Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1928-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES R K Ell EII Cil ES II 1 ST 0 Kl 1)1 ES VOL.XXXIV LEVIS — MAI l'L'S \o :> DOCUMKNTS SUR i'IKRKK CONSTANTIN Nous voyons dans l'ue paroisse historique de la Xou-velle-I'ranee, Xotre-Damc de Sainte-I'oy, de M.le chanoine Scott qu’en 1(>7 Guillaume Constantin était établi à la cé)te Saint-Ignace et qu'il avait douze arpents de terre en valeur.Ce Constantin, originaire de Sesons, en Bretagne, avait épouse a ( Htébec, le 2o mai lool, Jeanne Classe et en eut plusieurs enfants.Lun deux, Lierre, baptisé à Siller}- le 21 avril lt>66, s'établit dans la seigneurie de Maure (Saint-Augustin) et y épousa, le (> novembre 1696, Marguerite-Suzanne Guyon du Rouvray.Constantin devint un des citoyens importants de Saint-Augustin.Il fut marguillier et on le voit souvent désigné sous le titre de major «le la milice de la seigneurie de Maine.Les Giiyon étaient de fameux traiteurs.Ils se ren dirent à la baie d Hudson, en Acadie et dans 1 ( Liest.Constantin prit-il des parents de sa femme le goût poulies expéditions lointaines ." Nous avons le (boit de le présumer puisque, peu après son mariage, il partait pour le Labrador pour faire la traite avec les Sauvages.Il semble que Lierre Constantin fut pendant quelques années à l'emploi de Augustin Le Gardent de Coin-temanche qui, à partir du commencement du dix-luutiè-nie siècle, fut l'homme important et le commandant poulie roi à la cote du Labrador. Constantin se rendit plusieurs fois à Terre-Neuve et linit par décider François Hazeur, un important négociant de Québec, à y entreprendre un établissement en société avec lui.I.e o mai 170F, les deux associés signaient le document suivant : " Fi ait té et conventions entre nous François Hazeur, conseiller au Conseil souverain de Québec, et Pierre Constantin, intéressés et propriétaires de la concession du l’ortachoix en l’Isle de terre neuve,'pour le vova- ge que le dit sieur Constantin v va faire en canot le’ 3e may 170F.Premièrement Fn considération des peines et soins du dit sieur Constantin allant luv même sur les lieux et qu’il y conduira et réglera nos affaires communes dont il rapportera un mémoire ou journal de l’état des lieux et des appa-renses de cette entreprise qui se fait entre nous par moitié, umy le dit Hazeur promest luy payer de mes deniers paî t milliers la somme de trois cent cinquante livres pour Je dit voyage.1 “Au moyen de quoy tout ce quy se fera et provien-* 1,1 (U.( v Vr ‘t^e t‘uit ‘tlbam venant que séjournant sera partage, égal lenient par moitié entre nous deux après touttes les avances t-t frais primitivement pavé.” Nous courons également les risques de touttes les a unces fautes pour le dit lieu suivant le compte et fac- é rinîceiTS Cn S1'"Uerons le tout à nos risques par moi- en ‘ ' e Jules-Adrien Kirouac en énumérant simplement les pi nicipales oeuvres qu’il a réalisées dans les deux dernières paroisses où il fut curé.En charge pendant sept ans de la cure de ht-MMachie, il travaille à la réfection k 1 extérieur de 1 église, il restaure presbytère et cime-Kte.t.nt construire a ses frais un aqueduc pour proté-T, Çgh^1 et le village.Un jour un groupe nombreux ' 1 ahens.lui Présentent quatre belles bannières qui font 1admu.ition des etrangers qui visitent l’église de St* alachie, car pendant deux ans il fit la prédication en trois langues : anglais, français et italien à cause de la présence dans son église de cent cinquante Italiens qui travaillaient au Transcontinental.Malgré ces travaux, M.l'abbé Kirouac trouva le temps d’écrire une excellente monographie de sa paroisse.Curé de Ste-Justine depuis 1910, il construit une église de belles dimensions, restaure le presbytère, refait à neuf le cimetière, érige un monument au Sacré-Coeur et un Calvaire, élève une chapelle des morts, installe la lumière électrique dans l’église, organise un bazar qui lui rapporte $5,000, fait construire un trottoir en ciment devant l’église, préside à l’installation de croix en fer dans les rangs, fonde la paroisse de St-Cyprien où il érige une chapelle-école devenue le presbytère actuel, enfin il réorganise, à Ste-Anne des Prappistes, 1 important pèlerinage du canton.L’an dernier, a cet endroit, Mgr Arsenault.P.1)., présidait une réunion de 5.500 pèlerins.M.le chevalier François Kirouac avait fondé une maison prospère où se faisait, en gros, le commerce des farines.Sous l'intelligente impulsion de son fids, M.Cyrille Kirouac, qui lui succéda, le commerce continua de prospérer et prit, chaque