Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 février 1929, février
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXV FEVRIER 1929 No.2 UN SIEUR DE LA BARRE A MONTREAL EN 1644 L’histoire de Jean-François Lefebvre de la Barre, petit-fils de notre gouverneur de la Barre, qui fut supplicié à Abbeville le 1er juillet 1766 pour avoir mutilé un crucifix et chanté des chansons obscènes, est bien connue grâce au beau tapage fait par Voltaire pour obtenir la révision de son procès.C’est la Convention qui réhabilita la mémoire de ce drôle “victime de la superstition et de l’ignorance.” Le chevalier de la Barre n’était jamais venu dans la Nouvelle-France et il 11e nous intéresse en aucune façon.Nous n’en parlons ici que pour rappeler qu’un autre de la Barre, celui-là bien ou plutôt mal connu dans la Nouvelle-France, avait été supplicié avant le chevalier de la Barre.C’est dans VHistoire du Montréal de M.Dollier de Casson que nous trouvons le fait rapporté: • “Enfin l’été (de 1644) étant venu, le sieur de la Barre arriva de France ici avec beaucoup de gens, partie desquels étaient d’une compagnie que la Reine envoya cette année-là en Canada sous sa conduite, laquelle compagnie fut distribuée dans les différents quartiers de ce pays; et l’autre partie de ce monde venait aux frais de Messieurs de Montréal, lesquels firent encore cette année de très grandes dépenses pour ce lieu: ce (pii est remarquable ici-dedans c'est l’ipo-crisie du sieur de la Barre qui trompa tant de gens en France et en Canada; à la Rochelle il portait à sa ceinture un grand chapelet avec un crucifix qu’il avait quasi incessamment devant les yeux, tellement qu’il venait en ce pays comme un homme apostolique auquel on avait confié ce commandement. — 66 — Ainsi sous une vertu apparente, il cachait une très méchante vie qui l’a fait depuis finir ses jours sous une barre qui était plus pesante que celle de son nom; au reste quoiqu’il fit l’ipocrite aussi bien que homme de siècle, toujours est-il vrai tpi il a rendu un grand service au pays en y amenant ce secours ( i ) et c’est peut-être pour l’en récompenser que Dieu lui a fait faire cette rude pénitence pour la conclusion de sa vie, afin de lui donner le moyen de satisfaire à ses crimes, comme apparemment il a fait, mourant d’une façon qu il a laissé sujet de croire a tous que ça été pour le plus grand bien de son âme.Ce personnage qui portait en lui l’image de la même vertu, demeura au Montréal toute l’année suivante, mais enfin on le reconnut par quelques promenades qu'il faisait fréquemment dans le bois avec une sau-vagesse qu il engrossa, ce qui découvrit l’erreur de ses beaux prétextes.” Le texte de M.Dollier de Casson ne laisse pas de doute possible sur la fin de M.de la Barre.11 finit ses jours sous une barre qui était plus pesante que celle de son nom.Pour nous, ceci veut dire qu’il subit le supplice de la roue.On sait que les assassins et les voleurs de grands chemins, avant de subir le supplice de la roue, avait les bras, les jambes et les reins rompus à l’aide d’une barre de fer.( )ù et quand le sieur de la Barre termina-t-il sa triste cat i ièi e.Quel crime avait-il commis?Voilà des questions auxquelles nous ne pouvons répondre pour le mo- du mai tage cl Antoine Pampalon et de Josephte Dorion.En-tiu chez les Rédemptoristes en 1881.Ordonné urètre à Renn- ment.P.G.R.LES DISPARUS R.P.Pierre Pampalon Né à Lévis le i t tuilier rRftr uucc eu iyuj.(1 I M.de lu narre, jçr mont, histoire du Canada).KTautl liyiwerite.amena 60 hommes (M.de Hel- — 6 7 — LE FIEF HERTEL Nous sommes en 1644; Trois-Rivières est fondée depuis dix ans et compte une centaine de Français.C’est le poste de traite le plus important de la Nouvelle-France et l’on y verra tour à tour, des interprètes et des découvreurs tels (jue Thomas Godefroy, François Marguerie, Jean Ni-colet, Jacques Hertel, Jean Amyot, Charles Lemoine et Pierre Boucher, qui, pour la plupart, deviendront célèbres dans les annales canadiennes.Alors que la population des colonies anglaises s’élève déjà à plus de 10,000 individus, en dépit ou peut-être à cause des guerres civiles et religieuses qui déchirent le royaume de Charles 1er, la petite colonie française ne grandit qu’imperceptiblement ; son existence même est fortement en danger, car les Iroquois parcourent le pays, massacrant tout sur leur passage.La fondation de Montréal et de So-rel ( 1 ) deux forts avancés, n’a pas barré la route aux Peaux-Rouges, ainsi qu’on l’espérait, car ces derniers font un détour, et, plus bas, ils sillonnent le fleuve ou dressent des embuscades sur ses rives jusqu’à proximité du Cap Diamant.11 faudrait des colons ou des soldats pour neutraliser ces barbares, mais la France peut-elle protéger sa colonie?Louis XII l vient de mourir et le roi de cinq ans (Louis XIV) qui a recueilli sa succession soutient une rude guerre avec le continent.D’ailleurs, Richelieu est mort aussi, et la Compagnie des Cent-Associés qu’il avait créée pour peupler et ravitailler le pays, est loin de remplir ses engagements depuis la disparition de celui qui en était l’àme dirigeante.Lui pas gros de conséquence en faveur de la colonisation vient cependant d’être fait; pour la première fois, les habitants ont essayé de cultiver le blé et le résultat a été encourageant.Jusqu’à cette année (1643), les colons “avaient cru le climat trop froid pour cette plante et ils 11e recueillaient pas encore assez de céréales sur leurs terres pour se nourrir toute l’année, de sorte qu’il fallait que le gouverneur' pourvût en même temps, à la subsistance et à la sûreté des colons”(2).(1) Ce fort fut d'abord nommé Richelieu.(2) Garneau, Histoire du Canada, I, 130. Sur le territoire qui, deux siècles plus tard, portera le nom de comté de Champlain, M.de la berté, abbé de la Madeleine, a concédé la seigneurie de Batiscan.Elle a été donnée, comme on le sait, dans le but d y établir les Sauvages convertis, mais la sécurité n’est pas assez grande pour réaliser ce projet: ‘‘tout le monde est armé et le laboureur ne s’aventure plus dans les champs sans son fusil” (i).C’est pendant cette époque héroïque qu’une nouvelle concession fut “baillée” à l’interprète Hertel à près de deux lieues au-dessous des Trois-Rivières, “par contrat en parchemin, signé de la Ferté et ses témoins, scellé de son sceau et daté du 5 avril 1644, lequel contrat portait une demi-lieue de front sur le bord du Saint-Laurent, avec deux lieues de profondeur en fief, avec droit de justice, à la charge d’une peau de castor d’une livre et demie, de trois ans en trois ans” (2).On trouvera peut-être étrange ce choix d’une concession aussi éloignée des Trois-Rivières?11 semble qu’Hertel aurait pu obtenir un site plus rapproché du fort où il demeurait! La conjecture la plus raisonnable c’est que les terres du Cap, à partir du Saint-Maurice, en descendant, étaient déjà demandées et promises.D’ailleurs, l’éloignement pouvait-il effrayer un coureur de bois qui habitait l’Amérique septentrionale depuis près de trente ans?Aussi bien l’espérance ne lui souriait-elle pas, alors, comme à tous ceux qui vivaient ici?Ne lui disait-elle pas qu’avec le moindre secours d’outre Atlantique, la colonie ferait bon marché des peuplades qui la harcelaient?Enfin, le concessionnaire, tour à tour, chasseur et traitant, était-il sans connaître les environs des Trois-Rivières et sans savoir quels étaient les meilleurs endroits pour fonder un établissement?L’historien des Trois-Rivières, Benjamin Suite, parle, dans plusieurs de scs ouvrages, de cet homme remarquable qu’il paraît affectionner avec raison.Empruntons-lui quelques notes biographiques qui nous aideront à connaître cet intéressant pionnier, lequel portait des “gants à frange d’or (1) Clameau.ibid.(12) Contrat Pinard-du-Haut, greffe Amena 1670. — 69 — et des manteaux fastueux jusque parmi les souches de son désert” (i).Originaire du bourg de Fécamp en Normandie, Jacques Hertel, sieur de la Frenière, était venu en Canada avec Champlain, quelques années après la fondation de Québec, en même temps (juc Godefroy, Nicolet et Marguerie et comme eux, il resta au pays après la prise de Québec par les Anglais en 1629.Pendant l'occupation temporaire de Kirke, il vécut parmi les Sauvages, se perfectionna dans leur langue, connut leurs moeurs et leurs coutumes et ne reparut qu’au retour des Français, en 1632.Ayant reçu une terre aux Trois-Rivières, l’année suivante, il s’y établit définitivement en 1636, et cinq ans plus tard il épousa Marie Marguerie, soeur de l’interprète de ce nom.La compagnie des Cent-Associés, à l’emploi de laquelle il était, paraît l’avoir tenu en haute estime, car elle lui accorda plusieurs concessions pour le rémunérer de ses services, sans doute.Notons, en 1633, une terre, au même endroit, le 16 août 1637, uue seigneurie au sud du fleuve, en 1644, une terre aux Trois-Rivières, puis le fief dont il est question.Lorsque Jacques Hertel devint propriétaire du fief, au-dessous du Cap de la Madeleine, la guerre faisait rage et malgré son intention d’en tirer profit le plus tôt possible, il est fort probable que ce n’est qu’après la grande paix conclue aux Trois-Rivières, en 1645, qu’il fit commencer le défrichement et construire par Sébastien Dodier, une maison primitive, “propre tout au plus à loger les bûcherons” et dont la charpente ne lui coûta que ôo écus ( 2).Cette première maisonnette s’élevait dans l’anse profonde où la toute petite rivière des Cormiers jette ses eaux brunes dans les flots verts du grand fleuve.Cet emplacement, qui 11e devait pas être éloigné du Saint-Laurent, n’existe plus puisque nous dit M.Suite (3).le fleuve a envahi depuis cent ans une bande de trois à (1) Suite.Histoire des C.-F.I, H!).(2) Inventaire de feu Hertel, dressé pur DuL’lessis, commis au greffe des Trois Rivières, le 21 août ltiôl.