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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1932-10, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXVIII LEVIS, OCTOBHE~Ï932 N(7To LA FAMILLE LAGUEUX Pierre Lague, originaire de Saint-Michel de Bordeaux, fils de Bernard Lague et de Françoise Jude, est le premier ancêtre canadien de la famille Lagueux.Ce dernier nom n’a supplanté la forme Lague qu’à la deuxième génération.Navigateur, Pierre Lague s’établit à File aux Coudres.>ix ou sept ans avant la chute de Québec.Il voulait probablement piloter les navires qui remontaient le Saint-Laurent.Lague épousa à la Petite-Rivière, le 10 juin 1756, Marie-Madeleine Tremblay, fille de François Tremblay et de Marie-Madeleine Bouchard.De ce mariage naquirent six enfants tous baptisés à Pile aux Coudres, Pierre-Bernard (25 juillet 1757), François (20 janvier 1759), Marie ( 1760).François (22 août 1761 ), Abraham (11 avril 1763), Etienne.I.-Edmond Roy, au volume troisième de son Histoire de la sciijncuric de Lançon, raconte l’histoire du marin Pierre Lague : "Un navigateur français du nom de Pierre Laguë, originaire de Bordeaux, s’était établi à Pile aux Coudres.Il avait épousé à la Petite-Rivière, en 1755, Madeleine Tremblay, fille d’un colon de cet endroit.De ce mariage naquirent six enfants.Dans l’automne de 1762, d’autres disent en 1763, Laguë prit, en qualité de pilote, la charge d’un vaisseau anglais et fut conduit en Europe.Il ne revint jamais au Canada.Périt-il en mer?Fut-il assassiné sur les quais de Londres ou de Liverpool?Malgré ses démarches, sa famille n'en put avoir aucune nouvelle.La pauvre Madeleine Tremblay resta seule, abandonnée, avec six orphelins, dont l’aîné n'avait nue cinq ans.” Les orphelins du marin français rencontrèrent alors un curé canadien qui fut pour eux un véritable père, l'abbé Jean-Jacques Berthiaume, curé des Eboulements.C’est encore J.-Edmond Roy qui nous dit l’histoire des fils de Pierre Lague.“ A son départ pour la Pointe-Lévis ( 1775), l’abbé Berthiaume emmena avec lui la famille Lagueux.Quand Pierre-Bernard Lagueux, le fils aîné, eut vingt-deux ans.il acquit une terre dans la seigneurie de Lauzon, sur le fief Sainte-Anne, et son dévoué protecteur lui donna les moyens d’v fonder un établissement.Pierre-Bernard était un bon travailleur, actif, intelligent.Il sut faire profiter son domaine et devint en peu d’années un des colons les plus à l’aise de la région.” Toutes les familles Lagueux établies dans la vieille paroisse de Saint-Joseph de Lévis, dans la ville de Lévis et dans Saint-Romuald descendent de Pierre-Bernard Lagueux.On trouve bon nombre de renseignements généalogiques sur les descendants de Pierre-Bernard Lagueux dans l’Histoire de la seigneurie de Lauzon de J.-Edmond Roy, et dans la Paroisse de Saint-Romuald d'Etchcmin de l’abbé Benjamin Demers.Louis-Abraham Lagueux et Etienne-Claude Lagueux, frères de Pierre-Bernard Lagueux, préférèrent le commerce à l’agriculture.Ils s’établirent à Québec et firent de belles fortunes.Une fois riche, Etienne-Claude Lagueux se laissa tenter par la politique.Il fut député de Northumberland de 1814 à 1824, puis de 1827 à 1830.Il décéda à la Petite-Rivière, près de Québec, le 2 août 1842.11 avait atteint le bel âge de 77 ans De son mariage avec Cécile Griault dit Larivière, il avait eu trois enfants: 1 Cécile-Adélaïde Lagueux, mariée à Jean-Olivier Brunet; 2 Henriette Lagueux mariée (6 août 1822) à Edouard Glackmeyer, notaire; 3° Joseph Lagueux, avocat (5 octobre 1825), qui décéda non marié, croyons-nous. Louis-Abraham Lagueux, plus sage ou plus modeste, ne cultiva jamais la politique.Il avait épousé Marie-Louise Bégin (26 octobre 1790) et fut le père de Louis Lagueux.avocat de grand talent, qui fut député de Dorchester de 1X20 à 1X32.Malheureusement, le choléra de 1X32 l’enleva à ses compatriotes à l’âge de 3X ans, juste au moment où on en attendait le plus de ses talents et de son expérience politique.Le Canadien disait le jour même de la mort du député Lagueux: “ Ce monsieur s’était distingué en tout temps dans les conseils du pays, comme un patriote zélé et éclairé et sa mort est une perte publique.” LES DISPARUS Cypihot, Théodule— Né a Montréal le 26 avril 1X60, du mariage de Théodule C ypihot et de Anathalie C hef dit \ ade-boncoeur.Admis à la pratique de la médecine en 1882, il s’établit dans l’ancienne ville de Sainte-C unégonde, aujourd hui un des quartiers de Montréal, où il devint échevin, commissaire d’écoles, maire, etc.Promoteur de la fondation de la société l’Alliance Nationale dont il fut le médecin en chef pendant plusieurs années.Ses connaissances médicales, son expérience des affaires et son dévouement contribuèrent puissamment au développement de cette société.Décédé a Montréal le 24 septembre 1730.R ho, Joseph-Adolphe.— Né à Gentilly, le 1er avril 1X35, du mariage de Alexis Rho et de Herménégilde Saint-Germain.11 avait pour la sculpture et la peinture des aptitudes remarquables.M.Rho fit le voyage d’Europe en 1X84.Il visita les grands musés de France et d Italie, mais n eut pas 1 avantage d’étudier sous les maitres.L abbé Provencher écrivait, en 1X87 : "M.Rho est un ouvrier universel : sculpteur, peintre, architecte, menuisier, mécanicien, forgeron, doreur, inventeur inépuisable’.Décédé a Becancour le 6 août 1905.A consulter sur Joseph-Adolphe Rho, 1 ouvrage de Georges Bellerive, Artistes peintres canadiens-français. 5X0 — PIECES SUR LOUIS-ANTOINE DE LUSIGNAN (i> Au sieur de Luzignan, officier des troupes de Canada: gratification extraordinaire.M.de Selle, trésorier général de la Marine, payera du fonds des Dépenses Secrettes de 1751, audit sieur de Luzi-gnan, officier des troupes de Canada, la somme de six cent livres qui lu y a été accordée par gratification extraordinaire en considération de ses services, laquelle somme sera comprise dans l’état des Dépenses Secrettes en rapportant le présent acquité.Lait à Fontainebleau, le 30 Xbre 1751 ” (2).?* * Au sieur de Lusignan, enseigne dans les troupes de Canada, gratification extraordinaire.M.de Selle, trésorier général de la Marine, payera du fonds des Dépenses Secrettes de 1753 au sieur de Lusignan, enseigne dans les troupes de Canada, la somme de six cent livres, qui lui a été accordée pîtr gratification extraordinaire, laquelle somme sera comprise dans le compte desdites Dépenses Secrettes en rapportant le présent acquitté.A Versailles, le 7 avril 1753 ” (2).* * * Au sieur de Luzignan, officier des colonies, gratification extraordinaire.M.de Selle, trésorier général de la Marine, payera du tonds; des Dépenses Secrettes de 1753, au sieur de Luzignant, off icier des colonies, la somme de trois cent livres qui luy a été accordée par gratification extraordinaire, laquelle somme sera employée dans 1 Etat desdites Dépenses Secrettes en rapportant le présent acquitté.Fait a \ ersailles le 12 may 1753 ” (2).* * * (1) Communiquées pur M.Claude de Nonnault.(2) Archives de la Marine, (’’ UlO (dossier Lusignan). 581 Commission au sieur de Lusignan ( 1er février 17ôO) “ Loiiis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, à nôtre cher et bien aimé le sieur de Lusignan, salut.La charge de la seconde compagnie de canonniers bombardiers entretenue en notre colonie de Canada dont étoit pourvu le sieur de Montbeillard, étant à présent vacante par sa démission, et désirant de la remplir d’une personne qui s’en puisse bien accpiiter, nous avons cru ne pouvoir faire un meilleur choix, que de vous, sur les témoignages qui nous en ont été rendus de votre zèle, de votre bonne conduite et de la capacité que vous avez montrée dans les détails dont vous avez été déjà chargé concernant l'artillerie.A ces causes, nous vous avons commis, ordonné et établi, et, par ces présentes, signées de notre main, commettons, ordonnons et établissons capitaine de laditte seconde compagnie, laquelle vous commanderez et exploiterez sous notre autorité, sous celle du gouverneur, notre lieutenant général de la Nouvelle-France, des gouverneurs et lieutenants pour nous en notre ditte colonie de Canada, et autres nos officiers qu’il appartiendra, ainsi qu’il vous sera pour nous ou par eux, commandé et ordonné pour notre service, tenant la main à ce que laditte compagnie vive en si bon ordre et police que nous n’en puissions recevoir de plainte; de ce faire vous donnons pouvoir, commission, autorité et mandement spécial ; mandons audit sieur gouverneur, notre lieutenant général de La Nouvelle-France, de vous faire reconnoitre et obéir en laditte qualité de tous ceux et ainsi qu’il appartiendra, car tel est notre plaisir.Donné à Versailles le premier jour du mois de février l’an de grâce mil sept cent soixante et fie notre règne le quarante cinquième.Signé Louis et plus bas par le Roy signé Ber-ryer ” ( 1 ).