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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1934-11, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historic1 es VOL.XL LEVIS, NOVEMBRE 1034 No 11 - - - LA FAMILLE AUBREXAX OU AUBRY Plusieurs Aubry passèrent par la Nouvelle-France.Citons : Le premier appartient plutôt à l’histoire de l’Acadie mais il a sa place ici.C’est tuessire Xicolas Aubry, originaire de Paris, qui accompagna le sieur de Monts en Acadie en 1604.Marc Lescarbot nous dit qu’il vivait encore en 1712.résidait à Paris et s’intéressait encore aux missions de l’Acadie.Louis Aubri ou Aubrv dit Laraniée.de Saint-I’ierre.évêché de Bordeaux, marié à Laprairie, le 16 septembre 1694, à Anne Dumas.Il ne laissa pas de descendants de son nom.Germain \ubrv flit Larose, irlandais, qui obtint des lettres de naturalité en mai 1710 et décéda à Montréal le 11 juillet 1723, sans s’être marié.Nicolas-François Aubry, originaire de Dinan.en Bretagne, marié à Madeleine Harbour, et décédé à Montréal le 25 janvier 1763, sans laisser de fils.Guillaume Aubrv dit Laflèche, de Saint-Etienne, diocèse d’Angers, marié à Martine Olivier, qui laissa un fils.Guillaume Aubrv, marié à son tour et eut peut-être des descendants._ " y Louis Aubrv, de Saint-Jean-en-Grève, Paris, marié a Elisabeth Hubert.11 eut une nombreuse famille.Joseph Aubry, de Saint-Brouin-les-Moines.diocèse de F)ijon, en Bourgogne, marié à Marie-Joseph ( hevrefils. 642 — Jean Aubry, de Châtillon-sur-Seine, diocèse de Langres, en Bourgogne, marié à Antoinette Guéry.Il vint ici pour travailler aux I/>.rit., 1.I p.266 pt 314; t.II.p.25.r.-G.Roy, Mathieu Amiiat-Yillrncuve dans le li.R.H., 1919.p.328.Abbé A.Pouillard-Despres, Histoire, des seigneurs de ht Rivière du Sud Saint-Hyacinthe, 1912 p.46-47.(2) Histoire .de i'hamplain, t.I, p.114.(3) Gosselin, op.cit.1ère partie, p.25.M) Antoine Roy, Les lettres, les sciences et les arts au Canada sous le regime français, Paris, 1930, p.152-153.(5) Ibidem, p.153.(6) 11.Lnrin, Le comte de Front mao, Paris, 1895, p.127-129.(7) Gosselin, op.cit,., 1ère partie, p.365-366.(8) FI.Lorin, op.cit., p.128-132.Mpp- II.Têtu Les évéques de Québec, Québec, 1889, p.111-113.I’.-P.Viard La dime ecclésiastique dans les colonies françaises aux Al Ile et XVIIIe siècles (Renie d’histoire moderne, mai-min 1928, p.220226).J 1 (9) Hibl.Nat., N.Acq.Fr.9, 273, loi.126 v (Estât présent de VEpli-se dans la .\oueelle-Franee par M.l’évêque de Québec, 1688, imprimé).l‘,n 16‘6, ‘‘deux ou trois cures seulement étaient fixes” (Garneau.Histoire du Canada.Paris, 1920.2 vo(.t.1, p.228). — 649 au Canada — fixées sur le papier; car huit seulement auraient été “remplies” d’un titulaire (1).Tl fallut que l'autorité administrative s’en mêlât.En 1721, M.de Vaudreuil, gouverneur, M.Begon, intendant, s’entendirent avec l’évêque, Mgr de Saint-Vallier, pour élaborer un règlement relatif à cette importante question du “district” des cures.Après une enquête menée sur place par le procureur-général Collet, il fut arrêté que quatre-vingt-deux paroisses existeraient désormais au Canada (2).Le nombre en augmenta par la suite.On en comptait cent dix en 1760 (3).Sur un point, l’évêque avait dû céder, il l’emporta sur l’autre.11 y eut donc dans la Nouvelle-France des cures fixes.A part celui de Notre-Dame de Québec, il n’y eut jamais de curés inamovibles (4).C’était une très faible partie de son diocèse que l’évéque de Québec avait mise en paroisses, celle ou les seigneuries, c’est-à-dire les établissements français, se succédaient sans solution de continuité; la colonie au sens restreint du mot, le pays cultivé, peuplé, exploité par les Français.La presque totalité de ce diocèse de Québec, le plus vaste du monde, de la Baie d’Hudson au golfe du Mexique, du Port-Royal d’Acadie jusqu’au Lac Supérieur et bientôt jusqu'aux Montagnes Rocheuses, demeura terre de missions.Nous voici parvenus à une époque où il est permis de parler de paroisses rurales canadiennes.Les prêtres qui les desservent, que sont-ils ?que font-ils -1 2 3 4 5 Ce qu’ils sont d’abord.Prêtres des Missions Etrangères, Sulpiciens, Récollets dans quelques paroisses (5).( est grâce aux Jésuites que le Canada des premiers temps avait (1) Lettre* et Mémoires de F.-M.-F.Ituc ttc d'.\ uteuil (Rapport de Varchiviste .de Québec pour 1922-1923, p.28.) En 1720, il n’y avait int d’autre que celui qui avait mission de les conduire à la guerre.Essentiellement, ses fonctions consistaient à tenir un contrôle de sa compagnie, soit de tous les hommes de la paroisse propres au service, et de les exercer.En fait, la réalité de ses pouvoirs dépassait sensiblement le cercle des attributions militaires- Chargé de l'exécution des ordres des intendants, il tenait dans chaque paroisse ou côte la place d’agent du gouvernement.La paroisse avait son corps délibérant, l’assemblée générale des fidèles.Elle s’administrait elle-même par ses magistrats élus: marguilliers, chargés des finances ordinaires, nommés au nombre de deux ou trois pour deux ou trois ans; syndics, en quantité variable, désignés pour une affaire déterminée: construction, réparation de l’église, du presbytère, expertises, etc.La constitution de la paroisse n’excluait pas le curé.Elle lui faisait sa place.Il n’était pas tenu en dehors de cette organisation.C est a la maison presbytériale que se réunit habituellement cette 'majeure et plus saine partie” des habitants qui forme 1 assemblée ( 1 ).Après annonce faite au prône de la grand messe et convocation au son de la cloche (2).Les réunions des paroissiens tenues sans l’autorisation du curé étaient irrégulières, illégales (3).