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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1932-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques Vol.XXXVIII LEVIS, MAI 1932~ ~NoT5 UNE BRANCHE DE LA FAMILLE CARRIER Le premier Carrier qui vint s’établir dans la Nouvelle-France, Jean Carrier, était originaire de Saint-Georges des Coteaux, évêché de Xaintes.Saint-Georges des Coteaux, distant de six milles de la ville de Xaintes, fait aujourd’hui partie de la Charente-Inférieure.La population de cette communes est de 1200 à 1500 âmes.L’église de cette commune est une des plus anciennes de la Charente-Inférieure puisqu’elle a été érigée au douzième siècle.Elle a été restaurée au quinzième siècle.Malgré ses longs siècles écoulés, elle est encore solide et conserve son imposant caractère d’architecture ancienne.Jean Carrier, fils de Jean Carrier et de Jeanne Do-dier, épousa à Québec, le 14 novembre 1670, Barbe Hallé, fille de Jean-Baptiste Hallé (on écrivait alors Hallay) et de Mathurine Vallet.Jean Carrier décéda chez un de ses fils, et fut inhumé à Saint-Joseph de Lévis.Sa veuve.Barbe Hallé, mourut à Saint-Joseph de Lévis le 18 juin 1696.Le fait que les trois premiers enfants de Jean Carrier furent baptisés à Québec, et que le quatrième fut baptisé à Saint-Joseph de Lévis le 10 décembre 1682, indique qu’il s’étabiit dans la seigneurie de Lauzon avant 1682. lean Carrier et Barbe 11allé eurent quatre entants de leur mariage : 1.Ignace-Philippe né à Ouebec le 7 septembre 1071, marié à Perinne (irenet puis à Rosalie Duquet.11 décéda le id août 1765, 2.Marie-Anne née a (Juéhec le 20 janvier ‘1074, mariée à Pierre Turgeon puis à Louis Lemieux.3.Charles ne à (Juéhec le 2 décembre lo7X, marié à Marie Gesseron.Il mourut le 27 septembre 1740.4.Jean né à Saint-Joseph de Lévis le 10 décembre 16X2, marié à Jeanne Samson.Jean Carrier, le dernier des enfants de Jean Carrier et de Barbe I lallé, marié en 1707 à Jeanne Samson, mourut le 23 octobre 1758.Sa tertime était décédée le 15 décembre 1749.Ils eurent neuf enfants tous nés à Saint-Joseph de Lévis.1.Charles né le 6 et décédé le 11 juin 1708.2.Marie Jeanne née le O juillet 1709, mariée à Jean Charest.3 Jean-Charles né le 16 août 1710.marié à Geneviève Muard.veuve de Joseph Allaire.4.Jean marié à Louise Morin.5.Marie-Anne mariée à Jean Surnommé.6.Jacques-Charles né le X novembre 1713, marié à Ca herine Muard.7.Joseph né le 1er octobre 1718, marié à Madeleine Laroche.8.Louis né le 11 septembre 1/20, et décédé subitement le 21 février 1745.9.Marie-Geneviève née le 9 janvier 1723, mariée à Michel Chamard.Jean-Charles Carrier, le troisième enfant de Jean Carrier et de leanne Samson, né le 19 août 1710 et marié a Geneviève Muard, décéda le 28 octobre 1786.Tl avait eu sept enfants : 1.Jean ( harles ne le 3.1 mars 1744, marié à Angélique Bégin.2.Ambroise né le 6 mars 1740.3.Geneviève née le 13 mars 1750.4.Jean-Baptiste né le 9 décembre 1752. 5.François né le 25 octobre 1754..Marguerite née le 15 novembre 175.7.Véronique née le 15 août 1758.Jean-Baptiste Carrier, le quatrième enfant de Jean-Cliarles Carrier et de Geneviève lluard, fut un des glorieux défenseurs du Canada en 1775.Il prit les armes contre les Bostonais, et combattit courageusement.Fait prisonnier, il resta six mois en captivité.Jean-Baptiste Carrier sut s’attirer la confiance de ses concitoyens .Décédée le 28 février 1792.3.Marie-Angélique née â Saint Henri de Lauzon le 30 juillet 1789.Décédée â Sainte-Marie de la Beauce.4.Marguerite née â Saint-Henri de Lauzon le 10 mai 1792.Décédée â Arthabaskaville le 10 mars 1889.5.Marie-Geneviève née â Saint Henri de Lauzon le 28 octobre 1793.6.Marie-Marthe née â Saint-Henri de Lauzon le 2 juin 1796.Décédée au même endroit le 9 mai 1813, à Page de 18 ans.7.loseph né a Saint-Henri de Lauzon le 12 décembre 1800.Jean-Baptiste Carrier, fils aîné de Jean-Baptiste Carrier et de Marie-Geneviève Poiré, né à Saint-Henri de Lauzon.le 18 juillet 1785.épousa le 16 février 1805.à Saint-Henri de Lauzon, Geneviève Oendron, fille de défunt Joseph Gendron et de Geneviève Beaudoin.Geneviève Gendron mourut le 1er mai 1835.Ils eurent dix enfants : 1.Marie-Geneviève née à Saint-1 lenri de Lauzon le 28 décembre 1805, décédée à l'âge de 89 ans, aïeule maternelle de M.J.-Cléophas Blouin, ancien député de Lévis.2.Marie-Anne née à Saint-Henri de Lauzon le 21 septembre 1807, décédée à l’âge de 51 ans.3.Jean-Baptiste né à Saint-Henri de Lauzon le 30 mai 1809.4.Joseph-Benjamin né â Saint-1 lenri de Lauzon le 24 juillet 1811.Il se noya le 21 mai 1837, en traversant la rivière Ktchemin, vis-â-vis le pont de Saint-Henri.5.Louis né â Saint-1 lenri tic Lauzon le 6 juillet 1813, décédé â l'âge de 85 ans.6.Joseph né à Saint-1 lenri de Lauzon le 13 juin 1815.Décédé au même endroit le 3 décembre 1820.7.Pierre né à Saint-Henri de Lauzon le 29 octobre 1817.Décédé au même endroit le 15 novembre 1820.8.François-Romain né â Saint-Henri de Lauzon le 9 février 1820.Décédé le 10 novembre 1820.9.Maric-Scholastique née â Saint-Henri de Lauzon le 15 octobre 1821.10.Marie-Esther née â Saint-Henri de Lauzon le 19 novembre 1823.Décédée au même endroit le 22 mars 1827.Jean-Baptiste Carrier, fils aîné de Jean-Baptiste Carrier et de Geneviève Gendron, fut le patriote qui dans 1 automne de 1838 eut la bravoure cl l’adresse de conduire les prisonniers Dodge et Theller de Québec à la frontière américaine.Cet épisode des événements de 1837-38 a été raconté avec beaucoup de verve par le docteur Charles Déguisé dans le Journal de Québec.M.L.-N.Carrier, le fils du patriote, a reproduit ce récit en entier dans son intéressant ouvrage.l.cs événements de 1837-1838._ .M- Carrier décéda à Saint-Henri de Lauzon le 26 juin 1866.Il avait épousé, le 11 septembre 1832, Ursule Patry, fille de feu Jean Patry et de défunte Madeleine Kemner dit Lafiamnie.Mine Carrier décéda chez son fils, M.One- sime Carrier, a Lévis, le 13 janvier 1888.Kile fut inhumée le surlendemain dans l'église de Saint-Henri de Lauzon.Un ami de la famille Carrier, feu M.Guillaume Amyot, député de Bellechasse, écrivait dans la Justice, à l’occasion de la mort de Mme Carrier: “ On se souvient que la défunte était l’épouse de ce brave patriote Jean-Baptiste Carrier, qui a joué un rôle si important, en conduisant aux frontières, au milieu des plus grands dangers, les prisonniers Dodge et Theller, évadés de la citadelle, durant les événements à jamais mémorables de 1837-1838.‘‘Cette page émouvante de notre histoire a été écrite, en termes palpitants d’intérêts, par un des fils de la défunte.M.L.