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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1931-10, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXVH LEVISTÔCTOBRE 1931 No710 LA FAMILLE DAZEMARD DE LUSIGNAN Paul-Louis Dazemard de Lusignan Paul-Louis Dazemard de Lusignan était né à Saint-Barthélemi de La Rochelle, en 1657, du mariage de messire Pierre-Alexandre Dazemard de Lusignan et de Anne Ti-baut.D’après un mémoire adressé au duc de Praslin, ministre de la marine et des colonies, vers 176,s, M.de Lusignan père était capitaine des vaisseaux du Roi et deux de ses tils moururent lieutenants de vaisseau au département de Rochefort “ dont un fut traité en 1707 (sic) avec la plus grande distinction pour action particulière.Le 17 mars 1687, le roi choisissait les capitaines suivants pour servir dans les troupes du Canada qui venaient d’être réorganisées et augmentées: MM.Du Plessis, Monic.de Saint-Ours, du Creuzel, Subercase, chevalier de Saint-Jean, chevalier de Merville, de Préaux Grays, Brouillan.Langloiserie, Bouillet de la Chassaigne, Leverrier, de Mines, Vergons, Lusignan.Dans quel régiment M.de Lusignan avait-il servi avant d’être choisi pour passer dans la Nouvelle-h rance ?11 nous est impossible de répondre à cette question, mais Laffilard (I, 122) dit qu’il fut fait garde-marine à Rochefort le 4 novembre 1683, et capitaine au Canada le 17 mars 1685.M.de Lusignan serait donc venu dans la Nouvelle-France ur.e première fois avant 1687. 57# — Quoiqu'il en soit, M.de Lusignan s’embarqua pour le Canada dans un des vaisseaux qui mirent à la voile pour la colonie au printemps de 1687.Bon nombre de recrues passèrent au Canada en même temps que lui.Nous n’avons pas de renseignements sur M.de Lusignan pour les années 1688 et 1689.Les Iroquois, pendant ces deux années, tinrent les Français en alerte à peu près tout le temps.M.de Lusignan, on peut le présumer, fit partie des détachements qui leur donnèrent la chasse.D après M.Ernest Mvrand, M.de Lusignan prit part à la défense de Québec en 1690.Où M.Mvrand a-t-il puisé ce renseignement r Aucune des nombreuses relations du siège de 1690 ne mentionne le capitaine de Lusignan.Nous croyons que M.Mvrand a présumé.Charlevoix, dans son Histoire de la Nouvelle-France dit : _ Environ le N juillet 1692, le sieur de Lusignan, capitaine réformé, tomba dans une embuscade en passant par les des de Richelieu, et fut tué à la première décharge ” (1).M.de la Potherie, (pii vivait dans la Nouvelle-France lors de la mort de M.de Lusignan, est plus explicite que le Père de Charlevoix.Apiès a\ou raconté la défaite subie par les Iroquois dans l’été de 1692 aux mains du chevalier de Vaudreuil, à quelques lieues de Montréal, il parle de la mort de M.de Lusignan dans les termes suivants: .\ Ll1 j°urs :il),(-'s cette expédition, Lusignan, capi- taine réformé, eut ordre de conduire des bateaux aux Trois-Ki \ ièi es, il fut attaqué a son retour dans les iles du lac Saint-Pierre par un parti d’Iroquois, et fut tué de la premiè-ie déchaige.La Monelerie (La Mollerie) lieutenant, soutint un feu continuel avec beaucoup d’intrépidité, ses soldats qui voyaient quatre de leurs camarades de tués perdirent la tramontane, et après deux heures de combat trouvèrent plus à pi opos de faire une retraite que de forcer les ennemis dans leur embuscade” (2).(1) Hixfoire de la \ nitrclh -Fnnin, tonu* deux, p.115.(2) /listoin d(' F .1 nicrir/uc s Canadiens en obtenaient deux.Dans sa nomenclature des profiteurs, M- de Montcalm mentionne le nom de M.de Lusignan. 