(1) Trudelle, op.rit., j>.41.Histoire (li- Champlain, t.II, p.148.Abbé Couillard-Després, Histoire de Sorel, p.118.(2) A.lodnin et .1.-1».Vincent, op.oit., p.200, 215.IIMoire de Champlain, t.Il, p.148.^t Abbé J.-B.-A.Allaire, Histoire (le la paroisse (le Saint-Denis sur Kieheheu.Suint-Hyacinthe, 11)05, p.21.Une lettre de M.de Montgolfier, vicaire-général, il M.Porlier, curé de Saint-Ours, du 4 novembre 1780, codifie la jurisprudence suivie à cet égard sous le régime français.Pour la validité d’une assemblée, “il est nécessaire qu elle soit indiquée au prône par M.le curé, qu’elle soit ensuite an-nonc.ee par le son de la cloche et c’est le droit du curé d’y présider’’ (Abbe.A.Couillard-Després, Histoire île Suint-Ours, t.II, p.142.82 — 659 Le curé surveille les comptes des marguilliers.Ceux-ci doivent les lui soumettre (1).Mais ni les uns, ni les autres ne se soucient extrêmement de leurs droits ou de leurs devoirs.Evêques et vicaires généraux, au cours de leurs visites, constatent parfois dans les états des recettes et des dépenses de certaines paroisses d'étranges irrégularités (2).L’intervention du curé dans le maniement des tonds paroissiaux est constante.Les donations faites à l’église, elles sont acceptées par lui et par les marguilliers (3).La concession des bancs, leur vente, c’est-à-dire leur location, sont toujours des affaires importantes.Elles intéressent le budget de la fabrique dont c'est là une des recettes les plus sûres; elles intéressent également la vanité des familles, leur dignité si l'on veut, puisque de la possession de telle ou telle place, elles font une question d’honneur.C’est le curé qui réglemente la police des bancs (4).Ce ne sont pas les marguilliers seuls; ce sont presque toujours les marguilliers et le curé qui les adjugent (5).Parfois, c’est le curé qui emploie les fonds de la fabrique, passe des marchés, achète par exemple un tableau ou des lustres (6).Si le coffre-fort, qu'il est expressément enjoint à toute fabrique de |x.sséder.doit avoir deux serrures, c'est pour que l'une des deux clef.- soit confiée au curé ( 7 ).On vit mieux encore.Malgré l’opposition du marguil-lier en charge, M.Mercereau.curé de la l’ointe de Lévy, obtint de sa fabrique qu elle prête 847 livres à la paroisse — (1) Trudelle, op.cil., [>.28.Histoire île Champlain, I.I, |>.194.(2) Histoire île.Champlain.t.II.p.I3.V (3) J.-lï.Iloy, llistoiri île l.nuzon.t.11.p.249.(4) Trudelle, up.rit., p.40-47.Ooitillard-Després, Histoire île .Saint-Ours, t.I, p.264.(5) lliiileiu p.207.•fodoin et Vincent, up.rit., p.211-212.Cependant, a Suret, en 172S.les marguilliers.dans des locations de bancs, ne font intervenir le curé que pour signer, à leur défaut, euv ne sachant pas (('ouillard-l)esprés, Histoire ilr So ni, p.110).(6) Trudelle, op.rit., p.48 90.J.-H.lioy, Histoire ill Lauzun.t.II.p.164.A.lioy, up rit., p.276, note 2.(7) Histoire ih l'Iinmplain, t.II.p.136, 139, 146.Trudelle, op.rit., p.83. — 660 — alors en formation — de Saint-Henri; il cautionne cette avance et son évêque le couvre de son approbation( 1754) ( 1 ).Ce n’était pas une sinécure que le métier de curé canadien.Et, la plupart du temps, ils n’avaient personne pour les aider.D’une manière générale, presque absolue, ils n’avaient pas de vicaires.Si M.Morisseau, curé de Charlesbourg, n’en manqua jamais de 1750 à 1760, c’est que sa faible santé lui créait une situation à part et lui donnait des droits que n’avaient point ses confrères (2).M.Boucher, à la Pointe de Lévy, en eut un, pendant les huit dernières années de sa vie (1714-1721), mais bénévole (3).( es curés, qui ne ménageaient point leur peine, étaient-ils bien payés .J Régulièrement, ils avaient la dîme, les messes, le casuel.La principale de leurs ressources, c’était la dime.Mgr de Laval l'avait établie en 1663.Les lettres patentes de la même année, qui confirmaient l’érection du Séminaire de Québec, l’avaient fixée au treizième des récoltes.Les plaintes des colons obligèrent l’évêque à la modérer.Une ordonnance de 1667, rendue par M.de Tracy, lieutenant général, de Courcelle, gouverneur, et Talon, intendant, la réduisit au vingt-sixième pour vingt ans.C’était une mesure provisoire: elle fut définitive.Elle survivra au régime français.Les nouveaux colons ne devaient rien payer pendant les cinq premières années de leur installation : et cela aussi demeura acquis (4).Les habitants avaient demandé à moins payer.Ils auraient voulu ne rien payer du tout.Désormais, ils se montrèrent aussi peu empressés que possible à s’acquitter de la dime.(1) (2) (3) (4) I\-(i.dan tu de 70-74.J.-IC.lioy, op.vit., t.K, p.235-236.Trudelle, op.cit., p.00-91.