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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1933-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Reçu eu cii es Historiques VOL XXXIX LEVIS, MÂÏ~1933 No.5 LA FAMILLE ALEXANDER Calvin Alexander naquit, le 20 juin 1775.à Uxbridge, Mass., et étudia la médecine sous le Dr Willard, dans son village natal.Il était le cinquième d’une famille de quinze enfants: cinq filles et dix garçons.Il vint au Canada, vers 1801, n'ayant pour toute fortune, que son diplôme de médecin ou le droit of Practising Physic, comme disaient les Américains d’alors.Tl se fixa d’abord à Melbourne; y exerça sa profession, tout en enseignant l’anglais aux jeunes gens de la localité.C’est là qu’il fit la connaissance de Mary Ann Hicks, soeur de Stephen Hicks, père du chanoine I licks, de Montréal.En 1802, décidés à se marier, tard dans l’automne tous deux vinrent en canot à Trois-Rivières, dans cette intention, en suivant la rivière St-François.Le Dr Alexander était établi, depuis quelques mois, à la Baie-du-Febvre.\ oici l’acte de leur mariage, cité textuellement: “Alexander and Htcks, married.Three Rivers” on the thirteen day of March 1803 were married bv Banns, “Calvin Alexander of the Parish of “La Baie St.Antoine, professing and practising Physic in “ the said Parish, and Ann Hicks of the township of Ship-“ ton, spinster, aged twenty three years.Signed : Calvin “Alexander, Ann Hicks, contracting parties.Present: Ge-“ deon Alexander, Margaret, sister of the above Ann, Ge-“ deon Stanley, R.Q.Short, Rector.” Comme on le voit, Calvin Alexander professait la religion protestante et ce n’est que plusieurs années après qu’il se fit catholique, à Saint-Grégoire de Nicolet, le 11 juillet — 258 — 1842, avec sa femme en second mariage, Mary Louisa Gec, et le seul enfant issu de cette dernière union, W illiam Jessie, âgé de 9 ans, et qui épousa, le 4 février 1856, Caroline1 LeBlanc (Augustin et Julie Hébert), à Saint-Grégoire.Ce second mariage de Calvin Alexander, contracté à Drummond-ville, en 1831, devant le Révérend M.Ross, fut réhabilité par l’abbé John Harper.Il demeura à la Baie-du-Febvre jusqu'en 1809, puis à Nicolet jusque vers 1835, alors qu’il alla se fixer, définitivement à Saint-Grégoire où il mourut, le 22 septembre 1853, à l’âge de 78 ans.Parmi ses enfants, outre Julia épouse de feu l'honorable Jean-Bte-Georges Proulx, se trouvait Mary Louisa, qui épousa, le 7 janvier 1830, Edward Brown, fils de Philip et de M.-Lottise Coulombe; Henriette-Marguerite, b.1816; mariée le 5 nov.1838, à Léonard Manseau (Ls-Gabriel et Isabelle Bergeron), père de M.-Louise Lucendy, b.12 sept.1839, Sr.de la Providence, Montréal; enfin, feu le docteur Adolphus Alexander, né le 11 février 1811, baptisé le 16 mai 1812, à Nicolet, et marié le 4 mai 1835, à M.-Anne Rolette, fille de Frédéric et de Lucie Bouchette, cette dernière soeur du célèbre cartographe du même nom.Du mariage de Adolphus Alexander et de M.-Anne Rolette, sont nés: Philomène, b.1840; ni.8 janv.1862, à James Bailey (Jean et Julie Mail-hot) ; Alma, b.18 nov.1843; m.12 av.1864, à Edmond-Octave Hardy-Chatillon (Hyacinthe et Thérèse Dubuc), le célèbre professeur et compositeur de musique, encore aggrégé au séminaire de Nicolet, en 1902; Henry-Stephen, b.le 5 février 1845, a la Baie-du-Febvre; ordonné prêtre le 22 sept.1867, à Ste-Monique, vicaire à St-Léon; en 1873, curé de Durham; en 1889, de Drummondville; puis, en 1893, chapelain des religieuses de l’Assomption, à Nicolet; Walter, b.22 septembre 1850; médecin; marié en juillet 1886, à Adéline Meagher; s.4 avril 1901, à Drummondville; Robert, b.oct.1854; méderin, m.à Sissie Porter, de Nicolet; s.13 novembre 1882, à St-Zéphirin-de-Courval.Le Dr Adolphus Alexander étudia la médecine, en compagnie du vénérable docteur Joseph Bettez, de Somerset, sous le docteur Emmanuel Lord, â ù amachiche (F.