année, de l’extension.L habile financier québécois, M.Napoléon-G.Kirouac, est l’un des fondateurs des Prévoyants du Canada.11 est à la tête d’une très importante manufacture de boîtes et s’occupe activement de débentures municipales.Et voilà pour ceux des fils de M.le chevalier Kirouac que nous avons eu l'honneur de connaître.Terminons notre article par un passage du Frère Marie-Victorin, et nous sommes assurés de rester alors sur la bonne bouche." Macé de Kérouartz, dit 1 auteur fies Croquis fMitrcuticiis, qui suivit saint Louis a la croisade, aurait reconnu son sang dans le grand homme de bien que fut le chevalier François Kirouac, camérier de cape et d’épée de Sa Sainteté Leon XIII.Celui-là, plus près de nous, qui s’est refait un blason à force de grandeur d’âme et de rayonnante charité, doit rester l’idéal et le modèle de tous ceux qui ont l’honneur de porter » Lucien Serre son nom. U*: PREMIER NOTAIRE DK L’ILE D’ORLEANS Sous l’ancien régime, la Nouvelle-!-'rance comptait • les notaires royaux et ries notaires seigneuriaux.Les seigneurs qui avaient haute, moyenne et basse justice dans leurs fiefs nommaient eux-mêmes leurs notaires.Le 10 novembre lOO/, Mgr de Laval, seigneur de Tile d Orleans et de beaupré, donnait la lettre de nomination suivante au sieur Paul Vachon : \ tous ceux qui ces présentes lettres verront, François de Laval, par la grace de Dieu et du Saint-Siège, eyéque de Pétrée, vicaire apostolique en la Nouvelle-France, nommé par le roi premier évêque de ce pays, salut.' \yant c'le bien informé des sentiments et fidélité e* ;ihection au bien de la justice et expérience au fait cl’i-i vlle de M.Paul \ .aclioîi, notaire et procureur fiscal en 1 île d ( ) leans, nous lui avons donné et octroyé par ces présentes lettres l’office de procureur fiscal et" notaire en 1 étendue de la justice de beaupré et aussi procureur fiscal et notaire en I ile d’Orléans pour en jouir et user par lui aux droits et honneurs, prérogatives, franchises, libertés, fruits et profits y appartenant ainsi qu’on a accoutumé d en jouir et user des offices de cette qualité dans le royaume de France, tant qu’il sera par nous trouve a propos.Cy donnons en mandement et requérons le mge prevost de la seigneurie du d.Beaupré et de Tisle d Orléans qu'il prenne le serment du dit sieur Vachon, qu il le laisse user et jouir des dits droits et honneurs,' prerogatives, franchises, libertés, fruits et profits piaillement et paisiblement faisant cesser tous troubles et empêchements a ce contraires.En foi de quoy nous avons signe les présentes et fait apposer le sceau de nos armes.ait en 1 hotel épiscopal de Québecq ce dixiesme jour de novembre mil six cent soixante et sept et contresigné par notre secrétaire François Evesque de Pétrée — -73 Par commandement de Monseigneur, Morin ” Vachon fut installé dans sa charge de notaire et de procureur fiscal en Pile d’Orléans le 17 mars 1668 par M.Martin de Saint-Aignan, juge i>révôt de la seigneurie de Pile d’Orléans.Vachon était déjà notaire de l'arrière-fief Argente-nav en Pile d’Orléans depuis c|ueh|ues mois, Kn effet, le 3 novembre 1667, Barbe de Boulogne, veuve de Louis d’Ailleboust, lui avait donné ses lettres de nomination comme notaire dans son fief d’Argentenay.Lors de son ac(|uisition du fief et seigneurie de Pile d’Orléans.M.Berthelot renouvela la commission de Vachon.Elle est en date du 25 avril 1681.M.J.-Edmond Roy nous apprend, dans son Histoire du notariat au Canada, qu'en 1668 le sieur Vachon s’étant qualifié dans un contrat de mariage de " notaire royal en la Nouvelle-France, garde-note du roi notre sire ’ .le lieutenant général de la Prévôté de Québec lui lit retrancher ces mots parce qu’il n’était que notaire seigneurial.Vachon était en même temps notaire pour les seigneuries de Beauport et de Notre-Dame des Anges.Paul Vachon décéda à Beauport le 24 juin 1703.Il était originaire de Comp-Chamer, en Poitou.11 avait épousé une des filles du pilote Noël Langlois, et un de ses fils décéda curé du Cap-de-la-Madeleine.LES disparus Moiiontjahcla de Beaujeu— Né au Côteau-du-Lac le tô décembre 1870, du mariage de Georges-Raoul cle Beaujeu et de Henriette-Marie Lamothe.11 fut toute sa vie un collectionneur passionné de timbres, de monnaies et de choses canadiennes.Après avoir longtemps vécu au Côteau-du-Lac et à Montréal, il s’établit à New-York.Décédé à bord de / hm-press of l'rauce, en vue de Buenos-Aires, en Argentine, le 19 mars 1928, au cours d’une croisière.M.de Beaujeu avait publié Documents inédits sur le colonel de l.oiu/uend (1890) et Le héros de la