* •IIjoy, op.rit., t.II.p.73-74.Chanoine Kmilc Chartier, op.cit.p.361.liov, Le» petite» rho»e» de notre histoire, 5e série, p.104-105., Ordonnance», commissions, etc.des gouverneurs et intenta Aouvcltv-h'rnnce (1639-1706).Beauceville, 1924, 2 vol., t.1.p.Têtn, op.cit., p.113.K.La veau Histoire du droit canadien.Montréal, 1888-1889, 2 vol., t.I, p.467.,^4’t *’ll(lue4’ dîme, (Mémoires de la Société Royale du Canada, 1911, sect.I, p.14). Cette dime au vingt-sixième paraissait excessive aux ti-dèles.Le clergé la trouvait insuffisante.A plusieurs reprises, il chercha à en augmenter le produit, soit en en relevant le taux, ramené au treizième, soit en étendant la matière décimable.L’ordonnance de 1667; l’édit de 1679, qui intervint ensuite sur le même sujet, s'étaient exprimés en termes très généraux.Les dimes y étaient déclarées portion “tant de ce qui naît par le travail des hommes que de ce que la terre produit d’elle-mesme".En fait, les habitants ne payèrent jamais (pie le vingt-sixième des grains (1).Les tentatives, ties évêques ou des curés, pour faire porter la dime sur les autres récoltes, notamment sur les fruits, les légumes, sur le chanvre, le lin, le tabac, demeurèrent infructueuses.La cour de France restait fidèle à son principe de ne tolérer aucun accroissement en pouvoir ou richesse de la part du clergé.Sur les lieux mêmes, le Conseil Supérieur de Québec veillait à empêcher tout ce qui lui semblait empiètements des prêtres.“Si les habitants, déclarait, en 1706, le procureur général Luette d’Au-teuil, avaient été obligés de donner la dime de toutes choses, tout leur travail aurait tourné au protit unique de l’état ecclésiastique, ce qui les aurait obligés d’abandonner et de retourner en l’ancienne France” (2).Un arrêt du Conseil du Roi de 1707, confirmant plusieurs arrêts du Conseil de Québec, une lettre du ministre, de 1732, à MM.de Beauharnois et Hocquart, Gouverneur et Intendant, fixèrent le droit: aucune modification ne devait être apportée à l’institution de la dime, pas plus a son assiette qu’à sa quotité (3).(1) Pourtant, en 1750, les habitants de Saint-Henri seigneurie de Lauzon — s’engagent à fournir 200 minots de blé par an au missionnaire qui desservira leur église “sans y comprendre les autres grains, jusqu'à ce que la dime pût être en état de donner la même quantité” (J.-E.Itoy, Histoire de Lauzon, t.Il, p.225).En 1757, Bougainville affirme au sujet de la dîme: “on ne la prend que sur les grains et les légumes” (Mémniri sur Vêlai de la A ouielle-h ranci (1757, dans le Rapport de l'archinsh il< .Québec pour 1923-1024, p.^ (2) Lettres et mémoires de F.-M.-F.Fui Ile d'Autcuil, p.p.I‘.-O.Ko.\ dans le Rapport de l’archii istc il¦ Quebec pour 1922-1923.p.22-29, 32- 36.(3) Chanoine Emile Chartier, up.cil., p.361-362.Abbé Aug.Gosselin, op.cil., 2e partie, p.148-150.251-252.Bureau, op.cil., t.I, p.470. Depuis 1692, les curés étaient directement intéressés à la question.Mgr de Laval, en 1663, avait uni les dîmes à son séminaire.Ce qu'il avait voulu fonder, c’était une société de prêtres qui aurait mis en commun leurs revenus.Lui, l’évêque, aurait été le maître absolu, tout puissant, des biens et des hommes ( 1 ).Cela ne pouvait être longtemps du goût des missionnaires.Cela déplut à Colbert.L’édit de mai 1679, que nous avons cité plus haut, décida que dorénavant: “les dîmes, outre les oblations et les droits de l’église, appartiendront entièrement a chacun des curés”, qu’ils fussent perpétuels ou amovibles (2).Mais ce n est pas avant 1692 que le Séminaire cessa de percevoir les dîmes et consentit à reconnaître aux paroisses une façon d’autonomie: sans existence légale jusque-là, elles obtinrent, de ce fait, la personnalité juridique(3).( omment s’effectuait la perception de la dime ?L’édit de 1679 posa des principes pour la réglementer.Le choix était laisse aux curés, de la lever eux-mêmes ou bien de l’af-termcr.Mais la prise a bail des dîmes ne tentant personne, iorce fut aux curés de recourir à l’autorité du Conseil Supérieur.lui 1680, celui-ci arrêta que, s’il ne se trouvait point de fermiers, les seigneurs et les habitants devraient élire des percepteurs.Au cas où ils ne le feraient point, le juge le plus proche v pourvoirait (4).Dispositions qui restèrent inexécutées.Les Canadiens toujours hostiles a la dime, opposèrent une résistance passive: ni fermiers, ni percepteurs.Les curés cessèrent de voir une incompatibilité entre leurs fonctions spirituelles et la charge de recueillir la dîme (5).Tls prirent donc l’habitude de la percevoir eux-mêmes (6).D’ailleurs, elle était portable et non quérable.Ils n avaient pas à se déranger pour l’aller i éclamer.Les paroissiens devaient la leur apporter.En pi incipe.Ils le faisaient plus ou moins exactement.Tant ( 1 ) Têtu, op.rit.|).111-1 Ui.(2) Ju/remcnls et délibérations du Conseil Nourcrain de lu Xouvelle-r rance.Québec, 1886-1.889, 6.vol., t.Il, p.921.(•)) .r.-K, Roy.Histoire de .Lauzon, t.I, n.433.(t) -Iiif/ement* el délibérations , t II ,> 450-452 (5) Ibidem t.11.792-794.1 2 * * 5 6 ' (6) lettres el mémoires de F.-M.-F.Ruelle dWuteuil bureau, op.rit., t.|, p.470., p.33, 35. que dura le régime français, la dime ne fut jamais populaire au Canada ( 1 ).Le curé, bien souvent, était obligé d’accepter ce qu'un lui offrait.En 1674, à Charlesbnurg, Guillaume l’icquefeu et Charles Goutherot qui devaient, l’un, deux boisseaux de grains, l’autre un minot, les payèrent en paille qui servit à couvrir la chapelle (2).Qui nous prouve qu'au XYIIIe siècle, il n’en a pas encore été quelquefois ainsi ?Que pouvait représenter, en moyenne, le revenu de la dime ?600 livres par an au moins, affirmait Muette d’Au-teuil en 1707; parfois 1,500, 2,000 livres et même plus (3).Mais Auteuil, quand il s'agit des prêtres, n’est pas toujours très sûr.En réalité, l’édit de 1679 avait prévu que cette ressource serait insuffisante.Et les curés ne cessèrent de se plaindre à cet égard.Ils avaient d’autres moyens d’existence: leurs messes, le casuel.Qu’est-ce qu’ils valaient ?Le casuel se réduisait aux honoraires des baptêmes et mariages.Le produit des quêtes, celui des enterrements, l’argent des bancs, faisaient partie des recettes de la fabrique.Le prix des messes variait suivant les localités.