-L.Desaulniers, Recherches Généalogiques, p.71). — 259 — LES MONTREALAIS ET LES DEUX FORTS DE TORONTO Comme on nous a demandé de mettre à jour les manuscrits concernant Toronto qui pourraient se trouver dans les Archives judiciaires de Montréal, nous exhumons une série d’actes dressés par le notaire Antoine Faucher où l’on verra que le deuxième fort de Toronto fut construit à l’hiver de 1750-51 par des artisans de Montréal, sous la conduite d’officiers et de fonctionnaires du même lieu.Le premier fort Mais avant d’étaler nos pièces rappelons que le premier fort de Toronto fut également érigé par un officier montréalais, Pierre Robineau, chevalier de Portneuf (1), non pas à l’automne de 1749, mais au printemps de 1750.Au sujet de ce premier fort, il circule depuis longtemps de curieuses erreurs de dates, de noms et de faits.En voici quelques-unes : 1.—En 1X78, un tumulus fut érigé par les autorités municipales de Toronto, sur l’emplacement du fort.On y lit, en abrégé: “This cairn marks the exact site of Fort Rouillé, commonly known as Fort Toronto Established A.D.1749 on the recommendation of the count de la Galissonière (sic) 2.—Land Marks of Toronto, ch.XXXI, p.68, répète ce qui précède.3.—J.-P.Taylor, The Cardinal Facts of Canadian History, p.61, dit: 1749, Sept.1, Portneuf, with 15 soldiers built Fort Rouillé, beginning Toronto.4.—Ernest Voorhis, dans ses Historic Forts and Trading Posts ( 1930) dit que le fort Rouillé ou Toronto a été érigé en 1749 par M.de la Jonquière.(1) Cet officier, fils de René Robineau de Portneuf, baron de Bécan-cour.naquit à Montréal le H) août 1708.11 épousa, à Montréal, en 1748, Mlle Dandonneau dont il eut un fils en 1749. 5.—La Gazette, du b mars 1933, dans sa rubrique: Today in Canadian History, dit: 1 lie town of \ork was incorporated, March 6.1834.Founded as Fort Rouillé by Port- neuf, September 1, 1750.Une mise au point 11 semble qu'il n'y a qu'à lire la correspondance de MM.de la Jonquière et Gigot de 1749 à 1751, soit en résumé dans les Petites choses de notre histoire, par P.-G.Roy, vol.Ill, p.210, soit au long, aux Archives publiques du Canada (1) puur apercevoir: 1.—Que M.de la Galissonnière (avec deux n) ne parait avoir eu rien à faire avec le fort de Toronto puisqu il quitta le pays au mois d’août 1749.2.—Que dans la lettre de MM.de la Jonquière et Bigot en date du 9 octobre 1749, la fondation d’un fort à Toronto, par M.de Portneuf n’est encore qu’à l’état de projet.3.—Que par sa lettre du 20 août 1750, M.de la Jonquière fixe la véritable date de l’érection du premier fort lorsqu’il écrit: Pour éviter de la dépense au Roy, je décidai de donner ordre au chevalier de Portneuf de se rendre à Toronto avec un sergent et quatre soldats et il partit le 20 mai dernier (1750) En arrivant à Toronto, M.de Portneuf fit construire un petit fort de pieux et une petite maison.11 resta là jusqu’au 17 juillet.Le deuxieme fort Dans la même lettre (20 août 1750) M.de la Jonquière ajoute qu’il fera ériger un fort de pieux doubles de 80 pieds de combines, non compris la gorge des bastions avec un logement pour l’officier au côté droit de la porte du fort et un corps de garde pour 12 ou 15 soldats, au côté gauche 11 y aura en plus un magasin et une boulangerie 11 désire que ce fort soit fini dès le commencement de l’année 1751, afin que le chevalier de Portneuf puisse s’y transporter dès le mois d’avril.