Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 avril 1931, avril
LE BULLETIN DES R K CHERCHES HISTORIQUES VOL.XXXVII LEVIS—AVRIL 1931 No 4 UN MEMOIRE DE HENRY MEZIERE Un Canadien-français préfet de Bordeaux sous le premier empire, voilà qui n’est pas banal.Et, pourtant, tel fut le cas si le docteur Pierre de Sales Laterrière dit vrai.Celui-ci raconte que de passage à Bordeaux sous l'empire, il eut besoin de faire viser son passeport par le préfet de police, M.de Mézière, originaire de Montréal.M.Laterrière raconte ainsi son entrevue avec le préfet de police Mézière: — Mais, mon cher compatriote, dit M.de Mézière, que venez-vous faire en France pendant un temps si critique?Vous allez être enrôlé dans l’année, et forcé de prendre part à la lutte gigantesque qui va s’engager.Demain, j’envoie un brick, comme aviso, sous pavillon blanc, en Angleterre; je vous conseille d’y prendre passage, voici votre passe-port révisé.En attendant, venez ce soir diner avec moi, dans ma villa; nous parlerons du Canada; il y a longtemps que je n’en ai pas eu de nouvelles.” Cette proposition fut acceptée avec empressement, et deux jours après, M.Laterrière débarquait en Angleterre.M.de Mézière, après la chute de l’empire, revint à Montréal.Le ier août i«S18, AI.de Mézière commençait à Montréal la publication de Y Abeille canadienne, journal de littérature et de sciences. “ En entrant dans notre pays, après vingt-trois années d’absence, dit-il dans son prospectus, nous admirâmes la nouvelle physionomie qu'elle avait prise, les édifices en tout genre dont elle avait été enrichie, les moyens de communications qu’elle s’était créés, les améliorations introduites dans l'agriculture, l’extension du commerce, l'aisance des campagnes, le luxe des villes, et enfin le culte empressé que l’on y rendait aux sciences et aux belles-lettres.” EWbeille canadienne parut juste six mois.Ee 15 janvier 181 g, M.de Mézière avertissait ses lecteurs qu’il discontinuait la publication de sa revue “ pour n’avoir à supporter que la perte de ses faibles labeurs.” " La tentative que nous venons de faire, ajoutait-il, bien qu’infructueuse quant au résultat principal, ne laisse pas de déposer en faveur des progrès que fait journellement le goût des belles-lettres parmi nous: elle permet d’espérer qu’avec le temps, qui multipliera les moyens d’aisance et d'instruction dans les campagnes, on pourra naturaliser ici diverses institutions pour lesquelles le pays n'est peut-être pas encore assez mûr.” Pour le moment, nous nous contentons de donner le mémoire de .Mézière adressé au ministre de la marine Dalbar-de.Sous la république “ une et indivisible ’’, il était de bon ton de dauber les prêtres et on verra que le sieur de Mézière, qui briguait un emploi du gouvernement, ne manque pas d’v aller de quelques attaques contre les prêtres de Montréal qui lui avaient probablement donné son instruction pour rien.Mémoire sur la situation du Canada et des Etats-Unis E\ Xivose, an 2 de la Rép.française, une et indivisible.Mézière, américain, au citoyen Dalbarde, ministre de la marine.Citoyen, _ E'i obéissance a tes ordres, je t’adresse un mémoire expositif de ce qui me concerne, de l’état actuel du Canada, et des dispositions des citoyens des Etats-Unis à l’égard de la République Française.Je suis né a Montréal, ville du Canada, le 6 décembre [77- Mon père est de Dijon, et il y a 40 ans qu'il a laissé la — 195 France.L education qu’il m'a procurée n’est pas des plus brillantes, un collège confié à d’ignares ecclésiastiques fut le tombeau de mes jeunes ans, j’y puisai quelques mots latins et un parfait mépris pour mes professeurs.Sorti à 16 ans de dessous leur férule j’eus le bonheur de faire rencontre des oeuvres de Rousseau.Mably, Montesquieu et d’autres philosophes amis des hommes et du vrai.Je dévorais leurs productions, elles m’apprirent à connaître mes devoirs et mes droits, elles firent germer en moi la haine du despotisme civil et religieux.Pour la première fois l’existence me plut.La Révolution Française luisit à cette époque, elle acheva ce qu’avait commencé chez moi la lecture.Dès ce moment toutes mes affections, tous mes désirs se rapportèrent à la Liberté, son idée m’occupait jour et nuit, mon seul regret était de ne pouvoir que l'aimer.La ville de Montréal renfermait une imprimerie dans son sein mais ses caractères ne présentaient au lecteur que des idées de nature indifférente, que des ordres arbitraires dictés par les délégués de la moderne Carthage; je la fis servir à un usage plus digne de son institution, elle devint sous mes mains le véhicule de la raison et de la vérité.Trop impuissant pour rien créer moi-même je sus goûter et faire apprécier aux autres les droits de l’honneur proclamés par le peuple français.A cet effet, je bravai les menaces du gouvernement même le courroux d’un père honnête mais faible par nature, et timide par circonstances.On ne vit pas sans inquiétude le genre nouveau de papiers publics ni l’intérêt progressif qu’ils inspiraient.La presse fut inquiétée, je fus recherché et j’eusse bientôt été atteint si une résolution vigoureuse n’eut fait changer ma destinée.Dès l’époque de la Révolution, j’avais conçu un désir violent de passer en France, ce dernier événement me le fit réaliser.Je communiquai ma résolution à mes parents, elle les étonna au point de me laisser échapper de leurs bras sans m’offrir les moindres secours pour mon voyage.Mais la nature a pourvu à ce que l'honneur le plus pauvre put se soustraire à l'esclavage, elle lui a donné des jambes, les miennes me servirent si heureusement qu’après trois semaines de marche en mai dernier et un trajet de 500 lieues, j’arrivai à Philadelphie où le citoyen Genet après avoir pris des renseigne- — 196 — ments sur mon compte m’employa en différentes occasions, me faisant espérer mon passage en France sous peu de tems.La première mission dont il me chargea avait pour objet de me rapprocher du Canada, d’ouvrir une correspondance sûre entre ce pays et les Etats-Unis, de sonder plus particulièrement les dispositions des Canadiens, de leur faire passer des papiers patriotiques, des chansons, des bulletins de la Convention et une adresse rédigée exprès pour eux.Mon ordre et l’échantillon de toutes ces pièces sont dans la possession du citoyen Bréard.Ayant rempli cette mission suivant mon rapport au citoyen Genet dont il a fait passer copie au ministre de la guerre ou des affaires étrangères, il m’adjoignit dès lors à ses secrétaires, et une expédition ayant été projettée contre Halifax et autres possessions anglaises en Amérique il me mit à bord de l'fiole commandée par le contre-amiral Sercey en qualité d’agent politique de l’escadre destinée à cette opé-îation.Les fonctions que je devais remplir sont énoncées dans les instructions données par le citoyen Genet au contre amiral Sercey.L’expédition n’eut pas lieu et tu sais le pourquoi.Le procès verbal qui a été rédigé à bord de YEole est le tableau fidèle des raisons qui ont fait changer de direction à l'escadre.Dans le fond ces raisons sont en partie assez justes, il n était pas possible sans exposer beaucoup les vaisseaux et les marins de la République d’effectuer la partie essentielle des instructions du ministre.La seule chose qu’on pouvait tenter, eu égard à la saison c’était d’intercepter le convoi de pelleteries (pii venait du Canada, et de rester en croisière pendant une quinzaine de jours.En me permettant ces observations je n’entends point justifier le changement de direction ni jeter aucun blâme sur le ministre.Je suis tout à.fait étranger aux motifs qui ont déterminé ce dernier, j’expose simplement des laits.Mon ordre d'embarquement est aussi entre les mains du représentant Bréard.J arrivai à Brest le 2 novembre (vieux stvle) et mon premier soin fut de me présenter aux représentants du peuple à Brest auxquels j exposai mon cas et qui m’accueillirent >.une manière digne des délégués d’un peuple généreux et libre.Ils me firent même 1 honneur de m’employer dans leur bureau jusqu à 1 époque à laquelle tu me demandas.Y oil à pour ce qui me concerne. — 197 — Du Canada Il est de petit s détails relatifs au local du Canada, aux forces qu’y ont les Anglais et autres de même nature pour la connaissance desquels je réfère au rapport que j’en ai fait au citoyen Genet afin d’éviter une répétition.Le Canada n'a pas oublié qu’il fut fondé par des Français et quelques vexations qu’il ait éprouvées de la part des Bigot, des Cadet, des Descheneaux et d’autres insignes voleurs il sent fort bien quelles provenaient uniquement du vice du gouvernement et non du caractère national.Il se rappelle qu’un Roi le vendit et qu’un Roi l’acheta.Cet horrible trafic d’hommes n’a pu que lui inspirer de l'indignation contre la Monarchie.Si l’on ajoute à cela les procédés inouis du gouvernement britannique depuis 1759, si l’on se rappelle que la féodalité telle qu’elle existait dans la coutume de Paris a été exercée en Canada; que la volonté du gouverneur et de son conseil faisait loi, que jusqu’à l’époque de 1791 les corvées, les emprisonnemens arbitraires, les assassinats même étaient commandés par le gouvernement, si enfin l’on compte pour quelque chose la haine dont les Canadiens ont hérité des Français contre l’Anglais, il ne sera pas difficile de se persuader l'horreur qu’ils éprouvent, l’indignation qu’ils conçoivent de se voir courbés sous son joug.C’est à ces diverses considérations que les Américains furent redevables en 1775 des secours qu’ils reçurent dans l’intérieur du Canada lorsqu’ils y pénétrèrent pour l’affranchir de l’esclavage.Vêtements, rafraîchissements, nourriture, les Canadiens n’épargnèrent rien pour des soldats qu’ils envisageaient comme des sauveurs.L’enthousiasme de la Liberté avait tellement exalté les paysans qu’ils formèrent plusieurs bataillons à l'aide desquels les Américains s’emparèrent de plusieurs postes importants.C’en était fait du Georgianisme dans l’Amérique Septentrionale si une flotte considérable n’eut mouillé clans la rade de Québec dans un moment où les Américains touchaient au terme de leurs munitions et n’avaient pas assez d’armes pour opposer une résistance efficace.La Révolution Française fut connue en Canada, et les douceurs qu’elle promettait firent apercevoir plus amèrement aux Canadiens leur séparation de ce grand état.Les papiers révolutionnaires nous parvenaient alors, plus d'une fois nous les arrosâmes de nos pleurs, plus d’une fois ils furent portés en triomphe dans des clubs et dans des sociétés particulières au sein desquelles nous chantions l’aurore de la Liberté, ses progrès et la lutte contre les nuages épais de la superstition et de la tyrannie.De tels transports alarmaient le gouvernement.le peu de moyens d’instruction qu'offre le Canada lui avait fait croire que ses habitans ne {levaient être que des automates, des êtres insensibles à leur état insensé.11 ignorait que les hommes de tous les pays apportent en naissant le germe de la liberté.Bientôt les Canadiens se levèrent ensemble pour demander une