(3) Sa popularité se démontre par le fait qu'il fut élu premier syndic de sa ville, lorsque la compagnie des habitants succéda h la compagnie des Cent Associés. — 70 — quatre arpents le long de la rive nord, depuis entre Trois-Rivières et Batiscan Hertel avait abattu près de sept arpents de forêt lorsque les événements le forcèrent à discontinuer le déboisement de son fief, car la paix fut rompue et 1646 et les Iroquois devinrent maîtres de notre grande voie fluviale.Dès le printemps de 1647, ils infestaient la vallée du Saint-Laurent.M.de Montmagny et son escorte qui remontaient de Québec rencontrèrent en route une chaloupe des Trois-Rivières, conduite par Jacques Babelin dit la Crapaudière commandant du fort Richelieu (1) qui les avertit de la prise de Hurons par les Iroquois, à la rivière Faverel (2).L’indifférence pour le Canada était telle à ce moment que M.de Montmagny “faute de troupes, se voyait témoin passif de la lutte des Sauvages, exposé souvent à leurs insultes, sans pouvoir faire respecter son drapeau qu’ils venaient braver jusque sous les canons du fort (3)”.Ce fut au cours de cette période malheureuse que la mort frappa Hertel, le 10 août 1751, aux Trois-Rivières, pendant qu’il visitait un de ses locataires, Antoine Desrosiers, que l'on retrouve plus tard remplissant les fonctions de juge dans la seigneurie de Champlain (4).Du mariage dTIertel avec mademoiselle Marguerie naquirent: François, sieur de Chambly, surnommé le “Héros” le plus illustre des enfants des Trois-Rivières, qui épousa, à Montréal, Marguerite Thauvenet, fille d’un capitaine du régiment de Brinon; Marie-Madeleine, femme du chirurgien Pinard, et Marguerite, qui se maria à Jean Crevier de Bel-lerive, seigneur de Saint-François.Hertel occupe une place importante dans l’histoire du Canada, dans celle des Trois-Rivières (5) et surtout parmi ces truchemens des premiers temps de la colonie qui tous, furent des hommes vaillants, énergiques, ambitieux et non de vulgaires aventuriers.Normands, pour la plupart, Charnel ) Suite, Histoire des Trois-Rivières, p.-1.(2) Suite, H.des C.-F.Ill, 12.(3) C’est ainsi que le Journal des Jésuites désigne souvent le Cup de la Madeleine.Quant au fief Hertel, il a parfois porté les notas de St-Jacques des Hertelets et de l’Arbre il la Croix.(4) Carneau histoire du Canada, I, 32.(5) Inventaire déjà cité. plain les avait choisis avec soin, car les services qu’ils devaient rendre exigeaient des caractères fermes sur lesquels on pouvait compter.Après avoir vécu avec les naturels, après avoir parcouru le pays et s’être renseignés sur ses prodigieuses ressources, après avoir goûté à cette attirante vie libre, au milieu d’une nature vierge, aussi pittoresque qu’immense, ils oubliaient la mère patrie, s’attachaient à cette contrée neuve et désiraient y finir leurs jours.Ils profitaient de leur influence et de la considération qu’on leur témoignait pour se tailler des domaines et fonder cette valeureuse noblesse canadienne qui donna tant d’éclat à la Nouvelle-France.H.-Z.Massicottë QUESTIONS Dans le Uoyagc aux Etats-l’uis de Moreau de Saint-Méry, qui a été publié pour la première fois à New Haven en [913, je rencontre, à la date du 2 mars 1795, les lignes qui suivent : "J’eus à dîner M.Martial Larocque, de Montréal en Canada, à qui je remis un éloge de Turc de Castelveyre pour les Soeurs Grises de Montréal.Combien je le trouve intéressant.Combien il me dit de choses du pays qu’il habitait depuis longtemps, de la situation et des sentiments des Français.Quelle intéressante journée pour mon esprit et pour mon coeur!” Qui était ce Martial Larocque qui, lors de son passage à Philadelphie, en 1795, intéressa si fort Moreau de Saint-Méry ?Etait-il Français ou Canadien ?A.F.Peut-on me dire où et quand sont morts John Barnes, Louis Dunière et Matthew MacNider.tous députés au premier parlement du Bas-Canada; également où et quand sont nés John Barnes, Matthew MacNider, John Lees et James Tod, députés au même parlement?E.S. — 72 LA 1ÎAIK DE CABARRUS Dans le Bulletin d’octobre dernier, un correspondant demande quelle est la vraie origine du nom géographique Cabanis.11 est évident qu'il n'a pas été satisfait de 1 explication donnée, après d'autres d ailleurs, par un magistrat retraité de la Nouvelle-Ecosse et d’après laquelle le nom de Gabarits ne serait qu’une corruption du terme ‘‘chapeau rouge”.a _ On ne lira peut-être pas sans intérêt ce que sir John G.Bourinot a écrit sur le sujet dans le Mémoire sur le Cap-Breton qu'il a communiqué à la Société Royale du Canada en 1891., .“L’origine et la signification de Gabarus — le nom de la baie si fameuse dans l’histoire des deux sièges de Louis-bourg—ont rendu perplexes bien des chercheurs.Chez tous les auteurs français, la baie porte son nom actuel, mais dans la plupart des récits anglais des sièges de 1745 et c^e elle apparaît sous le nom de Chapeau rouge.Quelques-uns peuvent penser qu’il y a une relation entre les deux appellations et que les colons anglais en 1745 ont simplement transformé par erreur Gabarus en Chapeau Rouge, ces noms respectifs résonnant à peu près de même façon dans la conversation ordinaire.Parkman a émis un doute sur l’identité des deux noms, mais n’a pas résolu le problème.Il est cligne dq remarque cependant que le nom de Chapeau rouge n’est pas inconnu par ailleurs dans la nomenclature géographique de la Nouvelle-France.Il se retrouve encore dans la Baie de Plaisance, sur la côte sud-ouest de Terreneuve, directement en face de Gabarus, dans le Cap-Breton.Durant l’occupation de Plaisance par les Français, Chapeau Rouge fut un poste d’une certaine importance et il en est fait mention fréquemment dans les documents de l’époque.Plusieurs personnes avec qui j’ai discuté la question sont d’avis que le nom de Chapeau rouge peut avoir été donné à la baie du Cap-Breton par les colons venus de Plaisance et des environs en souvenir de leur ancienne habitation dans Terre-neuve; ce n’est cependant qu’une conjecture et il n’y a pas un seul témoignage qui l’appuie.Dans la carte de Bellin de 1744, Gabarus prend la forme plus mystérieuse encore de 73 — Gabori.En fait, la baie semble avoir été nommée vers les premiers temps de son histoire d’après un certain Cabarrus, un Français de Bayonne, qui fut le premier à visiter ces eaux.La famille de Cabarrus, ou Gabarrus, comme elle était quelquefois appelée, a été de temps immémorial intimement mêlée au commerce de Bayonne, et pendant nombre d’années a fait le commerce des pêcheries dans l’Acadie et dans la Nouvelle-France.Elle avait même un établissement dans la baie qui porte au jourd’hui son nom.” Et sir John Bourinot, après avoir ajouté en note qu’il doit les renseignements qui précèdent à M.Alphonse Pinart, de la Société de Géographie de Paris, reproduit une note extrêmement significative dont le libraire Dufossé, de Paris, dans un catalogue de manuscrits paru peu de temps auparavant, avait fait suivre la description d'une pièce intéressant la famille Cabarrus, à savoir les Lettres de noblesse accordées au Sieur Dominique de Cabarrus, négociant dé Bayonne, et données à Versailles au mois d’avril 1789.“C’est le frère du Sieur Dominique de Cabarrus, notait M.Dufossé.qui a donné son nom à la bave Cabarrus à T Isle Royale.” Il est regrettable que le digne libraire, qui parait si sûr de ce qu’il avance, 11’ait pas songé à nous donner les prénoms de ce frère du sieur Dominique de Cabarrus.C’est à se demander toutefois s’il n’a pas oublié que la fameuse baie de l’île Royale était déjà connue sous le nom de Cabarrus dès 1744 et même auparavant.Le parrain de la baie aurait des chances d’être plutôt le père que le frère du sieur Dominique de Cabarrus qui n’a été anobli qu’en 1789.Qui sait même, puisque nous remontons, si l’on ne découvrirait pas en lui le grand-père de la fameuse madame Tallien, née Thérésa Cabarrus ?Quoi qu’il en soit, nous 11e croyons pas qu’on doive le moins du monde hésiter à sc ranger à l’opinion de sir John Bourinot.11 semble bien que le nom de Gabarus vient de la famille Cabarrus et que Chapeau rouge dans les textes anglais n’en est qu’une transcription phonétique par à peu près.Qu’on nous permette d’indiquer à notre tour deux ou trois petits faits qui, sans être absolument concluants, n’en corroborent pas moins la thèse de sir John Bourinot. - 74 — Le 4 juin 1736, le président du Conseil de marine, écrivant à MM.de St-Ovide et Lenormant, gouverneur et intendant de Pile Royale, leur demandait de voir au règlement de certaines sommes d’argent dues à la veuve du sr de Cabarrus de Bayonne, par des officiers et divers habitants de la Colonie (Rapport des Archives Canadiennes pour 1904, p.231 ).Ceci indique que, dès avant 1736, un Cabarrus de Bayonne avait été en relations d’affaires suivies avec Pile Royale, et il est permis de penser qu’il y avait même fait des séjours dans l’intérêt de son commerce.Nous retrouvons des Cabarrus à Pile Royale jusque dans les toutes dernières années de l’occupation française.Nous avons noté nous-même, dans le régistre de Louisbourg, la présence à un baptême d’un chevalier de Cabarrus, à la date du 6 mai 1756.Mais ce qui nous paraît plus significatif encore, c’est que le sieur de la Roque, arpenteur, dans le recensement qu’il a fait de Pile Royale, en 1752, sur l’ordre du comte de Raymond, mentionne à deux reprises différentes le havre de Cabarrus, et il faut croire que Cabarrus apparaît bien nettement écrit dans le manuscrit original, puisque le copiste qui a préparé le susdit recensement pour le Rapport des Archives Canadiennes de 1905 (vol.II, p.5) a cru devoir, pour l’acquit de sa conscience, faire suivre le mot Cabarrus du correctif suivant entre parenthèses; (sic pour Gabarus).D’ailleurs, s’il est vrai que dans la carte de Bellin de 1744, la fameuse baie est appelée de Gabori, dans presque toutes les autres cartes françaises d’avant 1758, elle est appelée baie de Cabarrus, et non pas de Gabarus.Aegidius Fautkux QUESTION Le “serpent”, instrument à vent employé autrefois pour soutenir le chant d’église, a-t-il jamais été en vogue dans les lutrins des églises canadiennes ?Avant l’incendie de la basilique de N.D.de Québec il figurait avec d’autres attributs ecclésiastiques dans une sculpture qui dominait le lutrin de cette église et on le rencontre encore dans des morceaux de sculpture de quelques-unes de nos vieilles églises.Lot. — 75 — LE BERCEAU DE LA FAMILLE DE LESSARD La question du lieu d’origine en France de notre ancêtre Etienne de Lessard fait, depuis quelque temps, couler beaucoup d’encre.Les uns veulent absolument en faire un Champenois, les autres et pour le plus grand nombre le font venir de Normandie.Le sujet est des plus intéressants pour tous ceux qui portent notre nom et comme membre de la nombreuse descendance du seul de Lessard venu de France en Amérique, je me permets d’entrer dans la discussion.Et, tout de suite, j’affirme que nous ne sommes pas d’origine champenoise, ni parisienne, comme on l’a prétendu récemment, mais bien normande.Et voilà sur quoi je me base.i.—L’abbé Tanguay qui n’en est pas à une erreur près dans son Dictionnaire généalogique, en commet une sérieuse quand il donne comme nom de famille de la mère d’Etienne de Lessard, le nom du village qu’elle et son mari habitaient en France.En effet, à la page 173 du i° volume de son Dictionnaire on voit ceci: “1652 (8 avril) Québec 1.—De Lessard-Etienne, baptisé en 1623, fils de Jacques et de Marie Chamboy, évêché de Sens, etc., marié à Marguerite Sevestre, etc.,” or, l'acte de mariage dont j’ai copie entre les mains et dont l’original se trouve au bas de la première page du premier registre de la basilique de Québec, porte qu’Etienne de Lessard est fils de Jacques et de Marie (ici le nom de famille est illisible) mais qu’il vient de Chamboy, évcchc de Sens.H.