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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1929-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES is Historiques VOL.XXXV MAI 1929 No 5 CH A R LES-A LBERT 1 ) E S A1NT-VIX CEN T N ARC Y Il était le second fils de Henry-Albert de Saint-Vincent.baron de Narcy, officier dans les troupes du détachement de la marine, et de Marie-Madeleine-Louise Levasseur, et naquit à Québec le io avril 1733- ., D’après un état de services daté du U> pluviôse.^ 1 an troisième de la République une et indivisible , M.de Saint-Vincent Narcy aurait commencé à servir dans les troupes du détachement de la marine le 15 février iJ44> c a-dire à onze ans._ .De février 1750 au commencement de 1757.il aurait agi comme garde-magasin.( # Fait prisonnier par les Anglais, il fut échange le \/ avril 1757.Un an plus tard, le 9 avril 1758, il reprenait son service dans les troupes du détachement de la marine avec le grade de lieutenant.Après la chute de Quebec.M.de Saint-\ incent Naicy passa en France ou il fut presque aussitôt attaché aux ti iu pes légères.Le 23 septembre 1776, il cicceptciit une puice cl exempt de maréchaussée.Promu lieutenant le 1er avril 177^> b beutenant de gendarmerie le 19 juin 1791._ < .M.de Saint-Vincent Narcy fut destitué le 8 juin 1794 ou 20 prairial.157422 Les pièces suivantes ont rapport à M.de Saint-Vincent Narcy : *** “ D’après la proposition faite au Comité de Salut Public de destituer le citoyen Saint-Vincent, ex-noble, lieutenant de gendarmerie nationale, Le Comité a mis “ approuvé Signé: Carnot, Collot d’Herbois, Parère, Lindet.pour Copie conforme : Le chef de la ie division, Lefort.Paris le 28 prairial l’an deuxième de la République francai.se, une et indivisible.Paris, le 2 pluviôse an 111 de la République française, une et indivisible.La Commission des armées de terre prévient celle des Secours publics qu’elle vient de décider que le citoyen Charles Albert Saint-Vincent-Xarcy est susceptible de sa retraite, et que, conséquemment, les ordres sont donnés pour qu’il soit remplacé.La C< mmission des Secours publics voudra donc bien mettre, le plus tôt possible, ce citoyen, dont les services et campagnes sont ci-après détaillés, dans le cas de jouir de la pension qui doit lui être attribuée.Services : A commencé à servir comme volontaire dans les colonies du il avril 1748 au 11 février 1750.Garde de la Marine du 31 décembre 1750.Lieutenant d’infanterie dans les Volontaires d’Alsace le g avril 1758.Réformé le 22 novembre 1759.Cavalier de Maréchaussée, le ->3 septembre 177b.Nommé lieutenant de Gendarmerie nationale le 2 septembre 1791 au 23 nivôse ( 12 janvier 1795).Campagnes : Supplément pour services dans les Colonies.Dix ans de réforme.Tiercemcnt pour la gendarmerie nationale.Observation : Ce citoyen est autorisé par arrêté du comité de Salut Public en date du 23 nivôse à prendre sa retraite.Agé de 62 ans. Récapitulation Total des services ans mois i< »urs du il avril i 74S au 11 février 1750 du 1 1 février 1750 au JJ novembre 1759 du 23 septembre 1779 au i_> janvier 1795 Campagnes, ci.Total général 1 10 9 9 11 18 3 19 13 4 43 1 4 Le commissaire.L.A.l’u 1.IC.j() nivôse, an 11 ! Au citoyen Saint-Vincent Narcy, cy-devant lieutenant de Gendarmerie nationale a la résidence de Melle.Citoyen, la Commission t’annonce que.par un airete du _>3 courant, le Comité de Salut Public t'a déclaré susceptible d’une retraite à fixer conformément à la loi.La C aonus-«ion va s’occuper d’établir l’état exact de tes services et 1 a-dresscr de suite à la Commission des Secours publics qui sera chargée du travail ultérieur.Salut et Fraternité.Autre pièce jointe.Minute de la note aux Secours publics du J pluviôse, an *,lif Rapport au Comité de Salut Public, présenté le 9 ni- V0SeD",p"s une lettre clans laquelle les Représentants du Peuple Queyne et Topsent dénonçaient la negltgencc mise dans l’exécution (l’un ordre particulier par le citoyen Saint-Vincent Narcv, lieutenant de gendarmerie nationale a la residence de Melle, département des Deux-Sevres, et laissaient à juger s’il n'v avait pas lieu de destituer, la Commission ec 1-vit au Comité de surveillance et à l’administration du district de Melle pour avoir des renseignements precis, d aboi d s le fait qui lui était reproché, ensuite sur sa conduite morale et politique. — 26O — Le Comité de Surveillance justifia Saint-Vincent du reproche de négligence et manda qu'il avait fait preuve, au contraire, dans la cire instance en question de toute l’activité possible : il annonça en même temps que, depuis 18 mois que cet officier résidait à Melle, il en avait passé 15 dans sa chambre pour cause de maladie et que depuis très longtemps il était démonté! Quant à ses principes civiques, il le présente comme un cx-noblc >jitc la voix publique taxait d'antipatriote, et déclara que cette défaveur dont il était l’objet s’opposait au visa de son certificat de civisme.La réponse de l'administration du district fut que Saint-Vincent, depuis qu’il résidait à Melle, n’avait pas paru deux fois à la tête de ses brigades; que toujours retenu chez lui par ses infirmités, il 11’était d’aucune utilité à son poste, que l’état d’isolement dans lequel il servait rendait difficiles des renseignements précis sur sa vie morale et politique; que, cependant, elle avait été à même de se convaincre par ses écrits et ses rapports qu'il regardait les aut »rités constituées comme un joug pesant pour lui.D’après ces renseignements, la Commission proposa la destitution de Saint-Vincent et le Comité la prononça par un arrêté du 20 prairial.Aujourd’hui, Saint-Vincent réclame contre cet arrêté et prétend se justifier des griefs qui l'ont déterminé.Il répond au reproche d’incivisme: 1.—par une déclaration de 12 gendarmes de sa compagnie portant qu’ils ont toujours reconnu dans Saint-Vincent un officier zélé et patriote; 2.—par un certificat de civisme de la municipalité de Niort en date du 28 brumaire (3e année), visé au Comité révolutionnaire et à celui d’administration du district; 3.—par un arrêté des Représentants du peuple 1 former et Auger, qui lui accorde un secours de 300 L.en raison de son grand age, de son ancienneté de service, de son dénuement absolu; cet arrêté est encore motivé sur le certificat par lequel la Municipalité et la Commune de Niort ont attesté le civisme et la bonne conduite de Saint-Vincent.On observe que ce certificat de civisme de la Municipalité de Niort 11e peut s’appliquer qu’au temps où Saint-Vincent résida dans la dite commune; or, ce temps est postérieur à la destitution.Il en résulte que Saint-Vincent ne s’est c induit d'une manière irréprochable que depuis sa destitution.On laisse au Comité à juger si ce changement de conduite.joint à plus de t>o ans d'âge, et 40 ans passés de service, a ce dénuement absolu dans lequel se trouve le réclamant, enfin à l’attestation avantageuse des Représentants, ne sont pas des titres suffisants à une retraite.*** Extrait du Procès-verbal de la Convention nationale du vingtième i îur de pluviôse, l’an troisième de la République française, une et indivisible.La Convention nationale, après avoir entendu son Comité des Secours publics, décrète; Pension des militaires infirmes et blessés.Saint-Vincent Narcy(Charles Albert) lieutenant dans la Gendarmerie nationale, pension de mille cinquante livres (art.20 de la loi du 22 août 1790).Ci.1050 /¦ Vu par le Représentant du Peuple inspecteur aux Procès-Verbaux.Vigny.Destitué le 8 juin 1794 ou 20 prairial.Services effectifs .'.50 ans 3 -G .lours Ce militaire étant entré à 11 ans d’âge au service, il faut déduire 4.Reste.46 ans 3 mois 23 jours Tiercement de Gendarmerie et campagnes de guerre .13 2 d Total des services.59 5 27 Dans sa 62e année d’âge.Le citoyen Saint-Vincent Xarcy a été destitué par un arrêté de l’ancien Comité de Salut Public, et il a été reconnu par ur.arrêté du Comité de Salut Public actuel en date du 23 nivôse, an III, susceptible de recevoir sa pension de retraite. I >aih cut état, ce militaire, qui a plus de 50 aus d’âge et de service, et plus de ans d’activité dans le grade de lieutenant.demande que, conformément à la loi du _>j août 1790, il he soit fixé une pension de retraite de la totalité des appointements de lieutenant qui sont de mille cinquante livres.Ci.1050 h l’our ampliatii>n, H.L.Laktkuk.I ht 19 pluviôse, l’an troisième de la République française, une et indivisible.Charles Albert Saint-Vincent Xarcv.né le 19 avril 1/33- Au service dans les Colonies jusqu'au 11 février 1750.A cette époque garde magasin jusqu’en 1757.A cette époque embarqué, fait prisonnier et échangé le 17 avril 1757.Lieutenant, le 9 avril 175.3, l'ait prisonnier avec tout le régiment le 15 juillet 1759.Réformé de suite et attaché en la même qualité aux troupe.-, légères jusqu’au 23 septembre 1779.Lpoque de sa nomination à la place d’exempt de Maréchaussée jusqu’au ter avril 1773.I)ate de sa nomination au grade de lieutenant.Lieutenant de Gendarmerie, le 19 juin 1791.Le citoyen Raignal, qui voit depuis plusieurs mois le citoyen SaintA incent, officier pensionné de la nation, .atteste que ce militaire, attecté d’une maladie chronique qui devient de plus en plus sérieuse, a non seulement besoin de tous les moyens de l’art, mais qu'encore sa pension de retraite est insut lisante pour fournir à ses besoins physiques.L" foi de quoi je lui ai délivré le présent certificat pour qu il soit transporté à l’hospice militaire.Caris, le t Vendémiaire an III.Raynai,, officier de Santé.Signature attestée par les membres du Comité civil de la Section du Mont-Blanc le 1 Vendémiaire an IV.P.