-N.Carrier, régistrateur de Lévis, qui, dans une brochure intitulée : Les événements de 1837-1838, publiée en 1877, a condensé une foule de renseignements qu’il avait recueillis de la bouche même des acteurs de cette grande épopée.“ Jamais femme ne se montra plus patriote, plus brave et plus énergicpie.Pendant deux longs mois, un détachement de troupes- anglaises et la police de Québec s’acharnèrent avec une rage infernale, à la poursuite de son mari, pour l’arrêter et lui faire subir le même sort qu’à Duquet, de L< rimier et leurs compagnons, nobles victimes immolées pour leur patriotisme.Mme Carrier, connue et vénérée de tous les patriotes de Québec, contribua pour une large part à sauver son mari, dont la tête avait été mise à prix.“ La défunte laisse un souvenir impérissable de son patriotisme, de ses vertus vraiment chrétiennes et de sa charité.Elle était, dans toute l’acception du mot, la femme forte de l’Evangile, et elle emporte dans la tombe des regrets universels ”.M.et Mme Jean-Baptiste Carrier avaient eu onze enfants, cinq garçons et six filles.1.Marie-Ursule née à Saint-Henri de Lauzon le 22 octobre 1833.Décédée au même endroit le 1er septembre 1836. 2.Jean-lïaptiste né à Saint-Henri de Lauzon le 30 niai 1835.Décédé an même endroit le 9 janvier 1861, à l'âge de 25 ans et 7 mois.3.Marie-Aurélie née à Saint-Henri de Lauzon le 24 mai 1830.Décédée au même endroit le 17 septembre 1836.4.Louis-Xapoléon né à Saint-Henri de Lauzon le 19 août 1837.Ancien régistrateur du comté de Lévis.Décédé le 18 juillet 1912.5.Ursule-Clotilde née à Saint-llenri de Lauzon le 24 mai 1839.Décédée au même endroit le 30 décembre 183.9.6.Onésime Loiycarpe-Adrien né à Saint-Henri de Lauzon le 26 janvier 18-11.Ancien député régistrateur puis greffier de la ville de Lévis, l’ére du curé actuel de -Votre Dame de Lévis.Décédé le 10 novembre 1925.7.Marie-Louise Léophile née à Saint-Henri de Lauzon le 9 janv ier 1843.Mariée, au même endroit, le 25 juin I860, à Désiré Larue, notaire.Mme Larue est décédée à Saint-Gervais le 1er juillet 1907.8.Joséphine - Leufroid-Gaudard né à Saint-Henri de Lauzon le 7 novembre 1849.Décédée au même endroit le 23 décembre 1849.9.Joséphine Zarila née à Saint-Henri de Lauzon le 17 mars 1844.Décédée au même endroit le 22 mars 1844.10.Marie-luilalie Rébecca née a Saint-Henri de Lauzon le 10 avril 1852.Décédée au même endroit le 14 août 1852.IL Joseph Amila Armand né a Saint-Henri de T^au-zoit le'20 avril 1854.Décédé au même endroit le 9 août 1854.LES DISPARUS l.ci/ns, I.hou.sénateur Joscph-Honnisdas — Xé à la Riyière-du Loup (en haut ) le 7 mai 1850, de Antoine Le-gp’s et de Léocadie I ïéland.Députe de Maskinongé à la Législature de 1888 à 1890, puis à Ottawa de 1891 à 1903.Sénateur (le Kepcntigm le 10 février 1903.Décédé à Hull led mars 1932.Ci.Yllcho de Saint-Justin, mars 1932. LE PREMIER AQUEDUC A MONTREAL Les notes que nous rassemblons ici proviennent des Statuts dit Canada, de Mille-Marie, or Sketches of Montreal.Past or Present par Sandhani, de Y Histoire de la Corporation de Montréal par J.C.Lamothe et des Archives notariales.Parties de ces notes sont connues, d’autres, sont inédites.¦Je * * Le R avril 1801, se formait, à Montréal, une société industrielle qui projetait d’ériger un aqueduc et d'alimenter la ville d’eau potable.Les-promoteurs de l’entreprise avaient à leur tête Joseph Frobisher, magnat de la fourrure, marié à Charlotte Jobert.L’on sait que le nom de sa demeure “ Leaver Hall ” reste attaché à la route qui longeait son immeuble.Les collègues du hoitnjcois Frobisher étaient John Cray, Daniel Sutherland, Thomas Schieffelin et Thomas Sewell.Dans les affaires, la société portait deux noms en français et deux autres en anglais.Ainsi l'on disait en français: Compagnie des Eaux de Montréal et Compagnie des Propriétaires des Eaux de Montréal: puis, en anglais: Montreal W ater Works et Company of Proprietors of the Montreal Water Works.En vertu de sa constitution, elle obtenait le privilège exclusif de la distribution de l’eau dans la ville au moyen de tuyaux, pendant cinquante ans.Le capital de la compagnie était fixé à $40,000 mais comme il s’agissait d'une industrie d’utilité publique, qu’il y avait crainte que certains citoyens ne cherchassent à contrôler la Compagnie, en cas de succès, personne n’eut le permis de posséder plus de seize actions.Dans la suite, si le capital primitif était jugé insuffisant, les associés avaient la faculté de le porter à $60,000.Toutefois, de la somme additionnelle, nul ne pouvait acquérir plus de huit actions.Nous n’appuierons pas sur ce détail, car le lecteur apercevra sans peine que, sous ce rapport, nos moeurs ont changé depuis un siècle. — 264 D’après les plans des ingénieurs, la compagnie devait capter l’eau d’une source, près du mont Royal, puis amener cette eau à la ville dans des tuyaux de bois.A cette époque, tous les travaux manuels s’exécutaient lentement et l’on avait calculé qu’il faudrait sept ans pour construire les bâtiments de l’aqueduc et poser les tuyaux ou conduits principaux.* * * Néanmoins, l'ouvrage se fit plus vite qu’on ne l’avait prévu car en 1805, la Compagnie des Eaux soumettait aux citoyens, des formules de contrats en français ou en anglais.Par ces contrats, tous signés par le trésorier, Daniel Sutherland, la compagnie s’engageait à “ conduire l’eau dans l’appartement " de chaque abonné, moyennant que celui-ci consentît à payer aux fournisseurs, environ $7 par semestre; à n’utiliser l’eau que pour lui et sa famille; à ne pas en vendre, en dissiper, ni même en donner.Soixante et trois de ces contrats sont dans le greffe du notaire Gray, déposé dans les archives du palais de justice et il nous est permis de relever les noms des premiers citoyens qui firent amener l’eau dans leur logis.* * * Sur le total, 35 des abonnés demeuraient rue Notre-Dame.Parmi eux sont le chirurgien J.-H.Hérigault; le notaire Pierre Lukin; l’arpenteur Louis Charland, inspecteur des chemins de Montréal; 1 honorable John Richardson, membre de la Compagnie du Nord-Ouest : le tailleur à la mode, Be-naiah Gibb; Alexander Henry, premier Anglais qui fit la traite dans l’Ouest; enfin le fameux peintre portraitiste, Louis Dulongpré.Douze, rue Saint-Paul, notamment: l’honorable juge Isaac Ogden, les marchands Jos.Provan, J.Chapman, J.McDonald, etc.Six, rue Saint-brançois-Xavier, dont le libraire James Brown._ Deux, rue Saint-Sulpice (alors S.