—Nous touchons ici à une autre erreur, mais l’abbé Tanguay n’en est pas le coupable.Il n'y a jamais eu aucun village ni aucune paroisse du nom de Chamboy dans l’Yonne ni la Côte d’Or où se trouve l’évêché de Sens, mais il y en a une qui s’appelle maintenant Chambois dans l’évêché de Sees, tout près de cette dernière ville, d’Alençon et d’Argentan, région d’où sont venus un grand nombre de colons français au I7ème siècle.Pour moi, il est évident que le transcripteur de l'acte de mariage dans le registre a commis une erreur, — 76 — facile à comprendre, et qu'il a remplacé le deuxième c du mot Sées par un n.— L'abbé Ferland, d’ailleurs, dans son Histoire du Canada, ne s’y est pas trompé et fait venir Etienne de Lessard de l’évêché de Sées.III.—J’arrive de France et vu que la question m’intéressait beaucoup, je me suis rendu le 17 septembre dernier au village de Chambois, dans l’Orne, au sud et à deux heures de Lisieux, en automobile.Je voulais en avoir le coeur net.Qu’on me permette de raconter ma visite à Chambois: Nous avions quitté Lisieux après déjeuner, vers une heure et demie, et nous suivions la grande route qui conduit à Alençon, au milieu des grands ormes et des milliers de pommiers qui rendent si belle la campagne normande.A Vimoutiers, nous obliquons à droite et un quart d’heure après, nous sommes à Trim, gros bourg qui sert de chef-lieu du canton du même nom et dont dépend Chambois, à six kilomètres de distance.C’est une affaire de quelques minutes et après avoir suivi une longue rue qui serpente en descendant, nous arrivons sur la place entourée de l’église, de la mairie et de l'école et au milieu de laquelle se dresse le monument aux enfants de Chambois morts pour la France au cours de la Grande Guerre.Nous descendons de voiture et j’examine l’église datant du uème siècle.C’est là qu’Etien-11e de Lessard fut baptisé, qu’il fit sa première communion, les vieilles pierres du seuil que je vois furent foulées par ses pas, et je songe à toutes les centaines et centaines, pour 11e pas dire les milliers de Lessard du Canada et des Etats-Unis issus de celui-là qui vécut ici et dont un des descendants vient comtempler les lieux témoins de son enfance et de son adolescence.J’ouvre la porte et j’entre.Vraiment, le sort me favorise.En effet, j’aperçois marchant dans la nef, seul, lisant son bréviaire, un prêtre, le curé de Chambois.Je m’approche et je me nomme.Tout de suite, le curé s’écrie: Ah! vous •êtes un Lessard, un de Lessard ! Et il me dit qu’il aime beaucoup les recherches historiques de sa vieille paroisse, qu’il s’y livre en fouillant dans les vieilles archives et qu’il y a maintes fois rencontré le nom de ma famille.Le secrétaire de la mairie, me dit-il, est très gentil et il me passe ses vieux — 77 registres dans lesquels je puise à loisir.D’ailleurs, venez chez moi, je vais vous montrer tout ça.L’abbé Frétigny nous fait voir avant de sortir, les vieux fonts baptismaux, les arceaux et le choeur de la vieille église, nous en photographions le portique, puis nous le suivons chez lui où il va chercher une liasse de parchemins jaunis et les étale sur sa table.Ce sont les régistres de l’état civil de Chambois qui commencent en 1662, c’est-à-dire une quinzaine d’années après le départ d’Etienne de Lessard.Et, tout de suite, à partir de 1670, j’aperçois tout le long d'une vingtaine de pages, au bas d’un grand nombre d’actes de mariages ou de sépultures, la signature de Jacques de Lessard, qui pouvait être difficilement, étant donné les dates, le père d’Etienne, mais plutôt son frère.Ce Jacques de Lessard devait demeurer près de l’église et était sans doute un des rares habitants de Chambois sachant signer, et on devait requérir ses services toutes les fois qu’à l’église on avait besoin de la signature d’un témoin.Et les noms de Lessard se montrent ici et là, les vieux noms de la famille conservés au Canada et dont plusieurs sont ou étaient encore portés par les miens: François (le nom de mon père),’ Pierre, Louise, Charles, Anne, etc.Pour moi, cela est probant; nous venons de Chambois, en Normandie.Il n’y a plus de Lessard dans ce lieu.Le dernier dont les régistres fassent mention était en l’an II de la République, un lieutenant de gendarmerie.Mais l’abbé Frétigny me déclare qu’un peu à l’ouest du département de l’Orne où nous sommes, à Domfront, il y a quantité de Lessard, et puis dans la Mayenne, à Laval, sans compter la région de Nantes où dans la ville même de ce nom, il existe un médecin du nom de Charles Lessard.Avant de quitter Chambois, nous jetons un dernier coup d’oeil sur le monument aux morts de la guerre.Il est simple mais très beau.Un poilu s’affaisse mourant et soutenu dans les bras de la patrie, jette un dernier regard sur la pointe du clocher en pierre de sa vieille église.Sur les plaques de granit du socle, s’alignent les noms des quatorze enfants de Chambois morts pour le pays.Il y a un Boulay, un Fontaine, un Hardy, noms bien canadiens. - 78 - J’embrasse d’un regard tout ce paysage que je ne reverrai sans doute jamais, je dis adieu au bon curé de campagne qui s’est lait mon guide et nous repartons.Dans mon opinion, la question est résolue, c’est de là qu’est parti l’ancêtre, et cette terri-que je foule couvre les cendres de ceux qui avant lui furent les pères de notre .famille.Cela fait quelque chose au coeur de voir le berceau de sa race.Alphonse Lessard LA VILLE DE NICOLET beu M.l’abbé Joseph-Elzéar Bellemare s’était proposé décrire une histoire complète de Nicolet.Son travail devait comprendre deux parties distinctes : la première, l’histoire de la seigneurie de Nicolet, la seconde, l’histoire de Nicolet au point de vue paroissial et civil.Seule, la première partie a été publiée en 1924 en un fort volume de 410 pages.SAINTE-GENEVIEVE DE BERTHIER Sainte-Geneviève de Berthier comprend les fiefs ou sei-.gneuries de Comporté, Antaya ou Dorvilliers et Randin, \ ilmur ou Berthier concédés le même jour (29 octobre 1672), le premier au sieur de Comporté et le second au sieur Randin.L’histoire de Sainte-Genevièvre de Berthier (Berthier-en-haut ) se trouve dans le Précis de l’Iustoirc de la seigneurie, de la paroisse et du comté de Berthier, P.O., Canada, publié en 1889 par M.l’abbé S.A.Moreau.LA VILLE DE COATICOOK Coati cook est une jolie petite ville du comté de Stans-tead d une population d’un peu plus de 4,000 âmes.On compte trois paroisses catholiques à Coaticook : Saint-Edmond, Saint-Jean 1 Evangéliste et Saint-Marc l’Evangéliste.En 1925, M.l’abbé Albert Gravel a publié l’Histoire de t oaticook.( )n trouve dans ce livre 1 historique des commencements de la ville, des trois paroisses qu’elle contient, de ses industries, de son administration municipale, etc., etc,' 79 DOCUMENTS SUR M.D’AILEEBOUST DE DOUGLAS Etat des services du sieur d’Ailleboust de Douglas, fils de gentilhomme, âgé de 24 ans, enseigne en pied dans les troupes détachées de la Marine en Canada, relatif à différentes opérations militaires qui sont faites dans cette partie de l’Amérique septentrionale pendant la présente guerre: Le 16 avril 1753, j’ai reçu de M.Duquesne en entrant au corps cadet un ordre de faire les fonctions de garçon major dans un détachement commandé par M.Saint-Martin pour aller à la Presque-Isle, et, le 19 juillet, je fus détaché sous M.de Repantignie contre un détachement anglais qui étoit venu favoriser la traite de trois marchands dans la Ri-vière-aux-Boeufs ; le 7 aoust, je rentrai et le 2^ octobre, je redescendis pour garnison.Le 15 avril 1754, je partis sous les ordres de M.Saint-Martin avec le même agrément de faire les fonctions de garçon major pour établir Châtakouin; je fus employé à faire faire un chemin de trois lieues.Le 9 juin, je fus détaché pour le fort Duquesne d’où je repartis sous M.de Villiers pour l’affaire de la Nécessité.J’y fus blessé et rentrai en garnison le 18 octobre de la même année.Le 18 mars 1753, je partis sous les ordres de M.le chevalier de Céloron pour aller pédestrement à Frontenac d’où je repartis sous les ordres de M.Denois le 16 avril pour le fort Duquesne.J’en repartis pour aller contre des Anglais dans un détachement commandé par M.d’Erigoville ( Ri-gauville), le soir de mon retour pour le même objet, et le lendemain pour l’affaire commandée par M.Dumas après la mort de M.de Beaujeux.Le 9 juillet, je partis pour Montréal avec des lettres de Al.Contrecoeur.Le 19 aoust, je fus détaché pour Carillon d’où je fus tiré du détachement de M.Dieshot.Le Q octobre, j’eus ordre de rester à Carillon sous les ordres de M.La Corne l’aîné qui m’occupa tout l’hiver à faire divers détachements jusqu’au 6 may 1756 où je fus occupé gaiement sous le chevalier, son frère, jusqu’au 10 octobre teins où je repartis pour giarnison. Ko — Le iK janvier 1757.je partis sous M.de Rigeau (Ri-gaud) pour aller brûler des batteaux afin de retarder la manoeuvre des ennemis.L’objet rempli, je rentrai à Carillon et le reste de l'hyver je fus occupé à faire divers détachc-mens.Le 22 may, je partis avec M.Gaspé pour aller nous retrancher au Portage.Le 13 juin, nous y fûmes attaqués infructueusement.Le _>8 juin, j’eus ordre de joindre un détachement de volontaires, commandé par M.de Yilliers, qui partit sur le champ de Carillon pour le fort George afin de couvrir l’artillerie et d’assurer le débarquement à la majeure partie de l’armée qui étoit en batteaux.Le iK septembre, je rentrai en garnison.Le 7 may 1758, je partis sous M.de Montegron de Lan-gie avec un détachement d’élites.Nous fûmes occupés ensemble et en particulier à faire des découvertes afin d’instruire M.le marquis de Montcalm des manoeuvres ennemis jusqu’à l'affaire du général Hawlt où il fut blessé dans la retraite et moy je fis un prisonnier qui servit beaucoup et me valut la confiance particulière du général Montcalm.Tout le lendemain, je fis un feu de petite guerre en avant des grandes gardes; je me reployai sur les onze heures en favorisant leurs retraites, tems qui suivit l’affaire généralle.Sur les deux heures, j’eus ordre du général de sortir sur la gauche de notre abastie afin d'instruire d’une colone qui avoit été reconnue par un de mes vedètes.A huit heures, j’eus ordre de suivre avec quinze hommes la retraite des ennemis jusqu’au fort George et le général Montcalm m’ordonna à mon retour d’en aller rendre compte au marquis de Yaudreuil avec une lettre conçue en ces termes: Je vous envoyé le s.d’Ailleboust qui vous ren-di a compte de la! faire de .AI.cl Abercrombie.Personne 11’a puis de part a cette al faire que luv et le s.de Montegron de Langy.S ils étaient de mon ressort, je les nommerais à une