Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1931, décembre
764 — In You ri lh -France du R.1’.de ( ha usons canadiennes • Monsieur Malbrouck Charlevoix, A propos de VUÎJitnirc ilr (luirons.L’hôpital des Frères Charon de la Barre, Le testament de Chasse Gallery, La Chateaubriand au Labrador ?.Charrier, La maison natale de Côme-Séraphin .Choutiguen, Chansons et nautiques sur la prise du fort.“Commençons la semaine".La chanson Conseil de guerre tenu par M.de Longueuil et les Sauvages à Détroit (1700) .Couagne, .lean-Baptiste de Court, Le I!.I’.Ths.-C.Cousineau.Le chanoine Laurent-Kt ienne Cuillers, Fondeurs de .Daine, François Darrac.B’F.raque ou Durer ?Dazemard de Lusignan, La Desnulniers, Thomas-Ignace Des Champs de lu Desmazures, L’abbé famille .Trottier llouteillerie, Jean-lîaptiste-François Adam-Charles-Gustnve Desroches, L’ingénieur Aguiton Diable, constructeur d’églises, Le Dieppe en 1757 Dieppe, Trois actes du tabellionage de Digé, Jean Discipline d’autrefois, La Disparus, Les 100, I0H, 111, 155, 102, 175, 201, 221, 207, 201.313, 320, 330, 340, 34,r), 372, 480, Doreti rs.Les Dorfeuillc de la Hussodière, Pierre Dorfeuille, François Drouet de Uicherville, Les Dubois île Saint-Maurice, officier de Carignan, Félix .Du Buisson, La famille Renaud Dufferin et, le folklore canadien, Lord Dupas, Les registres de File Dul’rat, capitaine de Carignan, M.Dupré, Sa lettre à Haldimand (14 juillet 1783) Dupuy, Christophe Durocher, Le R.I’.Flavien Duverger, Simon Le ri va in ne au Canada, Le premier Kh'lihimt, Liste des passagers de I’ ( 1720) Kndemare, Le l(.I'.Geo.-Alexandre d’ Knfauts du Roi, Comment on disposait des Evénements de 1837 : causes directes et Faber, Les dérivés du nom Falardeuu, Le fils du chevalier Femme d’affaire du régime français, Une Figures des temps héroïques Ferrière, Paul Fleury Deschambault, Jacques-Alexis de Folklore canadien.Lord Dufferin et le Folklore, La fable et le 223, 240, 374, 383, 503, 689, .524, 003, 320, indirectes.538 590 39 400 472 093 177 009 224 36 45 318 731 155 518 336 210 041 313 54 250 154 317 040 208 689 352 250 459 702 347 087 087 593 354 070 156 98 604 286 374 100 352 202 61 459 49 75 143 273 530 433 372 705 156 204 — 765 — Fontaine, Louis 437 Forts de lu Nouvelle-France, Mémoire sur les .408 Frauchère, Une lettre du chirurgien Jacques (4 mars 1759) 548 Fréchette, Le Vive l) Le Mercier.François Lemoyne d’Adoneourt, Etienne .99, 147, Lepère il Montréal.Le café Le Prévost de Rasserode.M LeKo.v de lu Potherie.Les 273, Let t re de 1 SCI I.Une Levasseur et sa famille, Le sculpteur Lévis, Les rues de la cité de Lévis, Acte de sépulture du maréchal de l.iebvre, Jacques Liénard, Armes des SU, 295, Ligner.', François-Marie Le Marchand de Lippe, L'abbé Joseph-Alfred Longueuil en conseil de guerre avec les Sauvages à Détroit en 1790 Longueuil.Sa réponse aux paroles des chefs de la Rivière-Manche (19 juin 1700) Lorette, Le serpent de I,ortie.L’abbé Stanislas-Alfred Lotbinière, Lettre de Mgr de Saint-Vallier à M.de Loxain de Cavitant, officier de ('arignan Lusignan, La famille Ihizemard de 577, Lusignan ou Luceiniani, Charles Lvmlmrner, Les instructions du Comité Canadien de Montréal à Adam L.vmburner, L’honorable Adam Maison dorée à Montréal, La Malbaic, Inventaire des registres de l’état civil conservés à la Mallet, sculpteur, Denis Malouines, lîougainville aux îles .Manereuil.Le sieur de Manitoba.Les législateurs canadiens-français au Massue, La famille .Mayrand, I.a famille du notaire Zéphirin Maupassant, Sa lettre à Colbert (12 1079) Matipéou, Le chevalier de.469,524,629, Mézière, Henri Mézière, Henri, Son Mémoire sur la situation du Canada et des E.-Unis Migeon de la (lauchetière, La mort de Daniel Mines, Notice sur la famille de Monbeillard, Fiacre-François Potot de Monin de Vaucoret, Jean-Charles Montcalm.Les lettres de Montcalm.Sa lettre au ministre de Moras (11 juillet 1757 ) Montigny.Lettre du ministre à Mme de (22 mai 1729) Montigny à Terre-Neuve en 1705, L’expédition de M.de Mont-Laurier, Inventaire des registres de l’état-civil du district de Montcalm conservés à Mont-Louis, Les Monuments Historiques, Nos Montréal : Hôpital des Frères Cintrons 42 384 627 4.19 221 109 514 481 211 332 490 479 477 496 3 263 268 341 204 173 45 176 97 108 467 533 6 11 656 690 556 332 590 353 513 458 109 448 89 60S 682 193 194 680 475 267 684 207 491 165 534 703 201 44 460 — 767 — Montréal, Tribunaux et officiers de justice sous le régime français à 123, 179, 332, ;iU2 Montréal, Le moulin des seigneurs de 139 Montréal, Murguilliers à N.-i).de 72 Montréal, Le café Lepere et la Maison Dorée à ;j;i3 Montréal, Avant la capitulation de .43 Montréal, Les premières automobiles à .679 Montréal, Les Iroquois à , ^75j 375 Morin, "premier écrivain né uu Canada, La Soeur 203 Morts, Le culte des.217 Mossu, L’abbé Antoine (jyy -Niagara, Une description de la chute de 637 -Noyau, Acte rie naissance de Jean-Baptiste-Anne-Augustin.74 Xova-Franviu, A travers .239 Pampalou, La famille .349 l’aquiu, Nicolas .270 Paris de ltougemont, M.496 Pause, Jeau-tiuillaume de Plantavit de Margon, comte de 503 Péan, La terre de Onzain de M.300 Pendaison a Québec en 1850, Une prétendue 337 Pendus engagés, Les .437 Percé, Les registres de l’état civil conservés à 63 Petit ou Le Petit, Pierre L 301, 446, 525 Petit ou Le Petit, Les .323 Petite patrie”, Ce qu’en pense Jules Lemaître 143 “Petite Patrie1’ 432 Pianos, Quelques anciens 618 Picottc, Charles-Fabien 340 l’in-cyprès du Canada, Le.729 Pineau, La famille .33 Pointe-du-Uac, La minière de la.401 Pont leroy, Al.de .333 Postes outaouais, Estât des soldats détachés dans les (1723 et 1725) 531 Poudrerie, La.034 Poulin de Courval, François-Louis 470 Poulette grse, Lai 278 Poullet, Laurent 374 Prises de possession, Actes de 73 Providence, Filles de la 88 Québec, lieeensement nominal de 1666 à 321, 385 Québec, Le premier sceau de la ville de 462 Québec, Les débuts du ISou-l’usteur de 93 Québec en 1690, Les défenseurs de.489 Québec, Une prétendue pendaison à 337 Questions 91, 97, 121, 175, 177, 280, 320, 351, 466, 469, 471, 474 485, 488, 490, 499, 536, 558, 704 namezay, Louise de , .330 Randonnées populaires, Nos.337 liasle, ,Sa lettre au gouverneur de Vaudreuil (9 septembre 1713) 289 Recensement nominal de Québec en 1666 321, 335 Registres de Pile Dupas, Les 98 Reliques, Préservons nos 48 Renaud Du Unisson, La famille 670 Réponses.83,154,174, 205, 346, 680 Lieherville, Les Drouet de 593 Rimouski, Inventaire des registres de l’état civil du district de 522 7(>8 — KniousUi - Puebla .Koehebeaucourt, M.«le la llottot, La famille du docteur .1.-1'.Saint-Faustin (Terrebonne) .Saint-François, Inventaire des registres tie 1 état-civil du district de (Sherbrooke) Saint-Germain Venant .,¦ .• Saint-Hyacinthe, Inventaire des registres de 1 etat-eivil du distnct de Saint-Lusson, Simon-Frunçois de .Saint - Homme, l’ierre-Grégoire de Gardies de la Baume de G.), Saiut-Vallier, Sa Lettre à M.Chartier de Lotbinière Sainte-Aline La "'I ruppe de Sainte-Aline de la l’ocatière Saluberry, La médaille d’or de ( liarles-Michel de y Salaberry, Lettres de l'honorable Louis de .•,üo> Sa la berry.Lettres de Charles-Michel de Salaberry, Lettre de Maurice de Salaberry, Lettres tie François-Louis tie Sauvages de la Bivière-lîlunche, Uéptmse de Longueuil aux (11) juin 1700) .Sauvages en 1701, Avec les .Sauvages en conseil île guerre avec M.île Longueuil à Détroit, en iTOO Scalpés qui survécurent, Les .• Sculpteurs, Les Sucre d’ ruble, M moire tic Jean-François Gaultier sur le Tndoussac, Bibliographie tie Talon, Sa lettre au K.1’.Oliva (lu novembre 1606).Taverneir, Jeun .l ût il.Le notaire Félix Tlmumur tie la Source, L’abbé Thomas, Le général John .Thomas dit Higuouette, Lu famille .Totdy, Convention entre les habitants tie la Louisiane et Henry de Tourtes, L’ile aux .“Trappe de Sainte-Anne”, La .Tréguter, Le commandeur tie Trottier, Gilles .Trottier, Jean-Noël Troyes, l’ierre de Trudelle, L’abbé Charles Vaudreuil et les Abénaquis Vienne, parent île Bougainville, M.de Villebon, Sa lettre nu ministre (30 juillet 1696) Voirie en 1740, La 597 391 144 158 112 166 271 563 467 55 106 483 564 560 561 625 176 45 287 347 130 570 659 444 576 723 313 482 704 178 55 686 435 208 490 111 598 500 621 238 LE BULLETIN DES |{ E CHERCHES HISTORIQUES VOL.XXXVII LEVIS, DECEMBRE 1931 No.12 TAC()UPS-ALEXIS DK B AU LEUR Y DKSC1IAM Les Armoriaux de France mentionnent plusieurs familles de Fleury.Dans la liste des équipages de Jacques Cartier, en 1535, on voit un “Jean Garnier, sieur de Chambeaux, gentilhomme malnuin ”, et un “ Garnier de Chatnbeaux, gentilhomme malouin ".Jacques-Alexis de Fleury Deschambault était-il allié à une de ces familles ?Nous ne pouvons répondre a cette question, lout ce que nous savons c’est qu’il appartenait à la noblesse._ _ .Jacques-Alexis de Fleury Deschambault était otigi-naire de Saint- Jean de Montaigu, évêché de Luçoti, en Poitou.Il était' fils de Jacques de Fleury et de Périnne Gabar.Fn quelle année passa-t-il dans la Nouvelle-France .Un manuscrit qui a appartenu à la famille de Fleury Des-chambault et qui remonte a la première moitié du dix-huitième siècle dit : “ Jacques Alexis Fleury Deschambault est passé en Canada avec M.de \ illedieu, capitaine de vaisseau, vers l’année 1660.” Dans l’état de ses services, Charles de Fleury, capitaine-général des gardes-cotes de Monaco, fils de M.de Fleury Deschambault, écrit : “ Né en Canada de parents nobles où son père est mort, â->é de 92 ans lieutenant-général de Montréal, ayant passé en ce pays-là en 1660 enseigne dans le régiment de Cari gitan ” (1).(1) Manuscrit en la possession «le la Chicago Historical S«.ciet^ Cité dans le Rapport concernant les archives canadienne* pour tannée 190., vol.f.p.T,XXII. Si M.de Fleury Deschambault passa dans la Nouvelle-France avec le régiment de Carignan son arrivée ici ne remonte pas à lt>f>0, niais bien à 1665.Nous doutons fort que M.de Fleury Deschambault ait fait partie du régiment de Carignan.M.Benjamin Suite qui a patiemment amassé une foule de notes sur ce fameux régiment et qui est parvenu à dresser la liste de ses officiers n’a vu nulle part le nom de M.de Fleury Deschambault comme officier du régiment de Carignan.M.h.Z.Massicotte qui a compulsé les registres de Montréal et les greffes des notaires qui ont exercé dans cette jut idiction de 1642 a 166/ na rencontré nulle part, non plus, le nom de M.de Fleury Deschambault.Pareil’ lenient, le Journal des Jésuites, les Relations des mêmes Pères.les actes de l'état civil, les greffes des notaires ni aucun, document du temps ne mentionnent sa présence à Québec pendant la même période.Mais il y a plus.En 1666 et en 1667 on lit le recensement de tous les habitants de la Nouvelle-France.Ces recensements nominaux ont été conservés.Ni l'une ni l’autre de ces pièces ne mentionnent M.de Fleury Deschambault.De tout ceci nous avons le droit de conclure qu’il est arrivé dans la Nouvelle-France après 1667.Nous serions porte a fixer son arrivée plutôt en 1670 qu’en 1668 ou 1 ( J)9.Quoiqu'il en '-oit, le 19 novembre 1671.M de Fleurv Deschambault épousait, à Québec.Marguerite de Chavi-gny, veuve de Thomas Douaire de Bondy, et fille de F rançons de Chavignv de Berchereau et de'Eléonore de urandmaison.1, acte de mariage dit simplement " lacunes Alex,, de Fleury, sieur Deschambault, demeurant à Quebec .mats nous savons par ailleurs qu’il était avocat au Parlement de Paris.I *e .ax 1 'j F>/4, Eléonore de Grandmaison, veuve la J es sene, concédait a son gendre Jacques-Alexis de Fleury Deschambault.à titre de cens et rente seigneuriale, annuelle et perpétuelle non rachetab'le, dix arpents de terre de front sur le fleuve Saint-Laurent, dans la sei- — 707 gneurie de Chavigny (aujourd’hui Deschambault) sur la profondeur de la dite seigneurie.Eléonore de Grandmaison mettait pour condition à sa concession qu’elle pourrait reprendre possession de sa terre quand elle le voudrait.Elle s’engageait toutefois à rembourser son gendre des travaux et améliorations qu’il aurait faits.La rente annuelle a payer par M.de Fleury Deschambault n’était pas exorbitante : deux poulets et un sol pour chaque arpent de front.C’était d’ailleurs à peu près la rente exigée par la plupart des seigneurs à cette époque.Et dire qu'il s’est trouvé des historiens pour écrire que les anciens seigneurs écrasaient leurs censitaires sous le poids des charges ! Al.de Fleury Deschambault s’établit immédiatement sur sa concession.Le recensement de 1681 nous donne les renseignements suivants sur M.de Fleury Deschambault, qui habitait alors sa terre de Chavigny : 1° Jacques (Alexis) de Fleury Deschambault, 36 ans.?