Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1930, mars
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXVI~ LEVIS — MARS 1930 No 3 L’EMBUSCADE DU FORT SAINTE-ANNE EN 1666 Au printemps de 1666, M.de Tracy, voulant empêcher les incursions des Iroquois sur la colonie, ordonnait la construction d’un fort sur une île, à l’entrée du lac Champlain.Ce fort fut construit par des soldats du régiment de Cari-gnan, sous la direction de M.de La Motte, capitaine au même régiment.Cet officier commanda ensuite la petite garnison qui fut laissée dans le fort Sainte-Anne.Avec le temps, File prit le nom d’ile La Motte, en souvenir du brave capitaine de Carignan.Un triste événement jeta le deuil dans la garnison du fort Sainte-Anne avant même qu’il fut entièrement terminé.Au commencement de juillet 1666, quelques officiers et soldats, voulant se donner le plaisir de la chasse, se transportèrent en canot sur la terre ferme, dans les environs de la rivière aujourd’hui connue sous le nom de rivière Chazy.A peine avaient-ils mis pied à terre qu’ils furent attaqués par un certain nombre d’Agniers cachés dans la forêt.Pris par surprise, les Français ne purent se défendre.Les uns furent tués, les autres faits prisonniers.Combien de Français furent tués dans cette triste aventure?Combien tombèrent entre les mains des Agniers?Il est difficile de répondre avec exactitude à ces deux questions car les relations contemporaines sont aussi confuses que contradictoires.Il faut avouer que les historiens qui ont parlé du guet-apens de juillet 1666 11’ont guère cherché à approfondir ce point. Quelques citations feront voir les contradictions entre les différentes relations: Le Journal des Jésuites, à la date du 20 juillet 1666, dit: " Le 20, nouvelle arrive des forts, de la bâtisse du fort Ste-Anne, dans le lac Chatnpellain, dans une isle à q lieues de l'embouchure, et en même temps de la mort de Mons.de Chasy tué par les Anniés avec deux autres, 4 pris prisonniers entr'autres Mr de Leroles, cousin de Mons.de Tracy.Knsuite de quoi l'ambassade du P.Rechefer est arrêté; tous les OnneiSt redescendent à Québec.” La Relation des Jésuites, année 1665-1666, dit à son tour : .Mais a peine les ambassadeurs furent-ils éloignés de deux ou trois journées de Québec, qu’on apprit que quelques Français du fort de Sainte-Anne, étant allés à la chasse, avaient été surpris par les Agniehronnons et que le sieur de I raversy, capitaine au régiment de Carignan, et le sieur de Chusy (Chazy), en avaient été tués, et quelques volontaires faits prisonniers.” t Fans un mémoire de M.Talon à MM.de Tracy et Courcelles, du 1er septembre 1666, il est dit: Que de trop fréquentes expériences veulent qu’on demeure persuadé que les paix faites avec ces infidèles se rom-|pent à la première occasion qui se présente à eux d’en tirer quelqu'avantage sur les Français.La mort de MM.de Chazy et I raversy et celles des sieurs Chamot et Morin en rendent un témoignage aussi funeste que récent, puisqu’ils ont été attaqués et tués dans le temps qu’il y avait des ambassadeurs a Québec de la nation d’Onneyout traitant pour celle des Agnez.” ' M.de Tracy qui, pourtant, aurait dû être bien informé puisque M.de Chazy était son neveu et M.de Lerolles son cousin, écrivait aux commissaires d’Albany le 22 juillet 1667 qiu les Agniers avaient assassiné sept de ses jeunes gens parmi lesquels quatre gentilshommes., F?voyageur Perrot, dans ses Mémoires publiés par le Pere failhan, écrit: Les Alliez avaient de nos prisonniers chez eux, entr’-autres M.de Noyrolle, neveu de M.de Tracy.M.de Chasy, son cousin, fut tué au nord du fort de Lamotte.M.de Tracy fit commander l’été suivant un parti de trois cents hommes Français et Algonquins qui rencontrèrent le Bâtard Flamand ayant avec lui M.de Noyrolle et trois autres Français, dont il y en avait un de blessé au talon que M.de Courcelles recommanda en partant au sieur Corlard.” M.de la Potherie, dans son Histoire de l’Amérique Septentrionale, écrit : “ Certains guerriers (iroquois) rencontrèrent à la chasse Mrs de Chasy, de Lerole, de Montagni, dont les deux premiers étaient parents de M.de Tracy.Agariata tua Mrs de Chasy et de Montagni, quelques autres Français et emmenèrent M.de Lérole.” Le Père de Charlevoix, qui écrivait plusieurs années après l’événement mais qui est généralement bien informé, dit à son tour : “ Le canton d’Onneyouth fut allarmé de ces préparatifs, et envoya des députés à Québec pour détourner l’orage, qui le menaçait.Il paraît même par quelques mémoires que ces députés avaient un plein pouvoir pour agir au nom des Agniers; mais ceux-ci avaient encore des partis en campagne, et l’un de ces partis surprit et tua trois officiers, MM.de Chasy, Chamat et Morin, dont le premier était neveu de M.de Tracy.” L abbé haillon, dans son Histoire de la colonie française, dit de l’affaire du fort Sainte-Anne: “ Bien plus, le mois suivant, lorsqu’on venait de terminer la construction du Fort Sainte-Anne dans une île du lac Champlain, quelques Français de ce poste, étant allés à la chasse, tombèrent dans une embuscade de sauvages Agniers qui en prirent quatre, du nombre desquels était M.de Roles, •cousin de M.de Tracy, et en tuèrent trois: M.de Chasy, M.de Traversy, capitaine au régiment de Carignan, et un autre.” M.Benjamin Suite, dans Le régiment de Carignan, écrit : “ En juin 1666, furent tués près du fort Sainte-Anne, au lac Çhamplain, Chasy, Chamat, Morin, Montagny; ce dernier devait être le surnom de Jean Laumonier, sieur de Traversy, capitaine au régiment de Carignan.” Quelle opinion devons-nous adopter dans ce faisceau contradictoire ?M.Jacques \ iger, qui a eu sous les yeux presque toutes les citations données ici, en tire les conclusions suivantes: i Que le parti français se composait de sept personnes.2° Que des quatre officiers, deux furent tués, MM.de Chazy et Traversy, et deux faits prisonniers, MM.de Le-rolle et de Montagny.3 Que des trois soldats qui accompagnaient les offi- ciers, deux furent tués, les sieurs Chamot et' Morin.4 Que MM.de Lerolle et de Montagny et le soldat pi isonnier dont on ne sait pas le nom furent remis aux Français peu après par le Bâtard Flamand.Quant à M.de Lerolle fait prisonnier par les Agniers il