58/ - "Le sieur de Lusignan, lieutenant d’artillerie, mais beau-litic de Mme 1 ean, a 1 entreprise du bois du Roi.Perdu par le prix exorbitant et le peu d'ordre, il dit : Fourni tant sans rapporter de reçu, au moyen de quoi on supposera que M.le marquis de Montcalm et autres en ont brûlé inconsidérément: mais, par ce désordre, on chauffe aux dépens du Roi le-, protégés, et on remplace les lacunes occasionnées par le jeu à M.de Lusignan”.AI.de Lusignan tit partie du conseil de guerre du 15 septembre 1/09 qui, sous la présidence de AI.de Ramezay, décida de rendre Québec aux Anglais.Le procès-verbal dé ce conseil de guerre donne ainsi son opinion : I.investissement de la place fait, les batteries de l’ennemi au moment de jouer, sans espoir de secours, l'armée qui nous couvrait s étant repliee, comme nous en pouvons juger par le mémoire instructif de M.le mq.de Vauclreuil à M.de Kamezay, menace de famine sous deux jours, j’opine qu'il est temps de composer avec l'ennemi pour pouvoir obtenir des conditions honorables qu’il nous refuserait s'il était instruit fin manque de vivres où nous nous trouvons.” Il signe d’une très belle écriture “Lusignan fils”.Il faut croire que, pendant le siège de Québec, AI.de Lusignan s’était vaillamment conduit puisque, le 8 février 1760, il était créé chevalier de Saint-Louis.La même année, il recevait le grade de lieutenant de vaisseau._ En 1770, il était promu capitaine d’artillerie, puis, en 1772, capitaine de vaisseau- Nommé gouverneur ou commandant de Demerara ( (iu-yane), M.Dazemard de Lusignan décéda en cet endroit le 9 juillet 1782.11 venait d’être créé brigadier ès-armées nava- les.AI.de Lusignan avait épousé, à Québec, le 23 septembre 1754, Louise-Gilette Renaud d’Avène des Méloizes, fille de Nicolas-Marie Renaud d’Avene des Méloizes et de Angélique Chartier de Lotbinière (1).(1) Contrat «le mariage devant Saillant, notaire à Québec, le 22 septembre 1754.Copie aux Archives de la province de Québec. — 588 — Madame de Lusignan décéda le 6 avril 1799.Du mariage Lusignan-Méloizes naquirent cinq enfants : -I- Louis-Antoine Dazcmard de Lusignan Né à Québec le 13 octobre 1755.Décédé en bas âge.-II- Maric-Gilctte Dazcmard de Lusignan Née à Québec le 28 octobre 1757.Décédée non mariée à Blois le 27 février 1822.-III- Angcliquc-Françoise Dazcmard de Lusignan Née à le 1759.Mariée à René-Benjamin Couhé de Lusignan (1).Mme Couhé de Lusignan, née Angélique-Françoise Da-zemard de Lusignan, décéda en 1832.Beauchet-I* îlleau, dans son Dictionnaire des familles du Doitou (11, 658) nous donne les renseignements suivants sur M.Couhé de Lusignan: " René-Benjamin Couhé de Lusignan, chevalier de Saint-Louis, officier supérieur d’infanterie, lits puiné d’Ho-noré, seigneur de Tou vent, cl de Catherine-Françoise Portai, naquit à St-Phèle de Maillé, le 20 juillet 1728, et mourut à Blois le 17 mai 1807.Entré comme volontaire au régiment de Picardie en 1745.il y devint capitaine en 1755 et fut nommé chevalier de Saint-Louis en 1763, ayant fait toutes les guerres de cette période' En 1769, il fut major de la ville de (1) l,i?:i avril 1 T'.»2.le futur vicomte de Léry écrivait à sa mère : "Mme de Lusignan vient de marier sa fille l.ilique aver un gentilhomme du même nom”. — 589 — Brest, et commandant de la ville et du château de 1776 à 1792.Dans ses états militaires, il est dit “excellent sujet, ayant des lumières et du talent, propre à tout.’’ Marié 1 , en 1771, à Madeleine de Messemé, tille d’Alexandre-Louis, marquis de Messemé, et de Madeleine de Mondien ; 2 .à Françoise-Angélique de Lusignan-Dazmat (sic), tille d’Antoine-Louis, marquis (sic) de Lusignan, seigneur de Dazmat ( Ca nada), brigadier des armées navales, gouverneur des Guya-nes, et de Louis-Gillette Renaud d'Avesnes des Méloises.” Du mariage de René-Benjamin Couhé et de Angélique-Françoise de Lusignan était né un fils.René-Louis-Pierre, qui fut mousquetaire de la garde du Roi en INI4, puis entra dans les Chasseurs du Var en 1816.Il se distingua pendant la guerre d’Espagne en 1822.11 fut chevalier de la Légion d’Honneur et reçut l’ordre de Saint-Ferdinand d’Espagne.Il décéda à Paris le 20 mai 1879 sans s’être marié.