compagnie, mais, monsieur, ils doivent tout espérer de votre justice.” Je repartis sur le champ pour rejoindre l’armée et le reste de la campagne, je fus en sous-ordre sous M.de St Luc et Marin.Le 10 novembre, je rentrai en garnison. Reçu enseignie en pied en 1759.Le 3 janvier 17^9, j’eus ordre de partir sous M.de Celeron 1 aine pour la Pointe au Baril.Le 15 février, je fus détaché pour aller aux Cinq Nations sonder leur façon de penser sur l’ouverture de la campagne et après avoir couru tous les dangers d’une nation prévenue, je rentrai à la Pointe au Baril.Le 15 juin, je partis sous M.le chevalier de la Corne pour enlever un entrepôt ennemi, nous fûmes découverts.Le / juillet, je fus détaché a Choinguin.Je pris un courrier chargé d’ordres du général Amers à M.Gage "que la saison étant trop avancée, il n avait plus rien a prétendre sur les postes de la Galette et de l’isle Angalot ”.Je fus détaché deux fois de suitte pour le même objet.Et le 1^ octobre, je redescendis pour garnison.Le 19 février, j eus ordre de marcher sous-lieutenant à une compagnie de grenadiers de la création du général \ audreuil et je ne revins de cette affaire que le quinzième de la compagnie après avoir reçu deux coups de feu qui ne m empêchèrent pas de mener ce reste glorieux à la victoire.Je lestai aux hôpitaux jusqu’à la capitulation ce k Gaspk Monsieur Raoul de Beaujeu, Manoir de Beaujeu, Coteau-du-Lac.Québec, 9 sept 1869.Mon cher Raoul, Ta cousine Coucou, qui a mis hier les deux orphelines au couvent, doit t’avoir écrit au sujet de Thomas, leur frère.J’ai toujours compris, et ta chère soeur Marie m’a écrit qu’elle se chargeait de son éducation et de son avenir; et comme le temps est bien précieux à son âge, je te prie de vouloir bien décider de son sort au plus vite en lui écrivant ce que tu te proposes de faire à son égard.C’est peut-être une indiscrétion de ma part de t’entretenir de ce sujet dans un temps où tu es tout au bonheur qui t’attend en conduisant ton aimable fiancée à l’autel de l’hy- 99 menée, mais je te prie de me la pardonner sous les circonstances.Adieu, mon cher Raoul, (pie Dieu te rende aussi heureux que tu le mérites; et crois à l’affection de Ton grand-père, Ph.A.dk Gaspk Monsieur Raoul de Beaujeu, Côteau-du-Lac.LES DISPARUS L'abbc René-Edouard Casgrain — Né à la Rivière-Ouelle le 4 février 1839, du mariage de l’honorable Charles-Eusèbe Casgrain et d’Elisabeth Baby.Il fut d’abord avocat.Ordonné pretre le 2 mars 1873, il fut vicaire à Saint-Jean de 1 ile d Orléans, et à Saint-Patrice de Québec, desservant à Erampton, curé de Stoneham, curé de Sainte-Catherine, aumônier de l’Hôpital du Sacré-Coeur à Québec, curé de Sil-lery, aumônier du couvent de Bellevue, assistant-aumônier de l'Hôtel-Dieu de Québec, puis curé de L’Ange-Gardien, de 1898 à 1907.Décédé à Québec le 25 avril 1917.Auteur de /’ Histoire de la paroisse de U Ange-Gardien, publiée en 1903.L’Iionorablc Joseph Lavergne — Né à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud le 28 octobre 1847, du mariage de Louis-David Lavergne et de Marie-Geneviève Delagrave.Admis au barreau en janvier 1872, il ouvrit son étude à Princeville puis, en 1874, se transporta à Arthabaska où il forma une société légale avec sir Wilfrid Laurier.Il fut maire d’Ar-thabaskaville, préfet du comté d’Arthabaska puis député du même comté à Ottawa de 1887 à 1897.Le 4 août 1897, M.Lavergne était nommé juge de la Cour Supérieure pour le district d’Ottawa.Le 25 juin 1907, il était transféré au district judiciaire de Montréal, et le 3 février 1906, promu juge de la Cour du Banc du Roi.Décédé à Montréal le 9 janvier 1922. IOO NOTES SUR LA PAROISSE DE STE-FLORE, COMTE DE CHAMPLAIN Partie religieuse 25 novembre 1858 — Mgr Thomas Cooke, évêque dès Trois-Rivières, autorise messire Alfred-René Noiseux, prêtre, missionnaire à Saint-Etienne-des-Grès, de s’assurer d’un terrain pour la construction de la première chapelle de Ste-Flore; et cela, sur une requête présentée au dit évêque par les francs-tenanciers d’alors et d’en dresser procès-verbal.John Dawson, sur la demande des habitants, donne le terrain sur lequel fut construite la première chapelle.lü juin 1861 — Mgr Cooke autorise M.Noiseux à ériger un Chemin de Croix dans la chapelle.21 août 1861 — Bénédiction de la première chapelle par M.E.Sirois, curé de Saint-Barnabé, assisté par M.Noiseux, missionnaire de la paroisse.M.Sirois fit le sermon de circonstance.Cette chajelle avait 40 pieds par 30; elle était sur le chemin appelé “Chemin des Piles”, à une lieue de la rivière Saint-Maurice.27 octobre 1862 — Décret canonique pour l’érection de la paroisse de Sainte-Flore.17 janvier 1863 — Décret d’érection civile, donnant à la paroisse une étendue de 7 milles de longueur sur une largeur à-peu-près égale.Cette paroisse fait partie de la seigneurie du Cap-de-la-Magdeleine et du canton "Radnor”.Elle est bornée comme suit : vers le sud, par la rivière Saint-Maurice; au nord, par la chaîne des lacs auxquels se termine le rang, A, B, C, D, E et F, dans la dite seigneurie du Cap; au sud-ouest, par la ligne qui sépare le canton “Shawenegan” de la dite seigneurie; au nord-est, par la rivière Saint-Maurice.Ce décret est signé : Le Très-Honorable Charles Stanley, vicomte Monde, gouverneur-général, et par Etienne Parent, assistant-secrétaire.26 août 1863 — Décret de Mgr Cooke ordonnant la construction d’une nouvelle église, sacristie et presbytère.Le terrain sur lequel fut construite la 2e chapelle fut roi donné par Augustin Gélinas, habitant alors Saint-Boni-face de Shawenegan, 2 arpents de largeur par 10 de profondeur.8 juillet 1864 — Requête aux commissaires civils pour l’élection de trois syndics pour diriger la construction de la 2e chapelle.30 août 1865 — Ordonnance de Mgr Cooke concernant l’élection des Marguilliers.14 janvier 1866 — Première élection de marguilliers.Elus: Antoine Deschesnes, Jean Melançon et Onésime Hébert — 2ème année: Joseph Gélinas; 3ème année, Alexis Latreille.31 janvier 1867 — Bénédiction de la nouvelle chapelle par Mgr Louis-François-Laflèche, évêque élu d’An-thédon ; coadjuteur du diocèse des Trois-Rivières, assisté par Messire Luc Aubry, curé de Saint-Léon, et J.-O.Prince, curé de Saint-Maurice.M.le grand vicaire, Thomas Caron, supérieur du séminaire de Nicolet, chanta la messe.Le sermon fut donné par Mgr Laflèche.Toute la paroisse assistait à la cérémonie de même que les Messieurs du clergé dont suivent les noms : MM.A.Del- phos, J.-E.Béliveau, J.-D.-S.de Carufel, N.-O.Larue, J.-D.Comeau, Luc Aubry, J.-O.Prince, F.-X.Coté, R.-A.Noiseux, Thomas Caron, Y.-G.L.-F.Evêque d’An-thédon.10 février 1867 — Premier recensement : 373 communiants; 296 enfants; 669 âmes.18 septembre 1867 — Messire J.-B.Chrétien, vicaire à la Baie du Febvre, est nommé premier curé de Sainte-Flore; il prend possession de sa cure le 29 septembre.31 juillet 1868— Erection par Mgr Cooke de la Confrérie du Saint-Coeur de Marie, sur la demande du curé.3, 4 juillet 1871 — Première visite pastorale faite par Mgr.L.-F.Laflèche, évêque des Trois-Rivières, allouant les comptes de MM.Antoine Deschesnes, Jean Melançon, Onésime Hébert, Joseph Gélinas et Alexis Latreille, marguilliers comptables pendant ce temps; chacun pour son année respective. 102 15 août 1871 — Bénédiction par M.J.B.Chrétien, curé, de la Statue de l’immaculée Conception de la Ste Vierge en présence d’un grand concours de fidèles.24, 25, 26 juin 1871 — Deuxième visite pastorale par Mgr L.-F.Laflèche, allouant les comptes de Joseph Vincent, Joseph Dufresne et Antoine Lesieur.9 octobre 1874 — Mgr l’archevêque de Québec envoie à M.Chrétien, curé de Ste-Flore et en même temps missionnaire dans le St-Maurice, une lettre devant être lue aux fidèles de la vallée du St-Maurice et de la Riviè-re-Batiscan, pour leur annoncer qu’une partie de ces deux vallées, appartenant au diocèse de Québec, en a été détachée et annexée à celui des Trois-Rivières.29, 30 juin 1878 — Troisième visite pastorale de Mgr laflèche, allouant les comptes de Fabien Lavergne, Régis Villemure, Pierre Lachance et Laurent Lafrenière, marguilliers de ces dernières années, et aussi ceux des syndics pour la nouvelle église, c’est-à-dire Régis Villemure, Joseph Vincent dit Maheu et François Du Paul.1er juillet 1878 — Mgr Laflèche nomme M.le curé de Ste-hlore, M.J.-B.Chrétien, comme devant prendre soin de la cure et paroisse de St-Mathieu de Caxton.17, 18 septembre 1884 — Quatrième visite de Mgr Laflèche, allouant les comptes des années précédentes.Population : 1400; Baptêmes; 105; Mariages; 14; sépultures ; 20.15 juillet 1886 — M.Georges Héroux, architecte, d'Yamachiche, exécute l’entreprise à lui donnée de faire des galeries dans la 2ème chapelle; d’agrandir le presbytère et de faire les autres dépendances.Le hangar à bois est donné à M.Henry Sévigny, de Ste-Flore.17 janvier 1887 — Mgr Laflèche, par un mandement, démembre la paroisse de St-Mathieu et annexe à Ste-Flore cette partie de St-Mathieu connue,sous le nom de 1er rang de Shawenegan, plus le haut de la Petite Rivière, sur requête faite par les intéressés.6 mars 1890 —¦ M.F.Beaudet, 1 aisse la cure pour défaut de santé et Mgr Laflèche nommé messire Ferdinand Verville, curé de St-Elie, à la cure de Ste-Flore. — 103 15 janvier 1891 — Recensement fait par M.Verville.Communiants; 1015; absents; 109 aux Etats-Unis.Présents 904; dans les chantiers; 83.20 juillet 1896 — Requête présentée à Mgr Laflèche par les francs-tenanciers demandant la construction d’une nouvelle église.20 août 1896 — Mgr Laflèche, après avoir fait vérifier la dite requête par son grand-vicaire Louis-Sévérin Rheault, permet la construction de l’église nouvelle.15 octobre 1896 — Ordonnance confirmant l’élection de Joseph Rivard, David Girard et Pierre Beaulieu, comme syndics pour la construction de la nouvelle église.1er janvier 1897 — Population, 2321 ; communiants, 1334, non communiants,, 987; Familles, 436.27 juillet 1897 — Bénédiction de la pierre angulaire de l’église actuelle par Mgr.Laflèche, évêque des Trois-Rivières, en la 60e année du règne de Sa Majesté la Reine Victoria; lord Aberdeen étant gouverneur du Canada, L-A.Chapleau, lieutenant-gouverneur de la province de Québec; sous le glorieux pontificat de Sa Sainteté Léon XIII, Mgr Laflèche fit le sermon de circonstance auquel assistait une grande foule de paroissiens.Mgr.fut assisté par Messire Tél.Gravel, curé de St-Boniface de Shawenegan, et Adélard Bellemare, curé de St-Llie.La messe fut chantée par M.J.-E.Poirier, curé de St-Ma-thieu.De plus, étaient présents MM.F.-X.-E.Dussault, François Boulay, Pierre Boulay, Auguste Tapin, Georges Brunei et F.Verville, curé.MM.Arsène Denoncourt, Edouard Blais et Charles Boucher étant marguil-liers du banc.13 décembre 1898 — Bénédiction de l’église et des cloches de Ste-Flore, par le Rév.M.Ferd.Béland, chancelier du diocèse, assisté de MM.Louis Denoncourt, procureur du Séminaire, et Ovide Baribault, vicaire a St-Maurice.Le Rév.B.