-G.R. LA COUTELLERIE DE TAULE ET DE TRAITE SOUS LE REGIME FRANÇAIS On a dit que les habitants ou colons de la Nouvelle-France ne connaissaient pas les couteaux de table, les couteaux à ressorts, les fourchettes, etc.Evidemment, cette assertion est étayée sur les écrits de deux ou trois auteurs dont le témoignage est précieux sans être définitif.Il est téméraire de généraliser sur fies informations aussi personnelles et nous croyons qu’il faudrait y aller avec prudence, car les notes que nous avons extraites d'un petit nombre de pièces seulement des archives de Montréal, nous laissent entrevoir qu’il faudrait attendre avant de se prononcer, avec une quasi certitude, que des fouilles systématiques aient été faites, un peu partout dans les papiers propres à nous renseigner, c est* à-dire dans les inventaires, les donations, les contrats de mariages et, parfois, dans les procès.11 peut en être pour les instruments qui font le sujet do cet article, comme il en a été pour le café, le chocolat et le thé ( 1 ), et que l’on soit perplexe sur le jugement a énoncer.Une première cueillette .faite au hasard de la consulta* tion et de la classification de documents judiciaires ou notariaux.nous fournit ce qui suit: XVII siècle Dans les inventaires que nous avons eu 1 occasion de parcourir, nous relevons des couteaux de table, des 1 latins (couteau de poche, à manche fie corne, fabriqué par Denis Matin, coutelier de Paris): fies jambettes, (couteaux sans ressort dont la lame se repliait dans le manche) ; des boucherons, qui doivent probablement leur nom a leur fabricant; puis d’autres “ à la Dauphine ”, etc.Notons dans l'ordre chronologique : 1651, 14 mai — Inventaire des biens de feu Jean Bou-dart—Mention de sept couteaux, (greffe de J.de S.-Père).1652, 2\ février — Inventaire des biens de feu Denis Archambault—Un coutelas (Gastineau) (1) Bulletin des recherches historiques, 1!>24, p.10!). — 264 1653.'5 mars — Inventaire des biens de feu Etienne Thibault—Un petit couteau (Gastineau).1662, 8 février — Inventaire des biens de feu Lambert Closse.Mentions de plusieurs gros couteaux boucheron; de flatins grands et moyens et de jambettes communes.(Basset).1665.— Dans le règlement pour la “traite des sauvages” signé par M.de Tracy, 011 lit que 8 couteaux à manches de bois vaudront une peau de castor; 10 jambettes, un castor et 2 tranches un castor.1673, 12 juillet — Inventaire des biens de défunte Jeanne Mance.Mention, pour la première fois, d’une gaine à couteaux de table contenant six couteaux (Rasset).1673, 12 juillet — Jean Milot, taillandier, accuse Pierre Verrier de lui avoir volé, entre autres choses, des couteaux fiat ins et à la Dauphine.( Documents judiciaires).1678, 7 juillet — Inventaire de feu René Fillastreau.Mention de quatre couteaux dont un boucheron.(Documents judiciaires).1678, 23 mars — Inventaire de feu Jacques Guitaut.U-11c jambette (Mange).1683, 23 février — Régistre des audiences; mention de couteaux boucherons et flatins.1685, 2t juillet — Mention de boucherons et de jambettes.(Documents judiciaires).ï687, 3 juillet — Mention de trois paquets de couteaux (Documents judiciaires).t695, 29 juillet — Mention de petits couteaux et d’une grosse de jambette, estimée à 3 livres.(Documents judiciaires).XVIIle siècle Avec le nouveau siècle on entrevoit que les couteaux boucherons sont pour la traite, plus en faveur que jamais.On apercevra aussi qu’il existait des couteaux siamois (probablement à deux alumelles ou lames) des canifs, des couteaux à ressorts et des couteaux de tables.1708, 20 août — Inventaire de feu Le Moine de Mari-court 100 couteaux boucherons (Adhémar). — 2Ô5 — 1727, 3° avril — Grands boucherons moyens à 24 livres la douzaine; petits boucherons à 14 livres la douzaine; couteaux Siamois à 14 livres 10 sols la grosse.(Doc.jud.) 1748, Le tarif des droits d’entrée sur les marchandises importées en la Nouvelle-France nous indique quels sont les couteaux de fabrication européenne qu’on envoyait au pays.Couteaux de tables—C.Bûcheron (ou boucherons).C.siamois à manche de corne, gros, moyens et petits.—C.à manches de bois, gros, moyens et petits ( Edits et Ord.R.1.597).1749, août — Kalm dans son estimable journal de voyage écrit: “On donne des couteaux quelques fois, mais en général, on les omet.Chaque dame et monsieur ayant soin d'apporter son propre couteau”.Remarquez que Kalm ne dit pas qu’il n’y a pas de couteaux de table, mais qu’on n’en met pas toujours.Nous avons vu qu’ils existaient et nous en trouvons encore, notamment, dans l'item suivant : 1756, 8 janvier — Inventaire de feu 1’.F.de Sarrobert: un couteau cartouche à manche de corne: un couteau à ressort avec cachet au bout; une petite boîte dans laquelle il y a sept couteaux de table à manche de corne; un canif.Nous arrêtons cette nomenclature pour faire la description d’un couteau dont nous avons vu un bel exemplaire.Trouvé, il y a quelques années, à l'intérieur d’un coffret de fer, dans les ruines du vieux fort du Sault Sainte-Marie, ce couteau a dû appartenir à quelque coureur des bois ou à quelque sauvage.11 est à ressort et ouvert, il mesure neuf pouces et demi de longueur.La lame très pointue et effilée, a quatre pouces et demi.Sur un de ses côtés sont gravés ces mots et ce dessin: ‘‘Véritable Poudrille” avec à côté, la figure d'un “oeuf dans un cocotier”.Ce doit être le nom et la marque du fabricant.Le man-c've mesure cinq pouces.Une partie du manche est en bois, orné de petits dessins de style sauvage.Cet instrument était en 1926, en la possession de M.H.K.S.Ashbury, de West-mount.qui le tenait d’un and.lequel l’avab acheté dans un magasin de bric-à-brac, à Toronto, il va longtemps et c’est du vendeur que l’on sait la provenance du couteau. — 266 On ne nous reprochera pas de placer un mot sur les ouvriers qui, en la Nouvelle-France, fabriquèrent des instruments tranchants.Pouvaient-ils forger des couteaux destines aux usages domestiques, ou "des couteaux d office, de vénerie ou à armer” 1 Nous le croyons, car parmi les armuriers.taillandiers, serruriers et forgerons dont nous avons les noms et qui sont en nombre, il se trouvait des artisans capables.Nous en parlerons plus tard.Ft sans autre transition, nous passons aux fourchettes: Fa fourchette fut inventée longtemps après le couteau et son adoption ne date, prétend-on, que du 17e siècle: "Alors, on mangeait encore la soupe à même la soupière et 1 on prenait la viande avec ses doigts”." Saint-Simon nous apprend que c'est un noble seigneur.expert dans les choses de la table, M.de Montausier, qui mit l'usage de la fourchette à la mode.Mais la petite bourgeoisie et le peuple ne devait connaître ce progrès qu’un siècle plus tard”.D’autre part, un auteur anglais s’insurge contre cette assertion et il cite, sans le nommer, un annaliste de 1589, qui déclare qu’en France, on ne touche jamais les viandes avec les doigts, mais avec des fourchettes.Quoiqu’il en soit, nous trouvons des fourchettes à Montréal dès la moitié du XVII siècle et c'est le brave Lambert Closse qui les possédait.Procédons à classifier nos relevés: 16(12, 8 février — Inventaire de feu Lambert Closse: six fourchettes d’argent fin (Basset).'693, 27 septembre — Inventaire des écoles de Montréal par le notaire Adhémar.Mention de fourchettes.1693, 3 juillet — Inventaire des biens de Geneviève T rut, aux Trois-Rivières; 17 fourchettes d’étain (Greffe Trottain, trans.J.-B.M.Barthe).1700.| février— Inventaire Thibierge : dix fourchettes d'acier à trois fourchons estimées à dO sols.1710, 27 février — Inventaire de feu I).Greysolon Du Finit: 2 fourchettes en argent (le Pallieur).1715, Il est fait mention de fourchettes en 1715, à la page 64 de l’Histoire du Cap Saute par l’abbé Gatien. i/5i.6 avril — Inventaire G.Casaubon: 5 fourchettes.( Monmerqué) '75f)- 8 janvier — Inventaire de feu de Sarrobert.mention de fourchettes et de cuillers à bouche en argent, poinçon de Paris, et aussi, de 2 fourchettes de fer.175G 11 décembre — Mention de fourchettes d’acier dans un document judiciaire.Une des belles fourchettes d’argent de l’ancien régime nous a été montrée par M.Joseph-Aurélien Larue, descendant de la famille qui possède aujourd'hui le manoir des seigneurs Dupont de Neuville, à Neuville, près Québec.Elle est massive, son manche est courbé, sa palette est large.L'instrument nous parait dater de 1750.Au revers de la palette terminale sont gravées les armoiries de l’acolyte du fameux l’.igot, Marin de la Marre et de sa femme, demoiselle Liénard de Lean jeu.lotis connaissent Jean-\ iet ir \ arin de la Marre.Nommé membre du Conseil Supérieur de Québec, en 1753, il épousait, a Québec, le 19 octobre de la même année, Charlotte Liénard de Beaujeu.En 1740.M.Marin quitta Québec pour venir occuper le poste plus lucratif de commissaire-ordonnateur et de subdélégué de l'intendant à Montréal.A tort ou à raison, il fut accusé de malvertion et il dut aller se défendre en France en 1757.Banni en 1763, il obtint en 1780 de rentrer dans son ptjvs et de finir ses jours à Malesherhes.E.