° 3° 4° 3 6° 7° 8° 9° 10° 11° Marguerite de Chavigny, sa Douaire de Bondy), 38 ans.Enfants : Dorothée (de Bondy), ” Jacques “ Thomas " Augustin femme (veuve I acques Charles Joseph Louis Pierre 24 ans.22 ans.20 ans.14 ans.Deschambault, 9 ans.“ 7 ans.“ 5 ans.“ 3 ans." 1 an.de Le recensement nous apprend de plus que M.de Fleury Deschambault avait à son emploi un domestique, Julien, âgé de 53 ans.Dans sa maison, d avait trois fusils.Son écurie contenait dix-neuf bêtes a cornes, et il avait vingt arpents en culture.En 1683.le 25 octobre, M.de Fleury Deschambault devenait propriétaire de la seigneurie de Chavigny qu il habitait depuis 1674, en vertu d’un échange conclu avec — 7û8 — sa belle-mère Eléonore de Grandmaison.Celle-ci lui “cédait, transportait et délaissait la terre et seigneurie de Chavigny contenant une lieue de front sur le fleuve Saint-Laurent sur trois de profondeur dans les terres dans laquelle lieue de front est comprise la dite terre Deschambault de douze arpents de front jadis concédée par la d.Gamelle delà l'esserie aux dits s.et (lamelle Deschambault dont ils sont en paisible possession et où ils font leur demeure ordinaire.Eléonore de Grandmaison abandonnait a M.de Eleury Deschambault la seigneurie de Chavigny absolument aux mêmes conditions que son défunt mari et elle-même l’avaient reçue, c’est-à-dire a la charge de la foi et hommage et de payer les droits du fief à chaque mutation de possesseur.En retour de ce beau cadeau.M.et madame de Fleury Deschambault donnaient a Elemiore de Grandmaison une terre située en l’ile d’Orléans de quatre arpents de front d’un côté a 1 autre de I île.Cette terre avait appartenue au pre-miei mari de madame de Henry Deschambault, le sieur Douaire de Bondv.La seigneurie de Chavigny prit, à partir de cette transaction le nom de seigneurie de Deschambault l 1).En cette même année 1683, Mgr de Laval faisait preparer par ses prêtres un mémoire qu’il intitula Plan géné-/-(// l’etat présent des Missions du Canada fait en l’année 1683.C e mémoire ou état servit de base au mémoire que Mgr de Laval présenta au roi en 1684 pour obtenir la fixation d’un certain nombre de cures au Canada.Nous lisons dans ce Plan général de l’état présent des Missions du Canada fait en l'année 1683: " Deschambault.— I )eschambault est distant de 6 lieues de Neuville et de 13 de Québec, il n’v a qu’une famille et 11 ame>.Ces deux derniers < Deschambault et Portneuf) C.) I:1" l,i,M dre de choisir qui elle voudra." De Conseil Souverain, un mois plus tard (ITictobre 1673), nomma Al.Juchereau juge” (1).but même temps qu’il avait choisi AI.de Branssat comme juge de la nouvelle juridiction de Alontréal le 15 mars 1693, le roi avait nommé AI.de Fleury Deschambault son procureur pour la même juridiction (2).Fe 19 octobre 1693, le procureur général du Roi remontrait au Conseil Souverain que AI.de Fleury Des-chambault continuant de rendre la justice en la ville de \ îlle-AIarie (Alontréal) en qualité de juge-bailli de l’île de Alontréal n avait pu descendre à Québec pour être i ecu par e Conseil en son office de procureur du Roi.Comme d était du service de Sa Alajesté qu’il y eut une personne pour faire les fonctions de procureur du Roi usqu a ce que M.de Fleury Deschambault fut reçu au dit office, le Conseil commit AI.de Fleury Deschambault |)om, pai provision, exercer l’office de procureur du Roi JUSC|U a cc fiu 11 Put descendre à Québec pour être reçu.I .M.issiintte, bulletin dru Recherchai Hixtoriqucx, vol.XXI, p.303 (2) Inxiuuiitioux du Conxeil Su/,,¦rieur, caliiei- 2. — -Il — Il devait, en attendant, prêter le serment entre les mains du juge royal établi à Montréal.Le 11 janvier 1695, après enquête de vie et moeurs, le Conseil Souverain recevait M.de Fleury Oescham-bault en son office de procureur du roi au siège de Montréal.Il prêta, le même jour, devant le Conseil Souverain, le serment voulu.En 1696, M.de Fleury Deschambault laissa pendant quelques semaines ses fonctions de procureur du roi pour sui vre Al.de Frontenac dans son expédition contre les Iroquois.La Gazette de Vrance, le 5 janvier 1697, rendait compte de cette expédition dans les termes suivants: “ Frontenac partit de Québec le 14 juin et arriva le 22 à Montréal, où il trouva les bateaux, les munitions et provisions nécessaires, grâce aux soins de M.de Champigny, intendant Il divisa en trois corps ses troupes qui consistaient en .420') hommes, y compris cinq cents Sauvages.Frontenac menait le corps de bataille, ayant sous lui de Ramezay, gouverneur des Trois-Rivières.M.de Vaudreuil, commandant des troupes du Canada, conduisait l’arrière-garde.Le sieur de Subercase faisait les fonctions de major-général, et le sieur Le Vasseur, de Néré, capitaine, celles d’ingénieur.L’armée se mit en marche le 4 juillet, remonta le fleuve Saint-Laurent et entra dans la rivière des Iroquois.Après une marche très pénible, à cause de la rapidité des rivières et des fréquentes chûtes qu’elles font, ce qui oblige de porter fort loin par terre les bateaux, elle arriva au quartier habité par les Onnontagués.Ces barbares, assistés par les Anglais, avaient construit un grand fort carré, long, flanqué de quatre bastions réguliers et revêtus d’une triple palissade d’une grosseur et d une hauteur extraordinaires.C’est là qu’ils avaient résolu d attendre les Français.Mais à leur approche ils manquèrent de courage.Après avoir mis le feu à leur fort et à leurs cabanes, ils s enfuirent à vingt lieues de la, avec leurs femmes et leui s enfants, n’emportant que pour deux jours de vivres.Ainsi, Frontenac, qui arriva deux ou trois jours après leur dépat t, ne trouva aucune résistance.Le canton iroquois des Onnei-ouths, ayant appris l’arrivée de brontenac.envoya des députés nous demander la paix, offrant de venir s établir auprès do Montreal.Le 9 août, le comte de Frontenac se mit en marche pour revenir, et il arriva le 20 à Montréal.Il se loue extrêmement de l’activité et du zèle que les officiers et les soldats ont tait paraître dans cette expédition, où il a fallu faire deux cent quatre vingts lieues.On a pris ou tué plus de cent cinquante Iroquois tant chemin faisant que du côté des Ou-taouais.” Dans son récit de la campagne de 1696, le Père de Char-levuix nous dit quel commandement Al.de Fleury Descham-hault exerçait: " Les troupes, dit-il, étaient partagées en quatre bataillons.de deux cents hommes chacun, sous les ordres de quatre anciens capitaines: MM.de la Durantaye, de Muy.Du Mesnil et le chevalier de (.rais.On lit aussi quatre bataillons de milices canadiennes.Celui de Québec était commandé par M.de M-Martin, capitaine; celui des Trois-Rivières, par M.de wrampre, major de la place ; celui de Beaupré, par M de (.randvule, lieutenant, celui de Montréal, par M.Descham-bault, procureur du roi de cette ville” (1).J7?1’.le^ui Permettait à M.Juchereau, lieutenant- general de la juridiction de Montréal, de s’absenter pendant tous années de retendue de cette juridiction “ et de passer meme au Mississipi pour y_ former des établissements.” Le a juin LOI.le Roi donnait une commission à M de Fleury Descharnbault pour faire les fonctions de lieutenant-gcnei.il a Montreal pendant 1 absence du sieur Juchereau (2) M.Juchereau mourut à Ouabache dans l’automne de 1/ M.La nouvelle n en parvint à Montréal et à Québec qu’au mois de septembre 1705.~ 1 La mort de M.Juchereau mettait fin à la commission que e Ko, avait donnée à M.de Fleury Descharnbault pour faire absence ''«'tenant-général à Montréal, pendant son Le 13 septembre 1705, l’intendant Raudot donnait une commission a M.de Fleury Descharnbault “pour co ti me fi *> de lieu,enaSt-gén“ alèn la __C Mont,eal Jusflu a ce qu’il plaise au Roy y pourri) Histoire de la Xonvellc-France.(2) Insinuations ,ln Conseil Supérieur, cahier 2. voir et ce sous le bon plaisir de Sa Majesté sans qu’il fut obligé de prêter un nouveau serment ” ( i ).Le 27 niai 1706, M.de Fleury Deschambault était nommé par le roi lieutenant-général de la juridiction rovale de Montréal (2).Il y avait près de cinq ans qu'il exerçait ces fonctions par commission.M.de Fleury Deschambault fut reçu en son office Italie Conseil Souverain, le 2 novembre 1706.11 présida à la justice dans la ville et île de Montréal jusqu’à sa mort arrivée à Montréal le 31 mars 1715.M.de Fleury Deschambault, comme nous l’avons vu plus haut, avait épousé Marguerite de Chavignv, tille de Fran çois de Chavignv de Berchereau et de Eléonore de Grand-maison et veuve de Thomas Douaire de Bondy.File décéda à Montréal le 13 novembre 1703.M.de Fleury Deschambault se remaria, à Sainte-Anne de la Pérade, le 9 juillet 1708, à Marguerite-Renée Denis, veuve de Thomas de Lanaudière.Elle décéda à Montréal le 3 février 1722.De son premier mariage il eut plusieurs enfants qui furent les souches des familles Fleury Deschambault, Fleury de la Gorgendière, etc., etc.- B.-G.R.LA FAMILLE D’ALBANI A la page 666 de ma petite étude sur la famille d’Alba-ni (livraison de novembre 1931, du B.R.H.) je constate une omission.Marie-Louise, née le 28 novembre et baptisée le 2 décembre 1851, mourût le 8 août 1852, non pas le 10 (sans nom de mois et sans date).Plus loin, page 668, le deuxième alinéa ne rend pas mon idée et il faudrait le remplacer par le suivant : ‘Tl y a une erreur manifeste dans l’un ou l’autre de ces textes.Emma avait réellement 14 ans en 1862, si l’on en croit son premier biographe, Napoléon Legendre qui, en 1874, la fait naître en 1848, ou rien que 10 ans si l’on s’en rapporte à Albani même”.E.-Z.Massicotte (1) Ordonnances des Intendants, cahier 1, folio 7.(2) Insinuations du Conseil Supérieur, cahier 2. 7i 4 FRUITS — KPICES — FRIANDISES SOUS LE REGI ME FRANÇAIS Relisant quelques pages du voyage de Pierre Kalm à travers notre pays, en 1749, je m'arrêtai à celle où il constate que les repas ne sont pas les mêmes en la Nouvelle-Angleterre et en la Nouvelle-F'rance et je remarquai surtout ce paragraphe : “Après le dîner vient le dessert qui comprend une grande variété de fruits, des noix de France ou du Canada, au naturel ou confites, des amendes, du raisin, des noisettes, plusieurs espèces de baies qui viennent à maturité dans la saison d’été, comme les groseilles et les gadelles, des atocats confits dans de la mélasse, des conserves, en sucre, de fraises, de framboises, de mûres et d’autres fruits de ronces.Le fromage entre aussi dans le dessert.” Quelque temps après j’avais à consulter le Journal des Jésuites et, en ouvrant le volume, au hasard, je vois à la page 75 (édition \ alois), le passage suivant qui indique qu’il se donnait des étrennes, le jour de l’an, aux débuts de la colonie, et que 1 on ne trouvait guère mieux pour le gouverneur de la Nouvelle-France que de lui offrir de quoi se faire faire d excellents pruneaux confits.Relisez ces laconiques, mais instructifs alinéas : Janvier 1(>47 — Le 1er je lus au 2e coup de la meffe saluer AI.le Gouverneur.Les 1 lofpitalieres ennuyèrent vne lettre par AI.de St.Sauveur, N deux boetes d étcorces de citron, par vu homme.Les \ rsulines, \ ne lettre, vu barillet de pruneaux, vu chapelet N vne image en papier, fçauoir, vn crucifix en grand volume.( et te coïncidence ni amena a chercher à établir quels étaient les Puits, les épices et les friandises (pii pouvaient fai-ie p.u tie des repas de nos ancêtres.Afais les notes que j’ai ext.1 dites de mon fichier sont trop nombreuses.J’en élimine un cei tain nomine et pour disposer des autres plus rapidement, je ks aligne ci-apres, dans 1 ordre alphabétique. — 715 Airelles ou bleuets — Au naturel ou cuntit, l'airelle ( ou "bleuet ) du Canada tut toujours estimée.C'est une baie succulente.Amandes — Les amandes douces, employées en pâtisserie, en contiserie, en dragée ou en praline furent connues.On ne se contentait pas de celles du pays on en importait et dans les E.