Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juin 1930, juin
LE BULLETIN DES ¦' ;s Historiques VOL.XXXVI LEVIS — JUIN 1930 X^6 LE CAS DE ROBERT HACHE Les Français devaient user de beaucoup de ménagements pour garder l’amitié des Sauvages.Ceux-ci ne comprenaient pas la justice à notre manière et avaient, évidemment, beaucoup d’objections à se soumettre aux lois criminelles françaises.En 1664, un Sauvage du nom de Robert Hache ayant commis un attentat criminel sur la personne de Marthe Hubert, femme du nommé Lafontaine, habitant de File d’Orléans, fut constitué prisonnier.11 réussit à s’évader de la prison de Québec après quelques jours de captivité.Il s’agissait de faire comprendre aux Sauvages qu’ils étaient passibles des mêmes peines que les Français pour les offenses criminelles.Le Conseil Souverain décida de convoquer devant lui les différents chefs sauvages qui se trouvaient à Québec.Le 21 avril 1664, Noël TekSerimat, chef des Algonquins de Québec, Kaetmagnechis, chef des Sauvages de Tadoussac, Man-gouche, chef des Sauvages Nepissiriniens, GahykSau, chef des Sauvages Iroquets, Nauch8ape8ith, chef des., et Jean-Baptiste Pipouikih, capitaine Abnaquois, se rendirent au château Saint-Louis, où siégeait le Conseil Souverain.Le gouverneur de Mézy, Mgr de Laval et MM.de Vil-leray, Damours, Juchereau de la Ferté et Le Gardeur de 154422 Tilly étaient presents.Le Père Druillettes et Nicolas Mar-sollet servirent d'interprètes.Marsollet exposa aux chefs sauvages que Robert Hache, pour le crime dont il s’était rendu coupable, avait mérité d’être pendu et étranglé.Alors Noël TekSerimat, chef des Algonquins de Québec, parlant au nom des autres chefs, répondit que les différentes nations sauvages s’étaient toujours maintenues dans 1 amitié des français, qu’il était vrai que leurs jeunes gens ne s’étaient pas toujours bien comportés mais que la jeunesse française leur avait, dans bien des rencontres, donné le mauvais exemple.Il ajouta qu’on leur avait toujours donné à entendre que le meurtre devait être puni de mort, mais qu’on ne leur avait pas expliqué que le viol entraînait la même punition.D après lui et ses amis, pour cette raison, on ne devait pas être trop sévère pour Robert Hache, qui prétendait même être innocent du crime dont on l’accusait.^ Après une longue discussion, il fut décidé que pour cette fois le Conseil Souverain pardonnerait à Robert Hache.Seulement on reservait a la femme Lafontaine les intérêts civils qu’elle pourrait réclamer du dit Sauvage.Lt pour empêcher à 1 avenir de tels désordres, le Conseil Souverain, du consentement unanime de tous les chefs s,images présents, ordonna que les Sauvages subiraient les peines portées par les lois et ordonnances de France pour les crimes de meurtre et de rapt.Les chels sauvages demandèrent que la décision que venait de prendre le Conseil Souverain fut rédigé par écrit ' a h il qu'elle demeurât à leur postérité.” Le Journal des Jésuites, à la date du 1er février 1664, parle du crime commis par le sauvage Hache et insinue que e^ fiançais en étaient responsables jusqu’à un certain point jHiisqu ils fournissaient de la boisson aux Sauvages malgré les sti ictes defenses qui leur en avaient été faites.11 ',w f-mt pas confondre le sauvage Robert Hache avec excellent t'ic't" ' ^ * 1’e"1|>loi deS J&uites’ ét!lit "" 3-3 — LE BEAVER CLUB Le Canada faisait partie de l’empire britannique depuis ving-cinq ans et l’on n’y trouvait pas encore de ces clubs qui florissaient en Angleterre.Est-ce que les mess