-IV- Emilie-Louise-Marie-Françoise Dazcmard de Lusignan Née en France, probablement en 1769.Mariée à Pierre-Alexandre de Chaumont, qui fut capitaine d’infanterie et chevalier de Saint-Louis.-V- Louis-Maric-Lrançois Dazcmard de Lusignan Né en France en 1771.Il entra dans la marine et devint capitaine de frégate.I! décéda célibataire (1).P.G.R.(La fin dans la prochaine livraison) (1) Nous devons Ions nos renseignements sur 1rs enfnnts issus du mariage Lusignnn-Méloizes à M.Aegidius Fnuteux.Il nous a pareillement fourni plusieurs autres précisions.Nous avons encore plusieurs familles I.usignan dans la province de Québec.Files descendent de .lean Miel dit Lusignan, soldat de la compagnie «le Lavait rie.originaire de l’runzaes, évêché de Poitiers.Il avait épousé, à Boucherville, le 27 avril 1699, Thérèse Latouche. 590 — ,\ I ON SJ E UR M ALB RO UC K Il y a quelques années, en classifiant les quatre ou cinq mille chants populaires que j'ai recueillis, oralement ou dans de vieux chansonniers manuscrits, depuis un demi siècle tout près, un folkloriste me demanda quelles étaient les chansons qui avaient ou semblaient avoir été les plus répandues.Sans pouvoir répondre de façon définitive je lui confiai ceci : Tous mes informateurs, artisans, agriculteurs, gens de métier ou hommes de profession savaient "Vive la Canadienne” et "Le fils du roi s’en va chassant” en deux, trois et quatre variantes; cependant, c est “ Malbrouck ” (prononciation ordinaire) qui inspira le plus grand nombre.De cette pièce, j'ai la version “berceuse” au ton languissant.aussi une variante qui transforma la berceuse en un chant de marche ou d’aviron vif et gracieux avec le refrain.Ah! courez, courez, courez Petites filles Jeunes et gentilles Ah! courez, courez, courez \ enez ce soir, vous muser.De celle-ci quelque musicien tira une mélodie grave et intensive dont le refrain était " La-itou lala ” avec le dernier vers de chaque couplet.Ce morceau interprété par une basse profonde avait le plus grand succès, chez les étudiants d’il y a quarante ans.* * * I rois autres variantes sont des parodies, car Malbrouck a eu tous les honneurs.La première n’a rien d’extraordinaire, son auteur dut être un bûcheron ou un modeste disciple de Bacchus.Malbrousk s’en va-t-en guerre.Dans une bouteille! Il reviendra z-à Pâques Dans un panier (bis) 11 reviendra z-à Pâques Dans un panier percé (bis). — 59i — Les deux autres parodies sont meilleures, mais l'une cl elle est trop “ rosse ” pour la reproduire ici; je me contente d’une variante acceptable.i—Monsieur Malbrouck est mort-o-o-re — C'est pas vrai ! — Est mort et enterré.— Tu voudrais bien me blaguer, Tu dis ça pour m’agacer Tu m’embêtes, (bis).Arrive alors le refrain qui prend une allure de romance ou de “ brunette ”, c’est-à-dire de " petit air tendre ”, Refrain: L’on entend dans les champs, Les accords les plus charmants Non, Malbrouck n’est pas mort, (bis) Car il vit encor, (bis) Quelques-uns terminaient le dernier refrain de cette façon : Car il vit encor 11 vivra toujours.Ces chanteurs disaient vrai.Les succès militaires du duc de Malborough, mort en 1722, furent tels, en France, qu’on lui accorda “une popularité de haine”.Sa biographie s’étale dans toutes les encyclopédies, mais sans la chanson populaire connaîtrait-on le nom de cet homme de guerre anglais ?* * * Une autre version de Malbrouck combine deux refrains, mais elle ne plaît point.A titre de curiosité, je cite le premier couplet- Malbrouck s’en va-t-en guerre Si vous voulez, loulou, Je serai tout à vous, Malbrouck s’en va-t-en guerre Je n’sais quand il r’viendra Là-bas. — 592 — Refrain : — Ah ! courez &c.suivi de L’on entend dans les champs &c.* * sj: On ne saurait oublier que le pastiche s’empara de Mal-brouck et transforma le morceau en une chanson farcie de langues française et sauvage.Vous connaissez tous : C’était un p’tit sauvage Tout noir, tout barbouillé Ouichté, &e.