* * * Commission au sieur de Lusignan (1er février 1764) “ Louis, par la grâce de Dieu, Roy de b rance et de Navarre, à notre cher et bien aimé le sieur Louis-Antoine de Lusignan, salut.Mettant en considération les sei vices que vous nous avés rendus dans toutes les occasions qui s en sont (l) Archives «le lu Murine, C’ 100 (dossier Lusigïian). présentées, et voulant vous en témoigner notre satisfaction: à ces causes et autres à ce nous mouvans, nous vous avons commis, ordonné et établi, commettons, ordonnons et établissons.par ces présentes signées de notre main, capitaine à la suite de notre corps royal de l’artillerie, pour y servir en ladite qualité avec le rang qu’il a tenu jusqu’à présent dans nos troupes d'infanterie en vertu de sa première commission de capitaine sous notre autorité et sous celle de nos lieutenants généraux la part et ainsi qu’il vous sera par nous ou eux commandé et ordonné pour notre service, et nous vous ferons payer des appointemens qui vous seront dûs sur le pied de deux mille quatre cent livres par an, tant et si longuement que vous nous servirés en ladite qualité de capitaine à la suite de notre corps royal; de ce faire vous donnons pouvoir, commission, autorité et mandement spécial; mandons à tous qu'il appartiendra de vous recevoir, et faire reconnoitre en ladite qualité, et qu’à vous en ce faisant soit obéi car tel est notre plaisir.Donné à \ ersailles le premier jour de février I an de grace mil sept cent soixante quatre et de notre règne le quarante huitième.Signé Louis et plus bas par le Roy signé le duc de Choiseul ” (1 ).* * * Copie de la lettre écrite de \ ersailles, le 18 septembre 1765.par Monseigneur le duc de Choiseul à M.de Lusignan, capitaine à la suite du Corps Royal.L isle de Sainte Lucie étant évacuée il n’est plus question, monsieur, d’y envoyer d’officiers.Ainsi vous pouvés vous dispenser d’exécuter l’ordre que je vous avois donné de vous rendre dans cette colonie, mais je vous préviens que l’intention du Roy est que vous passiés à Brest le plutôt qu’il vous sera possible pour y servir à la suite de la brigade de Saint-Julien qui est en garnison dans ce port; lorsque Sa Majesté vous a attaché à la suite du Corps Royal, elle a décidé en même tems que vous pourriés être nommé à l’une des compagnies des brigades destinées au service de l’artillerie de la Marine; ainsi je vous donne de Sa part l’assurance de la première qui viendra a vacquer, soit dans la brigade de Saint- (1) Archives de la Marine, C7 100 (dossier Lusignan). Julien, soit dans celle de Missiessy; je vais au surplus autoriser les trésoriers généraux de l'artillerie à vous payer ce qui vous est dû depuis le premier février de l’année dernière jusqu'au premier du mois prochain.Je suis, monsieur, etc.Signé le duc de Choiseul ( 1).* * * “ Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, à notre cher et bien aimé le sieur Louis-Antoine de Lusignan, capitaine à la suite de notre corps royal de 1 artillerie.salut.Désirant pourvoir à la compagnie vacante dans la brigade de Saint-Julien de notre dit corps par la mort du sieur de Verissey et la remplir d’une personne qui s’en puisse bien acquitter.nous avons estimé que nous ne pouvions faire pour cette fin un meilleur choix que de vous, pour les services (pie vous nous avez rendus dans toutes les occasions qui s'en sont présentées, où vous avez donné des preuves de votre valeur, courage, expérience en la guerre, vigilance et bonne conduite et de votre fidélité et affection à notre service.A ces causes et autres à ce nous mouvans, nous vous avons commis, ordonné et établi, commettons, ordonnons et établissons par ces présentes signées de notre main, capitaine de ladite compagnie vacante comme dit est ci-dessus, laquelle vous commanderez, conduirez et exploiterez sous notre autoi ité et sous celle du sieur de Saint Julien, commandant en chef de ladite brigade, et du sieur de Lizardais.colonel d’icelle, la part, et ainsi qu’il vous sera par nous et nos lieutenans généraux commandé, ordonné pour notre service, et nous vous feront payer ensemble les officiers, sergens et soldats canonniers de ladite compagnie, des états, appointemens et soldes (pii vous seront et a eux dus suivant les monties et revues qui en seront faites par les commissaires et contrôleurs des guerres à ce départis tant et si longuement (pie ladite compagnie sera sur pied pour notre service, tenant la main a ce (pi elle vive en si bon ordre et police que nous n’en puissions recevoir de plaintes ; de ce faire vous donnons pouvoir, commission, autorité et mandement spécial, mandons audit sieur de Saint Julien, commandant en chef ladite brigade, et en son (1) Archives «le la Marine, C7 190 (dossier Lusignan). — 584 — absence audit sieur de Lizardais, colonel d’icelle, de vous recevoir et faire reconnoitre en ladite charge et à tous qu’il appartiendra qu'à vous en ce faisant soit obéi, et afin que la présente commission ne puisse vous nuire ni préjudicier, nous voulons et entendons que vous conserviez le rang qui vous appartient dans notre dit corps et dans nos troupes d’infanterie en vertu de votre première commission de capitaine.Car tel est notre plaisir.Donné à Versailles le seizième jour de janvier, l'an de grâce mil sept cent soixante six et de notre règne le cinquante unième.Signé Louis, et plus bas, par le Roi, signé le duc de Choiseul ’’ ( 1).* * * “ Monsieur, En routte pour ma destination dans les premiers jours de l'année, j’av différé à vous présenter les voeux que je forme pour tout ce qui peut vous intéresser.Quoique tardifs, daignez les agréer, monsieur, et soyez persuadé de leur sincérité.Les obligations que je vous ai les garentit ainsi que la reconnoissance que j’en conserve.Me voilà enfin à Brest où je semis depuis plus de temps sans la maladie de ma mère nue j av cru perdre 20 fois; je l’ai laissé fort languissante et je doutte qu’elle passe l’année.J’ay trouvé Mr Daine encor à Rennes, qui m'a appris l’accouchement de Mme Rodier.Permettez, Monsieur, que je vous en félicite tous deux; je dési-rerois bien entendre Rodier sur la venue de ce petit frère; je me figure qu’il projette déjà de bonnes parties déplaisir.J av trouvé à mon arivée la compagnie de Air de Vérissé vacante dans la brigade de Saint Julien.Si l’exécution de mon ordre a lieu, j’en serai incessamment pourvu.Alors, monsieur.je me flatte que vous voudrez bien me procurer le brevet de lieutenant de vaisseau attaché au grade de capitaine de cette brigade.Je loge avec mon ancien ami Marchais.Notre intimité, de vous a moy, ne contribue pas peu à me faire accueillir bien mieux que je n’aurois osé l’espérer.Je me flatte qu’avec du temps, je n aurai ni l’air, ni le jeu d’un intrus, surtout si vous me continué votre amitié que je vous demande avec autant (1) Archives de ht Marine, C7 190 (dossier Lusignan). d’instance que j'ay de sincérité à vous renouveller l'assurance de l'attachement inviolable et respectueux avec lequel J’ay l'honneur d’estre.Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur " (s.) “Lusignan" “ Mes respects, je vous prie, à madame, à qui je sou-haitte un promut rétablissement.Elle a eu besoin de se tenir bien chaudement par le froid qu’il a.fait.Trouvé bon que je mette sous votre couvert une lettre pour Mr de Morogue.Au stile d'une lettre fort honnête nu’il a écrit à Mr de Saint Julien à mon occasion, il m’est aisé d'entrevoir que vous l’aurez redressé sur mon compte.C'est une obligation de plus que je vous ai, Monsieur, et que je ne perdrai jamais de vue.” On lit en haut.p.s.: " M.Blouin Je vous ay prié de concerter avec le bureau de l’artillerie la datte du brevet de lieutenant de vaisseau à expédier à M.de Lusignan ” fl).* * * “ Monsieur, Je resçus hier un ordre de monsieur le duc de Choiseul dont je vous remet cy jointe coppie et d'après lequel je fais actuellement partie des capitaines de la brigade de Saint Julien.Me voici donc aggrégé à la Marine, puisque tout capitaine de cette brigade y tient en qualité de lieutenant de vaisseaux.Vous sçavez, Monsieur, que la commission de capitaine à la suitte du corps royal qui me fut donnée le 1er février 1764, me faisoit prendre mon rang en vertu de ma 1ère commission de capitaine des canoniers cv devant employés au Canada.Je vous la montrai dans le temps.Je l’ay icy sous les yeux et vous certifie cette chause vraye.L’ordre qui me fut donné du ministre, le 1S 7bre dernier, à Fontainebleau de passer à Brest à la suitte de la bri- (1) Archives île la Marine, C7 li)0 (dossier Lusignan). gade de Saint Julien porte (|ue lorsque Sa Majesté m'a atta ehé à la suitte du corps royal d'artillerie, Elle a décidé en meme temps que je serais nommé à l'une des compagnies des brigades destinées au service de l'artillerie de la Marine.Ors la commission de capitaine à la suitte du corps royal qui me fut donnée comme je vous l’ai dit plus haut me faisant prendre mon rang en vertu de ma 1ère commission de capitaine dattée du 1er février 1760, je vous demande, Monsieur, de me procurer le brevet de lieutenant de vaisseau qui m’est aujourd’huv indispensable, conséquemment à cette 1ère décision du Rov en ma faveur et relativement au sens de mon ordre du 18 7bre dernier.Je vous fais cette observation, Monsieur.pour parer aux représentations qui pouroint être fautes à mon occasion de la part du corps des lieutenants de vaisseaux qui jouissants du rang de major, d’après l'ordonnance du 1er mars 1765, se persuadent cpie je ne dois pas prendre mon rang, en vertu de ma 1ère commission de capitaine, parce qu’ils ignorent la teneur de ma seconde du 1er février 1764 et l’intention du Roy dès lors de m’employer dans les brigades de la Marine comme le porte expressément l’ordre du ministre du 18 7bre dernier, par lequel il est aisé de décider que, depuis le 1er février 1764, je devois prendre rang avec les lieutenants de vaisseaux et que j’ay comme eux participé à l'article de l’ordonnance qui leurs donne le rang de major.