des troupes en garnison ou que les loges des sociétés secrètes suffisaient pour lors?Manquait-il dans nos villes des gens d’affaires qui eussent aimé se rencontrer et se distraire ailleurs que chez les militaires ou les maçons?Les Britishers sont trop traditionalistes pour ne pas implanter partout où ils sont et aussitôt que faire se peut les institutions de leur mère patrie.Aussi allons-nous voir naître à Montréal le premier club fondé en Amérique, s’il est vrai qu’aux Etats-Unis, les clubs ne remontent pas plus loin que 1797 et surtout, si l’on ne peut ranger parmi les clubs, l’Ordre du Bon-Temps institué à Port-Royal en 1606-07 par Champlain et ses collègues.# # # Sous le régime français, les coureurs de bois et les voyageurs des pays d’en haut, plus ou moins explorateurs, chasseurs et traiteurs, avec ou sans permis, avaient pénétré dans tous les coins du continent.Tribus barbares, bêtes sauvages, intempéries, misère noire, dangers constants et déboires fréquents, rien n’empêcha ces audacieux de s’éloigner de la civilisation, même de quitter leur famille, pour se plonger dans l’inconnu, à la recherche des aventures, autant qu’à la poursuite problématique de la fortune ou de la simple aisance.Mais le changement de régime, en abolissant le monopole du trafic des pelleteries et en nous amenant de nouvelles races augmenta l'effectif des traiteurs et procura à l’industrie de la fourrure un essor prodigieux.Bientôt les plus heureux ainsi que les plus habiles acquirent ce qu’ils cherchaient : des capitaux.Capables alors de se retirer de la vie active et de jouir de leurs revenus à Montréal, principal siège de leur négoce, ils purent enrôler des jeunes employés à qui ils confièrent l’administration de leurs comptoirs disséminés dans les régions incultes du continent. tes favorisés, que les périls avaient épargnés, s’appelèrent les Barons de la fourrure ou plus ordinairement les Bourgeois du Nord-Ouest.Et ce sont eux, qui, en 1785, résolurent tie tonner un club auquel ils donnèrent le nom de Beaver a cause de l’industrie qu’ils exerçaient., Corporation exclusive ”, cercle fermé autrement dit on n y pouvait pénétrer que si l’on avait hiverné au moins une lois dans I Ouest du continent.De plus, il avait fallu à chaque membre obtenir l'unanimité des suffrages de leurs collègues pour être agréé.Dans ce club bilingue, se voyaient des négociants de langue trança,se entre autres: Chaboillez, Cotté, Blondeau, n '^ocheblave, Des Rivieres, La Rocque, La Mothe, uosnd.1 or lier et parmi ceux de langue anglaise on citait: - It kenzie Fraser, McGill, McGillivray, Frobisher, Finlay iregoi y et Grant qui sont les plus connus.Du premier mercredi de décembre à la mi-avril, ce club tenait des reunions toutes les quinzaines.Dès sa fondation le Beaver Uni, acquit un prestige qui l’accompagna durant ses quarante-deux années d existence.De même que dans l’Ordre de Bon-Temps, le Beaver riiemt' in'r'"ai\ Un Cer,emoil1al (lans ses réunions qui commençaient par un banquet.1 uUt ^abord, les membres attachaient cà leur poitrine la po“ Vi" U Sb;!Ur 1;riUdle était ^a'éele nom du danger «a „n 0ll,,lldct in distress ou “ Courage dans le im rapide.monte de fluatre voyageurs descendant l n auteur, le docteur Brice, cité par M.Burpee raconte VaVstX de'’ mlSla "lise avec -rande recherche.cVr ff i , ! ;m,e’ v‘ussdle d'argent, flacons, verres et • • in>t.uinents tranchants, tout était de choix et de prix.nu un n]- u '(p1 „î.’UC"î" d inclure dans Ia composition du me-I te T dC CaT’ de Peniniican ou de venaison ¦ ! ‘ c a U m' * des pays d en haut, en souvenir d’autrefois.