Ilaptistt» Testant de .Montour.Le R.P.Athanase.Montréal au 18e siècle.Un Vauxhall A .Montréal.Les noms de rues A.Montréal.Les colons de.170.224, 312.‘170 l.'l.'i ’ 4cV .Vis Morisse, Le sieur Charles.Munkel, I.e docteur William-Ernest.'.Napoléon et la baie d'Hudson.Neuville en 1725, Le lief de.Nicolet, Les journaux de.O Canada, terre de nos aïeux.247 .123 352, 726 .92 .288 .213 .25J .729 .13s 149.370 .692 .54!* .403 .241 .102 .253 de.243 .306 .389 .254 .198 .741 , .257, 585 .585 .264 .147 .400 .353 .15 .335 .284 .325 .209 .599 .124 .21!* .104 .453 , .708 .738 .401 .408 .610.695 .373 .249 .529 .295 .373 .303 .485 013, 650 , .47 .350 .413 .252 .338 .89 — 767 - Orléans.Acte de prise de possession de la seigneurie de Tile.Outlas, Le sieur.Paeaud.secrétaire du Hoi, Antoine.l’neaud, Philippe-Napoléon.l'nseuud, La famille.Papineau il John Neilson, Lettres de L.-J.Papineau il A.-M.lîourassa.Lettre de L.-J.Paroisse canadienne, La.J o .IL’4 .17 .a 5 4 .84 .653 092, 739 .0 82 Patron, Jean-Jacques.i;?9 Peachy, Joseph-Fetdinand.159 Peguillon, Le chevalier de.o 1M Pelletier, L’ahbé Thomas-Benjamin.434 Pelletier, Hémi-Octave.410 Pension du roi aux nombreuses familles.220 Pièce de 1703, Une.288 Placier, Thermite de William-Henry, Théodore de.112 Plante, L'ancêtre des.750 Planté, Joseph-Bernard.327 Plessis, Lettre pastorale de Mgr.103 Plessis.Mandement de Mgr.100 Politesse ili' grand seigneur.285 Power, L’honorable juge William.351 Praetor A Madame de Saluberry, Lettre du colonel.432 Prise de possession, Plaque de.240 Quesnel, L'honorable Frédéric-Auguste.399 Habachini, Le musicien.302 Kainczay, Le fort.398 Kegistres de l’étut-civil de la province île Québec.77 Kignult, Pierre-Pram;ois.321 Kinfret dit Malouin.Uémi-Ferdinand.331 Kosnlba, L’auteur de.094 ltoss.L'honorable James-tlibb.311 Itouales, Le vicomte de.491 Houillard, Liste des ouvrages publiés par Eugène.303 Rouleau, Charles-Edmond.245 Rout hier, A.-15.90 Saillant de Collégien, Antoine-Jean.23 Saint-Denis, L'abbé Joseph.349 Saint-Hilaire, La croix colossale du mont.580 Saint-Michel de Bellechasse en 1752, Les habitants de.43 Saint-Roch de Québec, La paroisse de.3, 05, 100 Salnt-Vnllier, Mgr de.155 Saint-Zacharie de Metgermette, Les rangs de.334 Sainte-llélène, L’ile.14 Sala berry, Lettres de l’honorable Louis de.100 Saluberry au général Clarke, Mémoire de l’honorable Louis de,.301 Saluberry A sa femme.Lettre de l'honorable Louis de.357 Salaberry, héros de ChAteauguay, A propos de.8S Saluberry, Lettres de Maurice-Itoch de.52 Salaberry A son père, Lettre de.519 Sanguin et, Les frères.215 Sarras dit Beaupré, Antoine.98, 217 Sarrazin, Brevet de chirurgien des troupes du Canada pour le sieur.70 Sculpture religieuse au Canada, Pour servir A l’histoire de la.307 Seigneuries de l’ancienne Acadie, Les.343 Signer d’une croix.537 Simard, L’abbé Henri.742 Sirène du Lac Supérieur, La.044 Société des Francs-Amis.251 — 768 — Société des Amis.760 Sol canadien! terre chérie!.222 Soldats fantômes de la Pointe-â-Quenet, Les.454 Stein, La famille.607 Suicide sous le régime français, La peine du.60S Surgères.François de la Rochefoucauld de.10.1 Suzor, Louis Thimothée.172 Taché, Jean-I’aschal.287 Taché, Louis-Hyppolite.451 Tavernier dit Sanspitié, La famille.701 Terme, Le suisse Jean.511 Terreau, Charles-Roch.580 Terreau, Louis,.124 Testament avec clause dérogatoire.26 Têtu, Charles.92 Têtu canadien, Le premier.126 Thibault, Les ouvrages publiés par Charles.168 Tourette.Claude de Greysolon, sieur de la.119 Traeolles.Le médecin Illalse de.579 Tracey.Le docteur Daniel.492 Vallée, Charles-Amédée.489 Varia.Jean-Victor.240 Yaudreuil au ministre, Lettre de.374, 447 Vauxlmll A Montréal au 18e siècle, l’n.101 Vers burlesques de 1666, Les.533 Vézina.L’ancêtre des.119, 649 Vigor et les centenaires, Jacques.199 Vigor.L'honorable Denis-Benjamin.216 Vigor, Jacques.' ' 153 Vigor.L’honorable Louis-Michel.354 Vieux registres, vieux papiers.987 Villes fondées par des Français et des Canadiens en Amérique.531 Voyageurs en 1775.Engagement de.74s Wurtele, I/'miiornble Jonntlian-Sexton Campbell.704
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