& O.IC, 1, 594, on voit qu’en 1748, le droit d’entrée sur les “amandes en coques" était de un franc, 4 sols le 100.Incitais— Lien qu'il s'agisse d'un petit poisson je le place ici, car on en faisait des sauces ou un assaisonnement.En 1748, pour le recevoir en Canada, on payait un droit d'un sol par pot ou flacon.Atoea ou cannebergc — ( harlevoix assure que la Canne-berge doit son nom d’atoca aux sauvages.Kalm, en 1749, en a mangé ici, confites dans la mélasse (II, 139).Bougainville, dit qu'on en “fait des confitures qui seraient trouvées délicieuses en France Cannelle — Dans un document judiciaire du 30 avril 1727, il apparaît que cette écorce odoriférante se vendait à Montréal 7 francs la livre.Pour l’importer en 1748, on payait un droit de 6 sols la livre.Câpres — Le produit du câprier, confit dans le vinaigre sert d’assaisonnement.11 s’importait ici et on ne devait au fisc qu’un impôt d'un sol par flacon.Cerises — Kalm, en 1749, a constaté qu’il y avait en Canada deux sortes de cerisiers sauvages.Les fruits de l’un sont âcres et ceux de l’autre ont un goût agréable.Dans les jardins, on cultivait aussi des cerisiers de France qui fleurissaient à la fin de mai.Bougainville a également vu de ces cerisiers dans le jardin des MM.de Saint-Sulpice, â Montréal.Citron — Dès 1647, l'écorce de citron s’importait en ce pays.Je la trouve de nouveau mentionné dans un document judiciaire du 14 septembre 1691.Le nom de zeste n’est jamais employé dans nos documents.Comme cette écorce contient beaucoup d’essence aromatique, elle entrait dans plusieurs confitures et compotes.Citrouille — Fruit d’une espèce de courge.Dans les Relations des Jésuites de 1663, ch.IX, il est dit qu’â Montréal — 7i6 — les citrouilles viennent avec facilité, mais qu’elles sont très différentes de celles de France, “car quelques-unes ont quasi le goût de pommes et de poires, quand elles sont cuites.” Kalm dit, en 1749, que la citrouille “est abondante dans tous les jardins.On la sert de diverses manières, mais généralement, on la coupe par le milieu, en deux morceaux qu’on met rôtir devant le feu, l’intérieur tourné du côté de la flamme; les gens à l’aise la saupoudrent de sucre.” Ailleurs, (II, 203), le naturaliste suédois rapporte qu’on la mange avec de la viande, bouillie à l’eau ou au lait; enfin, en gâteaux, poudings, tartes, etc.Confitures — Dans l'inventaire des biens de Jeanne Mance, le notaire Basset mentionne une boite à confiture (19 juin 1673).Il s’importait des confitures de France, car dans l’édit de 1748, il est porté qu’il sera chargé sur icelles un droit d’entrée de 9 deniers la livre.Kalm, dans son récit, parle des confitures en deux endroits.Conserves— Kalm visite l’hôpital de Québec le 11 août 1749, par faveur spéciale.Après cela il botanise dans les champs voisins, puis à l’heure du dîner, il retourne au couvent où il se met à table avec le chapelain, un vénérable père récollet, très âgé.“Les mets, tous apprêtés par les religieuses, étaient aussi nombreux et variés que sur la table des grands.Il y avait, en outre, plusieurs sortes de vins et beaucoup de conserves”.Dessert l n service élégant, d’une.ordonnance exacte, Doit de votre repas marquer le dernier acte, Au secours du dessert appelez tous les arts Attaquez et savourez ces fruits t^u un art officieux en compote a réduits.Berchoux _ Choyée Bar ce mot on entendait toute espèce de sucre-î ies.Souvent aussi on voulait spécifier une friandise composée d une amande recouverte de sucre.Quoiqu’il en soit, les anciens en avaient puisque, à la réunion annuelle des arquebusiers, armuriers et serruriers, à — 717 Montréal, le jour de la Saint-Eloi, en 16/8, les braves artisans, lorsqu'ils eurent apaisé leur faim et leur soif, décidèrent de jouer aux cartes pour un enjeu, lequel ne fut autre que “des dragées pour régaler les dames présentes”.J’ai parlé de ces réunions typiques dans le Bulletin de 1917 ( pp.343-6).En 1748, l’impôt sur les dragées était de un sol la livre.Faîne — La graine (ou le fruit) comestible du hêtre a toujours été considérée délectable.Kalm, assure que les Canadiens en étaient très friands.“IL les cueillent, dit-il, à l'automne et les font sécher jusqu’à l’hiver.Les faines ont alors une saveur excellente.Au dessert, on les offre avec ou en guise de noix et de noisettes’’.Dans ma jeunesse et jusque vers 1900, sinon plus tard, il était encore facile de se procurer des faînes au marché Bon-Secours, mais il paraît qu’on n’en voit plus ou très peu.Fenouillettc — Excellente liqueur faite avec de la graine de fenouil.D’après un document judiciaire du 20 janvier 1705, la fenouillette se vendait 1 franc, 4 sols la chopine, à Ville-Marie.Fraise — La délicieuse fraise canadienne fut sur toutes les tables et Kalm put s’en procurer un plat, le 22 juin 1749, à Québec.Framboise—Kalm dit que le framboisier était “extrêmement abondant ; il couvre les coteaux et court sur les lisières des champs et les bords des rivières, en longues haies qui paraissent toutes rouges, tant les branches de l’arbuste sont chargées de baies en pleine maturité ( août 1749 ).On les donne comme dessert, après dîner, au naturel ou en confitures”.Fromage — En parlant des mets qui se servent à la fin des repas, peut-on oublier celui-ci.Vous vous rappelez ce mot de Brillat-Savarin : “Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un oeil".Dans le Bulletin de 1912, p.16, il a été question du fromage raffiné, surtout de celui de bile d’Orléans, et l’auteur anonyme croit qu’il date du régime français.Son assertion est ex-te, car le savant Kalm, écrivait le 7 septembre 1749.“On fait du fromage en maints endroits (en Canada), mais celui de l’ile d’Orléans est regardé comme le meilleur.Petit, - 718 mince, rond de forme et de quatre à la livre de France, il se vend 30 sous la douzaine”.Plus loin, l'inquisiteur suédois dit qu’il ne se fabrique pas de fromage à 51 ontréal et qu'en le fait venir d’ailleurs.Tout comme aujourd’hui, nos ancêtres ne se contentaient pas des fromages canadiens et ils en importaient, à preuve cet item de l edit de 1748 sur les importations : “Fromages de toutes espèces, droit d'entrée, 1 franc 4 sols le 100 livres”.Enfin, dans un document, du 17 novembre 1757, le 1 routage de gruyère est mentionné.Fruits à l'cau-dc-vic — Il s’en importait, et le droit d'entrée n’était que d’un sou, 3 deniers, le flacon.Gadeliers — Le 3 mars 1693, le notaire Mangue dresse un bail par lequel Françoise de Vauchv loue à Thomas Mart bassin et Françoise Saulnier, sa femme, une habitation à la cote Sainte-Marie, entre la terre du juge Migeon de Branssat et celle du notaire Cabazié.La bailleresse se réserve, dans le jardin, 6 pruniers, un rang de gadeliers, etc.Kalm dit que les gadeliers abondaient dans la région de Montréal.Il prétend qu’ils furent importés d’Europe, qu ils vinrent très bien en Canada, et qu’il y en avait dans tous les jardins.Girofle et clou de girofle — Stimulant, aromatique et antiseptique on le met dans les viandes et dans les sucreries.Souvent, on 1 associe a la cannelle pour aromatiser les fruits à l’eau-de-vie”.En 14)73, le notaire Basset, en faisant l’inventaire des biens de Jeanne Mance, remarque deux onces de girofle et de muscade.Il figure également dans des documents du 14 septembre et du 22 décembre 1693.Dans ledit sur les importations de 1748, le droit d’entrée de cette epice est fixé à six sols la livre.Groseilles — Ils croissaient dans les jardins canadiens et Kalm en a goûte a Quebec en 1749.4L lasse - 11 a été dit plus haut que Kalm a observé que 1 on faisait en C anada confire des fruits dans la mélasse. — 719 Dans une lettre à M.de Lévis, l’intendant Bigot dit qu’il fait passer à l’hôpital du fort Saint-Frédéric, du riz, du vinaigre, de la mélasse, du sucre, des prunes, de l'eau-de-vie, etc.La mélasse était donc en usage au X\ 11 le siècle.Le fut-elle plus tôt ?Melon — Ce fruit au parfum délicat apparaît dans la Relation des Jésuites de 1663, alors que le narrateur écrit : ‘‘Le climat à Montréal est à même hauteur que celui de Bordeaux, mais fort agréable; le terroir est très bon; le jardinier ne fait que jeter la graine de melon sur un peu de terre remuée parmi les pierres et ils ne laissent pas d y venir sans aucun soin de la part des hommes ’.Pierre Boucher signala également, en ou vers 1664, qua Montréal “tout venait parfaitement, mais surtout les melons”, etc.La renommée des melons de Montréal était déjà établie.Elle dura tant qu’il y eut des jardins.En 1688, un document du 24 septembre laisse entendre qu’on dégustait ici et le melon d eau et le melon français.Kalm parle du melon dans huit endroits différents de son ouvrage.11 l’a trouvé partout en abondance et il mûrissait au mois d’août.On l’offrait toujours avec du sucre, jamais avec du vin ou de l’eau-de-vie.Le même auteur s’épanche longuement sur le melon d’eau qui mûrit à Montréal, mais n est pas aussi bon que dans la province de Xew-\ ork.L n melon d eau se vendait alois a Montréal, cinq ou six sols, C ependant, quand d était bien gros, son prix s’élevait jusqu’à vingt sols.Miel— Les documents ou les auteurs ([lie j ai lus ignorent le miel., Muscade — L’amande du muscadier est employée dans la cuisine comme condiment.Jeanne Mance en avait dans ses épiceries ( Basset).Je la retrouve plus tard dans l’inventaire d’un colon (22 décembre 1693).Lors de ledit de 1748, le droit d’entrée de cette épice était de six sous la livre., .Noix-Noisettes — Dans l’inventaire du nommé Chauvin, le 5 février 1651, le notaire Saint-Père, note une “noix d’Inde”.Selon l’encyclopédie Larousse on appelait ainsi la noix de coco.Etait-ce vraiment cela ? Dans l’édit de 1748 tous les fruits à enveloppes ligneuses sont frappés d’un droit d'un sol, 6 deniers, le 1000.Les voyageurs nous informent qu’il se faisait une consommation de noix et de noisettes indigènes.Ne pas oublier que Jacques Cartier, en 1635, trouva les noisettes de l’île aux Coudres meilleures que celles de France.Voir aussi amandes.Olives — Lu 1748, le droit d’entrée sur les olives en flacon était de () deniers.Oranycs — 11 y en avait parfois, seulement.Ainsi J.-Edmond Roy, dans son Histoire de la seigneurie de Lanzon, cite un extrait d’une lettre que Jacques Charly négociant de Montréal, écrivait à un de ses amis, le 1er juillet 1742 : “Vous vous souviendrez des oranges, caffé et castonnade blanche que ma femme vous a demandés”.Poires — “Plusieurs espèces de poires délicieuses qui viennent bien à Montréal ne réussissent pas” à Québec ( Kalra ).Bougainville a vu dans les vergers des MM.de Saint-Sulpice, des poires, etc.Poivre — Notre défunt ami, Benjamin Suite, a dit que “deux ou trois générations des habitants de Champlain n’avaient point connu le poivre”.C’est possible.Mais à Montréal, il s’en trouvait.Le notaire Basset, dans l’inventaire de Jeanne Mance, 19-6-1673, note une demi livre de poivre en grains.Le 9 août 1678, le sieur Letard avait une boîte à poivre ( Mangue ).Le 17 février 1683, le quarteron de poivre se vendait 7 sols,, 6 deniers et le 5 septembre 1697, la livre de poivre atteignait le prix de trois francs.Le droit d’importation en 1748 était de 3 sols pour le poivre blanc et d’un sol pour le poivre noir.En 1727, le poivre ne valait que 18 sols la livre, mais avec les années malheureuses, il se vendit plus cher.Ainsi en 1756, on en demande 2 francs; en 1757, 3 francs, en 1758, 7 francs et en 1759, 12 francs.Pommes — “ En 1608, dit Benjamin Suite, le sieur de Monts avait envoyé à Québec des plants d’arbres fruitiers de la 721 Normandie.Louis Hébert, arrivant en 1617, apporta quelques tiges de pommiers".Pierre Boucher, en 1664, déclare également qu’on a planté en la Nom elle France des "pommiers qui rapportent de fort bonnes pommes et en quantité”.Seulement, il a joute qu'il devrait y en avoir plus et l’intendant Talon s’occupa de combler les désirs du seigneur Boucher.A Montréal, les pommiers réussirent si bien que leurs fruits devinrent “fameux" dans le monde entier.Déjà en 1749, Kalm pouvait dire : “Certaines espèces d’arbres frui- tiers réussissent merveilleusement bien près de Montréal et j’ai eu l’occasion d’y voir de très belles variétés de poires et de pommes”.Deux citations feront voir combien la pomme était en faveur, même chez le peuple.1745, 9 mai.— Vente par Jacques Macier dit Saint-Hilaire de 4 1-2 arpents de terre, à la montagne avec maison, dépendances et verger.L’acheteur devra, entre autres choses, laisser au vendeur la jouissance de dix pommiers, "sa vie durante”.(Danré de Blanzy ).1752, 13 mars.— Sur la terre de J.