se nommait Louis de Caussy de Lerolle.Deux actes du notaire (lilies Rageot, l’un du 6 octobre 1667 et l’autre du 22 novembre 1667, nous donnent ses noms et prénoms.M.de Lerolle retourna en France avec son cousin, M.de Tracy.Aux Archives de la province de Québec, on conserve deux pieces intéressantes au sujet de MM.de Chazy et de raversy.Ce sont les inventaires des effets laissés par ces deux officiers de Carignan dressés, tous deux, par le notaire I ecquet, le 22 juillet 1666.Ces documents nous feront connaître la garde-robe d’un officier français au milieu du dix-septieme siecle.P.G.R.Inventaire des biens meubles de feu M.de Chazy, officier de C ançnan, tue par les Iroquois (Bccquct, 22 juillet 1666).' • Aujourdhuy vingt deuxiesme jour de juillet mil six cent soixante six, a la requeste de françois Masse escuyer sieur f u a ln’ Je nie su,s notaire royal soubsigné assisté de pierre taure et salomon allaire demeurant à Quebecq tesmoins et en la presence des sieurs du Vallin et de françois Provost escuyer lieutenant de la compaignie de monsieur le chevalier de grand fontaine capitaine au régiment de Carignan faisant la charge de major à Quebecq transporté en la hauteville de — 133 — Quebecq en la maison du sieur Levasseur auquel lieu logeoit cvdevant feu monsieur de Chazy ou estant pol dore domestique du d.feu sieur de Chazy nous auroit monstre et indiqué les choses cy après inventoriées, lequel inventaire a esté fait pour la conservaon des interest des héritiers du d.feu sieur de Chazy quand quil appdra.Et auquel nous avons procédé ainsy quil suict / Premièrement Dans une chambre de la d.maison un châlit de bois de merisier garny dune paillasse, un matelas de cotton avec un tour de lit de droguet de bergame.Item une cane giarnve de onze flocons de bière doublon.Item dans un cosfre de bois de chesne ferment à clef est trouvé un habit destamine de la d.consistant en un just-corps doublure de taffetast avec culotte doublée de soie blanche et bast.Item un adjustcorps de droguet brun doublé de ratine blanche avec une paire de bas brun.Item un autre habit detoffe brune consistant en adjustcorps garny de bouttons et gances d’argent d’orfebvrie avec culotte doublée de futaine blanche juppon et bas.Item une petite pièce destamine de la d.du tabis blanc des bouttons et agremens avec guipure.Item une peau d’orignal matachée.Item un justcorps bleu sans bouttons doublé de taffetast rouge.Dans un autre cosfre couvert d’une pau de veau aussy fermant à clef une ouette de toille blanche garnye de ruban noir.Item deux chemisettes de basin.Item trois canessons de toille blanche.Item trois chemises fines de toille blanche avec un autre chemise un peu plus grosse.Item quatre cravattes de toille fine trois.Item une paire de bas de cotton et une paire de chaussons aussy cotton.Item six mouchoirs.Item un bonnet de nuict de laine avec sa coiffe de toille Item une épée de longueur avec sa garde et poignée dargent. 134 — Item un pettit couteau aussy avec garde et poignée dar- gent.Item une tasse dargent a.aureille.Item un baudrier blanc garny de frange de soye.Toutes lesquelles choses ont esté remises dans les d.cosfres et iceux fermés à clefs lesquelles clefs le d.sieur du Vallin est demeuré saisy et les d.cosfres demeurés en la d.chambre ce que les d.sieurs du Vallin et Provost ont signé avec les tes-moins susnommés et moy d.notaire suivant lordonnance &c.l'aure Salomon Allaire Provost Vallin Becquet Inventaire des biens meubles de feu François de Traversy, ¦ enseigne de la compagnie du sieur Vincent, capitaine ' ’ au régiment d Orléans, tué par les Iroquois (Becquet, 22 juillet 1666) Aujourd huy vingt deuxiesme jour de juillet mil six cent soixante six, a la requeste de François Masse escuyer, sieur du Vallin, cousin issu de germain de feu François.’.escuyer, sieur de 1 raversv, enseigne de la compagnie du sieur Vincent, capitaine au régiment d’Orléans, lequel sieur de l raversy, auroit esté tliué depuis quelques jours en sça pai les Iroquois ennemys de ce pays.Je me suis notaire royal soubsigné assisté de Pierre Faure et Salomon Allaire demeurant à Quebecq tesmoins et en la présence des sieurs du Vallin et de François Provost escuyer lieutenant de la compagnie de monsieur le chevalier de Grand-fontaine, capitaine au regiment de Carignan, faisant la charge de major à yuebecq, transporté en la basse-ville de Québecq en la maison du sieur guyon de Rouvray auquel lieu estant nous au-roit este monstré et indiqué par Vincent Bouchereau dit La-rose, domestique du d.feu sieur Traversy, deux coffres termant a clefs avec quelques hardes cy après mentionnés et inventories lesquels il a juré et affirmé appartenir au dit feu sieur son mre.ainsy qu’il ensuict. — 135 — Premièrement Dans un pettit coffre de bois fermant à clefs s’est trouvé deux draps de toille blanche.Item quatre chemises fines de toille blanche telles quelles.Item trois pettites serviettes vieilles.Item un pourpoin de toille du bazin.Item trois pettites cravattes simples.Item un grand mouchoir.Item trois coiffes de bonnet de nuict.Item un meschant habit de droguet bleu dont ladjusto-corps est doublé de petite serge rouge et le haut de chausse de toille brune.Item une chemise rouge.Item une paire de guands de daitn., Item dans un autre coffre un peu plus grand que le précédent de bois de sapin fermant a clefs a esté trouvé ce quy ensuit: Un habit de droguet bleu consistant en un adjustocorps et culotte et bas avec la garniture de feille morte.Item une vieill eouette doublée de tatfetast rouge avec ruban de pareille couleur.Item une vieille culotte de pareil droguet brun doublée de toille blanche.Item un chapeau gris avec le cordon d’argent.Item une épée de longueur à poignée d’argent avec son baudrier.Item une paire de gros souliers neuf bas de talion.Item une paire de bas de laine grise façon St-Mexa-me ( ?) Item une autre paire de bas de laine blanche de mesme façon.Item deux paires de gands neufs.Item une vieille paire de Canoine (?) de soye bleue.Item quatre chemises de toille fine neufves.Item une autre chemise fine vieille.Item trois chemises de toille blanche de même façon que les précédentes.Item une camisolle de toille de basin.Item trois canessons de toille blanche. — 