(1) Nous en avons copie aux archives , 174(> ; and his widow was left with three children, Malcolm, who was born in Scotland on May 26, 1732, a daughter who married one William Fraser, and another daughter, who married one Angus Grant.Malcolm Fraser received a good education, and is reported to have spoken Gaelic, English, French, and even Latin.In 1757 he obtained a commission as ensign in the 78th Regiment (Fraser’s Highlanders) ; he served throughout the campaigns at Louisbourg and Quebec in 1758-60 ; be was wounded at the battle of the Plains of Abraham, and again, more seriously, at the battle of Ste.Foy ; and in 1761 he obtained from Governor Murray the seigniory of Mount Murray, at Murray Bay.Here he continued to live, with long intervals of absence when on service in the army, until his death at Quebec (where he was buried) on June 14.1815.About 17(i0, apparently, he married Marie Allaire : and she was the mother of his older children.Later, he would appear to have married again, for forty years separate the birth of his oldest from that of his youngest child.The tradition at Murray Bay, moreover, is that he had a considerable number of illegitimate children, who took the names of their mothers.lie would seem to have had, however, eight children who were, to use the English phrase, ‘‘heirs of his body ”.These were as follows : L Angélique : who was born about 1760.and died at Rivière-du-Loup-en-bas, on July 31, 1842.She married John McLoughlin, who is described as “cultivateur de Rivière-du-Loup-en-bas”, and who died on April 28, 1813, “ sur un rocher” ; and had issue : (1) lohn, born at Rivière-du-Loup on October 19, 1784, and died at Oregon City on September 3, 1857.He studied medicine at Edimburgh University, and became a physician, but did not practise.He became a partner in the North West Company, and subsequently chief factor in the Hudson’s Bay Company.Fie married the widow of Alexander Mackav, who accompanied Sir A.Mackenzie to the Pacific in 1793, and was murdered on the Tonquin — 269 — in 1811 ; and by her he had four children.See his biography by F.V.Holnian (Cleveland, 1907).(2) David, who was horn at Rivière-du-Loup in 1790, and died in London, England, on March 1, 1870.He studied medicine, entered the British army as a hospital mate in 1811, served in the Peninsular War, was captured bv the French, was placed in charge of a French militiary hospital, and received from Napoieon the Legion of Honour.He retired from the army in 1818, and spent the rest of his life first in Paris, then in London.TTe was the author of a number of medical treatises.Tn 1833 he married Lady Jane Capel (d.1849), the sister of the Earl of Essex.(3) Marie Lnuise, who became an Ursuline nun at Quebec.(4) Tulie, who married Jean-Marie Michaud, and had a number of children.(5) Honorine, who married Joseph-Miville Dechê-ne.(6) Angèle.who married first one Saindon.and secondly Simon Talhot of Cacouna, by whom she had five children : David, Simon, Angèle, Desneige, and Emcren-ce.TT.Alexander, who was born at Murray Bay about 1761, and died at Rivière-du-Loun-en-bas on Tune 14, 1837.He entered the service of the North West Comnanv prior to 1789.and became a wintering partner about 1799.Tn 1802 he bought from TTenrv Caldwell the seigniory of Rivière-du-Louo • and here he spent his later davs.TTe married in the Indian country an Tndian wife, known as Angélinue Meadows (d.1833) : later, during the life of his Tndian wife, he married Pauline Michaud : and after his death a prolonged series of law-suits took place between the children of his Tndian wife and of his white wife over his property.Tn 1884 the courts adjudged the marriage of Alexander Fraser and his Tndian wife valid.By Ano-élioue Meadows he had the following children : f!) Alexander Simon, who became a clerk in the North West Company, has been occasionally confused — 270 — with his father, and was killed in a quarrel in Paris, France, in 1829.(2) Marie Anne, died young.(3) Angélique, married Ignace Beaulieu, and had eleven children.