[e finis ma dissertation en vous faisant part du plaisir que je ressens d’estre vu convenablement dans le département.Je ne puis que me louer de l’accueuil qu’on m’v a fait, de même que des politesses que j’y éprouve.Je vous remet aussi cy jointes coppies de mes deux commissions de capitaine et de l’ordre que j’ay receus de passer icy.le 18 7bre 1765, jugeant qu’elles peuvent vous estre nécessaires pour l’expédition du brevet que je vous demande.Je fonde sur vos bontés, Monsieur, et me persuade que les raisons que je vous allègue étant justes, vous détruirez toutte difficulté s’il en naissoit à mon égard.Je vous pries de nt’ac-corder continuation de votre amitié, je chercherai tous les moyens de m’en rendre digne de plus en plus et vous assure que j'ay l'honneur d’estre avec l’attachement le plus sincère et le plus respectueux, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur, “ Lusignan ” “ A Brest, le 29 janvier 1766.Mes respects, je vous prie, à Madame Rodier ” ( 1 ).* * * “ Monsieur, Depuis mon arrivée à Brest, j’av eu l'honneur de vous adresser coppie de l’ordre du ministre, datte du 16 janvier dernier, qui m’authorisoit à prendre possession de la compagnie vacante dans la brigade d’artillerie de ce port, par la mort du chevalier de Verissey.J’v ai joint coppie de mes deux 1ères commission de capitaine et de l’ordre que j’ay re-ceux de rejoindre à Brest, datte du 18 seprc 1765, par lequel il est dit que, dès le 1er février 1764, l’intention du Roy étoit de m’attacher au service de l’artillerie de la marine, la commission de capitaine de même datte me renvoyant pour mon rang à ma 1ère commission.Je vous remets, cv jointe.Monsieur, coppie de la dernière qui m’a étez expédié le 16 janvier, d’après laquelle j'ay été pourveu de la compagnie qui vacquoit dans la brigade.Vous verrez, monsieur, qu’elle m'accorde mon anciennetez suivant la datte de ma 1ère commission de capitaine du 1er février 1760, qui doit également établir mon rang parmi les lieutenants de vaisseaux.Le brevet de ce grade me devient indispensable pour déterminer le rang que je dois tenir dans la brigade; car, comme capitaine d’artillerie, je me trouverois le plus ancien, et comme lieutenant de vaisseau à hauteur de ma 1ère commission de capitaine, je ne serai que le troisième.Souffrez donc, monsieur, que je vous prie de me mettre à l'aise de ce cottez en me faisant expédier le brevet de lieutenant de vaisseaux qui détruira les folles prétentions des capitaines de la brigade qui, comme lieutenant de vaisseaux, ayant conséquemment rang de major d’après le sens de l’ordonnance du 25 mars 1765, croyent tous devoir me commander; mais mon admission à (1) Archives de la Marine, CT 190 (dossier Lusignan). l'artillerie de la marine suivant l’ordre du ministre du IX 7l>rt 17(>5 ;t eu lieu le 1er février 1764; conséquemment, elle est antérieure à la grâce accordée par l’ordonnance aux lieutenants de vaisseaux.J'ay donc dû, comme eux, y participer.Kt je ne puis être placé sur le tableau que relativement à ma 1ère commission de capitaine, la seconde et la dernière m'v renvoyant pour le rang.Cecy est trop clair pour que je craigne d’éprouver la moindre difficulté.J’ose vous prier de ne lias me perdre de vue pour cet objet et de vouloir bien en presser l'expédition affin de m’éviter des discussions désagréables.Ma reconnoissance égalera la sincérité des sentiments d’attachement respectueux avec lesquels j'ay l’honneur d’estre.Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur, (s.) “Lusignan” " Mes respects, je vous prie, à madame.Deux mots à mon ami Rocher: je souhaitte que le dernier-né se porte bien ” ( 1 ).* * * Lettres écrit tes et titres produits par M.de Lusignan, capitaine d’artillerie, de la brigade de Brest, en conséquence desquels son brevet de lieutenant de vaisseau a été expédié le 20 mars 1766 à prendre son rang du 1er février 1760.Xota.Les titres dont il est question ne sont que des copies.les unes non signées, les autres signées de ce lieutenant de vaisseau.Peuvent être classés aux papiers utiles aux familles 1760 à 1766” (1).* * * A servi 12 ans dans l’infanterie, 13 ans dans l’artillerie de terre, était capitaine au corps roval d’artillerie de terre, lorsque, par ordre du IX 7bre 1765, il passa à une compagnie de la brigade d’artillerie de marine à Brest.Il resta six ans dans ce corps et près de 3 ans comme major de la brigade de Saint-Malo.( 1 ) Archives de lu Murine, CT 100 (dossier Lusignan). — 589 — (A la date du 31 janvier 1775, il avoit 4 enfants et se plaignent d’avoir perdu son patrimoine par la perte du Canada).Chevalier de Saint-Louis depuis 15 ans, il avoit alors 33 ans de services; il a eu un bras et une cuisse cassés par des coups de feu à l’année, une contusion à la poitrine par éclat de bombe.Suite non interrompue de services de 4 père en fils.Enseigne en second Louisiane Enseigne en pied id.Enseigne de l'ancienne compagnie des canonniers bombardiers id.Lieutenant de la 2e compagnie Capitaine de la 2e compagnie Chevalier de Saint-Louis generations de février avril avril 1 18 mars 1 février 8 février 1748 1751 1753 1757 1760 1760 ”(1).* * * Mémoire du sieur de Iiusit/nou “ A monsieur le comte d’Estaing, lieutenant général des armées du Roy, chevalier de ses ordres, commandant général à Brest.Mon Général, Fondé sur la permission que vous avez bien voulu m’en donner, j'ai l’honneur de mettre sous vos veux le détail suivant, d’après lequel j’ose réclamer votre suffrage auprès du Ministre pour me procurer une pension.Originaire du Poitou, je suis né au Canada où mon ayeul, enseigne des vaisseaux du Roy du département de Rochefort passa en 1687, capitaine d'une compagnie franche détachée de la Marine.Mon Père a suivi le même service et, par succession de tems, je fus compris, le 1er 8bre 1741, dans l'une desdites compagnies.Ayant eu, au mois de février 1747, une cuisse et un bras cassés par coups de feu à l’affaire du village des Mines, dans la Nouvelle-Ecosse, je laissai le service d’infanterie pour m’attacher à celui de l’artillerie; je fis un (1) Archives de la Marine, C 190 (dossier Lusignan). 590 — cours de géométrie et passai, en 1749, à la Fère aux écoles du Corps Royal avec l’agrément du Ministre des Colonnies; d’où il me rappela, en 1753, pour retourner au Canada, lieutenant en premier dans l’une des compagnies de canonniers bombardiers qui y étoient entretenues; je suis devenu capitaine de cette troupe à mon tour et fus fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 72, la future métropole du Canada n’avait que deux voies terrestres assez larges.L’une nommée “ chemin de la grande rivière ” longeait la grève du fleuve.Ce chemin eut d’abord 20 pieds, mais comme il devait servir, tant pour communiquer par chevaux que pour remorquer les bateaux à la cordelle, (ord.de J.Talon, octobre 1670), les seigneurs jugèrent que cette largeur était insuffisante et ils obligèrent les particuliers riverains à y établir un chemin de 36 pieds (Paillon, III, 235).Toutefois, ce chemin n’était pas toujours praticable et on en avait adopté un autre qui régnait parallèlement au-dessus de la berge.Cette nouvelle voie devait prendre le nom de Saint-Paul afin d’honorer M.de Maisonneuve.En bordure de ce dernier chemin s’étaient élevé les premières maisons importantes de la ville naissante, telles: la demeure du gouverneur de File, celle des Messieurs prêtres, les magasins des sieurs Le Moyne, Le Ber et autres, l’Hôtel-Dieu.dont la chapelle servait de temple aux fidèles, la salle d’audience du tribunal seigneurial, l’école de Soeur Bour-geoys, etc.Pour se rendre d’une habitation à une autre, ou pour venir "au fort”, “au château ”, “au marché” autrement dit au lieu où se trouvaient les demeures susdites, les colons s’étaient frayé des routes directes, suivant leurs caprices ou leurs besoins.Mais comme Ville-Marie s’accroissait, qu’elle allait être dotée d’une église paroissiale, érigée au sommet du coteau sis entre le fleuve et le ravin du ruisseau S.-Martin, le supérieur du Séminaire jugea qu’il était opportun de tracer des rues alignées avec symétrie.Par une heureuse fortune qui n’est échue à aucune autre ville d’Amérique, fondée au XVIII siècle, nos Archives ont gardé les pièces officielles qui renseignent sur le bornage des susdites premières rues.Elles ont déjà été portées à la connaissance du public par l'abbé Paillon qui, en 1860, en a donné la substance dans sa belle Histoire de la Colonie.Cependant ces documents ont une telle valeur pour les amateurs de l’histoire de la métropole canadienne qu’il conviendrait d’en reproduire le texte intégral et cela nous engage à les transcrire et à les annoter.* * * 1672 — 1er au 15 juillet et autres jours.Procez Verbal de Lapposition des bornes ès rues de Montréal avec un autre Acte de consentement des propriétaires sur les terres desquels sont establyes les dittes rues.L’an MVIC Soixante & Douze, et les premiers neuf, Unze, dousième, treisième, quatorzième, et quinzième juillet A La Requeste de Mre françois Dollier de Casson, L’un des prestres du séminaire St.Sulpice du fauxbourg St.Germain des prez lez Paris, Suppérieur de Messieurs les p’re Et Ecclésiastiques de L’Isle de Montréal, en la franco Septentrionale, Au nom et comme procureur de Mre.Alexandre le Ra-geois de Bretonvilliers Pre.Supérieur de Messieurs Les pre.