-Joseph) : l’instituteur l*inla\ bisher et le financier Samuel Gerrard, l’un des fondateurs de la banque de Montréal.Un, rue de 1 Hôpital, Pierre Lambert. Un, rue Bonaventure, Jean-Guillaume (J.W.) De Lisle, notaire, ancien greffier de la fabrique de Notre-Dame, etc.Mais comme cet abonné demeurait hors de la ville (près du marécage qui devint ie marché à foin, puis le square Victoria) il dut faire le posage des tuyaux à ses frais.L’adresse de six autres abonnés n’est pas indiquée.Si l'on s’en rapporte maintenant aux historiens Sandham et Lamothe.la compagnie des Eaux ne fit pas florès.La source s’épuisait quand il faisait très chaud, ce qui mécontentait les abonnés; et les tuyaux de bois s’éventraient quand il faisait très froid, ce qui n’amusait pas les fournisseurs.Ceux-ci jugeant que l’entreprise rapportait des déficits plutôt que des bénéfices, on décida de vendre l’aqueduc au mois d’avril 1816.* * * Pas n’est besoin d’ajouter que plusieurs citadins avaient alors des puits sur leurs emplacements et (pie de nombreux charriai.r d’eau, promenaient leurs tonnes de par les rues, débitant au seau le liquide provenant du fleuve Saint-Laurent.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Béchard, Auguste — Né à Longueuil le 18 février 1828 de Rémi Béchard, instituteur, et de Sophie Pinet, il fut lui-même instituteur, fonctionnaire civil, journaliste et publiciste.Décédé à Danville le 30 août 1893.Auteur de Histoire de la Banque Nationale, Québec, 1878; Biographie de François l’caina, caissier de la Banque Nationale, Québec, 1878; L’honorable Pierre Carneau, Québec, 1883; F'Iionorablc Joseph-G.Blanchct, Québec, 1884; Histoire de la paroisse de St-Augustin, Québec, 1885; Monsieur l'abbc François Pilote, Québec, 188 ; L’honorable A.-IF.Morin, Québec, 1885; Monographies, Gouverneurs, Intendants et évêques de Québec, Québec, 1888; PL ancien Québec, Québec, 1890; Histoire de l'île aux Grues, Arthabaska, 1902; Pages Canadiennes (deuxième série) La Gaspésie en 1888 — Québec, 1918. — 266 — r.\ CAXADIKX A LA COUR DK HAVIERE EN 1820 Dans le Riiîlctiu de février dernier, Mgr Forbes a bien voulu nous fournir sur la famille Lemaire Saint-Germain à laquelle il est apparenté, quelques précisions intéressantes tirées de ses études généalogiques personnelles.Nous ne pouvons (pie regretter qu’il se soit arrêté à la deuxième génération, c’est-à-dire aux enfants de Charles Lemaire, l’ancêtre Canadien de la famille.Aux précieux renseignements que nous apporte l'éminent archevêque d’Ottawa, je ne me permettrai de soumettre qu'une légère addition.De Charles, le deuxième enfant de Charles Lemaire et de Clémence Rapin, né vers 1711.Mgr l’orbes nous dit lui-même qu'il ne sait pas ce qu'il est devenu.Son sort nous est révélé par la liste des congés de traite qu’a publiée M.Massicotte dans le Rapport de /’.Irchbistc d: Québec pour 1922-23 ( p.198) et où ii est dit.à la date du 21 août 1739, que le sieur Hyacinthe Saint-Germain est autorisé à équiper un canot pour aller au poste de l’éauguichias y chercher les effets de feu Charles Lemaire dit Saint-Germain, son frère.Mais je me demande si Mgr Forbes, quoiqu'il ait étudié soigneusement la famille Saint-Germain, est au courant de l'histoire d'un certain Charles-Amable Lemaire Saint-Germain.frère précisément du Venant Saint-Germain dont a parlé M.Audet dans le Ihdlctui de janvier.Je me permets d en douter, car cette histoire s'est déroulée fort loin du Canada et je ne dois moi-même qu’à un hasard de l’avoir connue.Larmi les papiers personnels du financier Samuel Ger-rard qui sont conservés a la bibliothèque Saint-Sulpice, j’ai découvert toute une correspondance échangée de 1821 à 1824 entre lui et un pommé Joseph Jolly qui s’intitule et ne manque jamais de signer tout au long: pâtissier de la cour de Bavière.Ce loyal pâtissier avait épousé une fille de Canadien, Marianne Lemaire Saint-Germain, était devenu veuf et, au noin de la lille qui lui restait de son mariage, réclamait le paiement d une somme cl argent due a cette dernière comme lie tit aie du douait e de sa grand mere hvpotheoué sur une propriété sise dans Montréal et dont Samuel Gerrard était — 2r>7 — devenu ac(|uéreur.11 ne fallut pas moins de quatre ans au tenace pâtissier pour ai river à "es tins et encore n'y réussit-il qu’en mettant aux trousses des autorités impériales britanniques le ministre plénipotentiaire de la cour de Bavière auprès de la cour de Londres.La première lettre que nous avons de Jolly est écrite de Munich le 7 février 1X21 et adressée à son oncle, M.Venant Saint-Germain, domicilié à Repentignv.gouvernement de Montréal.Après avoir commencé par lui rappeler rattachement qu’il a pour sa fille et qu'il a prouvé par l'offre faite dans sa dernière lettre du 29 octobre 1X1(> à son frère, Charles-, \mable Saint-Germain, il le prie de faire payer à sa fille et lui faire parvenir en Bavière la somme qui lui est due sur le douaire de sa grand'mère.savoir 600 piastres espagnoles.Depuis trois lettres qu'il lui a déjà écrites pour cette affaire.Charles-Amable Saint-Germain est mort à Munich le 27 novembre 1X20 en laissant la note suivante écrite de sa main quelque temps auparavant : “ Je certifie la note suivante véritable pour servir ce que de raison à M.Jollv, père de ma petite-fille Marie-Madeleine qui succède aux droits de Marianne Saint-Germain, ma fille, et de Catherine Tessier, mon épouse, sa mère morte le 24 août 1X14.héritière du douaire de sa mère morte le 2 juin 1791, hypothéqué sur nos maisons de Montréal, vendues au profit de M.Simon Sanguinet qui les a revendues, à ce que me marque Venant Saint-Germain par sa lettre du 29 octobre 1X16, au sieur Samuel Gerrard qui doit, ajoute-t-il, passer l’an prochain en France et se rendre même à .Munich.Munich, 3 mars 1X20.Sai nt-Gkrmain C’est alors que, ne recevant aucune réponse de son oncle Venant, aux lettres successives qu’il lui avait adressées, Jolly se décida à user de son crédit comme pâtissier du roi de Bavière et à mettre en mouvement pour de bon la machine diplomatique.Déjà, le X mars 1X21.