136 — Item trois mouchoirs de posche avec un autre.Item neuf cravattes de toille blanche fine.Item un bonnet de nuict de cotton fait à léguille.Item six coiffes de nuict de toille blanche.Item six paires de chaussons tant de toille que de basin.Item une peau de moutton de laquelle on a reprise une partye.Item une paire de souliers de façon neufve.Toutes lesquelles hardes et linge ont esté remis après le présent inventaire faict dans les d.coffres et iceux fermés en la présence des d.sieurs du Vallin et Provost les clefs desquels ont demeuré ez mains du d.sieur du Vallin et les d.coffres en la maison du d.sieur de Rouvray, et lesquels sieurs du Vallin et Provost ont signé à ces présentes avec moy dit notaire et tesmoins susnommés suivant lordonnance.Provost Vallin Faure Salomon Allaire ., Becquet.Et à 1 instant le d.sieur du Vallin auroit déclaré que peu après le décès du d.feu sieur de Traversy qu’yl avait vendu un mantau et un matelas appartenant au d.defîunt pour le prix et somme de douze livres pour le mantau et huict livres pour le matelas et a signé.Vallin Faure LES DISPARUS Joseph-Elzéar Pouliot — Né à Rimouski le 15 avril 1838, du mariage de Edouard Pouliot et de Marcelline Rehel.Admis au barreau le 4 août 1862, il fut syndic officiel pour le district de Kamouraska de 1869 a 1879.Il fut aussi trésorier puis maire de la ville de Fraserville.Le 20 avril 1899, M.Pouliot était nommé shérif du district de Kamouraska.’ Décédé à la Rivière-du-Loup-en-bas le 3 juillet 1906.M.Pou-bot avait publié, en 1891, Notions d'agriculture, conseils recettes, extraits, etc. — 137 — LES CHANSONS DE MENSONGES Le premier folkloriste qui s’intéressa à nos chansons populaires et dont le nom nous soit parvenu, pourrait être Ferdinand Wentzel, un norvégien au service de la Compagnie du Nord-Ouest dès 1799.Excellent musicien, il collectionna quantité de chansons de voyageurs et l’honorable M.Masson nous en parle dans son grand ouvrage sur les magnats de la fourrure.Le premier recueil de chants du Canada français ne serait-il pas le Chansonnier des collèges, édité à Québec en 1854?Le premier écrivain canadien-français qui attira l’attention du public sur nos chansons populaires fut le docteur F.-A.-H.Larue.Dans le Foyer Canadien de 1863, il signa deux études remarquables où l’on relève des chansons complètes, ainsi que la mention et même le premier couplet de plusieurs autres.Vers la même date, P.-A.de Gaspé, dans ses Anciens Canadiens et dans ses Mémoires, reproduisit le texte de plusieurs agréables chansons d’amour, de table, de bons vivants.Revint alors de France, Ernest Gagnon, avec tout ce qu’il fallait de connaissances musicales, d’enthousiasme et de notoriété pour produire avec succès le bel ouvrage qui rendra son nom impérissable.Si M.Gagnon avait pu publier toutes les pièces qu’il connaissait, toutes celles que ses devanciers possédaient ainsi que celles qu’on pouvait alors obtenir, nous aurions hérité d’une riche collection puisque, soixante ans plus tard, M.Marius Barbeau et nous-même, avons pu rassembler près de cinq mille textes.Comment calculer ce qui s’est irrémédiablement perdu entre i860 et 1920?Combien de défunts ont emporté avec eux des chansons, des mélodies dont ils étaient les derniers dépositaires?_ R est impossible de risquer un chiffre.Ce qui est certain, c’est que nos premiers folkloristes ont laissé de côté plusieurs catégories de chansons qui circulaient en i860 et auparavant.Nous en avons donné des preuves à diverses reprises et nous pourrions en fournir davantage. >3» - Pour cette fois, signalons les chansons de mensonges qui étaient nombreuses et fort appréciées, disent nos grands-pères, car on le$, croyait divertissantes, à tort ou à raison ( i ).Pour être à point et bien venu, un morceau de ce genre devait présenter des faits impossibles.Plus les assertions étaient absurdes, plus les gens s’amusaient.En premier lieu, nous citerons une pièce qui nous vient de Peter Sarstïeld Murphy et qui date de 1840 (2).Cet amateur de nos chants 11e se contentait pas d'écrire les paroles et de noter la mélodie, il savait aussi qu’on doit indiquer le nom, l’âge, l’occupation et le domicile de l'informateur.Voilà pourquoi on lit en tête de son manuscrit les renseignements qui suivent: “Chantée, dit-il, par un nommé Champagne,-cultivateur de Sainte-Rose, milicien de 1812.11 avait reçu un billet de logement, lors du dernier commandement, chez une dame Morin, résidant sur la grande rue au faubourg Saint-Laurent.Il chanta cette chanson pour la dernière fois, le 20 novembre 1840, et mourut quelques mois après” (3).J’ai vu passer trois corbeaux, Qui chantaient des airs nouveaux, Qui chantaient toute la nuit, Sur le mat d’un navire, Qui chantaient toute la nuit, Sans pouvoir s’étourdir-e.J'ai vu passer trois corbeaux, Qui chantaient des airs nouveaux, Qui chantaient toute la nuit, Sur le mat d’un navire, Qui chantaient toute la nuit, Sans pouvoir s’étourdire-e.(1) Ce genre de chansons a fait l’objet d’une étude spéciale dans la Rente 715- 20 P.Félix Cappes, récollet.- r71 P.Lauverjeat, jésuite.1719- 38 M.A.Métivier, sulpicien.1720- 23 P.Claude Sanguis, récollet.1720- 27 M.R.de Breslay, sulpicien.1720- 30 P.Luc Cassier Durand, récollet.-i~20 P.Charlemagne Cuvier.1720- 24 p.Louis Barbet, récollet.1723- 24 — i6o P.Joseph Kergariou, récollet.1726P.Michel Bruslé, récollet.I723‘ 25 P.Léonard Patin, récollet.I725" P.Joseph Kergarion, récollet.1726P.Bénin Le Dors, récollet.T727_ P.Michel Le Duff, récollet.i727" 2& M.M.Courtin, M.E.Q.I727~ 29 Ahhé J.Lesclaches.1727“ 43 Abbé J.-B.Brault.172&- 29 P.Lacharie Caradec, récollet.1728- 33 P.de Noinville, minime.1728- 30 P.de Syresme, jésuite.1728M.de Saint Poney, M.E.Q.1729" 40 M.de la Gondalie, sulpicien.T729" 52 P.Matthieu Lepaige, récollet.T73I_ 37 P.Daniélon, jésuite.ï732~ 4° M.C.Chevreult, sulpicien.r732' 55 M.L.Mau fil s, M.E.Q.i732~ 37 P.Hippolite Herp, récollet.l733~ P.Athanase Guegot, récollet.1733- 39 Abbé Girard.T733_ 58 P.A.S.Maillard, Sém.S.Esprit.1735~ 62 P.Angélique Collin, récollet.1736- 37 Abbé N.A.Vauquelin.1736- 42 P.Gabriel Lemoign, récollet.1736- 37 M.Desenclaves, sulpicien.1737" 56 P.Ambroise Aubré, récollet.T739' 54 P.Le Loutre, Sém.S.E.1735~ 55 P.Germain, jésuite.