réforme.Après bien des contestations, l'Angleterre lui donna une forme de gouvernement calquée à peu de chose près sur le sien propre.Ainsi le Canada dut à la France, en 1791.une petite amélioration de son sort.Mais ce nouveau gouvernement n'a pas satisfait les Canadiens.Le \ eto surtout leur a paru fort étrange; c’était, disaient-ils.donner et retenir à la t'ois.F.t ils 11e furent pas longtems à en sentir les pernicieux effets.A l’ouverture de la première séance de l'Assemblée, il fallut déterminer quelle langue serait le texte de la loi.L Anglais l'avait été jusqu'a-l'»rs.Les Canadiens dont la majorité formait les deux tiers de l’assemblée, représentants d’ailleurs la masse des habitans insistèrent >ttr ce que le français fut la langue textuelle et 1 emportèrent dans l’assemblée.Cette langue française avait un grand tort aux yeux du gouverneur; elle avait la première proclamé les droits de l’homme, et que n'en devait-on pas appréhender pour 1 avenir.Aussi le veto fut apposé le meme jour, les Canadiens en ont appelé au gouvernement d Angleterre (le Parlement) mais que peuvent-ils espérer de gens corrompus, serviles, adulateurs, dont l'or fait les opinions et les statuts.?11 sen suit donc que les Canadiens, ces descendans isolés du Peuple Français, sont malheureux, qu’ils ont le sentiment de leur malheur et qu ils respirent haine et vengeance contre les Anglais.Mais sans armes, sans direction, sans appui, que peuvent-ils faire autre chose?.Je nc Pu's terminer cette partie de mon exposé sans expi miei le ferme espoir que j ai de revoir le Canada, ma pa- 199 — trie, affranchi bientôt du joug de son imbécile tyran, il devra aux Français comme les autres pays, son indépendance et son bonheur.Des Etats-Unis d’Amérique Les Etats-Unis d’Amérique sont à n’en point douter les alliés, les amis de la France.Leurs voeux pour le triomphe de ses armes ne sont point équivoques, ils ont éclaté en différentes occasions dans leurs papiers, dans leurs places publiques, dans leurs sociétés; au bruit des succès de la République, ils se sont réjouis et ont été transportés, au récit des trahisons et des perfides dont elle a été la victime, un deuil général s’est fait apercevoir, jamais ils n’ont désespéré du salut de leurs alliés.L’arrivée du citoyen Genet dans les Etats-Unis a été remarquable par la quantité d’adresses qui lui ont été présentées toutes expressives de la reconnaissance des Américains envers la France, et de leurs voeux pour sa prospérité.Des fêtes publiques ont même été célébrées à cette occasion.Ia>rs de la malheureuse incendie du Cap les colons ont éprouvé en Amérique les douceurs de l’hospitalité la plus religieuse.Il a été pourvu à leur entretien, et plus de 40 mille piastres ont été destinées à cette oeuvre pieuse.J’ai vu moi-même des particuliers se disputer le plaisir de loger dans leurs maisons des familles entières de ces infortunés.Deux causes ont pendant quelque teins diminué la bonne opinion qu’avaient conçue les Américains de la Convention nationale sans néanmoins affaiblir leur amitié pour le peuple français.La 1ère était la manière dont certains journaux (le Patriote entr’autres) rendait les débats de la Convention attribuant à des haines particulières ce qui n’était que l'expression d’un patriotisme ardent couvrant d’infamie, marquant même au coin de la scélératesse plusieurs députés et n’omettant rien enfin pour persuader à l’Europe, au monde entier, que la Convention n’était pas libre.La 2ème cause, est le peu de ménagement avec lequel certains membres de la Convention, et plusieurs écrivains, affichaient publiquement l’athéisme, et cherchaient à anéantir, totalement toute idée d’un être suprême.Les Américains sont peut-être plus que tout autre peuple attachés aux opinions religieuses, et l’expérience leur a 200 — démontré e est composé d’une grande partie des artistes et de ces hommes oisifs et sans état qui ne peuvent que gagner dans ces sortes de changement.Il n’y a pas lieu a comparaison pour le nombre et pour les moyens, les fédéralistes l’emportent et ils auront le dessus tant que Washington existera.Malheureusement, le citoyen Genet parut trop lié avec les anti-fedéralistes.S il survenait une contestation au sujet des 11 ai tes entre le ministre et Washington, ceux-ci prenaient de la occasion de soutenir le premier, et d’improuver la conduite du second dans des écrits impropres qu’ils rendaient publics, ils y mettaient tant d ardeur, que l’on imaginait qu’ils étaient encouragés par le citoyen Genet, et l’on craignait que des divisions et des troubles intérieurs n’en fussent les conséquences.Le rappel du citoyen Genet était donc necessaire, c était le seul moyen doter tout ombrage au gouvernement._ ^ citoyen ministre, ce que tu m’as demandé.Je se-îai toujours piet a te donner de vive voix des renseignements sut ce que le défaut de mémoire m’aurait pu faire omettre.Il ne me reste plus qu’à savoir si je puis espérer d'etre utile a la chose commune.H.Mézière LES MONTS-LOUIS Saint-Maxime du Mont-Louis ou plutôt des Monts-I.iniis ^—c’est ainsi que la désignent les actes de concessions pi inntives consiste en une vallée resserree entre deux hautes montagnes.C’est en l'honneur du monarque (pii régnait alors sur la France, Louis XIV, fpie les Monts-Louis furent nommés ainsi.” L’origine du nom Mont-Louis est ainsi donnée dans Les noms géographiques de la province de Québec.Il est possible (pie les Monts-Louis aient emprunté leur nom à une autre source.On compte en France trois communes ou villages du nom de Mont-Louis, l’une dans le département du Cher, l'autre dans le département d’Indre-et-Loire, et la troisième dans le département des Pyrénées-Orientales.Le premier seigneur des Monts-Louis fut Nicolas Bourdet, marchand bourgeois de Paris.Bourdet était peut-être originaire d’une des communes que nous venons de mentionner.N aurait-il pas donné à la seigneurie cju'il venait de recevoir le nom de son village natal?Ceci, évidemment, n’est qu'une supposition.Bourdet, je crois, n a pas vécu dans la Nouvelle-France.Il n'v mit même jamais les pieds.Nous avons donc très peu de renseignements sur lui.Nous n'avons pas même l’acte de concession de la seigneurie des Monts-Louis.Nous savons qu’elle lui fut concédée par un acte de vente et de délaissement de François Magneure.avocat au Parlement, inspecteur général du domaine de la Couronne, Marguerite Magneure, fille majeure, sa soeur, et Jacques Sondé, bourgeois de Paris, curateur crée à la succession vacante de Nicolas Bourlet." Cet .acte de vente et de délaissement fut reçu, le 13 mai 1719, par MM.Fromont et Vallet, notaires au Châtelet de Paris.Les Archives de la Province possèdent une copie de ce document notarié. 202 LE PREMIER ECRIVAIN NE EN CANADA L’honneur d’être le premier écrivain né en Canada ne revient-il pas à la modeste soeur Marie Morin de l’Hôtel-Dieu de Montréal, qui commence, le 29 juin 1697, la rédaction des annales de sa communauté, sous ce titre sans prétention: " Histoire simple et véritable de l’établissement des religieuses hospitalières de Ville-Marie Son oeuvre ignorée pendant longtemps est maintenant connue des chercheurs, des historiens et des bouquineurs grâce à la Société historique de Montréal qui, en 1921, en a fait l'objet de son douzième mémoire, fort volume de 232 pages, table des matières et index non compris.Soeur Morin avait déjà sa place dans notre histoire, lïaptisée à Québec en 1649, elle entrait chez les Hospitalières de Ville-Marie en i(>93 et en 1708, elle fut élue supérieure de sa communauté.C'est à l’expiration de son premier terme d’office qu’elle fut chargée par ses compagnes d’écrire l'histoire de l’Hôtel-Dieu, dont elle avait connu toutes les fondatrices.Soeur Morin mourût en 1730, à l’âge de 81 ans.Autre détail: le frère ainé de l'annaliste des Hospitalières, Germain Morin, né à Québec en 1(42, est le premier canadien ordonné prêtre en ce pays.* * * U11 a accordé le titre de premier écrivain canadien à d autres qui.nés en l'rance, sont venus très jeunes au Canada.Mais on ne semble pas s’être préoccupé de savoir quel était véritablement: le premier écrivain né en Cumula.Certes la chose peut n’avoir aucune importance et les mérites de ! humble religieuse ne sauraient être grandis du fait qu’on mettrait son nom en tête de la liste des entants du sol qui ont laissé quelques pages de souvenirs historiques.lout de même, pourquoi ne pas reconnaître son droit, si ce droit lui appartient ,J Pourquoi ne pas rendre l’hommage à qui hommage est dû?E.-Z.Massicotte JACQUESBAUDRV DE LAMARCHE Dans 1 inventaire des documents relatifs aux Erères Charron, publiés dans le Rapport de l'archiviste de Québec /oui 1923-24 ( p.1X7 ).nous lisons que, le 22 septembre 173S, les frères Charron désignent comme leur procureur général et spécial en France Jacques Baudrv, sieur de la Marche, bourgeois de Paris, le chargeant particulièrement de recevoir les rentes dues à la Communauté et de voir à Turnon projetée avec les Frères de la Salle, dits des Ecoles Chrétiennes.AI.Alassicotte, qui a relevé cet intéressant document at il recherché qui était ce bourgeois de Paris dont le nom fleure si étrangement le Canada.' Après l’avoir vainement recherché moi-même pendant assez longtemps, je viens d’a-\oii le plaisir grace a la rencontre fortuite de quelques lignes révélatrices dans les notes manuscrites de AI.Faillon, de détoux 111 qu d était en effet canadien.C’est le Supérieur de Saint-Sulpice de Paris lui-méme qui, dans une lettre de la même année 1738, adressée aux Alessieurs de Aïontréal, nous «apprend que les frères Charron ont pour protecteur à Paris " Baudrv de Lamarche résidant à Paris, mais natif de Aïontréal.” Il s’agit évidemment de Jacques Baudrv.né le 13 septembre 11)76, du mariage d’Urbain Baudrv dit Lamarche et de Madeleine Boucher.Le Supérieur de Saint-Sulpice s’est trompé en le disant natif de Aïontréal, puisqu’il est né aux Trois-Rivières, mais Terreur n’a pas d’importance, car, encore aujourd’hui, il arrive assez souvent aux Français de faire naître «à Aïontréal des gens qui ont vu le jour à Winnipeg, tout comme si ces deux villes se touchaient.Tanguay dit encore (Vol.I.p.31) que Jacques Baudrv dit Lamarche se maria à une date inconnue avec Angélique Archambault, mais dans la suite de son Dictionnaire (III, 152), il se corrige après avoir constaté que le Jacques Bau-drv qui épousa en 17 r 4 Angélique Archambault et qui fut l’arrière-grand-père maternel de Louis-Joseph Papineau, était le fds, non pas d’Urbain Baudrv dit Lamarche, mais d’un Baudrv d’une toute autre famille prénommé Toussaint.Tanguay ne paraît pas avoir rencontré le mariage de — 204 — Jacques Baudry dit Lamarche lui-même.Il est permis de supposer que ce dernier ou bien ne s’est pas marié, ou bien a contracté mariage en France.A quelle époque quitta-t-il le pays et par quelle suite d’aventures est-il devenu de simple fils d’un taillandier poitevin en Canada un bourgeois de Paris, c'est ce qu’il nous resterait à savoir.Il est certain qu’il avait pris de l’importance puisqu’il ne s’appelle plus à Paris Baudry dit Lamarche comme en Canada, mais Baudry, sieur de Lamarche, et que le Supérieur de Saint-Sulpice ne se contente pas de le dire procureur des Frères Charron, mais leur protecteur.Bien qu’il fût le neveu de Pierre Boucher, nous ne voyons rien dans sa parenté canadienne qui ait pu lui occasionner un semblable avancement hors de son propre pays.Une alliance avantageuse contractée à Paris même en paraîtrait la seule explication plausible.Espérons que quelque autre découverte heureuse dans les archives et surtout dans les papiers de famille nous en apprendra un jour davantage sur ce Canadien transplanté dont la carrière ne semble pas avoir été banale.Aegidius Fauteux LES DISPARUS l'nmçois-Marie Le Marchand de Liynery—Né à Montréal en 1704, fils de Constant Le Marchand de Lignery, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Anne Robutel de la Noue.Lieutenant en 1744 et capitaine en 1751, il était fait chevalier de Sant-Louis en 1756.Commandant en second à la bataille de la Monongahéla, après la mort de M.de Beau jeu.Succédant à Dumas, dans le commandement du fort Duquesne, il dut, à la fin de 1758, y mettre le feu pour l’empêcher de tomber aux mains de l’ennemi.Il était commandant du fort Machault lorsqu’il fut mortellement blessé à la bataille du fort Niagara, vers la fin de juillet 1758, et mourut quelques jours plus tard, prisonnier des Anglais.11 avait épousé, en 1738, Marie-Thérèse Migeon de la Gauchetière ( Aegidius bauteux.Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1920-1921, p.210). 2°5 REPONSE Les armes des Liénard (XXXVII, p.83) — Peut-être M.Régis Roy permettra-t-il à un héraldiste amateur de lui soumettre candidement quelques observations sur la lecture qu il a lui-même proposée des armoiries des Liénard, dans le Bulletin de février.Il faudrait lire d’après lui: Ecartelé aux 1 et 4 d'or, au chevron d'azur, accompagné en chef de deux têtes d'aigles arrachées de sable et, en pointe, d'une tete de leopard de gueules; aux 2 et 3 d’azur, à 3 quintefeuil-les d'argent, 2 et 1.Je comprends que, n’ayant pas vu de cachet armorié des Beau jeu et ne se fiant pas au dessin imparfait de Daniel, il a simplement risqué une conjecture.Or, il se trouve que nous possédons à la Bibliothèque Saint-Sulpice une lettre écrite le 24 août 1842 par le seigneur Saveuse de Beaujeu et qui porte un sceau aux mêmes armes que celles reproduites par 1 abbé Daniel.Ce sceau, quoiqu'il soit en assez bon état de conservation, ne nous permet pas de trancher définitivement la question quant aux émaux des armoiries des Liénard, mais je crois qu’il peut aider à éclaircir quelques points.Il n'y a aucun doute que le champ du 1er et du 4e quartier y est d’or, ainsi que l'ont d’ailleurs marqué l’abbé Daniel et M.Régis Roy après lui.Il ne paraît pas moins certain que dans les 2e et 3e quartiers, le champ est d’argent, et c’est là que notre sceau n’est plus d’accord avec M.Roy qui veut les 2 et 3 d’azur.Je dis que le champ de ces deux quartiers est d’argent, parce que, alors que le pointillé d’or est très apparent sur les 1 et 4, il n’y a, sur les 2 et 3, aucune trace de hachures verticales ou horizontales, le fonds apparaissant au contraire très lisse.Quant aux pièces ou meubles, il n’v a dans les 1 et 3 que le chevron dont on puisse être sûr qu’il est d’azur.Les têtes d’aigles et celle du léopard sont-elles simplement d’azur à l'instar du chevron, ou, comme le veut M.Roy, sont-elles d’une part de sable et de l’autre de gueules?C’est ce que le sceau que nous avons ne permet pas de dire, pas plus d’ailleurs que 11e le permettrait aucun autre sceau imprimé dans la cire. — 206 — Enfin, aux _> et 3.M.Roy veut que les meubles soient 3 cjuintefeuilles d'argent.C'est bien ce que représente le dessin de Daniel, c’est-à-dire des fleurs a 5 pétales aux bords arrondis, tuais pourquoi le dessin de Daniel serait-il plus exact sur ce point que le dessin tracé par le sculpteur sur la tombe du seigneur de Beaujeu au cimetière de la Cote des Neiges et où aux quintefeuilles sont nettement substituées 3 roues à 5 raies?Sur le sceau que nous possédons, on aperçoit très clairement.non pas des quintefeuilles ni des roues, mais 3 molettes, et, pour préciser, 3 molettes à 5 pointes.Quant à ces molettes, voire même ces quintefeuilles, si quintefeuilles il y a.M.Roy admettra sans doute qu’elles ne peuvent plus être d'argent, du moment que le champ est de ce même émail.Un autre tirerait peut-être davantage du sceau que j’ai trouvé sur la lettre de 1842, mais je confesse pour ma part que c’est tout ce que j'ai pu en apprendre.Je ne veux pas risquer à mon tour de compléter ce qui manque en le devinant, car cela me parait parfaitement inutile.Dans le blason, une chose est parce qu’elle est, et non pas parce qu’on le veut.Ainsi, dans les 1 et 4 des présentes armoiries, il y a autant de chances que les têtes d’aigle soient d'azttr qu’il v en a qu’elles soient de sable, et personne ne peut décider entre les deux à moins d’un document authentique.J’allais oublier la bordure, comme d’ailleurs M.Roy lui-même l’a oubliée dans sa lecture proposée.Sur le sceau que nous possédons, il est clair que cette bordure est dentelée ainsi que l’indique Daniel, mais là aussi il est impossible de découvrir de quel émail elle est relativement au champ.Dans I état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons donc taire mieux que de lire ainsi, et d'une façon nécessairement incomplète, le blason des Liénard: Hcartcié, aux r et 4 d’or, au chevron d'azur accompagné en chef de deux têtes d aigle de.arrachées de.et, en pointe, d'une tête de léopard de : aux 2 et 0, d argent, à 3 molettes de à 5 pointes, et à la bordure dentelée de.Au sujet des armes des \ arin dont il a été question par la même occasion, puis-je demander a M.Roy sur quoi il se base pour affirmer aussi catégoriquement (pie \ arin vient de Normandie alors que 1 anguav le signale comme venant de — 207 Niort, c est-à-dire du Poitou, et avec un luxe de précision qui n est pas ordinaire?Rietstap ne donne pas les armes des Va-rin de la Marre, mais il donne celles des Varin du Colombier qui sont exactement les mêmes que celles gravées sur la fameuse fourchette en argent: De gueules, au chevron d’or, accompagnées en chef de 2 mollettes d’argent et d'un fer de pique du même.Mais Rietstap ne donne pas les V arin du Colombier comme étant de Normandie; il les donne comme étant de Bretagne.Aegidius Fauteux LES LETTRES DE MONTCALM Les lettres officielles écrites par le marquis de Montcalm pendant son séjour dans la Nouvelle-h rance se trouvent dans les Archives des Colonies (série C 11 A, vol.102-104) et dans les Archives du ministère de la Guerre (vol.3417, 3498, 3499, 3540).Les lettres envoyées au ministre de la Marine ( et 424), il est question d'un M.d’Eraque, gentilhomme canadien que Lesueur rencontre en 1701, au pays du .Mississippi, après qu’il avait été pillé et dépouillé par les Sioux avec 0 autres marchands.M.Lesueur laissa d’E-raque gouverneur au fort L'huillier avec douze Français, promettant de lui envoyer des munitions des Illinois dès qu’il y serait arrivé, mais d’Eraque.ayant attendu longtemps sans recevoir de nouvelles et ayant été attaqué, fut obligé d’abandonner le fort, et en 1702, il finit p.ar arriver à la Mobile,,où d’Iberville, "après lui avoir fait bien des honneurs, l’engagea à rester”.Pénicault nous apprend encore qu’en 1708.d’Eraque fut envoyé par d’Artaguette aux Illinois et jusque sur la rivière du Missouri parler aux Sauvages et qu'une fois sa mission accomplie, il retourna à la Mobile.Quel est ce sieur d’Eraque, gentilhomme canadien ?Nous ne rencontrons pas ce nom dans Tanguay ni aucun autre qui en approche.Cependant, parmi les témoignages rendus à l’enquête instituée contre l’neuville en 1707, sur la plainte de Nicolas de la Salle, commissaire de la marine en Louisiane, nous trouvons celui d un nommé René Boyer qui déclare avoir été mis aux fers par Bienville pour avoir refusé de réparer un fusil (pie le sieur Darrac lui avait apporté.il n est guère permis de douter que ce sieur Darrac ne soit le même que le Sr d’Eraque dont parle Pénicault.Mais cela ne nous avance guère, car il n’y a pas plus de B ace de Darrac en t anada qu il n’y en a de d’Eraque._ Notre gentilhomme canadien émigré en Louisiane ne se-iuit-il pas a la fin ce Louis Darec que Ion rencontre parrain a Boucherville en 1085 et qui est dit aux registres cadet de la compagnie de M.de Saint-Cirque 1 En ces temps où l’orthographe des noms propres et autres était livrée à la fantaisie individuelle, il ne faut pas s’étonner que Pénicault ait fait du Sr Darec un Sieur d’Eraque. Duree, qui était cadet de la compagnie de St-Cirque en 11e semble pas être ensuite devenu officier, car il n’ap-parait pas dans Laffilard.11 est probable qu'il quitta de bonne heure les troupes et se fit marchand.11 devait être un personnage de quelque considération puisqu’on voit que d Iberville, en le recevant a la Mobile en 1/01, "lui tait bien des honneurs”.Si quelqu’un des lecteurs du Bulletin en connaissait plus long sur son compte que l’on vient d’en rapporter, il obligerait fort le soussigné en le lui communiquant.A KOI 1)1 us I'autkux LE CULTE DES MORTS Dans un ouvrage publié à Londres en 1829 par John Mac 1 aggart : Three years in Canada (vol.I, p.208), je lis le passage suivant au sujet des Canadiens-français et du peu de respect qu’ils auraient pour leurs morts : Oue ceux qui désirent étudier l’anatomie viennent en Canada; ici ils auront autant de sujets a disséquer qu il leur plaira; ici les résurrection-nistes pourront opérer à ciel ouvert et sans aucun danger.En hiver, les Canadiens français (et ils sont de beaucoup les gens les plus respectables du pays pour tout ce qui est digne de l’humaine nature) déposent dans les églises les cercueils où sont leurs morts, jusqu a ce que le dégel du printemps amollisse la terre et rende l’inhumation plus facile.Et l’anatomiste entre dans les églises sans être dérangé et, se servant à sa volonté, emporte avec lui à sa chambre de dissection tous les sujets dont il peut avoir envie”.Evidemment, il y a de 1 exagération dans ce qui précède, au moins quant aux coudées franches des anatomistes, mais peut-on savoir s’il est vrai qu’il y a cent ans, c’était l’usage dans 110s paroisses de déposer les corps dans les églises mêmes pendant l’hiver, en attendant l’inhumation du printemps ?I’eut-être John McTaggart a-t-il confondu les charniers avec les églises parce qu’ils y étaient attenants.Aeg.F. z 18 LISTE DES REGISTRES DE L’ETAT CIVIL DU DISTRICT JUDICIAIRE D'ARTHABASKA, (AR-.THABASKA.DRUMMOND ET MEGANTIC) Comté d’Arthabaska — Catholiques St-Albert-de-\Yarwick — 1876 à 1929.Ste-Anne-du-Sault — 1S88 à 1929.St-Christophe — 1852 à 1929.Ste-Clntilcle-de-Horton— 1869 à 1929.Ste-Elisabeth-de-Warwick — 1880 à 1929.Ste-Hclène-de-Chester— 1869 a 1929.St-Llandford— 1840 a 1844.1848 a 1929.St-Médard-de-Warwick — 1858 à 1929.St-Norbert— 1845 à >882, 1884 a 1929.Notre-Damc-du-Rosaire — 1893 à 1929.St-Patrice-de-Tingavick — 1857 à 1929.St-Paul-de-Chester — 1861 à 1929.St-Rémi-de-Tingwick— 1881 à 1929.St-\ alère-de-Pulstrode— 1862 a 1929.Ste-Victoire— 1864 a 1929.St-Eusèbe-de-Stanfold— 1848 a 1873, 1876 a 1929.Comte de Drummond — Catholiques St-Félix-de-Kingsey — 1842 à 1850, 1852 à 1859, 1863 à 1868, 1875 à 1929.St-Frédéric-de-Drummondville — 1817 à 1929.Ste-Séraphine— 1914 à 1929.St-Aimé-de-Kingscy Palis— 1875 a 1878.1880 à 1929.St-Cyrille-de-Wendover — 1872 à 1929.St-Eugène-de-Grantham — 1880 à 1929.St-Eulgence-de-Durham— 186)4 à 1929.St-Germain-de-Grantham — 1857 à 1928.St-Jean-de-Wickham — 1865 à 1929.St-Lucien — 1905 à 1928.St-Majorique— 1900 a 1929.Notre-Danie-du-Bon-Conseil — 1898 à 1929.St-Pierre-de-I)urham— (L’Avenir) — 1850 a 1929.St-Edmond — 1917 à 1929.St-Nicéphore — 1917 à 1929. Ste Jeanne-d Arc — 1922 à 1929.St-Samuel — 1897, j 898.St-Bonaventure-d’Upton — 1865 à 1872.