\ ingt sous parait avoir été une rétribution ordinaire pour une messe basse (4).En 1734, il y en avait à quinze et même à dix sous (5).A combien tout cela pouvait-il monter?Mais d’abord, que fallait-il à un curé canadien pour subsister Quel était son niveau d’existence ?Là-dessus, comme on devait s’y attendre, les appréciations ont varié énormément.Selon M.d Auteuil, un curé, en 1706, pouvait viv re avec deux cents livres (6).Mais le parti pris du procureur général faussait sa (1) ( him.Emile Chartier, »p.oit., p.3•>2-30a.Viaril, la (Unie ., p.222-223, 22C».P.-G.lioy, Ordonnance» et coin missions , t.I.p.177-178, 21 :!-21 «>., Inventaire îles ordonna li res .¦ t.Il, p.19, 68-69, 74; t.III, p.24(i, 270.Hint (tire île.t'hain/ilai », t.I.p.M2, 17.V Abbé A.Couillurd-Després, U Moire de .Saint-Ours, t.I, p.206207.J.-E.Koy, Il ht (tire de.Lattzttn.t.Il, p.103.Abbé J.-lî.-A.Allaire, Histoire de .Saint-Denis, p.43.(2) Trudelle, o/j.ci/., p.33-34.(3) lettres et mémoires ., p.28, 33-3.1.(4) Histoire de .Champlain, t.I, p.61.(5) lettre du curé \nriens, p.32.(6) lettres et mémoires.p.27-28. vision des réalités.En 1663, le gouverneur, l’intendant, les habitants estimaient 574 livres nécessaires à un curé pour ) Abbé A.Cou îl la ni-1 lesprés, Histoire de St-Oiirs, t.1 n 210.1725 à mi* '" '° ''linil'1, f'" curé ) Histoire de .Champlain, t.I, p.212.(6) J.-E, Roy, op.rit., t.I, p.278. — 671 — A l'institution de leurs évêques, de Mgr de Saint-Val-lier plus que d’aucun autre, les curés s’appliquaient à développer, chez leurs paroissiens, les habitudes de prières, les pratiques de dévotion ( 1 ).C’est à leur action qu’il faut attribuer, la plupart du temps, l'établissement des congrégations ou confréries pieuses: de Notre-Dame, pour les hommes (2); de la Sainte-Famille puir les femmes (3); du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel (4) ou du Rosaire pour les deux sexes (5).A la religion des Canadiens s’alliait une liberté de moeurs beaucoup plus grande qu’on ne l’a dit souvent (6).Les maladies vénériennes, extrêmement répandues, étaient un des fléaux de la colonie (7).Le curé de Montréal assurait publiquement, en 1746, qu’on les gagnait en dansant (our leur pays.Chez le> prêtres comme chez les laïques, il était très vif.En 1690, Pierre de Francheville, curé de la Rivière Ouelle, à la tête de ses paroissiens, avait fait le coup de feu contre les Anglais et repoussé une de leurs attaques ( 1 ).En 1759, M.de Portneuf, curé de Saint-Joachim, se fait tuer par eux avec neuf de ses paroissiens (2).A la Cession, presque tous les prêtres, qu'ils fussent nés dans l’ancienne France ou dans la Nouvelle, optèrent pour le Canada.Cl.At'DE DE Bo.W.U'I.T LETTRE DE m.DE BOURLAMAQl’E A Carillons le 3 juin 1729 J’ay receu monsieur la lettre dont vous m’avez honoré le 19 may, et suis extrêmement sensible à I’intérest que vous avez la bonté de prendre à mon avancement.Je vous fais mil retnerciemens aussi des nouvelles que vous avés la bonté d’y joindre.Vous ne me parlés ni de vôtre santé ni de vôtre destination, vous n’ignorés pas combien je désire que vous soiés content de l’un et de l’autre.Nulle nouvelle de l’ennemy depuis le dernier prisonnier.J’en attends.J’ay l’honneur d’être, avec le plus sincère attachement, monsieur, vôtre très humble et très obéissant serviteur, Bourramaquk (1) Abbé H.-U.Casfjrain, l’nr paroisse canadienne ail XYllc sièch.Montréal, 1924, p.9-72.J.-E.Roy, Histoire (le.Lauzon, t.1.p.423.(2) B.K.H.1899, p.213-214.Salone, op.cit., p.441, note 5. — 676 LE CHEVALIER D’AUX Dans le Bulletin de juin 1933, p.360, et dans celui de septembre 1934, p.550.on pourra lire avec profit les notes que M.E.-Z.Massicotte a recueillies sur le personnage dont il s'agit ici.Mais, en bon chercheur.M.Massicotte aimerait à en savoir un peu plus long.Eh! bien, sans être très riche en documents, je vais ajouter quelques renseignements à ceux que nous lui devons déjà.Le nom du chevalier a été écrit de bien des manières.Mgr Tanguay nous en donne des exemples dans quatre endroits, dans son Dictionnaire généalogique.Il n’a pas tout vu.Dans les documents de l’époque où l’on orthographiait au son assez souvent, on trouvera : d’Eau, d’O, Do, et enfin d’Aux.Dans le Bulletin d’août 1934, p.457, M.R.Roy cite le Dictionnaire de Lachenaye-Desbois où l’on voit que “cette famille avait nom d’Aux et que le surnom de Jolivet lui venait de Catherine de Jolivet qui, en 1615, épousa Biaise d’Aux ”, Mais alors où Mgr Tanguay a-t-il pris son Jolliet?Probablement dans un document où l’on a mal compris ou confondu les noms.Un état de services du “ Baron d’Aux ” va nous permettre de suivre l’avancement du chevalier au Canada.En voici une copie: Garde Marine Lieutenant, Canada Capitaine réformé Confirmé Capitaine Enseigne de vaisseau Confirmé capitaine Commission de capitaine, Mort en Canada 1683 1687 1689 1691, 16 mars 1692 1693, 1er janvier 1693, 1er mars 1694, 25 mars 1694 Cet état de service est bien celui du chevalier d’Aux qui nous occupe ici.Ce jeune homme, né vers 1666, si l’on en croit l’acte de sépulture, serait venu au Canada entre 1683 et 1685.Tl y était certainement avant 1686.Une lettre de Denonville va nous en donner la preuve et nous faire connaî- — 677 — tre un peu ce ~:i. — 680 — ans et quatre mois, la plus grande partie du temps en captivi té chez les Anglais.Rien n’indique que le chevalier d’Aux revint malade à Québec.Mais une gratification et un avancement lui seraient bien utiles.Le 15 mai 1693, il écrit de Québec au ministre.Voici l’abrégé de sa lettre.On le trouvera dans la Collection de Manuscrits (vol.II, p.118).