était enlev' accomPagnces de notes histori- — 341 — HISTORIQUE DES COLLEGES ELECTORAUX DU BAS-CANADA Afin de faciliter la lecture des biographies ^contenues dans mes Législateurs du Bas-Canada, 17(>0 ù 180/, j ai cru devoir faire un précis historique des collèges électoraux de la province depuis 1792 jusqu’à 1867.On y verra, en un clin d’oeil, l’origine de leurs noms, la date de leur création et les changements survenus durant ces trois quarts de siècle.A ssc ruble c legi si a t ivc 1792-1867 Argent cnil fut formé en 1853, d une partie du comté des Deux-Montagnes.Deux ans plus tard on en détacha les paroisses de Saint-Placide et de Saint-Hennas, qui furent annexées au comté des Deux-Montagnes.Ce nom vient de la famille d’Aillebout qui le donna à une seigneurie.Ce lut le premier établissement de ce comté._ t Arthabaska, formé en 1853 d’une partie du comte de Drummond, mais il lui resta uni pour fins de représentation à l’Assemblée, jusqu’en 1867.On pretend, dit M.Eugène Rouillard (1), que ce mot indien signifie “là où il y a des roseaux.” Bagot fut tiré des comtés de Drummond et de St-Hyacinthe en 1853.Nomme en 1 honneur de Sii Charles Lagot, gouverneur du Canada, de 1842 a 1843.^ t Bcaucc, formé en 1829, d’une partie de l'ancien comté de Dorchester.Ce comté disparut en 1841.On forma un nouveau comté de ce nom, en 1853, de parties détachées des comtés de Dorchester et de Mégantic.Ce comté est ainsi nommé en souvenir d'une province de France renommée pour sa fertilité, et où l’on cultive beaucoup de blé., Beauharnois, créé en 1829, fut formé d’une partie de l’ancien comté de Huntingdon.La loi de 1853 lui enleva la partie (pii forma le comté de Huntingdon et une partie de Châteauguay.(1) \onis yiuyniphlquv*.nnpruntéx aur Uuujuv» nmivagc*. 34* — Xummé on l'honneur n en détacha, en 1853, le comté de Pontiac.I )u nom de la rivière Ottawa.Pontiac, créé en 1853, fut détaché du comté d’Ottawa.Ainsi nommé en l’honneur du grand chef outaouais qui tut un adversaire habile et acharné des Anglais.Oortncuf ainsi nommé en 1829, était l’ancien comté de cimp.dnie.\ îent du nom de la baronnie de Portneuf.Québec, comté créé en 1792, ne varia pas jusqu’à 1853.es Perçusses Notre-Dame et Saint-Roch en furent détachées a cette date et f urent jointes à la ville.17Q?"'n !>U ' V'lle’ (*'v's^e en deux collèges électoraux en /J- : Haute et Basse villes, ne varia pas jusqu’en 1841.Sous l mon, ces deux divisions furent réunies et, jusqu’en 1854, a \ iHe n élut que deux députés au lieu de quatre.La loi de V ; (1f.aC1;1 les l)ar°isses de Notre-Dame et de Saint-Roch çomte et les annexa a la ville.De 1860 à 1867, la ville fut , en tr01S Cüllt*es electoraux séparés et distincts, éli- ( fin'd/ •' g1',11 11,1 u,PJJ-‘sentant à 1 Assemblée.On les nomma Ouebec-Est, Quebec-Centre et Québec-Ouest. — 349 — Richelieu, créé en 1792, fut divisé en quatre comtés en 1829: Richelieu, Saint-Hyacinthe, Shefford et Stanstead.Le comté a pris le nom de la rivière Richelieu, ainsi nommée en l’honneur du cardinal-ministre.Richmond, ce nom fut substitué à celui de Sherbrooke en 1858, et le comté de Wolfe lui fut annexé pour fins électorales.Nommé en l’honneur du duc de Richmond, gouverneur du Canada, de 1818 à 1819.Rimouski fut formé en 1829, d’une partie du comté de Cornwallis.Mot micmac qui signifie “ maison ou demeure du chien.” Rouville, créé en 1829, fut formé d’une partie du comté de Bedford.Le comté d’Iberville en