(4) Marguerite, married first Joseph Amiot, and secondly (in September, 1828) Thomas Jones, a native of Holyhead.Wales, who died in 1853.She died in 1861; and her son, Thomas Jones, a notary public, died at Rivière-du-Loup in 1898.By Pauline Michaud, Alexander Fraser had the following children : (1) Elizabeth, born on February 12.1815, and married on October 24, 1842, at Quebec, to her cousin, the Hon.John Fraser de Berry.(2) William, afterwards co-seigneur of Rivière-du-Loup, and mayor of Fraservillc.He married Anais Wilhel-mine de Gaspé, and had by her six children.(3) Edouard, died young.(4) Magdeleine, married in 1859 Alfred Patrice Aubert de Gaspé.and had four children: Philippe, Blanche, Marie, and Mina.(5) Malcolm Elliot, died young.(6) Alexander, married Cécile Catherine Scott, and had by her four children.III.Joseph, who was born about 1765.and died at Rivière-du-Loup on October 21, 1844.He became seignior of LTslet du Portage, district of Kamouraska.By his wife, Nancy Smith, he had several children, among them the following: (1) Sophie, married one Hodgson, and had eight children.(2) André-Lauchlin, married Julie Pouliot, and had two children.(3) Juliana, married Elzéar Pouliot, of Rivièrc-du-Loup.(4) Mary, married Jean Baptiste Délage, N.P.of Quebec, and had one child. — 271 IV.Simon, who was born on January 1, 1769, and died at Terrebonne on February 20, 1X44.He was educated as a physician, served as a lieutenant in the 2nd Regiment of Foot, became seignior of Clause, and settled in Terrebonne, where he practised medicine.See the account of his will by E.-Z.Massicotte in the Bulletin des Recherches Historiques, November, 1932.He had one child, John Fraser de Berry, who was born on November 25, 1816, who died on November 15.1X76, and who married in 1842 his cousin, Elizabeth Fraser.V.Julia (alias Julie or Juliana), married in 1806 Patrick Langan, of Montreal, and had several children.She died at Quebec on November 6, 1847.VI.Anne, who was born on February 18, 1792, and married (1) Joseph Belanger, and (2) Amable Belair.By the latter she had one daughter, who married Célestin Des-nteules.VII.William, who was born on August 28, 1794, and became seignior of Mount Murray after his father's death.He died at Murray Bay in 1X32.His wife was Mathilde Du Berger, who married, after his death, Félix Têtu but he had bv her no children.VIII.John Malcolm, who was born on January 9.1800, and died at Murray Bay on April 16, 1860.He succeeded his brother William as seignior of Mount Murray, and from 1837 to 1838 he was a member of the Legislative Council of Lower Canada.He married Grace Forsvth, who died at Quebec on January 28, 1836; and by her he had two children: (1) Mary, who married Thomas John Reeve, and who had six children, one of whom, John Fraser Reeve (died 1931) succeeded to the Mount Murray seigniory, but subsequently sold it to the late Mr.G.T.Bonner of New York, from whom it has descended to his daughter, Mrs.F.H.Cabot.(2) Grace, who married Clement Higham, and had eight children.W.S.Wallace — 272 LE TRAITRE PICHON Pour faire suite à un précédent article (1) sur l'espion de Beauséjour, voici deux lettres qui nous le montrent dans son rôle de mouchard et de traître.Dans la première, il fournit des renseignements sur deux officiers de mérite, servant en Canada, Jacau de Fiedmont et Jean Daniel Dumas, au sujet desquels il laisse entendre que l'Angleterre pourrait assez facilement les attacher à son service.Dans la seconde, écrivant à Fiedmont, il tente de le suborner et de l’entraîner du côté anglais, l’engageant, avec une magnifique impudence “ à suivre mon exemple ”, écrit-il.Ces deux lettres fournissent quelques renseignements qui méritent sans doute qu’on les reproduise.Xous les publions d’après les copies qui s’en trouvent, à la Huntingdon Library, San Marino.Californie, dans la Collection Loundoun, sous les cotes LO 2471 et LO 1084.Première lettre : Londres, 26 avril 1756.'