¦.T74°" 63 M.J.P.de Miniac, sulpicien.1740- 49 P.Elie de Kviebse, récollet.1741- 44 Abbé Laboret.1745- 51 P.J.S.Maurice de La Corne, récollet.1747- 5° Abbé L.M.F.Brassard.1749- 5° P.Gounon, jésuite.1750- 53 P.Le Maire, Sém.S.Esprit.1751- 55 P.Personnel S.S.Esprit.1752- 53 P, Henri Daudin, S.S.Esprit.1752- 55 Abbé Pierre Cassiet.ï 753- 58 Abbé Dosque.1753- 58 — i6i — P.Biscarat, S.S.E.1753- 58 P.Le Guerne, S.S.E.1756- 58 Apres le Grand Dérangement Mgr Bailly du Messein.1767- 71 P.Labrosse, jésuite.1771- 82 Abbé Bourg.1773- 95 Abbé Joseph Le Roux.1781- 94 P.Ledru, dominicain.1779- 88 Abbé A.Girouard.1785- 90 P.Donat, Spiritain.1886- Abbé M.A.Aniiot.1792-1807 Abbé J.Daquet.1792- 93 Mgr Edm.Burke, évêque.1795-1820 M.Ciquard, sulpicien émigré.1792-1812 Abbé F.Lejamtel, émigré.1795-1819 Abbé J.B.Castanet, émigré.1795- 98 Abbé L.J.Desjardins, émigré.1795-180r Abbé Le Vaivre.1796-1799 Abbé Joyer, émigré.1798-1806 Abbé de Calonne, émigré.1799-1804 Abbé Amable Pichard, émigré.1799-1815 Abbé Sigogne, émigré.1799-1844 Abbé Champion, émigré.1800- 08 Abbé F.Vézina.1800- 04 Abbé A.Bédard.1800- 04 Abbé F.-X.Audet.1801- Abbé A.Lefrançois.1801- 04 Abbé C.\ .B.Genest.1804- 06 Abbé Orfroy, émigré.1806- 10 Abbé F.L.Parent.1806- 09 Abbé C.F.Painchaud.1808- 14 Abbé J.B.Kelly.,808- 10 Abbé Gagnon.1809- 49 Abbé Huot.1807- 11 Abbé L.G.A.Dufresne.1811- 12 Abbé L.Brodeur.1812- 18 Abbé Ph.A.Parent.1813- 17 Abbé L.Marcoux.1813- 18 Abbé A.Manseau.1814- i*r Mgr Gaulin, évêque de Kingston.1815- 22 Abbé J.K.Morisset.1818- 24 Mgr Cook, évêque des Trois-Rivières.1817- 24 Abbé J.E.Cécile.1818- 22 Abbé J.Poirier.1818- 21 Abbé A.Lagarde.1818- 21 Abbé P.F.Leclerc.1819- 20 Abbé J.F.R.Gagnon.1819- 24 Mgr Norbert Blanchet, évêque.1820- 27 Addenda Récollets : Entre 1619 et 1624 il passa en Acadie 6 Récollets dont 4 sont connus: les Pères Sébastien, Jacques de La Foyer, Louis Fontiner, Jacques Cardon.Capucins d’Acadie : Voici les noms des Pères: 1 RR.PP.Joseph d’Angers.1638-1667 2 Arsène de Paris.1640- 45 3 Pascal de Nevers ) 4 Augustin de Paris ) Embarqués en 1641 5 Vincent de Paris ) 6 Jean-Louis de Paris ) 7 Pacifique de Provins.1641- 47 8 Ignace de Paris.1641- 52 9 Pascal de Croyes.1443- 48 10 Côme de Nantes.1643- 52 11 Hippolite de Brou 164312 Léonard d’Auxerre.1643- 49 13 Pascal d’Auxerre.1649- 52 14 Augustin de Pontoise.1646- 55 15 François de Cummières 164616 Archange de Paris.1646- 48 17 Balthasar de Paris.1648- 56 18 Léon de Paris 164819 Léonard de Chartres.1649- 55 20 Gabriel de Joinville.1648- 52 21 Yves de Paris.- '^4 22 Bernardin de Crépy.- '^4 23 Cyprien de Paris. LE CARCAJOU, D’APRES MICHEL SARRAZIN M.Sarrazin, médecin du Roy en Canada et correspondant de l’Académie, dont on a vu une histoire du Castor dans les Mémoires de 1704 très exacte et très curieuse, en a envoyé une pareille du Carcajou, que nous donnons ici en abrégé.Le Carcajou est un animal carnassier de l’Amérique Septentrionale, et qui en habite les cantons les plus froids.Il pèse ordinairement depuis 25 jusqu’à 35 livres.Il a environ 2 pieds depuis le bout du museau jusqu’à la queue, qui peut avoir 8 pouces de long.Il a la teste fort courte et fort grosse à proportion du reste de son corps, les yeux très petits, les mâchoires très fortes, et garnies de 32 dents bien tranchantes.Quoique petit, il est très fort et très furieux, et quoique carnassier il est si lent et si pesant qu’il se traîne sur la neige plutôt qu’il n’y marche.Il ne peut attraper en marchant que le castor qui est aussi lent que lui, et il faut que ce soit en été où le castor est hors de sa cabane.Mais en hyver il ne peut que briser et démolir la cabane et y surprendre le castor, ce qui ne lui réussit que très rarement, parce que le castor a sa retraite assurée sous la glace.Cependant comme le castor en hyver même sort pour aller chercher dans le bois des provisions fraîches qu’il aime mieux que les vieilles, le carcajou l’y peut attaquer.La chasse qui lui rend le plus est celle de l’orignal et du caribou.L orignal choisit en hyver un canton où croisse abondamment YAnagyris foetida, ou bois puant, parce qu’il s en nourrit, et quand la terre est couverte de 5 ou 6 pieds de nège, il se fait dans ces cantons des chemins qu’il n’abandonne point, à moins qu’il ne soit poursuivi par les chasseurs.Le carcajou ayant observé la route de l’orignal grimpe sur un ai l.)i e auprès duquel il doit passer et de la s’élance sur lui et lui coupe la gorge en un moment.En vain l’orignal se couche par terre ou se frotte contre ces arbres, rien ne fait hacher prise au carcajou, et des chasseurs ont trouvé quelquefois des morceaux de sa peau larges comme la main, qui étaient demeurés à l’arbre contre lequel l’orignal s’était frotté. Le caribou est une espèce de cerf, il est très léger et court sur la nège presque aussi vitte que sur la terre, parce que ses ongles qui sont fort larges, et garnis d’un poil rude dans leurs intervalles l’empêchent d’enfoncer, et lui tiennent lieu des raquettes des Sauvages.Lorsqu’il habite le fort des bois, il s’v fait des routes en hyver comme l’orignal, et y est attaqué de même par le carcajou.Mais quand il est dans les endroits claires où il n’a pas besoin de se faire des routes, et où il va de tous côtés indifféremment le carcajou qui pourroit l’attendre trop long-temps sans fruit, n’a pas coutume d’v perdre son temps, et il ne donne guère la chasse au caribou que dans les endroits épais, tant son ardeur pour la prove est ingénieuse (Tiré de Y Histoire de l’Académie royale des Sciences, année 1713).LES DISPARUS Sylva Clapin — Né à Saint-Hyacinthe le 15 juillet 1853, du mariage de Joseph Clapin et de Léocadie Lupien.A sa sortie du collège, il fit deux ans de service dans la marine de guerre américaine puis se lança dans les affaires.Il fut libraire à Saint-Hyacinthe, à Paris puis à Boston.Il fut aussi rédacteur du Courrier de Saint-Hyacinthe et de l’Opinion pudique, de Worcester.En 1902, il devenait traducteur à la Chambre des Communes.Il prit sa retraite en 1921, et décéda à Ottawa le 17 février 1928.Auteur de La France transatlantique (1895); Dictionnaire canadien français (1895); Sensations de Nouvelle-France ( 1896) ; A new Dictionary of Americanisms ( 1900) ; Dictionnaire de nos fautes les plus usuelles (1914); Sir George-Etienne Cartier, baronnet, sa vie et son temps.Histoire politique du Canada de 1814 à 1873 par John Boyd (ouvrage traduit de l’anglais par Sylva Clapin) Montréal (1918); Histoire des Etats-Unis depuis les Premiers etablissements jusqu’à nos jours.Montréal (1900).QUESTION Est-ce en 1692 ou en 1696, connue elle le dit elle-même, que Madeleine de Verchères défendit le fort de son père contre les Iroquois ?XXX — 165 — LES PREMIERS HOMMES DU GUET A MONTREAL EN 1818 Ainsi qu’il a été dit, dans mon récent article sur le “Guet à Montréal au XIXe siècle”, on ne fut pas lent, dans la métropole, à profiter de la loi du premier avril 1818, car, dès le 4 mai suivant on procédait à l’engagement des gardiens de nuit et voici la liste de ceux qui furent alors acceptés : 1 — Vincent Léon, journalier, du faubourg S.