“ 11 fut envoyé, il y a deux ans, par Monsieur de Fron tenac, aux Iroquois pour écouter leurs propositions.Ils le re tinrent prisonnier.Ils le livrèrent ensuite aux Anglais, avant brûlé son interprète et son valet.Il fut après gardé par les Bastonnais, de chez lesquels il a trouvé moyen de se sauver après avoir souffert chez les uns et chez les autres tout ce qu’on peut imaginer (1).“Pendant qu'il a été chez les Anglais, il a pris les phis exactes connaissances qu’il a pu de leur pays.“ Il a apporté des plans de leurs habitations et il est en état de les détruire, si Sa Majesté veut lui y envoyer des for ces suffisantes.“ Il luy en a coûté considérablement pour corrompre les gens par le moyen desquels il est parvenu à avoir des éclair cissements.Il supplie d’y avoir égard par quelque gratification.“ Il supplie aussi de le faire capitaine de frégate légè re.” La requête du chevalier fut entendue.Dans un Mémoire du Roy à Frontenac et Champigny, il y a une liste de grati fications faites à ces personnages et autres et à quelques of ficiers parmi lesquels se trouve le chevalier d’Aux à qui l’on accorde 2000 livres.“ en considération de la prison qu’il a soufferte chez les Iroquois” ( 2).On a remarqué plus haut que le chevalier avait été cou firme capitaine le 1er mars 1693 mais dont la commission ne fut datée que le 25 mars 1694, quinze jours avant sa mort.Amédéf.Gosselin*, ptre (1) Il a lieux uns est une erreur, c’est trois qu’il fallait écrire.Son valet était La Beaussière.(2) Rapport de F Archiviste de la Province.1927-28, p.142. — 681 — LE MEURTRE DE JEAN AUBUCHON Et* bulletin de 1934, p.48, ;i la suite de la reproduction dune lettre adressée par M.d Auteuil au sieur Jehan Ger-vaise, substitut du procureur fiscal, à Montréal, pose la question: Quel est ce M.L’Espérance assassiné à Montréal, en 1685?” Le colon qui fut alors victime “d’un crime énorme ” a fourni une carrière si chargée que nous ne pouvons en dire que les faits saillants.* * * Suivant Benjamin Suite, lean Auhuchon dit l’Espérance s’établit d’abord aux Trois-Rivières, en 1649, mais deux ans plus tard, sinon auparavant, il était à Montréal, car le 6 juillet 1651, il signe en qualité de témoin, à un acte de Jean de Saint-Père.Au mois de janvier 1654, en société avec Jean Picot dit Labrie, il est concessionnaire d’une terre, puis le 24 février, il reçoit un emplacement qui aujourd’hui so localise à l’angle sud-est des rues Xotre-Dame et Saint-Gabriel.Devenu “habitant" par ces concessions, il veut fonder un foyer et, le 19 septembre 1654, il épouse, aux Trois-Rivières, Marguerite Sédillot, née le 4 avril 1643.Tci se produit un premier ennui.Peu après son mariage, on aperçoit que Marguerite n’a pas douze ans.11 fallut donc réhabiliter l’union, au mois d'avril 1655.Actif, retors et audacieux, Mibuchon se livra toute sa vie aux affaires: ventes, achats, nrêts.et il assuma des risques, car en 1657, il était passible d’assez fortes amendes pour avoir fourni de l’eau-de-vie aux sauvages en échange de fourrures.Ces désagréments ne l’empêchaient pas d’être bien vu, et soit qu’il ait été grand ami du notaire Basset, soit qu’il ait été son voisin, le garde-notes seigneurial le fait signer plus de trente fois, comme témoin, entre 1658 et 1660.Le 15 avril 1660, Jean Auhuchon a le grand honneur de prêter à Adam Dollard fies Ormeaux, organisant son expédition glorieuse, une somme de 48 livres qui dut servir à l’achat d’armes et de munitions. — 682 Au mois de juin de la même année, un singulier écart de conduite faillit nuire à jamais au sieur Aubuchon.Convaincu de séduction, non seulement M.de Maisonneuve le condamna à 600 livres d’amende, mais en plus, il le bannissait de la seigneurie de Montréal.Ce coupable paya l’amende presto et s’en alla demeurer ailleurs.Mais les revers de fortune ne terrassent pas un combatif.“ 11 reparut à Ville-Marie, peut-être parce qu’il appela de cette sentence et que le jugement fut reformé; du moins fit-il une fondation perpétuelle à l’église paroissiale, sans doute en réparation du scandale qu’il avait donné à ses concitoyens.Ce fut la fondation de six messes en l’honneur du Très-Saint Sacrement, qu'on devait célébrer le premier jeudi des mois de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre, à huit heures et demie du matin.” (Faillon II.p.529).Fn lP/0, Aubuchon est encore inquiété, cette fois par la faute de sa femme qui, administrant un cabaret, laissa jouer aux cartes, pendant deux jours, les nommés Gabriel Lambert dit Laverdure, Pierre Mingan, Gasteau et La Tintaine.Les jeux de hasard n’étaient guère tolérés par les autorités, ensuite, les cabaretiers avaient ordre de clore leurs éta blissements à 9 heures chaque soir; enfin et surtout, parmi les joueurs infatigables, Gabriel Lambert était recherché pour vol de six minots