Çomtc de Méfiantic — Catholiques St-Pierre-de-Broughton — 1855 à 1857, 1859 à 1863.1879 a 1929.Sacré-Coeur-de-Marie — 1879 a 1929.St-Antoine-de-Pontbriand — 1898 a 1929.Ste-Anastasie-de-A’elson — 1870 à 1929.St-Xathasc-dc-Inverness — 1867 à 1929.St-Alphonse-de-Thetford — r886 à 1929.St-Adrien-d Irlande — 1879 à 1929.St-Calixte-de-Somerset — 1845 à 1929.St-Désiré-du-Lac-A’oir — 1890 à 1929.St-Ferdinand- d’Halifax — 1857 à 1929.St-Jacques-de-Leeds — 1858 a 1866, 1902 à 1929.Ste-Julie le-Somerset — 1854, 1856 à 1929.St-Maurice-de-Thetford — 1906 a 1929.Notre-Dame-de-Lourdes — 1893 à 1929.St-Pierre-Baptiste— 1886 à 1929.Ste-Sophie-d'Halifax — 1855 à 1929.Robertsonville— 1914 a 1929.St-Jean-Baptiste-Vianney — 1925 à 1928.St-Joseph-de-Côleraine — 1917 à 1929.Hôpital St-Julien (St-Ferdinand-d’Halifax) — 1921, 1924 à 1929.Hospice des Soeurs de la Charité f St-Ferdinand-d’Halifax) — 1899.Eglise Anglicane — Protestants lO^DrunmiondviUe —- 1823 à 1857, 1861, 1863, 1865, à Durham — 1852, 1857, 1861 à 1863, 1871, 1873 1877 1879 à 1926.’ ’ Inverness — 1859 à 1929.Thetford-Mines — 190; à 1929.Ireland & Maple-Grove — 1838, i860 à 1929.Leeds—* 1855.1858 a 1863, 1865 à 1929. Kinnear’s Mills— 1903 à 1907., Kingsey — 1840 à 1852, 1854 à 1859» [86i à 1863, 1865 à 1929.Kingsey-Falls ) Lome & Trout) 1912 à 1921, 1923 à 1929.Brook ) Tingwick—1843 à 1846, i859 à 1862.1863 à 1908, 1910, 1911, 1922.Eglise Congréyationncllc — Protestants Durham (Ulverton) — 1842 à 1848, 1852 a 1870.1872.1874 à 1876, 1891, 1893 à 1898, 1900 à 1910.1913, 1915 à Inverness — 1883.Eglise Baptiste — Protestants Kingsey & Durham — 1859 a 1862, 1864.Inverness— 18(14, 1871, 1872.Kingsey-Falls— 1876 a 1878, T886 à 1889.Warwick — 1865 à 1873.Eglise Trinité — Protestants Durham (Ulverton) — 1863 à 1870, 1872, 1874 à 1876, 1878.Eglise Méthodiste — Protestants Inverness — 1859, 1872, 1875 à 1925.Thetford-Mines— 1910 a 1927.Leeds— 1858 à 1887, 1889 à 1897, 1899 à 1909.Ireland— i860, 1864 a 1871, 1873.Ulverton— 1917, 1918.Durham (Ulverton) — 1871 à 1925.St-Paul-de-Chester — 1898, 1899.St-Philippe-de-Chester — 1904 à 1906, 1911, 1915.Holiness Movement Church •— Protestants Ireland— 1902, 1906.Inverness— 191 1, 1913.Inverness & Ireland — 1911. 221 Eglise Presbytérienne — Protestants Inverness — 1858 à 1929.Leeds — 1858 à 1928.Kinnears Mills— 1899, 1901, 1902.190^ à [920, 192?à 1925.Eglise Unie — Protestants Drummondville— 1928, 1929.Inverness — 1926 à 1929.Ulverton — 1926 à 1928.Leeds — 1926.Thetford— 1926, 1928, 1929.Kinnears Mills— 1926a 1929.Standard Church — Protestants Inverness — 1927.Millfield — 1928.5" écréta ire-Tréso ri c r Thetford-Mines — 1924.LES DISPARUS J acqucs-E rançois Le Gardeur de Courtcmanchc — Jacques-François Le Gardent* de Courtemanche, né en 1711, était fils de Charles LeGardeur, sieur de Croisille, et de Marie-Anne Robineau.Enseigne en second en 1736, enseigne en pied en 1743, lieutenant en 1748, il fut fait capitaine en !75() et chevalier de St-Louis le 24 juin 1760.Il avait épousé en premières noces, à Montréal, le 26 août 1737, Marie-Louise, fille de Pierre de St-Ours et d’Hélène Céloron de lilainville.11 passa en France, après la conquête, mais nous le retrouvons en 1/60 a Montréal, où il convole en deuxièmes noces avec Madeleine Lefebvre, fille de François Lefebvre Duplessis, ancien major de Montréal, et de Catherine Pelletier.En 1770, il vivait retraité à Loches, en Touraine, avec 600 livres de pension.(Acgidius Fauteux, Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1920-1921, p.213). ] 51 GAULT D'AU B R E VILLE Louis-Nicolas-Emnianuel de Bigault d’Aubreville, dont la double particule nobiliaire parait avoir impressionné Zed, si j’en crois le Bulletin de février dernier, est arrivé en Canada vers la fin de juin 1813 avec le régiment de Watteville dont il était quartier-maître depuis 1807.Peu après cependant il demandait à permuter et il passait dans les l oltigenrs Canadiens avec le grade de capitaine.C est en cette qualité qu’il a fait la guerre de 1813-1814.Le 2a juillet 1815, lors du licenciement des troupes, il tut réformé ou placé a demi-paye.Tout ce que nous savons de lui par la suite, c’est qu’il fut pendant quelque temps, aux alentours de 1820, chef du guet à Montréal, c’est-à-dire chef de ce qui était alors la police.Il devait avoir besoin de cette place, car, en dépit de l’éclat nobiliaire de son nom, il n’était guère florissant.En 1818, il devait encore son uniforme acheté à Londres et on annonçait dans la Gazette de Québec du 27 avril de cette année qu’une propriété qu’il possédait dans le faubourg St-Laurent à .Montréal avait été saisie à la demande de Benjamin Carder & Co., "Army Clothiers” de Londres, et devait être vendue le 24 août suivant.Lors de son arrivée en Canada, il était déjà marié à Catherine Kibenski et il amenait avec lui au moins un fils, car, parmi les élèves du Collège de .Montréal à la rentrée de septembre 1813, nous trouvons déjà b'.-X.de Bigot d’Aubreville.Il avait aussi une fille Janina (pii mourut à Montréal peu après son arrivée, le 7 septembre 1814, à l’âge de 11 ans.Le 15 avril 1816, Emmanuel d’Aubreville faisait encore baptiser à Montréal un fils.Louis-Alexandre-François-Georges-Frédéric, né le 9, et, le 26 juillet 1819, une fille, Marie-Anne.En février 1833, son fils François-Georges-L’ouis-Alexandre épousait a Montréal Jeanne Pease, fille mineure de William Pease et d’Annie Ilopcroft, du comté de Buckingham, en Angleterre.Le jeune époux est dit dans l’acte fils mineur.En effet, il n’avait pas encore tout-à-fait 17 ans, étant né le 9 avril 1816. — 223 — Nous voyons encore qu’en 1835, d’après l’Ami du Peuple du 22 juillet de cette année, Ferdinand d’Aubreville ‘•s’est décidé à ouvrir une école de musique à Montréal sur la Place d Armes .Ce Ferdinand est assurément un fils il Emmanuel d Aubreville, né avant 1 arrivée en Canada, et (ju’il faut joindre au F.-X.d’Aubreville élève du Collège de Montréal en 1813.Ferdinand apparait lui-même au catalogue du Collège comme ayant fait partie du cours 18201828.' Qu’est-il advenu finalement des Bigault d’Aubreville ?1 our notre part, nous n en trouvons plus trace après cette annonce de 1835 et quant au père lui-même, Emmanuel d’Aubreville, Ki dernière fois que nous constatons sa présence, c est au mariage de son fils François-Georges, alors qu’il signe à l’acte en février 1833.La famille de Bigault, d’après Chaix-d’ Est-Ange, est une des plus connues parmi les anciennes familles de gentilshommes verriers de l’est de la France.Une de ses lignes a adopté 1 orthographe Bigot, et celle qui reste connue sous le nom de Bigault se partage elle-même en plusieurs branches dites Bigault d Aubreville, Bigault de Signemont, Bigault de Maisonneuve, Bigault de Fouchères, Bigault de Préfontaine, Bigault cl’Avocourt, Bigault de Granrut, et Bigault de Par four u.Les armes de la famille sont : d’azur à trois furets d'or (alias d’argent) 2 et 1, et 3 étoiles d’argent, une en chef et deux en pointe.Aegidius Fauteux LES DISPARUS M.de Pontleroy — M.de Pontleroy avait d’abord été nommé ingénieur à File Royale en janvier 1755.Deux ans plus tard, en 1/5/, il était transféré au Canada comme ingénieur en chef et commandant le corps du génie.A son arrivée, le 10 mai 1759, M.de Bougainville lui apportait le brevet de lieutenant-colonel.M.de Pontleroy repassa en France, en 1760, sur le même navire que le chevalier de Lévis ( Aegidius Fauteux, Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1920-1921, p.211). — 224 — C \ XT I OU ES ET CIIAXSOXS SUR I.A PRISE DU FORT CHOUAGUEN On conserve à la Bibliothèque Nationale, à Paris, un petit cahier qui porte pour titre Cantique (sic) et chansons sur la prise du fart Chouaguen.Ce cahier, sûrement, date des dernières années du régime français au Canada.Xous donnons ici toutes les chansons du petit cahier en question d’aprè> une copie photographique que nous devons a M.Claude de Bonnault.Xous reproduisons scrupuleusement chaque chanson avec ses fautes d orthographe et de ponctuation.Xous n’avons rien changé au texte original.sur l’air : adorons 'Tous &ra 1 Auguste Revue aujour de vôtre leste de Chouaguen nous faisons la conqueste ce jour trois fois heureux de votre assomption assure a ce pays vôtre protection votre protection 2 Depuis longtems L’anglois avec audace avoit sur nous usurpé cette place mais ne Scavoit-il pas qu’en s'attaquant à Xous 11 pouvoit attirer Sur luv votre Cottroux, Pis 3 De nos soldats le Belliqueux cortège Sous votre Xom en commence le siege vous dirigé/, leurs liras, leurs canons, leurs mortiers n'Est-ce donc pas a vous que sont défis les lauriers, bis 4 Les Murs tombent sous leffort de la foudre, le fer le feu réduisent tout En poudre tu ne subsiste plus orgueilleuse cité tes soldats sont heureux destre en captivité, bis — 22 5 ~ 5 Montcalm, Rigaud, et toute leur armée Inviteront la prompte Renommée a publier par tout (pie cest a votre doigt qu’ils doivent le succès de ce Brillant Exploit, bis 6 Le general dont la haute sagesse remplit ces lieux de joye, et dallégresse n’a jamais oublié dans ses nobles travaux Que c’est a vous qu 11 dû l’honneur de ses drapeaux, bis 7 Nous nous joignons aux doux concerts des Anges pour annoncer votre nom vos louanges de vos divins bienfaits, le present l’avenir graveront dans Nos Coeurs un Constant souvenir, bis (1) CHANSON sur l'air : stila qui a pincé Bcrgopsom &ra 1 Stila qui a pincé Chouaguen.Bis Scait vrayment bien manger son pain.Bis Dam c'est Stila qui a du mérité et qui trousse un siege vite 2 Comme alexandre 11 est petit.Bis mais il a bien autant d'Esprit.Bis il en a toute la vaillance de Coesar toute la diligence 3 Je tenons Messieurs les Anglois.Bis qui vouliant tant faire les mauvais.Bis (1) Publiée i"ir le ü.P.Ilngolin liant, la \nucrllc-Vranvr, en 191.'