à la demande de son gouvernement.M.Pfeffel, envoyé extraordinaire de la Bavière à la cour d’Angleterre, s'était occupé de faire partir sa lettre et ses procurations pour leur destination par l’entremise du département colonial britannique.Le 11 septembre 1X23, c’est le baron de Cetto, le ministre plénipotentiaire bavarois, qui prend l’affaire en mains.Il charge M.John Galt, le père du futur sir Alexander T.Galt, qui part pour le Canada, de faire parvenir à M.Venant Saint-Germain une lettre nouvelle que lui écrit son neveu Jolly, mais, comme le silence de Venant fait douter soit de son existence soit de sa bonne volonté.il prie M.Galt, afin que cette dernière lettre n’ait pas le sort des premières, 1 de s’informer si M.Venant Saint-Germain est encore vivant, et 2 , dans l’affirmative, d’obtenir de lui une reconnaissance que la lettre lui a été livrée.Le baron de Cetto prie en particulier M.Galt de lui indiquer une personne de confiance en Canada qui consentirait à recevoir la procuration de M.Jolly pour poursuivre la réclamation de sa fille et pour retirer des mains de M.Venant Saint-Germain ou de ses héritiers la procuration et les autres papiers qui lui ont déjà été envoyés.Disons de suite que M.Venant Saint-Germain doit être exonéré de toute négligence en cette affaire, car il mourait à Repentignv en 1821, presque au moment où lui écrivait de Munich pour la première fois son neveu, le pâtissier du roi de Bavière.Ainsi que nous l’apprend Joseph Jolly lui-même dans une lettre du 2 avril 1824 écrite à Samuel Gerrard qui n’avait pas trouvé le temps de se rendre à Munich, l’honorable W.McGillivray et M.I bornas 1 bain, probablement désignés par John Galt, acceptèrent de poursuivre à Montréal la réclamation de Madeleine, la fille du pâtissier.Grâce à leur diligence, l’affaire se termina heureusement un peu plus d’un an plus tard.Le 6 avril 1825.par l’entremise de ses procureurs, devant IL Griffin, notaire a Montréal, Madeleine Tolly donnait dûment quittance a Samuel ( «errard et reconnaissait avoir reçu de lui la somme de 150 louis sterling équivalente au douaire réclamé.^ Des documents que j’ai eus en mains il ressort que ( liai les-Amable Lemaire Saint-Germain, le beau-père du pâtissier de la cour de Bavière, était le fils aîné de Bernardin Lemaire Saint-Germain et de Marie-Josephte Lefebvre.De seize ans plus agé^que son frère Venant, il était né à Laehine h 10 té\ i iei I/o.'1 et il avait épouse a Montréal, le 8 janvier 1759, Marie-Catherine Tessier, fille de Paul Tessier dit La- — 269 — vigne et de Jeanne Lefebvre.De son mariage avec Catherine Tessier, morte à Paris le 2 juin 1791, il eut deux filles.La première, Catherine, que l’on dit née à Montréal, épousa Jean-Pierre Charron, économe des hôpitaux militaires à Bayonne, et mourut, à l’âge de 41 ans, le 25 brumaire an XII (17 novembre 1803 ) à Paris où elle demeurait, rue de Miro-mesnil, no 1185, division du Roule.La seconde, Marianne, est celle qui devint pâtissière de la cour de Bavière; elle mourut, pulmonaire, à Munich, le 24 août 1814, laissant de son mariage avec Joseph Jolly une fille, Madeleine, née à Munich le 19 novembre 1801.Charles-Amable Lemaire Saint-Germain est lui-même décédé à Munich, le 27 novembre 1820, à l’âge de près de 86 ans.L'acte de décès le qualifie: maître de langue française.Il m’a semblé que ce n’était pas une destinée tout â fait banale que celle de ce Canadien qui, après avoir quitté son pays, erre en Europe pendant de longues années et, après bien des tribulations sans doute, finit doucement ses jours au milieu des pâtés et des confiseries, â l’ombre même du trône de Bavière.Il ne devrait pas être absolument sans intérêt de savoir ce qu’il fit durant sa longue carrière européenne avant d’échouer à Munich et comment il s'improvisa maître de français.Parlant dans ses Mémoires de son séjour au Buisson-Souef en Bourgogne, vers 1764, chez le “ marquis de Lamot-te ”, qui, entre parenthèse, n’était qu’un aventurier gascon, M.de Saint-Faust de Lamotte célèbre plus tard pour avoir été empoisonné par le fameux Desrues, Laterrière écrit ce qui suit: (p.31 ) “ M.de Saint-Germain, Canadien de nation, revenant de Paris pour prendre possession de la ferme des biens de ce seigneur, arriva au Buisson-Souef et m’apporta des lettres de mon oncle avec qui il était fort lié du temps même qu’ils étaient au service du roi ensemble au Canada.Je passai encore un mois en sa compagnie.” On a déjà reconnu dans cet oncle de Laterrière qui lui envoie des lettres, le sieur Fabre dit Rustan qui fut, en 1763, impliqué avec Bigot et autres dans l’affaire du Canada comme ancien commis du munitionnaire Cadet au fort Duques- 270 — ne.et le M.de Saint-Germain, son ami et son associé dans ce singulier service du roi, n'est évidemment autre que le sieur Saint-Germain tout court qui était commis du même muni-tionnaire au poste voisin de Niagara et qui fut lui aussi accusé de concussion.Sans en avoir encore la preuve bien nette, je soupçonne fort le commis du munitionnaire à Niagara d'être le même qui.après avoir été plus ou moins le fermier de M.Saint-Faust de Lamotte en Bourgogne, se transforma par un dernier avatar en maitre de français au pays bavarois.AKo.inirs F.\i'Ti-:rx LES DISPARUS Gravel, l.’abbé Louis-Pierre — Né à Arthabaska le S août 1868, de Louis Gravel et de Jessie Mettez.Ordonné prêtre par Mgr Gravel, le 28 août 1892, dans l’église d’Arthabaska.Envoyé, le lendemain de son ordination, à l’église canadienne de Saint-Jean-Baptiste de New-York, il y demeura 14 ans.Quitta ce posté, en 1906, appelé par Monseigneur Langevin, pour succéder au Révérend Père Moïse Blais, ( ).M.1., comme missionnaire-colonisateur.Nommé agent de colonisation par le gouvernement fédéral, en mars 1907.Etablit plusieurs postes dans la Saskatchewan Sud.entre autres Gravelbourg, qu’il fonda en 1906, de concert avec sept de ses frères et une soeur.L’abbé Gravel, pendant qu’il exerçait le ministère aux Etats-Unis, a écrit plusieurs ouvrages en anglais, qui lui ont valu le titre de docteur ès lettres.Depuis, nous lui devons une série de conférences sur le Canada, la colonisation, la Saskatchewan, etc.Dans le territoire, où il exerça son apostolat seul en 1906, il y a aujourd’hui 40 prêtres.Il a mis le meilleur de lui-même dans cette Saskatchewan Sud.où il travailla pendant 20 ans avec des résultats prodigieux.Elle lui doit ce quelle est aujourd'hui, au point de vue français et catholique.Décédé le 10 février 1926 et inhumé dans le cimetière de Gravelbourg suivant sa volonté. 271 PREFETS DU COMTE DE LEVIS Edouard Lagueux, maire de Saint-Romuald, 29 août 1855 à 50 mars 1858.Pierre Giroux, maire de Saint-Jean-Chrysostûme, 30 mars 1858 à 11 février 1864.Charles Robertson, maire de Xotre-Dame de la Victoire, 11 février 1864 à 7 février 1866.Pierre Lagueux, maire de Saint-Romuald.7 février 1866 à 13 mars 1872.Gilbert Roy.maire de Saint-1 lenri.12 mars 1873 à 11 mars 1874.Eugène Carrier, maire de Notre-Dame de la Victoire.11 mars 1874 à 10 mars 1875.Etienne Simard, maire de Saint-Romuald, 10 mars 1875 à 8 mars 1876.Octave Montminy, maire de Saint-Jean-Cbrysostô-me, 6 janvier 1877 à 14 mars 1877.François-Xavier Couillard, maire de Lauzon, 14 mars 1877 à 13 mars 1878.Georges Deniers, maire de Notre-Dame de la Victoire, 13 mars 1878 à 12 mars 1879.Octave Montminy.maire de Saint-Jean Chrysostô-me, 12 mars 1879 à 10 mars 1880.Gilbert Roy, maire de Saint-lTenri, 10 mars 1880 à 14 mars 1888.Vital Fabric, maire de Saint-Joseph de T.