Mouau/ahela, esquisse historique ( 1892). — z~î\ LA FAMILLE 1)U l’ERE DE NOUE Nous avons peu de renseignements sur la famille du l’ère Anne de Noue, le saint Jésuite s "en monnoie de cartes du pays, plus 47 sous marqués.1 pièce de 5 sous X deniers, & 1 demi-écu de Erance (valant 12 lbs 10 sols) ", mentionnée dans un bordereau plus ou moins détaillé.A son tour.Guichard remit à son successeur le reliquat de son compte, soit 2530 lbs, qu’il énumère dans un bordereau bien détaillé.Si ce dernier ne mentionne pas toutes les cartes ayant cours à cette époque, il doit au moins énumérer toutes les pièces monnayées circulant dans la région de Montréal " En carte monois du pavis au bordereau suivant, savoir, 4 cartes de cent bure 10 cartes de 50 lbs.7 cartes de 40 lbs.32 pièces de 20 lbs.30 pièces de 12 lbs .19 pièces de (> lbs.1 5 pièces de 4 lbs.31 pièces de 2 lbs.(Si pièces de 1 lb.16 pièces de 15 sous.35 pièces de 10 sous.15 pièces de 5 sous.400 lbs .500 lbs .280 lbs .640 lbs .360 lbs .114 lbs .(to lbs .62 lbs .8r lbs .12 lbs .17 lbs iO sols • • 3 lbs 1 3 sols Total 530 lbs 5 sols LA SEIGNEURIE DE YILLECHAUVE OU REAU- HARNOIS Le i- avril 1729.le roi de France concédait au marquis Charles de Beauharnois.gouverneur de la Nouvelle-France, et a son frère Claude de Beauharnois "six lieues de from sur six lieues de profondeur nord-est et sud-ouest, joignant la seigneurie de Chateauguav le long du fleuve Saint-Eau rent.avec les islets et islots adjacents, pour en jouir conjointement et en total par le survivant des deux, leurs enfants nés en légitime mariage et leurs héritiers à perpétuité comme de leur propre à titre de fief.” Le 14 juin 1750.le roi de France faisait un nouvel acte de concession du même territoire dans les mêmes termes e’ conditions, en faveur de François de Beauharnois, fils de Claude de Beauharnois, et neveu de l'ancien gouverneur, premier concessionnaire de la seigneurie.Par cet acte, François de Beauharnois, seul, succédait, avec ses héritiers, aux droits seigneuriaux concédés en 1729 à Charles et fi Claude de Beauharnois conjointement." Les Beauharnois firent très peu de concessions clans leur seigneurie.Le 7 juin 17B3, le marquis François de Beauharnois vendait sa seigneurie de Villechauve ou de Beauharnois à Alknul Chai tier de Lotbinière pour la somme de 24,000 livres.M.de Lotbinière lit un certain nombre de concessions île terre et construisit même quelques moulins à scie dans sa seigneurie.Le 30 juillet 1795, M.Chartier de Lotbinière vendait sa seigneurie a Alexander Ellice, négociant anglais, pour la somme de 9,000 livres.Le nouveau seigneur changea le nom de la seigneurie en celui de Annheld.11 la subdivisa et donna différents noms a ces nouvelles divisions: Annstown, Marvstown.He-lenstovvn.Gather,nestowy, Ormstown.North-Georgetown, Jamestown, Louth Georgetown, Williamstown.Russeltown, l'.dwardtown, etc, etc. — 277 — Alexander Ellice décéda en 1804, et ses fils George, Robert et Edward lui succédèrent successivement dans l’administration de la seigneurie.En t 839, un banquier de Londres, M.Scott, acheta la seigneurie de Beauharnois et organisa une compagnie, la London Land Co à qui il la passa pour la somme de $750,000 dont $156,000 devaient retourner à la famille Ellice.En 1851.la seigneurie de Beauharnois fut rétrocédée à la famille Ellice.Le 18 décembre t 866, par acte du notaire J.-O.Bureau, Edward Ellice junior vendait la seigneurie de Beauharnois à la Montreal Investment Association pour la somme de $276,000, plus $1666.67 pour l’arrière-fief Primeau.Enfin, le 24 septembre 1880, la Montreal Investment Trust succédait légalement à la Montreal Investment Association et acquérait la seigneurie de Beauharnois au prix de $240,000.(Tiré de l’ouvrage du R.I’.Augustin Leduc.Beauharnois, paroisse Saint-Clément, 1819-1919).UN COLON DE DIEPPE Dans le Bulletin des Recherches Historiques de 1926, M.Emile Yaillancourt a donné la liste des Dieppois établis au Canada sous le régime français.En voici un qui n’est pas mentionné dans la liste de M.Yaillancourt ni même dans le Dictionnaire de Mgr Tanguay.Jacques Mettant dit Saint-Pierre, fils de Jacques 11er-taut et cie Françoise Bodart, de la paroisse Saint-Jacques, ville de Dieppe, demeurant en cette ville (Montréal), âgé de 28 ans, environ, et Marguerite Rousseau, fille de feu Antoine Rousseau, et de Marie Roannès, de la Prairie Saint-Lambert, âgée de 21 ans environ (Contrat de mariage du 2 janvier 1700, greffe de Adhémar).Ce colon est quelquefois appelé Arteau, Marteau et Mertau dit Saint-Pierre.Le 2 janvier 1897, 11 Laprairie, il est parrain au baptême de Jean Patenaude, fils de Jean.On le dit alors soldat de la compagnie de Longueuii.Raoi'i.Raymond - j78 - FAIT D'ARMES DE PICOTE DE BELESTRE Dans ses recettes dites “extraordinaires”, Jacques Lemoine-Despins, marguillier de N.