!, d’après un texte conservé à niôtel-Dieu de Québec. Dam c’est qu’ils vous aviant trouvés des drilles qui avec eux portiants des Etrilles.4 quand notre bon Roy scaura tout-ca.Bis morbleu que daise il en sautra.Bis il voira bien que son Infanterie Soutiendra bien sa Colonie.5 Javons Chanter un Tedeum.Bis qui ne rejouit pas les buveurs de Rttm.Bis Si le bon dieu punit leur malice ma foy c’est qu’il leur rend justice.6 Morbleu que jaimons Not General bis qui nous a preserve du mal.bis que ces messieurs de l’angleterre auriant tous bien voulus nous faire 7 Stila qui a fait cette Chanson, bis est un grenadier bon luron bis qui donneroit volontiers sa vie pour le salut de sa patrie (1) AUTRE sur Lair 1 Dou Diable viens tû dis moy donc Guarguille a ton jâ Battu II) Publiée par I, It.P Hugolin .lnns |„ \ ou rcll,-France, en 1913 diiptvs un texte conserve u l’Hotel-ltieu de (Jucher Toutefois i.’ du cahier de la Bibliothèque .Nationale a un couple» ,1e plus que eÎlTde varient un peu.l’Hôtel-Dieu ; de plus, les deux chansons — 227 — ce Bourye d’Anglois par la sembleu lamy Montcalm est un drille qui la bien tost mis aux derniers abois Chouaguen avec ses forts est pris, brûle, Grille ses Barques, ses ports subissent nos loix 2 Ca de tout costés faisons une feste L’anglois démonté est pris comme un sot ces dix huit cent Gâs qui faisoient la beste sont pris mis a bas sans plus dire mot a Montcalm je bois 11 marche à la teste des braves françois Je bois au moins pot 3 Buy que les Anglois aviants pris En traitres Rigaud Notre Chef ça console toy tiens les a ton tour traite les En maître qu’ils fassent la Cour qu'ils reçoivent la loy de ton fraire aine qui fait reconnoitre a tout l’ennemy lempire du Roy — 228 — 4 Ce Grand General plein de prévoyance qui fait tant de mal a Notre voisin vous Enlevé un fort avec plus daisance que moy rouge bord je ne bois de vin Canadiens françois Sous Sa Vigilance Courants sur l’anglois ' En voyront la fin AUTRE avec Raison Le Roy Georges aura lhumeur Noire avec Raison 11 se fachera tout de bon quand il apprendra la Victoire dont le Canada se fait Gloire avec Raison AUTRE Sur Lair : vous me demande.1: nue Chanson 1 Célébrons tous du grand Vaudreuïl la sagesse, et la gloire toute l’angleterre est En deuil au Bruit de sa Victoire Chouaguen n’est plus Nos soldats L’ont forcés de se rendre et ses murs ne sont plus qu’un tas de poussière et de Cendre — 22g — 2 En vain Loudon de ses Guerriers y rassemble lelite Montcalm avide de lauriers n’y courre que plus vite Bellonne luy prette son Char et sur de la fortune des trois choses que fit Coesar Il n’en omet aucune 3 Déjà je vois de Nos héros une troupe intrépide s’élancer au milieu des flots et franchir un rapide Rigaud leur montre le Chemin et marchant a leur teste porte lalarme, et Chouaguen devient notre Conquête.4 Enfin les Voila dans nos fers ces hommes redoutables ces braves qui domptent les mers sur terre Ils sont traitables dez les premiers coups de Canon leur bravoure imbecile sallarme, et vient dans nos prisons Demander un azile.5 A Carillon l’on dit pourtant qu’ils auront leur revanche autant en emporte le vent Us souflent dans la manche Les Canadiens leur font peur et loudon est trop sage pour ozer contre leur valeur mesurer son Courage.* J3° — Mais de tous ces Exploits Brillans qu’elle est lame secrette on la C st par ses talens faut il d'autre interprette ouy c’est Bigot qui des Vangeurs Soutient le bras terrible et fait Circuler dans les coeurs cette force invincible.( 1 ) AUTRE sur loir : Sortons de nos Retraites 1 Amis chantons la Gloire de nos braves François célébrons leurs victoire Célébrons leur Exploits qu’en pensera le prince quand Manchault luy dira Sire entre vos provinces vive le Canada 2 Vaudreuil par sa prudence y prévient le hasard Bigot par prévoyance y fournit les remparts Le soldat, la milice .soumis au General pour le Bien du service voile au premier signal 3 De la Neuve Angleterre un des forts Boulvards mis aniveau.de terre (1) Publiée par le K.I’.Hugolin dans la Nouvelle-France, en 1913 d’après un texte conservé à l’Hôtel-Dieu de Québec.5 tirer ses Etendards toute lartillerie ses vivres ses Vaisseaux et son infanterie Respectent Nos drapeaux.4 Dontario les ondes sont dans Ictonnement de voir (pie tant de monde se rendent en ce moment cessés votre surprise scachcs (pie Nos Guerriers sur lean de la tamise Remportent des Lauriers.Autre 1 Qu’on ne nie parle plus d’Anglois.Bis ils ont trop grand peur des françois Ion lau la derirette ils n’ont pas Encore put tenir Ion lau la deriré 2 Dernièrement a Chouaguen.Bis du siege ils ont voulu la fin &ra quand ils ont vû Rigaud venir &ra 3 Ces moutons ont scû dans leur parc.Bis qu’a la teste de Bourglamarque &ra une Balle vous lattrapit &ra 4 Qu’elle teste ont donc ces Gens la.Bis s’ils sont disoient-ils tous comme ça &ra par bleu pouroit on les havir &ra — 232 — 5 Si les Anglois sont des peureux.Bis ils sont du moins industrieux &ra leur Goucet ils ont scu Garnir &ra 6 A la santé de leur Bon Roy.Bis qu’ils ont si bien servi ma foy &ra ils boiront le jour, et la nuit &ra 7 Celuy qui a fait cette Chanson.Bis est ministre de Chalouton &ra qui est témoins de tout cecv &ra Autre 1 Le françois comme l’anglois prétendent soutenir ses droits voila la ressemblance le françois par Equité L’anglois par Duplicité voila la Différence 2 Langlois fait des Prisonniers nous En faisons a Millions voila la ressemblance le françois les traite bien mais langlois les traite en chien voila la difference 3 il nous a pris des Vaisseaux nous luy prenons des Chateaux voila la ressemblance il nous rendra Notre bien — 233 — Et nous Garderons le sien voila la difference 4 Chouaguen vaut Beauséjour chacun trompe à son tour voila la ressemblance mais vis avis port mahon quat il a mettre de bon voila la difference 5 Langlois cherche les lauriers autant en font nos Guerriers voila la ressemblance Xos Guerriers En font amas L anglois n’en moissonne pas voila la difference ( i ) Autre adressée à M.Le Marquis de Vaudreuil Gouverneur General 1 de Notre nouvelle france General plein de \ aillance Pont, patapon tararepont pont dans ces jours ou Chouaguin vient de tomber sous ta main je te fais la reverence.Pont, patapon.tararepont pont 2 Anglois toutes vos mesures deviennent des aventures &ra qui Grossisent nos journaux et surtout vos vains travaux allongent vos figures &ra (1) Publiée par le K.I’.Huge il in dans la XomeUc-France, en 1913, (i après un texte conserve à l’Hotel-llieu de Québec.Il y u cependant plusieurs variantes entre les deux textes. — 234 — 3 on dit que du fort duQuesne vous abandonnez la Rhone &ra que Contre nos autres forts vous tournés tous vos efforts mais nous Changeons la scene &ra 4 Chouaguin qui se redresse c’est a toy que l’on sadresse &ra c’est Montcalm avec Rigaud qui ont taté ses crenaux que pour les Réduire en pieces &ra 5 ils vouloient en leur présence un peu vous voir En Cadence &ra ces Messieurs aiment le Bal c’est au bruit de l’arcenal qu’ils font Elever la danse &ra 6 du françois, et du sauvage vous avez vu le tapage &ra au son de leur instrument font sauter vos regimens bien autrement qu’au vilage &ra 7 Estoit-ce par bienséance qu’ils ont fait la reverence &ra Non je crois que Vos soldats navoient point apris le pas d’une telle contre danse &ra 8 Pendant ce remue menage loiseau tombe avec sa Cage &ra 235 — lassé de Nus tourbillons ils amènent pavillon et sen vont plier Bagage &ra 9 de ce grand bal sans mesure pour achever la parure &ra le sauvage Dague en main sans papier sans autre trein leur fait une frisure &ra 10 c’est fait de votre hermitage adieu tout le tripotage &ra le Rhom n’aura plus de Cours du Castor et des peaux d’ours vous naurés plus le plumage &ra 11 Puisquainsy Ion vous Degraise et qu’on vous tient dans la presse &ra Retournés dans vos hamaux Repliés tous vos drapeaux ne battes plus sur la Caisse &ra 12 Javois prevu cet orage quand vous mondés sur le rivage &ra car vous Scavez que villiers avec tous ses Estafiers vous fait payer le peage &ra 13 vous faite vous une Gloire de ne vouloir donc rien croire &ra vous sentez qu'il vient un tems ou l’on en est les dupes et c’est la fin de lhistoire &ra — 236 — 14 Pour qu’on scache dage en age le héros d’un Tel ouvrage &ra Marqués dans votre Recüeil que le Marquis de Vaudreuil , vous fait a son badinage Pont &ra ( 1 ) Autre sur fuir du Grand Maurice 1 Que la tidelle renommée sur les ailes des vents porté du Grand Vaudreuil publie les Rxpoits et de louis le juste Choix a qui pouvoit il mieux remettre lhoneur de la Gloire, et des lys qu’a celuy qui pretend Soumettre a son pouvoir tous ces pays 2 dans luy la force et la prudence avec la foudre de la france fait redouter le septre de nos Roys dont il soutient si bien le poid un coup d’Eclat de sa puissance marque lheureux Commencement et semble annoncer par avance de ses armes le denouement 3 Que de victoires signalées Que de provinces dezolées par combien dautre Rapides succès son reigne illustre ses progrès des Ruines encore fumantes (1) Publié par le II.P.Hugolin dans la Nourcllc-Francc, en 1913, d’après un texte conservé à l’Hôtel-Dieu (le Québec. — 237 — des Ennemis les Bataillons sont pour luy des preuves parlantes qu’il Conserve dans ses prisons 4 ainsi de Vaudreuil sous lempire le Canadien vit, respire il Court, il vole au Combat sous ses loix par sa valeur vange ses droits pour le bon heur de sa patrie Louis conserve nous longtems Notre soutien Notre vie nous t’admirons dans ses talens (i) Autre sur le moue air a M.de Montcalm Maréchal des Camps 1 Du laurier qu’on coup une palme pour Couronner le grand Montcalm que de Chouaguin la reduction Rende le Vainqueur de Lalbion a qu’el honneur ne peut prétendre Le Noble auteur dun si beau fait trois forts rasés réduis en Cendres tel est son premier Coup d’Essay 2 Pourquoy donc toutes ces alarmes qui faisoient craindre pour nos armes ce fort qu’on peu en si peu démonter estoit-il tant a redouter ignoroit-on que la presence du General de nos françois devoit Dompter hors de deffense les Bataillons des fiers Anglois (1) Publiée par le R.P.Hugolin dans la Nouvelle-France, eu 1913, d’après un texte conservé à l'Hôtel-Dieu de Québec.Variantes. ah ! qu elle douce Espérance un chef de tant de diligence qui ressemble avoir bellonne a ses Cotés flatte tous nos Coeurs rassurés En vain veut-on vanter la force des Regimens de Carillon mais ce n'est au plus qu’une amorce pour montcalm, et scs Compagnons fin LA VOIRIE EN 1749 Au temps où il n’y avait ni pelle à vapeur, ni charrue tirée par des tracteurs à essence ; lorsqu’il fallait faire un chemin pour les voyageurs en voiture ou à pied, on n’avait qu’une ressource, embaucher autant d’hommes que possible et les mettre à l’oeuvre.Voici ce que nous en dit le savant suédois Kalm lorsqu'il visita le Canada, il y a près de deux siècles.Le 23 juillet 1749, il part de Saint-Jean dans la matinée pour se rendre à Laprairie, d’où il devait traverser à Montréal.Le chemin entre Saint-Jean et Laprairie était en “construction”.“ Après une course d’un mille français, nous nous trouvâmes à gauche dans les terres.Le pays est bas, boisé et passablement humide pour la saison, nous n’avancions qu’avec beaucoup de difficulté.Mais il ne faut pas oublier que le fort Saint-Jean ne date que de l’été dernier, ainsi que la route (pu y conduit, ce qui explique pourquoi elle n’a pas acquis un degré de solidité convenable.