évis, 14 mars 1888 à 13 mars 1889.Joseph Levasseur, maire de Saint-David, 13 mars 1889 à 12 mars 1890.Nazaire, Gingras, maire de Saint-Nicolas, 12 mars 1890 à 14 mars 1895.Toseph-Boutin Bourassa, maire de Saint-Romuald, 13 mars 1895 à 10 mars 1897.Philippe Beaubien, maire de T.auzon, 10 mars 1897 à 9 mars 1898.Moïse T.eclcrc.maire de Lauzon-est, 9 mars 1898 à 13 mars 1901.Georges-Stanislas Yien, maire de T,auzon-est, 13 mars 1901 à 9 mars 1904. 272 — Georges Demers, maire de Saint-Louis de Pintendre, 9 mars 1904 à 14 mars 1906.Pierre Cantin, maire de Saint-Télesphore, 14 mars 1906 à 11 mars 1908.François-Xavier Couillard, maire de Lauzon, 11 mars 1908 à 9 mars 1910.Octave Brochu, maire de Bienville, 9 mars 1910 à 12 mars 1913.Joseph Nolin, maire de Saint-Romuald, 12 mars 1913 à 10 mars 1915.Pierre Cantin, maire de Saint-Télesphore, 10 mars 1915 à 12 mars 1919.Alphonse Paquet, maire de Saint-Nicolas, 12 mars 1919 à 14 mars 1923.Pierre Fontaine, maire de Charny, 14 mars 1923 à 11 mars 1925.William-James Kiely, maire de Saint-Romuald, 11 mars 1925 à 13 mars 1929.Gersham-D.Anderson, maire de Breakeyville, 13 mars 1929.SECRETAIRES-TRESORIERS DU CONSEIL COMTE DE LEVIS DU Léon Roy, notaire, 29 août 1855 cà 3 mars 1858.Etienne Simard, notaire, 3 mars 1858 à 10 février 1868.Léonidas Laliberté, notaire, 10 février 1868 tà 29 août 1870.Damien Légaré, notaire, 29 août 1870 à 11 .septembre 1878.Julien-1 homas Lambert, médecin, 11 septembre 1878 à 19 mars 1885.Michel Roberge, 19 mars 1885 à 9 juin 1915.Raoul Demers, notaire, 9 juin 1915 à 6 février 1929.Charles Cantin, notaire, 6 février 1929. — 273 — NAPOLEON-DOMINIQUE SAINT-CYR Je viens de lire dans un journal, sous la modeste rubrique des décès, un simple avis de deux lignes: “ A l’Hôtel-Dieu de Québec, le 3 mars 1899, à l’âge de 72 ans, est mort sieur D.-N.Saint-Cyr, conservateur du musée de l’Instruction Publique.” En revanche, le même journal consacre deux colonnes d’éloges et de plats compliments à un vulgaire parfumeur qui vient de mourir.Et, pourtant.Napoléon-Domini que Saint-Cyr, que la mort a trouvé sur un lit d’hôpital, a été un des hommes les plus instruits de son temps, un savant qui a consacré sa vie à l’étude, un Canadien français qui a fait honneur à son pays et à sa race.Napoléon-Dominique Saint-Cyr appartenait à une famille de militaire.Son grand-père avait servi sous Montcalm et assistait à la bataille de Carillon.Le sujet de cette étude naquit à Nicolet.le 4 août 1826, du mariage de Jean-Baptiste Deshayes Saint-Cyr et de Josephte Lefebvre des Coteaux.Après un cours d’études brillantes au collège de sa paroisse natale, Saint-Cyr alla à Sherbrooke pour se perfectionner dans la connaissance de la langue anglaise.11 enseigna la grammaire à Lennoxville, de 1846 à 1848, puis fonda a Sherbrooke la première école française catholique qui ait été établie dans cette ville.En 1850, il allait se fixer a Sainte-Anne de la Pérade, où il continua à se livrer à l’enseignement.En 1851, il obtint le diplôme d’instituteur d’école modèle, et en 1859, celui d’académie.De 1855 à 1863, il fut secrétaire-trésorier du conseil municipal de Ste-Anne de la Pérade.Le 6 janvier 1862, Saint-Cyr était admis à l’étude du notariat par la Chambre des notaires des Trois-Rivières, puis le 15 octobre 1867, il commençait l’exercice de la profession.Il a pratiqué à Sainte-Anne de la Pérade, et son étude est déposée à Trois-Rivières depuis 1890.Aimant l’étude et le travail, Saint-Cyr trouva le moyen, au milieu des nombreuses occupations que lui donnaient ses charges d’instituteur, de secrétaire-trésorier et de notaire, d’acquérir des connaissances sérieuses sur la botanique et — 274 — sur toutes les sciences naturelles, si bien qu’en 1869, il était déjà reconnu comme une autorité.Aussi, lorsque M.Provan-cher fonda le Xatura/istc Canadien, s’empressa-t-il de demander la collaboration de l'humble tabellion de Ste-Anne de la Perade.C’est dans cette revue si utile que M.Saint-Cyr a publié des études très soignées qui ont attiré l'attention des savants des autres pays.Nous citons par ordre de date: 1869— Le glouton ou carcajou (vol.I, pp.129-137).1870— Le lynx du Canada ou loup-cervier et le l\nx bai ou chat sauvage des Etats-Unis (vol.II, pp.258-288).1871 — La tourbe ( vol.Ill, pp.161, 261, 295).1871 — Le raton laveur (vol.111, p.109).1872 — L'orignal ou élan du Canada (vol.IY, pp.14 47, 80.1873 — La renne du nord (vol.V, p.16).1873 — La renne ou caribou (vol.V, p.84).1873 — Le cerf du Canada on ivapiti (vol.V, p.115).1873 — Le cerf de Virginie ou chevreuil (vol.Y p 180).1873 — Le cerf mulet ou cerf à grandes oreilles (vol V.p.349).1873 — Le boeuf musqué (vol.V, p.369).Nous venons de relire ces études, écrites d'un style clair, rapide, toujours remplies de détails intéressants et nouveaux, et qui dénotent chez leur auteur une grande observation personnelle et beaucoup de lecture.I, abbé Provancher avait une grande estime pour notre naturaliste, et voici l’article qu’il lui consacrait en 1873* (1) : ( 1869) \ ers les 5 heures de l’après-midi d’une belle journée de juin, vous êtes dans le charmant village de Sainte-4 nue de la Perade, le plus considérable de tout le comté de Champlain.Si, après avoir admiré sa magnifique église, où le ealcaiic silurien de Ifeschambault semble avoir été rendu plastique puni se piêtei a la courbe gracieuse des ogives, se dccoupei c i dentelle dans les corniches ou s’affiler eu niguil-les dans les nombreux clochetons qui couronnent ses murs, et qui, semblable a un colosse, domine du double et du triple la (1) Xalurnlintc (’tmadtrn, vol.V.p.22.r>. hauteur des édifices avoisinants; si, après avoir laissé derrière vous le double pont qui relie par ses arches nombreuses l'ile Baribeau à l’une et l’autre rive, vous enfilez la rue qui, avec ses deux rangées de maisons, longe la rivière en remontant, arrivé à la route d’Orvilliers, à quelques arpents seulement de l’église, vous pouvez voir, dans l’angle nord de cette route, une maison de modeste apparence, un peu retirée de la voie publique et qu’ombragent quelques peupliers baumiers mêlés à des érables, c’est la maison d’école du village.A part deux marmots sur le perron, qui discutent assez bruyamment sur les moyens de restituer à un cheval de bois, fort mutilé d’ailleurs, la queue postiche qu’ils viennent de lui arracher, vous pourriez croire la maison déserte, les fenêtres en étant partout ouvertes et rien n’indiquant de mouvement quelconque