-B.Auger dit Baron, près de la montagne, il y a un arpent en verger avec 92 pommiers ( Doc.jud.).Après 1755, la pomme augmenta de prix graduellement.En 1756, on la payait un franc, 4 sols, le cent.En 1/57, trois francs;en 175X.cinq francs et en 1759, 15 francs.Praline — Ce bonbon fait d’une amande cuite dans le sucre fut connu des anciens, mais on 1 appelait plarine.Est-ce parce que le mot se prononçait mieux ainsi i Primes, pruneaux — Le lecteur a pu constater au début de cet article que les pruneaux s’importaient ici en barillet en 1647.Kalm nous informe qu’il existait à Montréal quantité de pruniers sauvages a fruits rouges ayant une bonne saveur et dont on faisait des confitures.Dès 1673, (31 août), la justice avait à s’occuper d’un vol de prunes canadiennes.Mais la présence de ce fruit indigène n empêchait pas d importer de France des pruneaux séchés au soleil.Le droit d entrée était — 722 — de 12 sols le cent livre pour les variétés ordinaires, mais pour celle de Brignoles, il s’élevait à 4 deniers la livre.Dans l’inventaire de l’officier P.-F.de Sarrobert, le premier août 1756, le notaire estime les prunes à 5 sols la livre.Et ce vaillant militaire en avait une réserve de 69 livres.Raisins — Les colons du Canada eurent le choix entre le raisin indigène et le raisin importé.En remontant le Saint-Laurent en 1535, Jacques Cartier fut si étonné de voir la future île d’Orléans couverte de vignes sauvages qu’il lui donna le nom pittoresque d’île de Bacchus.En 1632, dans le traité de paix entre la France et l’Angleterre, il est question des barils de raisins qu’il y avait à Québec en 1629.Sans s’attarder sur ce point, disons qu’en 1683, (17 février) le raisin se vendait à Montréal, 12 sols la livre.Au mois d’août 1707, l’intendant Baudot étant informé que les gens prétendent être en droit d’aller sur les terres non désertées pour y cueillir des noix, des raisins &c, alors que les vrais propriétaires pourraient tirer profit de ces fruits pour faire des huiles et du vin, défense est faite de pénétrer sur le bien d’autrui à peine de 10 francs d’amende.En 1748, le droit d’entrée des raisins secs importés de France fut établi à un franc, 10 sols, le cent livre.Rosossol — Au sujet de cette liqueur, je renvoie le lecteur à ce que j’en ai dit dans le B.R.H.de 1917, p.59.Sel — Ce condiment est mentionné dans plusieurs actes à partir de 1673, mais il existait auparavant.En 1744, le gouverneur de Beauharnois fixe le prix du sel à 5 francs le minot.Puis en 1748, le roi déclare que le sel est exempt de droit d’entrée.Vers la fin du régime français le sel fut à la hausse comme les autres épices et assaisonnements.En 1758, il était à 9 francs le minot, puis, en 1759, à 60 francs.Sucre et cassonnade importés—Il y aurait un article à faire sur cette substance.Jeanne Mance, à son décès (1673) avait 1 1-2 lb de cassonnade et 2 livres de sucre dans un “hou-ragan”.De ce mot, je parlerai plus tard. — 723 — Dans mes notes il est question de sucre blanc, de sucre raffiné en pain, de sucre royal en pain.Aussi, de casson-nade blanche, de cassonnade grise et de “sucre cassonna-de”.De 1744 à 1756, la cassonnade blanche et le sucre royal se vendaient le même prix.20 sols la livre.Sucre d’érable ou du pays — On a tant écrit sur ce produit qu’il me suffit de le mentionner ici.D après mes notes son prix ne varia pas de 1706 à 1/56.11 était de 5 sols la livre.A remarquer que les auteurs d’autrefois, entre autres Kalm et G.de Catalogne, nous disent qu’on extrayait le “sucre du pays” de l’érable à sucre, de l’érable rouge (plaine), du merisier et même d’une espèce de noyer.Tire — Ce bonbon fait de sucre importé ou de sucre du pays aurait été invente, suivant la tradition par la vendable soeur Bourgeoys.Respectons la tradition.Vinaigre — Ce condiment fut en grand usage.Jeanne Mance, en 1673, en avait une demi-barrique et on le trouve mentionné dans plusieurs inventaires, loin 1 importer, en 1748 il fallait payer un droit d’un franc, 10 sols, la barrique.Le.général Montcalm remarque qu’en 1758, on ne pouvait se procurer du vinaigre qu’en le payant 4 francs le Pot ., .Le vinaigre, sous le régime français, provenait du vin ou du cidre et il a pu s’en fabriquer en ce pays, cependant aucun document ne me l’indique._ J’ai traité mon sujet sommairement, car il faudrait une brochure pour utiliser mes notes.Mon but, d ailleui s, n a pas été d’apprendre du nouveau au lecteur, mais plutôt de lui rappeler que nos ancêtres ne se sont pas privés de ce qui aide à bien apprêter les mets et qui agrémente les îepas.E.-Z.Massicotte QUESTION Quel est ce marquis d’Agoult qui, d’après 1 abbé Daniel, fut officier dans les troupes de la Nouvelle-France?A.B. — 72 4 — L’ABBE THAUMUR DE LA SOURCE Ce prêtre du Séminaire de Québec fut missionnaire au Mississipi, chez les Tamarois, dix années durant.Il est ])cu connu au Canada et encore moins dans le pays qu’il a évangélisé, il y a plus de deux siècles.Quelques historiens, trompés par la similitude plus apparente que réelle des noms et surtout par une note erronée inscrite en tête d’une lettre d’un nommé Lasource, ont attribué ce document à l’abbé Thau-mur.Cette erreur est toujours en vogue puisqu’elle a été rééditée deux fois, à notre connaissance, cette année même.Nous allons essayer d’y mettre fin.La biographie que nous entreprenons suffirait.Nous y ajouterons cependant quelques renseignements qui pourront satisfaire les plus difficiles.Les documents sur lesquels nous nous appuyons sont, en grande partie, conservés dans les archives du Séminaire de Québec.Quant à ceux qui nous viennent d’ailleurs, ils seront mentionnés en leur lieu.( Dominique-Antoine-René ’I haumur de la Source naquit à Montréal et y fut baptisé le 1er août 1692.Il était fils de Dominique 1 haumur de la Source, chirurgien, et de Jeanne Prud’homme (1).En 1702, ses parents l’envoyèrent au Petit Séminaire de Québec où il fut inscrit le 14 août.Tl arrivait à la veille des vacances.Il les passa, en grande partie, à St-Joachim avec ses nouveaux confrères.Le 1er octobre, le petit Thaumur commençait ses études au collège des Jésuites où les élèves du séminaire se rendaient matin et soir, aux jours de classe.Bien que, d’après nos Annales, cet enfant sut un peu lire et écrire, il dut faire tout de même toutes ses classes, depuis la première ou petite école jusqu’à la philosophie inclusivement.Ses études classiques terminées, Thaumur entra au grand séminaire.Il fut tonsuré et minoré à la cathédrale le 8 octobre 1713, fut fait sous-diacre à l’Hôtel-Dieu le 24 mai 1716 et diacre le 4 octobre suivant, dans la chapelle privée de (1) Tanguay, Dictionnaire généalogique, vol.I, page 564. — 72 5 l’évêque.Enfin, il fut ordonné prêtre, au même endroit, le 20 février 1717 (1).^ , .Après son ordination, l abbè I haunutr fut employe soit à la maison, soit dans les paroisses voisines pour lui permettre de s’initier au ministère.En 1717.l’abbé Varlet, missionnaire chez lesjl amarois, était rappelé en France.11 vint passer l’hiver de 1717-1/18 a Québec pour y régler ses affaires et demande! au Semmaue d’envoyer deux ou trois prêtres à sa mission, un seul ne pouvant suffire.Les supérieurs acquiescèrent et trouvèrent les hommes de bonne volonté dont ils avaient besoin.Ce fuient l’abbé Thaumur, l’abbé Mercier.nt-ils en caleche ou en chaise de poste?Le rapprochement qu’il m’a fallu faire réoe.- * entre es assertions de MM.les abbés Eerland, GossH’ ' 'Aaron, m’a laissé perplexe et il m’a semblé ( que l’on devra/’t eman- de î une mise au point a ceux qui le peuvent.* * * rr nba,>!^ f'e’"'anc'- (lans son Cours d'Irstoirc du Canada, N.44.S, dit: •• La communication jusqu'alors, entre Québec et, Montreal.sc faisait en canot et en bâtiment.Cette année (1/34), M.de la Nouillère, remontait en voiture de ( ucbec a Montreal, c’était pour la première fois qu’on essayait de parcourir cette distance par terre.” L’abbé Auguste Gosselin, dans Québec en 1730, M.S.K.C., 2e série, vol.\ .p.54, confirme ce qui précède, mais il nous apprend que le voyage se fit en descendant, non en remontant.En 1735, le grand voyer Lanouiller de Boisclair, efficacement secondé et dirige par 1 intendant Hocquart, pouvait éciiie a la cour: Les chemins sont faits présentement de façon que les voitures peuvent rouler d’une côte à une autre.J ai descendu cette année, au mois d’août dernier en chaise en quatre jours et demi de Montréal à Québec.” I) autre part, dans un article sur “ Le Chemin de la rive Nord du St-Laurent: Québec-Montréal”, paru dans le Bulletin de 1925, 1 abbé Ivanhoë Caron nous paraît éviter de se prononcer sur ce voyage.Ainsi, 1 auteur nous dit (p.289) que dans son rapport au ministre, le grand voyer écrivit le 17 octobre 1733: “Ce travail donne une communication par terre depuis Québec jusqu cà Montréal et le chemin se fait actuellement avec le même cheval en quatre jours.” Alors le premier voyage daterait de 1733? — 73i — Plus loin, M.l’abbé Caron cite une autre partie du rapport du même fonctionnaire: “ Je ne crains pas de vous dire que l’année prochaine (1734) les voitures roulantes iront et viendront de Québec à Montréal.” Ici l’abbé Caron fait cette remarque: “ Lonoullier escomptait trop l’avenir.Son grand chemin était loin d’être carossable.” Enfin, après nous avoir assuré que Lanoullier perfectionna son oeuvre d’année en année, l’abbé Caron ajoute: “ En 1747, il (le grand voyer) annonce au ministre qu’il est allé en calèche de Québec à Montréal, au mois d’août.* * * Si les distingués historiens ci-dessus nommés ont tous trois raison, comment expliquez leurs apparentes divergences ?' E.-Z.Massicotte LES DISPARUS R.P.Thomas-Cyrille Couët — N’é à Québec le 11 avril 1861, d’Adolphe Couët et de Stéphanie Hochet.Après avoir fait son cours d’études au séminaire de Québec, il entra chez les Dominicains à Belmonte, en Espagne, en 1881, et il y prononça ses voeux en 1882.11 fut ordonné a ( orbara, en Corse, par Mgr de la Foata, le 3 octobre 1886.11 fit du mi- nistère à Ottawa, de 1887 a 1891, a Lewiston, Maine, de 1891 à 1898, de nouveau à Ottawa, de 1898 à 1905, à St-IIyacinthe, de 1905 à 1907, à Québec de 1907 à 1918, à Montréal, de 1918 à 1925, sous-prieur à St-Hyacinthe, de 1925 à 1928.Le Père Couët était de nouveau à la maison des Dominicains de Québec depuis quelques mois lorsqu il se noya accidentellement au Portage des Roches, dans la rivière Chicoutimi, le 17 septembre 1931.Auteur de : ^ La franc-maçonnerie et la conscience catholique, étude sur la dénonciation juridique.Québec, 1910.Bas les Masques, étude antimaçonnique.Québec, 1911.La Mère Marie de la Charité et les Soeurs Dominicaines de Québec.Québec, 1925. — 732 LES PIERGOT DE BAILLEUL AU CANADA La généalogie, c’est à la fois de l’histoire et de la littérature: double raison pour que cela ne paye pas d’en faire dans notre pays, a dit notre ami E.-Z.Massicotte (1).Trop grande vérité, hélas! Parlant de généalogistes, l’auteur du Fil de l’heure, disait : “ Le généalogiste mérite assurément plus de considération, même de la part de ceux qui s’intéressent à d’autres sciences: son travail semble peut-être sans importance à leurs yeux, mais il contribue à édifier pierre à pierre un grand monument historique ” ( 2 ).Mgr Tanguay dans son Dictionnaire généalogique des familles canadiennes (3), mentionne Louis Audet de Pierre Cot, sieur de Bailleul.lieutenant d'une compagnie de la marine, et l’a mis dans la parenté des Audet dit Lapointe, ce qui est une erreur.Nicolas Audet dit Lapointe, ancêtre de cette famille au Canada, était fils d'innocent et de Vincente Reine, de St-Pierre de Maillé, évêché de Poitiers, village situé sur la rivière Gartempe, dans le département de la Vienne, à 55 kilomètres à l’est de Poitiers.Il venait donc du Poitou.1 11 vint au Canada en 1665 avec le régiment de Carignan; il était soldat dans la compagnie de M.de Monteil.Lorsque le régiment fut licencié en 1668, Nicolas demeura au pavs.D’abord valet de Mgr de Laval, il s’établit ensuite à l’Ile d’Orléans et il épousa à Ste-Famille, le 15 septembre 1670, Madeleine, fille de François Després et de Madeleine Le Grand, de la paroisse de Saint-Sauveur, de Paris.Nicolas fut inhumé à St-Jean, ile d’Orléans, le 10 décembre 1700, âgé de 59 ans.Sa femme lui survécut douze ans: elle décéda au même endroit le 19 décembre 1712, âgée de 56 ans.: Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire, a déformé, déplacé et mué en patronyme ce qui n’était qu’un des prénoms de Louis-Odet Piercot de Bailleul.Le prénom du père est inexact: c’est Paul et non Pierre: le nom de la mère est faux: elle ne s’appelait pas Marie-Anne Camé (ou Came), mais Guillemette-Marie-Anne Canu (Canut) (4).M.J.