-D.de Montréal en 1757, accuse réception des sommes suivantes: " Les 2i et 22 juin, 2 messes pour biens de la terre à LS lbs.30 lbs “Le 31 aoust, pour une messe dite à l’occasion de la guerre.50 lbs “ Le i 1 décembre, pour une messe en action de grâces du coup de M.de Belestre.40 lbs.” On était alors en pleine guerre, et au lendemain de la prise des forts Ontario et Chouaguen par les troupes de Montcalm ; et, cependant que la disette sévissait dans la Le 24 août, Bigot écrivait au ministre: “ La situation est belle au point de vue des succès militaires, et fort triste au point de vue des approvisionnements.La température est affreuse, la récolte est encore très mauvaise.” {Arch, can.1899, P- 165).“ Malgré la disette qui régnait au Canada et l’ordonnance qui détendait d’exporter des denrées, Cadet et Péan expédiaient des chargements de farine aux Antilles.” (Cas-grain, Français au Canada, p.199).Quant a ce qui a trait a la messe d’actions de grâces, célébrée le 1 1 décembre, le gouverneur de Vaudreuil, écrivant au ministre, relate les détails du glorieux et fructueux fait d’ar-nus, accompli par brançois-Marie Picoté de Belestre.gou* verneur de Détroit.Xou-ï trouvons cette lettre de Vaudreuil dans la collection Moreau Saint-Méry, aux Archives du Canada: .Montréal, le 12 février 1758.Monseigneur, 1 ar une de mes lettres de l’automne dernier j’eus l’hon neur de vous rendre compte du départ de M.de Belestre avec itn détachement de troupes d’environ 300 hommes Canadiens et Sauvages pour aller sur la rivière de Corlac.J’a vois.Monseigneur, plusieurs objets dans la mission de cet officier. — .>79 — i° D’effectuer tout ce que j’avois prédis aux Onnoyotes dans nia réponse à leurs parolles, concernant les palatins, qui étoient établis à la proximité de leur village; 2 D'engager des guerriers des 5 nations iroquoises à prendre parti dans ce détachement, et de porter tous les autres Sauvages de ces Nations à suivre leur exemple; 3 De causer du dommage à nos ennemis, d’intimider les habitons de cette contrée, de donner à penser à Mylord Loudonn et de luy persuader (|ue les raports de nos soldats déserteurs sont faulx.M.de l’eletre arriva malgré tous les obstacles de la sai-con, et de la plus grande disette des vivres à la rivière à la Famine, où il rencontra quelques Sauvages Nontagués qui sur une parolle qu’il leur donna de ma jiart, lui témoignèrent qu'ils etoient charmés de se lier à luy.11 suivit sa route, et se porta, après des fatigues et une misère inexprimables, sur la rivière de Corlac, il examina 5 forts que j’ai contrains les anglais d'abandonner a commencer par celuv etably sur la même position de l’ancien fort Huile, depuis la reddition des forts de C hotiaguen.I,es Onnoyotes chez lesquels j’avois fait passer une parole.envoyèrent de leurs guerriers à M.de lîeletre qui, au nom de leurs chefs, l’assurèrent qu ils n avoient point d autre volonté que la mienne.J’avois connoissance d'un fort que les anglais ont sur la rivière de Corlac nommé Konari à environ un quart de lieue du dt village des l’alatins.dans lequel fort il y avoit 35° hommes et troupes, aussi avois-je recommandé a M.de Be-letre de prévoir à tout pour ([lie la confiance et l’ardeur des nations sauvages 11e fussent susceptibles d aucun ralentissement.mais ces Nations jalouses de remplir les promesses qu’elles m'avoient fait avant leur départ furent aussi fermes que je pouvois l’espérer.M.de lîeletre traversa avec son détachement partie à la nage, et partie dans l’eau jusques au col la dte rivière de Corlac à une lieue et demie du premier des cinq forts qui cou-' vroient le canton des Palatins, et le 13 qbre a 3 heures du matin, il donna l'ordre de marche et d’attaque a son détachement de façon à envelopper en même tems les dts 5 forts et tout ce canton consistant en 60 maisons. A la vue du premier fort il se décida à le prendre d’as-sault.Les ennemis firent quelques décharges de leur mous-queterie, mais l’intrépidité avec laquelle tous les officiers, cadets, soldats.Canadiens, de son détachement avancèrent, jointe aux cris de nos Sauvages, effraia les anglois au point u aurait vu près de moi, nuit et jour, Tous les bossus s’empresser tour à tour, I)e montrer leur éminence à ma cour.Dans mes jardins, sur un beau piédestal, J aurais fait mettre un Esope en métal, Et, par mon ordre, un