-Z.Massi Cotti-: LES DISPARUS Charles Angers— Né à la Malbaie le 21 août 1854, du mariage de Elie Angers et de Marie Perron.Il fut d'abord instituteur puis se lit recevoir avocat.Député de Charlevoix à la Chambre des Communes du Canada de 1896 à 1904.Décédé à Québec le 9 mars 1929.Il était le frère de Laure Conan.M.Angers avait publié, en 1912, sous le pseudonyme Jean du Sol, un ouvrage intitulé Le doeteur Hubert Lame et l'idée canadienne française. L'ANCETRE JEAN HEARD Sur la rive sud du fleuve, en face de Québec, se développe l'importante seigneurie de Lauzon de tiois lieues de ft ont, chaque côté de la rivière Chaudière, sur six lieues de profondeur.Cette seigneurie a l’avantage d avoir eu un excellent historien dans la personne de M.J.-Edmond Roy, dont 1 ouvrage, en cinq volumes, s étend des origines de la seigneui ie, on pourrait dire de la colonie, jusque vers le milieu du XIXe siècle.Cette Histoire de la Seigneurie de Lançon est de nature à faciliter singulièrement le travail de quiconque entreprend d’écrire une monographie de l’un des pionniers de la colonisation dans ce coin si intéressant du pays.C est donc à cet ouvrage que nous référons lorsqu il nous ainvera de citei M.J.-Edmond Roy.Dans un acte notarié, au greffe de Duquet, nous avons rencontré pour la première fois le nom Jean Huait (1 ancêtie signait Huart avec un t final au lieu de d) : le 18 novembre i()(>(), Jean Bourasseau donne quittance a Jean Huart et Sébastien Prouvereau du prix d’une terre à eux vendue dans la seigneurie de Lauzon et que Bourasseau avait acquise peu de jours auparavant.lean Huard, fils de Marin et de Julienne Bouillet, était de C uirson, eveclté de Chartres.Comme Chartres fut la capitale de l’ancien pays de Beauce, il était naturel que M.Edmond Roy crut et exprima l’opinion que Jean Huard venait de la Beauce; mais l’étendue du diocèse était loin alors de répondre à celle de la province ayant même métropole.La Grande Encyclopédie et le bottin de France que nous avons consultés ne nous indiquent que trois communes du nom de Cour-son: celle du département de Seine-et-Oise, Courson-L Aul-nav ou Courson-Monteloup, diocèse de Versailles et de 1 ancienne province de Elle de b rance, est la plus rapprochée de l’évêché actuel de Chartres lequel correspond, depuis 179L au département d’Eure-et-Loir.D’ailleurs pour plus de sûreté.nous avons fait écrire en Europe.De la réponse, voici le passage cpti nous intéresse; "Le Courson dont vous m’entretenez est Courson-Launay, dans le petit pays ou région dé- — 269 — ' nommée Hurepoix, qui faisait partie de l’Ue de France mais se trouvait aux confins de la Beauce”.En quelle année Jean Huard vint-il s’établir dans la Nouvelle-France^ Nous savons déjà qu’il était au pays dès 1666.Nous croyons qu’il arriva à Québec l’année précédente."Le 11:1111 ,re (^ Personnes venues oe France pendant l’année 1 (.(,5, nous dit 1 historien Ferland, était presque aussi considérable que toute la population française déjà résidente au Canada”.I eut-etre pourrait-on préciser le jour même de son arrivée au pays."Le 30 juin 101.5, écrit M.Thomas Chapais, dans son Jean Jalon, arrive le marquis de Tracy et avec lui quatre nouvelles compagnies”.La mère Marie de l’Incarnation mentionne les quatre compagnies qui accompagnent le marquis de I racy, "sans parler, ajoute-t-elle, de deux cents hommes de travail .Nous sommes donc d’avis que Jean Huard arriva au pays je 30 juin 1665: naturellement ce'n’est qu’une simple probabilité.Selon M.Edmond Roy, le recensement de 1666, en ce qui concerne la côte de Lauzon, est "très incorrect”."On y constate, en effet, l’omission des noms de Guillaume Couture 1 ier,-e Alivdie, Louis Bégin, Jean Huart.qui tous avaient déjà tixe leur etablissement dans la seigneurie”.Mais le recensement de 1(167 est plus complet: l’ancêtre Huard y est cot ago de 30 ans et avoir 7 arpents en valeur.Le 30 avril 1670, Jean Huard épousa, à Québec, Anne-Marie Amyot, fille de Mathieu Amyot dit Villeneuve qui, en 1O.S7, devint seigneur de Bonsecours, comté de Lotbin’ière (O- Ea bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.de Ber-111ères, curé de Québec pendant vingt-six ans, et qui “tout jeune” avait été choisi par Mgr de Laval pour son grand vicaire, en 1662, avant son départ pour la France: il fut plu-sieui s fois administi ateur du diocèse, supérieur du séminaire a diverses reprises, doyen du chapitre et remplaça plusieurs fois 1 évêqyie au Conseil supérieur.Guillaume Couture, premier colon de la pointe de Lévy, axait succédé a François lïissot dans la charge de juge sénéchal de la seigneurie de Lauzon, dont Jean Huard devint pro- (1) La colonisation sons la domination française, par l'abbé Ivanboe Caron. — _7° — cureur fiscal (i).Les liens d'amitié qui unirent ces deux influents chefs de nombreuses familles se ressertèieut davantage par une triple alliance familiale: trois tils de Guillaume Couture épousèrent trois filles de Jean 1 luard.Ce dernier eut douze enfants dont .une fille seulement mourut en bas tige: les sept autres filles et quatre garçons se marièrent.rillcs de Jean H nard Marie, l’aînée des enfants, épousa, en Charles Cou- ture, qui s'établit à Beaumont et forma la souche des Couture dit Lafrenaye.^ Jeanne s’unit, en 1695, à Joseph Couture de la Cressonnière.Ce dernier, à l’instar de son père, fut capitaine de milice de ht cote de Lauzon.C'est à l'occasion de ce mariage que Guillaume Couture apporta, pour la dernière lois, sa signature aux régistres.f Louise, née en 1(176, fut enlevée par une mort prématurée.Françoise épousa, a Lévis, en 1701.Lustache Coutuie dit Bellerive.‘‘Lustache habita Beaumont toute sa vie”.Marie Anne s'unit, à Saint-Laurent, 1.()., en 17°7 ;i I" gnace Xnël, fils de François, un des pionniers de File d’Orléans., Ln 1710, Angélique contracta mariage avec le québe-cois Pierre Girard.Ce couple s’établit définitivement à Saint-Augustin ( l’ortneuf ).Geneviève épousa, en 171 (Louis Levasseur, tils de Laurent et petit-fils de Jean Levasseur dit Lavigne, premier huissier du Conseil Souverain créé en 1603: c'est dans la maison de ce huissier que se tinrent les premières réunions du Conseil.A propos de Geneviève 1 luard, Tanguay a commis une étrange erreur: il indique la date de sépulture de son époux : iS août 1757, dont nous avons vérifié l'exactitude, et il prétend qu’elle convola en secondes noces avec Pierre Dussaut moins d’une trentaine d’années avant la mort de son mari Louis Levasseur ( Vol.111, p- 575)- (Il Voir (Inns hist.S.L., vol.1.]>.14, mort il Paris en 1810.Elève de Uillis et plus tard professeur i\ l’Académie de Saint-Luc.11 a exécuté le fronton de Saint Phlllppe-du-Roule et laissé plusieurs autres oeuvres de grande valeur. — 279 — à coeur de procurer aux missions lointaines de bons sujets, qui passaient à la rue du Bac, avant de s’embarquer.Le Séminaire du Saint-Esprit était alors une sorte “d’1',-cole Apostolique”, en faveur des étudiants pauvres.Pour y être reçu, il fallait faire preuve de pauvreté, c’est-à-dire, justifier l’incapacité absolue de payer pension dans un autre établissement.C’est ainsi que M.Poullart lui-même avait conçu l’Oeuvre des Pauvres Escholicrs.Au terme de leurs études cléricales, ces ecclésiastiques, élevés par charité au Saint-Esprit, se dévouaient aux oeuvres les plus difficiles ou les plus nécessiteuses.D’aucuns allaient se mettre à la disposition des évêques de France, soit pour les missions à l’intérieur, soit pour la desserte des paroisses rurales trop souvent à l’abandon, en raison de leurs maigres revenus; d’autres, en grand nombre, se présentaient au Séminaire des Missions Etrangères, avec le désir de s’en aller aux Indes Orientales et Occidentales.En vertu d’un contrat, passé en 1665, la.Société des Missions Etrangères, de Paris, avait accepté de Monseigneur de Laval la direction du Séminaire de Québec, avec charge de fournir au premier évêque de la Nouvelle-France les sujets dont il avait si grand besoin pour son immense diocèse, qui englobait toute l’Amérique Septentrionale, depuis le Golfe du Mexique jusqu’à la Baie d’Hudson.Cette charge devint bientôt trop onéreuse pour le Séminaire de la rue du Bac, qui, à la suite des troubles du jansénisme, subit une terrible crise de personnel et se vit dans l’impossibilité de faire face à ses engagements, en raison de la pénurie des sujets.En cette fâcheuse extrémité “Messieurs les Supérieurs et Directeurs de cette maison” s’adressèrent au dehors, à divers établissements similaires, afin de se procurer les “hommes intelligents, dévoués et prudents” qui leur étaient nécessaires pour remplir les cadres du C Icrgé C olomal.C est ainsi qu’ils se trouvèrent amenés à s’aboucher avec les successeurs de M.Poullart.Ce mode de recrutement, assez aléatoire, n’allait point, on le conçoit, sans quelques tiraillements, qui finirent par amener une rupture entre Monseigneur de Pont-briand et le supérieur du Séminaire de Québec, M.Jacrau.ucs üiüiaiiiiHâJçJ C'est alors qu’intervint l'abbé de l’Isle-Dieu ( i ), qui servait de procureur à l'évêque de Québec et, comme tel avait sa residence à la rue du Bac.Ayant constaté que ces* Messieurs à court de sujets, se voyaient dans l’obligation d’en emprunter à St-Sulpice, au St-Esprit et ailleurs, il résolut de s adresser directement à M.Caris, alors procureur du Séminaire du Saint-Esprit, en vue d’obtenir les prêtres dont il avan besoin pour Québec et l’Acadie.Cette décision, bien que longuement méditée, ne fut pas sans exciter quelques susceptibilités et.voulant couper c »urt, le bon abbé s’adressa directement au ministre de la Marine, à partir de 1752.pour négocier le passage de ses jeunes missionnaires en Canada.Avant cette époque, les séminaristes du Saint-Esprit, qui se destinaient aux missions, devaient faire un stage de quelque mois à la Maison de la rue du Bac, pour ensuite être présentés au ministère par M.le supérieur des Missions Etrangères, en vue d’obtenir, par son entremise, l’indemnité de passage et la gratification accordées par la Cour aux seuls missionnaires qui figuraient sur la feuille officielle.Ainsi, le supérieur des Missions Etrangères mettait à l’oeuvre des sujets qui avaient reçu, au Séminaire du Saint-Esprit, toute leur formation sacerdotale.Ceux qui choisissaient de leur plein gré les missions de la X >uvelle-Erance, étaient mis par lui a la disposition de Mgr 1 évêque de Québec et partaient pour leur destination, sans être nullement aggrégés à la Société des Missions Etrangères ( J).Ils étaient tout simplement incorporés au clergé du diocèse de Québec et Monsieur le supérieur remplissait uniquement, en cette occurrence, le rôle d’intermédiaire pour le recrutement.