-C.Bochet, chanoine, curé de Ste-Anne de la Pérade, chante la messe, et Messire F.-X.Cloutier, chanoine, curé des Trois-Rivières, fit le sermon de circonstance.Un grand nombre de prêtres y assistaient. — 104 — 13 janvier 1899 — M.F.\ erville, curé, obtient la permission d’ériger un Chemin de Croix dans la nouvelle église; ce qui fut fait le 2 février 1899 par le R.P.Adélard Barolet, Rédemptoriste.Les Curés 1858 — M.R.A.Noiseux est le 1er missionnaire de Ste-Flore; il fait construire la 1ère chapelle.Elle fut bâtie par les paroissiens.M.J.D.Comeau succède à M.Noiseux comme missionnaire desservant dans l’automne de 1861 et fait construire la 2e chapelle, par M.Edouard Hamelin, entrepreneur de St-Barthélemi.18 septembre 1867 — M.J.B.Chrétien est nommé 1er curé résidant de Ste-Flore; il y demeure jusqu’à l’automne de 1886.-9 septembre 1886 — M.Félix Beaudet remplace M.Chrétien et dessert la paroisse jusqu’au 6 mars 1890.6 mars 1890 — M.Ferdinand Verville prend possession de la cure et fait construire, en 1897, la magnifique église qui fait aujourd’hui l’orgueil des paroissiens.Les pla^s et devis ont été faits par Joseph-Georges Héroux, architecte d’Yamachiche.M.Alfred Giroux, de St-Casi-mir, en fut l’entrepreneur.1er janvier 1902 — Population; 2164; communiants 1352; non communiants 806, familles 410.Partie Civile (1857) r , 1 ;Ees premiers habitants de la paroisses furent 1° Théophilus Rickaby qui, dans l’hiver de 1857, bâtit un moulin à scie et à farine sur la rivière Shawenegan.Celui-ci vendit sa propriété en 1864 à Edouard Hamelin, entrepreneur, de St-Rarthélémi, qui le revendit lui-même à Adélard Robitaille en 1866.M.Robitaille ne pouvant satisfaire a son contrat, Al.Hamelin le vendit à Al.Lazare Beaupré qui l’augmente d’un moulin à carder la laine.Al.Beaupré vient de le passer en 1901 à son fils Eugène.Le même pouvoir d’eau servira dans le cours de — io5 — cette année 1902 à faire mouvoir un dynamo électrique, propriété de M.le Dr Honorius Picard, de Grand’Mère, devant fournir la lumière au village de Ste-Flore à Grand’Mère.2°—John Walsh, ancien contre-maître d’une compagnie américaine et seul capable de loger les portagcux venant des Trois-Rivières pour le haut du Saint-Maurice.Il possédait un chantier en bois rond sur la propriété qu’occupe en 1902, M.Thomas Yillemure.Il donna aussi son nom à la petite rivière qui égoute une partie de la paroisse de Ste-Flore et se jette dans St-Maurice entre Ste-Flore et Grand’Mère.3°—Pierre Gélinas (Pitte) qui prend la terre occupée en 1902 par son fils Antoine.4°—Louis Gélinas qui défriche la terre appartenant aujourd’hui à Napoléon Blais.5°—Charles Arvisais qui possédait le lot du père Lescadre en 1902.6°—Narcisse Garceau, venant de St-Etienne, travaille sur la terre occupée aujourd’hui par Nazaire et Rodolphe Deschesnes.1858 7—Antoine Rivard, (pii en 1902 occupe encore la même terre.8°—Onésime Hébert (pii, plus tard, vend sa propriété à Sévère Ricard qui la cultive encore en 1902.9°—Joseph Dontigny, venant de St-Luc prend la terre qu’a Hormisdas Bourassa en 1902.10—Ovide Dontigny, de St-Luc aussi, défriche le lot qui appartient aujourd’hui à Israel Bourassa.11°—Olivier Sauvageau achète la terre qu'a Antoine Deschesnes, en 1902.12°—Edouard Davis, aussi de St-Luc, la terre occupée aujourd’hui par la veuve Hyacinthe Boisvert.13°—Joseph Larrivée, de Champlain, la terre (pii, en 1902, est la propriété de la veuve Dédé Gélinas.Le long de la petite rivière Shawenegan, les premiers colons furent Laurent Lafrenière,, Alfred Bois-clair, Tames McLean, Dominique Rousseau et un nommé Tremblay. 29 janvier 1863 — D'après l’acte du Gouvernement en 1860 ordonnant aux paroisses de s’ériger en municipalités, celle de Ste-Flore forme son 1er conseil le 29 janvier 1863.Voici comment il fut composé.1 —Théophilus Rickaby, maire; MM.Alexis Desaul-niers, Fabien Lavergne, Thomas Leblanc, Antoine Des-chesnes, Jean Melançon et Ovide Dontigny.Liste des maires depuis 1863 : 2.— Jean Melançon, 3 novembre 1863.3.— Pierre Bellerive, 20 décembre 1863.4.— Joseph Rivard, 23 janvier 1868.5.— Théodore Vincent dit Maheu, 17 janvier 1870.6.— Alfred Gélinas, 8 janvier 1872.7.— Jean Bte Lajoie, 17 janvier 1875.8.— David Girard, 15 janvier 1886.9.— Léon Desrosiers, 21 janvier 1887.10.— Léger Lambert,, 20 janvier 1888.11.— Léon Desrosiers, 21 janvier 1889.12.— Jean Bte Lajoie, 20 janvier 1890.13.— Narcisse Benoit, 24 février 1891.14.— Nazaire Ricard, 25 janvier 1892.15.— Edouard Ferron, M.1), 20 janvier 1893.16.— Joseph Rivard, 11 décembre 1894.17.— Gaspard Larue, 11 février 1895.18.— Joseph Matteau, 18 janvier 1897.19.— Nazaire Deschesnes, 18 janvier 1899.20.— Edouard Gélinas, 5 février 1902.17 novembre 1868 • La première commission scolaire de la paroisse se forme le 17 novembre 1868, avec M.Louis Dupont, président.Fabien Lavergne, Raphael Houle et J.Bte Bélan- Pierre Bellerive est séance tenante élu secrétaire.Dlle Eléonore Duplessis est engagée comme institutrice moyennant 10 livres sterling.M.Pétrus Hubert, inspecteur d’écoles, M.J.B.Chrétien, curé.22 novembre 1868 Par une séance teaue ce jour, la paroisse est divisée pour les fins scolaires en quatre arrondissements. io7 — Liste des secrétaires-trésoriers des écoles : 1.— Pierre Bellerive, 17 novembre 1868.2._ F.-X.St-Pierre, 14 juillet 1870.3.— Edouard Perron, M.D, 25 mars 1874.4.— Charles Biron, 2 août 1874.5.— Edouard Perron, M.1)., 7 septembre 1874.6.— Jérôme Deschesnes, 10 octobre 1876.7.— Nazaire Deschesnes, 18 avril 1898.Notaires MM.Moise Carbonneau, 10 février 1884 ; |.Hector Desaulniers, 22 octobre 1896.Médecins MM.Edouard Perron.13 mars 1874 ; Origène Bournival ; 1 fonorius Ricard ; Avila Ricard ; Alfred Perron, 5 août 1900.Le chemin appelé “Chemin des Piles a été fait par le Gouvernement au printemps de I860.Le conducteur des travaux fut M.Arthur Rousseau, de St-Boniface de Shawenegan.Ce chemin est resté célèbre parce qu’il fut la première route de communication entre la ville des Trois-Rivières, le bas et le haut du Comté de St-Mauri-ce, celui de Maskinnongé avec le poste appelé "Les Piles” et le haut de la rivière St-Maurice.(Extrait, pour E.-Z.Massicotte, des archives de la paroisse vers 1902).les disparus Patrice Plais — Né à Ham-Nord, comté de Wolfe, le 3 février 1870, du mariage de Patrice Blais et de Marie-Anas-tasie Fitzgerald.Il étudia d’abord le droit et lit du journalisme puis un bon jour ses amis apprirent qu il était entre a la Trappe d’Oka.11 y fut connu sous le nom de Frère Li-guori.Propagandiste agricole hors ligne, il fut bientôt réclamé par le ministère de l’agriculture provincial et fut promu chef du service avicole.Il accepta un peu plus tard la charge de rédacteur du Bulletin de la ferme, publié à Québec.Décédé subitement à Sherbrooke le 7 septembre 1925. LA DIME A MONTREAL La question de la dîme, au commencement de la colonie.et Surtout pour la région de Québec, causa beaucoup de soucis aux gouvernants ecclésiastiques et civils.En dépit des demandes de Mgr.de Laval, qui voulait |e treizième; le paiement de la dîme fut réglé par de I racy, le 4 septembre 1(167, en la manière qui subsista pendant plus de deux siècles, c’est-à-dire le vingt-sixième.Pendant que la question était discutée à Québec, la dime n’était pas encore exigée dans la jeune colonie de Montréal.( )n se contentait, pour subvenir aux dépenses du culte, des dons des particuliers.Les objets en nature étaient déposés dans le magasin de l’église, dont Jacques I estard de Laforest était le commis.Au comptoir, 011 pouvait acquérir des grains, victuailles, quelques fourrures, ,articles de chasse, tissus domestiques, “souliers françois”, etc., etc.En 1668, les colons de 1 fie de Montréal, pour se conformer à l’ordonnance épiscopale, réglèrent la question de la dîme, et d'une manière généreuse, dans une glande et solennelle assemblée des principaux citoyens de la colonie de Montréal : L an gbj : C soixante et huict et le Dousiesme jour d’aoust, L’assemblée des habitans de L’Isle de montréal s est tenue en la salle de Messieurs Les Ecclésiastiques, Pourr la perception des Dixmes de la parroisse dud.Lieu, ou se seroient trouvés venerable et discrette personne Mre Gilles perot, Pre Curé de lad.Paroisse, Mre Charles Le Moyne, Sieur de Longueüil, Procureur du Roy de lad.Isle, Mre Jean Baptiste Migeon sieur de Luanssat, Procureur fiscal de la terre & seigneurie de lad.Lsle.Le sieur Jacques Le Moyne, Les sieurs Jean Le Duc, Claude Robutel sr.de Saint-André, Marguilliers de lad.parroisse, les sieurs Jean Gervaise, Louis Preud’-homme, Gilbert Barbier et André Charly Sieur de St.Ange, anciens Marguilliers, Et Jean auger dit Baron, Jean Milot, Gilles Lauzon, Laurent Archambault, henry perrin, Pierre Pigeon, françois Bailly, Jacques Millot, Louis gueretin, Jean Gasteau, Urbain Geté, charles — 109 — Boyer & Isaac Nafrechouj habitans de lad.parroisse faisans & Representans La plus senne partye de tous le Corps des habitans de lad.Isle, ou après plusieurs Con-ferances & délibérions, sur ce Communiquées entre Eux, ont demeuré daccord, et sont Convenus avec le sieur Perot, Que les Dixmes se Leueront en Lad’Isle et lieux en despens.de la Vingt Uniesme gerbe de bled, froment, une, comme pareillement L’avoine, qui sera levé par la personne à ce commise par Mond.sieur le Curé, et pour les Bled d’Inde et Pois au vingt sixe.Minot, qui sera rendu au lieu qui sera désigné par Mond.sieur Le Curé.Quand aux bled d’Inde et poids l’apporteront en la Maison de Messieurs Les Ecclesiastiques de lad.Isle, ce fait Convenu & accordé pendant trois années Consécutives, à commencer de la pnte.année, pour finir trois années après & Ensuivans, en foy de quoy lesd.sieurs Curé & autres susd.desnommés ont signé les putes, qui fut fait & passée par devant moy No.re de la terre & seigneurie de lad.Isle soubsigné, les jour et an que dessus, à la Réserve desd.gueretin.Le Duc, Gasteau, Milot, Ge- té, Pigeon qui ont déclaré ne scavoir signer de ce fe, terpclé suivant L’ordonnance.t.Perot curé C.Le Moyne C.Robutel Migeon De Branssat Jehan gervaise andré charli I.nafrechoux Renné fezeret Millot M.Joanneaux J.Lemoyne Louys proudhonune Gilbert barbier F.Bailly h.perrin gilles Lauson Laurent Archambault (Jean Auger) *ti Basset Nre.In- (Copie du livre des délibérations de la fabrique).Ce règlement qui devait “finir trois années après & Ensuivans” ne fut pas modifié ; et les archives de la Fabrique sont même muettes sur tout règlement subséquent.Mais la tradition veut que la dîme payable au vingt-unième pour le blé et l’avoine, fut dans la suite fixée au