de mes substituts, Aurait gravé près de ces attributs, Vive la bosse et vivent les bossus ! — 6 — Concluons donc, pour idler jusqu’au bout, Qu'avec la bosse on peut passer partout, Qu'un homme soit ou fantasque ou bourru, Qu'il soit chassieux, malpropre, mal vêtu, Il est charmant, pourvu qu’il soit bossu.Or dans le texte original qui se trouve dans le Nouveau f.arousse, tonie II, p.1X2, il y a sept couplets et le couplet omis en Canada occupe le troisième rang.Le voici : On trouve ici dos gens assez mal nés, Pour s'aviser d’aller leur rire au nez, Ils l’ont toujours aussi long (pie le bec, De cet oiseau que l’on trouve à Québec, Et leur babil inspire le respect.Pourquoi a-t-il été banni de nos versions ?Fut-il jugé malséant J.1, a-t-on mal compris ?Lvidemment 1 auteur par s,a périphrase du troisième vers désignait le perroquet, oiseau qui dans son idée était originaire du continent américain.< )r, a cette époque, on avait sur la géographie du nou\ eau monde des idées cocasses.()n désignait même pai fois le C au.ada sous 1 appellation " les îles d’Amérique ”. — 287 — Pour plusieurs les Antilles et Quebec devaient donc être très rapprochés.De là à se servir du mot Québec pour désigner les parties méridionales des possessions françaises il ne fallait qu’avoir besoin de trouver une rime à respect.Voilà j’imagine tout le secret., .Pour les Canadiens cette erreur géographique était tellement absurde qu’il leur était impossible de répéter le couplet ci-dessus et.poliment, ils le laissèrent tomber dans l’oubli.XXX Ouoi qu’il en soit, terminons par une note sur 1 origine du chant.D’après l’encyclopédie mentionnée, cette chanson fameuse date de la première moitié du X\ 111e siècle (entre 1725 et 1730).C’est une glorification comique des bossus, faite par Santeul.neveu du poète de ce nom qui fut régent de la faculté de Paris.‘‘Orné d’une bosse énorme, Santeul était le premiei à rire de son infirmité.11 lit entendre pour la première fois sa chanson dans ce qu’on pourrait appeler un repas de corps” auquel il n’avait invité que des bossus." XXX Ajoutons enfin, qu'en Canada le dernier vers de chaque couplet était ” bissé contrairement a ce qui sc fait en France.Sur ce point, nos chanteuis axaient îai-son, car la mélodie y gagne.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS l/abbâ Michcl-C, audio sc Lemieux—Né à Lévis le 13 février 1870.du mariage de Michel Lemieux et de Philome-ne Labonté.Ordonné prêtre à Québec le 13 mai 1894, il tut professeur au collège de Lévis jusqu a 1904, puis cuié de l a risville, curé de Saint-Honoré de Shenley et curé de St-Ro-muald d’Etchemin.Décédé dans cette paroisse le 31 octobre 11)22.M.l’abbé Lemieux avait publié, en 1915.Samt-HonOrc de Shenley (Co Bcaitce): autrefois et aujourd'hui. KXTRAIT DU RECENSEMENT GENERAL FAIT EX LA NOUVELLE-FRANCE EN 1734 102 83 76 32 18 27 97 80 31 96 118 52 Eglises Curés ou Missionnaires Presbytères Prêtres ou chanoines Jésuites Récollets Religeuses de l’Hôtel-Dieu Ursulines.Religieuses de l'hôpital gênai ) et frères charrons ) Soeurs de la Congrégation Moulins à blé .Moulins à scie banulles six mille quatre cent-vingt deux hommes au dessus de cinquante ans, dix sept cent dix huit hommes au dessous, quatre mille cinq cent quatre vingt huit.Hommes absents quatre cent trente.l'emmes et veuves, six mille cinq cent quatre vinet treize.& < .arçons au dessus de quinze ans, trois mille huit cent cinq .garçons au-dessous, huit mille trois cent quarante deux.billes au dessus de quinze ans, trois mille six cent cinquante quatre.billes au dessous,-huit mille cent vingt deux Terres en valeur 163.111.arpens ;!'a,;,es .17,657.idem Lie français 737.892.minots Lié d’inde Pois Avoine ( )rge Tabac Lin Chanvre Chevaux.Bêtes à cornes Moutons 5,223.idem 63,549.idem 163,988.idem 3,462.idem 166,054 livres 92,246.idem 2,221 idem 5,056.33,179.19,815. — j8q — Cochons 23,046.Armes à feu — six ( 1 ) six cent dix neuf.Epées — sept cent soixante quatorze.Ce recensement a été fait avec toute l’exactitude qui a été possible et on le croit le plus exact qui ait été envoyé jusque ici (2).POUR LA CONSERVATION DES DOCUMENTS PRECIEUX Un grand quotidien artistique et littéraire de Paris publie dans son numéro du 17 février 1928 ce qui suit: Des experts viennent de se réunir à l’Institut international de Coopération intellectuelle pour rechercher dans quelles conditions pouvait être assurée la conservation des encres et des papiers réservés aux documents d’une importance capitale.Ces experts se sont également proposés de rechercher quelles étaient les conditions les meilleures pour assurer la conservation des documents déjà existants et ils ont élaboré une série de résolutions, dont les plus importantes sont les suivantes: “ Après avoir déterminé les caractères techniques que doivent avoir les meilleures encres et les meilleurs papiers, les experts ont émis le voeu que les journaux du monde entier s’inspirent de l’exemple des journaux anglais et américains, et réservent pour chacun de leurs numéros un tirage spécial sur des exemplaires en papier de fil : la recommandation intéresse surtout les journaux officiels des différents pays.