de blé.Or le vol était une offense qui entraînait des peines sévères.Aubuchon se tira néanmoins de ce mauvais pas et il reprit figure, car au mois de janvier 1672, il était élu marguil-lier.Kn 1675, lors d’une souscription pour aider à construire l’église paroissiale, il souscrit la somme de 50 livres.Les archives sont ensuite muettes à son sujet.Il a plusieurs propriétés dans la ville, mais il semble plutôt vivre à la Pointe-aux-Trembles.Cependant il continue de négocier avec de gros traitants, tels l’âpre Berthé de la Joubardière, le prospère Lamoureux dit Saint-Germain et autres moins connus.Arrive l’année 1685 qui dénoue tragiquement l’existence de ce personnage de roman populaire.Le vendredi, 30 novembre, Jean Aubuchon quitte son habitation de la Pointe-aux-Trembles pour “aller à Montréal — 683 — entendre la sainte messe et agir à ses autres affaires et il se loge dans sa maison, rue Saint-Paul entre les rues S.-Eloi et S.-Nicolas.Comme les voisins ne le voient plus sortir, les 2 et 3 décembre, on prévient sa femme.Celle-ci envoie son fils Jean s enquérir." Il ouvre la porte de la maison, fermée au rcrouil par dedans, et trouve son père assassiné dans son lit.” Le 5 décembre, lendemain des funérailles du défunt, dame veuve Aubuchon présenta une requête au tribunal demandant aux autorités la recherche des coupables.Le 5 mars 1686, nouvelle requête de la veuve.Cette fois, elle signale que Jacques Pillereau a eu “du bruit” avec son mari, peu de temps avant le crime.Pillereau dut subir un procès et se soumettre à la question.Il se défendit avec énergie et à son tour reporta les soupçons sur la veuve et le fils du défunt.Il s’en suivit une empiète et des débats fort embrouillés.Finalement, l'affaire fut classée.Il ne reste qu’à ajouter un petit fait: le 10 février 1687, Marguerite Sedillot.veuve Aubuchon, épousait Pierre Lus-saud, sieur des Ruisseaux, sergent dans les troupes.K.-Z.Massicottf.ETAT SOMMAIRE DES ARCHIVES NOTARIALES DU DISTRICT DE MONTREAL ( 1648 - 1933 ) Sous le régime français, de 1648 à 1760, greffes déposés.42 Sous le régime anglais, de 1760 à nos jours.514 Total des greffes.556 Notaires de langue anglaise.70 Notaires de langue française.486 556 Nombre d’actes: les greffes sont divisés en liasses: celles-ci sont au nombre de.10,312 L’ensemble des actes forme un total d’environ.2,063.000 684 — LES SEIGNEURIES DE LA FAMILLE DE LERY I.K FIEF ET SEIGNEl RIE DE LERY Le 6 avril 1733, MM.de Beauharnois et Hocquart con cédaient au sieur Chaussegros de Lery “ ingénieur du roi en chef dans les places de la Nouvelle-France”, l’étendue de deux lieues de terre de front le long de la rivière Chamblv ( Richelieu) sur trois lieues de profondeur, bornée du côté du nord par la seigneurie du sieur de Longueuil, et du côté du sud, par la même ligne, par une ligne tirée est et ouest, sur le devant par la rivière de Chamblv et sur la profondeur aux terres non concédées.Cette concession fut ratifiée par le roi le 8 février 1735.A la mort de M.de Lery en 1751, la moitié de sa seigneurie passa à son fils aîné, Joseph-Gaspard Chaussegros de f.e-ry ; l’autre moitié fut divisée entre ses autres enfants.Dans son acte de foi et hommage du 1er mai 1756, Joseph-Gaspard Chaussegros de Lery déclare qu’en outre de sa moitié du fief et seigneurie de Lery il est propriétaire des trois-quarts de l'autre moitié, avant acquis les droits cédés dises frères et soeurs, Charles de Lery, Marie-Régis (épouse de M.Le Gardeur de Repentignv), Marie-Gilette et Louise (épouse de M.de Lotbinière).C’est le 2 avril 1766 que Mme Le Gardeur de Repenti gny, chargée du pouvoir de son frère, Joseph-Gaspard Chaus segros de Lery, vendit la seigneurie de Lery à Gabriel Christie, lieutenant-colonel et quartier-maître général des armées du Roi.Le 28 février 1781, le gouverneur Haldimand accordait souffrance à Mme Christie, pour la foi et hommage que son mari, absent, était obligé de rendre pour sa seigneurie de Lery “ jusqu’à ce qu’il puisse par lui-même ou par procureur rendre la dite foi et hommage.” M.Christie ne se donna jamais la peine de rendre la foi et hommage en question.En 1835, le 7 novembre, c’est son fils naturel.William Plenderleath Christie, de Montréal, qui rendait la foi et hommage pour le fief et seigneurie de Lery. — 685 — Lors de lu confection dn cudastre en 18(d, la seigneurie de Lery était devenue la propriété de Mlles Mary et Amelia Robertson et de Mary Elizabeth Tunstall, épouse de K.Roe.Le FIEF ET SEK.XEI RIE RlGAl'D Vai drei ie (Saint-François de la Béai c e) En 1736, Joseph Plenty de la Gorgendiere, agent de la Compagnie des Indes, et ses deux gendres, I humas Jacques Taschereau, trésorier de la marine, et François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil, capitaine dans les troupes de la marine, demandaient au gouverneur de Beauharnois et à l’intendant Hocquart de leur accorder à chacun une concession en fief et seigneurie de trois lieues de front sur deux de profondeur à prendre des deux côtés de la rivière Chaudière au bout de la profondeur des seigneuries déjà concédées.Les trois concessions devaient être contiguës.MM.Fleury de la Gorgendière, Taschereau et Rigaud de Vaudreuil s’engageaient à faire à leurs frais un grand chemin roulant et de charrette, du bord du fleuve Saint-Laurent, à la Pointe-Lévy, jusqu’à l’îlet au Sapin, dans la rivière Chaudière, d’où devait commencer