fut détaché en 1853, mais l’on y ajouta une partie du comté de Saint-Hyacinthe.Nom d’une seigneurie accordée en 1694 à Jean-Baptiste Hertcl, sieur de Rouville, officier dans les troupes de la marine.Saguenay fut formé d'une partie de Northumberland, en 1829.Il conserva son identité jusqu’en 1854, puis il fit place aux comtés unis de Chicoutimi et de Tadoussac; mais ce dernier nom fit de nouveau place à celui de Saguenay en 1858.Les missionnaires diffèrent sur la signification du mot qu’ils croient d’origine algonquine ( 1 ).Saint-Hyacinthe, créé en 1829, fut tiré de l’ancien comté de Richelieu.Ce comté comprend la seigneurie de ce nom, qui fut ainsi nommé par Hyacinthe Simon De Lorme qui l’avait acquise de M.Rigaud de Vaudreuil en 1753.Saint-Jean, comté créé en 1853, fut formé de parties détachées des comtés de Chambly et de Huntingdon.D’après la ville et le fort de ce nom sur le Richelieu.Saint-Maurice, créé en 1792, fut divisé en deux, en 1829; il forma les comtés de Saint-Maurice et de Champlain.Le nom de la rivière Saint-Maurice a été donné au comté.Shefford, créé en 1829, fut tiré de l’ancien comté de Richelieu.(1) Roy & Rouillant.Op.Cit. 350 — C'est le nom d’une ville d’Angleterre.Sherbrooke, créé en 1829, fut formé d’une partie du comté de Buckinghamshire.C’est le nom d'un gouverneur du Canada, 1816-1818.Sherbrooke, ville, collège électoral créé en 1841.Elle faisait précédemment partie du comté de ce nom.La ville de Sherbrooke continua d’avoir un représentant jusqu’en 1867.Sor cl, voir William-Henry, de 1792 à 1841, puis le comté de Richelieu.Souhmgcs, créé en 1853, fut détaché du comté de Yau-dreuil.C'est le nom de la principale seigneurie du comté.Elle fut concédée à Pierre de Joybert, sieur de Marson et de Sou-langes.Stanstcaii fut créé en 1829, d’une partie de l’ancien comté de Richelieu.( "est le nom d’un canton du Bas-Canada nommé d’après une ville d’Angleterre.Surrey, créé en 1792, devint le comté de Verchères en 1829.Xom d'un comté d’Angleterre.7 adoussac, créé en 1853, fut formé d’une partie de l’ancien comté de Saguenay.Il fut uni à celui de Chicoutimi pour tins de représentations à l’Assemblée Législative.Ce comté disparut en 1858 et l’ancien nom de Saguenay le remplaça.^ Xommé d’après le village du même nom.Ce mot est d'origine indienne.On ne s’accorde pas sur son étymologie./ emiscouata fut formé en 1853, d’une partie du comté de Rimouski.1 )u nom d un grand lac du comté.Mot cris qui signifie: " c’est profond partout ” (1).lerrebomie, ainsi nommé en 1829, était l’ancien comté d’Effingham.Xommé d après la seigneurie du même nom./ rois-h’iï'icrcs, ville, ne changea ni de nom ni de limites de 1792 à 1867.(1) lio.v A: Rouillant.Op.Cit. — 351 — Vaudreuil, créé en 1829, fut tiré du cumté de York.Le comté de Soulanges en fut détaché en 1853.Du nom de la seigneurie concédée au marquis de Vaudreuil, alors gouverneur de Montréal et plus tard du Canada.Ver ch ères, créé en 1829, est l’ancien comté de Surrey.Nommé d’après la seigneurie de ce nom concédée au sieur Jarret de Verchères, officier au régiment de Carignan.Warwick, créé en 1792, devint le comté de Berthier en 1829.Nom d’un comté d’Angleterre.William-Henry, (Sorel) bourg érigé en collège électoral en 1792, conserva son identité jusqu'à 1841, lorsqu’il devint partie intégrante du comté de Richelieu.Ce bourg fut ainsi nommé en l’honneur du prince William-Henry, plus tard Guillaume IV, d’Angleterre.Wolfe fut formé en 1853, de parties détachées des comtés de Drummond et Sherbrooke.Il