à l'intérieur.Si.enjambant par-dessus le véhicule des marmots qui semblent à peine remarquer votre présence, tant ils portent d’attention à l’opération qui les occupe, vous franchissez la porte du milieu et jetez un regard furtif dans le salon de gauche, vous pourrez v voir, sur la table du centre, plusieurs volumes empilés sans ordre, entremêlés à des conuil-lages et surmontés de plaques de liège toutes couvertes d’insectes de toutes sortes qu’on v avait piquées, et à côté, enfoncé dans une berceuse à accoudoirs, un homme avec un volume à la main, paraissant tout absorbé dans la lecture qu’il poursuit.Pas le moindre mouvement, si ce n’est de légers filets d’une fumée bleuâtre qui s’échappent de la pipe qu’il tient à sa bouche et s’envolent en spirales dans les airs, remplacés de temps en temps par de larges flocons d’une fumée plus intense, qui semblent se filtrer à travers la moustache rabattue qui lui couvre la bouche.Cet homme paraît à peine toucher à l’âge mûr; cependant, ses joues caves, son front dénudé et la convexité des verres qui lui couvrent les veux et vous en dérobent la couleur, indique 'Z que les veilles et les études ont devancé chez lui le travail des ans.Entrez, vous êtes en présence du magister du village, et en même temps d’un savant, aussi profond que modeste.Un accueil bienveillant vous préviendra de suite, et si vous lui parlez de science, vous verrez aussitôt cette figure sévère s’épanouir et son oeil briller à travers le verre de ses lunettes.Parlez histoire, philoso- 00 — 276 — phie, géologie, botanique, entomologie, etc., vous voyez de suite dans son aspect l’homme (pii vous comprend.Si vous portez vos regards sur le livre qu’il tient ouvert, les caractères grecs qui en couvrent les pages vous permettront peut-être de distinguer un Saint-Bazile ou un Xénophon, et si vous vous hasardez à en ouvrir un de ceux qui sont devant vous, ce sera peut-être un Ovide, un Virgile, un Cuvier ou un Lyell, car les classiques grecs et latins des temps anciens lui sont aussi familiers que les auteurs modernes des sciences nouvelles.Sobre de paroles, il se montrera tout oreille pour ne rien échapper de ce que vous lui direz, et poussera même la modestie jusqu’à la timidité, se contentant à peu près de répondre à vos questions, et se hasardant à peine à vous en poser quelques-unes, paraissant empressé de pouvoir apprendre quelque chose et semblant incapable d'y donner un retour.Ne craignez pas de prolonger votre visite; tant (pie vous 1 entretiendrez de sciences, son attention vous est assurée.Mais si.au contraire, votre présence n’avait d'autre but rpie de vouloir tuer le temps en diversifiant, et que vous ne 1 entretinssiez que de nouvelles sans intérêt et de lieux communs.vous ne tarderiez pas a reconnaître, par ses réponses en monosyllabes et sa préoccupation évidente, qu’il regrette déjà le temps (pie vous lui faites perdre et qü’il a hâte d’être débarrassé de votre présence.M.Dominique-Napoléon Saint-Cyr, après un cours classique brillant au séminaire de Nicolet, se livra de suite à 1 enseignement, tache très certainement honorable, mais si pénible et si peu rétribuée.Cependant, après plus de 25 ans de cette robuste besogne, son zèle ne paraît pas encore s’être ralenti.Ajoutons que, depuis plus de 15 ans, sa tâche était bien autre de celle des instituteurs ordinaires; car, en outre de ses 5 heures par jour requises par la loi pour l’enfance, il donnait un cours a une classe d’adolescents, où le latin, le grec, l’anglais, la géométrie, l’histoire, etc., devaient marcher defront avec le calcul, la grammaire, la composition, etc., que icquieicnt les coins supérieurs.Aussi peut-il se flatter de voir aujourd hui plusieurs de ses élèves parmi les membres du sanctuaiie, avantageusement placés dans le commerce, ou membres distingués des professions libérales. “ On est maintenant étonné qu’avec une telle besogne, M.Saint-Gyr ait pu se livrer à l'étude des sciences de manière à faire une autorité en fait de géologie, de botanique et d’entomologie; bien plus, qu’il ait pu suivre un cours de droit et se faire admettre au notariat, après un examen des plus brillants.Ajoutons que les modiques revenus d’un instituteur, déduction faite de l’entretien d’une famille, ne laissent que peu de ressources à l’amateur pour se procurer les ouvrages nécessaires à ses études.Mais la passion de savoir était en lui, et faisait tout surmonter pour parvenir à son but.La bienveillance des amis était mise à contribution pour certains auteurs, et il prenait sur la nuit pour ajouter aux heures bien trop courtes pour lui de la journée.Un problème difficile à résoudre, une solution à trouver, un point à éclaircir, sont pour lui autant d’attraits irrésistibles qui l’attachent au travail.Ah! si la considération était toujours en rapport avec les services rendus, si la noblesse de la science et du talent portait des armoiries, c’est bien avec droit que M.Saint-Cyr pourrait faire graver sur son écusson: Labor ipsa voluntas Mais non: la satisfaction du devoir accompli devra lui suffire pour récompense, et celui qui, pendant un quart de siècle, s’est sacrifié à la plus noble comme à la plus importante fonction dans l’état, ne sera apprécié que par des exceptions,et devra se voir continuellement avec sa famille dans un état voisin de l’indigence.Quand se montrera-t-on plus équitable, et saura-t-on reconnaître les services de ceux qui servent si utilement l’état?Ce jour est encore à venir en ce pays.“Avant même de fonder le Naturaliste Canadien, nous nous assurâmes la collaboration de M.Saint-Cyr, et on a pu voir dans les études qu’il a publiées sur la houille, sur le lynx, de même que dans celle qu’il poursuit actuellement sur le cerf du Canada, avec quel talent il savait intéresser les lecteurs et mettre la science à la portée de tout le monde.Si le devoir n’avait pas requis pour ainsi dire tous les moments de M.Saint-Cyr, nul doute qu’il aurait déjà publié plus d’un ouvrage précieux; espérons que des jours plus heureux viendront bientôt pour cet utile citoyen et lui laisseront plus de loisirs, afin qu’il puisse faire part au public des trésors qu’il a entassés par ses laborieuses études.” — 278 — En 1875, les électeurs du comté de Champlain allaient chercher ce modeste savant dans sa retraite et l’envoyaient à l’Assembée législative de Québec comme leur représentant.M.Saint-Cyr, peu habitué aux luttes politiques, fut élu par 122 voix de majorité sur son adversaire.Il fut réélu en 1878 par 566 voix de majorité.Qu’allait faire ce studieux et ce travailleur dans les délibérations des chambres?Il