“H’autre l'art, les experts ont émis l'avis que les expositions permanentes de documents de valeur historique étaient particulièrement nuisibles à leur conservation et quelles devaient être désormais supprimées pour être remplacées par des expositions temporaires.” L’ensemble de ces voeux sera présenté à l’approbation de la Commission internationale de Coopération intellectuelle lors de sa session de juillet prochain.(1) On n évidemment omis ici Io mot mille.(12) Archives île lu province de Québec. SAINTE-ADELE DE TER RE BONNE " A cinquante milles au nord de Montréal, sur la ligne du chemin de fer Pacifique Canadien, à l’entrée des Eaurentides, s'étend dans un magnifique décor des montagnes la paroisse de Sainte-Adèle.Elle couvre une partie des cantons Abercromby, Morin et Wexford et un coin restreint de la seigneurie des Milles-Isles, dans le comté de Terrebonne.” Sainte-Adèle fut fondée par l'honorable Augustin-Norbert Morin.On sait que cet homme respecté mourut subitement à Sainte-Adèle le 27 juillet 1865.“ Pour perpétuer la mémoire de son fondateur, ’ Sainte-Adèle reconnaissante lit élever dans l’église un humble monument que Mgr Bourget ordonna d’y laisser à perpétuité ou de transporter dans les nouvelles églises qui pourraient remplacer la première.C’est un simple marbre fixé au mur, sur lequel on a reproduit l'inscription gravée sur sa tombe de l’église de Saint-I lyacinthe : A la mémoire de l'honorable Augustin-Norbert Morin, Né le 12 octobre 1803, Décédé le 27 juillet 1865, Pas ses talents et son érudition, Son patriotisme désintéressé, Les nobles qualités de son coeur Ses services éminents Comme homme d’Etat Et codificateur des lois, Il fut un grand citoyen.L’honneur de son pays.Par sa foi et sa piété, Un chrétien édifiant Le modèle de la société.Sur Sainte-Adèle ou peut consulter YHistoirc de la paraisse de Sainte-.Idclc publiée par M.l’abbé Edmond Lan-gevin-Lacroix, en 19.27. — 21) I — OSCAR DUXX Fils du docteur \\ illiam-Oscar Dunn et de Mathilde Iieaudet, il naquit au Côteau-du-Lac, comté de Sottlanges, le 14 février 1845 et fut baptisé le 17, à l’église catholique.Le docteur Dtinu était le Ids de l’honorable Thomas Dunn.de Québec, seigneur de Saint Armand, président du Conseil exécutif et.à deux reprises, administrateur du gouvernement du Bas-Canada (de 1805 a 1807 et en 1811 ).Sa mère se nommait Marie-Henriette Guichaud.Oscar Dunn était donc, par le sang, aux trois-quarts Canadien: par l'esprit et la culture, il l’était tout-à-fait ( 1).Le jeune Dunn n’avait que six ans lorsqu’il perdit son père décédé le 15 décembre 1851, aux Bermudes, où il était allé dans l’espoir de rétablir sa santé délabrée.Le docteur Dunn était protestant tandis que sa femme était catholique, et l’enfant avait, comme on l'a vu, été baptisé à l’église catholique.Les parents de son père voulurent néanmoins se charger de son éducation, ce à quoi s’opposa la mère supportée par la famille Beaudet et il s’en suivit un procès retentissant desyant les tribunaux.Madame Dunn ayant eu gain de cause.Oscar s’attacha davantage à la langue et à la religion de sa mère.11 fit ses études classiques au collège de Saint-Hyacinthe.Il entra ensuite au Courrier de Saint-Hyacinthe et il en devint bientôt le rédacteur.M.Dunn lit ensuite trois ans de droit à Montréal, chez MM.Leblanc et Cassidy, puis il entreprit un voyage de deux ans en Europe.Durant son séjour à Paris il collabora au Journal de l’aris, alors dirigé par MM.Weiss et Hervé.Ce stage dans un grand journal parisien ne fit que confirmer davantage son amour de la langue française à laquelle il voua un culte fervent.De retour au Canada, il entra à la Minerve où il devint rédacteur en chef.En 1874, M.Dunn dirigeait avec talent Y Opinion l’u-blique, grand journal illustré que publiait depuis quelques (1) Dans sa conférence sur Oscar Dunn.publiée dans le Devoir, M.lean linirhési a répété une erreur commise par M.l’.-J.