fut uni à ce dernier pour lins de représentation à l’Assemblée, de 1854 à 1858, puis, de cette date à 1867; il fut adjoint à celui de Richmond, nom qui fut alors donné au comté de Sherbrooke.Ainsi nommé en l’honneur du vainqueur des Plaines d’Abraham.Yamaska fut détaché en 1829 du comté de Buckinghamshire.On lui ajouta, en 1853, une partie détachée du comté de Richelieu, et, en 1855, le gore d’Upton, paroisse de Saint-Thomas de Pierreville, détaché du comté de Drummond.Mot sauvage qui signifie: "C’est marécageux” (1).York, créé en 1792, fut divisé en trois comtés en 1829: Deux-Montagnes, Vaudreuil et Ottawa.C’est le nom d’un comté d'Angleterre; aussi celui d’une branche de la dynastie des Plantagenets.Conseil législatif 1856-1867 Alma comprenait la partie Est de Montréal et une partie du comté d’Hochelaga.Bedford, les comtés de Missisquoi, de Brome et de Shef- ford.Golfe, les comtés de Bonaventure, Gaspé et Rimouski.(1) Roy & Rouillard.Op.Cit. Cnimh'illc, les comtés de Témiscouata et de Kamouraska et une partie de celui de l’Islet.lnkcnnan, les comtés d’Argenteuil, d’Ottawa et de Pontiac.Kcmicbec, les comtés de Lotbinière, de Mégantic et d'Arthabaska.La Durantaye, partie du comté de l’Islet, ceux de Mont-magnv et de Mellechasse, et partie de celui de Lévis.Lanaudière, partie du comté de Maskinongé, ceux de lierthier et de Juliette (moins la paroisse St-Paul et les cantons Kildare et Cathcart).La Salle, une partie du comté de Québec, le comté de Portneuf et partie de la banlieue de Québec.Laurentides, les comtés de Chicoutimi, de Charlevoix, de Saguenay et de Montmorency et partie du comté de Québec.Lançon, partie du comté de Lévis et ceux de Dorchester et de Beauce.La I alliera, les comtés de Nicolet et d’Yamaska, et partie de celui de Drummond.I.animer, les comtés de Saint-Jean et de Napierville et partie de ceux de C hateauguay et de Huntingdon.1 lillc-lsles, les comtés de Terrebonne et des Deux-Montagnes.Montamllc, les comtés de Yerchères, de Chambly et de Laprairie.M /1 ultfjiiy, partie du comte de Joliette et les comtés de 1 Assomption et de Montcalm.I\ igaud, partie de Montréal et les comtés de Jacques-( ai tier, de \ audreuil et de Soulanges.* Rougemont, partie du comté de Saint-Hyacinthe et ceux de Rouville et d’Iberville.Salubcrry, partie des comtés de Châteauguay et de Huntingdon et celui de Beauharnois.Shau'iuigan, les comtés de Champlain et de Saint-Mau-nce, la ville des 1 rois-Rivières et partie du comté de Maski-nonge.Sard, les comtés de Richelieu et de Bagot Saint-Hyacinthe.et partie de 353 — Stadacona, partie de la ville et de la banlieue de Québec.Victoria, partie de la ville de Montréal.Wellington, partie du comté de Drummond, le comté de Richmond, la ville de Sherbrooke, les comtés de Wolfe, de Compton et de Stanstead.Fr a nciS-J.Audet LES DISPARUS Mgr Joseph-Octave Plessis — Né à Montréal le 3 mars 1763, il fut ordonné prêtre à Québec le 11 mars 1/86.Curé de Québec, il fut nommé évêque de Canathe et coadjuteur de Québec le 26 avril 1800.Il succéda a Mgr Denaut comme évêque de Québec le 27 janvier 1806.Mgr Plessis décéda à Québec le 4 décembre 1825.C’est une des grandes figures de l’église du Canada.Nous avons de Mgr Plessis: Discours à l'occasion de la victoire remportée par les forces navales de Sa Majesté Britannique dans la Méditerranée le 1 et 2 août 1798, sur la flotte française, prononcé dans l'église cathédrale de Québec le 10 janvier 1799; Journal d'un voyage eu Europe, 1819 et 1820; Oraison funèbre de Mgr Jean-Olivier