& Ecclésiastiq.dud.Séminaire Seigneurs propriétaires de lad.Isle, Je Benigne Basset, Greffier, notaire & arpenteur de ladte Isle soubsigné, Certifie A tous qu’il appartiendra, avoir les jours et an que dessus Borné les rues désignées pour partie de la ville dud Montréal cy après desnommés.Et premièrement, La grande rue, Nommée La nie de Nre Dame fl).Commençant proche Le puits des héritiers de feu Gabriel le sele Sr du Clos (2) et aboutissant Au bas du Costeau Saint Louis, à un petit Bastiment, qui sert de Re- (1) Ici et plus loin, leu italiques sont de nous, de même que les mots entre parenthèses.(2) Le sieur Le Selle ou CeUe du Clos était mort en 1071.11 avait reçu une concession em 1654 dans les environs de la rue McGill, — 612 — posoir Aux jours du St.Sacrement (3) de la largeur de trente pieds, sur les deux lignes de laquelle rue, j’ay apposé sur chacunes huict bornes, Sous lesquelles il y a du mâchefer, et un estampe de plomb, ou sont gravées les armes dud Séminaire Représentées en ce cachet à la marge à costé (4).Les deux premières, au commencement de la dte rue, (5), les Secondes sur l’allignement des Concessions des héritiers feu pierre Cadois et Robert le Cavelier dit deslauriers (6) les troisièmes Vis à Vis Le Coing du jardin de Jean Desroches ( 7 ), les quatrie.Vis à Vis l’angle droict de la maison de Jean Bousquet Arquebuzier (8), les Cinquiesme environ sur la Ligne de Division des terres des héritiers de feu Le Sr Lambert Closse, Vivant Major de la dte Isle, et celles de L’hospital (9), Les sixièmes, Vis à Vis La fenêtre de la maison de Nicolas Milet dit le Bauceron (10), les septième Vis à Vis la porte de derrière La maison de Monsieur D’ailleboust Bail-lit', juge Civil & criminel de ladte Isle et les dernières et huic-tième, Au bout de la dicte Rue (11); Item, Une Seconde rue, de dix huict pieds de large, nommée La rue St Pierre, commençant sur la rue de la Commune appellée la rue St Paul, qui prend neuf pieds de large sur la concession des héritiers dud feu Pierre Gadoys, et autant Sur Celle de Robert le Cavelier dit Deslauriers qui court nord ouest quart D’ouest, pour aller même largeur de Dix huict piedz, jusqu’à la ditte rue Nre Dame sur les deux Lignes de laquelle rue, j’ay apposé, au bout DTcelle deux bornes comme dessus; Item, Une troisième Rue, de pareille Largeur, qui commence sur ladte rue Saint Paul, appellée la rue St François qui va le long du jardin du sieur de St André (12), d’Un (3) Ce devait être en ligne avec l'emplacement de la future chapelle de Notre-Dame de Ilon-Secours.(4) F.n marge est un océan en cire rouge, aux armes de la Compagnie de Saint-Sulpice.(à) C’est-à-dire vers la rue McGill.() Angle des rues Notre-Dame et Saint-l’ierre.(7) Près de la rue Saint-François.(8) Angle nord-est des rues Notre-Dame et Place d’Armes.(9) Entre les rues St-T.aurent et Saint-Sulpice.(10) Vers l’angle des rues St-Gabriel et Notre-Dame.(11) Vis à vis l’Hôtel de ville actuel.(13) Claude lîobutel de Saint-André.Terrain acquis des héritiers de Jean Desrnelies en 1662. Costé et d'autre Costé Le jardin et enclos de Messieurs les Seigneurs de la ditte Isle et Va Abbouttir, sur ladte rue Xre.Damé sur laquelle rue jay apposé deux, bornes de chacune des lignes de ladte rue, En la manière que dessus Sçavoir l’Une au coing du four de la maison de Nicolas Godé, Une Seconde de lautre Costé de ladte Rue, au bout d’Un petit enclos Appartenant and Desroches, Et les deux Autres Vis à V is L'Un de L’autre au bout du jardin dud Desroches; Item, Une quatrième Rue appelée la rue du Calvaire qui commence sur la ditte rue nostre Dame allant Vers la montagne dud Montréal, de la largeur de Vingt quatre piedz prenant, douse pieds de large sur la concession dud Robert Le Cavelier, et autant sur les terres & concession dud Desroches qui n’a esté par mov qu’allignée; Item, Une Cinquième Rue, ancienne allignée Seulement, appellée La rue St Joseph qui commence sur ladte rue St Paul, de la largeur de dix huit et qui vient passer de là où est le coing du jardin (de) Lhospital dud lieu par derrière Le Coeur de l’Esglise destinée pour la parroisse dud Montréal, et delà par le Costé gauche de la Maison D’Urbain Tessier 1 )it La Vigne (13) ; Item une sixième rue appellée La rue Saint Jacques de largeur de dix huict piedz Commençant à la première borne de la Ligne de Division des concessions desd le Cavelier et Desrcches, et qui passe par devant les maisons de françois Bailly.Sergent de ce Bailliage, dud Tessier & Jacques Ar-chambaut et Va abbouttir vers la rue appellée, la rue St.Charles, qui vient Le long de Lallignement de la Closture et Jardin de Moud.Sr.D’Ailleboust (14), Sur laquelle rue St-Jacques jay apposé, sur chacune de ses Lignes sept bornes scavoir deux au commencement de la ditte rue, deux autres proche la Maison du sieur Dupuy Major de Ladte Isle, deux autres audessus de la maison dud Bailly deux Autres, \ is a V is La Maison dud Tessier, deux autres sur la ligne de division des terres dud hospital & Archambaut deux autres environ Sur la ligne de division des terres dud hospital, et Celle (K!) La maison du colon Tessier «lit Lavigne se trouvait à l’angle sud-est des rues Saint-.Jaecpies et place.d’Annes.(14) Charles d’AilLebnust, sieur des Masseaux, pour lors juffe» au tribunal de Montréal. — 614 — de Mous.Souart prestre & d'autre au terre au bout de ladte rue (15); Item, Une septième rue appelée rue St Lambert de la largeur de vingt quatre piedz commençant sur ladte Rue Xre Dame, Scavoir.douse piedz de large sur les terres duel hospital des héritiers dud feu Sr Closse & autant sur les terres dud Archambaut et les héritiers de feue sa femme, allant sur les Costeaux, sur laquelle, rue jav apposé quatre bornes, scavoir, deux à son Commencement et deux autres Vis à Vis la Maison dud Archambaut ; item, Une huictième rue appelée, l.a rue St Gabriel qui commence au pignon du Nord est de la maison dud Bauceron (Nicolas Millet dit Beauceron ) et va passer et traverser ladte rue Xre dame et abbouttir sur Ladte rue St.Jacques sur les deux lignes de laqlle j’ay apposé six bornes scavoir deux à son commencement, deux autres sur la ditte rue Xre Dame et deux autres au bout sur (sic) de ladte rue St.Jacques; Et une dernière et neuvième rue appellée la rue St Charles, commençant à l’angle du jardin dud Sr D’Ailleboust (16) qui regarde la grande rivière et la Ville, dix huict de large, et va passer et traverse, la ditte rue Xre dame et abbouttir sur la ditte rue St Jacques sur laquelle jay apposé six bornes .scavoir Les deux premières, à l’angle dud jardin, et Un autre du costé de la terre dud Sr estienne Bouchard chirurgien, deux autres sur la ditte rue Nre.Dame et deux autres au bout d’Icelle rue St-Charles, Le tout pour servir de bornes.Ans dit-tes rues et pour y demeurer Inviollables à tousjours et k perpétuité à la ditte Ville et la commodité Du publicq en foy de quoy Mond Sieur Dollier a signé ces pntes avec Messieurs Souart, Perrot pre dud séminaire & Monsieur Ranuyer, Aus-sy Ecclésiastiq, aud Séminaire et Son économe en ladte lie, et moy dit Greffier.¦ (15) C’est-à-dire jusqu’au côté ouest de l’Hôtel, de ville actuel.Par un plan conservé dans les archives judiciaires il apj>ert que les emplacements avaient été concédés rue St-Jacquen, entre les rues St-Gabriel et Saint-Vincent durant les années 1672-1686.Ces concessions furent rachetées lorsque les P.P.Jésuites acquirent le terrain occupé de nos jours par le palais de justice.(16) Serrurier de métier, il deviendra seigneur de Saint-Charles-sur-Kichelieu. — 615 — (Vraie copie) (Signé) François Dollier G.Souart G.Perrot Ranuyer Basset greffier & arpenteur * * * L’année suivante, les mêmes personnages procèdent à l’alignement officiel de la rue Saint-Paul.On remarquera mi’à cette date, la plus importante rue de l’époque ne s’étendait que de la rue Saint-Pierre à la place Jacques-Cartier.Voici ce document : 1673, 29 novembre.Procès Verbal des bornes apposées sur la rue St Paul depuis l’angle de la maison et terre de René Fezeret jusqu’au Jardin de Truteau.L’an MVIC Soixante & Treise & le vingt neufième jour de novembre par mandement de Messire françois Dollier de Casson.L’un des prestres de Messieurs du séminaire Saint Sulpice de paris Seigneur propriétaire de L’Isle de Montréal en la nouvelle france et autres lieux dud pays.Supérieur de Messieurs les prestres et Ecclésiastiques de ladte Isle et procureur de Mre Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers aussy prestre et Supérieur dud.séminaire Et, en conséquence, de la clause apposée, aux Contracts de Concessions qui ont esté de-partys aux habitans de la dte Tsle et de ceux, qu’on leur départ journellement portant La faculté Ausd.Seigneurs d’es-tablir les chemins et rues où ils les jugeront à propos po.la Commodité publicque, je, Benigne Basset, premier arpenteur de la ditte Seigneurie soussigné, Certiffie A tous qu’il appartiendra, que pour la Commodité publique avoir tiré Une ligne, depuis l'angle de la terre et emplacement de René fezeret (14), Serrurier, de présent habitué dans la Ville et sur le bord et niveau de la rue St-Paul, qui regarde le sud ouest ou environ, jusqu’à une borne plantée au coingt d’en bas fin jardin d’Estienne truteau Charpentier et charron demeurant aud.Montréal, Icelle ligne establie Sudouest et Nord’dest, et sur laqlle et en présence & du consentement de Mond.Sr.Dollier ay apposé, quatre bornes.Comme sensuit, Scavoir: La — 616 — première, sud.angle de l’emplacement duel, fézeret; La sect nde, à un arpent et dix piedz de la première; Ladte seconde à la troisième.Un arpent et demy