* Monsieur, Voici les noms des deux Personnes dont je vous ai parlé.La première se nomme Dumas, qui peut avoir quarante deux ans.Il est du côté de Montauban et Protestant.Il a été Capitaine dans les Compagnies franches pendant la dernière Guerre et s’y distinguoit.A la Paix il obtint la même place dans les Troupes du Canada.Il a des belles Lettres et une sorte de mérite qui lui ont fait des Jaloux dans ces tristes Pais où il a eu plus d’une fois occasion de se repentir d’être allé.Je sçais qu’il est fort dégoûté et qu’il y tient à peu.Il pourra être au Fort St-Frederic que vous appellés Crown-Point, et peut-être y commanderoit-il.11 est d’une assés foible Complexion.Jacau Fiedmont, Lieutenant d’Artillerie et faisant fonction d’ingénieur est l’autre Personne.Il a passé trois Ans en Acadie au Ford dit Aujourd’hui de Cumber- (1) Voir Le Bullatin dru Recherches Historiques, juin 1930, p.328 et suivantes. land.A la reduction de ce Fort les Officiers français pour se justifier de leur plus que triste défense, voulurent lui nuire en faisant un écrit qui constatât les défauts de ce Fort qu’il n’avoit qu’achevé sur les plus mauvais com-mencemens ; je réfutai cet écrit et justifiai Tacau.Il m'avoua que s’il avoit sçu l’Anglois et que si on lui offroit les mêmes grades qu’il avoit avec quelque espérance d’avancement, il se retireroit chez une Nation dont il connoit le mérite & la générosité.Tl descend d’un Melansson, dit avoit été Anglais, et d’une Acadienne.Il est des Troupes du Canada, où il sera retourné, à moins que Franquet Ingénieur en Chef ne l’ait retenu à T.ouishourg.Tl est aussi Sage que Laborieux et n’a pas trente Ans.Aurés vous sçu.Monsieur, comment les deux Acadiens dont je vous parlai avant-hier et qui ne faisaient que d’arriver, se trouvent icv ?S’ils avoient été pris dans un Vaisseau François, leur aurait on donné la Liberté de venir à Londres ?Ces sortes de Cens aiment beaucoup à faire des remontrances ; Te les soupçonnerais avoir été députés de tous leurs misérables consorts à cet effet.La Compassion le leur aura fait permettre.Te suis.&ca.” Deuxième lettre : Londres, le 26 avril 1756.“ Si vous vous rappelés.Monsieur et Cher Amy.quelqu’unes de nos Conversations particulières, pendant notre Séjour au Fort de la Pointe, vous n’êtes point étonné du parti nue j’ai pris.& ie me persuade que vous ne le desaprouverés pas.Vous ne devez nas l’être non plus de celui que je prens de vous écrire.Mon attachement pour vous, la connaissance que j’ai de vos Sentimens si conformes aux miens, ainsi que du dépit que vous avés de servir avec des Officiers que le plus vil intérêt plutôt que l’honneur fait agir, m’engagent à vous donner auiour-d’hui quelques conseils relatifs aux circonstances où ie ne peux douter que vous vous trouvés.Rien ne doit vous attacher à une Nation aussi Jalouse du vrai mérite que celle avec qui vous êtes.Que n’ont pas essayé contre vous — 274 ces lâches Officiers avec qui nous étions forcés de vivre ?Ils avoient juré votre perte, parceque vous étiés témoin de leurs foiblesses et de leur ignorance.Ils préparent des Mémoires pour justifier le peu de résistance qu'ils firent lors de la réduction du Fort.Us y disoient qu’il étoit si plein de défauts et si peu conformes aux règles de l’art qu’il n'étoit susceptible d’aucune défense.Ils exigeoient que vous en convinsiés par écrit, je m’y opposai, et vous ne le déviés point, quoi que ce ne fût pas votre ouvrage.N ous ne l’aviés point commencé, l’on vous avoit obligé de travailler sur un Plan aussi peu réfléchi qu’il étoit défectueux ; mais vous ne pouviés en convenir avec eux.S'y connoissoient-ils ?Si vous avés persévéré dans les dispositions oit Je vous ai quelquefois