la première des trois concessions demandées.MM.de Beauharnois et Hocquart regardèrent cette proposition comme un moyen propre à faire établir promptement toute l’immense vallée de la Chaudière et ils l’acceptèrent avec empressement.C’est le 23 septembre 1736 que MM.de Beauharnois et Hocquart accordèrent les trois seigneuries demandées: M.Taschereau reçut trois lieues de terre de front sur deux lieues de profondeur, des deux côtés de la rivière Chaudière, en remontant, à commencer de Filet au Sapin: M.Rigaud rie Vaudreuil eut également trois lieues de terre de front sur deux lieues de profondeur, à commencer à la fin de la concession de M.Taschereau: et M.Fleury de la Gorgendière reçut la même quantité de terre “à commencer de la fin de la concession de M.Rigaud de Vaudreuil D’après les actes de concession, le chemin que les trois nouveaux seigneurs s’étaient engagés à faire devait être parachevé en 1739, soit trois années plus tard. — 686 — Ces trois concessions furent ratifiées par le roi le même jour, le 30 avril 1737.M.Rigaud de Vaudreuil (|tii, en mai 1741, avait été nonuné major des Trois-Rivières, n’eut guère le temps de s’occuper de sa seigneurie.11 v avait, toutefois, accordé quatre arrière-fiefs: le premier, à Gabriel Aubin de L’Isle, de six arpents de front sur deux lieues de profondeur (9 septembre 1730) : le deuxième, à Joseph Nouchet, de six arpents de front sur une lieue et quarante-quatre arpents de profondeur (20 septembre 1740); le troisième, à François Daine, de six arpents de front sur deux lieues de profondeur ("24 octobre 1741); et le quatrième encore à Joseph Nouchet, de six arpents de front sur quarante de profondeur (1er mars 1741 ).De 5 janvier 1747, MM.Rigaud de Vaudreuil et Fleurs de la Gorgendière.pour des raisons que nous ignorons, échangeaient leurs seigneuries.L’acte d’échange reçu par le notaire Jean-Claude Panet dit: “c’est à savoir que la concession concédée a M.Rigaud de Vaudreuil sera et appartiendra à M.Fleurv de la Gorgendière et que la concession accordée au dit M.Fleurv de la Gorgendière sera et appartiendra à M.Rigaud de Vaudreuil.” M.Rigaud de \ audreuil devint donc propriétaire du territoire de ce qui tut un peu plus tard la paroisse de Saint-François.M.Fleury de la Gorgendière reçut en retour le territoire de la future paroisse de Saint-Joseph.De 1747 à la lin du régime français, M.Rigaud de Vaudreuil.successivement lieutenant de roi de Québec gouverneur des 1 rois-Rivières, puis gouverneur de Montréal, fut continuellement en courses de guerre.Il n’eut pas le temps de s'occuper de sa seigneurie de Rigaud-Vaudreuil.En 1759, très peu de colons étaient établis dans sa seigneurie tandis due les deux seigneuries voisines.Sainte-Marie et Saint-Joseph en avaient reçu un certain nombre.La perte du pays décida M.Rigaud de Vaudreuil à suivre son frère, le dernier gouverneur de la Nouvelle-France, dans l’ancienne France.Les deux frères, qui avaient toujours été liés par la plus tendre amitié, vécurent ensemble à Paris et au château de Collier, commune de Muides (Loir et Cher). — 687 — I ai contrats passés devant MM.Nair et Mouette, notaires au Châtelet de Paris, les 2 et 12 avril 1763, M.Rigaud de \ audreuil vendait sa seigneurie de Rigaud-Vaudreuil à M ichel-Eustache-Gaspard Chartier de Lotbinière.Celui-ci, par contrat passé devant Pierre Panet, notaire a Montréal, le 14 septembre 1771, donna ses seigneuries de Yaudreuil, de Rigaud et de Rigaud-Vaudreuil à son fils Mi-chel-Eustache-Gaspard Chartier de Lotbinière, le futur président ou orateur de la Chambre d’assemblée.M.Chartier de Lotbinière fils garda la seigneurie Rigaud-Vaudreuil moins d’un an.Le 11 mars 1772, il la vendait à son oncle, Joseph-Gaspard Chaussegros de Lerv, chevalier de Saint-Louis, ci-devant capitaine dans les troupes de la marine, déjà seigneur de Le Gardeur.Gentille et autres lieux.L’acte de vente reçu par le notaire Saillant, dit la raison qui forçait M.de Lotbinière à vendre sa seigneurie: “ voulant se débarrasser d’une forte rente viagère dont M.son père l’a chargé de paver pour chaque année à M.et Mme de Rigaud de Yaudreuil.que d’ailleurs les habitants de la seigneurie de la Beauce demandent depuis sept ans un moulin qu’il ne serait pas en état de faire construire.” M.Chaussegros de Lerv, en achetant la seigneurie Rigaud-Vaudreuil prenait les obligations de M.de Lotbinière, c’est-à-dire qu’il s’engageait à payer à M.de Rigaud de Yaudreuil une rente annuelle de 1000 livres.11 la pava pendant sept ans puisque M.Rigaud fie Yaudreuil décéda le 24 août 1779.M.Chaussegros de Lerv rendit foi et hommage pour sa seigneurie Rigaud-Vaudreuil, le 28 février 1781.Le eief et seigneurie de Gentii.i.y L’histoire du fief et seigneurie de Gentille commence le 16 avril 1647 par deux concessions de la Compagnie de la Nouvelle-France, l’une à Pierre Lefebvre et l’autre à Nicolas Marsolet.Pierre Lefebvre recevait un quart de lieue de terre de front sur une lieue de profondeur, à prendre sur le fleuve Saint-Laurent, du côté du sud. 688 — Nicolas Marsolet, de son côté, obtenait une demi-lieue de terre de front sur deux lieues de profondeur, tenant d’une part à la seigneurie de François Hertel et d’autre part à la concession faite à Pierre Lefebvre.Ces deux concessions avec certaines augmentations formèrent un peu plus tard ce es enfants dans la pauvreté.Le 8 juin 1778, par acte de Pierre