-A.Lapointe, de West-Broughton, auteur de quel- 733 — ques notes généalogiques sur la famille Audet-Lapointe, continue l’erreur de Tanguay dans une série d’articles publiés dans Y Eclaireur, de Beauceville (5).M.F.-J.Audet, dans son étude généalogique sur la famille Audet-Lapointe (6), ne dit rien des Fièrent de Bail-leul, mais cite une certaine famille Audet de Bailleul de Picardie, ancêtre du fondateur du célèbre collège Balliol.à Oxford, Angleterre.M.Audet rappelle dans son travail que le marquis Michel Alphonse de Bailleul demandait la permission d’aller s’établir au Canada, dans une lettre au vicomte Cas-tlereagh, secrétaire d’Etat pour les colonies, en date du S mai 1809 (7).Après tant de citations d’erreurs, il faut admettre (piece sujet méritait que l’on s’en occupa afin de remettre un peu les choses au point.Plusieurs pages du Bulletin seraient nécessaires pour donner quelques précisions sur la généalogie des ancêtres de cette famille en h'ran ce.néanmoins, je crois inutile de.donner autres sources que l’article de Emmanuel de ( athelineau publié dans Nova l'nvicia du mois d’octobre 19-5, pages 92 à 74.On v trouvera une foule de renseignements et en plus une série de documents inédits retrouvés dans les divers fonds des Archives de France.Du mariage de Paul Piercot avec Guillemette-Marie-Anne Canut trois enfants seulement sont connus, Richard-François, Louis-Odet et Marguerite.Les deux premiers passèrent au Canada vers 1696 comme officiers dans les tioupes de la marine.Le premier servit brillamment.Sa carrière fut très mouvementée.On conserve de lui a la Bibliothèque Nu tionale des Mémoires très intéressants.Il mourut à Paris le 28 août 1753, et fut enterré le lendemain à Saint-Méry (8).Louis-Odet s’établit au Canada et v lit souche.Marguerite épousa M.Martin de Recart.le 9 avril 1693.(Cavé, notaire à Rouen, à l’étude de M.Gomart.rue Thiers, 24—Voir Tabellionnage de Rouen, répertoire alphabétique.Actes aux archives jusqu a 1686).Originaire de Bourg-Beaudoin, village du dépai tement de l’Eure, arrondissement des Andelys, Louis-Odet Piercot — 734 — de Bailleul naquit vers 1675, s’il faut en croire le millésime de sa mort.Sur sa jeunesse aucun renseignement (81/!;)- Le 1er octobre 1692 (9) Richard-François cède sa charge d’officier de Mademoiselle, aide de panneterie et d’échan-sonnerie, à son frère Louis-Odet, qui ne semble pas l’avoir conservé, puisque ni l’un ni l'autre n’apparaissent sur la liste des officiers qui servaient Mademoiselle lors de sa mort en 1693 (10).Le 16 octobre 1692, Louis-Odet et François partagent la succession de leur père, devant Chrestien, notaire à Rouen (11).En vue d’un mariage projeté avec demoiselle de l’Espi-né, fille de Monsieur Clouet de l’Espiné, Louis-Odet signe un document fort intéressant le 18 septembre 1694 (12).cherchant à prouver sa noblesse.Ce mariage n’eut pas lieu En quelle année Louis-Odet passa-t-il au Canada?Certains prétendent que ce tut avec son frère Richard-François vers 1695, mais il est impossible de l’affirmer.Ce (pii est certain, c est que Louis-Odet était au pays en 1696, car je trou-\e son nom sur le tableau des officiers qui servaient en Canada au 1er octobre de cette année.Il était alors sous-ensei gne (13).Réformé l’année suivante ( 14) il est sur une liste apostillée par M.de Champigny le 25 octobre 1697.avec cette remarque: 11 arrive de France, on ne le connaît pas encore ” 05).En 1698 il est “petit Enseigne en Canada” (16).Dans une liste des officiers subalternes qui servent en la Nouvelle-France au mois d’octobre 1701 et (pii méritent le plus “ d’estre avancez par rapport à leurs services et leurs qualitez ”, on note qu’il est “ Brave homme servant avec assiduité et aimant le service.’’ Tl est sous-enseigne (17).Cette même année, notre personnage songe de nouveau “aux épousailles”.Cette fois Marie Madeleine Chrétien, veuve de Pierre Chicouagne, est l’élue de son coeur.Il signe son contrat de mariage le 2 novembre 1701.On le nomme Louis Audet de Pierre Quot, écuyer, de Franque, enseigne (18).Il n’existe pas de lieu de ce nom dans le territoire du Bourg-Beaudoin; mais il y a dans la Seine-Inférieu- 735 re, non loin de Boos, des localités dont les noms sont des composés du mot Franque : N.-D.de Franqueville, Saint-Pierre de Franque'die, Franquevillette (18^,4).pou raison quelconque, ce mariage n’eut pas lieu en 1701 et le 8 juin 1702, Louis-Odet signe un nouveau contrat .Marie-Madeleine Chrétien.Dans ce document on est pi.mmunicatif, et on le nomme Louis-Odet de Pierre Qui it, ei sieur de Franque et de Bailleul, tils de feu e Quot, vivant écuyer sieur de Bailleul, et de *ie Canu, sa femme, ses père et mère, natif nil, archevêché de Rouen (19).eut lieu à Contrecoeur, le 19 juin 1702, et * e Père Michel Bruslé, récollet.Celui-ci arri-issions en 1701.C’était un Breton qui avait des- Pierre M, mais Marie-Madeleine v est, — de Saint-Kustache de Paris, elle avait alors 40 ans., De son second mariage avec Louis-Odet, il n y eut pas d’enfant.Le 1er juin 1704 il recevait de la cour un ordre le nommant "enseigne à la place du sieur de la Durantaye décédé (21). — 736 Le 30 juin 1705 le ministre écrit à M.Bégon, la lettre suivante : A Versailles le 30 juin 1705 " Le S.de Bailleul enseigne d’une compagnie franche de la marine en Canada emmene avec Luy la delle Raicart sa nièce et le S.de Raicart avec un domestique.L’Intention du Roy est que vous les fassiez recevoir sur le vau Le Héros.Il faut que vous fassiez en sorte de faire donner la table du Capitaine à cette Demoiselle” (22).De Raicart demande de repasser en France en 1707 (23).Le 25 février 1709 décéda Madeleine Chrétien, épouse de Louis-Odet; la sépulture eut lieu à Contrecoeur le 27 février (23(4).Le .s mai 1/10, Louis-Odet est nommé lieutenant (24).Louis Coulon de \ illiers dit Le Grand \ illiers naquit à \ erchères le 10 août 1710; il eut pour parrain Louis-Odet et pour marraine Marguerite de Verchères (25).Lu 1711 sa conduite commence à laisser à désirer, et le 7 juillet le Roi lui fait faire des reproches dans une lettre sévère ( 26 ).Le* 12 février 1712, en vue de son mariage avec Marie-Anne Trottier des Ruisseaux, veuve de feu le Sieur Raymond Martel, seigneur de Lachenave, il signe son contrat de mariage, il est intitulé Louis Audet de Pierre Cot, écuyer sieur de Bailleul, lieutenant d'une compagnie des troupes du détachement de la marine, fils de Pierre de Pierre Cot, écuyer sieur de Bailleul, gentilhomme, veuf de feue Madame de Montpen-tier, et de Dame Marie-Anne Camé, ses père et mère de l’Archevêché de Rouen (27).Ce mariage fut célébré le 14 février 1712, à St-Fran-çois-de-Sales de Pile Jésus, mais je constate que l’acte de mariage est aux registres de Lachenaie.Marie-Anne Trottier était fille d’Antoine Trottier.sieur des Ruisseaux, et de Catherine Lefebvre.Baptisée le 23 avril 1682 à Champlain, elle se maria 1° le 8 juin 1697 à Batiscan.a Raymond Martel, seigneur de Lachenaye, négociant à Montréal.Celui-ci fut sépulturé le 1er novembre 1708 à St-F rançois-î le-J ésus. — 737 De cette alliance de Louis-Odet avec Marie-Anne Trot-tier, sept enfants naquirent, dont quatre tilles et trois garçons.La liste suit plus bas.Louis-Odet éleva aussi une petite anglaise, baptisée sous condition le 20 septembre 1704, à l’âge de six ans, du nom de Marie-Anne Eustache (28).Elle est dite domestique de dame Marie-Anne-Trottier, épouse du sieur Martel, dans l’acte de baptême.Marie-Anne Eustache se maria le 24 février 1716, en l’église de St-François-île-Jésus, à Gabriel Hénaut (maître tourneur ), tils de Toussaint Hunault ou Hénaut et Marie-Etiennette-Antoinette Paquet.Louis-Odet signe au registre comme témoin de ce mariage.Gabriel Hénaut naquit le 30 mai 1695 à Montréal.Une des petites tilles de Toussaint Hunault ou Hénaut, Catherine Quevillon, se maria à Samuel Papineau, grand-père de l’hon.L.-J.Papineau.Catherine Quevillon, née le 14 mars 1686, avait été volée à l’age de douze ans par les Iroquois avec une de ses soeurs aînées.Après plusieurs années de captivité, elle fut rachetée et remise à ses parents.Les sauvages firent bien de la laisser vivre, car elle se maria quatre fois et donna à la patrie et à l’église quelques-uns de nos hommes les plus remarquables, en devenant la mère des Papineau et des Trudeau (29).Marie Anne Eustache fut inhumée le 26 janvier 1717.à St-François-île-Jésus.Louis-Odet signait simplement " debailleul en 1715.Il demeure alors à Lachenaie (30).Une compagnie étant vacante par la mort du s'eur de Granville, Louis-Odet est recommandé à ce poste le 9 mai 1719, par M.le garde des sceaux dont il était parent (31).Au 1er octobre 1722 son nom apparaît cdmme lieutenant dans une liste des officiers des troupes (32).Cette liste dressée par le gouverneur de Yaudreuil.contient la mention suivante: “Le sieur de Bailleul, âgé de 50 ans.Il est en état de servir et est de bonne volonté.(P>.R.H., vol.XXX\ I, p.213)., Une sentence, rendue en la juridiction de Montréal le 20 août 1723, fut favorable à M.Pierre Le Gardeur, qui, depuis le'3 mai 1715, se trouvait possesseur des fiefs Martel et — 738 — de Bailleul enclavés dans la seigneurie de Lachenave (33).On se souvient que Raymond Martel, seigneur de Lachenave, avait épousé Relie Marie-Anne Trottier.Celle-ci convola avec Louis-Odet de Piercot, écuyer, sieur de Bailleul, qui laissa son nom à l’un des tiefs.kn 1728.Louis-Odet ainsi que d’autres officiers, demandent un congé, et le ministre de répondre le 2 mai 1729: “ S ils n’ont point en France d’autres affaires (pie de sollicite! leur avancement ils feront un voyage inutile dont ils peuvent s épargner la dépense” (34).- août 1729, il est adjudicataire d'un terrain à Montreal Ce terrain était situé rue St-François-Xavier.entre St-Paul et Notre-Dame, côté est (35).• Le 19 février 1730, contrat de concession à Lachenaie et riviere: de 1 Assomption.Louis-Odet stipulant pour le sieur I lene Martel, fils de dame Marie-Anne Trottier, veuve de del mit sieur Raymond Martel, seigneur de Lachenave (36) Le / mars 1/30, nouvelle demande d’avancement et nouveau refus (3/).Vers 1732.on donnait de lui cette appréciation: “Il est de bonne vie et moeurs.— 56 ans ” (38) cès C39)1/33’ ÎI répètG SeS deniandes ^avancement sans suc- Le 10 mai 1735 il obtient congé pour aller en France au sujet de ses affaires de famille (40) Le 31 janvier 1736, encore des instances pour son avancement (41 ) sans plus de résultat, et je trouve une terrible o iseï \ ation dans une liste des officiers d’infanterie en Canada pour cette année.La voici: “Lieutenant, Bailleul, figé de 60 ans.Crapuleux ” (42).* Q- m;C 2ml1".1 ^36Aavflx ct dénombrements pour le fief v imblin, < et ache de Vercheres.concédé nm* le sieur de Sim-bhn a Louis-Odet de Piercot sieur de Bailleul (431.T Tée 8 ju,1Iet ^3 8,.décédait à Verchères Marie-Anne ro 1er épousé re Louis-Odet.Son corps fut inhumé le len- Verch"resnS * par°isse Saint-François-Xavier de L( uis-Odet ne survécut pas longtemns A son épouse car d m.mrut k 8 décembre de la même année.élément Tver cheres, et fut inhumé le 9 décembre dans l’église. — 739 — Dans un document judiciaire du 12 février 1739, conservé aux Archives du Palais de Justice de Montréal, Charles Leduc est tuteur des enfants mineurs de feu Louis-Odet.et François Raimbault, Sr de St-Blin, est subrogé tuteur.Ils présentent un état des biens, meubles, etc., etc., de la succession.Le 7 mai 1740, le ministre écrit à M.de Beauharnois au sujet de la vacance crée par la mort de M.de Bailleul, disant entre autres que le “Roi avait jugé à propos de suspendre son remplacement jusqu’à ce qu'il soit informé de ce qui sera passé par rapport au détachement qui a marché contre les Chi-cachas sous le commandement de M.le baron de Longueuil (44).Avant de passer à la liste des enfants de Louis-Odet.je rappellerai ces quelques lignes de M.de Cathelineau.