“ Deux cents hommes, à la solde du gouvernement et recevant chacun un salaire de trente sous par jour, ont mis trois mois à faire ce chemin ; les travaux seront repris à l’automne prochain ”.Trente sous par journée de douze heures.C’était la règle.Mais trente sous achetaient alors ce que nous payons un à quatre dollars aujourd’hui.E.-Z.Massicotte — -39 — A TRAVERS “NOVA FRANCIA” Acadiens.— Certificats concernant l’état civil, 1764.IV, 183-187.Acadiens et Saint-Pierrais, I, 34-36.Anville.— Mort du duc d’Anville, IV, 176-177.Aubin de Niverville.— Les Aubin de Niverville de Montizambert et les Boucher de Niverville de Montizam-bert, V, 411.Beauchesnc {'lit.)- — B rouage à l’époque de Samuel Champlain, I, 57-61.—Les Barons de Longueuil, IV, 311-315; 362-367.Becdelièvre (A.de).— Notes sur le P.Guillaume Loyard, III, 161.Belle-Ile.— \ ieux Papiers.Pétition des habitants de Belle-Ile, IV, 188.Bertereau.— Martine de Bertereau, baronne de Beausoleil, I, 280.Besnard (Joseph).— Les préliminaires de l’émigration percheronne au Canada, V, 66-75.—Les diverses professions de Robert Giffard, IV, 322329.Boucher de la Broquerie.— Les noms des Boucher de la Broquerie.L’abbé de la Corne chez les Boishébert en Normandie.II, 35, 138.Boucher (Pierre).— Les fêtes en l’honneur de Pierre Boucher à Mortagne-au-Perche, les 20 et 21 août 1927, II, 241-252.—Le monument de Pierre Boucher à Québec, I, 271-272.—Documents divers sur Pierre Boucher, I, 262-270.Bourbonnais.— Deux Bourbonnais au Canada.(Nicolas Guillaud dit la Chaume; Jean Mérault).J, 131.Bures (Jean de).— Le Vitrail de l’Eglise Notre-Dame de Mortagne-au-Perche.(Dédié à Pierre Boucher) III, 15-16.—Vieux bouquin.Ce qu’un Lieutenant de la Navigation et du Commerce pensait du Canada au milieu du XVTIe siècle.(Thomas Le Fevre).III, 372-379. Baron (Edmond).— Pierre d Ailly et la Décoin erte de l’Amérique.11,264-266._ —Le Commandeur de Sillery, V, 193-229.Canada.____ Protestation Contre l’Abandon du Canada.(Adresse à Choiseul par les Directeurs du Commerce de la Province de Guyenne).I\ , 248-251.Canadiens — Canadiens ou Canadois.TT, 286.Cathclincau {Emmanuel de).— Les Lièrent de Bail-leul.T, 62-74.—D'un Sanflorain qui s’en alla mourir en Canada.I, 171-176.—Au Cimetière de Picpus.\ ictoire Conen de Saint- Luc et le Canada.I T, 82-89; 110-122.—Antoine barras ou Le Toil aux Sept \ isages.TT, 212-224.—Etudes sur Roland Michel Barrin de la Galissonniè-re.Sa sépulture.TT, 275-284; ITT, 32-37; 84-90.—Gens d’Auvergne en Canada.Le sieur de Verne-rolles et ses amis.ITT, 150-161._ —Les Liénard.Sieurs de Beaujeu, Saveuse et Ville-momble.TTT, 327-354.—Gens d’Auvergne en Canada.L’abbé de la Corne, généalogiste.TV, 259-282.—Le Portrait de Louis X\ à Québec.\ , 76-85.—Quel jour Cartier rentra-t-il de son troisième voyage?V.97-99.—La Minute Notariée du Contrat de Mariage de Champlain, V, 142-155.—Les Joly de Marval.V, 230-235.Chcminade (E.).— Les Provinces de France et la Nouvelle-France.Emigrants au Canada venant du Nivernais.T.75-76.Costebelle.— Pastour de Costebelle et les Officiers de la Garnison de l’Tle Royale.TT, 177-180.—Une Lettre Inédite de la Fille de Philippe Pastour de Costebelle datée du 1er Octobre 1726.TTT, 33-34.David (Dr ./.).— Pour l’Acadie.A propos d’un ouvrage récent.(New England’s Outpost Acadia before the Conquest of Canada, by J.Bartlet Brebner).TV, 101-109. — 241 — David (Père Albert).— Les Missionnaires du Séminaire du Saint-Esprit à Québec et en Acadie au XVI Ile siècle, I, 9-14; 52-56; 99-105; 152-159; 200-207.—Le Baron de l’Espérance.I, 231; 279.—Thomas Bichon, Le “Judas” des Acadiens (17001781).III, 131-138.—L’Evolution acadienne.Il, 52-56.—A Propos du Testament de l’abbé Maillard.II, 99109; 149-163.Demaisicre (h.).— Lu Bourguignon Gouverneur de Montréal, Jean Bouillet de la Chassagne.1, 132-134.Dollier.— Vieux documents (François Dollier) III, 207-208.;—LTn Breton Supérieur du Séminaire de Montréal (Résumé par M.Grandet de l’éloge funèbre de Dollier de Cas-son, de M.de Belmont).Ill, 183-186.Dossiers.— Quelques dossiers personnels : : ; Achard.V, 42-46.Aché.V, 47.Agnes.V, 48-49.Aguiton-Desroches.V, 121-122.Aigrement, d’.V, 170-174.Ailleboust (Chs.Joseph).V, 175-180.Ailleboust (Chs.Philippe).V, 181-1861 236-238.Ailleboust de Musseaux.V, 239-247.Agrain (Comte d').V.50-56; 100-120.Drouas de la Plante.— Charles I Louas de la Plante I, 137, II, 93.Elephant.— Naufrage de l’“Elephant”.Relation du Voyage de Canada de l’année 1729.V, 370-394.Estournel.— Vieux papiers.Suicide du Chevalier d’Estournel.IV, 178-180.Faut eux (.Aeqidiits).— Bouchot.111, 190.—Le R.P.Dupuy.III, 190.Galifet.— Un frère du gouverneur des Trois-Rivières, Joseph de Galifet, compagnon de Ducasse.1, 86-87.Gauthier (Pierre).— Les LaRoque de Roquebrune en France et au Canada.IV, 330-341. — 242 — Godbout (P.A.o.f.m.).— Angevins au Canada en avril 1636.II, 263.Gobillot (Rene).— L’Emigration Percheronne au Canada.(Conférence).III, 17-31.Grosourdy de Saint-Pierre (Marquis de).— Un Cousin Canadien en Normandie au XV I Ile siècle.(Charles des Champs, sieur de Boishébert).11, 25-27.Herpin (Julien).— Les Provinces de France et la Nouvelle-France.Les Malouins colonisateurs du Canada.Les Acadiens déportés dans la région malouine.II, 181-186; 229-234; III, 111-118; 309-314.Hertel ( R.de).— Michel d’Agneau d'Ouville et sa famille.IV, 218-229.—Les Armes des Boucher de la Broquerie.I, 246248.| Hertel de Rouville \.— Généalogie de la famille Hertel, telle que transmise par l’hon.J.B.Melchior Hertel de Rouville.V, 156-169.Houdin.— Michel Houdin.II, 286.(Incarnation).— Lettre de Mère Marie de l’Incarnation à son fils (loin Claude Martin, bénédictin, à Paris, (Québec, 6 nov.1662).I, 254-256.Irumberry de Salîiberry.— Michel d’Irumberry de Sa-laberry.Il, 237.Jalabcrt (Louis, s./.).— Les Archives de la Compagnie de Jésus à l'Exposition.(Exposition Rétrospectives des Colonies Françaises Paris, 1929).IV, 131-139.Jamct (dom Albert).— Les écrits de Marie de l’Incarnation.111, 194-206.Jouve (frère Üdoric-Marie).— Le frère Didace Pelletier franciscain.Documents dieppois.IV, 195-215.La "Four.—- Vieux documents.Acte de tutelle des enfants de Jacques de Saint-Etienne de la Tour, 1699.I, 212216.Lanctôt (Gustave).— Nouvelle-France et Canada.IV, 66-78.—Les Cantiques des Acadiens.IV, 216-217.Lévis-Mi repoix (duc de).— A propos de la révolte des Métis.II, 147-148. — 243 — Leymaric (A.Leo).— Pages d’Histoire.Inédits sur le Fondateur de Villemarie.I, 20-33.I ages d 11 istoire.Inédit sur le Fondateur de Québec.I, 80-85.—Quelques Associés de 113-123.la Compagnie de Montréal.I, —Martine de Bertereau, baronne de Beausoleil.1, 280.—Le Canada pendant la jeunesse de Louis XIII I 161-170.' ' ’ C laude d Lue du Puy-Saint-Martin.Seigneur de Chaudebonne.I, 209-211.—Le Fief Grosbois (1653-1854).1, 257-261.Louise de t homedey et les Débuts de la ( ongrégation de N.-D.à Villemarie.Il, 28-32.—Courieu, assassin du comte d’Agrain.II, 237.—Deux crimes à Neuville-sur-Vannes au XVIle siècle.Assassinat de François Iîouvot et de Jacqueline de Chomedev II, 164-169.y' —-Le Fondateur de Montréal.Paul de Chomedev.II 207-211.3 ’ —Le surintendant Fouquet, Vrice-Roi d'Amérique III, 124.Lettres de Mère Marie-Andrée Duplessis de Sainte-Hélène — Supérieure des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec.II, 67-78; 133-137.III, 39-56; 94-110; 162-182; 220-237; 279-308; 355-361.IV, 33-58; 110-123; 230-247282-292; 368-380.V, 92-96; 248-252.—Robert Chevalier dit de Beauchêne, Capitaine de ldi-bustiers dans la Nouvelle-France (23 avril 1686 — 11 déc 1731).V, 358-362.—Table Annotée du Volume I de Nova Francia ( 19251926).Numéro spécial de Nova Francia._—'fable Annotée du Volume II de Nova Francia (19261927).Autre numéro spécial de Nova Francia.Lomiçr ( Dr).— Les Provinces de France et la Nouvelle-France.Quelques Picards en Canada.I, 76-79- 124131; 217-229; 273-278.Louisbourg.— Vieux papiers.Relation du siège de Louisbourg.1745.IV, 171-175. — 244 — Madeleine.— Les lies de la Madeleine et les Madeli-nots.A propos d’un livre récent.II, 225-228.Menou.—Vieux documents, Charles de Menou.III, 91-93.Meunier (Paul).— Les Du Chat fault.Notice historique.IL 202-206; 253-262; III, 70-81; 139-149; 209-219; 258-270.(Montcalm).— Vieux papiers.Lettres du Marquis de Montcalm.IV, 181-182.Montréal.— Origine du nom de Montréal.I, 231.II, 141; 188.Moras (C.B.).— Pierre Boucher d’après le “Journal des Jésuites" (1646-1666).1,249-253.—Les Provinces de France et la Nouvelle-France.Angevins au Canada en Avril 1636.1, 177.Pi follet (Camille).— Les Scandinaves et le Saint-Laurent.I, 187; 232.(Idles (le P.Sebastien).— Une relation inédite de la mort du P.Sébastien Racle, 1724.— Lettre circulaire du P.Râles massacré par les Anglois le 23 aoust 1724 en Canada.IV, 342-350.Rattier (Chanoine L.).— Discours prononcé en l’église de Notre-Dame de Mortagne-au-Perche, le 21 août 1927, III, 8-14.Révolution.— La Révolution de 1837 et la France.I, 89.Il, 142.Roqucbrune (R.La Roque de).— Le Voyage d’un Canadien à Paris en 1785.(Louisde Salaberry).1, 15-19.-Un grand diplomate canadien : l’abbé de la Corne.1, 106-112.—Québec, Le Château Frontenac et le Château Saint-Louis.' I, 180-185.Roqucbrune (IL La Roque de).— Pierre Boucher écrivain.I, 243-245.—Une Canadienne du X\ 111e siècle.Mademoiselle de Leigne.II, 57-66.—M.William Grant, Homme d’Affaires.Il, 123-132.— Bigot et les Commandants des Postes.II, 173-176. — 245 — —Aymar de Clermont-Chatte, Gouverneur de Dieppe et Lieutenant général de la Nouvelle-France.II, 267-274.—M.de Pontois et la Rébellion des Canadiens-Français en 1837-38.III, 238-249; 273-278; 362-371.IV, 332; 79-100; 293-310.—Les Demoiselles de Thavenet.V, 86-91.—Particules, surnoms, titres et armoiries.V, 363-369.Sagard-Theodat.— Vieux documents.(Le Père Sa-gard-Théodat, à Paris, en 1638.I, 212-216.Sainte-Hélène.— Lettres de Mère Marie Andrée Regnard Duplessis de Sainte-Hélène, voir A.Léo Leymarie.Saint-Laurent.— La baronne de Saint-Laurent.I, 187.Saint-Pierrais.— Acadiens et Saint-Pierrais.I, 34-36.(Saint-Vallier).— Vieux documents.Mandement de Mgr de Saint-Vallier, 1719.1, 212-216.Scsmaisons (Pierre de).— Vieux documents.Raisons Qui Peuvent Induire Sa Sainteté A Permettre Aux Francois Qui Habitent La Nouvelle-France Despouser Des Filles Sauvages Quoy Que Non Baptisées Ny Mesmes Encores Beaucoup ïnstruictes A La Foy Chrestienne.IV, 143145.Société d'Histoire du Canada.— Actes de la Société d'Histoire du Canada.I, 1-8; 49-51; 97-98; 145-151; 193199 ; 241 -242.11, 1 -2 ; 49-51 ; 97-98 ; 145-146 ; 193-201 ; 241-252.Ill, 1-7; 65-66; 129-130; 193; 257; 321-326.IV, 1-2; 65; 129; 193-194; 257-258; 321.V, 355-357.Témoignage.— L'n témoignage royal.(Copie d'une lettre du prétendant Charles Stuart au Colonel Grant of 1’> lai rf indy).1.135.Terme ( Jean).— Un drame en File d’Orléans en 1665.Jean Ferme tué par Jean Serreau, sieur de Saint-Aubin.II, 79-81.Tiersonnier (Philippe).— Un Bourbonnais au Canada.Nicolas Guillaud dit La Chaume.1, 178-179.—Deux Bourbonnais au Canada.