vû, il ne tiendroit qu’à vous de passer sous les meilleures Auspices dans la Nation Angloise dont Je sçai que vous êtes originaire.Vous y serés bien reçu, Vous y serés peu sans vous apercevoir qu’elle récompense le mérite et que sa générosité est sans bornes lorsqu’elle le commît.Cette première Lettre ne peut contenir tous les motifs qui m’engagent à vous solliciter à suivre mon exemple ; mais je vous y assure un sort bien plus avantageux que parmi les François.Je serois ravi d’y contribuer et de nous voir réunis.Vous avez dans la Grande Pretagne un homme qui ne cessera de vous aimer et qui cherchera toutes les occasions de vous prouver combien il est, Monsieur et Cher Amy, &ca.L’Aimable Dumas pense comme Nous et pourroit craindre l’Ostracisme.Il est né dans une Religion où l’on adore la divinité en Esprit et en vérité.Il trouveroit avec Nous des avantages au delà de ce qu'il a à espérer s'il reste parmi des Gens dont quelques uns seront toujours ses ennemis Secrets ; C’est ce dont je suis sur.Vous pourriés en lui communiquant ma Lettre concerter avec Lui.\ ous aurés sçu que je n'ai pu conserver vos Chevaux ni les miens et que je perdis tout ce que j’avois de plus précieux.Nous en serons dédommagés si vous suivés des conseils que la plus sincère Amitié vous donne.” 275 Ces lettres se passent de commentaire, mais il fail plaisir de rappeler (pie Jacau de Fiedmont et Jean Daniel Dumas restèrent fidèles à leur pays se distinguant en maintes occasions par leur bravoure et leurs talents militaires.Gustave Lanctôt L’ABBE GERVAIS LEFEBVRE Au sujet de cet abbé, M.le chanoine J.-B.-A.Allaire, le consciencieux et patient auteur du Dictionnaire du clergé, nous adresse une aimable lettre dont nous extrayons ce qui suit : “ fe vous écris ceci, après avoir lu votre article sur l’abbé Gervais Lefebvre, B.R.H., 1932, p.67.” “Vous en voulez avec raison, à mes notes sur cet ecclésiastique.Mais je dois porter à votre connaissance que je les ai répudiées en janvier 1920, en reprenant sa notice biographique dans le même Dictionnaire du clergé, vol.IV, p.215.Te n’ai pas de meilleur moyen de me corriger ” A la page indiquée, se trouve la vraie date de naissance de l’abbé Lefebvre, telle que nous l’avons donnée et surtout la date exacte de son ordination que personne n’avait encore trouvée et qui est : 30 novembre 1708.Voici donc une réponse à notre première question.Il ne reste plus à savoir que ce détail, et non le moindre : Où et quand, l’abbé Lefebvre a-t-il pu obtenir le grade de docteur en théologie ?* * * Ajoutons que M.le chanoine Allaire est d’avis que l’abbé Vallier, mentionné dans le procès Lefebvre, peut être le sulpicien Henri-Louis de Vallières, curé de Lachi-ne entre 1733 et 1756.L -Z.M ASS I COTTE 276 — PROCUREURS GENERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC (1764- 1791 ) Dates des Commission* Suckling, George.16 Feb., 1764 Suckling, George.24 Aug., 1764 Masères, Francis.4 M’ch, 1766 Masères, Francis.(com’n impériale) 24 Sept., 1766 Kneller, Henry.30 Sept., 1769 Grant, William.10 May, 1776 Monk, James.(Mandamus).21 Aug., 1776 Monk, James.27 May, 1777 Gray, Alexander.(O.en C.) 21 May, 1789 Gray, Alexander.(coin") 28 May, 1789 Sewell, Jonathan.(pro tetn.) 23 Oct., 1790 Note : — On voit dans une lettre de lord George Germain, secrétaire d’Etat, au gouverneur Guy Carleton, en date du 22 août 1776, (pie Edward Southouse est fait juge des plaids communs à Montréal et que James Monk le remplace comme procureur général.Comme Southouse n'a pas reçu de commission sous le sceau de la province et que, par conséquent, il n’a pas exercé les fonctions de procureur général, j’ai omis son nom dans la liste ci-dessus.Procureurs généraux du Bas-Canada Dates des Commissions Monk, James.(com’n impériale) Monk, James.Sewell.Jonathan.