“ En dépit des reproches qu'on lui a faits et des défauts qu’il eut probablement, il eut au moins le mérite, s'étant établi en Canada, d’v travailler, d’y faire fructifier son bien, et d’avoir de nombreux enfants dont deux furent des braves: en quelque sorte leur gloire rejaillit jusqu à lui (4a ).Les enfants issus du mariage de Louis-Odet Lièrent de Bailleul avec Marie-Anne Trottier.veuve de Raymond Martel, sont les suivants: 1°:—Marie-Anne, née le 24 novembre, baptisée à St-François-de-l’ile-Jésus, le 30 novembre L 12.Elle se maria le 12 novembre 1736 en l’église de St-François-Xavier de Verchères, a Joseph Bouchci, sieui de Noix, chirurgien, fils de Jean-René Boucher, sieur de Mont-brun, et de Françoise-Claire Charest.Joseph Bouchet fut baptisé le 13 juillet 1702 a Boucherville.Il épousa d’abord le 13 juin 1729.à Varennes, Agathe Hébert, baptisée le 1er juillet 1713, à Varennes.fille du sieur Augustin Hébert et de Marie-Madeleine Girard.Agathe_Hébert fut inhumée dans 1 église de \ arennes le 11 août 1735.11 eut quelques enfants de ce mariage mais je n’en ai pas la liste.De son mariage avec Marie-Anne de Bailleul il eut dix enfants.Le 9 novembre 1744, Marie-Anne est au mariage de son frère Louis, à Verchères. — 740 Le 6 février 1754, elle est marraine de Marie-Anne Vott-gau, à Yerchères, et le 30 octobre, de François Coitou, également à Yerchères.La date exacte de la mort de Joseph Boucher ne m’est pas connue, mais il mourut avant 1780, car le 22 décembre de cette année sa veuve dame Marie-Anne de Bailleul, rend foi et hommage à René-Amable de Boucherville, à cause de l’arrière-fief quelle tient de son père, lequel l’avait acquis de Paul Haimbault de Saint-Blin (46).Il m’a été impossible de retracer l’acte de décès de Marie-Anne de Bailleul.M.L.-Z.Massicotte croit qu’elle mourut vers 1784 (47).2 —Louis-Joseph, naquit le 5 janvier 1715 et fut baptisé le 6, à St-François-de-Sales-de-rîle-Jésus.Le 19 mars 1744, il est parrain, à Yerchères, de Marie-Anne Boucher, enfant de sa soeur Marie-Anne et de Joseph Boucher.Il se marie le 9 novembre 1744, en l’église de Yerchères, à Marie-Jeanne Chore] dit St-Romain, fille de René Chorei dit St-Romain, notaire royal, et de Marie-Josette Biron.Marie-Jeanne Chord naquit à Montréal, le 20 septem-.bre 1720.Dans le registre de Yerchères, le mariage de Bail-Itul Choiel porte la date du octobre, mais comme cet acte est intercalé entre deux autres du mois de novembre, c’est évidemment novembre que l’officiant aurait du mettre.Le curé d’alors .M.de la Jemmerais avait de ces distractions assez souvent (48).Le 5 janvier 1750, fut inhumé dans le cimetière de St-Pierre-du-Portage (l'Assomption) Louis Piercot, seigneur de Bailleul, âgé de 35 ans.Je ne lui connais pas de descendance et j ignore la date du décès de son épouse.^ —Marguerite.Je n ai pu retracer son acte de baptême, mais s41 faut se rapporter à son acte de décès, elle serait née en 1717.Le 1 7 novembre 1736, elle signe comme témoin au mariage r’o sa soeur Marie-Anne, à Joseph Boucher, Yerchères.J e 26 avril 1741, le ministre écrit à M.de Beauharnois au sujet de la fille du feu sieur de Bailleul.qui renasse dans la colonie, et qui est probablement Marguerite (481/.). — 74i Le 24 juin 1745, Marguerite de Bailleul est marraine de Jean-Baptiste Dubé, à Québec.(B.R.H., vol.XXXIV, p.191).Le 14 novembre 1747, elle se marie à Québec, à Louis-François Lajus, chirurgien, tils de Jourdain Lajus, chirurgien et major des médecins, et de Louise-Elizabeth Moreau.Louis-François Lajus fut baptisé à Québec le 28 août 1721.Sept enfants, tous morts au-dessous de deux ans, naquirent de ce mariage.Ils furent tous baptisés et enterrés à Québec, $auf un, Marguerite, sépulturée à Lévis le 18 août 1754 (49).Le 17 janvier 1757 elle assiste au mariage de son frère Pierre à Québec.Lajus et Charest, seigneur de Lauzon, étaient grands amis.Voici des extraits d’une lettre adressée par Charest à notre chirurgien (50).Loches, le 20 avril 1775.“ J'ai bien reçu, mon cher Lajus, la lettre que tu m'as fait l’amitié de m’écrire ce 3 septembre dernier avec la satisfaction la plus grande de vous savoir, ta chère femme et toi, en parfaite santé; plaise au grand Dieu de vous la conserver afin que nous avons tous les ans la consolation de recevoir de vos chères nouvelles et de vous en donner des nôtres.Adieu, donc, cher Lajus.ma femme et moi nous vous embrassons du plus tendre de nos coeurs, donnez-moi tousles an® de vos chères nouvelles, c’est le seul moyen de nous ren-che supportable la peine que nous ressentons d être séparé de vous autre et tous nos chers compatriotes, et ne doute jamais, mon cher Lajus, de mes sentiments ni du tendre attachement avec lequel je t’aime comme ton bon et sincère ami.Charest ’’ Marguerite de Bailleul mourut le 17 octobre 1775, âgée de 58 ans.et fut enterrée le 19 octobre, dans 1 église de Quebec, du côté de l’évangile, sous son banc, au milieu d’un grand concours d’ecclésiastiques et de peuple (51).Le second mariage de Lajus eut lieu aussi à Québec, le 11 août 177* Il épousa Angélique-Jeanne Hubert (52). — 742 — Le docteur Lajus décéda à Québec le 7 octobre 1799 (521/.)., f François, né à Verchères, vers le mois d’avril de 1 année 1719, et ondoyé sur les lieux pour s’être trouvé très mal, fut baptisé en l'église Notre-Dame de Montréal, le 6 juin.1719.11 eut pour parrain le sieur François Rigaud marquis de Vaudreuil, gouverneur général de la Nouvelle-France, et pour marraine, demoiselle Elizabeth de Ramesay, bile de M.de Ramesay, gouverneur de Montréal (53).11 commença à servir en 1729, ce qui semble invraisem-1 «ible, cai il avait a peine dix ans, mais c’est la date indiquée sui se-s états de service, dans son dossier aux Archives Nationales (54).11 est au nombre des officiers, cadets, etc, détachés sous le commandement de M.le baron de Longueuil, major de Montréal, partis de cette dernière ville du 16 au 30 juin 1739 pour aller servir sous les ordres de M.de Bienville à la Louisiane.Il est ici dénommé cadet (55).On sait que cette expédition faillit se terminer de misérable façon et cpie c’est un hardi coup de main de M de Cé-en.n qui sauva toute la situation.L’abbé Ferland raconte 1 exploit de M.de Celeron dans son Cours d’histoire du Canada, (vol.Il, p.471 ).On trouvera dans le Rapport de I' drehi-vistc de la Province de Québec pour 1922-1923, pages 156 et suivantes, toutes les pièces sur l’expédition de M.de Lon-gueuil à la Louisiane en 1739-1740.r,, .gTuer,oyait avec M.de Longueuil contre les Chicachas (56).Le 4 février 1741.il est parrain de Pierre-Joseph Cad-navet au Fort Frédéric (ou Beauharnois) (57).' II signe comme témoin au mariage de François Varlet dit La Vertu le 23 octobre 1/41 (58).-,o1InCSlpa,rniin.dun petit sauva&e’ François, le 22 mars !C7“- Bailleul est ici dénomtné cadet en garnison en ce poste.(Fort Frederic) (59).Dans une liste apostillée du 1er octobre 1742 se trouve la note suivante : Cadet à 1 éguillette, Bailleul, jeune homme d’espérance.Il a ete aux Chicachas ” (60). 743 En 1743, François est encore au Fort Frédéric, car sa signature se trouve au registre ((>1 ).En 1745, il est envoyé à l’Acadie, se trouve au blocus de Fort-Royal, et fait partie du détachement qui va au secours de Louisbourg.Le 15 février 1746 il est proposé enseigne en second par la Galissonnière ; retourné en Acadie la même année, il sert sous M.de Ramesay.Détaché avec des sauvages pour attaquer une maison où l’ennemi s'était retranché, il se voit abandonné par eux, que le feu des Anglais a trop et!rayés, et seul il va vers le fortin, y met le feu et fait 10 prisonniers (62).Le 28 février 1748, il est nommé enseigne en second (63).' .Le 23 juin 1749, le ministre écrit à Mgr le duc de Fen-thievre, au sujet de l’avancement des sieurs de Bailleul du Canada (64).Le 3 mai 1750, il est nommé enseigne en pied (65).Le 29 juillet 1752, à Verchères.il est parrain de Marie Madeleine Boucher De Noix, enfant de Joseph Boucher De Noix et de Marie-Anne de Bailleul.On le dit enseigne en piecl d’une compagnie de la marine, demeurant ordinairement à Québec (66).François était revenu en Acadie, puis envoyé au poste de la Rivière Saint-Jean où il servit jusqu’en 1752; cette année-là il retourne encore à l’Acadie, fait prêter serment (le fidélité au Roi aux habitants, revient à Québec d’où on l’expédie à Niagara.En 1753, il sert avec M.de Boishébet t.en 1754 avec M.de Contrecoeur aux Trois-Rivières,: en,1755, avec M.de Milliers il enlève le fort de la Nécessité, puis le 9 juillet il est du nombre de 250 héros qui mirent en déroute les 2000 anglais du général Braddock et il est blessé au \isagc et à la jambe ( 67 ).En 1756, il était lieutenant (68).11 sert a Carillon.Le 17 janvier 1757, il est à Québec au mariage de son frère Pierre avec Pelle Charlotte Denys de la Ronde.Il est lieutenant (69).Quelques mois après.9 août l/.v, il est au siege du tor.William-Henry. — 744 — Dans un document non daté mais postérieur à 1759, car il est qualifié de lieutenant, on observe qu’il est “ aisé par le commerce” (70).Le 15 juin 1760, François est gravement malade.11 sert sous M.de Repentigny.au fort Jacques-Cartier (71).Le 18 juin, il est à Montréal, et M.de Vaudreuil dit dans une lettie, au sujet de 1 envoi d’officiers pour servir à la ii\e sud, que M.de Bailleul étant malade, on ne peut l’y envoyer (72).Néanmoins il dut s’y rendre quelques jours plus tard, car le 26 juin, un sergent de la compagnie de Lanaudière, du nom de Jain Chagrin est accusé d’avoir pillé les effets du Régiment de la Saar, a la rive sud étant en service sous les ordres de M.de Bailleul (73).Le 1/58 a 1/60, François de Bailleul, dit le mémoire de ses sei \ ices, cei tifié par M.de \ audreuil, ” a constamment été employé dans tout ce qui s’est passé de considérable dans la colonie.” 11 fut compris dans la capitulation de Montréal, repatrié en France (74) et mis à la demi-solde (75 ).Le 24 mars 1761, il est proposé pour la croix de Saint Louis, et 1 on porte sur lui les appréciations suivantes : “François: Excellent officier (pii a supporté tout le poids de la guerre sans obtenir aucune récompense, commandé pour toutes les occasions les plus périlleuses.” La croix lui fut accordée ( 76 ).lui 1 année 1766 il obtient une commission pour tenir rang de capitaine (77).Le 16 février 1766, on fait parvenir au ministre un mémoire de François, fondé de procuration de son frère Pierre et du sieur Désaulniers, demandant la liquidation de 68,955 livres d’ordonnances et lettres du Canada dont ils sont nor-teurs (78).Le 30 juillet 1/0/, a cause de ses services en Canada et des blessures qu’il a reçues dans différentes actions de mier-re, le roi pour lui donner des marques de satisfaction, lui accorde une pension de 1,200 livres sur le fond des colonies .Le 5 septembre 1781, il reçoit une augmentation de 200 livres de pension en attendant d’être employé (80). 745 Il mourut célibataire, à Versailles, le 9 août 1782 (81).Dans la Gazette de Québec du 23 décembre 1784, on pouvait lire l’annonce suivante: “ Jean-Baptiste Durocher, fils, négociant à Montréal, curateur nommé à la succession vacante de Mr le chevalier de Bailleul, décédé en France, avertit, que le dix sept janvier prochain il fera procéder à l’inventaire des biens délaissés par le dit sieur défunt.Pourquoi il invite tant ses héritiers que ses créanciers de vouloir bien s’y trouver Montréal, le 16 décembre 1784.Jn.Baptiste Durocher.fils.’’ C’est aussi le 16 décembre 1784, qu’en vertu d’un acte d’exécution émané de la cour des Plaidoiers Communs de Sa Majesté pour le district de Québec, M.François La jus poursuit contre les biens et effets, terres et possessions appartenant à la succession du défunt M.François de Bailleul, et saisi comme appartenant à la dite succession, un fief situé à l'Assomption (82).5°—Pierre — Connu comme officier sous le nom de Bailleul-Canut, du nom de sa grand’mère C.uillemette-Marie-Anne Canut, naquit à Verchères le 15 novembre 1723, et fut baptisé sous condition le 12 mars 1724.en l’église Notre-Dame de Montréal.11 avait été ondoyé lors de sa naissance.Le parrain fut Monsieur Pierre de Portneuf et la marraine Madeleine de Verchères (83).Il entra au service en 1740 (84).Le 9 janvier 1747, à \ erchères, il est parrain de Marguerite, fille de Joseph Boucher sieur De Noix, et Marie-Anne de Bailleul.Cette même année il combat à Sarasto (Saratoga) où il est blessé d’un coup de sabre au front; en 1748, il est de nouveau blessé à la prise de Castegoute; en 1/49, sous le même fort, il fait 32 prisonniers (85).Le 23 juin 1749, le ministre écrit à S.A.S.Mgr le duc de Penthievre au sujet de $on avancement (86).Enseigne en second en 1750, il est enseigne en pied en 1755 (87).Tanguay mentionne Caput, sieur de Bailleul, ' oft icier réputé par son courage au fort Beauséjour, avec de \ ergor 746 — lors de l’attaque de ce fort par les Anglais en 1755.C est évidemment une erreur d’impression et il s’agit de Canut (88).C'est à l’assaut de ce fort par les Anglais, que le sieur François Dupont, chevalier de Vannes, lieutenant dans les troupes du détachement de la Marine, garnison de Louis-bourg, fut détaché pour aller au devant de l’ennemi.Il sortit du fort à minuit avec deux cent dix hommes, pour s emparer de la Butte à Charles.S’en étant emparé il envoya Pierre -Canut avec cinquante hommes à environ cinq ou six cents pas en avant de son détachement, lui donnant ordre de faire feu sur l’ennemi aussitôt qu’il apparaîtrait, mais les Anglais ne se montrèrent pas.Ce même jour, Bailleul-Canut tut chargé par M.de Vergor, d’aller avec un détachement s opposer à l’avance de l’ennemi, la supériorité des Anglais le lit retrai ter, après avoir reçu un coup de feu “ au travers du corps (89).Il fut à ce point blessé, qu’on l’abandonna sur le terrain et qu’on l’inscrivit au nombre des morts, il combat tout de même, en 1756, à Choueguen (90).^ En prévision de son prochain mariage, Pierre achète un mobilier de Madame Chartier de la Ronde, et en date du 14 janvier 1757, je trouve un acte de vente sous seing prive a cet effet (91)., Le lendemain, il signe son contrat de mariage avec Delle Charlotte Denis de la Ronde, devant Claude Barolet (92).Le mariage fut célébré le 17, dans l’église Notre-Dame de Québec.Charlotte-Thérèse Denis de la Ronde, fille de Louis Denis, sieur de la Ronde, et de Marie-Louise Chartier de I,ot-binière, fut baptisée à Québec le 19 décembre 1730.On trouvera plus loin une liste des enfants connus, issus de ce mariage., M.de Bougainville écrivit un long mémoire sur l’état de la Nouvelle-France, en l’année 1757.Voici ce qu’il dit du fort des Ouitanons, dont Pierre-Canut avait le commandement.“ Ouyatanons.— Les Ouyatanons (Canut Bayeul, enseigne) poste situé sur la rive droite de la rivière Ouabache ou St-Jérôme, fort de pieux de bout.Ce poste est sur le même pied que celui des Miamis, le commandant est le fermier, et le prix de la ferme est de douze cents francs par an.Les sau- — 747 — vages qui viennent y faire la traite sont les Ouatanons, les Kikapous, les Maskoutins, les Peanguichias, ils peuvent fournir trois cent soixante guerriers.“ H sort, année commune, de ce poste et de ceux qui en dépendent, quatre cents à quatre cent cinquante paquets ” m.Le 6 janvier 1759, il est proposé par M.de Vaudreuil pour une lieutenance (94), qui lui est accordée (95).C’est aussi en 1759, qu’il fut chargé par M.de Vaudreuil de faire construire des pirogues pour le transport des vivres à la Belle Rivière (96).Envoyé au secours du fort de Niagara (1759) il fut blessé d’un coup de feu qui lui traversa les reins, pris par les sauvages, livré aux Anglais et conduit en Angleterre (97).Echangé, il retourne en France, et le 12 janvier 1762, on lui accorde la permission d’aller servir à la Louisiane(98).Il s’embarque sur le navire le Duc de Fronsac en avril et de nouveau est fait prisonnier par les Anglais.Ayant donné sa parole de ne plus servir s’il est échangé, on le retourne en France, et arrivé à La Rochelle, on l'expédie à Rochefort avec ordre d’y demeurer(99), il y servit jusqu’en 1766(100).Dans ce même document non daté mais postérieur à 1759, dont il est parlé au sujet de son frère François, on dit que Bailleul-Canut a seulement une “ fortune médiocre acquise dans les postes ”.Il se déclare propriétaire de la seigneurie de l’Assomption avec son frère François.Cette seigneurie avait un revenu de 6,000 livres (101).Le 24 mars 1761 on lui accorde la croix de Saint-Louis.Voici ce qu’en dit son état de service: “ Aussi brave que son frère et ayant aussi bien servi mais criblé de blessures dont il reste estropié et qui suppléent bien aux années de service qui peuvent lui manquer ” (102).La suite de son dossier est composée en grande partie de suppliques._ Le 16 février 1766, il demande la liquidation de 68,955 livres d’ordres et lettres du Canada (103).Le 1er juillet 1766, il est nommé capitaine (104).Le 4 mai 1767, il est mis à sa retraite avec 600 livres de pension sur les fonds des colonies (105). — 74^ — Le 14 juin, il demande le remboursement d’une somme de 30,626 livies qu’il dut dépenser pour la construction de pirogues pour le transport des vivres à la Belle Kivière( 106).Le 5 novembre 1774, on lui accorde une gratification extraordinaire de 100 livres sur les dépenses secrètes (107 ).En 1773 on lui avait accordé une autre gratification extraordinaire de 300 livres que l’on rendit annuelle en 1775 en la réduisant à 200 livres.En 1770 il obtient une pension de 800 livres qui est portée à 1200 livres en 1782 en compensation des secours qu’il recevait de son frère François et dont la mort de celui-ci vient de le priver ( 108).En 1781, il avait reçu chez lui à Versailles, rue Royale et des Bourdonnais, son ancien curé de l’Assomption, l'abbé Huet de la \ alinière.Et c’est dans ce logis que celui-ci composa son “ Mémoire sur le Canada ” qu’il adressa à Vergen-nes le 26 juillet 1781 (109) et où il exposait l’extrémité où était la religion au Canada, l’attachement des Canadiens pour la France et toute espèce de raisons capables de décider le ministre et le roi à tenter la conquête du Canada.Ce mémoire qu’il connut certainement, s’il n’y collabora point, on imagine aisément combien il devait émouvoir Bail-leul-Canut, l’enthousiasmer, faire palpiter ses espérances secrètes: revenir en Canada.en sa terre de l’Assomption, avec sa femme et tous les siens.B mourut le 6 Ventôse an VI 1794 (110).6°—Marie-Madeleine.— D’après Tanguay (111), Marie-Madeleine naquit en 1726, mais il m’a été impossible de retracer son acte de baptême.Le 22 octobre 1740 elle est marraine de son neveu Jo-sepli Boucher, à Varennes, et le 14 novembre 1747 elle assiste au mariage de sa soeur Marguerite avec Louis-François Lajus, à Québec.Marie-Madeleine se maria le 1er septembre 1749, en l’église de Lévis, à Alexis Trottier dit Desaulniers, enfant de Pierre Trottier dit Desaulniers, marchand, et de Catherine Charest.Alexis Trottier naquit à Montréal le 14 avril 1717.Tanguay mentionne cinq enfants issus de ce mariage (112).Le 17 janvier, elle est au mariage de son frère Pierre, à Québec. 749 — Je n’ai pu retracer ni son décès ni celui de son époux.7 —Marie-Louise.— Marie-Louise naquit et fut baptisée à Verchères, le 7 septembre 1728.Le 14 novembre 1747, elle signe comme témoin au mariage de sa soeur Marguerite, le 1er septembre 1749, à celui de sa soeur Marie-Madeleine, et le 17 janvier 1757, à celui de son frère Pierre.Son nom apparait aussi au contrat de mariage de celui-ci.Elle se maria le 18 janvier 17(>5, en l'église de Notre-Dame de Québec, à Noël Vover dit Lejardinier.marchand, enfant de Jacques Voyer dit Lejardinier, et Jeanne Routier.Noël Voyer dit Lejardinier fut baptisé à Lorette, le 6 janvier 1704, il se maria 1 le 20 octobre 1725 à Québec, à Geneviève Moreau, celle-ci décéda le 12 mars 17b4, et fut enterrée dans l’église des Ursnlines, à Québec.Tanguay (113) fait marier Marie-Louise avec Jeanne Chord.C’est Louis qui épousa Jeanne Chord.Louis né 1715, Louise née 1728.Tanguay les confond.Elle décéda le 21 octobre 177(>, à Québec, et fut inhumée dans l’église.Son époux, Noël Voyer, décéda le 3 août 1777, et fut également enterré dans l’église Notre-Dame de Québec.Voici maintenant la liste des enfants issus du mariage de Pierre Canut avec Thérèse Denis de la Ronde.1°—Pierre-Antoine, baptisée à Québec le 19 octobre 1757, inhumé au même endroit le 18 décembre 17a8.2°—François-Odet, né le 19 janvier 1769, a Versailles, France, baptisé le 21 janvier 1769.Celui-ci fut lieutenant au régiment d’infanterie d’Ange-nois, où au contrôle du régiment son nom y figure " Cotte de Bailleul.” Armes Les armes de la famille Piercot de Bailleul ne sont pas connues.L’abbé Daniel (114) attribue à cette famille les armes suivantes: “De gueules semé de croix recroisetés, au pied fiché d’argent, à la croix du même, brochant sur le tout.Mais le bon abbé s’est trompé du tout au tout. — 750 — Le soi-disant vicomte de Fronsac (115) prétend que ces armoiries étaient " d’azur à trois épées d’argent, les pointes en bas." Encore ici il y a évidemment erreur.Je me suis reporté à 1 Armorial de 1636.J’ai trouvé dans ce manuscrit que le membre de la famille Odet qui fit enregistrer ses armoiries en Bretagne en 1636, figure sous le nom d’Audet (116), et cette famille ne doit en aucune façon être rapproché des I ieicot de Bailleul.De cette famille bretonne le nom Audet était le pationyme alors que celui de de Bailleul qui vint s’établir au Canada et y fit souche était Piercot.A propos de ces armes, un bonhomme enthousiaste, le major Lapointe, de Chicago, celui-là même qui en compagnie de leu Louis Audet Lapointe, ex-échevin de Montréal, s’occu- ?Qo-U/iai7eUX hérita£e de la succession de cette famille, en oJa (11/ L, probablement en mal de se créer un blason, s’appropria ces armoiries, en lit refaire le dessin, y ajouta la tleur de lys.la feuille d’érable et une banderolle au-dessous de 1 eau portant les mots Audet-Lapointe.Inutile d’ajouter que Nicolas, l’ancêtre des familles Audet en Canada, ne portait pas d’armoiries.Pour en finir avec ce sujet, je citerai ce que présume M.de Cathclineau (118).En voici la tournure: Il y avait, a la tin du X\ lie siècle dans le Soissonnais un Henry Piercot, écuyer, conseiller du roi, contrôleur ordinaire des guerres à la résidence de Soissons, et un Louis Pieicot,.conseiller du roi au baillage et siège présidial de la même ville.1 ous deux ont les mêmes armoiries, enregistrées en 169/ dans 1 armorial du Soissonnais: d’azur à une pierre platte et quarrée d’argent ombrée de sable supportant deux branches de coq (119) élevées et passées en sautoir.” Ces Piercot du Soissonnais étaient-ils parents de Paul Pieicot (pèie de Louis-Odet l’ancêtre canadien)?Leuis ai moi ries étaient-elles semblables aux siennes?C est possible.Ce serait vraisemblable ; mais nous n’en avons nulle preuve.Voilà, en tout cas, des armes bien parlantes et qui sont un bien curieux rebus de certaine forme orthographique de son nom : Pierre cocq que nous rencontrons dans de nombreux documents. 75i Cette généalogie n’est pas complète, il y manque encore des précisions que j’espère apporter un jour.Lionel Audet Lapointe ( i ) ( 2 ) ( 3 ) ( + ) ( s ) ( 6 ) ( 7 ) ( 8 ) ( 8%) ( 9 ) ( 10 ) ( H ) ( 12 ) ( 13 ) ( 14 ) ( 15 ) ( 16 ) ( 17 ) ( 18 ) ( 18V4) ( 19 ) ( 20 ) ( 21 ) ( 22 ) ( 23 ) ( 23%) ( 24 ) ( 25 ) ( 26 ) ( 27 ) ( 28 ) ( 29 ) ( 30 ) ( 31 ) Généalogie Canadienne.E.-Z.Massicolte.La Revue Populaire, juillet 1908, p.77-78.La Prenne, 15 août 1921.Tanguay.Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, vol.I, pp.10-17-22-127-130-339-414-573.Vol.II, pp.73-74-76-77-103383-539.Vol.III, pp.65-69-70-343.Vol.IV, pp.547.Vol.V, pp.97-529.Vol.VII, pp.354-358-483.Les Piereot de Builleul par Emmanuel de Cathelineau, Nova-Francia, octobre 1925, p.62.Ileauceville, Qué., 17 et 23 junvier 1919.La famille Audet-Lapointe par F.-J.Audet, p.5.Idem, pp.6-7.Alphabet Laffilard, vol.1, p.2G.Les Registres de Catholicité de Bourg-Beaudoin ne remontent pas au-delà de 1680 et ne signalent aucun Piereot ni Garni.La terre de liai lieu 1 exl actuellement inconnue.(Nova Francia, octobre 1925, p.64)._ _ Archives Nationales : M.504, dossier VIII, pièce No.7.Idem.Z,.1 A 523 a, la date.Mademoiselle de Montpensier, nommée la grande Mademoiselle, fille de Gaston et de Marie de Bourbon-Montpensier : morte en 1693.Idem : M- 504, dossier VIII, pièce No.7.Idem Idem.Non gloires Nationales par l'abbé Daniel, vol.II, p.284.Alphabet Laffilard, vol.1, p.27.Archives Nationales : Colonies I) 2/ C 47, a la date.Le tableau est dans le même volume un peu après la liste.Alphabet Laffilard, vol.I, p.27.Archives Pub.du Canada : Troupes des Colonies, vol.D, pp.2-4,.Archives du Palais de Justice de Montréal.Etude Antoine Adhe- mar.Nova Francia, octobre 1925, p.67.