(Il Choisi pour vicaire général, en 173(5.par Mgr Dosquet l’abbé mpt à la riposte amusante, li n était jamais a court, t os-sesseur dune voix entrainée qu il assouplissait d’ailleurs d’un petit verre de rhum, il chantait agréablement et autant qu’on voulait l’entendre, car son répertoire était bien fourni.Ce délicieux raconteur mourut à l'Hôtel Dieu de Mont-ical, le 27 janvier 1914* agé de 89 ans.Depuis quelques années, il s’était retiré dans cette institution où il se rendait utile, car i! tut un artisan plein de ressource, capable de réparer 11 importe quoi, n’importe comment.Vous parlerais-je des conteurs encore vivants (pii se firent entendre de 1919 a 1921 dans les soirées de folklore que Marius Barbeau et moi avons inaugurés à Montréal?De Joseph Rousselle par exemple, natif de Saint-Denis de Kamou-raska, qui a obtenu un succès considérable tant au Canada qu’aux Etats-Unis?Lui aussi est un ancien marin et un ancien bûcheron.Il parle une langue rude, toutefois assez correcte et fourmillante d’archaismes agréables.Très modeste, malgré les adulations dont on l’a couvert, il assure que personne 11e l’écouterait si son père vivait encore.Rousselle père, dit-il, racontait avec un tel brio, que sa renommée s’étendait a”, loin dans Kamouraska et qu’il gagnait assez par son talent, en certaines saisons, pour sustenter sa nombreuse famille.M.Marius Barbeau, en 1914.1915 et après, a recueilli, principalement à Lorette, dans la Beauce et à Sainte-Anne de Kamouraska, deux ou trois cents contes qui lui furent récités surtout par Achille Fournier, Narcisse Thiboutot, Prudent Sloui et Paul Patry.M.Adélard Lambert a effectué une importante cueillette de contes dans la région de Berthier et celui qu’il semble désigner comme le meilleur diseur de sa connaissance fut Alexandre Poudrier, né vers 0842.et mort vers 1906.* * * Le conte disparait et plus vite que la chanson.Celle-ci se fixe mieux dans la mémoire car les paroles sont mesurées, rimées et soutenues par une mélodie.I^e premier venu peur chanter, mais il n’en est pas de même pour le conte. — 286 — L’auditeur d’un récit n’en peut guère retenir que les noms des personnages, quelques phrases typiques et les “incidents qui forment le noeud " de la fable.Lorsqu il redira ce qu’il a entendu, il lui faudra créer un texte à sa mesure.En changeant de bouche, le conte se déformera sans miracle.Plus encore, un conteur ne répète jamais un conte de la même façon.Inconsciemment, il modifie suivant son age, son état de santé et surtout suivant que l’auditoire lui est sympathique ou indifférent.Enfin, plusieurs causes font que le conte ne peut se transmettre intégralement et qu’il ne peut fleurir que dans de^ milieux qui n’existent plus ou presque plus.Bientôt on ne connaîtra que ceux (pie les folkloristes ont eu le soin de recueillir.Conservons, à l’égal de nos archives, ces vestiges de notre littérature orale.C’est dans ces modestes récits seulement que nous voyons comment l’âme de nos pères s’engageait “dans la voie scintillante des fééries enchanteresses’’.E.-Z.Massicotte FEUX DE FORET Les feux de forêt, les dommages qu'ils causent, les soucis qu’on se donne à les prévenir, ont occupé depuis deux siècles nos gouvernants, qui veillent à la conservation de notre patrimoine forestier.Le 24 mai 1733, le président du Conseil de marine écrivait à Hocquart sur ce sujet : “ Sa Majesté a appris avec peine les accidents occasionnés par la fumée qui a couvert le pays de Canada pendant les mois de juin et juillet et une partie du mois d’août.Comme elle n'a été occasionnée que par les feux qui ont couru dans les bois, il convient d’obliger, s'il est possible, ceux qui désertent les terres, à le faire d’une manière à prévenir de pareils accidents” (Doc.Faillon, FI-L., p.578).O.L. — 287 — A NOTRE- DAME DE MONTREAL Les paroissiens de Notre-Dame de Montréal furent toujours sensibles aux grands événements de l’histoire, et les commémorèrent par des démonstrations religieuses.En i/i(> (Pierre Lestage, marguillier), fut célébrée une “grand’messe d’actions de grâce pour le succès de nos armes contre les sauvages Renards”, réduits par Louis de Laporte de L« luviginy.En 1732, dans ses “recettes extraordinaires”, Jean-Baptiste Auger, le 19 septembre, a reçu, “pour une grande messe à saint Amable, pour le tremblement de terre.104 lbs 2 sols, 6 deniers.” Le 5 novembre 17-9.Jean Lechelle, marguillier, paie “15 sols pour un pain et une pinte de vin pour le service de M.de Montcalm.” Le lendemain, 6 novembre, il fait la même dépense “pour le service des morts à l’armée.” Le 27 octobre 1762, Jean Nivard-Saint-Dizier, marguillier, fait la dépense de 20 livres pour le service anniversaire des naufragés de d.injuste.Le 10 janvier 1799, la fabrique, à l’occasion de la victoire remp )rtée par l’amiral Nelson à .Aboukir, le 2 août précédent, offrait à la messe d’actions de grâce, un pain bénit, dont le coût, y compris " l'offrande, les musiciens et le pavillon’’, s’éleva à 239 livres, 16 sois.Après le retour des Zouaves, il fut célébré, à Notre-Dame.un service funèbre, le 14 mars 187 !.pour le repus de 1 ame de ceux qui moururent pour le Pape.Le 20 juin 1897, fut chanté un "Te Deum” des plus solennels.à l'occasion du soixantenaire du règne de la reine Victoria.(Archives X.-D.de Montréal.) 0.L.QUESTION Quel est ce M.Desdames qui dans l’hiver de 1642-1643 prit soin du Père Dolbeau sérieusement malade â Miskou.Le compagnon du Père Dolbeau, le Père Richard, fait les plus grands éloges de M.Desdames dans une lettre que j’ai sous les yeux.Mise. NOTES SUR MM.LEVERRIER, PERE ET FILS Brevet de lieutenant en la compagnie du sieur de La Roque dans le régiment de cavalerie de La \ alette, accordé au sieur Le Verrier ( François Leverrier de Rousson) le 23 mai 1682.Sigmé : Louis.Commission de capitaine en pied en Canada pour le sieur Leverrier, 25 mars 1(194.Signé: par le Roy, Phelypeaux.Brevet d’enseigne de vaisseau pour le sieur Leverrier, capitaine d'un détachement de soldats de la marine en Canada.5 mars 1695.Signé: Louis, contresigné : Phelypeaux.De par le Roy Sa Majesté ayant associé le sieur Leverrier capitaine en pied dans la Nouvelle-h rance à 1 ordre militaire de St-Lc,uis en considération de ses services et celuy auquel il est employé ne luy permettant pas de se rendre à sa suite pour estre receu aux Ordres, Sa Maté a commis et commet le Sr Marquis de Vaudreuil, gouverneur et son Lieutenant général au dit pays, pour le recevoir et admettre en son nom au dit ordre.Voulant qu’il se rende au jour et lieu qui luy seront pas luv prescrits pour prester en ses mains le serment qu il est tenu de faire en la d.qualité de chevalier du d.ordre de St-Louis et recevoir de luy l’accolade et la croix d’iceluv.Afin qu’après cette réception faite il trouve rang parmy les autres chevaliers du dit ordre et qu'il jouisse des honneurs et des avantages (pii y sont attachez.Mande Sa Maté au dit S.marquis de Vaudreuil d’exécuter ce qui est en cela de ses intentons conformément à sa lettre cy jointe pour la réception du dit officier au dit >rdre de St-Louis.L'ait à Versailles, le 1 ie juillet 1713.Louis, Phelypeaux.Nous, marquis de Vaudreuil, commandeur de l’ordre militaire de St-Louis, gouverneur et lieutenant général pour le R< y en toute la Nouvelle-France, en vertu du pouvoir cy joint a nous donné par Sa Maté en datte du 3e juillet 1713, certifions à tous qu'il appartiendra que le Sr Leverrier a presté entre nos mains le serment qu'il estoit obligé de faire pour estre receu chevalier de l’ordre militaire de St-Louis.A Montréal, ce 8e juin 1714.Vaudreuil.Brevet de major des troupes de la Nouvelle-France pour le sieur Leverrier, à la place du feu s.du Mesnil-Urry.2 mai 1714.Signé: Louis.Contresigné: Phelypeaux. — 289 — Commission de lieutenant de Loy de la ville de Québec pour le sieur Leverrier à la place du sieur de Louvigny.15 mai 1725.Signé: Louis, et plus bas Phelvpeaux.Le Conseil de Marine ayant proposé au Roy en présence de M >nsieur le Duc d’Orléans, son oncle Régent, de donner an Sr Leverrier (Louis Leverrier) une enseigne en second d'infanterie en la Nouvelle-France.Sa Maté de l'avis de S.A.R l’a approuvé.Son intention estant qu'il soit reçu et reconnu en la d.qualité d’enseigne en second de tous ceux et ainsv qu’il appartiendra.Fait et arresté au Conseil de marine à Paris le .may 1722.Signé: L.A.de Bourbon.Far le Conseil : de La Chapelle ( ?).De par le Roy Sa Majesté ayant fait choix du S.Leverrier fils pour servir en qualité d’enseigne d’une des compagnies du détachement de la marine en Canada à la place du s.ch.de L’Espervanche fait lieutenant Mande au gouverneur et son Lieutenant général au dit pays de le recevoir et faire reconnoitre en la d.qualité et au commissaire gnal ordonnateur de le faire payer des appointemens qui luy sont ordonnez.Fait à Marly le 5 février 1731.L mis.Phelvpeaux.Enregistré au Bureau du controlle de la marine à Québec le 23 aoust 1731 - De par le Roy Sa Maté ayant fait choix du s.Leverrier enseigne en pied de Compagnie d’infanterie en Canada pour v 1 emplir la lieutenance vacante par l’avancement du s.ch.de Beauharnois fait capitaine de Compagnie, elle mande au gouverneur et son Lieutenant général au dit pays de le recevoir et de le faire reconnaître en la d.qualité de Lieutenant de tous ceux et ainsy qu’il appartiendra.