Briand prononcé dans la cathédrale de Québec le 27 juin 1794; Journal de la mission de 1811 et 1812 dans les Provinces Maritimes; Journal de la mission de 1815.L’abbé J.ouis-Onésiine Gauthier — Né à la Baie Saint-Paul le 17 mai 1840, du mariage d’Eusèbe Gauthier dit La-rouche et de Edith Perron.Ordonné prêtre à Québec le 6 juin 1868, il fut professeur au séminaire de Québec, vicaire à Saint-Colomb de Sillery puis curé de Saint-Lazare où il décéda le 3 octobre 1880.Auteur d’une Histoire du Canada à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation ( 1876) qui a été bon nombre d’années en usage dans presque toutes nos maisons d’éducation.La deuxième édition du manuel de géographie de l’abbé Jean Holmes fut aussi publiée par ses soins.La mort l’empêcha de mettre la dernière main à une histoire ecclésiastique du Canada qu il avait commencée. — 354 — LE MONUMENT NELSON ET L’EXCHANGE COFFEE HOUSE The Exchange Coffee House fut fondée en 1799 par A.Goodenough et pouvait loger 70 à 80 clients en 1839 (Bos-worth ).Cette hôtellerie se trouvait rue Saint-Paul, côté nord, à I angle de la rue Saint-Pierre.On en parle avec éloge.Un Guide Book de New-York, la mentionne en 1826 et, Adam Ferguson, dans ses Practical Notes made during a Tour in Canada &c (London, 1a physionomie, si agréable à regarder, reproduisait avec fidélité les traits charmants de son grand-père, Jean-Baptiste Grégoire Martel, de son grand-oncle Magesse, tous deux nés dans la Xouvelle-France.Les effigies de ces Martel du XVIITe siècle peuvent se voir à présent au musée de la Province.M.(le Martel tenait trop à ses origines canadiennes pour ne pas être un grand ami de la province de Québec.Ses papa'1'" de famille, mis libéralement à la disposition de nos Archive.-*.ont tous été photographiés; ils font maintenant partie de ce dépôt.Grace à lui, son ancêtre, Jean-Baptiste-Grégoire Al.n tel est îevenu à Québec.Xe serait-ce que pour ces dernières raisons, nous lui devions bien une courte notice.(Léopold Martel de Saint Antoine, né à Vieille-Baugé I Maine et Loire) le 10 septembre 1852, est mort à LouiTs-tault ( Indre et Loire) le 11 avril 1929.) SAFXT-ROMUALD D’ETCHEMIN r , , A'.tnnt°ire d’Etchemin, que l’on appelait autrefois ll' h n,ll!¦ a Ulie étendue peu considérable d’environ soixante-douze arpents sur le fleuve Saint-Laurent, entre les deux n\nn> .U leinin et Chaudière, sur une profondeur de quarante arpents.” 1 Le territoire^ d’Etchemin était compris à l’origine dans es limites de la vieille paroisse de Saint-Joseph de la Pointe -(\\.plus tard il ht partie de la paroisse de Saint-Jean Clm m,r.w1Crr( i St cn 8?4 que la Paroisse actuelle de Saint-Ro-nnukl (I Etchemin prit naissance.En 1906, M.l’abbé Benjamin Deniers a publié l’histoire natale s"us le titre de La froisse de Saint-Ro-mua/d a htchemm, avant et depuis son érection. - 3«3 MEMOIRE DE JEAN-BAPTISTE MAGNAN A SON EXCELLENCE LE GENERAL HALDIMAND Représente humblement Qu’en conformité à l’ordre verbal de Son Excellence, il prend la liberté de soumettre devant elle les observations qu’il croit analogues à l’intention de Son Excellence au sujet des paroisses d’en bas qu’il a été visiter, selon le dit ordre.Votre représentant en partant de Kamouraska s’est rendu à Sou-langes qui est la seigneurie voisine, et a poursuivi sa visite jusqu’à l’endroit nommé les Caps.Tl a vu en cet endroit, au pied d’un coteau, un moulin à eau.C’est du pied de ce moulin que prend un chemin, seulement de pied qui répond à celui qui conduit au Lac