(Antoine Girouard, Pierre-Charles Vauvrille de Blasson).II, 39-45; 90-91; 139-140.—Renaud d'Avène des Méloizes.III, 38. — 246 — lean Paumart, de Beauvais.Missionnaire au Canada.Ill, 82-83.—A propos d’un Gouverneur général au Canada.(Armoiries de Denonville).III, 271-272.Tilly {.lift 'd de).— Famille du Chevalier de Monta-lembert.IY, 351-361.Tourneur-.Iuniont (/.).— L’Institut de Géographie Samuel Champlain à la Faculté des Lettres de 1 Lniversité de Poitiers.II, 170-172.—La Protestation de La Rochelle contre l’abandon du Canada (1761).IL 3-24.l’sureau (Chanoine /•'.).— Angevins au Canada en avril 1636.IL 39.Citry (le Père).— Journal du Père Yitry de la Compagnie de Jésus, Faisant Fonctions d'Aumônier Des Troupes Destinées A La Guerre Contre Les Sauvages Tchikachas en 1738.1739 et le Commencement de 1740.I\ .146-170.Wolfe.— Deux grandes manifestations Anglo-Françaises en Angleterre.Foch — Wolfe.Y, 129-141.ANTOINE ROY LES DISPARUS L'abbc Maxime Jludou — Né à Saint-Denis de la Bou-teillerie le 19 décembre 1841, du mariage de Maxime Hudon et de Rosalie Lavoie.Ordonné prêtre le 1 1 juillet 1869, il fut professeur au collège Sainte-Anne de la Pocatière, vicaire à la Rivière-Ouelle, à la Sainte-Famille de File d’Orléans, puis à Saint-Pierre de File d’Orléans, desservant à L’Ancienne-Lorette, curé de Saint-Narcisse de Beaitrivage puis de Ber-thier-en-bas.Décédé à Berthier-en-bas le 6 octobre 1914.Auteur de Sentiments et Souvenirs, recueil de poésies publié en deux séries en 1907 sous le pseudonyme Firmin Paris.On trouvera une appréciation de cet ouvrage par Mgr Camille Roy, dans la Nouvelle-France, année 1908, p.12t. — 247 r— JACQUES CARTIER, PAR CHARLES DE LA RONCIERE (Paris, 1931, LES GRANDES FIGURES COLONIALES, NO 2) A une époque où tant de gens se mêlent de faire de l’histoire, sans lavoir jamais apprise, on doit saluer avec gratitude 1 apparition d un livre tel que celui-ci.M.de la Roncière connaît son métier.C’est un dur et fatigant métier que celui d'historien.Combien s’en doutent ! M.de la Roncière sait choisir ses sujets.La personne de Jacques Cartier méritait l’attention que lui a prêtée l’historien de la marine française.Si le pilote malouin n’a pas découvert le golfe Saint-Laurent — Cahot, Verrazano, peut-être même, plus anciennement, les Normands du Groenland 1 y avaient précédé — la priorité 11e peut lui être contestée en ce qui concerne le fleuve lui-même, le fleuve Saint-Laurent, appelé aussi au X\ le siècle rivière de Canada.Le premier, il 1 a remonté; le premier, il a reconnu les emplacements où devaient s’élever Québec et Montréal.Si les lieux n’ont pas retenu toute la nomenclature qu’il leur avait imposée, il reste tout de même, pour les siècles futurs, celui qui a baptisé le golfe et le fleuve Saint-Laurent.Pile d’Orléans, le Mont-Royal.Au nom du Roi Très Chrétien, il a pris possession des terres vacantes de 1 Amérique du Nord ( 1534).Au nom du Roi, au nom du Christ.La croix de bois plantée par Cartier à Gaspé en 1534 est une date, une grande date dans l’histoire du continent américain.Les journaux nous ont annoncé qu’à I instigation de l’honorable M.Rodolphe Lemieux, une basilique allait s’élever à l’enclroit même où se dressa cette croix.Le livre de M.de la Roncière vient à son heure.Magnifique sujet donc que la vie et les exploits de Jacques Cartier.Mais il présentait des difficultés.Elles n’ont pas arrêté M.de la Roncière.Difficultés réelles.Jacques Cartier est un grand nom: c’est surtout un nom pour nous.Il ne s est guère préoccupé de nous renseigner sur son compte : et, pas plus que lui, ses contemporains n’y ont songé.Pour retrouver les traces du hardi capitaine, quels sont nos guides?Ses relations de voyage.Maigres documents.Un peu plus que des journaux de navigation, guère plus que des 248 rapports de mer.Et encore devons-nous déplorer la perte presque totale de la troisième relation.Qu’a fait M.de la Roncière?Ce que l’on fait en pareil cas.Il a replacé son héros dans son cadre.Les voyages de Cartier ne sont qu’un épisode dans l’histoire de la découverte de la terre.M.de la Roncière a remis ce chapitre a sa place.11 a expliqué le pilote malouin par ses prédécesseurs, par ceux qui ont vécu de son temps, par ceux qui l’ont suivi.Les passages obscurs, il les a éclairés à la lumière d’autres témoignages.Ne pouvant reconstituer exactement le détail des événements, il nous a dit comment les choses ont dû se passer, de la manière la plus vraisemblable avec le maximum de probabilités.Pareil procédé a souvent été employé, mais il n est pas à la portée de tout le monde d'en faire un bon usage.Cette recette exige beaucoup de sciences et non moins de discernement dans l’emploi des matériaux, un tact infini.Avec -M.de la Roncière, nous pouvons avoir confiance.11 prend son bien, ce dont il a besoin, là où il le trouve, mais il ne le prend qu’à bon escient.Ainsi ‘‘ étoffée ” la carrière du découvreur, loin de se voir diminuée, se déploie au contraire dans toute son ampleur, dans toute sa splendeur.C’est une grande page de l’histoire de France.En 1541, François 1er réclamera, dans les terres neuves, sa part de l'héritage d’Adam.Mais il n’avait pas attendu de le dire pour le faire.Dès 1523, Giovanni Yerrazano avait tenté de franchir le passage du Nord-Est.Le Roi, mais aussi les Lyonnais l'y avaient envoyé.Oui, des Lvonnais intéressés dans le commerce des soieries et qui se souciaient de se mettre en rapports directs avec les pays producteurs de l’Extrême-Orient.Les traditions commerciales, comme les autres, datent parfois de loin.En 1534, lorsque Jacques Cartier s’embarque pour son premier voyage de découverte, c’est le Roi, c’est François 1er qui lui confie la mission de reprendre un autre projet de Yerrazano: la recherche du passage du Nord-Ouest.Parti le 20 avril 1534, Cartier revint le 5 septembre de la même année.11 n’avait pas découvert le passage du Nord-Ouest et pas davantage de mines d’or.C’était cependant une des raisons — 2 49 — l)0Ur lesquelles le Roi l'avait lancé à l'aventure, en direction de l’Amérique." Le bilan de l’expédition se résumait en trois points: exploration du détroit de Belle-Isle, reconnaissance des îles du golfe du Saint-Laurent, découverte de l’hospitalière côte de Gaspé.” (p.63) Le 19 mai 1535, Cartier remettait à la voile.Le H> juillet 153Ô, il rentrait à Saint-Malo.Cette fois, il avait pénétré a 1 intérieur des terres: il avait remonté le Saint-Laurent jusqu à Hochelaga, la bourgade indienne qu’a remplacée Montréal.La prise de possession de la Nouvelle-France, il 1 avait affirmée, en y construisant un fort, le fort Sainte-Croix.dans un havre de la rivière Saint-Charles; il y avait hiverné.En 1541.Cartier fera un troisième voyage au Canada, toujours par ordre du Roi.11 s’agissait maintenant de compléter ce qu’011 avait commencé, d’occuper les nouvelles terres annexées au royaume en y établissant des Français.Louable tentative.Malheureusement, — il en a souvent été ainsi — des conflits d’autorité paralysèrent cet effort de colonisation et contribuèrent à son avortement.En 1540, Cartier avait été nommé “capitaine général et maître pilote” de l’expédition du Canada.L’année suivante, on le subordonne à un grand seigneur, à un courtisan, M.de Roberval, nommé “ lieutenant-général, chef, ducteur et capitaine de l’entreprise.” Cartier appareilla le premier, le 23 mai 1541.A quatre lieues en amont de Sainte-Croix, sur la rivière du Cap Rouge, il jeta les fondements de Charlesbourg-Royal : “ c’est ainsi que du nom d’un prince du sang fut baptisée la nouvelle petite capitale ”.Après quoi, il partit en exploration.Hochelaga déliassé, il s’avança jusqu’aux rapides de la Chine.Il n’alla pas plus loin et de là revint à Charlesbourg-Royal.Que se passa-t-il ensuite ?Nous ne le savons guère, la suite de la relation ne s’étant pas retrouvée.M.Emmanuel de Catheli-neau a du moins établi (pie le retour de Cartier à Saint-Malo s’était effectué plus tôt qu’on 11e pensait.Le 7 septembre 1542, il y était, et probablement depuis quelques jours (1).(1) E, de C'nthelinenu, Quel jour Cartier rentra-t-il de son troisième euiinyc t, dans Xortl Francia, vol.V, 1930, p.97-99. 250 Quant à Roberval.vice-roi de Canada et duc de isorem-bégue 11 ), il quitta la Rochelle le 16 avri 1542.Mais il voguait au devant d'un échec.Lorsqu en 15-43* on se décida à rapatrier les premiers colons de la Nouvelle-France, les malheureux mouraient de faim et de maladie.Telle est.esquissée, en ses grandes lignes, 1 oeuvre canadienne de Jacques Cartier.1 els sont ses titres de gloite.M.de la Roncière n'a pas voulu les lui contester.11 s’est refusé à soulever la question Jacques Cartier.Car il y a une question Jacques Cartier comme il y a une question Shakespeare.A en croire certains, ce Cartier n aurait été qu un prête-nom, un simple pilote au service des véritables instigateurs de la decouverte, des chefs reels des expéditions: Olivier du Breil et Claude de Pontbriant (2).Pourquoi mettre du mystère partout, en mettre là où il n’y en a pas _ t Pilote, certes.Cartier le fut.C’était son métier.Mais qu’on ne se méprenne pas sur le sens des mots.Pn un temps où, pas plus pour le grade de capitaine au long cours que pour celui de capitaine dans la marine royale, n’existaient d’examens, le titre de pilote se présentait comme un certificat de capacité.En état de conduire vaisseaux et navires, le pilote pouvait aussi les commander, hit de fait, le pilote Cartier a été capitaine, dans l’acception très étendue que l’on donnait à ce terme au XYIe siècle.En 1534> les lettres de l’amiral Chabot l’appellent " cappitaine et pillote ” et lui attribuent la “superintendence" de l'expédition projetée, c’est-à-dire du second voyage, celui où il n'aurait été qu’un officier subalterne de Claude de Pontbriant.En souvenir de quoi, Cartier s'intitulait encore en 1539 “ cappitaine pour le Roy.pour descouvrir lesdites terres ” du Canada.Les Français — et les Canadiens — d’autrefois ne s’y sont pas trompés.Dans ses Rarctcc des Indes (3), Grand-ville-Fondville, au dessous d’un portrait, passablement fantaisiste du découvreur, a mis cette notice: “Jacques Quartier, matelot [oui, matelot] de Saint-Malo, qui furent envoyés (1) Généalogie de la maison de la Roque, par G.A.de la Roque (Arch, de Québec).(2) Conte-Amiral Lovseau.Orlf/iinx du Canada, François 1er, fondateur du Canada et ses premiers lieutenants, l’aris, 1930.Voir sur ce livre un excellent article — réfutation très documentée — de M.TC.de Cathelineau dans .Vont h'rane.'ui, vol.V, 1930, p.120-128.