(com" imp1*') Sewell, Jonathan.Uniacke, Norman Fitzgerald (com"imp,e) Bowen, Edward.Uniacke, Norman Fitzgerald.Bowen, Edward.pro tem Ross, David.pro tem Ogden, Charles Richard.pro tem Stuart, James.6 Aug., 1792 16 Oct., 1792 3 Feb., 1795 9 May, 1795 25 Aug., 1808 10 Sept., 1808 20 June, 1809 13 Ôct., 1810 8 Aug., 1818 14 Oct., 1818 31 Jam, 1825 — 277 — Stuart, James.(nlle com") (1) 11 Dec.1820 Ogden, Charles Richard.(com" imp1 2' ) 17 Nov., 1822 Ogden, Charles Richard.12 Jan.1822 Ogden, Charles Richard.(n,le coni") (1) 20 Dec., 1828 Solliciteurs généraux et inspecteurs généraux du domaine du Roy Dates des Commissions \\ illiams, Jenkin, P.Q.(com" imp10) 14 Dec., 1782 Sewell.Jonathan, 11.C.5 Oct., 1792 Coucher, Louis Charles, B.C.27 May, 1795 Solliciteurs généraux du Ras-Canada Dates (les Commissions Stuart, James.1 Aug., 1805 Sewell, Stephen.16 May, 1809 Marshall, Charles.9 June, 1817 Ross, David.8 Aug., 1818 Ogden, Charles Richard.14 Oct., 1818 Ogden, Charles Richard.25 Now, 1824 Ogden, Charles Richard.(n110 com") (1) 11 Dec., 1820 O’Sullivan, Michael.26 Apr., 1822 Stuart, Andrew.25 Oct., 1828 Day, Charles D.26 May, 1840 Avocats généraux (Proinncc de Québec) Monk, James, 22 avril 1788.Bas-Canada Perrault.Olivier, 28 septembre 1808.Pyke, George, 20 mai 1812.Cochrane, A.W., 9 juillet 1818.Vanfelson, George, 27 janvier 1819.Nile Corn’n, 11 décembre 1820.Hamel, André-Rémi, 11 juillet 1822.Francis-J.Audet (1) A l’occasios du nouveau rogne.(2) Nouveau règne. 278 HISTORIQUE DE LA VOIRIE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Regime anglais: Les ordonnances de 1766 et de 1777 Le nouveau régime n’apporta pas de changement sensible aux anciennes lois de la voirie.Au lendemain de la capitulation de Montréal (16 septembre 1760), le général Gage fut nommé gouverneur de Montréal, le colonel Burton, gouverneur des Trois-Rivières et le général Murray, gouverneur de Québec.Le régime militaire commençait.Tl devait durer jusqu’au 10 août 1764.Pendant ce laps de temps toute l’administration de la colonie fut entre les mains de ces trois gouverneurs.Ils édictèrent bon nombre d’ordonnances concernant la voirie.Dès le 26 octobre 1760, le général Gage demandait à tous les habitants de son gouvernement de voir à ce que dans leurs paroisses respectives, les chemins et les ponts fussent réparés.Tl ajoutait que chaque paroisse pouvait choisir elle-même son “voyer ou inspecteur de grand chemin” (1).Il ordonne que dès les premières neiges l’on devra tracer sur la côte nord de son gouvernement, un chemin de douze à quinze pieds et, pour rendre l’entretien de ce chemin plus facile, “nous voulons, dit-il, et ordonnons que toute voiture faisant route de Québec à Montréal ou partie de la dite route, soit tenue de marcher sur la droite du dit chemin, c’est-à-dire, vers la terre, et que celles qui descendront de Québec à Montréal, soient tenues de marcher sur la gauche, c’est-à-dire, vers la grève, à peine d’une piastre d’amende contre les habitants ou maîtres de poste qui mèneront la dite voiture, dont moitié sera donné à la personne qui aura pris les contrevenants sur le fait, et l’autre moitié aux personnes de la paroisse ou la voiture aura été arété.—Enjoignons pareillement que les chemins soient balisé à l’ordinaire sitôt que les nei- 33.