et vingt piedz; de ladte troisième à la quatrième.Un arpent sept perches, et ¦ de la quatrième à celle du jardin dud.Truteau, deux arpens ciuatre perches & douse pieds.Lesd.bornes, larges Par en has et pointues en haut, Regardant dans Leurs pointes Le Sud Ouest, et Xord Est, et Sous chacune desquelles av mis du Mâchefer et Une estampe de plomb, de la largeur d’un hard, où sont marquez les armes desd.Seigneurs dont la figure est représentée en ce cachet à la marge, à costé, pour la ditt° ligne et borne plantées Servir de niveau, perpétuel et Inviolable A Ladvenir, A Ladte rue St.Paul, dont et de ce une dessus ay dressé Le présent procez Verbal pour servir & Valloir Ausd Seigneurs & au public en temps et lieu Ainsy mie de Raison, présent Les Sieurs Jean Gervaise & françois Bailly Tesmoings y demeurant & Soubsignez avec Moud Sieur d'ollier, Lesd.jour & an.François Dollier de Casson Basset Arpenteur * * * Le bornage des rues est fait, mais il reste une formalité à accomplir.Chaque propriétaire d’emplacement est bien tenu par son contrat de concession de laisser ouvrir des chemins sur ses terres, néanmoins, comme les seigneurs veulent éviter toute difficulté ou violence, ils désirent faire consentir les habitants intéressés à ne pas labourer et ensemencer les routes verbalisées et à reconnaître cpt’ils les abandonnent.Pour cela, les propriétaires expropriés sont appelés à l’Hôtel-Dieu et le sieur Basset rédige le concordat qui doit assurer l’existence des rues à toujours.12 mars 1673 Ce jourdhuy Dimanche Dousie’ Mars MVIC soixante treize, environ les dix heures du matin, sur le réquisitoire de Mre Gabriel Souart, pre ancien curé de la paroisse dud lieu.Damoiselle Jeanne Mance administratrice de lhospital dud Montréal, Charles Dailleboust, Escuyer, Sr Desmuceaux, 617 — Baillif, Juge Civil & Criminel dud Montréal, damoiselle Elizabeth Moyen, \’ve de defïunt Le Sr.Lambert Closse, Vivant Major aud.lieu, tant en son nom que Come Mère & Tutrice de Jeanne Cécille Closse, fille mineure dud deffunt d’elle, Damoiselle Catherine Gaucher femme de Mre Jean Baptiste Migeon Sr de Branssat procureur fiscal de lad.Isle.Jacques Archambault, Robert Le Cavelier dit Deslauriers, Urbain Tessier dit la Vigne, Gilles Lauson, Pierre Gadovs, et Jean Bousquet Tous habitans de lad.Ile, propriétaires des Terres, aux Lieux désignez pour la Ville dud Lieu, Je Greffier du Bailliage de Montréal soubsigné me suis transporté en la mai• son de ladte Damoiselle Mance, où lesd.propriétaires v assemblez m’ont dit & déclaré qu’ayant appris que Monsieur Dollier p’re avait fait par moy procéder depuis six ou sept mois env.à Lallignement Des rues destinées pour la structure et décora’on de lad.Isle, mesurer et arpenter et à borner les dittes rues, selon la longueur, largeur, dimentions et encoignures d’icelles quil a luv même au nom du procureur des Seigneurs dud Montréal Marquez & Désignez & Nommez, qu’il estait de le’ Interest que puisque ces dittes rues, couppant & traversant sur partie de leurs dittes terres, qui par ce moyen en sont améliorées, de laisser ladte quantité de terres marquée pour les dittes Rues et chemins Incultes po.le faciliter Le moyen d’y Bastir et Vendre partyes desd places, et ce h uttes fois et qualités qu’il leur plaira, et d’empescher que d’aucuns d’Entre eux et autres propriétaires, ne piochent, n’v laboure et ensemencent pour le printemps prochain et A Lad-venir.Et que pour cet effet 11 estait nécessaire d’v Interposer, L’Authorité desd Seigneurs pour A quov, parvenir Ils ont supplié Moud.Sieur Dollier, De Se vouloir, transporter po.leffet et Vallidité du put Concordat en ladte Maison cv dessus, ce qui leur a accordé et aud.nom de procureur des Seigneurs, après que Luv fait lecture à haute Vovx et partves putes du procez Verbal par moy dressé desd rues et chemins, sur leur réquisitoire & de leur consentement.Il leur a fait deffences, de Labourer et Ensemencer, en quelques manières que Ce soit, toutes et Uns chacuns Les dittes terres et chemins, marqués & désignés par led.procez Verbal permis à Eux, de fermer de pieux ou bayes Vives sy bon Leur semblent, Ces dittes terres de leurs habituons, où elles sont présentement désignés 618 — pour les cites rues, et d'y Bastir où elles sont présentement désignés pour les cites rues, et d’v Bastir Sur les allignemens D'Icelles, aux protesta’ons, que led.Le Cavelier dit Deslauriers a faite, qu'il n’entend pas fournir aucuns frais, po.rendre le chemin & rue qui passe entre sa concession et de celle de Jean Desroches pour aller aux Costeaux pour le rendre et (sic) facile.S’y ce n'est, de desfricher et nettoyer, les terres ainsy qu’il y est obligé par son contract de Concession, à qtiov Mond sieur Dollier Aud nom.luy a dit que lesd Seigneurs n’entendoient point Lobliger à cette despense — Laouelle.doit estre publicque, au cas quelle soit jugée à Ladvenir nécessaire po.l’Utilité publicque et luy a promis cpi’il n’en seroit point Inquiété de la part desd Seigneurs dont et de tout ce que dessus, Lesd.dittos partyes, m’ont requis acte ce que je leur ay accordé, pour Leur servir en temps et lieu ce que de raison et ont signé.Avec Mond.Sr.Dollier.excepté led.lauson qui a refusé et promis le faire en temps et lieu à la réserve desd.Archambaut èv I essier qui ont déclaré ne scavoir signer de ce enquis suivant L’ordce.(Signé) Car.Gauchet — G.Souart — S.D’Ailleboust R.Le Cavelier — 1'.Gadois — J.Mance Basset François Dollier greffier * * * On le voit, tout le monde était d’accord, à l’exception du maître chaudronnier, Gilles Lauson, ancien marguillier, gendre de Jacques Archambault et beau-frère de Jehan Gervai-se, substitut du procureur fiscal ainsi que du maître charpentier.Urbain Tessier.Cependant, la nouvelle rue ( Notre-Dame) ne faisait aucun tort à son lopin de terre et l'expropriation affectait beaucoup plus.Urbain Tessier dont l’emplacement se trouvait entamé par deux rues.(S.-Joseph et S.-Jacques).Après bien des pourparlers sans doute, le sieur Lauson se laissa gagner comme 1 indique le document suivant.Acte fait par Gilles Lauzon Touchant la Terre quil possède, sur & dans la rue Xre.Dame de Montréal 619 * a Messieurs Les Seigneurs de Montréal, 21 Juin 1673 Aujourdhuy est Comparu pardevant Le greffier et tabellion de la terre et Seigneurie de l’Isle de Montréal, en la nouvelle france et Tesmoings soubsignés; Gilles Lauson, habitant y demeurans, Après, cju’il a dit et déclaré avoir Une parfaite Connoissance des rues de Ville, désignées depuis Un an en ça par Messieurs les Seigneurs de la ditte Isle, pour la ville duel Montréal, Et entre autres de Celle nomme la rue de Nre.dame, qui va au Costeau St.Louis II Consent & accorde, par ces présentes, pour L’Intérest qui luy peut résulter, que les dittes rues, demeureront pour son esgard, ainsy et en la manière, quils ont esté Marquées, désignées et bornées, promettant à Mesd Srs de Montréal pour ce présent & acceptant pour eux.Monsieur Dollier, pre.et le’r procureur en cette Isle quil ne labourera ny semera en quelque sorte et manière que ce soit, sur la largeur et longueur (les rues quil se pourront rencontrer, sur les terres, dont Mond.sr dollier a requis acte à luy accordé aud Montréal en la Maison de lHospital le Vingt Unième Juin gbic soixante & treize presens les Sieurs Jean Gervaise substitud du procureur fiscal de ce bailliage & françois Bailly Sergent Royal Tesmoings y demeurants et soubsignés avec led Sr lauson et Mond Sr Dollier.Mo Gilles Lauson françois dollier Jehan gervaise F.Bailly Basset greffier * * * Nous ne saurions clore cet article sans rappeler que hex-cellent abbé Paillon s’est évertué à trouver l'origine probable des noms qui furent donnés aux rues de Montréal, en 16721675.Sur plusieurs points, nous partageons son opinion, sur d’autres nous faisons des réserves.Voici les premiers : — Rue Notre-Dame, en l’honneur de la sainte Vierge, patronne de la paroisse. 620 — — Rue Saint-Joseph, en l’honneur du patron de l’Hôtel-Dieu.— Rue Saint-Gabriel, en l'honneur des abbés Gabriel Souart, propriétaire du terrain et Gabriel de Quevlus.— Rue Saint-François, en l’honneur de l’abbé François Dollier de Casson.— Rue Saint-Lambert, en l’honneur du valeureux Lambert Closse sergent major de la garnison et ancien propriétaire du terrain sur lequel la rue est ouverte.— Rue Saint-Jacques, en l’honneur de l’abbé Jean-Tac-ques Olier de Verneuil, fondateur de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice.Coïncidence.Cette rue traversait l’emplacement de Jacques Archambault, beau-père de Urbain Tessier, de Jehan Gervaise et de Gilles Lauson, tous voisins.Maintenant, où l’historien Faillon a pu errer, ce doit être dans les attributions ci-après: — Rue Saint-Pierre, en l’honneur de l'abbé Pierre Che vrier, baron de Faucamp.Comment oublier nue cette rue s’étendait sur le côté est de la terre de Pierre Gadois “ premier habitant de Montréal ” et très estimé de l’abbé Dollier de Casson.(Voir B.R.H., 1923, p.36).— Rue Saint-Charles.Il paraît difficile d’admettre nue cette rue ait été ainsi dénommée en l'honneur de Charles Le-moyne, alors que la nouvelle voie était prise sur l’emplacement du gentilhomme Charles d'Ailleboust des Musseaux.juge du tribunal des seigneurs de Montréal.D’ailleurs (’interprète, garde-magasin et négociant Charles LeMovne attachait son nom, a 1 ouest de la ville, à une pointe de terre dont il était possesseur.Les deux “ Charles ” pouvaient donc être satisfaits.