\ ersailles.1er avril 1739-Signé Louis, contres.Phelypeaux.De par le Roy il est ordonné au s.Leverrier lieutenant dans les troupes entretenues en Canada de passer à la Lou> sia ne pour y servir en la d.qualité et remplir la première compagnie qui y vaquera.Veut et ordonne Sa Maté qu il soit reconnu en la d.qualité de Lieutenant et qu’il remplisse la première compagnie qui sera vacante au d.pays de Louisiane.Elle mande au gouverneur de la d.Province de Louisiane de tenir la main à i exécution du present ordre.Fait a \ ersailles, le 1er décembre 1742.Signe Louis, contres.Phelvpeaux. — 2 go — Commission de capitaine de compagnie à la Louisiane pour le sieur Leverrier, lieutenant, 1744.Par le Roy, Phely-peaux.De par le Roy Sa Majesté ayant associé à l’ordre militaire de St.Louis le Sr Leverrier capitaine d’infanterie à la Louisiane, et le service auquel il est destiné ne lui permettant pas de se rendre à sa suite pour être reçu au dit ordre.Lille a commis le Sr de Vaudreuil ancien Gouverneur de la d.Province de la Louisiane et chevalier du dit ordre pour le recevoir et admettre en son nom, v mlant qu’il se rende aux jour et lieu qui lui seront prescrits par le dit Sr de Vaudreuil pour prêter en ses mains le serment qu’il est obligé de faire en la de qualité de chevalier.Fait à Versailles le premier février 1754.Louis Rouillé.Monsieur, Le Roy ayant nommé chevalier de St-Louis le S.Leverrier capitaine dans les troupes de la Louisiane actuellement en h rance, Sa Majesté vous a ch >isi pour le recevoir et lui conférer cet ordre en son nom.Je vous adresse à cet ci ici la croix et les ordres nécessaires.\ 011s aurez agréable de m'envoyer le certificat du jour de sa réception avec ceux de catholicité et des services de cet >fficier, [e suis Monsieur votre très humble et très affec/té serviteur Rouillé.A \ ersaillcs le 24 février 1754.Vaudreuil ancien gouverneur de la Louisiane cher de L’ordre militaire de St-Louis capitaine des vaisseaux du Roy certifions ou en vertu de 1 or re du Rov cy- essus, nous avons reçu et associé a L’ordre de St-Louis le sieur Leverrier capitaine d infanterie a la Louisiane, a Paris le 26 février Vaudreuil.De par le Roy Sa Majesté ayant destiné le S.Leverrier capitaine d Intanterie a !a Louisiane pour aller servir en la même qualité en Canada.Elle veut qu'il s’y rende et qu’il y prenne le commandement de la Compagnie vacante par la retraite du S.de La Martinière.Mande Sri Majesté au gouverneur son Lieutenant général de la Xouvelle-France de tenir la main à l’exécution du présent ordre et de faire reconnoitre en conséquence le dit S.Leverrier de tous ceux et ainsy qu'il appartiendra.Versailles, 15 mars 1755.Louis, Ma-chault.Enregistré au Bureau du Control le de la marine de la Xouvelle-France à Québec le 16 décembre 175s- — 291 Brevet e major de Québec pu; • le sieur Leva Her, 1er janvier 1759.( t ) LES DEMANDES EN MARIAGE CHEZ LES SAUVAGES Voici une nouvelle façon de se rechercher en mariage.On a dit autrefois qu'un sauvage païen faisant l’amour à une tille, l’allait voir la nuit, lui demandait en secret si elle l’avait pour agréable.Si la hile répondait qu’elle ne se voulait pas marier, le jeune homme ne passait pas outre : si elle répondait qu’il ne fallait pas s'adresser à elle pour cette affaire, il faisait ses poursuites.Or, comme nous avons puissamment crié contre cette façon de faire, les chrétiens l’ont improuvée, si bien qu'ils s’adressaient à nous pour demander une fille.Mais voici comme quelques-uns se comportent à présent.Ils peignent un jeune homme et une jeune fille sur une écorce, se tenant par la main, en la posture qu’ils sont dans l’église quand ils se marient et le serviteur envoie ce tableau à sa maîtresse par quelqu’un de ses amis.Or, quoique ce portrait ne fait pas d’appel, la fille néanmoins entend bien ce qu’il veut dire.Si elle agrée le jeune homme, elle prend le tableau ; si elle dit qu elle n’entend rien à cette peinture, c’est-à-dire que le jeune homme se doit pourvoir ailleurs et qu’il a son congé, et n’avez pas peur qu’il s aille battre en duel contre celui qu’il verra être le bienvenu.11 a plus de coeur que de se laisser gourmander a la passion qu’il avait pour une fille ; c’est faiblesse de se laisser vaincre par le tyran de l’amour ou par le démon de la haine.Ce serviteur écon-du’t ira congratuler son camarade, qui sera bienvenu auprès de sa maîtresse (R.P.Barthélemi Yimont, Relation des Jésuites, 1642).(1) Sur les doux Levorrler pOro et fils on peut consulter Les officiers tat-Major do l’terre-Georges Iioy, pp.1 Mi et 1 oti.Nous (lovons les pièces ci-haut il M.Claude de Bonnault. — 292 HISTORIQUE DE LA PAROISSE DE SAINT-MAURICE, COMTE DE CHAMPLAIN L’étude de l'histoire est toujours intéressante et importante: par le récit des faits passés, elle apprend au présent à se taire un avenir de bonheur et de prospérité.Cet avantage de l’étude de l'histoire ne s’applique pas seulement à l'histoire universelle, mais encore a celle de sa paroisse natale, ou tie 1 endroit où la divine Providence nous appelle à vivre.L histoire du Cap-de-la-Magdeleine serait très intéressante a laire, il y a dans les archives de cette .fabrique tant de documents à compulser, car la paroisse de Sainte-Marie-Magdeleine est une des plus anciennes du diocèse des Trois-Rivières.Peut-être qu’un jour la plume si bien taillée de M.le grand vicaire Désilets nous donnera le plaisir de lire un ouvrage considerable sur l’église mère de la seigneurie du Cap.La paroisse de Saint-Maurice qui est la tille aînée de Ste- M arie- Magdeleine n offre pas le même intérêt, car la mère était très âgée quand elle donna le jour à celle-ci.Cependant j’ai voulu occuper mes loisirs à faire l’histoire de la Idle, me sentant incapable de parler dignement de la mère.La paroisse de Saint-Maurice est donc située dans la seigneurie du Cap, donnée autrefois à l’ordre des Jésuites par le fameux abbé de la Magdeleine, un des membres de la compagnie des Cent-Associés.Cette paroisse est à dix milles et demi environ de la ville des I rois-Rivières et renferme un village assez florissant par sa situation dans le voisinage des célèbres 1 orges Radnor.Il est bon de remarquer que Saint-Maurice est au nord-est de la rivière Saint-Maurice, (.u un giand nombre de personnes sont portées à nous placer dans le comté de Saint-Maurice tandis (pie nous habitons le c< mité de Champlain.Saint-Maurice a etc établi en avril 1830.Les premiers colons qui ont commencé le défrichement de notre plaine, fuient Alexis Lati cille et Joseph Grenier, tous deux voyageurs dans le haut Saint-Maurice; ils accompagnaient M.James I harper, quand cet intrépide missionnaire s’est noyé au Rapide Rlanc en 1839.Les premiers arbres abattus le furent sur les terres habitées aujourd’hui par M.Sicard de Caru-fcl et Edouard Leduc, dans le rang Saint-Alexis. — 293 — L'arpentage du rang Saint-Jean n’eut lieu qu’en 1831, par un M.J.Hamel, arpenteur de Québec.Les premiers colons de cette concession furent François Duchesnay, originaire de Ste-Anne-de-la-Pérade, David Doucet, Joseph Dé-silets.David Martin, Louis Etienne Levasseur, François Levasseur, Raymond Houle, Jean Houle, Joseph Gagnon, Olivier Dostaler, Emmanuel Blondin, et Elie Lajoie.Aujourd’hui, tous habitent des terres magnifiques et ceux qui ont déjà laissé la terre de l’exil pour la patrie céleste, ont établi leurs enfants connue des seigneurs sur les biens qu’ils ont défrichés et arrosé de leurs sueurs.Les premiers pionniers d’une paroisse peuvent être appelés les apôtres de la colonisation, surtout quand ils ont ouvert une localité pleine d’obs-tables pour le défrichement comme l’était l'immense savane de Saint-Maurice.Le rang de Ste-Marguerite, arpenté en même temps que celui de Saint-Jean, eût pour premiers habitants Antoine Dargis, Pierre Levasseur, Hilarion Legendre, arpenteur, Xéphirin Laneuville, qui vient de mourir, Olivier Modeste Levasseur, Augustin Faucher, Joseph Bourgeois, les frères Pagé et Thibaudeau.Le sol de Saint-Maurice est généralement bon.La terre argileuse ou terre à grains compose en grande partie la paroisse; elle est sablonneuse pour l’autre