vingt-sixième comme pour tous les autres grains.O.Lapalice no LISTE DES OFFICIERS DE JUSTICE EMPLOYEZ DANS LES DIFFERENS TRIBUNAUX DE LA NOUVELLE-FRANCE ( 1722) Conseil Supérieur De Lino, premier conseiller—Agé de 78 ans, fort appliqué, assidu au Conseil, mais n'a plus pour les affaires la même pénétration qu’il avait lorsqu’il estait plus jeune.Macart — Agé de 72 ans, devenu incapable de remplir sa charge par son grand âge et ses infirmiez qui ne luy permettent plus de venir au Conseil.Délateur, conseiller Clerc — Agé de 30 ans, très bon sujet pour le Conseil, s’il n'en estoit point souvent détourné par les employs de grand vicaire, de supérieur des commu-nautez, et d’officiel, et autres fonctions ecclésiastiques qu’il remplit dans le diocèze.Sarrazin — Agé de 70 ans a beaucoup d’esprit, le sens et le coeur droit: mais peu versé dans la jurisprudence; que ses occupations en qualité de médecin empeschent de se charger d’aucune affaire.De Lotbinière, archidiacre de l'Eglise de Québec—Agé de 40 ans, fils et petit fils de Conseiller, bon juge.Hazeur — Agé de 50 ans; il estoit sujet au vin; il pa-roist qu il a intention de se corriger, depuis quelque temps même il a commencé de se réformer, d'ailleurs médiocre sujet.Saint-Simon (mort le 14 8bre)—Agé de 82 ans, a esté longtemps prévost des maréchaux n’est plus en état de rendre service par son grand âge.Dartigny — Agé de ho ans, fils d un conseiller, honnes-te, homme peu éclairé.Guillemin — Agé de 52 ans; il est négociant, a fait beaucoup d entreprises dans la colonie qui ne luy ont pas réussi, honneste homme peu éclairé.Lanouiller — Agé de 50 ans, a de la pénétration pour les affaires, est bon juge, il doit retourner cette année en France, pour, selon toutes les apparences, ne plus revenir.t Crespin — Agé de 60 ans; négociant, honneste homme & d une décision très juste dans les affaires de commerce qui sont portées au Conseil. Cugnet — Agé de 42 ans, avocat au Parlement de Paris; sçait bien la coutume et l’ordonnance; bon juge.Verrier, procureur général — Agé de 42 ans, avocat au Parlement, laborieux, a l’esprit juste, sçait bien le droit, les ordonnances et la coutume; bon praticien et bon juge.Daine, greffier en chef — Agé de 35 ans, travaille bien et remplit de même sa charge.Officiers de la Prévostc André de Leigne — Agé de plus de 60 ans et cependant fort en état de servir, honneste homme capable, exact à faire observer la police.De rEpinay, lieutenant particulier et lieutenant général au siège de l’amirauté — Agé de 74 ans.estimé universellement, vertueux et capable, sujet par son grand âge a beaucoup d’infirmitez.Boucault, procureur du Roy de la Prévosté et Amirauté — Agé de 40 ans, a esté secrétaire de Mr Bégon pendant plusieurs années, remplit bien sa charge.Boisseau, greffier — Agé de 32 ans, fort sage, assez bon praticien, remplit bien son employ.Jurisdiction de Montréal Raimbault, lieutenant général — Agé de 65 ans, fort entendu dans les affaires, sçait bien l’ordonnance et la coutume; par son activité a empescher le commerce étranger, il s’est fait beaucoup d’ennemis; on l’accuse d'avoir un commerce scandaleux avec une femme de Montréal veuve d’un officier; mais l’âge de Sr Raimbault joint à ses infirmitez et la laideur de cette veuve 11e doivent pas le faire présumer.Foucher, procureur du Roy — Agé de 30 ans, a travaillé sous M.Bégon, deviendra un fort bon sujet s’il continue à s’appliquer.Raimbault fils — Agé de 30 ans, médiocre sujet, remplit assez bien son employ.Jurisdiction des Trois Rivières De Tonnancourt — Agé de 62 ans, termine sommairement presque tous les différais dans le gouvernement des I I 2 Trois Rivières en qualité de subdélégiué de l’intendant, intelligent et bon juge.Cour val — Agé de 35 ans, honneste homme médiocrement versé dans la jurisprudence, bon pour l’employ qu’il occupe aux Trois Rivières où il v a peu d’affaires.Grand-l 7oycr Le sr Lanoullier de Boiscler — Agé de 40 ans, fort actif, vigilant, se donne tous les mouvements nécessaires pour bien remplir sa charge.A Quebec le 8e octobre 1731 Beauharnois Hocquart (Joint a la lettre de M.de Yaudreuil du 27 Xbre 172.') TH K SPIRIT OK ROMANCE f h rough the b'rench period there breathes the spirit of romance.The voyageur exploring unknown rivers and untracked forests, the heroic missionary facing death in its most I earl nl forms, the sturdy Norman peasant fighting the wilderness and having at the same time to keep watch and ward against the treacherous and crafty Indian, the newness and strangeness of existence in a vvarld so little known, give to the early history of Canada a perennial fascination.Keen the country lite of the more peaceful and settled days has a colour and character entirely its own.We see transplanted to the new world the system of feudalism, an institution so venerable and so penetrated with historical associations that to find it on the virgin soil of Canada strikes us with a shock of surprise such as one might feel at meeting a Knight in chain armour on the banks of the St.Lawrence.( I\-l .Walton, dans Canada and its Proz’uiccs vol III, p.2.' LETTRE DE CERTAINS MEMBRES 1)U DISTRICT DE MONTREAL A DES MEMBRES DU DISTRICT DE QUEBEC (20 NOVEMBRE 1834) Messieurs, Vous avez vu comment s’est terminée notre élection du quartier ouest; vous raconter ce qui est arrivé alors et Je puis, serait vous peindre des scènes de violence brutale et organisée, de connivence de la part des magistrats et des hommes en pouvoir, telles que vous ne pouvez en concevoir d’idée même par les prétentions et la virulence du parti breton de Québec.Au reste, comme ces derniers, nos adversaires de Montréal ont aussi levé le gant contre tout ce qui est canadien et attaché aux libertés du pays; comme eux ils ont proclamé Y ascendance européenne, au moyen de l'exclusion d’un côté et de la terreur de l’autre; comme les vôtres ils vont avoir des diners dont le but est d’enflammer contre la sécurité, les droits, et la vie même du peuple du pays, ceux de leurs adeptes qui assisteront à ces réunions.Aujourd’hui dans leur assemblée du tattersall, ces projets d’oppression et ces doctrines incendiaires ont été mis à nu.Entre plusieurs projets réchauffés, on y a parlé d’une mission au Haut-Canada, dans le but de former parmi le peuple de la province voisine, des associations propres à donner des forces au parti assassin à Montréal, et à appuyer l’union des provinces ou le démembrement de celle-ci.En ne consultant que leurs forces numériques, les habi-tans de Montréal auraient bien pu sans doute repousser la force par la force, et abattre les assommeurs qui parcourent nos rues.Mais notre force apparente est bien diminuée par l’hostilité de la magistrature, des forces militaires, et de tous les hommes en pouvoir et en autorité; nous sommes sûrs que pendant qu’avec une semblance d’impartialité les ramifications de notre administration corrompue ont protégé les orgies de la faction dont elles forment partie, ou nous aurait de nouveau fusillés au moindre prétexte.D’ailleurs dans tous les cas le conflit aurait été terrible, il aurait peut-être précipité les destinées du pays, dans un tems où nous sommes si pauvres, si peu organisés pour repousser par les armes une domination qui nous est devenue si pesante.Sommes- nous prêts; le peuple l’est-il, l’êtes-vous?Devions-nous prendre une aussi grande responsabilité sur nous?Avions-nous mission pour le faire?Ne reste-t-il plus de moyens protecteurs dans la légalité constitutionnelle, en y donnant toute l’extension qui convient à des sujets britanniques revendiquant leurs droits et à des hommes libres vivant en Amérique?Voilà des questions auxquelles vous aurez à répondre bientôt comme nous si la Chambre d’Assemblée est appelée ou peut convenablement se décider à le faire; c’est pour vous prier de nous en écrire en attendant, que nous vous adressons la présente lettre.11 est devenu d’une grande importance que le peuple de la Province s’assemble pour délibérer et aviser aux moyens de se protéger.Nous n’osons cependant désirer une réunion à Montréal d’une portion tant soit peu considérable de nos concitoyens; nous sommes trop sûrs que ce serait le prétexte de nouvelles violences, et une occasion prochaine de la collision sanglante (pie nous avons cru sage d’éviter.Quant à attendre quelque protection de la Chambre d’Assemblée, même en supposant que nous fussions tous également convaincus de la possibilité de procéder aux affaires avec le gouverneur actuel, d’abord il est incertain à quelle époque nous serons convoqués et nous regarderons la chose comme incertaine même après la proclamation; ensuite des collisions inévitables seront pour le gouverneur un prétexte de dissoudre le Parlement, et de remettre à son gré l’adoption de mesures énergiques propres à rassurer et à protéger le peuple.J1 se présente a nous un moyen à la fois simple, prévu, et constitutionnel, moyen qui aurait même peut-être pu avec avantage être adopté plutôt.C’est que les membres de l’Assemblée nouvellement élus se constituent en comités de correspondance tels qu’autorisés dans les 92 Résolutions de la Chambre d’Assemblée.Nous serions ainsi hors de la portée d’autorités hostiles et d’hommes malveillans, et nous aurions toutes les facilités pour délibérer prochainement de l’état du pays, et de la marche commune que nous devons suivre.Aux termes des Résolutions, ces Comités doivent être d’abord convoqués à Québec et à Montréal; mais si vous tombiez d accord avec nous, nous voudrions qu’on s’ajournât de part — i is — et d’autre aux Trois-Rivières à un ou deux jours d’intervalle, afin d’agir de concert.Ce plan présente beaucoup d’avantages, et peu d’inconvéniens.Le seul est peut-être même la nécessité d'avoir des fonds pour subvenir aux dépenses.Mais la Chambre d’Assemblée y a pourvu.Sur sa garantie, nous proposerions un emprunt populaire au moyen d’actions divisés en coupons, ou en donnant nos obligations solidaires.S’il ne se trouvait personne de disposé à contribuer à ce sacrifice, il serait certainement inutile pour le peuple d’attendre aucune justice et d’aspirer à aucune liberté.Nous proposerions de convoquer indistinctement, aux termes des Résolutions, les membres élus torys ou libéraux, et les conseillers Législatifs attachés à la cause populaire.Nous pourrions écrire aux membres des Trois-Rivières de ne lias se déplacer pour aller à Québec ou à Montréal si le voyage leur paraissait long, vû qu’ils nous verraient tous bientôt réunis dans leur ville.Nous pensons qu’entre les objets dont aurait à s’occuper une semblable réunion des hommes en qui le peuple vient de mettre sa confiance, seraient les suivans: i°.De délibérer de la marche à suivre lorsque nous se rons convoqués en Parlement, des moyens de donner effet aux