(Voir />.R.If., 1921.p.152).Reste la rue du Calvaire qui ne fut (m’alignée et qui devait “ aller vers la montagne de Montréal ” sur la largeur, maximum alors, de 24 pieds.On a dit qu on voulait la nommer ainsi “en l’honneur d’une communauté dont la soeur de l’abbé Dollier de Casson était prieure.” A l’encontre de cette conjecture, il est permis d’en soumettre une autre très vraisemblable, puisqu’elle découle pour ainsi dire du texte même du procès verbal de bornage. — 621 — En 1672, n’y avait-il pas quelque part près du mont Royal, une croix, sinon un calvaire, dont Marguerite Bour-geovs avait un soin ])ieux?Et M.le Supérieur de Saint-Sulpice ne songeait-il pas à en rendre l’accès facile aux colons?Quoiqu'il en soit, pour une raison ignorée, la rue du Calvaire demeura à l’état de projet.E.-Z.M ASSI COTTE COMMISSION D’ENSEIGNE POUR EE SIEUR DE LA GEM ERA IS (4 JUIN 1695) Louis Alexandre de Bourbon Comte de Toulouse Duc Damuille Commandeur des ordres du Roy Gouverneur et Lieutenant General pour Sa Majesté en sa Province de Bretagne Pair et Amiral de trance salut savoir faisons que Vû par nous le brevet de sa Majesté donné a Compiegne le cinquième jour de May dernier signé Louis et plus bas Phelypeaux cy attaché sous le contrescel de nos armes par lequel sa Majesté a retenu et.ordonné le Sr de la Cernerais lieutenant d'un détachement de soldats de la Marine en Canada pour Enseigne de l’un des Vaisseaux de sa Majesté sous nôtre authorité Nous conformement a l’intention de sa Majesté et après avoir de lui pris le serment en tel cas requis et accoutumé de bien et résolument servir le Roy dans l’exercice de lad.charge Mandons aux vice amiraux Lieutenans generaux, chefs d’escadres capitaines des d.vaisseaux et autres officiers de Marine qu’il appartiendra de reconnoitre et faire reconnoitre led.de la Cernerais en la d.qualité (l’Enseigne de Vaisseau ez choses concernant lad.charge.En témoin de quoi nous avons signé ces présentes icelles fait sceller du seau de nos armes et contre signer par le secrétaire General de la Marine à Versailles le quatrième jour de Juin mil six cent quatre vingt quinze.L.A: de Bourbon Par Monseigneur Descheneau (1) (1) Archives de la province de Québec. — 622 — LES SUPERIEURS DU COLLEGE DE SAINTE-ANNE DE LA FOC AT 1ERE Painchaud, L'abbé Charles-Français — Né à l’île aux Grues le 9 septembre 1782, de François Painchaud et de Marie-Angélique Drouin.Ordonné prêtre le 21 novembre 1805, il fut vicaire de Québec, curé de Carleton.de Bonaventure, de Restigouche et de Sainte-Anne de la Pocatière où il décéda le 9 février 1838.Fondateur du collège de Sainte-Anne de la Pocatière, il fut supérieur de cette institution de 1829 à sa mort.Cf.N.-IL Dionne, Fie de l'abbé Chs-Frs Painchaud.Mailloux, L abbé .Ilcxis — Né à File aux Coud res le 8 janvier 1801, de Amable Mailloux et de Thècle Lajoie.Ordonné prêtre le 28 mai 1825.Il fut chapelain puis curé de Saint-Roch de Québec, curé de la Rivière-du-Loup (en bas), curé de Sainte-Anne de la Pocatière en même temps que supérieur du collège ( 1838-1847), etc.M.Mailloux prêcha la Tempérance pendant plusieurs années et se rendit dans l’Illinois en 1856 pour y combattre le schismatique Chiniquy.Décédé à File aux Coudres le 4 août 1877.Auteur du Manuel des parents chrétiens'qui a eu plusieurs éditions et d’une histoire de son île natale publiée après sa mort.Gamreau, L'abbé Célestin — Né à Québec le 13 mai 1799, de Louis Gauvreau et de Marie Vincent, il fut ordonné prêtre le 3 octobre 1824.Il exerça le ministère à Memram-cook, dans le Nouveau-Brunswick, puis fut curé de Saint-Laurent de File d’Orléans, aumônier des Ursulines de Québec, professeur au séminaire de Québec.M.Gauvreau fut supérieur du collège Sainte-Anne de la Pocatière de 1847 à 1853.Grand-vicaire de l’évêque de Québec.Décédé à Sainte-Anne de la Pocatière le 9 juin 1862.Pilote, L abbé François — Né à Saint-Antoine de Tilly le 4 octobre 1811, de Ambroise Pilote et de Marguerite Cou-lombe.Ordonné le 9 août 1835.Professeur au collège de Ni-colet puis à celui de Sainte-Anne de la Pocatière.Dans cette institution il fut tour à tour professeur, assistant-directeur, directeur, vice-supérieur, procureur, supérieur (1853-1862; 1869-18/0) etc.Fondateur de l’Ecole d’Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière.Curé de Saint-Augustin de Portneuf — 623 — où il décéda le 5 avril 1886.Auteur de Le Saguenay en 1851.Cf.Auguste Béchard, L'abbé François F ilote.I.agacé, L'abbé Pierre Minier — Né à Sainte Anne de la Pocatière le 17 octobre 1830, de Pierre Lagacé et de Jo-sephte Levesque.Ordonné prêtre à Québec le 23 juillet 1854, il fut professeur et supérieur (1862-1863) du collège de Sainte-Anne de la Pocatière, vicaire à Notre-Dame de Québec, curé de Sainte-Claire, principal de l'Ecole normale Laval, etc.Décédé à Québec le 6 décembre 1884.Auteur de Les chants d'église harmonisés, publié en 1859, De la musique, discours prononcé à la messe de Sainte-Cécile à Saint-Jcan-Baptiste de Québec le 22 novembre 1866, et Cours de lecture à haute voix, publié en 1875.Pelletier, L’abbé André — Né à Saint-Roch des Aul-naies le 31 mai 1824, de Louis Pelletier et de Marie-Adélaïde Morin.Ordonné prêtre à Québec le 8 septembre 1849.Tl fut professeur, directeur puis supérieur (1863-1869) du collège de Sainte-Anne de la Pocatière.Curé d'Hébertville puis de Saint-Jean de bile d’Orléans.Décédé à Québec le 11 juin 1890.Butcau, L’abbé Félix — Né à Saint-Gervais le 18 janvier 1818, de Jacques Buteau et de Marie Portier.Ordonné prêtre le 10 août 1845.Prêtre du séminaire de Québec, il fut professeur, directeur du Petit Séminaire, directeur du pensionnat fie l’Université, procureur, directeur du Grand Séminaire, etc.11 fut ensuite curé de Sainte-Claire puis supérieur du collège de Sainte-Anne de la Pocatière (1870-1875) où il décéda le 16 janvier 1878.Cf.College de Sainte-Anne, Fêtes et souvenirs, 12 et 13 juin 1918.Poiré, Mgr Charles-Edouard — Né à Saint-Joseph de Lévis le 4 août 1810, de Charles Poiré et de Théotiste Poiré.Missionnaire clans le Manitoba fie 1833 à 1839.Tl fut ensuite curé de sa paroisse natale, de Saint-Toseph de Beauce, de Deschambault, de Saint-Anselme et enfin fie Sainte-Anne de la Pocatière où il décéda le 15 décembre 1896.Il avait été supérieur du collège de Sainte-Anne fie 1875 à 1878 puis de 1886 à 1896.Camérier d’honneur de Léon XIII puis protonotaire apostolique.Le collège de Sainte-Anne le considère comme son second fondateur.Cf.Noces d’or de prêtrise de Mgr C.-E.Poiré. Trudclle, L'abbé Charles — Né à Charlesbourg le 28 janvier 1822, de Jean Trudelle et de Marie-Geneviève Jobin.Ordonné prêtre le 24 mars 1845.Professeur au séminaire de Québec, curé de Plessisville, curé de la Baie Saint-Paul, curé de Saint-François de la Rivière-du-Sud, curé de Saint-Michel de Bellechasse, supérieur du collège de Sainte-Anne de la Pocatière (1878-1886), aumônier de l’Hôtel-Uieu du Sacré-Coeur de Québec, etc., etc.Décédé à Québec le 14 juillet 1904.Auteur de Notes sur la famille Trudelle (1875) Trois souvenirs (1878), Histoire de Charlesbourg (1887); Le Frère Louis (1898).Pelletier, L'abbé Dominique — Né à la Rivière-du-Loup (en bas), le 4 décembre 1859, de Georges Pelletier et de Rosalie-Virginie Moreau.Ordonné prêtre à Rome par le cardinal Monaco La Valetta le 22 décembre 1883.A son retour de Rome, où il avait conquis le titre de docteur en théologie de l'université grégorienne (1885), l’abbé Pelletier fut nommé professeur de théologie au collège de Sainte-Anne de la Pocatière.Il fut supérieur de cette maison d’enseignement de 1896 à 1902.Curé de Saint-Antoine de Bienville depuis 1902.l’abbé Pelletier est considéré comme le second fondateur de cette paroisse.Mnulle, L'abbé Georges — Né à Saint-Roch des Aul-naies le 29 mai 1864, de Georges A1 iville et de Hélène Pelletier.Ordonné prêtre le 15 mai 1887, il a été professeur au collège de Sainte-Anne de la Pocatière, vicaire à la Beauce, a Lévis, aumônier de l’Hôpital de Prascrville, aumônier de l’Hospice Saint-Joseph à Montréal, vicaire à Saint-Ephrem de Tring, puis de nouveau professeur au collège Sainte-Anne de la Pocatière dont il a été le supérieur de 1902 à 1908.Curé de Sainte-Anne de la Pocatière, puis visiteur des écoles.le chanoine Miville a fondé en 1913 l’Ecole Apostolique oui a maintenant ses quartiers dans l’ancien Hôtel-Dieu de Lévis.Damais, Le chanoine Ludger— Né à Saint-Denis de la Bouteillerie le 21 mars 1866, de Vincent Dumais et de Marie-Olive Hudon.Ordonné prêtre par le cardinal Taschereau le 23 mai 1891, il fut professeur, supérieur ( 1908-1917), procureur puis encore supérieur (1923-1925) du collège de — 625 — Sainte-Anne de la Pocatière jusqu’à sa mort arrivée clans cette institution le 14 mars 1925.En 1915, il avait été fait chanoine honoraire du chapitre de Québec.Nous avons du chanoine Dumais: Oraison funèbre de Mgr .Antoine Cau-vrcatt, prélat de la maison du Pape, ancien curé de St-Roch, prononcée dans l’église de St-Roch de Québec, le 2 mars 1911.Boulet, Mgr Auguste — Né à Saint-François de la Ri-vicre-du-Sud le 18 juin 1868, de Minier Boulet et de Delvi-na Blais.Ordonné prêtre dans sa paroisse natale par Mgr Bégin le 11 août 1895.Mgr Boulet a passé toute sa vie sacerdotale au collège de Sainte-Anne de la Pocatière.Il a été-tour à tour professeur des helles-lettres, directeur des élèves, professeur de philosophie, procureur, supérieur ( 19171923).Le collège