-Lau- rent.2 — John Joseph Zippel, journalier, do.3 — Joseph McCreath, journalier, du faubourg Qué- bec.4— François Roy, boucher, du faubourg S.-Laurent.5 — J.-B.Richard, journalier, du faubourg Québec.6—John Bowert, cordonnier, de la ville.7 — Thomas Grant, tonnelier, du faubour Québec.8 — William Thompson, journalier, du faubourg Québec.9—Henry François, journalier, du faubourg Québec.10 — Joseph Thibault, voyageur, du faubourg S.-Lau- rent.11 — Bazile Hudon dit Beaulieu, journalier du fau- bourg S.-Louis.12 — John Sawyers, journalier, de la ville.13 — Jean Prenavot, pilote, de Montréal.14 — John Gorman, journalier, dit faubourg Québec.15 — Joseph Vaillantcours, journalier, do.16 — John McVey, journalier, de la côte S.-Catherine.17 — Jean-Joseph Lampkin, jardinier, de la côte à Baron.18— Louis Girard, journalier, du faubourg Québec.19— Toseph Cire, menuisier, de la ville (9 mai).20— Joseph Clopin.jardinier, do (12 mai).On paraît s’arrêter à ce nombre.Je n’ai pas trouvé le nom du maître du priet.mays on sait que le contremaître, M.E.d’Aubreville ne fut désigné qu’au mois d’août suivant. On remarquera que dans les vingt noms ci-dessus il y en a neuf à desinences anglaises et que presque tous les gardiens étaient des journaliers.Les engagements sont dressés par deux notaires, sur des formules imprimées, en présence de cinq juges de paix, tous citoyens honorés.Rien ne manque au soin et à l’apparat que peut exiger un contrat qui oblige la communauté des contribuables à payer 60 sous par nuit, à de pauvres diables qui.disait plus tard un brave magistrat de province, doivent maintenir “ la tranquillité de la paix.” Reproduisons le texte d’un de ces contrats historiques.“ 4 mai 1818.“ Pardevant les notaires publics de la Province du Bas-Canada, résidents en la ville de Montréal, soussignés, “ Fut présent Vincent Léon, journalier, résident au faubourg St-Laurent de la dite ville.“ Lequel s’est volontairement engagé par les présentes à Messieurs les Juges de Paix pour la ville et district de Montréal, résidents en la cité de Montréal, à ce comparant par Jean Marie Mondelet, Louis Guy, François Rolland, Jean Philippe Leprohon et Etienne Ni-vard St-Dizier, écuiers, cinq d’entre eux, résidents en la dite cité, qui, à ce présents, acceptent en leur dite qualité et pour et au nom desdits Juges de Paix, ledit Vincent Léon, comme homme du guet établi en vertu de l’Acte passé par le parlement de cette province durant sa dernière session, intitulé : “Acte qui pourvoit plus efficacement à la sûreté des Cités de Québec et de Montréal, par l’établissement de Guets et de flambeaux de nuit dans les dites Cités et pour autres objets, et qui pourvoit aux moyens d’en défrayer les dépenses ”, pour l’espace de six mois, à compter de ce jour jusqu’au quatre de novembre prochain, pendant lequel terme, ledit Vincent Léon s’oblige à remplir fidèlement tous ses devoirs en sa dite qualité, à se conformer aux Règles et Règlemens qui sont et pourront ci-après être faits par les dits Juges de Paix, concernant le Guet établi en ladite Cité, en vertu — 167 — de l’Acte susmentionné, et à obéir aux ordres y relatifs qui lui seront donnés, tant par lesdits juges de paix que par le Maître et le Contremaître qui sont ou pourront être pendant ledit terme préposés audit Guet.“ Et en considération de cet engagement, les dits Jean Marie Mondelet, etc, aux dits noms et qualité s’obligent de payer ou faire payer audit Vincent Léon ce acceptant, la somme de Trois chelins, cours actuel de la Province, pour chaque nuit qu’il sera ainsi employé pendant ledit terme, laquelle somme sera payable le Samedi de chaque semaine.“ Pour l’exécution des présentes ledit Engagé a élu son domicile en sa demeure sus déclarée, auquel lieu, etc.Fait à Montréal, Maison de justice, l'an mil huit cent dix-huit, le quatre mai et ledit Engagé ayant déclaré ne savoir signer, de ce enquis, a fait sa marque ordinaire, lesd.Messrs.Juges de Paix, susnommés ont signé avec Notaires lecture faite.J.M.Mondelet J.P.Ls Guy J.P.Frs Rolland, J.P.A.Jobin, No’ Sa Vincent Leon marque Et’ne St Dizier J.P.J.P.Leprohon J.P».Thos.Bedouin, Not.XXX Qu’arriva-t-il à l’expiration du terme des engagements de mai au 4 novembre ?Oui le sait ?Le 9 décembre les Juges de Paix, par le ministère du notaire Bedouin réengagent dix des anciens gardiens : Léon, McCreath, Thompson, Thibault, Hudon, Vaillantcours, McVev, Lampkin, Cire et Clopin.puis six nouveaux : — François Blanchard, journalier du faubourg S.-Laurent.— Tean Lautter, tailleur, du faubourg S.-Laurent.— J.-B.LaBelle, journalier, du faubourg S.-Laurent. — 168 — Jean Baumann, journalier, du faubourg S.-Laurent.— Antoine Charbonneau, journalier, du faubourg des Récollets.— Christophe Byrne, journalier, du faubourg S.-Laurent.Au cours de l’été, le contremaître d’Aubreville s’occupa de préparer l’éclairage des rues de la ville, mais ce sujet sera traité plus tard.E.