Résolutions de la Chambre d’Assemblée, de poursuivre les accusations qu’elle a portées, et d’obtenir justice des abus et griefs survenus depuis.2°.De réclamer contre la compagnie des Terres et contre le système de concession et de régie des Terres en général.3°.De nous entendre avec la représentation et le peuple du Haut-Canada et des autres colonies voisines sur nos intérêts communs.4°.D’adopter des moyens de protection nationale contre le système d’exclusion industrielle et commerciale commencé par nos adversaires.Si nos plans vous convenaient après que vous les aurez discutés ensemble, vous voudrez bien nous en informer par écrit, et nous dire quel tems vous paraîtrait le plus convenable pour la réunion aux Trois-Rivières.Sinon, vous voudrez bien nous faire connaître vos vues sur ce qu’il convient de faire dans la crise importante et peut-être décisive où se trouve le Canada.Nous vous écrivons à la hâte et en petit nombre, ne pouvant voir tous les membres résidens à Montréal avant qu’il faille vous dépêcher la présente; mais nous pensons que nos vues s’accordent généralement avec celles des autres amis du pays à Montréal.Il serait important que nos délibérations communes fussent prochaines, afin que s’il fallait faire parvenir le résultat’ de nos travaux au Gouvernement de la Métropole, nous pussions être à tems pour le commencement de la prochaine Session du Parlement Impérial.Pourrions-nous nous réunir dans les premiers jours de décembre?Nous avons l’honneur d’être, Messieurs, vos très humbles et obéissans serviteurs A.N.Morin E.B.O’Callaghan C.Ov.Perrault L.J.Papineau Robf Nelson L.PI.Lafontaine A Messieurs George Vanfelson, L.J.Besserer, Amable Berthelot, Edouard P.Caron, Hyppolite Dubord, Plector S.Pinot, Jean Blanchet, Alexis Godbout, Nicolas Boissonnault, Elzéar Bédard, Ecuiers, membres de la Chambre d’Assemblée, et aux autres membres résidens à Québec (i).LES DISPARUS R.P.Louis-Amédcc Archambault — Né à Saint-Césai-re, comté de Rouville, le 4 décembre 1864, du mariage de Paul Archambault et de Marie Maynard.Il entra chez les Dominicains en 1887 et Bit ordonné prêtre à Ajaccio, en Corse, le 24 juin 1892.Il exerça son ministère à Ajaccio, à Saint-Hyacinthe, à Fall-River, dans le Wisconsin, à Ottawa, etc, etc.Décédé à Ottawa le 26 juin 1925.Auteur de Philosophie et religion (1900).(1) I’ièce conservée il la Bibliothèque Saint-Sulpice, A Montréal. — il; — PAROLES DU MARQUIS DE BEAUHARNOIS, GOUVERNEUR GENERAL DE LA NOUVELLE-FRANCE, AUX IROQUOIS DU SAULT ST-LOUIS (3 AOUT 1741) Mes enfans, avant de partir pour Québec, j’envoie dans votre village un officier pour y porter ma parole.Mes enfans, je suis bien aise de vous témoigner la satisfaction (jtie j’ai eu du compliment que vous m'avez fait sur la nouvelle dignité dont le Roi m’a honoré.Mes enfans, je n’ai pas voulu partir pour Québec sans faire savoir à votre village que je suis content de vous et que j’ai enterré tout le passé.Je pars à présent le coeur net parce que je vous ai vu repentans de votre faute, et je vous regarde aujourd’hui comme mes véritables enfans; pour égayer votre coeur, je vous fais festin et vous donne de quoi fumer tranquillement sur vos nattes.Mes enfans, l’année dernière il tomba un arbre de votre village, j’ai envoyé couvrir le mort.Aujourd’hui je replante cet arbre et je fais choix de Thomas Gayengouiray-goa, que je nomme capitaine, sur les bons témoignages que l’on m’a rendu de sa conduite je lui mets un haussecol pour marque de sa dignité, en attendant (pie je lui donne une médaille.Par ce collier, je releve l’arbre qui était tombé, je veux qu’il soit ferme, stable, et qu’aucuns vents ni orages ne le puissent faire pencher.Ecoute bien Goyengouidaygoa.Je viens de te faire Capitaine et chef du Conseul; tu dois te regarder désormais comme étant chargé de travailler aux bonnes affaires, décarter et détruire toutes les mauvaises.T11 dois aussi mon fils, me rendre compte de tout ce (pii se passera dans le village.Je te recommande d’écouter les robes noires, dans toutes les affaires où ils te parleront de la prière et de faire tout ce qu’ils te diront à ce sujet.Ecoutez, vous autres jeunes gens qui êtes de la famille de Gayengouiraygoa, reconnaissez le pour votre chef, respec- — 118 tez en lui l’autorité dont je viens de le revêtir, écoutez sa voix et obéissez lui en tout ce qu'il vous commandera pour le bien du service du Roi.(i) LETTRE DE LEMOYNE D’IBERVILLE A L’ABBE CAVELIER La lettre suivante de Pierre Lemoyne d’Iberville prouve que le grand marin connaissait mieux la mer que l’orthographe : “Vela, Monsieur, l’extret du rapport de Pierre et Jean Talon, qui sont deux Cannadiens natife de Canna-da, d’un hour près de Québec, lesquelle sont revenus isy du Mexique, et que je eu deux annes au Misisipy, à la solde du Roy, lesquelle en sont revenu il y a deux ans, et qui sont actuellement dans les prisons de Portugal.Je randré témoygnaige qu'ils m’ont assuré plusieurs foues que M.de Chedeville, les Perre Recolés et les autre y ont esté tué des Sauvage, et que donc Fransisquo Martine,, sergen major du fort de Pansacola qui et à vingt lieues du Misisipy où je esté pendans trois mois, com-mandoit les deux derniers partis que le visse roy de Mexique envoya pour soutenir l’establissement qu’il avoit fait au Semis et sur le bort de la mer.11 avoit généralement retiré tous les Frances dantre les mains des Sauvage.Je luy demandé des noupelles de M.Chefdeville et des Recolés, et de Gabriel Minime, ou Barbier que je connoisses.Il m’a assuré que ses personnes avoit esté tué, qu’il en navois eu les bre-vières des Sauvages et les calisse par ordre du Roy.Je an-voyé du costé du ouest du Misisipy sans avoir eu aucune nouvelle qu’il y fust resté aucun François.S’est ce que je sertifis véritable.A la Rochelle, le 3 May 1704.D’IBERVILLE Capitaine des vesseaux du Roy, chevalié de l’ordre militerre de Saint-Louis, commandant pour le Roy à la Louisiane.(1) Archives de la province de Québec. LES SOURCES IMPRIMEES DE L'HISTOIRE DU CANADA-FRANCAIS : LA SEMAINE RELIGIEUSE DE MONTREAL (Suite) Le Frère trappiste Jules, dans le monde Emilien Thomas (21 janvier 1899).Le testament religieux de M.Chiniquy (4 février 1899).Notes sur l’Ecole Polytechnique de Montréal (18 février 1899).L’abbé Georges-Adrien Lamarche (25 février 1899).L’abbé Pierre Giroux (8 avril 1899).M.l’abbé Rouxel, P.S.S.(13 mai 1899).La Confrérie des Menuisiers de madame saincte Anne au Canada (15 juillet 1899).Discours sur les Ecoles d’agriculture, par M.Baron, professeur à l’Ecole d’Oka (29 juillet 1899).Du patronage et des droits honorifiques par J.-J.Beauchamp (5 et 19 août, 2 et 16 septembre 1899).Le Bureau des Pauvres de Montréal, par Raphaël Bel-lemare (23 septembre 1899).L’abbé Therrien (30 septembre 1899).Le Père Joseph Rézé, de la Congrégation de Sainte-Croix (7 octobre 1899).Son Excellence Mgr Diomède Falconio ( 14 octobre i899)- , .Le Frère convers Leriche, de la Société des Oblats de Marie (2 décembre 1899).Allocution aux filles de la vénérable mère Marguerite Bourgeoys, à l’occasion du 2e centenaire de la mort de leur fondatrice, par l’abbé C.-P.Beaubien (20 janvier 1900).Poème à la mémoire de la Mère Marguerite Bourgeoys (27 janvier 1900).Le Père Eugène-Antoine Antoine, O.M.I.(27 janvier 1900).Quelques centres canadiens de la Nouvelle-Angleterre par l’abbé Emile Roy (17 février 1900).L’abbé Joseph-Marie Légaré (10 mars 1900).Dans la province de Québec, les curés sont-ils curés dans le sens canonique du mot?(17 mars 1900). 120 Sermon prononcé par Mgr Bruchési à l'inauguration de la chapelle du séminaire de Québec (24 mars 1900).L’abbé Charles-MarieA incent Sorin, 1*.S.S.(24 mars 1900).La chapelle de Notre-Dame des Neiges à Montréal, par l’abbé J.-M.Leleu (31 mars 1900).Les Jésuites ont-ils trafiqué dans la Nouvelle-France, par Désiré Girouard (17 avril 1900).L’abbé Urgel Archambault (12 mai 1900).L'abbé Jules-Claude-Marie Delavigne (19 mai 1900).Les Zouaves Pontificaux: l’Union Allet (19 mai 1900).L’abbé Jean-Baptiste Brasseur ( 25 mai 1900).Le Frère Aldéric, C.S.C., décédé le 16 juillet 1900 à la Côte-des-Neiges (21 juillet 1900).Le chanoine Nazaire Piché (28 juillet 1900).Introduction de sang étranger à Caughnawaga (25 août 1900).La quatrième convention acadienne ( 1er septembre 1900).Taillefer et la bannière du Sacré-Coeur ( ter septembre 1900).L'abbé J.-Alfred Denis ( 1er septembre 1900).Le chanoine Joseph-Uldéric Leclerc (8 septembre 1900).bêtes et travaux de la quatrième convention acadienne (8 septembre 1900).Le Père Louis Savard, C.SS.R.(29 septembre 1900).Oraison funèbre de l’hon.F.-G.Marchand, premier ministre de la province de Québec, prononcée dans la cathédrale de Québec, par Mgr Bruchési (6 octobre 1900).L’abbé Alphonse Bourgeois, par l’abbé M.-J.Thibau-deau (6 octobre 1900).Le brère des Kcoles Chrétiennes (13 octobre 1900).L’abbé Thomas (27 octobre 1900).L abbé 1 heophile Maréchal, curé de Saint-Jacques de ”Achig an (3 novembre 1900).La Société du Sacré-Coeur de Jésus, 1800-1900 (8 décembre 1900).Lablié Jean-Baptiste Larue (22 décembre 1900)._ Monsieur rie Niagara, par 1 abbé F.-A.Baillargé (22 décembre j 900). I2T Mgr Martin Marty, évêque de Sioux Falls (i 2 janvier 1901)• .Mgr Martin Marty, l’apôtre des Sioux, par l’abbé E.-B.Gauvreau (12 janvier 1901).Allocution de Mgr Bruchési au jubilé épiscopal de Mgr Moreau (19 janvier 1901).Dans l’île Perrot, par l’abbé Leleu (2 février 1901).L’abbé James Callaghan, P.S.S.(16 février 1901).Le Père Louis Hennepin par l’abbé E.-B.Gauvreau (15 avril 1901).L’abbé Joseph Cournoyer (22 avril 1901).Notre langue, par l’abbé E.-J.Auclair (20 mai 1901).Mgr L.-Z.Moreau, évêque de Saint-Hyacinthe (3 juin I9°0- ., , .Oraison funèbre de Mgr Louis-Zéphirin Moreau prononcé dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe par Mgr Bruchési ( 10 juin 1901 ).M.l’abbé Hospice-A.Verreau (17 juin 1901).Un martyr montréalais, André Grasset de Saint-Sauveur (8 juillet 1901).^ Deux frères apôtres: Mgr Grandin et le chanoine Grandin ( 15 juillet 1901 ).Discours prononcé par Mgr Bruchési a 1 occasion du deuxième centenaire de la fondation de Détroit (12 août 1901).L’abbé Avila David (12 août 1901).Vers la côte de Beaupré, par l’abbé E.-J.Auclair (12 août 1901).Les frères Théodore et Théophane Rioux, décédés à l’abbaye de Notre-Dame-du-Lac (9 septembre 1901).L’abbé Joachim Primeau (2 décembre 1901).M.Maximilien Tassé, curé de Longueuil (2 décembre I901)- .Marie Charbonneau, dite Soeur Marie de Sainte-Catherine de Sienne, religieuse du Bon-Pasteur de Montréal (20 janvier 1902).Mgir Augustin Ravoux, vicaire-général de l’archevêché de St-Paul, Minnesota, par l’abbé E.-B.Gauvreau (27 janvier 1902). 