part.Elle produit bien le blé; les pois, 1 avoine et les patates, et donne aujourd’hui une grande quantité de foin.Comment expliquer que des terres d’une si grande valeur, à proximité de la ville des Trois-Rivières, soient demeurées si longtemps sans être livrées à la culture.Voici ce que M.de Fuibusque nous dit dans ses notes d’un voyage fait en Canada, il y a quelques années: “ Les Trois-Rivières, qui est la seconde ville en ancienneté du Canada est assurément dans un état voisin de son enfance.Les forges de Saint-Maurice situées derrière son territoire en sont l’unique cause, on a concédé tous les bois des alentours à un seul homme sous prétexte d’alimenter les hauts-fournaux; il n’y a pas eu un seul acre défriché, pas un seul établissement formé, pas une seule ferme, pas un seul moulin, et la rivière Saint-Maurice dont les déclivités offrent 2Q4 — à l'industrie tant de riches pouvoirs d’eau, a continué à couler comme au temps des sauvages, dans une solitude profonde.Qu’est-il arrivé?" C’est rju’après trente ou quarante ans de jouissance de son privilège, que l'exploiteur des forges, M.Bell, est mort ruiné, et qu'en privant les Trois-Rivières d’un accroissement de population il a enlevé au commerce des consommateurs et à l’agriculture des producteurs.” "On vient depuis peu de lever l’obstacle; des concessions de terre ont été accordées et bien que les premiers occupants ne songent en général qu’à couper le bois et à le vendre ils feraient la route.Déjà même la seule exploitation du bois a nécessité l’établissement de plusieurs moulins à scie et les ouvriers employés dans ces nouvelles usines forment de distance en distance des hameaux qui ne tarderont pas a se changer en villages.En résumé la population des 1 rois-Rivières, au lieu de rester attachée aux bords du St-Laurent remonte le St-Maurice et envahit les terres du Nord: de stationnaire, elle devient active et marche vers le progrès.” Les recensements de la population viennent à l’appui des assertions de M.de Puibusque: En 1831 ville et banlieue 3972 (les Forges comprises) En 1851 “ “ 4936 “ “ En 1861 “ “ 6058 “ *• En 1881, catholiques seulement 8473 ( Forges non comprises J., En 1830, le bail du gouvernement expirant, permit aux C anadiens 1 exploitation de nos terres.Pour tout dire sur notre établissement, quelques Anglais au commencement de ce siècle avaient pris des lots sur les bords enchantés de notre rivière Saint-Maurice, peut-ctu a\ec la permission du Pere Cazot, le dernier membre de la t ompagnie de Jésus après la conquête, où avec l’autorisation de Mathew Bell, qui se servait d’eux pour le travail aux forges Saint-Maurice.Toujours cst->l qu’une fois le monopole levé, la colonisation prit un accroissement rapide.Les habitants avaient à payer pour la concession d'une terre de trois arpents sur vingt, une piastre et dix centins. 295 — La qualité du sol, la forêt magnifique en bois de commerce; pin, mélèze, frêne, etc, etc.la proximité du marché de la ville des Trois-Rivières, attirèrent trois grands courants d’émigration, venant des paroisses de Maskinongé, de Bécancourt et de St-Grégoire.En 1854, l’établissement considérable des forges Radnor par MM.Turcotte, Larue et Hall; les moulins a scie de Pierre Brulé et Henri Lord et ceux à farine de James Burns aidèrent puissamment les nouveaux colons, toujours exposés à de grandes misères au commencement de nouveaux défrichements, surtout dans les terrains bas et humides.La plaine si unie offrait beaucoup de difficultés pour le drainage, mais heureusement que les différentes branches de la rivière Champlain venaient à leur secours pour les égoûts.I -\s premiers colons du rang Saint-Jean se fixèrent près la riviere dite: “Rivière au lard” nommée ainsi suivant les uns parce que toutes les pierres calcaires qui bordent la crique suintent la graisse ou l’huile de pétrole; suivant d autres parce que Labrecque, Landry et Morin (pii les premiers exploitèrent les terres, arrivés à une des pointes de la rivière firent cuire leur dîner dans une marmite et y mirent le lard, puis en attendant le repas, continuèrent l’exploration; au retour l’appétit aiguisé trouvant le feu éteint, les charbons éloignés de la marmite, ils l’ouvrent, mais plus de lard, un careajou était passé là, et avait laissé sa carte de visite.Cette explication m’a été donnée par le père Elie Lajoie, un des braves pionniers qui a laissé ici un souvenir impérissable, par son industrie et son jugement remarquable.M.le vicaire général Thomas Cooke, curé des 1 rois-Rivières et desservant le Cap, s’occupa beaucoup de la nouvelle paroisse, qui se formait dans l’intérieur de la seigneurie du Cap.11 pressait les jeunes colons de se bâtir une chapelle.Le 15 juin 1840, une replète fut présentée à Mgr Joseph Signav, évêque de Québec, elle était signée par /4 habitants résidents, et 77 non résidents, demandant une place d’église.Les pétitionnaires suggéraient à l'évêque l’endroit où devait être l’église future.Voici la teneur de leur pétition: “ Que les pétitionnaires ont lieu de croire que la terre no 34 nord-ouest de la concession Saint-Jean, actuellement la — 2go — propriété du Révérend Rarthélémy Fortin, contenant trois arpents de front, sur vingt de profondeur serait une place propice, centrale, et avantageuse." 'Foute l'opposition à l'église actuelle, qui a causé tant de scandale et fait tant de bruit, est venue de cette demande qui avait été signée par les habitants du haut des rangs, comme par ceux du bas des rangs.AI.Thomas Cooke, vicaire général des Trois-Rivières, fut nommé par Algr de Québec pour vérifier la requête.Par condescendance pour les demandants la place d’une nouvelle chapelle en bois fut fixée sur le no 34.Trois ans après, une bâtisse de 80 pieds sur 40 était élevée et Al.Charles-Olivier Caron, aujourd’hui grand-vicaire et chapelain des Dames Ur-sulines des Trois-Rivières, bénissait le nouveau temple et y célébrait le saint sacrifice de la messe le 20 du mois de juillet 1843.Plusieurs fois Al AI.Cooke, 1 ^emoine et Caron avaient donné des missions dans la localité.La maison du vénérable octogénaire Raymond Houle servait de chapelle et de résidence aux missionnaires.Le maître autel, maintenant dans notre sacristie, est une relique des premiers temps de l’établissement des Trois-Rivières, c’est peut-être le plus ancien de notre diocèse.AI.Cooke qui aimait beaucoup la paroisse de Saint-Maurice lui lit don de ce tabernacle qui a un si beau cachet d’antiquité.Les seize colonnes corinthiennes et les colonnes torses du dôme sont d un très bel et let, les reliquaires sont de forme antique et contiennent des ossements de saint Clément, un des premiers papes, et de saint Alodeste.Ces reliques ont obtenu des grâces extraordinaires à la ville des 1 rois-Rivières.Le notaire J.-11.Radeaux, dans son Journal (1rs operations de l'année américaine pendant la guerre de 1775 et 1776, donne à entendre que si la ville ne fut pas bombardée par la llotte américaine cela était dû à l'intervention des saintes reliques.Voici le récit du Journal: "Le ?.septembre 1775, nous allâmes plusieurs personnes chez AI.St-Onge, grand vicaire, pour le prier de nous accorder quelques prières publiques, ce qu’il fit volontiers; il ordonna même que les reliques de saint Clément et de saint Alodeste, qui reposaient dans notre église, seraient descendues, — 297 — vu qu’on avait plusieurs fois reçu des preuves évidentes du crédit que ces grands saints ont auprès du Seigneur: ainsi elles furent descendues, et on lit une procession où elles furent portées par M.le Grand Vicaire et le Révérend Père Isidore, curé de cette ville: nous partîmes de la paroisse en chantant l'hymne Sanctorum mentis.Nous nous rendîmes chez les Pères Récollets, de là nous allâmes chez les Dames Ursulines, où après que les religieuses eurent chanté linéiques motets, AI.le Grand Vicaire entonna le Te Deum, que nous chantâmes en retournant à la paroisse: y étant arrivés, nous reçûmes la bénédiction du Très Saint-Sacrement, et nous fûmes avertis que l'on ferait une neuvaine dont cette procession était l'ouverture.” Les prières à nos deux saints sauvèrent la ville; il est vrai que la Hotte américaine mit ses vaisseaux en panne pour bombarder, mais cette manoeuvre n’eut pas de suite, pas un seul coup de canon ne fut tiré.Ma mère m’a souvent raconté que nos deux saints avaient chassé les chenilles qui dévoraient tout dans la banlieue des Trois-Rivières.Pour détourner ce fléau dévastateur, on lit la procession avec les deux reliquaires; à peine de retour à l’église un orage formidable éclata, les chenilles furent chassées des blés par la pluie, puis jetées dans les fossés et entraînés au fleuve.La récolte fut cette année-là des plus fructueuses.Nous portons toujours les reliques de nos saints pour détruire les sauterelles qui font acte de présence dans le haut des rangs de Saint-Jean et de Sainte-Marguerite et presque toujours nos prières ont été exaucées.L’abbé Léandre Tourigny L’église qui a tant d’attraits pour le Canadien français, donna à la colonisation de la paroisse un grand élan.Le mouvement fut assez considérable pour attirer l’attention de Mgr de Québec qui mit un curé dans la paroisse du Cap pour desservir celle de Saint-Maurice.M.Léandre Tourigny, homme de talents et surtout un saint prêtre fut nommé à ces deux cures et donna un grand soin à la formation de la nouvelle paroisse. — 2Ç)S — Ce fut en 1844 que cette nomination eut lieu et pendant cinq ans M.Tourigny se dévoua au bien des âmes qui lui étaient confiées.Le premier acte de baptême consigné dans les registres est du six septembre 1845, l’enfant porte le nom de Joseph Jalbert dit Carleton, fils d’Antoine Jalbert dit Carleton et de Marie-Anne Levasseur, la famille de cette mère est la plus nombreuse de la paroisse.Le premier mariage est celui de Louis Bacon et d’Adélaïde Brulé le six janvier 1846.Le premier mort est Léon Hébert, fils d’Abra-liani et de Julie Bergeron, qui sont encore vivants.Les premiers marguilliers furent J.