\'< mlant se baigner, le pauvre aborigène se noya et aux quatre coins de sa fosse on mit quatre bouteilles de "brandy”.* * * On m’a demandé, pourquoi tant de variantes d’airs & de refrains ?A mon sens cela s’explique.Les "voyageurs” : trafiqueurs de pelleterie ou bûche- rons furent, en même temps, des nautonniers dont les muscles fournissaient la seule force motrice permettant le voiturage sur de longues distances, à travers l'Amérique.On canotait durant des mois et pour assurer la régularité de leurs mouvements, les nautonniers chantaient à tour de rôle, sur une mesure appropriée, les chansons entendues dans leurs familles ou dans leurs pérégrinations.Après quelques semaines, chacun avait épuisé ce qu’il savait, mais il se trouvait dans les équipes des types plus imaginatifs que les autres qui moditiaient ou localisaient les textes, qui créaint des airs ou des refrains nouveaux.Les terriens procédaient de même pour se faire un répertoire de chansons de métier, filage, foulage &c.Afin de ne pas allonger cet article, j'ai omis ici les noms de mes informateurs, le lieu de leurs domiciles, de qui ils avaient appris le morceau et vers quelle date.Je donnerai ces indications plus tard en publiant les paroles et les mélodies.E.-Z.Massicotte — 593 — LES DROUET DE RICHERDVILLE Dans le Bulletin des Rechcrehes Historiques de niai dernier, page 320, Rio demande s'il y eut en même temps dans les troupes du détachement de la marine, six Drouet de Richerdville, le P.de Rochemonteix ayant rapporté quatre frères de ce nom, tués par les Chicachas, le 25 mars 1736, et, qu’à l’expédition conduite en Louisiane par le baron de Longueuil, en juillet 1739, il y avait un Drouet enseigne en second, et un autre, cadet à l’aiguillette.11 est probable que cette famille fut représentée par plus de six de ses membres dans les troupes en Canada, comme on le verra par ce qui suit.Dans toute généalogie canadienne il faut bien commencer par le Dictionnaire des familles canadiennes de Mgr Tanguay; cependant, il faut y avoir recours avec prudence a cause des données dont on ne peut déterminer si elles sont exactes ou non.Concernant cette famille, nous avons aussi trouvé dans le deuxième volume de Loin du pays, page 48, de faucher de Saint-Maurice, une filiation des Drouet.Malheureusement, les erreurs y abondent, et le travail de 1 auteur et celui de 1 imprimeur déconcertent.M.Faucher nous apprend que l'un de ces Drouet a déposé dans les minutes du notaire royal Raimbault, à Montréal, le 9 juin 1736, une copie de la généalogie de cette famille.Le conservateur des archives judiciaires, a Montréal, où sont conservés ces actes notariés, nous dit que ce "papier” est disparu.Cela est très regrettable ! Il ne nous reste donc qu'à mettre en regard Tanguay et Faucher, et placer nos remarques chez l’un ou l’autre, au point nécessaire.T any ua y (vol.1-201) Claude Drouet, sieur de Richerdville, officier, b : 1657, fils de Claude (avocat) et d’Apolline Soissons, de Dourdan, ville de Chartres, épousa en 1687 ( 18 mars) à Champlain Desrosiers, Marie-J eanne. — 594 — (Le 30 avril 1734, le président du Conseil de Marine à M.de Beauharnois et M.Hocquart, mandait ’ est dit: “ Le chevalier de Maupeou.En 1691, capitaine.réformé.En 1692, capitaine en pied en Canada, par commission de M.de Frontenac.Brave homme; bon officier.” Les rangs du chevalier de Maupeou-Ribandon sont tous dans la marine : garde-marine, enseigne de vaisseau, lieutenant de vaisseau, capitaine de vaisseau, etc.11 était capitaine de vaisseau en 1707, alors que Charles-Guillaume-Emmanuel-Théodose était capitaine en Canada en 1691, c’est-a-dire trois ans avant la nomination de Ribandon comme garde-marine en France.Une réflexion s’impose ici.Ee rang de garde-marine débutait et était porté par un jeune homme, tandis que le capitaine signifiait un homme beaucoup plus âgé.Maupeou pouvait-il être garde-marine en 1694 alors qu il était capitaine en 1691 ?Régis Roy — 630 — EES ARMES DES UEXARD DE BEAU J EU EtB.K.H., en janvier 1931 (page 41), faisait une courte mention d'un blason de la famille de Beaujeu, sculpté sur le monument d’un de ses membres au cimetière de X.