actuel a été totalement reconstruit et l’Ecole d’Agriculture considérablement développée sous son administration.Créé prélat de la maison de Sa Sainteté le 7 juillet 1919.Supérieur pour la seconde fois, depuis 1931.Lebon, Mgr Wilfrid — Né à Lévis le 21 novembre 1877, de Jean-Israèl Lebon dit Lamé et de Lévina Fortier.Ordonné prêtre à Sainte-Marie de la Beauce le 6 janvier 1902.Mgr Lebon a étudié pendant quatre ans aux universités de Fribourg et de Rome où il a conquis le doctorat en philosophie ( 1907).Préfet des études au collège de Sainte-Anne de la Pocatière puis supérieur de cette maison de 1925 à 1931.Créé prélat de la maison de Sa Sainteté le 8 février 1928.Directeur des ecclésiastiques et professeur de théologie depuis 1931, Mgr Lebon est en même temps professeur de sociologie à l’Université Laval.QUESTION Je lis dans une notice biographique de Maximilien-Aimé Kéroack, décédé à Saint-Boniface, Manitoba, en janvier 1899, qu’il publia, alors qu’il résidait à Saint-Hyacinthe, “un almanach de format modeste, mais de belle tenue qui offrait un intérêt tout particulier aux gens de cette région.Cet almanach parut pendant vingt ans, paraît-il.Quel était le titre de cet almanach?Biblio — 626 — LE GOUVERNEUR DE BEAUHARNOIS ET LES IROQUOIS DES CINQ-CANTONS Paroles des Montagnes, Goyogouins, Oncyoutes et Tacheka-rorcins (1) à M.le marquis de Reauharnois, gouverneur généra! de la Nouvelle-France, ( 17 août 1741 ) Mon père, notre principal chef (2) est malade: cest pourquoi il n’est point ici; nous en sommes bien fâchés.Mon père, nous sommes bien aises de vous informer de quelle façon Niagara a été établie; notre fils M.de Lon-ffiieuil, nous demanda un morceau de terre à emprunter pour y bâtir une maison, en nous disant (pie ce serait un secours pour nous et que nous y trouverions nos besoins à bon marché, nous y consentîmes pour (pie cela durât la vie de trois hommes (c’est à dire trois cents ans) sans compter celle de celui qui l’établissait et nous dimes (pie nous pourrions encore prolonger la vie de trois autres hommes, et que nous n'aurions point de guerre ensemble; au contraire que nous vive-rions toujours en paix.Mon père, quand nous eûmes conclu avec notre fils, M.de Longeuil, pour l’établissement de Niagara, il nous dit que nous trouverions nos besoins en cet endroit ; que les vieillards.guerriers, femmes, enfans, tous y seraient bien venus, que 1 on y parlerait des bonnes affaires et que la terre serait tranquille.Tout cela est arrivé comme il nous l’a dit, et vous n avez pas, mon père, entendu parler depuis ce tems, qu’il se soit passé rien de mauvais: nous sommes alliés avec toutes les nations et elles avec nous, par ces mariages (pie nous avons contractés les uns chez les autres, et par conséquent il est impossible que la terre puisse se brouiller du côté des Cinq nations ïroquoises avec les gens d’en haut nos frères.Par un collier Mon père, vous venez d écouter ce cpie nous venons de vous dire, que les terres de Niagara sont à nous; nos frères (1) Nation de lu Caroline détruite par les habitants de et, qui se réfugia chez les Cinq-Nations.(2) Oneouarog’on, Philadelphie — 627 — les Anglais nous en ont demandé un morceau; nous leur avons aussi accordé, mais nous y avons mis une attrape ( 1 ) ; ils nous ont dit que nous trouverions chez eux les marchandises à bon marché et en abondance; qu'ils avaient des esclaves qui travaillaient pour eux.et qu’ils avaient un puit intarris-sable.Ils nous ont tenu parole et ne nous ont laissé manquer de rien; mais, mon père, nous nous apercevons qu’il v a de la jalousie entre les traiteurs de Niagara et ceux de Choue-ghen, nous vous prions, mon père, de laisser la liberté à chacun d’aller traiter où il trouve à bon marché; nous voudrions bien vous voir vivre les uns et les autres en bonne intelligence.Nous trouvons la poudre française meilleure que celle des Anglais (2).Par un collier Mon père, comme nous sommes vos enfans, nous vous prions de nous dire si nous avons mal parlé au sujet de la traite et de la mésintelligence qui paraît régner entre vous et nos frères les Anglais.ère, nous n'en sommes point la cause et nous vous prions de le croire.Par ce collier nous vous raccommondons l'esprit et vous prions encore de conserver le nom de Ksonon que nous vous avons donné à votre arrivée; qui veut dire 1 esprit tranquille, de notre côté nous n’entreprendrons jamais rien contre vous; c'est au nom de toute la nation que nous vous parlons.Par trois branches de porcelaine Mon père, les paroles que j’avais à dire les voilà finies.Mon père, l’année dernière, vous nous donnâtes une parole qui a été portée dans tous nos villages; vous nous dites que nous paraissions avoir de liaisons de commerce bien étroites avec nos frères les Anglais; que nous portions de leurs marchandises partout où nous savions qu’il y avait de la pelleterie à faire avec quantité de boissons, vous ajoutâtes que chacun devait traiter sur son terrain et que vous vouliez (1) Qui veut dire qu’ils n’ont point limité de temps, et qu’ils sont toujours maîtres de retirer leurs terres.^ (2) Us veulent fanre entendre qu’ils prendraient le parti des Français au préjudice des Anglais, mais on ne doit pas s y fier.4 bien que nous traitions où nous voudrions ce que nous appartenait.nous avons exécuté votre parole, nous avons mis les marchandises dans la terre et renfermé les boissons dans les rochers.Far ces branches de porcelaine nous vous assurons, mon père, que nous ne ferons plus de commerce.Par deux branches de porcelaine Mon père, l'année dernière nous vous avons demandé la forge, forgeron et sa femme; elle a été élevée chez nous, nous la regardons comme notre enfant; ils nous dirent qu’ils ne pouvaient pas venir, et qu’il fallait attendre à cette année.Nous vous prions, mon père, de ne nous les pas refuser et de leur permettre de venir avec nous; nous aurons l’esprit content en voyant des Français chez nous.Réponse de il/, le marquis de Peauharnois, qouverneur i/éiié- ral de la Nduvcllc-I'rance, aux paroles des Iroquois des Cinq Nations (20 août 1741) Mes enfans, j’ai été bien fâché de la maladie de Onooua-ragon, je suis réjoui qu’il se porte mieux pareeque j’ai beaucoup de plaisir de le voir.Mes enfans, je scais que quelle façon Niagara a été établi ; je pense que vous n’avez pas eu lieu de vous plaindre de la parole que votre tils, M.de Longueuil, vous a donnée, cette maison a toujours été le soutien de vos affaires et des miennes, et elle le sera paisiblement tant que la terre sera terre; Je n ai pas plus d envie d avoir la guerre avec vous que vous en avez de 1 avoir avec moi, suivant ce qui paraît par vos discours.Mes enfans, M.de Longueuil a eu raison de vous dire que la terre serait tranquille; vous avez vu qu’il a dit vrai et vous verrez par la suite des temps que ce sera toujours de même._ Mes enfans, je sais que vous etes alliées à toutes les nations des pays d’en haut vos Frères; je m’en réjouis avec vous pareeque vous êtes tous également mes enfants: je sens bien qu’il est impossible que la terre puisse se brouiller chez — 629 — vous; de mon côté, j’apporterai tous nies soins pour vous maintenir dans la bonne intelligence où vous vivez.Par un collier Mes enfans, j’ai écouté avec attention ce que vous m'avez dit; je ne m'oppose donc pas que vous alliez traiter ce qui vous appartient chez votre frère l’Anglais; cependant la maison que j’ai fait bâtir à Niagara n’était pas dans le dessein de vous y fournir vos besoins et y parler des bonnes affaires, b'Jle restera toujours pour monument de ce que je vous dis; je n’aurais pas pensé dans le temps de son établissement que vous eussiez permis aux Anglais d en faire un autre a Choue-ghen.Mes enfans.vous m’avez dit que vous seriez bien aises de me voir vivre en bonne intelligence avec ^ vos frères les Anglais; je n’ai aucun démêlé avec eux jusqu a présent; s ils m’attaquent je me défendrai.Je ne peux pas vous dire si nous aurons la guerre ensemble, n ayant pas encoie reçu de nouvelle d’Onontio Goa (1 ).S’il arrive quelque différend entre nous, cela ne rejaillera point sur vous, par ce collier j’affermis ma parole.Par mi collier Mes enfans.vous parlez toujours bien et je n’ai aucun reproche à vous faire la dessus, je n ai jamais eu 1 espiit mal fait ni pensé mal sur votre compte, ne ni en ayan donne aucun sujet., ., , ", i Mes enfans, vous m avez prie de conserva le nom de skénon que vous m’avez donné a mon an ivée dans ce pa\s, vous savez que je suis tel que mon nom le poite, vous ni avez parlé pour les cinq nations et je leur réponds par ce collier que je n’entreprendrai rien contre elle.Par trois branches de porcelaine Mes enfans, je suis flatté que vous avez écouté ma parole aussi bien que tous vos frères, vous m avez fait plaisii d avoir enterré les marchandises et d’avoir renfermé les boissons (1) Le Iloi. — 630 dans les rochers; je vous invite à continuer pour éviter les difficultés qui pourraient survenir à ce sujet.Mes enfans, je vous accorde La forge, sa femme et ses enfans avec grand plaisir puisqu’il est vrai que cela vous en fait ; je vous exhorte à voir bien soin deux, et à les écouter s’il vous disent quelque chose de ma part (2).BREVET D’ENSEIGNE DE VAISSEAU POUR LE Sr DE LA GENERAIS Aujourd’huy cinquiesme jour de May gbyc quatre \ ingt quinze Le Roy estant à Compiegne voulant commettre des personnes Capables et expérimentées, au fait de la guerre et de la Navigation