(1) Report of the Public Archives for the pear 1918, Ottawa, 1920, p. — 279 — ges le permettront et que les dites balises soient au moins de 6 à 7 pieds au-dessus de la neige ” (1).Burton lança une ordonnance conçue à peu près dans les mêmes termes pour le district des Trois-Rivières (2).Comme les habitants des paroisses situées entre le Cap-de-la-Madeleine et Sainte-Anne-de-la-Pérade ne semblaient pas avoir compris ce qu'il demandait, il s’expliqua dans une ordonnance subséquente adressée aux capitaines de milice : “C’est, dit-il, un chemin de 15 pieds de large, dans lequel les voitures puissent tenir la droite en montant et la gauche en descendant et non pas deux chemins séparés et encore moins des balises au milieu; vous le ferez entendre aux habitants de votre paroisse afin qu’ils ayent à s’y conformer et vous leur ordonnerez d’applatir le banc de neige qui sépare a présent les deux chemins et d’en ôter par conséquent les balises pour n’en faire qu’un seul chemin ” (3).Diverses autres ordonnances concernaient la réparation des chemins et des ponts.L’une d’entre elles, émise par Haldimand, alors gouverneur des Trois-Rivières, veut (pie le chemin du roi, dans son district, soit porté à trente pieds de largeur “ parce que, disait-il, il était trop étroit en plusieurs endroits, ce qui cause le retardement des courriers et voyageurs, lorsque plusieurs voitures se rencontrent et donnent lieu à des mares d’eau et à des bourbiers (pii gâtent entièrement les chemins après la chute des pluies ou à la fonte des neiges (4).Un service régulier de courriers venait d être établi entre Québec et Montréal, et l’on tenait naturellement à ce que la distance entre les deux villes fut franchie le plus vite possible.Les capitaines de milice, dans chaque paroisse, étaient tenus de recruter tous les miliciens de leur régiment afin de les faire travailler à la réparation des chemins aussitôt que l’ordre en était donné par le gouverneur.Un des premiers soins de Murray, après sa nomination connue gouverneur en chef de la province de Québec, fut de (1) Idem—Ordonnance du 2» novembre 1761, pp.50-51.(2) Idem—Ordonnance du 14 novembre 1761, p.114.(3) Idem—Ordonnance du 23 décembre 1761, p.116.(4) Idem—Ordonnance du 2 octobre 1762, p.135. — 280 s’occuper de la voirie.Le 20 novembre 1765, il nommait François-Joseph Cugnet, seigneur de Saint-Etienne, inspecteur des chemins pour le district de Québec, et René-Ovide Hertel de Rouville, pour le district de Montréal (1).Quelques mois plus tard (27 mars 1766), il lançait une ordonnance où il indiquait la procédure à suivre pour “faire réparer et raccommoder les grands chemins”.Dans le préambule, il disait que les chemins et les ponts étaient devenus impraticables “ faute d’avoir été raisonnablement et convenablement réparés”.11 obligeait les grands voyers à visiter, de six en six mois, chacun dans leurs districts res-pectits, “les grands chemins publics, toutes les chaussées, passages, cours d'eau, ponts, fossés, hayes, arbres, saignées ou mares qui doivent être réparés par la paroisse, village ou banlieu ”.Le grand voyer devait ensuite comparaître devant les juges de paix de la localité et leur indiquer la nature des travaux a faire.Ceux-ci devaient lui donner par écrit l’ordre d exécuter les travaux requis.Le grand voyer chargeait les baillis et les sous-baillis, qui avaient remplacé les capitaines de milice dans les paroisses, de veiller à l’exécution des travaux.Chaque habitant devait fournir, pendant huit jours, une voiture avec cheval ou boeuf et un conducteur, sous peine d une amende de douze chelins par jour s’il refusait de fournir la voiture requise et de quatre chelins par jour, s’il n envoyait pas de conducteur.Les juges de paix, dans chaque localité, avaient le pouvoir, dans leurs séances générales ou spéciales, d imposer les amendes qu’ils jugeaient à propos, a ceux qui négligeaient de faire les réparations exigées par le grand voyer.Les argents ainsi recueillis étaient remis au giand voyer qui devait les employer à la réparation des mêmes chemins.T .es chemins devaient avoir au moins quatorze pieds de largeur (2)., T-es grands voyers Cugnet et Hertel de Rouville n’avaient pas attendu leur nomination officielle pour se mettre Rapport sur 1rs travaux
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