-D.-des-Neiges ; correspondant aux armes données par l'abbé Daniel, et différentes de celles données par MM.Massicotte et Roy.Dans le Bulletin du mois suivant (page 83), M.Roy, un expert en art héraldique, s'intéressant a tout ce qui "touche a cet art.donnait des notes explicatives sur le blason que la pierre tmnulaire.vieille d'un siècle, ne caractérise pa> .avec précision, ou a vu s altérer avec le temps, ou que je n’ai pas pu distinguer.En avril (page 205).M.Fauteux, un autre qui peut dire son mot sur le même art, renchérissait sur 1 article précédent.En juin (page 541), M.Roy, armé de documents, donne encore quelques explications supplémentaires.bout en avouant mon incompétence en art héraldique.me serait-il permis de dire à mon tour ce que j’ai vu, et pour mieux dire, ce que j’ai cru voir, tout en 11e voulant approuver ni contredire MM.Roy et Fauteux r Un descendant de la famille de Liénard de Beaujeu m’a fait 1 honneur d'exhiber plusieurs objets: étampes, tapisserie, dessins, enluminures, ustensiles de table, quelques-uns fantaisistes, la plupart artistiques, frappés aux armes de la t am il le, les uns conformes a celles de " Nos gloires nationales , et les autres au Memorial du Canada-Français.Plusieurs de ces objets sont ornés des armoiries des de Eongueuil et même des de Gaspé ; tous paraissent ti e> anciens et sont conservés depuis un temps immémorial.On poussa l'amabilité jusqu’à me permettre en toute confiance d’examiner à l’aise l’objet qui a paru le plus intéressant ; et l’examen minutieux d’une cuiller a révélé le résultat suivant : Ecu anglais, écartelé au 1 et 4 d’or, au chevron d'azur accompagnée en chef de deux têtes d’aigle de sino-Ple arrachées et en pointe d’une tête de léopard (dont — 631 — l’une est bien de sinople et l’autre semble être de pourpre ; serait-ce une distraction du graveur ?) ; au 2 et 3, d’argent à trois quintefeuilles (arrondies) de et a la bordure dentelée (quatre de chaque côté) de , timbré de la couronne comtale.Si quelques-uns des meubles sont trouvés, il reste encore d’autres points à élucider.Espérons qu’un jour, la complète solution sera trouvée.Mais il reste encore un autre problème a résoudre, celui de constater, dans la même famille, deux blasons bien établis et bien différents.Parmi les objets exhibés, il y a une gravure, enluminée avec art et précision, reproduisant un écu parti des armes de Beaujeu (le lion au lambel), et les armes de Gaspé, avec devise : A tout venant beau jeu.Georges Saveuse de Beaujeu a épousé en 1832 Susanne Catherine de Gaspé ; et son père Jacques Philippe, d'après le monument funéraire en 1832, a blasonné en concordance avec l’abbé Daniel (écartelé etc, etc.).Espérons aussi qu’un jour cette autre solution sera trouvée.- O.Lapalice LA POUDRERIE Tous, dans la province de Québec, connaissent la poudrerie pour en avoir souffert un peu pendant nos rudes hi\ers.Bichon, dans ses Lettres et Mémoires pour servir à I histoire du Cap-Breton, décrit ainsi la poudrerie : ‘T est une sorte de neige d’une extrême subtilité qui s insinue dans les lieux dont la clôture paraît la plus exacte.Elle s y introduit par les moindres intervalles que laisse le mastique dont les vitrages sont enduits.Elle semble moins tomber sur la terre qu être horizontalement emportée par 1 impétuosité du vent qui en accumule quelquefois des monceaux auprès des murailles et des éminences opposées a son cours; et comme souvent elle ne permet ni de distinguer dans les rues les objets les plus voisins, ni même d’ouvrir les yeux (pii en seraient blesses, 1 on peut à peine s’y conduire.Elle fait même perdre la respiration”. THOMAS GODEFROY