-Bte Crète, Louis Thibodeau et Joseph Guay.Dans sa première visite pastorale Monseigneur Signay fait le compliment aux marguilliers, “qu'ils avaient agi plutôt en qualité de syndics qu’en celle de marguilliers et à la satisfaction de tous les paroissiens.’’ Ce n'est pas toujours que MM.les marguilliers méritent de semblables louanges.Cette visite avait lieu le 3 juillet 1845.Nous voyons dans les délibérations que le nombre des communiants était de 500 et, par une curieuse coïncidence, le nombre de minots de dime reçus était aussi de 500.C’est pendant l’administration de M.Tourigny cpte le titre de la donation de terre fut changé; d’abord donnée à la fabrique M.Fortin crut que la chose pourrait plus tard offrir des inconvénients.Une assemblée des marguilliers et des notables fut convoquée le 17 juillet 1845, et Messire Barthélémy Fortin exposa qu’il y avait eu erreur dans la dite donation, que son intention était de donner la chose pour l'usage, jouissance et avantage du curé desservant la paroisse et à ses successeurs à perpétuité et non à la fabrique, excepté telle partie qui pourrait être nécessaire à l’emplacement de l’église, presbytère, cimetière et dépendances, ainsi que le tout devra être fixé par le Supérieur ecclésiastique.La chose fut réglée à l’amiable.Le 14 octobre 1846, était un jour de fête pour la mission.M.Thomas Cooke bénissait une cloche du poids de 316 livres; elle fut nommée Marie-Antoine et fut présentée par M.T.Cooke et dame Louise Byrn, épouse de Jean-Baptiste Lajoie, écuyer, magistrat de la ville des Trois-Rivières.M.'1 ourigny laissa la desserte en 1849, pour cause de maladie ; il se reposa pendant cette année à Bécancourt dans 299 — sa famille, mais en 1850, il fut nommé curé à St-Prosper où il demeura pendant 9 ans; en 1859 il fut curé de St-Michel d’Yamaska, puis de St-Grégoire-le-Grand en 1869, succédant à M.John Harper de vénérable mémoire; M.Tourigny est décédé dans cette dernière paroisse, laissant le souvenir d’un saint prêtre, et surtout apprécié après son décès.11 était si difficile de remplacer M.Harper.L’abbc Joseph Bailey M.Joseph Bailey fut le successeur de M.Tourigny dans la desserte des deux cures, fixant sa résidence au Cap.En 1850, St-Maurice devenant plus considérable que le Cap, M.Bailey s’y fixa.Pendant son année de résidence au Cap, M.Bailey tit construire l'ancien presbytère, qui sert aujourd'hui de salle publique et de demeure pour le bedeau ( 5 juin 1850).On voit par une résolution de fabrique que celle-ci s’obligeait à donner 60 louis pour cette construction qui avait une apparence magnifique, mais avait été faite trop à la hâte, aussi cette maison n’était presque pas habitable l’hiver.M.Bailey était homme d’énergie et d'initiative, justement le prêtre propre à donner un grand élan à la nouvelle paroisse, aussi y mit-il tout son coeur et son talent d'administrateur.Le défrichement de notre grande plaine marcha comme par enchantement.La voûte de la modeste chapelle fut faite.Les dépendances du presbytère furent terminées d’une manière bien convenable.Non seulement M.Bailey s’occupait de sa paroisse, mais il voyait avec plaisir les MM.Vézina, Buisson et Raté prendre des terres au Mont-Carmel.Souvent il visitait ces nouveaux colons, les soulageait, les encourageait par sa présence.L’hiver dans les temps les plus rudes, monté sur les raquettes, il faisait l’ascension du Mont-Carmel.Aujourd’hui la paroisse du Mont-Carmel est une jeune paroisse florissante, avec 1,000 communiants.11 est vrai que M.Théophile Sicard de Carufel a dirigé cette cure pendant une douzaine d’années avec un zèle et une activité de feu.M.Bailey comprenait qu’il est impossible de bien former une paroisse sans écoles.Il voulut donner aux enfants ce grand bienfait, le plus grand après celui de la rédemption. — 300 — Aussi il eut bien des déboires à ce sujet, surtout pour établir tout de suite la cotisation obligatoire.Les précédents ne manquaient pas, car combien tie paroisses se portèrent a des excès regrettables; toujours est-il que St-Maurice fut récalcitrant, mais pas jusqu’au point de brûler les maisons d écoles.M.Bailey avait compté sur sa popularité pour la bonne issue de cette affaire importante.Jamais curé ne fut plus aimé que AI.Bailey de tous ses paroissiens ; quoique sévère et très vif de caractère, il obtenait tout ce qu’il demandait.En 1852, il lit bâtir un pont considérable sur le ruisseau de la chapelle; ce pont allant d’une côte à l’autre, avait un demi-arpent.Le premier à l’oeuvre dans le printemps de cette année, il lit la "drive" ou descente du bois dans la rivière, se mettant à l'eau jusqu’à la ceinture et tirant sur la cor-delle.Ce pont existait encore en 1866; nous l’avons vu bien des fois, et avons admiré sa solidité.Le 24 juin 1853, Mgr Cooke visitait comme évêque la paroisse de St-Maurice qu’il affectionnait toujours.Les ordonnances font mention d’une palissade devant être faite devant l'église et le presbytère.Comme M.Bailey ne négligeait rien de ce qui pouvait être avantageux à sa paroisse et que le défrichement de la terre du curé était déjà bien avancée pour le temps, sur la demande du curé et des marguilliers, Mgr ordonna qu’en reconnaissance du don de la terre par Messire B.Fortin, la fabrique lit dire pour le repos de son âme, une messe basse au plus tôt; et ensuite une messe chaque année dans le mois d’avril pendant 25 ans.En 1854, Mgr Cooke fit une visite à St-Maurice pour bénir les hauts fournaux construits par MM.Turcotte, Hall et Larue, sur la rivière au Lard, dans le rang Ste-Margue-rite.L’industrie du fer a toujours été en honneur dans les environs des Trois-Rivières.Dans l’année 1730, le sieur François Poulin de Francheville, propriétaire de la seigneurie de St-Maurice, représentait au roi que, dans sa seigneurie et dans les environs, il y avait des mines de fer abondantes.Le roi, dit M.Ferland dans son Histoire du Canada, consentit à accorder la demande du sieur Francheville, mais ce dernier mourut avant d’avoir commencé les travaux d’exploita- — 301 tien.Ou sait les démêlés de M.Hocquart, intendant, avec la famille Francheville ; puis la légende a brodé bien des contes depuis la vente au diable, jusqu’au petit bonhomme de feu se faisant battre la jambe sous le gros marteau.En 1737, les sieurs Cugnet, Taschereau et Olivier de Yezain eurent ce privilège qui devait durer 20 ans à dater du jour où le feu serait allumé dans le fourneau.Tout le monde sait que le fer des Trois-Rivières a toujours été estimé de qualité supérieure; les fondeurs de roues pour chemins de fer sont obligés de mettre un tiers de notre fonte pour chaque roue; cela se fait non seulement en Canada, mais encore aux Etats-Unis.Les connaisseurs assurent que notre fer vaut celui de la Suède, réputé le meilleur du monde.Les Américains, ou plutôt les Bostonnais, pendant la guerre de 1775, avaient tellement confiance dans notre fer qu’ils engageaient MM.Pelissier, de la Salle de la Terrière et la l'urière, possesseurs des Forges St-Maurice, à cette date, a fournir les bombes et les pioches nécessaires pour le siège de Québec, mais ils payèrent par le carcere duro la façon de leur projectile.M.Mathew Bell avait tellement épuisé la mine dans la seigneurie de St-Maurice, pendant la longue période de son bail, que l’honorable Joseph-Edouard Turcotte, homme entreprenant, eut l’idée d’établir des forges dans le comté de Champlain, où la matière première était encore abondante, et leur donna le nom de forges Radnor.C’est ici que, pendant bien des années, on coula toutes les roues du Grand-Tronc.Elles étaient tellement bonnes que l’on exhiba à Londres une roue qui était encore intacte, après avoir fait deux fois le tour du monde, en comptant ses voyages de Portland à Québec, et de Québec à Montréal.La compagnie Turcotte, Hall et Larue voulut faire compétition à la Suède pour le fer battu.Pour atteindre ce but, on construisit des machines immenses appelées par nos gens: “Rolling Mills’’.Cette fabrication ne donna pas les résultats attendus, le fer n’était pas assez épuré par les laminoirs.La compagnie perdit, dans cette entreprise, la somme de $85,000.et discrédita le fer Radnor. — 302 — Cette industrie donna beaucoup de valeur à nos terres, et fit la fortune de plusieurs habitants, car les dépenses annuelles s’élevaient quelquefois jusqu’à $100,000.M.I ï ai ley était content de voir sa paroisse en pleine prospérité et conseillait à ses gens l’économie dans ce temps d’abondance.Pour lui, le coeur toujours large, il ne cessait de donner à temps et à contre-temps.Ne pouvant rien refuser, il eut, dans ce temps-là, le malheur de cautionner pour un marchand de son village et fut obligé de payer une somme assez ronde.Il trouva le