122 Mgr Taché et la colonisation au Nord-Ouest, par l’abbé G.Dugas (17 mars 1902).L’abbé Quinlivan (24 mars 1902).Les “ Suisses " du Canada, par Désiré Girouard (24 mars 1902).L’abbé Pierre Bédard (24 mars 1902).Les Canadiens-français, par Joseph Divat (2 juin 1902).de LaSalle à Niagara (16 Un monument à Cavelier juin 1902).Discours prononcé par Mgr Bruchési dans la basilique de Québec à l’occasion des fêtes jubilaires de l’université Laval, le 24 juin 1902 (30 juin 1902).Le drapeau tricolore, par l’abbé F.-A.Baillargé (7 juillet 1902).L abbé L.-L Dozois (8 septembre 1902).Les Canadiens aux Etats-Unis, par l’abbé G.Dugas (8 septembre 1902)., - No5re-Dame des Neiges et la Côte-des-Neiges, par l’ab->c Chs-1 .Beaubien ( 15 septembre, 25 octobre et 13 décem-me 1902 et 17 janvier 1903, 16 février 1903, 2 mars 1903).Bes .populaires (18 octobre 1902).Lt I tic Jean-I* lançois Chambon, S.T.(2> novembre 1902).• v “ L’abbé Colin, supérieur de Saint-Sulpice.par le chanoine Archambault (6 décembre F902).¦M.Palatin, P.S.S.(6 décembre 1902).hjoQ (,U,S J°1,iet’ Pai l abbé Baillargé (13 décembre Le 1 ch Joseph Michaud, C.S.V.(20 décembre 1902 et 17 janvier 1903).L’abbé Brien dit Durocher, par le chanoine Archam-beault (3 janvier 1903).Le IA‘re Nicolas-Victor Burtin (10 janvier 1903).Labbe H.-C.Hamelin, de VVotton (16 février 1903).„e chanoine P.-Ferréol Dorval (9 mars 1903).L abbé Joseph-Damase Dupont (25 mai 1903).Le monument Bourget (29 juin 1903).Hommage public au Père Viel et au néophyte Ahuntsic au Sault-au-Recollet (13 juillet 1903).190514 L’abbé Alfred Tranchemontagme, P.S.S.(20 juillet 19°3)- .La Vierge Marie et l’Acadie (31 août 1903).Hedwidge Davignon, dite Mère Véronique du Crucifix, ex-supérieure générale des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et Marie (26 novembre 1903).Les Archives vaticanes (7 décembre 1903).Appréciation de Marie Calumet de M.Rodolphe Girard (8 février 1904).L’abbé François-Joseph Prudhomme.ancien curé de L’épiphanie (7 mars 1904).Association canadienne d’économie sociale (2 tuai ï9°4)- , ., L’abbé Charles Larocque, curé de Saint-Louis de h rance à Montréal (2 mai 1904).Le grand-vicaire McAuley, de Sherbrooke ( 16 mai 1904).A la mémoire du juge Wurtele (13 juin 1904).L’abbé Edouard Boudreau, ancien curé de Sainte-Anne de Stukely (20 juin 1904).Mgr Joseph-Alfred Archambeault, évêque élu de Juliette (27 juin 1904).Le R.P.J.-C.Carrier, C.S.C.(21 novembre 1904).L’abbé Gustave Bourassa, curé de Saint-Louis de France à Montréal, par l’abbé J.-M.Melançon (5 décembre 19°4)- ., La franc-maçonnerie et les Canadiens-français (26 décembre 1904).Maçonnerie franco-canadienne (9 janvier 1905).Mgr Zotique Racicot, évêque élu de Pogla (23 janvier Ï905 )• ., Pie X et le Collège Canadien, par le chanoine Emile Roy (6 février 1905).Mgr Mathias Loras, évêque de Dubuque, Iowa, par l’abbé E.-B.Gauvreau (20 et 27 mars 1905 et 3 avril 1905).L’abbé James Lonergan (10 avril 1905).L’abbé Théophile Pepin, ancien curé de Saint-Télespho-re, diocèse de Vallevfield (1er mai 1905).L’abbé Siméon Rouleau (22 mai 1905). 124 L’honorable James Cuthbert fils, par l’abbé S.-A.Moreau ( 19 juin 1905).Mgr Maximin Decelles, évêque de Saint-Hyacinthe ( 17 juillet 1905).Oraison funèbre de Mgr Decelles, prononcée dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe le 11 juillet 1905, par Mgr Brunault (24 juillet 1905).La Mère Caouette (Catherine-Aurélie du Saint-Sacrement) fondatrice des Soeurs Adoratrices du Précieux-Sang (24 juillet 1905).Les Frères Mineurs à Québec, 1615-1905, par l’abbé Elie-J.Auclair (7 août 1905).M.l’abbé Gignac, curé de Sherbrooke, par l’abbé Elie-J.Auclair ( 14 août 1905), Lourdes à Rigaud, par l’abbé Elie-J.Auclair (4 septembre 1905).Chez les Iroquois, par l’abbé Elie-J.Auclair (9 octobre i9°5), Sir William Hingston (4 mars 1907).L’abbé X.-A.Dugas, curé de Maisonneuve (11 mars 1907).L'abbé Maxime Laporte (11 mars 1907).Une page d’histoire: les Sulpiciens et M.J.-P.Tardivel ( 18 mars 1907).Mgr Georges-Albert Guertin, évêque de Manchester (1er avril 1907).Le cinquantenaire des Petites-filles-de-Saint-Joseph à Notre-Dame de Lourdes de Montréal (6 niai 1907).Les Petites Soeurs de la Sainte-Famille (15 juillet 1907) .Notre sanctuaire national, Sainte-Anne de Beaupré, par le R.P.G.Daly (15 juillet 1907).Le monument Brébeuf et Lalemant à Waubaushêne, sur les bords du lac Huron (22 juillet 1907).A la mémoire de Edouard-Alexis Baudry, notaire (18 novembre 1907).Mme Bruchési, mère de l’archevêque de Montréal (6 janvier 1908).L abbé Antonio Lebel, curé de Stukely (20 janvier 1908) . Le Très Révérend Père Bouchet, supérieur de l’Orphelinat de Montfort (20 janvier 1908).L’abbé Joseph Charrette (20 janvier 1908).Mgir Louis Richard (20 janvier 1908).L’abbé François Reid, curé de Rigaud (3 février 1908).Le XYe congrès des Américanistes (29 février 1908).L’abbé René Rousseau, P.S.S.(2 mai 1908).L’abbé François Daniel, P.S.S.(2 mai 1908).L’abbé I).Chevrier, P.S.S.(2 mai 1908).Une fête de famille chrétienne: chez le juge L.-O.Lo-ranger (9 mai 1908).Le R.P.J.Joubert, supérieur de l’orphelinat d’Huber-deau et ancien curé de Dorval (6 juin 1908).L’abbé Etienne Demers (13 juillet 1908).L’abbé Emile Léger ( 13 juillet 1908).Le R.P.Ludger Arpin, S.J.(13 juillet 1908).Feu le docteur S.T).Martel, de Chambly (12 octobre 1908).L’abbé F.-Gédéas Plouffe (2 novembre 1908).L’abbé Joseph-Zéphirin Delinelle (23 novembre 1908).Mgr Elie-Anicet Latulippe, vicaire apostolique du Té-miscamingue (14 décembre 1908).Feu M.Ernest-Georges Viger, P.S.S.(21 décembre 1908).L’abbé Pierre-Octave Renaud, décédé à la Longue-Pointe le 15 novembre 1908 (11 janvier 1909).M.l’abbé Arcade Magnan (11 janvier 1909).L’abbé Emile-Berchmans Gauvreau ( 11 janvier 1909).Bibliothèques publiques (Ter février 1909).Feu M.Marie-Clément-Athanase Vacher, P.S.S.(22 février 1909).L’abbé Georges Laporte, ancien curé de Saint-Philippe de Laprairie (22 février 1909).L’abbé Joseph-Alfred Larose, ancien curé de Laprairie (22 février 1909).L’abbé Pierre-Olivier Allaire, décédé à Saint-Hyacinthe le 17 janvier 1909 (22 février rgog).L’abbé Louis-Théophile Descarries, curé de Valcourt, comté de Shefford (22 février 1909). L’abbé Joseph-Eusèbe Beaudoin, curé de Lanoraie (22 février 1909).Le R.P.Lamy, S.J.(22 février 1909).Feu M.Paul de Foville, P.S.S.(26 avril 1909).Le sanctuaire de Bonsecours, à Montréal (26 avril 1909).Sa Grandeur Mgr Duhamel (14 juin 1909).Oraison funèbre de Mgr Duhamel par Mgr Bruchési (14 juin 1909).Allocution prononcée à Montréal, le 24 juin 1909, par l’abbé K.-J.Auclair, à l’occasion du 75e anniversaire de fondation de la Saint-Jean-Baptiste (28 juin 1909).Le monument de l’abbé Mignault à Chambly (26 juillet 1909).Les tableaux historiques de la cathédrale de Montréal (9 août 1909).Le Père de La Brosse, par L.E.C.(16 août 1909).L’abbé Alphonse Brunet (20 septembre 1909).Le chanoine Vaillant, procureur de l’archevêché de Montréal (27 septembre 1909).Le curé Anselme Baril, de Saint-Rémi (18 octobre 1909) .Mgr Moïse-Georges Proulx (1er novembre 1909).L’abbé Léopold-Joseph Gravel (29 novembre 1909).M.J.-Alfred Bastien (20 décembre 1909).f L abbé Philibert Saint-Pierre, curé de Saint-Sauveur de Terrebonne (10 janvier 1910).L’abbé J.Giguères, curé de L’Assomption (17 janvier 1910) .Le bienheureux Père Eudes et le Canada ( 14 février 1910).M.l’abbé Adolphe Bérard, curé de Verchères (14 février 1910).Le R.P.Albert, de la Compagnie de Marie (14 février 1910).L’abbé Joseph Zéphirin Vincent, curé de Saint-Hughes ( 14 février 1910).Chartres et Montréal (21 mars 1910).L’abbé Joseph Saint-Jean, P.S.S.(11 avril 1910). — 127 — Mgr John Cameron, évêque d’Antigonish (25 avril 1910).Le roi Edouard VII (16 mai 1910).A la mémoire d’Edouard VII, allocution de Mgr Bruchési (30 mai 1910).L’abbé Alexandre Vaillant, décédé à L’Assomption le 19 mai 1910 f 20 juin 1910).L’abbé William Duckett, F.S.S.(20 juin 1910).L’abbé Isidore Tallet, P.S.S.(20 juin 1910).L’abbé L.-J.Lauzon, ancien curé de Mascouche (27 juin 1910).Le Père A.Bélanger, des Clercs de Saint-Viateur (27 juin 1910).La Mère Filiatrault, supérieure générale des Soeurs Grises (ir juillet 1910).Mgr J.-C.K.-Laflamme (18 juillet 1910).L’abbé Alexis Pelletier, ancien curé de Yalleyfield (18 juillet 1910).L’abbé Joseph Miville Déchêne, curé de Sainte-Marie-Salomée (18 juillet 1910).La vénérable Marguerite Bourgeoys (18, juillet 1910).Décret relatif à la béatification et à la canonisation de la Vénérable servante de Dieu, Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame ( 1er août 1910).LTn monument au Père Hennepin aux Chûtes Niagara (15 août 1910).Service funèbre en l’honneur du marquis de Montcalm à Vauvert, avec allocution de Mgr de Cal trières (22 août T910)- ._ Reconnaissance officielle et translation des restes de la vénérable Mère Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation Notre-Dame (19 septembre 1910).Les Soeurs Canadiennes en Chine (10 octobre 1910).L’abbé Anthime Carrière, curé de Saint-Charles de Montréal (24 octobre 1910).La langue française au Canada (5 décembre 1910).Mgr Ovide Charlebois (12 décembre 1910).Le Père Philipps, curé de Dorval (6 février 1911).Le docteur Georges-J.Bull (13 février 1911 ). L’abbé A.Viau, curé de Sainte-Julienne (8 mai 1911).Sir Alphonse Pelletier (15 niai 1911).Discours de Mgr Bruchési aux funérailles de sir Alphonse Pelletier (15 mai 1911).L’abbé Philippe-Oswald Grégoire (12 juin 1911).L’abbé Charles-Daniel Guilbault (12 juin 1911).L’abbé Ferdinand Corbeil (24 juillet 1911 ).L’abbé Célestin Maillet, P.S.S.(31 juillet 1911).Le général de Charette, décédé au Château de la Basse-Motte en Bretagne (16 octobre 1911).L’abbé François-Xavier Chagnon (23 octobre 1911).Le Père Dandurand (30 octobre 1911).Les Canadiens-français (30 octobre 1911).A la mémoire du général de Charette (6 novembre 1911).Bibliothèques publiques (6 novembre 1911).Les religieuses de Marie-Réparatrice (13 novembre T9”)- , L’abbé Arthur Vaillancourt (4 décembre 1911 ).L abbé Magloire Auclair, ancien curé de Saint-Jean-Baptiste de Montréal (18 décembre 1911).Le chanoine Lussier (15 janvier 1912).L’abbé Jean-Baptiste Morin, décédé à Juliette le 22 décembre 191 t (15 janvier 1912).Le brère Narcisse Denys, des Ecoles Chrétiennes, décédé à Montréal, le 14 janvier 1912.L Orphelinat Saint-Arsène à Montréal, hier, aujourd’hui, demain (5 février 1912).L abbé Joseph Limoges, curé de Saint-Constant (26 février 1912).L’abbé Eustache Paré (26 février 1912)._ E abbé Louis Casaubon, décédé à Montréal le 20 février 1912.Lu monument a La Verendrye, découvreur de l’Ouest; appel aux Canadiens-français (18 mars 1912).E abbé Olivier Harel, aumônier du pénitencier de Saint-\ incent-de-Paul (29 avril 1912).Antoine Roy (La suite dans la prochaine livraison)
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