-Z.Massicotte A PROPOS DE LA “ COURVALINE ” Je, curé de neuville soussigné, certifie à qui il appartiendra que louis vermet a toujours été malade et infirme depuis plus de quinze ans et qu’il n’est réchapé de la goutte, d’un abcès au dedans de poumon et d’un toux sèche de trois ans que pour avoir eut le courage de prendre quarante huit pots de tisanne courvaline en quarante huit heures avec sin livres de sel de glauber dans le tem si annoncé ci dessus sans compter les cens et quelques pots qu’il a pris de suite et avant dans le traitement de toutes les maladies dont il a été guéri, quoique convalescent comme cela étoit indispensable.Neuville, ce 20 oct.1818.Poulin de Courval ptre ( 1 ) LES DISPARUS L’abbc Charles-Philippe Beaubien — Né à Montréal le 17 octobre 1843, du mariage de Rémi Beaubien et de Justine Casgrain.Ordonné prêtre à Montréal le 4 novembre 1866, il fut vicaire à Saint-Valentin et à Saint-Vincen,t de Paul, puis passa en Louisiane où il fonda un collège à la Nou-velle-ïbérie et fut missionnaire à la Eausse-Pointe.Il fut ensuite curé de Saint-Paul de Montréal, de Lavaltrie, de Saint-Anicet et enfin du Sault-au-Récollet.Décédé au Sault-au-Récollet le 2 juillet 1914.Auteur de Histoire du Sault-au-Récollet (1898) et de Ecrin d’amour familial Ô9M)- (1) Archives de ln province de Québec.Sur la Courvaline on peut consulter le Bulletin de* Recherches Historiques, vol.TI, pp.80, III; vol.XI, p.381. LES ACADIENS A QUEBEC EN 1757 (Suite et fin) Le treize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Gaspard Lévron, acadien, décédé le jour précédent, âgé de trois ans, fils de feu Jacques Lévron et de défunte Marie Doiron, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.j.F'.Récher, Curé Le treize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé René Blanchard, acadien, décédé le même jour, muni des sacrements, âgé de trente-cinq ans; étoient présents Jean Vallée, Jean Bois et autres.J.F.Récher, Curé Le treize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Charlotte Forais, décédée la nuit précédente, âgée de douze ans, fille de Joseph Forais dit Labranche et de défunte Ursule Vézina, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le treize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marguerite Simon, acadienne, décédée le jour précédent, âgée de quatre ans, fille d’André Simon dit Boucher et de Marguerite Doucet dit Maillard, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le treize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Magtdelaine Leblanc, décédée le jour précédent, âgée de douze ans, acadienne, fille de René Leblanc et d’Anne Té-riot, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le quinze janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée '1 hérèse Delisle, décédée la nuit précédente, âgée de treize mois, fille de François Delisle et de Geneviève Lessart, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le quinze janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Michel Doiron, acadien, décédé le jour précédent, âgé de seize ans, fils de Paul Doiron et de Marie Richard, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé — 170 — Le seize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Charles Poirier, acadien, décédé le jour précédent, âgé de quatre ans, tils de François Poirier et de Magdelaine Ar-senau, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le seize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Etienne Godet, décédé le jour précédent, âgé de vingit-huit ans, fils de Pierre Godet et de Magdelaine Boudrot, son épouse, acadiens; étoient présents Jean Vallée, Jean Bois et autres.J.F.Récher, Curé Le seize janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Scholastique Héon, décédée le jour précédent, âgé de cinq ans, fille de Charles Héon et de Magdelaine Labauve, son épouse, acadiens; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le dix huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie-Anne Couture, veuve de Simon Macy, décédée le jour précédent, munie des sacrements, âgée de soixante et cinq ans environ; étoient présents Jean Vallée, Antoine Couturier et plusieurs autres.J.F.Récher, Curé Le dix-huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Louis Baulieux, décédé le jour précédent, muni des sacrements, âgé de soixante et douze ans; étoient présents Jean Vallée, Antoine Couturier et plusieurs autres.J.F.Récher Curé Le dix-neuf janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Silvain Leblanc, acadien, décédé le jour précédent, âgé de treize ans, fils de René Leblanc et d’Anne Tériot, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le dix-huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie Leblanc, acadienne, veuve Cormier, décédée ce jour munie des sacrements, âgée de soixante et dix ans ; étoient présents Jean Vallée, Antoine Couturier et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Magdelaine Brassau, acadienne, décédée le jour précédent, âgée d’environ un mois, fille de Paul Brassau et de * — 171 — Marguerite Bertrand, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt-deux janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Brigitte Ste-Anne, acadienne, femme de Pierre Gourdeau, décédée le jour précédent munie des sacrements, âgée de trente ans, étoient présents Jean Vallée, Jean Bois et autres.J.F.Récher, Curé , , .Le vi,nKt Quatre janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie Gaudet, décédée le vingt deux, âgée de huit ans, fille de Joseph Gaudet et d’Anne Gaudet, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé , , .Le vingt quatre janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Louise Bibault, décédee le jour précédent, âgée de trois ans; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé , , .Iye vingt quatre janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie-Josephe Boulé, décédée le vingt-deux, âgee de six mois, tille de Jacques Boulé et de Marguerite Tourangeau; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt quatre janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Madeleine Bourg, acadienne, décédée le jour précédent, âgée de cinq ans, fille de Charles Bourg, étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt-quatre janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Joseph Landry, acadien, décédé la nuit précédente, âgé de quinze ans; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt-huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Joseph Blanchard, acadien, décédé le vingt-cinq, âgé de onze ans, fils de Jean Blanchard et de Marguerite Girouer, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé .Le vingt huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Pierre Aucoin, décédé le jour précédent, muni des sacrements, âgé d’environ soixante ans; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marguerite Arseneau, acadienne, décédée le jour précédent, munie des sacrements, âgée de vingt-deux ans, lille de Paul Arseneau et de Marguerite Blanchard, son épouse; étoient présents Guillaume Taphorin, Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Jeanne Pèlerin, veuve Surette, acadienne, décédée le jour précédent, âgée d’environ quatre vingts ans; étoient présents Jean Vallée, Jean Bois et autres.J.F.Récher.Curé Le vingt huit janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Victor Hébert, acadien, décédé le jour précédent, âgé de trois ans, fils de Jean Hébert et de Madeleine Bertrand, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le vingt neuf janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Pierre Richard, acadien, décédé le jour précédent, âgé de trente ans; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le trente janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Jean Simon dit Bouché, acadien, décédé le jour précédent, âgé de sept ans, fils de feu André Simon dit Bouché et de Marguerite Maillard, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le trente janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marguerite Doiron, femme de Jean Maréchal, décédée le jour précédent, munie des sacrements, âgée de trente-trois ans; étoient présents Jean Vallée, Jean Bois et autres.J.F.Récher, Curé Le trente-un janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé Isaac Boudreau, acadien, décédé le jour précédent, âgié de neuf mois, fils de Charles Boudro et de Marie-Joseph — 173 — Petiteau, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le trente-un janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie Comeau, acadienne, décédée le jour précédent, âgée d’environ cinq ans, tille de feu Etienne Comeau et de défunte Hélène Blanchard, .son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le trente-un janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumé 1 )enys Saincenne, acadien, décédé la nuit précédente, muni des sacrements, âgé de soixante-cinq ans environ; étoient présents Jean \ allée, Guillaume Taphorin et autres.t J.F.Récher, Curé Le’second jour de février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Madeleine Bériau, décédée le trente et un du mois de janvier dernier, âge de dix ans, fille de Nicolas Bé-riau et d Ursule Gotreau, son épouse, acadien; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le second jour de février mil sept cent cinquante huit a été inhumé Pierre Gourdeau, acadien, décédé le trente et un de janvier dernier, muni des sacrements, âgé de trente ans; étoient présents Jean Vallée, François Carbonneau et autres.J.F.Récher, Curé Le cinq de février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Labardo, âgé de six mois, décédé le trois, fils de Joseph Labardo et de Catherine., son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le cinq de février mil sept cent cinquante huit a été inhumé Joseph Boudro, décédé le trois, âgé de dix-neuf mois, acadien, fils de Charles Boudro, et de Marie-Joseph Saincenne, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le six de février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie-Joseph Landry, acadienne, décédée le jour précédent, munie des sacrements, âgée d’environ trente ans, femme de Joseph Rémond; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et plusieurs autres.J.F.Récher, Curé 174 — Le six de février mil sept cent cinquante huit a été inhumé David Rémond, acadien, décédé le jour précédent, âgé de quatre ans, tils de Joseph Rémond et de Marie-Joseph Landrv.son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le huit de février mil sept cent cinquante huit a été inhumé un enfant issu du légitime mariage de Pierre Cormier et de Judith Haché, acadiens, né, ondoyé et décédé la nuit précédente; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le neuf février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie-Joseph Boudreau, acadienne, décédée le jour précédent, munie des sacrements, âgée de vingt ans, fille de Charles Boudreau et de Marie-Joseph Saincenne, son épouse: étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le douze février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marguerite Lebrun, acadienne, décédée le jour précédent, âgée de vingt ans.fille de feu Vincent Lebrun et de Marie Léger, son épouse; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le douze février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marie-Joseph Saincenne, acadienne, femme de Charles Roudro, décédée le jour précédent, munie des sacrements, âgée de quarante-deux ans ; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le treize février mil sept cent cinquante huit a été inhumé Mathurin Usé, décédé le jour précédent, âgé de quatre ans, fils d’Ignace Usé, acadien, et de Marie-Joseph Provençal, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher.Curé Le treize février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marguerite Melanson, acadienne, décédée le jour précédent, munie des sacrements, veuve de Jean Landry, âgée de soixante et quatorze ans; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé — i/5 — Le treize février mil sept cent cinquante huit a été inhumé Arnaud Commaux, acadien, décédé le même jour, muni des sacrements, âgé de ving)t-neuf ans; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Récher, Curé Le quinze février mil sept cent cinquante huit a été inhumé Pierre Comeau, acadien, décédé le jour précédent, âgé de seize mois, tils de feu Arnaud Comeau et de Claire Thibodeau, son épouse; étoient présents Jean Vallée et autres.J.F.Récher, Curé Le seize février mil sept cent cinquante huit a été inhumée Marguerite Saunier, acadienne, décédée le jour précédent, âgée de quinze ans, tille de Joseph Saunier; étoient présents Jean Vallée, Guillaume Taphorin et autres.J.F.Ré qu'ils ont tuées, et ne sortent point de ces villes, qu’ils n’aient dépensé en débauches tout l’argent de leurs pelleteries.En un mot, tant qu’ils en ont, ils font