semble qu’il devait s’y trouver mal à l’aise.Il s’y occupa spécialement d’agriculture et de colonisation et de promouvoir les intérêts de la science à laquelle il avait consacré sa vie.C’est ainsi qu’on le voit demander, de l’aide pour la société (l'histoire naturelle de Québec, pour la publication d’une Faune cntomoloc/iquc et pour l’impression en français des rapports de la société d’horticulture et de l'association des arboriculteurs de la province.Il plaide aussi pour l’établissement d’une ferme modèle et en faveur de l’Ecole normale Jacques-Cartier, et il se fait le promoteur dévoué du chemin de fer des Basses-Laurentides qui devait ouvrir à la colonisation le nord de la Province.En 1881, il nous lait plaisir de le voir former partie du comité spécial du notariat et s’intéresser à la profession qu’il avait un peu négligée pour ses travaux scientifiques.En 1881, M.Saint-Cyr, qui s’était toujours trouvé dépaysé dans le monde politique, refusait de briguer de nouveau les suffrages des électeurs pour s’intéresser spécialement à la création d'un musée botanique.C’est en cette même année qu’il lut nommé membre fondateur de la société Royale du Canada, ou il forma partie de la section de géologie et des sciences biologiques jusqu’en 1886.f En 1882, le gouvernement le chargeait d’une mission d exploiation sur la cote du Labrador.Il en revint en septem-1 j e appui tant de son voyage une belle collection de plantes, d’insectes et de coquillages.Il v retourna, en 1885.et parcourut toutes les îles du golfe Saint-Laurent.l,n 1885,.M.Saint-Cyr publia par ordre du gouvernement, la relation de ses voyages.Il en fut donné une deuxième édition en 1887.Ces rapports, très documentés, très nour-11S> sonJ accompagnés du catalogue des plantes et des oiseaux de la cote nord et des îles faisant partie du Labrador Cana- — 279 dien exposés au musée de l'Instruction Publique dont M.Saint-Cvr, fut nommé curateur le 6 avril 1886 (1).avec un maigre salaire qui lui permit au moins de ne pas connaître la misère sur ses vieux jours.Pendant douze années, M.Saint-Cvr a consacré son énergie à compléter le musée qu’il a fondé et pour lequel il a reçu dans les expositions des diplômes et des médailles d’honneur à défaut d’autres récompenses plus pratiques.C’est là, au milieu de ses plantes et de ses collections en-tomologiques, que la maladie est venue chercher ce travailleur ardu, qui a passé à travers le monde, sans ostentation, mais en laissant derrière lui des oeuvres durables et utiles dont la postérité lui tiendra compte.Mais ce témoignage posthume sera-t-il une compensation pour la triste indifférence de ses contemporains?M.Saint-Cvr avait épousé le 15 septembre 1854 Marie-Rose-Anne Deshayes Saint-Cvr.Il a laissé un fils qui est établi au Nord Ouest (2).LES DISPARUS Graz'd, U lion, juge Alphonse — Né à Arthabaska le 3 décembre 1875, de Louis Gravel et de Jessie l’ettez.Admis au barreau en juillet 1889, il exerça sa profession pendant quelques années à Plessisville, puis, après un séjour à New-York, où il suivit les cours de la New A ork Law School, M.Gravel fut l’un des huit frères qui donnèrent leur nom à jà établi en Saskatchewan où ils s’associèrent sous la raison sociale Gravel & Gravel.Le 22 juillet 1()22, M.Gravel était nommé par le gouvernement du Canada juge de la Cour de district de Gravelbourg.Le juge Gravel décéda subitement à Gravelbourg, Saskatchewan, le 20 février 1930.Le juge Gravel fut l’un des neuf frères qui donnèrent leur nom à Gravelbourg.(1) Voir documents de la session de 18S(> ta 50 Viet.No.57 et 1887 ¦—No.17 H.(2) K ente du Xotariat, 15 avril 1899. — 280 — le droit de patronage Dans le Bulletin de 1900 fp.64) on pose cette question: “ Sous le régime français, au Canada, le droit de patronage a-t-il été réclamé par des seigneurs?.” Ce droit, défini, croyons-nous par les articles VI et VU de l’Edit du roi, signé en mai 1679 (Bd.& ord.royaux, vol.I, p.182) fut obtenu de Mgr de Saint-Vallier par l’abbé Louis Lepage de Sainte-Claire, trois ans après qu’il eut acquis la seigneurie de Terrebonne.Et il semble en avoir profité pour faire ériger la paroisse du lieu sous le vocable de saint Louis son patron et pour se présenter comme premier curé.C'est ce que nous pouvons relever dans Y Aperçu liBtori-que de Terrebonne, par l’abbé C.-A.Gareau.En 174."', le seigneur-curé Lepage “vendit sa seigneurie de Terrebonne avec droits et obligations à Louis de Chapt de la Corne ”.Cependant, ajoute l’abbé Gareau “ son droit de patronage ne devait pas passer à ses successeurs et ce droit fut échangé pour un banc dans l’église.” Cette assertion nous paraît discutable, car en 1768, M.Germain Le Page de Saint-François, neveu de feu l’abbé Le Page, réclame le droit de patronage aux autorités religieuses- Etait-ce parce qu’il était propriétaire du fief Sainte-Claire mouvant de la seigneurie de Terrebonne ou pour une autre raison?En tout cas, et a ce sujet, il y eut échange de lettres, signification de requête, et réponse entre le dit Le Page et M.de Montgolfier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice et grand vicaire de Mgr l’Evêque de Québec, à Montréal.hinalement tout s’arrangea comme suit: Le 9 octobre 1/68, devant le notaire Foucher, comparurent l’abbé Proulx, accompagné des marguilliers de l’église et fabi ique de I ci rebonne, dune part, puis du sieur Le Page de Saint-François, requérant, d’autre part.¦ CdV!-ci ‘Eclate se désister du droit de patronage en l’église de 1 eri ebonne en faveur de la fabrique, mais en retour il désire: 281 — 1 — que lui et ses descendants en ligne directe aient un banc semblable à celui de dame de La Corne, seigneuresse actuelle de Terrebonne.; 2 — que lui et ses descendants en ligne directe, reçoivent le second morceau de pain bénit “ ainsi que la quêteuse et les rameaux ”.; 3 — qu’il sera “enterré apres sa mort, lui et sa dame” sous son banc sans payer.La fabrique accepta les propositions ci-dessus, sous les conditions suivantes : 1 — que le sieur Le Page ne fera audit banc aucune innovation.et n'y mettra rien d’indécent.2 — que les honneurs du pain bénit, quêteuse et rameaux ne seront héréditaires qu’en ligne directe et qu’autant que le dit Le Page et ses descendants résideront en la paroisse de Terrebonne ; 3 — que le droit de sépulture ne sera déféré en l’église qu’au sieur Le Page de Saint-François et «à sa dame, à l’exclusion de leurs enfants.Et les parties signèrent.E.