moyen, avec le secours de ses paroissiens, de payer ce cautionnement en exploitant les beaux pins qui se trouvaient sur la terre du curé.Tous ses habitants l’aidèrent à faire les billots et à transporter la planche aux Trois-Rivières, et son beau-frère, M.Dominique Dufresne, profitait du bon temps pour vendre ce bois, qui était magnifique.Cet accident avait un peu attristé M.Bailey.Mgr Cooke qui aimait beaucoup ce bon curé, lui offrit la paroisse de St-Pierre-les-Becquets; malgré son affection pour son peuple, il le laissa en 1855.Déjà, il prévoyait les difficultés qui devaient surgir dans la construction d’une église nouvelle; toutes ces raisons firent qu’il accepta St-Pierre, une des belles paroisses du bord du St-Laurent.Comme à St-Maurice, M.Bailley iit un bien immense dans sa nouvelle cure, puis s’éteignit dans le Seigneur le 23 mars 1866, à peine âgé de 47 ans.Le premier curé de St-Maurice a laissé ici une mémoire impérissable.Il était considéré comme un excellent administrateur, homme tout de charité apostolique, et surtout d’un esprit supérieur.On cite plusieurs mots heureux a 1 adresse des têtes croches qui se rencontrent assez souvent dans les jeunes paroisses.Un dimanche, jour d’assemblée, un bavard parlait à tart et à-travers contre le projet proposé à la paroisse.L parleur se trouvait dans un coin de la sacristie assez loin de M.Bailey, mais près d un homme d'une force herculéenne; le eut é dit a 1 homme fort : ayez donc la bonté de fermer la bouche à cet insolent, je vous remettrai cela dans l’occasion.C en lut assez pour arrêter le discours de notre Gen-dreau-le-I laideur qui ne reparut plus dans les assemblées du temps de M.Bailey. — 303 — Encore un dimanche d'été, il y avait foule de personnes étrangères dans la petite chapelle de St-Maurice.M.Bailey avait à reprendre ses gens à l’occasion de certains désordres; Il n’y allait pas de main morte; puis les étrangers riaient beaucoup de la réprimande.M.Bailey s’arrête et les regarde: “ Je vois ici des personnes qui rient, je voudrais bien être, dimanche prochain dans leur paroisse, pour les voir rire en face des saints autels, de la parole de Dieu, et cela, sous les yeux de leur pasteur.On vient à l’église pour pleurer ses péchés et non pour y rire.” Ce fut fini; on ne riait plus.L’abbc A mable Cbarest Dans l’automne de 1855, Messire Amable ('barest, ancien missionnaire de Ste-Anne de Penetanguishene, Haut-Canada, succédait à M.Bailey.11 demeura curé deux années qui n’eurent rien de bien remarquable, si ce n’est l’achat d’instruments pour un orchestre; la fabrique fit l’acquisition de clarinettes, de tintes, de tambours, et ce corps de musiciens rendit beaucoup de services à l’église en jouant à toutes les grandes fêtes et pendant les processions.Le bon père Charest était grand amateur de musique et de cérémonies.Le vieux missionnaire épuisé par les dix-huit années de travaux pénibles dans la vaste mission de Penetanguishene fut presque toujours malade pendant son séjour à St-Mauri-ce.Il eut pour l’aider dans le saint ministère Messire Elie Desaulniers, prêtre appartenant au Nouveau-Brunswick, et M.Isaac Guillemette, mort curé de St-Stanislas, prêtre de beaucoup de piété.Certaines gens à esprit mal fait et turbulent firent au vieillard aux cheveux blancs une guerre atroce.Le bon père se retira en pleurant d’une paroisse qu’il aimait, bénissant ses ennemis et leur pardonnant leurs injustes persécutions.Son discours d’adieu fut touchant et plein de larmes.“ Mes pauvres enfants, vous ignorez ce (pie c’est que de faire la guerre au Ministre de Dieu, je pardonne à votre ignorance et je demande au bon Dieu d’oublier votre faute et le scandale causé par votre conduite à mon égard, mais vous 304 avez touché à l’oeil de Dieu en calomniant son prêtre.Je serai guéri du mal que vous avez voulu me faire mais je crains fort que vous ne souffriez longtemps.’’ (La fin dans la prochaine livraison) CHEDABOUCTOU, D’APRES L’INTENDANT DE .MEULEES (1686) Chedabouctou est une baie de trois lieues de large à son entrée, et de sept à huit lieues de long, située au bout des terres de l'Acadie, proche Lisle du Cap-Breton, au milieu d’un passage qui fait la communication du fleuve de Saint-Laurent avec la mer : ce passage du côté dudit fleuve de Saint-Laurent, s’appelle Fronsac, et l’autre côté Canseau ; mais vulgairement le passage de Can-seau.Dans le fond de cette baie de Chedabouctou, est un établissement que quelques particuliers ont fait pour la pêche sédentaire, où ils ont bâti une maison qui consiste en plusieurs corps de logis ; ils font toute leur pêche entre les isles de Canseau, à une ou deux lieues au large ; ils font venir de France tous les ans un navire qu’on appelle le Saint-Louis, qui y arrive d’ordinaire dans le mois de mai, et s’en retourne au mois de septembre.Ledit lieu de Chedabouctou est fort beau et bien situé, y ayant de très b mues terres à trois ou quatres lieues, sur une rivière qui est à côté de l’habitation de Chedabouctou : il y a encore de bonnes terres à plus de huit ou dix lieues, et si cet endroit était habité, les peuples se répandraient dans plusieurs cantons, et principalement dans une rivière qui est assez proche du bout de la rivière de Chedabouctou, et qui a son entrée par le golfe de Saint-Laurent, à deux lieues du cap Saint-Louis ; le Cap-Breton n'étant qu’à trois ou quatre lieues de Chedabouctou, , mnerait de grands secours à ceux qui auraient pris des habitations dans ces endroits, parce qu’il y a beaucoup de bonnes terres, et principalement dans le passage de Fronsac, qui est fort proche de Chedabouctou (Mémoires des Commissaires du Roi, vol.II, p.590). — 305 ARTICLE.IE QUI SE TROUVE A PRESENT DANS LES PLACES DE LA NOUVELLE-FRANCE (30 JUILLET 1742) A Quebec 7 Canons de fer du calibre de 241' avec 8 affûts marins et 1500 boulets.20 Canons de fer du calibre de 18lj 22 affûts & 1372 boulets et boulets rainés 150.18 Canons de fer du calibre de 121' — 20 affûts, & 1248 boulets et boulets rames 150.26 Canons de fer du calibre de 8L — 28 affûts & 1554 boulets.35 Canons de fer du calibre de 0[i — 34 af- ) fûts marins a ) 1154 3 Canons de fer du calibre de 3T' — 9 af- ) boulets ffûts — Campagne ) Et 3 affûts, 82 boulets.2 Canons de fonte du calibre de 4L ) avec 4 affûts de ) campagne et 12 1 Couleuvrine de fonte du calibre ) avant-trains de 4L , 1 Mortier de fonte de 12 pouces 6 lignes de diamètre, un affût & 263 bombes.1 Autre de fonte de 9 pouces 4 lignes de diamètre, un affût & 310 bombes.A Montréal 2 Canons de fer du calibre de 4L avec 2 affûts marins.2 Canons de fer du calibre de 12Ij avec 2 affûts.6 Canons de fer du calibre rie 8r' avec 7 affûts.7 Canons de fer du calibre de 61' avec 8 affûts.Aux Trois-Rivières 1 Canon de fer du calibre de 4L.8 Canons de fer du calibre de 6L.Au Fort Frédéric 12 Canons de fer du calibre de 41' avec 15 affûts marins et 690 boulets. — 3o6 1 Canon de fer du calibre de 2*- avec 1 affût.2 Petits mortiers de fonte à grenades avec 2 affûts et 200 grenades.13 Pierriers montés sur chandeliers & 31 boîtes à pier-riers & 160 balles de fer de demi libre.Au Fort de Chambly 2 Coulevrines de fonte du calibre de 2' avec 3 affûts de campagne, 200 boulets de différent calibre.1 Coulvrine de fer du calibre de 1' avec 1 affût.3 Canons de fer du calibre l1 avec 1 affût.14 Pierriers montés sur chandeliers et 14 boîtes à pierriers.Fait à Québec, 30 juillet 1742 (1).BREVET D’ENSEIGNE A EA LOUISIANE POUR LE SIEUR DE NOYAN Nous commissaires du Conseil, députés par le Roi, etc.Sur les bons témoignages qui nous ont esté rendus de la valeur et bonne conduite du Sr de Noyau, nous 1 avons nommé, commis et établv, nommons, commettons et establissons enseigne reformé à la suite des compagnies d'infanterie entretenues à la Louisiane en vertu du pouvoir accordé par ie Roy à la Compr des Indes par les lettres pattentes de Sa Mté du mois d’aoust 1717, pour en lad.qualité faire les fonctions de lad.charge et en jouir aux appointemens qui lui seront ordonnez par les estats de dépense de lad.compagnie, Mandons au Sr Lemoyne de Bienville, commandant général de la province de la Louisiane, de faire recevoir et reconnaistre led.S.de Noyau en lad.qualité d’enseigne Réfc de tous ceux et ainsy qu’il appartiendra.hait à Paris ce 20 may 1722.(Signé) Lagon de Machault de E.mtanieu (_>) I - ) Archives de In Province de Québec.JD Archives de In Province de Québec. — 307 — PAROLES i)E M.DE l’.ÊAUHAKNOIS AUX SAUVAGES DU LAC DES DKlAMnXTAi'.XKS Paroles de Mr le Marquis de llcauharnois.i/ou: erneur ornerai de la .Xouvellc-I'rancc, adressées aux Sauvai/es du lac des Peux-Moutai/ncs, par M.de Raniesay.pour a.inner un feu nouveau qui Parait été ci-devant par les Ilurons de Loretta et replanter l'arbre qui était tombé par l'enlèvement que les dits II lirons avaient fait des colliers, du douze août 1741 Premier collier Mes enfants, rendez-vous attentifs a ma voix, vieillards, hommes, femmes et enfants, et tout ce que vous êtes ici, écoutez-moi bien.Mes entants, je ne saurais oublier la parole que vous me donnâtes au commencement de l'établissement de votre village a la Montagne, où vous me dites que vous vous placiez sous mes ailes, et vous m’ajoutâtes que ceux qui me mordraient vous mordraient aussi.Vous me dites encore qu a 1 instant volts seriez ma main droite
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