(3) Par le baron Marc de Villiers.l’aris, 1930, p.08. (sic) en Nouvelle-L rance par.François 1er.qui le fit chef d’escadre pour aller découvrir la scituation du fleuve de Saint-Laurans et de la Xouvelle-France L u conipte-i endu d explorations, un expose de notions cartographiques, un chapitre d’histoire coloniale, le livre de M.de la Roncière est un peu tout cela.Mais tout cela est bien oustere.Sen douterait-on a lire les nombreuses rubriques dont il a jalonné son texte?" les des fantastiques de la mer ! énébreuse.le secret de 1 erre-Xettve.l’énigme des sauvages porte-croix de la Gaspésie.Jacques Cartier thaumaturge.le mystère du royaume de Saguenay.la première lettre française datée d'Amérique, etc.” Tout cela est passionnant, et tout cela est vrai, rigoureusement vrai.Car M.de la Roncière excelle à tirer d’un sujet quelconque tous les éléments d’intérêt qu’il peut fournir.Les anecdotes abondent dans son ouvrage; certaines, très curieuses.Il y en a qui amusent; d’autres font réfléchir.Il ne nous déplaît pas de savoir qu’en 1541, un Pierre du Plessis-Savonnières, grand-oncle de l’impératrice Joséphine, avait été enrôlé par Koberval pour venir coloniser le Canada.Nous apprenons sans ennui, avec une pointe de surprise, qu’en 1503, en 1ST), des sauvages ramenés de l'Amérique du Nord, de l’Amérique du Sud, ont fait souche tant en Bretagne qu’en Normandie.Mais cette entrevue de Rabelais et du pilote malouin à laquelle fait allusion AI.de la Roncière, à quels essors de 1 imagination et de la pensée n’ouvre-t-elle pas la porte?Le volume se termine par un éloquent parallèle entre Jean Ango, le célèbre vicomte de Dieppe, et Jacques Cartier.Citons les derniers mots de Al.de la Roncière qui forment la conclusion de son ouvrage: “Avec une intelligence supérieure.des ressources énormes, la compréhension la plus nette de la révolution économique opérée par la découverte de l’Amérique, l’armateur normand fonda sur le sable et ne laissa rien après lui que des dettes.Au lieu que l’humble pilote breton.malgré ses faibles moyens d’action, nous dotait virtuellement d’un continent, parce qu’il léguait aux siens l’exemple de sa ténacité et, cette chose sacrée en Bretagne : la tradition ” (p.236).Belle chose en vérité qu'un beau livre d’histoire! Claude de Bonnault I FS TRIBUX \UX ET LES OFFICIERS DE JUSTICE DE MONTREAL SOUS LE REGIME FRANÇAIS (Suite) Greffiers des conseils de guerre Certains procès de soldats accuses de désertion ou d autres offenses furent jugés par des conseils de guerre et, dans ces cas, l'on nomma des greffiers spéciaux.Charles-René Gaudron de Chevremont, 1735.Danré de Blanzy, 1742, J751- , Etienne Muller, sergent, remplace M.Danre de Blanzy en 1751 et 1754.Pierre Guerre, sergent, en 1751 et l752- J.-B.Campeau, 175.2.Claude Fabre dit Lalancette.sergent, 1755.Huissiers royaux Bien que l’édit de création du tribunal royal porte qu’il n'y aura que quatre huissiers à Montréal, le juge Juchereau, le 17 novembre 16931 semble avoir prié au moins cinq anciens huissiers du bailliage d’exercer leurs fonctions jusqu’à ce que le Conseil supérieur eut fait son choix, ce qui arriva au mois de mars 1694.A cette date, quatre furent confirmés dans leurs charges; cependant, à partir de 1696, le nombre de ces officiers parait avoir été augmenté parce (pie l’on permit à des huissiers de juridictions voisines de pratiquer à Montréal; parce (pie des notaires ou autres personnes furent autorisés à instrumenter comme huissiers dans certaines seigneuries ou régions et aussi, à partir de 1703, parce qu’on trouve presque toujours, à Montréal, au moins un huissier du Conseil supérieur qui y réside.Ainsi (pie le remarque l’honorable Désiré Girouard: " Les huissiers, à cette époque, avaient un autre rôle qu’au-jourd’hui; ils faisaient les décrets et, en cela, remplissaient les fonctions de shérifs; ils faisaient (également les sommations des tribunaux (pie font aujourd’hui, les greffiers.En- — 253 fin, ils faisaient les protêts que font, aujourd'hui, les notaires et, aussi les significations des pièces de procédures.” 1— Pierre Cabazié, déjà mentionné dans la précédente liste.Appelé en 1693; confirmé dans sa charge le 5 mars 1694 (Reg.des aud.p.67).Pratique jusqu’à sa mort en 1715.Voir la liste des notaires.2— Jean Quesnevillé.Mentionné dans la liste précédente.Appelé en 1693.confirmé dans sa charge, en mars 1694.(Reg.des aud.p.68) Pratique jusqu’à son décès, 23 août 1701.3 h rançois Lory.Mentionné dans la liste précédente.Recommandé en 1693.Confirmé dans sa charge en mars 1694.(Reg.des aud.p.67) Pratique jusqu’en 170t.4.—Georges Pruneau.Mentionné dans la liste précédente.Appelé en 1693.Le 10 septembre 1694, il reçoit une commission de “sergent royal juré, priseur et vendeur de biens’’ (Reg.du 17 septembre).Pratique jusqu’en 1705.5— Jean Petit.Mentionné dans la liste précédente.Recommandé en 1693.Ne semble commencer à pratiquer «pie de 1702 à 1719.Il demeure angle des rues Saint-François et Capitale.6— Daniel Normandin, huissier royal, résidant à Champlain.Fait une couple d’exploits, au mois d’août 1696, puis ne paraît qu’en 1715, 1717 et 1718.Il résida temporairement à Montréal, chez M.Saintonge, rue Saint-Joseph.Voir aussi la liste des notaires.7— Michel Moreau.Mentionné dans la liste précédente.Pratique à Boucherville, en 1698.8— .—Antoine Hatanville.Mentionné dans la liste précédente.Recommence à pratiquer de 1699 à 1705.9— Jean Meschin demande son installation le 26 septembre 1702.Pratique jusqu’en 1711.Plus tard, nous constatons qu’il est huissier à Québec.10— Jacques Bourdon.Mentionné dans la liste précédente immatriculé à Montréal et résidant à Boucherville.Il fait enregistrer sa commission le 26 août 1702 et il est installé le 19 octobre suivant (Reg.des aud.p.118).11— Jean Leroux.Ne figure que dans une pièce du 23 février 1704. — -254 — i>—Jean-Baptiste Bottier.Huissier royal dans toute rétendue de la Nouvelle-France, immatriculé en toutes les juridictions.résidant ordinairement aux Trois-Rivières.A Montréal, sa commission en date du 17 octobre t/°3 ,ut enregistrée le 15 mars 1704.( Reg.des aud.p.407).^ .14—Nicoîas Senet, pratique de 170b a 171s.\ oir la liste des notaires.14— Abel Michon, le 14 janvier 1707.présente une re-(juête pour être admis a pratiquer connue notaire huissier dans les seigneuries de Yerchères, Contrecoeur, Saint-Ours.Sorel, etc.Voir la liste des notaires.15— Antoine Buvperoux de la Fosse, demande son installation comme huissier le 22 juillet 1715- Le '3 ju'llet 1722, il est pourvu d’une commission d huissier audiencier.Il pratique à Montréal jusqu’en 1725.Par la suite, on constate qu'il fait encore des exploits et qu’il réside a la "Côte du che-nail du nord ”.Voir la liste des notaires.16—Antoine Perrin.1719-1738.Soldat.Reçut sa commission, le 17 août 1719.Il résida rue Saint-Joseph, rue Saint-François et rue Notre-Dame.17— André Dorien, 1720-1729.18— Nicolas Thibault, 1720-1725.Cet huissier demeura à Lachenaye et à Mascouche.Commissionné le 29 juin, il se présente au tribunal le 10 juillet 1720.19— Claude Dudevoir, 1722-1734.11 reçut commission le 29 juillet 1722 et se présenta au tribunal le 11 septembre.On constate qu’il demeura rue Notre-Dame et rue Saint-Jean.20— Antoine Girouard.soldat de la compagnie de M.de la Tour est témoin dans un procès le 25 mars 1722.Le 26 avril 1723, il reçoit sa commission d’huissier et demande au tribunal de l’installer, le 25 mai suivant.Après 1735, il n’apparaît plus devant le tribunal que comme procureur-postulant.Sépulture à Montréal le 5 juin 1767.21— Nicolas Marchand 1727-1735.D’abord tailleur d’habits (1722) il semble commencer à exercer la charge d’huissier au mois de septembre 1727.22— Jean-Baptiste Decoste.Fils d’un major.1731-1759.Decoste était brigadier des gardes au Domaine d’occident à Montréal, lorsqu’il reçut, le 22 novembre 1731, sa commission d’huissier.Il la présente au tribunal le 30 décembre 1731. — 255 — A partir de 1733, il devint huissier audiencier et conserva ce poste jusqu’à la conquête.Résida rue Notre-Dame et rue Saint-Vincent.23— Joseph Saulquin dit Saint-Joseph, 1732-17(xx Présente sa commission signée par Gilles Hocquart le 28 juillet 1732 et il est agréé le 14 novembre.Domicilié rue Saint-Jean.On le nomme parfois Saint-Joseph, tout court.24— 7François Moreau, 1735-1737.Résidait à la Rivière des Prairies.25— Cyr de Monmerqué, sieur Dubreuil, 1735-1760.Demeura à Varennes puis à Dorvilliers.11 signe parfois Dubreuil, mais le plus souvent Monmerqué.Ce praticien fut également et à plusieurs reprises procureur-postulant entre 1726 et 1760.Voir la liste des notaires.26— François Comparet, 1736-1755.Demeurait à la Pointe-aux-Trembles.Voir la liste des notaires.27— Amable Brugière, 1736-1755^Reçut sa commission le 3 septembre 1736 et se présenta devant le tribunal le 28 des mêmes mois et an.Résida à Boucherville et à Montréal 28— Artus-Laurent Guignard, 1738-1744.Caporal.Procureur-postulant, dès 1734, le il février 1738, il présente au tribunal, une commission l’autorisant à succéder au défunt huissier, F.Moreau.Il demeura rues Notre-Dame, Saint-Joseph et Saint-Vincent.29— Charles-Georges de Rey, 1739- F demande au tribunal, le 25 mai 173g, à remplacer feu Antoine Perrin et disparaît à la fin de la même année.3°—Charles Davaine, 1740-1751.Il obtient la succession de M.de Rey le 11 janvier 1740 et démissionne onze ans plus tard.31— Jacques Olivier, 1740-1759.Le 9 mars 1740, il établit qu’il a obtenu commission pour exercer dans File Jésus, Repentigny, Lachesnaye, Rivière des Prairies et la paroisse de Terrebonne.32— Jean-Baptiste Guyart, 1741-1745.Il présenta sa requête pour être admis huissier, le 20 février 1741.En 1745.il se trouva impliqué avec Eynard dans une affaire de destruction d’un dossier et sa carrière finit là.Voir le nom Eynard dans la liste des procureurs. 33—Nicolas-François Robert, 1746-1760.Demeura rue Notre-Dame et rue Saint-Sacrement.w 3_j.—François Quenet, 175°_ 1755- L s établit clans 1 ile Jésus, puis à Montréal et retourne dans l’ile Jésus.A Montréal.il eut son domicile, rues Notre-Dame et Saint-Pierre.35— Pierre Hastier dit Desnoyers, 1751-1753- Le 23 juillet 1751, il reçut sa commission pour remplacer C.Davai-ne, démissionnaire, et présenta sa requête au tribunal le io août.¦ ( 36— Ferdinand-Joseph Le Brun, 1752-1757.11 exerça à Boucherville puis à Yarennes.< 57—Jean-Christophe Decoste, fils de Jean-Baptiste 17531760.Présente sa requête pour être installé le 10 mars 1753 Il signe, quelques fois, C.Decoste ou Letencourt, mais le plus souvent: Decoste (ils.38— Claude Houlier, 1755-1760.Obtient sa commission le 17 avril 1755 et présente sa requête le 22 du même mois.Demeurait rue Notre-Dame.On le nomme aussi Le Houlier.39— Barthélemy-Joseph Richard, 1755.Notaire de la région de Québec de 1751 à 1769, il fit quelques exploits comme huissier à Montréal en 1755.Son greffe est à Kamouras-ka.40— Etienne Miquel, 1755-1760.Résida rue Saint-Paul et rue Saint-François.Dans le Bulletin de 1926, p.91, nous signalons ses activités comme pseudo-notaire.E.-Z.Massicotte (A suivre) LES DISPARUS L'abbc B dam-Charles-Gustave Desniazures — Né à No-gent-sur-Seine, en France, le 15 janvier 1818.Entré dans la Compagnie de Saint-Sulpice le 15 octobre 1844, il fut ordonné prêtre le 23 décembre 1848.C’est en 1851 qu'il passa au Canada.11 fut employé aux paroisses Saint-Jacques et Notre-Dame de Montréal.Décédé à Montréal le 29 septembre 1891.Auteur d’une Vie de il/.Paillon, et d’une Histoire du chevalier d’Iberville.
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