-Z.Massicotte JEAN DESHAYES, HYDROGRAPHE DU ROI Il a été question plusieurs fois de Jean Deshayes dans le Bulletin, mais plus au long au vol.XXII, P- 129.Dans Y Histoire de l’Académie des Sciences, année 1699, nous lisons: “ M.des Hayes, qui avait déjà fait des voyages de long cours, & un grand nombre d’observations, i>our perfectionner la Géographie, ayant été envoyé par le Roi en Canada dans le même dessein, en a rapporté une Carte Marine de sa façon, qui comprend le cours de la Rivière de S.Laurent, depuis son embouchure jusqu’au Lac Ontario.11 demanda au Roi un Privilège pour la publication de cette Carte, & Sa Majesté fit l’honneur à l’Académie de la lui envoyer à examiner.L’Académie l’a jugée fort exacte, & d’une grande utilité pour la Navigation de la Rivière de S.Laurent.” — 282 LETTRE DE L.-J.PAPINEAU A HECTOR-S.HUOT _ Montréal, 9 Avril 1835 Monsieur, J’ai reçu hier avec des sentimens d’une vive reconnaissance sans doute, 1 expression bienveillante des sentimens d estime et de confiance dont veulent bien m'honorer mes amis et collègues les membres de la Chambre d’Assemblée ré-sidens dans Québec, qui, le cinq de ce mois, m’ont invité à accepter la mission d’aller en Angleterre représenter les inté-1 et s et deiendie et faire valoir les droits des habitans du pays auprès du Parlement Impérial.Ce n’est jamais sans cha-811,1 J-J sans quelque défiance de mes opinions que je me trouve di Itèrent d avec eux sur des questions qui se rattachent aux mesures a prendre pour assurer le bien public auquel nous sommes également dévoués.Néanmoins dans cette occasion je diftère si fortement d’opinion avec eux que je ne puis acquiescer à leur demande et que je crois devoir leur repré-sentei qui dans les circonstances actuelles il me semble qu'il n’est pas convenable P de nommer une nouvelle personne pour agir auprès du Parlement Impérial outre celle que la Chambre a si récemment nommée et 2° que s’il était utile de lui adjoindre quelqu’un envoyé d’ici, je me trouverais par les eu constances du moment 1 une des personnes contre qui l’on peut léunir les plus nombreuses objections pour m’écarter de cette nomination.^ n y a clue l)eu de semaines qu étant tous réunis ensemble en Parlement avec plus de poids et d’autorité que nous n en avons hors du Parlement, (quoique nous en conservions en principe beaucoup plus que de simples particuliers quand nous trouvons à propos d’agir auprès du Gouvernement et du Ijibhc hors du tems des Sessio» s), sous une étroite obligation alors de nous occuper des mesures qui nous paraîtraient les plus propres a faire obtenir justice au Pavs, que nous avons choisi et delegué pour le même objet spécifique fine vous aviez en vue dans votre réunion du cinq de ce mois, Mr Roebuck dont la position, le zèle, les talens, l’attachement à une bonne cause nous donne les plus fermes espérances que tout ce qu il est possible de faire et de dire à son appui sera 283 — courageusement fait et sera dit et sera appuyé par Mr Roebuck et par la partie si nombreuse et si importante du Parlement des réformateurs auxquels Mr Roebuck est attaché.Quand nous avons délibérément pris il n’y a que peu de jours le moyen qui nous a paru le plus efficace, pourquoi le jugerions-nous insuffisant aujourd’hui?Notre confiance Vest pas diminuée pour la personne que nous avons commise à la défense de nos intérêts.Elle agit, ainsi que le font les hommes d état qui professent les mêmes principes, en vue de donner au Peuple Anglais comme à ceux des Canadas le plus haut degré dé liberté civile et d’influence politique sur leurs gouvernements dont ils puissent jouir.Ils ne la veulent pas départir routinièrement et nous dire et dire au inonde puisque le respect pour des droits acquis et pour des privilèges exercés depuis des siècles en Angleterre ne nous permet de songer à rendre les Anglais aussi libres et directement maîtres de l'action de leur Gouvernement nous ne devons donc pas permettre que les Canadiens aspirent à être plus libres que les Anglais ne le seront.En premier lieu ils démontreront que nos institutions actuelles avec des noms et des formes bHtannioues.«ont insuffisantes et bien éloignées de nous avoir fait aussi libres comme l’ont été et le doivent être les Anglais dans la Métropole et dans d’autres colonies.Ils examineront ensuite si notre état de société se rapproche de celui des Etats-Unis plutôt nue de celui de l’Europe et sentiront qu’une seule règle et une seule mesure en politinue ne peut pas assurer le bien être des hommes dans l’infini variété de circonstances sociales dans lesquelles ils se trouvent placés et nue mille établissemens bons en Europe seraient mauvais en Canada comme réformateurs ils tendent à procurer à la société qu’ils représentent dont ils font partie, qu’ils connaissent, dont ils partagent les craintes et les espérances, les droits et les souffrances, la plus grande étendue de privilèges populaires que désirent obtenir leurs constituans.S’ils sont conséquents, et nous n’avons nulle raison de croire qu’ils ne le sont pas, ils sentiront que les représentans de cette colonie ont les mêmes relations avec ses habitans qu’eux-mêmes ont avec ceux de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.Qu’ils ne seraient pas les organes compétens à exiger du Roi et des — 284 — Lords les sacrifices qu'ils requièrent, les changemens étendus qu’ils proposent aux institutions existantes si nous n’étions pris compétens à demander et à requérir ici des changemens étendus aux institutions qui nous blessent.Nous nous sommes appuyés sur ces réflexions et autres du même genre pour croire il n’y a que peu de jours qu’il suffirait des précautions que nous avons prises en session pour faire appuyer en parlement les requêtes du peuple et la nôtre.Ce ressemblerait fort à un acte de légèreté si tôt après la session de regarder ces précautions comme insuffisantes.La personne que nous enverrions arriverait en Angleterre privée d’une grande partie du poids et de la considération que nous lui aurions donnée si nous l’avions nommée en Chambre.Et néanmoins combien ont eu peu d’étendue les succès de ceux que nous y avons envoyés ces dernières années, même avec cet avantage additionnel.Nos ennemis ne manqueraient pas d’envenimer avec quelque chance de succès auprès d’une partie des membres et du public anglais cette nouvelle démarche et d’insinuer qu’elle est une preuve que nous commençons à douter du zèle de Mr Roebuck vu de sa disposition à appuyer toutes nos demandes parce que nous en découvrons l’exagération.Que nous envoyons un espion pour le surveiller ou un intrigant pour le stimuler et le duper.Que c’est une détermination'tardive adoptée après que le Mercury nous a donné l’avis faux ou vrai
de

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