-O.Chauveau, en disant (pie Dunn était d'origine écossaise par son père et que le grand-père était venu des Ktats-l'nis vers 177s.I.'honorable Thomas Dunn était né à Durham.Angleterre, en 17'J!I.et il vint se fixer il Québec peu a lires la complète. années M.George Desbarats.L'année suivante il prenait la direction de la Revue Canadienne, dont il avait été longtemps 1 un des collaborateurs.Quelques incidents assez remarquables ont leur place ici.Nous prenons le premier dans le discours que prononça l’honorable M.Chauveau à la séance publique de la Société Royale, le jô mai 1885, à l’occasion de la mort récente de M.Dunn.“ Ce demi-écossais devenu plus français que les Français eux-memes en vint à écrire une brochure sous ce titre: Pourquoi nous sommes restes Français, par Oscar Dunn, brochure qui produisit quelque sensation lorsqu’elle fut exposée clans les vitrines des libraires de Paris.Le contraste du titre avec le nom de 1 auteur était assez piquant et les anciens collaborateurs au Journo! de Ports eurent peut-être seujs le mot de l’énigme.” M.Chauveau racontait ensuite une assez singulière coincidence.M.John Lespérance, né d’un père français et 7.à Saint-Hyacinthe, contre M.Louis Delorme qui l’avait défait.11 eut le même sort quand il se présenta à l'Assemblée législati-\e, contre M.de Beau jeu, dans le comté de Soulanges en 1^75- < ^ Lors de la création de la Société Royale du Canada par le marquis de Lome, en 1X82, M.Dunn fut choisi comme l'un des membres fondateurs de la section française.Il était aussi officier de l’Instruction publique de France et membre de l’Académie des Muses Sautones, siégeant à Royan, Charente Inférieure ( 1 ).Dans les relations sociales, M.Dunn était estimé pour l’élégance de sa conversation et sa délicatesse de pensée et de sentiment.Quoi qu’il parût un peu rude parfois dans la discussion ce r,'était qu’un effet de sa franchise et ceux qui le connaissaient savaient que cette rudesse apparente cachait un coeur sensible et bon." Polémiste logicien plutôt que vigoureux, dit Achintre fia Minerve, 1(1 avril 1885), et lettré dans toute l’acception du mot.toujours prêt au sacrifice, au dévouement, et ces rares qualités étaient rehaussées chez lui, par une discrétion exquise et incomparable." Oscar Dunn mourut subitement le 15 avril 1885.au Club de la Garnison de Québec.Voici comment la Minerve du 18 avril 1885 raconte la chose.Il causait avec le comte de Puyjalon, M.Nazaire Turcotte, le colonel Montarville Taschereau et le colonel Gray, des Hussards.Ce dernier parlait de l’insurrection du Nord-Ouest.— Si Riel est pris, disait-il, nous devrions le pendre.— Ce serait un grand malheur, répliqua Oscar Dunn et, renversant la tête, il rendit le dernier soupir.(1) nibnud, Mémorial des honneurs étrangers, 1885, p.5!». Il fut inhumé au.Côteau-du-Lac.Les " Mémoires" de la Société Royale du Canada, de îrSS6, contiennent une belle appréciation de M.Dunn, due à la plume élégante de son excellent ami et collègue en journalisme.M.\-1).DeCçlles, qui le remplaça à la Société Royale." Dunn était, dit M.DeCelles, une de ces rares individualités qui, par la force de leur caractère, la nature de leur c sprit, arrivent forcément aux premiers rangs.Marquées en quelque sorte du sceau du génie, emportées par une puissance extraordinaire, elles s’imposent à leur entourage, font accepter leur empire dans le domaine de l'intelligence.” L’auteur du Precis d'IIistoirc des Littératures fronçai-ce, canadicnne-françaisc, etc., ( 1925) l’apprécie comme siuit : " Son style est clair, précis; sa phrase a de l’ampleur sans emphase.Il a une manière vive, sérieuse et simple de penser et d’écrire.” M.Dunn a laissé les ouvrages suivants: Pourquoi nous sommes français, 1870; L’Union des catholiques , 1871; L'Amérique avant Christophe Colomb, 1875; Dix ans de journalisme, 187b; Lecture pour tous, 1878; et un Glossaire jranco-canadien, 1880.Francis-J, Audet REPONSES Le fief de Magesse (XXXIV, p.51) — Le fief de Magesse était situé a Machias, à l’embouchure de la baie de Fundy.dans l’état du Maine.Ce nom est orthographié Maçjcs et aussi Mages sur de vieilles cartes géographiques et dans certains documents.Placide Gaudët Le fief de la Chevalerie (XXX111, p.491 ) — Mgr 1 anguay, dans son Dictionnaire ç/cncaloijiqiic, parle, en effet, d’un fief de la Chevaline, propriété du sieur Charles-Denis Riverin.Il a mal lu.Charles-Denis Riverin était seigneur de barrière-fief de la Chevalerie, situé dans la seigneurie de bile d’Orléans.P.-G.R. OUVRAGES PUBLIES PAR STANISLAS DRAPEAU (i) .Ippel aux municipalités du Bas-Canada.La colonisation du Canada envisagée au point de vue national.Québec —1S58.' .