DE NORMANYICEE Ees deux frères Jean-Baptiste Godefroy de Linctot et rhonias Godefroy de Normanville passèrent dans la Nouvelle-France vers 1626."On retrouve constamment Thomas Godefroy de Normanville en voyage, écrit M.Benjamin Suite, soit avec les missionnaires, soit avec les fondateurs de la colonie.Pris et repris par les Iroquois, il a soutenu combat sur combat et bravé tous les genres de périls de l'époque nommée, a juste titre, les temps héroïques du Canada.En plus d une circonstance, il hiverna parmi les Sauvages.a quelques lieues des bords du fleuve et y exerça les fonctions d un maître d'école et d'un missionnaire.Ees registres de l'église montrent qu'il baptisait 'es enfants et allait au besoin vers le poste français le plus rapproché avertir le- prêtres de la maladie de certains Sauvage- disposés a embrasser la foi et qu'il était urgent de ne point laisser mourir sans les rendre chrétiens.Pour exercer plus d'influence sur la jeunesse des bois, il luttait contre elle à la course, à la rame, et à tous les exercices du corps ; ses victoires impressionnaient vivement de- peuplades qui ne respectaient que la force physique et 1 adresse du chasseur ou du canotier" fl).Ees Relations des Jésuites nous ont conservé le peu que nous savons de la vie de ce brave.En 1629.les deux frères Godefroy restaient ici pendant que Champlain et la très grande partie des habitants français de la colonie retournaient en France., En 1634.I boutas Godefroy de Normanville est déjà établi à Trois-Rivières., Ee 1S août 1636, Godefroy de Normanville devança à la course un Huron, devant un grand nombre de Sauvages de quatre ou cinq nations réunis à Trois-Rivières Cette course était la suite d’une gageure faite par un Montagnais en faveur de Godefroy de Normanville (1) Mémoires et comptes rendus ,1e la Société Repaie du Canada, tome De quoi, dit le R.P.De Jeune, les Hurons demeu-îeient bien étonnés car ils nous tiennent pour des tortues.au respect de tous les Sauvages” (1).\ ei s le 20 février 1641, Thomas Godefroy de Nor-manville et François Marguerie, étant à la chasse dans les bois aux env irons de 1 rois-Rivières, furent pris par les Iroquois, qui avaient suivi la trace de leurs raquettes inim iniées sut la neige.Ils les lièrent, et les emmenèrent dans letu pays.Comme ces barbares voulaient traiter de la paix avec les Français, ils ne firent aucun mal à leurs prisonniers afin de pouvoir les ramener à Trois-Rivières au printemps.Fn attendant, ils furent donnés en garde à deux chefs de famille, qui les traitèrent comme leurs enfants.D un d’eux voyant que son prisonnier priait Dieu soir et matin, et tpi il faisait le signe de croix avant et après les repas, lui demanda ce que signifiait ce signe.De Français lui répondit que le Dieu qui avait fait le ciel et la K ne.les animaux et tous les blés, conservaient ceux qui ''honoraient et qui avaient recours à lui.“ Te veux faire de même, reprit le barbare, afin qu’il me conserve et qu’il me nourrisse.” Due autre fois, plusieurs Iroo”ois invitèrent un leurs prisonniers à chanter à la française, “Tenez-vous dan« F i espect, fit celui-ci, car le Dieu du ciel et de la terre, nue nous honorons par nos voix et nos cantioues.vous nourrait châtier rudement si vous entriez dans quelque ménris.” Ils nrorm-rent tous de se comporter sagement.T e Fonçais entonna alors 1 Ave maris stalle.qu’ils écoutèrent la f“te baissée avec 1 eaucoun de modestie et de respect.Ils témoignèrent ensuite 'me ce chant leur avait plu.Sm la fin d avril, cinq cents Troquois partirent de leur nays pour ramener les deux Français à Trois-Riviè-i es, et conclure la paix avec les Français.Ils parurent dans les environs de Trois-Rivières le 5 juin.Tls envoyèrent Marguerie parlementer avec M.de Champflour, commandant du lieu, et gardèrent en attendant de Nor- (I) Ueltition
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