florès.N’en ont-ils plus, ils retournent à leurs chasses, où ils regagnent pas des peines et des travaux incompréhensibles le même argent qu’ils ont prodigué si vite et si mal à propos.J’excepte ceux-ci du général de la nation, parce qu’en effet leur nombre est très petit et qu’ils ne sont point estimés.Les autres, au contraire, sont toujours modestement vêtus.Leurs habits sont des capots croisés sur l’estomac par le moyen d’une ceinture sauvage garnie de plumes de porc-épic ; ils sont uniformes et presque tous de la même couleur.C’est des Sauvages aussi qu’ils ont appris la manière de se chausser, qui est, en effet, des plus commodes.Il n y a point de cordonniers chez eux, et leurs souliers, (|u ils font eux-mêmes, sont d’une peau de chevreuil ou de loup-marin, passée, simple, sans talon et sans semelle, de cuir fort.On la fronce un peu sur le bout, de sorte quelle représente assez bien les doigts du pied où elle est cousue avec des cordes de boyau à une languette de cuir.< )n reprend ensuite tous les plis avec des cour-loics de la même peau, qu on passe dans des trous pratiqués de distance en distance, et (pic quelques-uns lient au-dessus du talon, après les avoir croisées sur le cou du pied.I ) autres les lient comme on ferait en France, à des souliers qui n’auraient point de boucles.Pendant l’hiver on fait .monter ces souliers juscju’a mi-jambes pour être moins incommodés des neiges.Les Sauvages les ornent quelque fois '• la guérissant lorsqu’elle croyait aller bien-qui se fit si promptement et d’une façon si '11 cl le et tous ses amis ne doutèrent " Vu une faveur singulière du Ciel, mais al,Us !;iu: 't point envie de passer la mer sans ^lU ‘l ,l ,;!l 1 changea par une réflexion qu’elle fit a ce propos, ’ ' si mon mari y est appelé j’y suis ap- — 189 — pelée aussi parce qu’étant sa femme je le dois suivre.Cette pensée la fit aller trouver son mari et le Père Marnart, le directeur de l’un et l’autre ; ce Père joyeux de voir le tout résolu au désir de M.Daillebout, les fit voir au Père Charles Lallement qui 11e trouvant pas à propos de les envoyer comme particuliers leur procura l’union avec messieurs du Montréal en la compagnie desquels ils furent reçus avec beaucoup de joie, et peu de temps après ils partirent pour venir ici ; à leur départ ils entendirent la messe de M.Gauffre qui y devait venir évêque, fondant l’évêché de son propre bien, mais la mort l’a donné au ciel en privant ce lieu du bonheur de posséder un aussi grand homme (Dollier de Casson, Histoire de Montréal).DISPARUS Mgr Picrrc-Zéphirin DeccUcs — Né à Saint- Dama-se-sur-Yamaska, le 5 avril 1863, du mariage de Pierre Decel-les et d’Eléonore L’Heureux.Il fut ordonné prêtre le 11 octobre 1885.11 fut assistant-secrétaire puis secrétaire de l’é- vêché de Saint-Hyacinthe de 1885 à 1906.Le 15 février 1906, il devenait vicaire général du diocèse de Saint-Hyacinthe, et l’année suivante, le 9 janvier, curé de Saint-Pie.En 1924, il se retira à Saint-Hyacinthe où il décéda le 15 janvier 1930.Il avait été fait chanoine titulaire en 1894 et prélat domestique le 17 juillet 1914.Nous avons de Mgr Decelles : 10.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l'année 19C9 ; 2o.—Bulletin paroissial de Saint-Pic pour l’année 1910; 3o.— Bulletin paroissial de Saint-Pic pour Vannée 1911 ; 4o.—Bulletin paroissial de Saint-Pic pour l’année 1912; 5o.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour Vannée 1913; 60.—Bulletin paroissial de Saint-Pic pour l’année 1914; 7o.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l’année 1915; 80.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l’année 1916; 9o.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l’année 1917; lOo.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l’année 1918; 1 lo.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l’année 1919; 12o.—Bulletin paroissial de Saint-Pie pour l’année 1920; — 190 LA DISETTE EN 1743 L'an mil sept cent quarante trois, nous Jean Eustache Laimullier de Boiscler.grand voyer de ce pays et Comre Noe par Monsieur I.intendant pour taire battre et amasser trois à quatre mil minots de Blé pour jK»urvoir à la subsistance des troupes de la Ma'1 et t elle des habitans de la ville en vertu de >on or"' du X X1’"' d''r nous nous sommes exprès transportés en la ( oste de St Michel de la Durantaye, paroisse St Michel, où estant apres avoir tait venir par devant nous le Sr Louis Mari I ortin, t ape de milice, Antoine Goupille, Enseigne de milice, et les No*' tiabriel La t roi.x et Nicolas Maurisset, habitans de la ditte C oste, auxquels ayant tait lecture du présent ordre et lait entendre le sujet de nostre transport et leur ayant dit que le* troupes et les habitans de la ville avoient Besoin de Bled pour leur subsistance que le Laroyage qui s’en fait par les Rivieres sera Bientôt interrompu à cause des glaces qu’elles changeront, qn il sentit descendu des Bleds du Gouvernement du Montreal qui est Beaucoup plus abandant en Bled Poids et Bled dinde.Cette année que la dere une grande quantité de Bled sans les vents qui ont contrarié les Barques, qu’il en des- II ndi a t e pi intemps et que sa ma"“ envoyera an printemps prochain plus de Quatre mil quars de farine de France comme elle a ta.it \enn cette année lesquels quart monsieur l’intendant a tait distribuer tant pour la subsistance des habitans de la ville que pour celle de ceux des Costes auxquels même il a fait distribuer du bleds et des poids pour semer ce printemps et que hntention des puissances de ce pays n’est pas de les dégarnir de leur subsistance ny de leur semances que jusqu’à la fin du mois demay prochain tems ou le Bled du Montreal descendra et es secours de trance seront arrivés à Québec et qu’il y a en om l e beaucoup de Louis dans le Gouvernement Général et de 1 0(1 1 j,ulc 11 j nous — ont unaniment dit qu’ils navoient pas de Bled pour leur subsistance et celle de leur famille dont et quoy nous avons dresse le présent procès verbal et ont avec nous signes Les S fortin et Morisset Les autres sus nommés ï 'or" C -!!,?.7qCaVOn' eSCTire "y si-ner de ce enquis suivt J.or Lecture faite Louis Mari fortin _______ nicola morisset ( 1 ) (1) Archives
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