¦ , .Religion et patrie! .Issociation de Secours pour venir en aide aux défricheurs du sol.Projet de constitution.Quebec—1859.8 pp.Considération sur les classes ouvrières et la colonisation.Québec—1860.Etudes sur les développements de la colonisation du Bas-Canada (1851-1861) depuis dix ans—1863.593 pp.Coup d'oeil sur les ressources productives et la richesse du Canada, suivi d'un plan d'organisation complet et détaillé relatif à la colonisation.Québec—1864.Observations sur la brochure de MM.les abbés Laverdière et Casgrain, relativement à la découverte du tombeau de Champlain.Québec—1866.I,e Journal de Québec et le tombeau de Champlain.Québec—1867.32 pi».Histoire des institutions de charité, de bienfaisance et d'éducation du Canada, depuis leur fondation jusqu'à nos jours.Ottawa— 1878.Motes et éclaircissements : La question du tombeau de Champlain.()ttawa—1880.Biographie de sir A.-/'.Pélican—1883.I,e guide du colon français, belge, etc.Ottawa—1887.QUESTION Le lac des Deux-Montagnes qui s’étend de l’ile Perrot à la Pointe Fortune mire dans ses ondes trois montagnes.Pourquoi alors lac des Deux-Montagnes?Pourquoi pas lac Maupas, le nom original?' L.H.(1) Iii'rfiK' il la Polnte-ft-Gatineau le 21 février 1803. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A ROBERT CHRISTIE Petite Nation, 20 janv.1R54.Mon cher monsieur Christie, J ai i eçu hier soir avec bonheur et reconnaissance l’expression de continuation de votre vieille amitié pour moi et ma famille et de tous vos bons souhaits pour notre bonheur a tous.Nous êtes bien assuré d’une entière réciprocité de notre part pour vous et les vôtres.C’est a\ec surprise et aftliction (jue j apprends combien cruellement vous avez souffert de cette vieille ennemie des bons vivans ; la Dira Podagra de notre bien aimé grand maître et chef d’ordre le divin Horace.Il faut en vérité (jue vous ayez péché par quelqu’autre manière, vous que j ai toujours connu pour un modèle de tempérance trop rigoureux pour que je voulusse m’engager à vous prendre.sous ce rapport seulement, pour mon magister et exemplar vitae ; vous dont je redoute toujours le vote, quand Mr Cameron nous proposera la loi du Maine.Pour moi, je voterai contre un ministre qui aime si peu 1 esprit.Il condamne ce qu’il connaît encore moins dans son sens psycologique littéraire, l'esprit ; que dans son sens matériel & physique.Et puis les jobs de Mr Hincks.Vous voyez qu’il s’est donné un maître dans Mr Jackson et les faveurs qu’il lui prodigue.C’est une nouvelle puissance dans l'état ; et ces ministres si altiers et insolents \ is a vis de nous, sonts abjects et parasites vis à vis des ducats de Mr Jackson et Compagnie.C’est en vain que jusqu au //crald ils trouvent des apologistes qui disent (pie si les ministres ne diminuent point la sûreté de la Province, ils ne doivent pas hésiter à passer par dessus la loi pour grossir les prolits de Mr Jackson.Pour 1 ecole ministérielle, tout est réduit en calculs d’usuriers.Le plus gros profit est toujours la meilleure morale.Moi le tiens a ce que les agents du pouvoir soient toujours les premiers esclaves de la loi.Il n’y en a plus, quand ils peuvent y substituer des considérations ; non d’absolue nécessité, non de sauver une année ou une portion du territoire ; mais d’enrichir des favoris.Qu’ils soient payés pour ce méfait, ou qu’ils ne le soient pas, il est impossible que le public ne voit pas qu’ils le sont, et dès lors le pays est démoralisé, toits ces esprits sont tendus vers un seul but, celui de s’enrichir, comme il croit que le font des fripons haut placés ; ce n'est pas que j’approuve les dénonciations personnelles et sans preuve que lance contre eux la presse anti-ministérielle.Elle est >i étroitement personnelle, envieuse et injurieuse, qu'elle doit demeurer sans pouvoir et sans estime.Dans l’incertitude si l’Angleterre va être en paix ou en guerre ; dans les conséquences qui doivent découler de l'une ou l’autre de ces situations sur des questions aussi complexes que celle de la Confédération des Colonies britanniques et du retrait des troupes, la promesse de rassembler le Parlement en février pour les teins ordinaires, n’est plus applicable au moment actuel où de telles questions sont à l’état d’étude en Angleterre, et où le gouverneur est a étudier et influer sur les déterminations que prendront les ministres.Les annexionistes ont droit de se plaindre qifaujourd'hui comme toujours, les intérêts coloniaux soient subordonnés aux délibérations métropolitaines.Ceux Ii
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.