^ Archives du Palais de Justice de Montréal.Etude Antoine Adhe-mar.Histoire de la Seigneurie de St-Ours, vol.I, pp.204-5.Archives Pub.du Canada : Etats-Major Généraux, vol.D.2-49-11694-1774.Idem.: Série B, vol.27-1, p.198.Idem.: Série B, vol.29-1, p.37.Histoire de la Seigneurie de St-Ours, vol.I, p.215.Alphabet Laffilard, vol.I, p.27.B.R.II.Arch.Pub.du Canada : Série B, vol.33-2, p.392.Archives du Palais de Justice de Montréal.Etude Michel Le Pail- leur.Tanguay, vol.I, p.10, col.2.Annuaire de Ville Marie, 7èine livraison du supplement.B.R.H., vol.XV, p.20.Arch.Pub.du Canada : Troupes des Colonies, vol.D, pp.2-47. ( 32 ) ( 23 ) ( 34 ) ( 35 ) ( 36 ) ( 37 ) ( 38 ) ( 39 ) ( 40 ) ( 41 ) ( 42 ) ( 41! ) ( 44 ) ( 45 ) ( 46 ) ( 47 ) ( 48 ) ( 48V;;) ( 49 ') < 50 ) ( 51 ) ( 52 ) ( 52%) ( 511 ) ( 54 ) ( 55 ) ( 56 ) ( 57 ) ( 58 ) ( 59 ) ( 60 ) ( «1 ) ( 52 ) ( 63 ) ( «4 ) ( 85 ) ( «6 ) ( 07 ) ( 68 ) ( 69 ) ( 70 ) ( 71 ) ( 72 ) ( 73 ) ( 74 ) ( 75 ) ( 76 ) ( 77 ) ( 78 ) ( 79 ) ( 80 ) ( 81 ) ( 82 ) H.11.H., vol.XI, p.146.Histoire de la Reiirneurie de St-Ours, vol.II, p.23.Arch.l*ub.du Canada : Série B, vol.53-3, p.464.I, i Terrier.Mémoire Société Historique de Montréal, p.192.Archives du l’alais de .lustice de Montréal.Etude Nicolas Senet.Arch.Puh.du Canada Archives Nationales : Arch.Pub.du Canada Idem.” Idem.Idem.Idem.Idem.Série lî, vol.54-1, p.26.D 2, C 47.: Vol.D.2-49-2, 1694-1774.: Série lî, vol.63, p.240.: Vol.D, 2-47.: Série I).2, vol.47, p.391.: Série M.vol.40, p.134.: Série B, vol.70-1, p.200.•Vont Francia, octobre 1925, p.68.Rapport il' T.l reh iris te de la Pror.de Québec, 1921-1922, p.107.Lettre de M.E.-Z.Massieotte, 13 janvier 1925.Jdem.” ” 10 décembre 1924.Arch.Pub.du Canada : Série B, vol.72, p.161.Tanguay, Diet.Gén.vol.V, p.97.Koy.Seiiineuri, de 1,1111:1,11.Vol.11, p.397-403.Registres de N.-D, de Québec.\ulex I",ur servir à Vh isiaire de la médecine dans le Bas-Canada.J.& Geo.Ahern, Québec, pp.325-331.B.lî.IL, vol.XXVI, p.187.Registre de Notre-Dame, Montréal.Archives Nationales.Colonies E 14, — dossier Bailleul.Ai ( 11.I ub.(lu ( anada : Série F.3, vol.24 pt III, p.724 A ara Francia, octobre 1925, p.71.Ai ch.Puh.du ( anada : Série M.vol 200 p ¦’O lden».” ” Idem.p’94 ' J,lem' ” ” Idem.p.28.' Série I).2, vol.43, p.29.P.1.U.Beaudry.Mémoires 8.R Cana., - - 1ère série, p.99.A 0va Francia, octobre 1925, pp.71-72 Arch.Pub.du Canada : Série B, vol.87, 1748, p.155 .( „ : Sprie B.TOI.90, 1749, p.141.,, : Série B, vol.92-1 1750 n 178 Kegistre de Ve relu'res.’ ’ * -Nova Francia, octobre 1925, p.72.Arch.Pub du Canada : Série I).2, vol.59, p.26.Registre Notre-Dame de Québec.1 ArchliVpubNadtn°CnLe%: Co!;mips "¦ 2 C.47, vers le début.Partie IV Wt 1 ' BaPPort 1905, Version Anglaise, p.34, Idem, p.47 » » „ „ Idem, p.37 » .„ „ Rova Francia, octobre 1925, p.72, Daniel.Histoire des principales familles du Canada.Vol.II, p.Nova Francia, octobre 1925, pp 72-73 Wem P”b> dU ,?ftnada = «fie D.2.'vol.59, p.26.Idem' ¦' ” : oéne ?’ vo1' »».1766, p.41.Idem » '• : a!"6 B’ vol< 127' I767.P- 126.v -i, : Sér>e B, vol.174, p 46 Versa.Res.Paroisse Saint-Louis, registre des décès.Galette de Québec, 23 décembre 1784.Idem.Un vieux fort français.da.Vol.V, année 1887. ( s:i ) ( 84 ) ( 85 ) ( 86 ) ( 87 ) ( 88 ) ( 89 ) ( 90 ) ( 91 ) ( 93 ) ( 93 ) ( 94 ) ( 95 ) ( 96 ) ( 97 ) ( 98 ) ( 99 ) (100 ) (101 ) (102 ) (103 ) (104 ) (105 ) (106 ) (107 ) (108 ) (109 ) (110 ) (111 ) (112 ) (113 ) (114 ) (115 ) (116 ) (117 ) (118 ) (119 ) Registre de 'Notre-Dame, Montréal.Nova Francia, octobre 1935, p.71.Idem, p.72.Arch.l'ub.du Canada : Série lî.vol.90, 1749, p.141.Idem.” ” : Série 1).2, vol.59, p.26.Tanguay.Vol.Il, p.539, col.1.Rapport Archivai Publiques du l'nnadn 19U4, Appendice U.p.16.Nova Francia, octobre 1925, p.72.Inventaire d’une collection de pièces judiciaires, etc.Vol.I, p.229 (No.2529).Archives de la Province de Québec.Claude llasset, minute No.3347.Archives de la Province de Québec.Rapport pour 1923-4, pp.46-Idem., p.38.Arch.Pub.du Canada : Série I).2, vol.59, p.26.47.Idem.” ” : Série 11.Nova Francia, octobre 1925, p.72.Arch.Pub.du Canada : Série 11.vol.Idem.” ” : Série 11, vol.Nova Francia, octobre 1925, p.72.Archives Nationales.Colonies K.14, dossier Nina Francia, octobre 1925, pp.72-73.vol.127, 1767, p.103.1 15-1, 1762, p.115-2, p.453.18.l'a il leu I.Arch.Pub.du Canada Idem.” Idem.Idem.” Idem.” Nora Francia, octobre Arch.Pub.du Canada : Série B.vol.125, 1766, p.41.: Série I).2.vol.59, p.26.: Idem.: Série 11.vol.127, 1767, p.103.: Série 11.vol.149, 1774.p.129.1925, p.73.: Ministère des affaires moires et documents, vol.47, 1713-1805.Nova Francia, octobre 1925, pp.73-74.Tanguay.Vol.VII, p.358, col.2.Idem.Idem.Idem.Vol.II, p.74.Non i/loiren Nationales par l'abbé Daniel, vol.Heraldic Considerations, Americana, February Armorial General lie France 1636.Ilretagne.Bibliothèque Nationale.Cabinet des titles.Mémoire concernant la Succession Audet-Lapointc.1895.ét rangères, mé- II, p.380., 1911.Manuscrit No.507.Montréal Noca-Francia, octobre 1925, p.64.Terme de botanique.Coq des jardins, menthe de coq ou herbe au coq, plante corymbifèrc d’une odeur agréable (Littré).Nom vulgaire de la tanaisie balsamite, Balsamitu Suaveolens.(Larousse illustré).QUESTION «v Comment fut reçu par la critique littéraire et les journaux du temps le poème que 1 académicien 1 homas consacra au héros canadien Jumonville?Pot o. — 754 — INVENTAIRE DES REGISTRES DE L’ETAT CIVIL DU DISTRICT DE NICOLET, DEPOSES AU CHEF-LIEU : NICOLET Ste-Sophie, de 1915 à 1930 inclus.St-1’ierre-les-1 lecquets, de 1915 à 1930 inclus.Précieux-Sang, de 1915 à 1930 inclus.St-Samuel-de-Horton, de 1916 à 1930 indus.St-Joseph-de-Blandford, de 1915 à 1930 inclus.Ste-Monique, de 1915 à 1930 inclus.St-Sylvère.de 1915 a 1930 inclus.( manquent les années 1917 et 191,3).Ste-Eulalie.de 1915 à 1930 inclus.St-Wenceslas, de 1915 à 1930 inclus.Ste-Marie-de-B)andford, de 1915 à 1930 inclus.Ste-Angèle-de-La vr 1, de 1915 à 1930 inclus.St-Célestin, de 1915 à 1930 inclus.Nicolet, de 1915 à 1930 inclus.Ste-Perpétue, de 1915 à 1930 inclus.Gentilly, de 1915 à 1930 inclus.Ste-Cécile-de-Lévrard, de 1915 à 1930 inclus.Bécancourt, de 1915 à 1930 inclus.St-Coeur-de-Jésus (Lemieux), de 1919 à 1930 inclus.Ste-Gertrude, de 1919 à 1930 inclus.St-Léonard, de 1915 à 1930 inclus.Ste-Brigitte-des-Saults, de 1915 à 1930 inclus.St-Raphaël-d’Aston, de 1915 à 1930 inclus.St-Grégoire, de 1915 à 1930 inclus.LES DISPARUS Pierre Hcrtel de Montcom — Né aux Trois-Rivières le ig mars 1687, du mariage de François Hertel de Lafrenière et de Marguerite de Thavenet.Enseigne dans les troupes.Il fut le premier commandant du fort de la Pointe-à-la-Cheve-hue ou Saint-Frederic (Crown Point).En 17^4, il commandait au poste de la Laie-des-Puants.Décédé à Montréal le ter mars 1739. ' 755 — C’ETAIT SA1XTE C’était sainte Catherine Bour bour bour bour bour C’était sainte Catherine Qu’était fille de roi Voilà voilà Qu’était fille de roi.1 bis.Son père était païen Bour bour bour bour bour Son père était païen Et sa mère ne l’était pas Voilà voilà Et sa mère ne l’était pas.1 bis.Un jour sainte Catherine Bour bour bour bour bour Un jour sainte Catherine A la messe elle s’en va Voilà voilà A la messe elle s’en va.1 bis.Elle aperçoit son père Bour bour bour bour bour Elle aperçoit son père Qui marchait à grands pas Voilà voilà Qui marchait à grands pas.1 bis.Tl lui dit : Catherine Bour bour bour bour bour Il lui dit : Catherine Catherine que fais-tu là ?Voilà voilà Catherine que fais-tu là.1 bis.Que je tranche Catherine Bour hour bour bour bour Que je tranche Catherine Si elle n’ m’obéit pas Voilà voilà Si elle n’ m’obéit pas.1 bis.CATHERINE.J’adore ici mon Père Bour bour bour bour bour J’adore ici mon Père A la croix le voilà Voilà voilà A la croix le voilà.1 bis.Adore m’en un autre Bour bour bour bour bour Adore m’en un autre Et laisse-moi celui-là Voilà voilà Et laisse-moi celui-là.1 bis.Oh non non non cher père Bour hour bour bour bour Oh non non non cher père Cela je ne peux pas Voilà voilà Cela je ne peux pas.1 bis.Il appelle Petit Jean Bour hour hour bour bour Il appelle Petit Jean Petit Jean cs-tu là Voilà voilà Petit Jean es-tu là.1 bis.Apporte-moi ma hache Bour hour bour bour bour Apporte-moi ma hache Et mon grand coutelas Voilà voilà Et mon grand coutelas.1 bis.Descendent trois petits anges Bour hour hour bour bour Descendent trois petits anges Juste à ce moment-là Voilà voilà Juste à ce moment-là.1 bis. — 756 — Mais par la grâce de Dieu Hour hour bour bour bour Mais par la grâce de Dieu La hache ne coupait pas Voilà voilà La hache ne coupait pas.1 bis.Apporte-moi ma meule Bour bour bour bour bour Apporte-moi ma meule Pour aiguiser mon coutelas Voilà voilà Pour aiguiser mon coutelas.1 bis.Mais par la grâce de Dieu Bour bour bour bour bour Mais par la grâce de Dieu La meule ne tournait pas Voilà voilà La meule ne tournait pas.1 bis.Courage courage Catherine Bour bour bour bour bour Courage courage Catherine Avec nous tu viendras Voilà voilà Avec nous tu viendras.1 bis.Et ton bourreau de père Bour bour hour bour bour Et ton bourreau de père En enfer il ira Voilà voilà En enfer il ira.1 bis.Oh non non non chers frères Bour bour bour bour bour Oh non non non chers frères Tl se convertira Voilà voilà Il se convertira, fl) 1 bis.REPONSE Le sieur Denys de Saint-Simon (XXXVII, p.-'1/ ) — Le sieur de Saint-Simon qui accompagna M.de Bou-gaiii\ ille aux îles Malouines était un Denys de Saint-Simon, né au Canada.D’après une communication de M.de Ro-quebrune, le 1er avril 1764, M.Denys de Saint-Simon recevait une commission pour avoir rang de capitaine dans les colonies.Le même jour, un ordre du Roi nommait le même Denys de Saint-Simon aide-major aux îles Malouines.1 11 reste encore à savoir où et quand était né M.Denys de Saint-Simon et ce qu’il devint après son service aux îles Ma-louines.(1) Chanson chantée janvier 1931, eommuni(|iiép par Mathurine Guitls, de P!|r Claude de Bnnnault.Bignan (Morbihan), 757 — LES COLONS DE MONTREAL DE 1642 A 1667 ADDITIONS ET CORRECTIONS En 1926, AL Aegidius Fauteux reproduisait dans le B.R.H., p.679, la copie d’un contrat qu’il venait de recevoir de France et par lequel l’abbé Souart, premier curé de Montréal, faisait engager, le 27 juin 1665, sept Français qui consentaient à venir résider à Ville-Marie.Par la même occasion, l’érudit bibliothécaire de Saint-Sulpice remarquait que ce document m’intéresserait parce que j’v relèverais des noms de colons que je n’avais pas, ou bien des informations concernant ceux qui figuraient déjà dans ma nomenclature parue en 1913.Ces notes arrivaient à point, car j'étais à refaire la liste des personnes qui avaient habité Montréal de 1642 à 1667, inclusivement.Cette nouvelle liste de colons, “ revue, corrigée et augmentée ” a pris place dans les livraisons du Bulletin de 1927, entre les pages 170 et 650.*¦ * * Par un hasard inexplicable, le contrat .é par AL Fauteux en 1926, reparut dans le B.R.H., de 1930, p.747, sans commentaires, cette fois avec quelques différences dans l’orthographe des noms et, surtout, sous la date très erronée du 27 juin “ 1655 ” au lieu de “ 1665 .Je dis très erronée, puisque l’abbé Souart ne pouvait songer à faire venir des colons a Abmt réal deux ans avant son arrivée (1657).^ 11 faut donc corriger la date de la page 747, (année 1930 ) et comparer le texte de ce contrat avec l’autre paru en 1926, p.679.* * * Récemment, Al.Fauteux a pu me fournir un renseigne- ment au sujet d’un autre h Dans ma liste de 1927 soldat pour le fort.Aucune ibitant de Montréal, p.382, no.567, je dis : “ Imbert, trace.Dut mourir en mer.” Or ce célibataire parvint a Montréal.11 était présent et signa très bien: “ J.Imbert ”, au contrat de mariage de Ala-rin Deniau et Louise LeBreuil, dressé le 3 octobre 1659 par Basset, sans aucun doute.31 L original de ce contrat n'est malheureusement pas dans Je greffe de .Montréal.On le trouve dans la collection d’un amateur de manuscrits qui demeure aux Etats-Unis et qui en a remis une photographie à M.Fauteux, lequel a bien voulu que j’en prenne copie pour nos archives.^,,nc J- Imbert, fit partie de la garnison de notre ville mais c est tout ce que j’en peux savoir.* * * On me de,nande élément de donnera René Doussin , o' ,)- "A,110- son 110111 territorial ou son sohriciuet de Samte-Cecile, comme je l’ai fait d’ailleurs dans mon étude sur Dollard des Ormeaux.Je m’exécute.Un troisième chercheur m’apprend
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.