pour faire les fonctions d’enseignes sur ses Vaisseaux de guerre et sachant que le Sr de la Cernerais, lieutenant d'un détachement de soldats de la marine en Canada, a les qualités necessaires pour sen bien acquitter.Sa Ma'*’ l’a retenu et ordonné retient et ordonne enseigne de l’un de sesd.Vaisseaux pour la d.charge exercer en jouir et user aux honneurs auto-ritez prerogatives et droits y appartenans et aux appointerons qui luy seront ordonnez par les estats et ordon.de Sa Maté i veut qu’il soit employé en la dite qualité, le tout sous 1 autorité de Mr le Comte de Toulouze admirai de France, et des Vice admiraux Lieutenans generaux chefs d’escadres, et Capitaines de ses d.vaisseaux auxquels elle mande et a tous autres officiers de marine quil appartiendra de reconnoistre et faire reconnoistre ledit Sr De la Cernerais, en lad.qualité d’Enseigne de Vaisseau ez choses concernant la d.charge et pour témoignage de sa volonté de Sa Mate m’a commandé de luy en expedier le present Brevet qu’elle a voulu signer de sa main et estre contresigné par moy Coner Secrétaire d’Estat, et de ses commandent1-8 et finances.Louis Phelypeaux (1) (1) Archives de la province de Québec. — 631 — HISTOIRE DU FIEF DE MARICOURT Les estimables auteurs de l'Histoire de Louç/ucuil paraissent avoir ignoré quelques mois avant la conquête, à une époque navrante de notre vie nationale, un fief appelé “ Mario mit”, mouvant de la baronnie de Longueuil, fut crée, morcelé, trafiqué et retrafiqué en quelques mois.Les faits qui se rapportent à cet arrière-fief se divisent en deux séries, et, dans chacune, ils sont accompagnés de circonstances pénibles qui se succèdent avec une rapidité étonnante.Détaillons-les dans l’ordre chronologique.* * * Le 17 janvier 1755, décédait Charles Le Moyne, deuxième baron de Longueuil, chevalier de Saint-Louis et gouverneur de Montréal.t Le 11 mai 1755, Agnès-Josephe Le Moyne de Longueuil, fille du défunt, cédait à Charles Le Moyne, troisième baron de Longueuil, tous les droits lui afférant dans la succession de ses parents, à charge par le dit troisième baron, son frère, de lui accorder un fief de 6 arpents sur 30 en la baronnie.Au mois de septembre 1755, le susdit troisième baron était tué à la bataille du lac Saint-Sacrement.11 laissait une veuve, Catherine Fleury Deschambault, âgée de 15 ans.Le 11 décembre 1755.Agnès-Josephe Le Moyne de Longueuil, âgée de 17 ans, belle-soeur de la très jeune veuve du baron de Longueuil, épousait a Notre-Dame de Montreal, François-Joseph de Germain, âge de 31 ans, écuyer, capitaine dans le régiment de la Reine.* * * Nous sommes à 1/60.Pour une raison quelconque, M.et Mme de Germain n’ont pas encore reçu le fief qui avait été promis.Mais Wolfe et Montcalm sont morts au champ d honneur, Québec a capitulé.Le sort de la Nouvelle-Fi ance est en danger.On présume qu'il est temps, plus que jamais de 1 e-gler les questions d’héritage. Dune, le 15 avril 17(>0.la veuve du troisième baron de Longueuil cède au capitaine de Germain, devenu chevalier de Saint-Louis, et à sa femme Agnès-Josephe Le Moyne, “un fief en la baronnie de Longueuil de 7' j arpents de front sur ce qu’il v aura de profondeur." Ce fief se nommera " de Marie» >urt.’’ " La différence entre cette mesure et celle portée dans la promesse, provient de ce que la donatrice ne pouvant donner la profondeur de 30 arpents, a décidé, en compensation, d’ajouter un arpent et demi sur le front du fief " ( Danré de Blanzy), • * * Le même jour.15 avril 1760.le capitaine de Germain et sa femme “ pr»>priétaires du fief de Maricourt vendent ur-ront ta contraindre par jugement que le premier septembre 1763." * * * Helas! La situation se complique.Montréal vient de capituler à son tour.Le Canada est passé aux Anglais, les troupes françaises vont retraverser la mer.Il faut donc réaliser autant d’argent que possible.Qui sait ce que l’avenir réserve aux seigneurs! Le 12 septembre 1/60 (Danré de Blanzv), le capitaine de Germain et sa femme constituent.Angélique Cuillerier.veuve de Claude-Cyprien Perlier, (vivant, greffier de Montréal».leur pr»xruratrice pour recevoir la somme de 1.000 li- vres en arrérages et rentes dues par dame veuve Benoit et, aussi, pour passer un contrat de vente du fief “de Maricourt” au sieur Aimé fils.* * * Le 17 septembre 1760 (Blanzy), Angélique Cuillerier, veuve Porlier, en sa susdite qualité, vend à Louis Aimé, marchand de Chambly, beau-frère du notaire Grisé, ce qui reste du fief de Maricourt, soit 2/, arpents de front sur toute la profondeur.Le prix est fixé à 3,000 livres que le capitaine de Germain a reçu et dont il a préalablement donné quittance sous seing privé.* * * Le même jour, 17 septembre 1760, (Blanzy) Louis Aimé, seigneur de Maricourt depuis quelques heures, revend le fief pour la même somme de 3,000 livres, payée comptant, à Germain Marcourt, demeurant rue Saint-Paul, à Montréal.Ne se dirait-on pas à la Bourse des immeubles?Doit-on attribuer ces transactions précipitées au désarroi dans lequel se trouvaient nombre de gens qu’apeurait un changement de régime ?Nous n’avons pu repêcher autre chose sur le fief de Maricourt en la paroisse de Longueuil.Ne fut-il qu’éphémère?* * * Rappelons que le nom territorial de Maricourt, tout agréable qu’il soit, n’a pu prendre racine en notre région.Lorsque Charles Le Moyne père acheta le fief de Pile Perrot en 1684, il lui donna le nom de Maricourt, mais l’ancienne désignation se maintint.En octobre 1693, Paul Le Moyne de Maricourt acquit partie de la terre de Nicolas Desroches, voisine de celle d’Urbain Tessier et elle s’appela quelque temps Maricourt, cependant cette appellation fut supplantée par celle de Ligneris, puis par celle de Près-de-Ville qui resta populaire.E.-Z.M ASSICOTTK — (>34 — QUEBEC EN 1756 Québec, capitale du Canada, est une ville bâtie comme les gros villages d’Italie, les rues point pavées ; elle est presque environnée d'eau, elle est assise à la rive gauche du fleuve et lorsque les marées montent il y a une petite rivière de l’est à l’ouest dans un bas fonds (pii forme un grand lac quand la marée est haute, mais lorsque les marées sont basses il n’y a presque plus d’eau.Il v a une hauteur où est la maison du gouverneur qu'on appelle chateau ; cette hauteur continue du côté sud-ouest mais du côté de l’est, en suivant le cours de la rivière, elle diminue et dans le bas est la ville basse (pii forme deux rues parallèles au cours de la rivière.Les marchands et une partie des gens du Conseil Souverain habitent cette partie.Pour monter de la basse ville au chateau, la montée est très rude et a près de 200 toises.I )u côté du nord-est, une autre pente (pii règne autour de la hauteur de l’est à l’ouest.L’intendance est à la partie la plus occidentale.I lors la ville, au bord de la susdite petite rivière, il y a un faubourg dans cette partie.Le reste de la ville est habite, les maisons sont fort basses, il n’v a qu’un étage a la plupart et couvertes de planches.Il y a vis-à-vis du chateau une place où sont les Récollets, et, à 50 toises vers le nord, une autre où est la cathédrale, les Jésuites et le séminaire ; il y a dans cette ville encore un couvent d Ursulines et un d’I lospitalières dans la ville et un d Hospitalières dehors.Il y a un évêque, un chapitre.A 1 égard du caractère des hommes et des femmes, il est le même que partout ailleurs dans la colonie.Les hommes sont vains et glorieux, cependant polis et affables, aiment beaucoup leurs femmes.Il est peu d’exemple d y voir de divorces publics, les hommes aiment la dorure, le faste et la boisson, et sont peu spirituels et sans beaucoup d’éducation.Les femmes y sont vives avec de l’esprit et de l’éducation naturellement, aiment d’être louées et d’être bien habillées, elles imitent assez la façon des provençales beaucoup de casaquins, et toujours une cape par dessus — l’hiver de camelot, l’été de tafe-tas de souliers brodés, c’est la plus grande dépense des — 635 — femmes, elles ont soin pour faire voir leurs souliers et leurs bas d’avoir des jupes qui ne vont que jusques à demi jambe ( La Pause, Memo ires et observations sur mon voyaye en Canada ).LETTRE DU MINISTRE AU MARQUIS DE P.RETEUIL A Fonau.le 13.9bre.1725.J’ay receu, Mr, la lettre (pie vous m’avez fait l'honneur de m’écrire le 4 de ce mois au sujet des nommez Be-gon, Beauport, Bottier.Delingues dit flamand et Claret dit dangely dont vous avez fait conduire partye dans les prisons de Nantes et les autres dans celles de la Rochelle.J’envoyé par ordre.à Mr Bigot de la Mothe, ( omm"\ g'nal de la marine orde.à Nantes, les ordres necessres.pour faire embarquer sur le per.navire mard.qui partira de ce port pour la Martinique les nommez Beauport et Claret dit Dangely et j’écris en même temps au gouverneur g’nal et à l’intendant de fe' passer Beauport à la Guadeloupe et Claret dit Dangely à la Grenade et de fe’ veiller à ce qu'ils ne puissent repasser en France a l’égard des 3 au’ ils ne pourront estre envoyez dans les colonies de Canada et de l’isle Royalle (pie par les pres.vaux qui partirons dans le mois d'avril ou may prochain et les ordres seront expédiez en conformité (1).QUESTION Je vois qu’en 1776 MM.de Bellccombe et Chevreau furent envoyés à Madagascar comme commissaires royaux pour enquêter sur l’administration de Benyowsky comme gouverneur de cette colonie.Ce M.de Bellecombe n est-il pas l’officier de Bellecombe
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