Temiskouata, qui est à une lieue dans le chemin de la Rivière du Loup, de Kakona & et de 1 Isle Verte.Le chemin du Portage, qui a vingt lieues de long, est praticable à peu de frais, en sorte que si Son Excellence le juge à propos, votre représentant se chargerait d’en faire un bon chemin d’hiver, sans qu'il en coûtât au gouvernement, en attendant qu’il le fit faire le printems prochain, par les habitons de Kakona, la Rivière-du-Loup et de l’Isle Verte, endroits qui sont le refuge ordinaire des déserteurs.Il est très aisé par ces endroits qui ne sont point gardés de déserter, et il est fort facile à des mauvais sujets (pii ne sont malheureusement qu’en trop grand nombre dans cette province, d’entretenir une correspondance dangereuse avec les ennemis du gouvernement britannique.Si Son Excellence avoit assez de confiance dans la personne de votre représentant qui connoit assez la façon de penser des Canadiens en général, il se feroit fort d empecher tout le mal qui pourrait arriver de ce côté; son zèle, il ose dire, sa prudence, lui avoit attiré la confiance entière du général Car-leton puisqu’immédiatement après la descente du rebelle Afin avec une poignée de monde dans 1 isle de Montréal, le 25 d’aoust en l’année 1775, le soir même de cette action, le général Carleton, lui aiant fait prendre six cens cartouches, le fit partir incontinent pour les aller distribuer dans les campagnes aux environs de la dite ville, et lui amener des gens de bonne volonté.Alors votre représentant suivant ses ordres posa une garde au Ruisseau niichou, une autre a la Longue l’ointe et une troisième à la Pointe aux Trembles, afin de prendre les debris de la troupe d’Alin; Et votre représent; ;,t retourna auprès du général Carleton dès le lendemain au soir, en amenant avec lui plus de trois cens habitans des roisses de la Longue Pointe, de la Pointe aux Trembles et de la Rivière des Prairies; ce qui acheva de gagner ceux des différentes paroisses voisines et même éloignées à venir aussi offrir leur service.Votre représentant toujours animé du même zèle, et honoré de la confiance du gouvernement, pourvoit s’attacher les habitans des paroisses de Kamouraska &a qui seraient toujours prêts cet hiver au premier ordre de Votre Excellence pour les découvertes et les détachemens.Votre représentant soumet aussi humblement à Votre Excellence que s'il étoit honoré d'une commission de commissaire de paix il serait dans le cas de faire executer les ordres du gouvernement et de Votre Excellence avec plus de promptitude et de succès (1).SAINT-CLEMENT DE BEAUHARNOIS Cette paraisse se trouve dans la seigneurie de Villech u-w ou lïeauharnois concédée par Louis XV, le 12 avril 1729, au marquis Charles de lïeauharnois, gouverneur de la N •'elle l'rance, et a son frère Claude de Beauharnois.Saint Clément de Beauharnois, comme paroisse, date de 1S19 seulement.Avant cette année, les fidèles de Villechauve "U Beauharnois dépendaient de la paroisse voisine, Saint-Joachim de Chateauguay, fondée en 1736.On trouvera l’histoire religieuse et civile de Saint-Clé ment de Beauharnois dans l’ouvrage du R.P.Augustin Leduc, publié en 1920, Beauharnois, paroisse Saint-Clément, lNl'Mop); histoire religieuse, histoire civile, fêtes du centenaire.______ QUESTION Le registre de Saint-Pierre, I.O., à la date du 11 n \emhie 1749, nous apprend que François Goulet était capit; ne île milice.Qui 1 avait nommé à cette charge?P.G 11) Archives dp lu province de Québec.
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