Mezière, notaire à Montréal, C harlotte Le Gardeur de 1 illv vendait son fief et seigneurie à Joseph-Gaspard Chaussegros de Lery.Après la mort de M.Chaussegros de Lerv, en 1797, ses enfants vendirent le fief et seigneurie de I,e Gardeur, Belle-Plaine ou des Plaines à Jean-Baptiste Noél.Les héritiers vendirent leurs parts, Charles-F.tienne Chaussegros de Lerv et Marie-Angélique Chaussegros de Lerv (épouse de lean Baptiste Couillard) le 16 mars 1803 ; Louis-René Chausse gros de Lerv, Georges-Koch Chaussegros de Lerv et Joseph-François Chaussegros de Lerv le 5 avril 1700 ; Catherine Chaussegros de Lerv (épouse de M.Savettse de Beaitieu ) le 10 janvier 1811.M.Noël porta la foi et hommage au gouverneur pour sa seigneurie le 4 mars 1814.A la mort de Jean-Baptiste Noël en 18., le fief et seigneurie de Le Gardeur, Belle-Plaine ou des Plaines passa à son fils Léonidas Noël.Le fief et seigneurie de Perth ns I.e fief et seigneurie de Perthuis se trouve en arrière de la seigneurie ou baronnie de Portneuf.11 fut concédé le 1 1 octobre 1753, par le gouverneur Duquesne et l’intendant Bigot à Joseph Perthuis, conseiller au Conseil Supérieur de Québec.L’acte de concession lui donne une lieue et demie fie front sur neuf lieues de profondeur.La ratification de la concession de ce fief fut accordée par Sa Majesté le 1er mai 1754.M.Perthuis partit pour la France peu après la Conquête.Sa femme, Marie-Anne Chasle, restée à Québec pour dis poser des propriétés de son mari, vendit le fief et seigneurie Perthuis, le 17 septembre 1763, à François Mounier, négo- — 692 — ciant huguenot établi à Québec depuis près d’un quart de siècle.L’acte de vente nous fait connaître le prix payé par Mou-nier pour son acquisition: trois cents livres en espèces (acte de J.-C.Panet).M.Mounier n’avait acheté la seigneurie de Perthuisque dans un but de spéculation.Le 23 juillet 1/64.il la revendait aux frères Antoine et François Germain pour le prix de six cents livres dont la moitié comptant.La balance fut payée le 21 août 1765 (J.-C.Panet).MM.Antoine et François Germain, qui étaient cultivateurs au Cap Santé, n'avaient pas les moyens de coloniser ce domaine.Le 17 mars 1770, ils vendaient leur seigneurie à Joseph-Gaspard Chaussegros de Lery (J.-C.Panet).A la mort de M.Chaussegros de Lery, la seigneurie de Perthuis passa à ses fils Louis-René Chaussegros de Lery et Charles-Ktienne Chaussegros de Lery.Les héritiers Chaussegros de Lery vendirent la seigneurie de Perthuis, le 7 juin 1841, à James Greenough, riche négociant.de Portland, dans l’état du Maine, aux Etats-Unis.Après la mort de M.Greenough, la seigneurie de Perthuis passa à son fils, W.-P.Greenough, l’écrivain bien connu.En 1815, Joseph lïouehette disait de la seigneurie Perthuis : " Depuis la limite de Portneuf, le terrain s’élève en une suite de hauteurs interrompues et irrégulières vers le fond, où elles s’unissent à la chaîne de montagnes du nord-ouest: le sol, pendant une lieue ou deux vers l’intérieur, présente une marne ou argile légère, couverte quelquefois d’une cou che épaisse de belle terre noire; ces terrains, s’ils étaient cultivés, deviendraient indubitablement fertiles: on n’a pas en core constate la qualité du sol plus avant vers le fond.Aucune partie de cette concession n’a encore été mise en culture.Le bois de construction est généralement très bon, et composé des meilleures espèces qui se trouvent sur un bon sol sec, tels que l’érable, le hêtre, le frêne, le bouleau.et le pin.La partie basse de la seigneurie est arrosée par la rivière Sainte-Anne qui la traverse; mais dans les autres parties il n’v a que quelques petits courants d’eau, qui sortent des flancs des montagnes” (1).(1) Description topopraphiquc du Bns-Cnnnda, i>.398. — 693 — LA FAMILLE BEAUDOUIN Le chirurgien Gervais Beaudouin, arrivé à Québec à la fin de septembre 1(>82, était originaire de St-Rrice, diocèse de Chartres.Il était fils de Gervais Beaudouin, marchand en ce même village, et d’Anne Desrues.Probablement la mort de son père, survenue vers 1681, détermina le jeune médecin à émigrer au Canada.En relation avec les personnalités du pays, il ne tarda pas à s’attirer la sympathie et l’estime des gouvernants de la colonie.Treize mois après son arrivée, le 6 novembre 1683, il s’unissait Anne Auber, fille de Claude Auber, notaire royal à Québec, et de Jacqueline Lucas.Nous nous permettons de transcrire textuellement de leur contrat de mariage les noms et titres des témoins : “ De la part de Damlle Anne Auber, du Sieur Auber son père; Le Sr Félix Auber son frère.Le Sr Jean Prémont et Marie Auber sa fem.Le Sr Denis Roberge et Geneviève Auber sa fem.Le Sr Jean-Baptiste Louis Franquelin et Elisabeth Auber sa femme, beaux-frères et soeurs de lad.Anne Auber.De Messire Antoine Lefebvre, chevalier Seigneur de la Barre, consr.du Roy en ses conseils, Gouverneur et Lieutenant général pour le Roy en ce pays.Et de Messire facques de Meulles, chevalier aussv conseiller du Rov en ses conseils.Intendant de lustice, police et finances en ce dit pays, monsieur Mb Charles le Gardeur escuyer, Sieur de Tilly, cons, au conseil Souverain en ced.pays, monsieur Mb Claude de Bermen escuyer sieur de la Martiniere cons.au conseil, Monsieur Mb Charles Denis escuyer sieur de Vitray cons.au conseil, monsieur Mb François Magdelaine Ruette escuyer seigneur d’Auteuil et de Monsseaux, cons.du Roy en ses conseils, procureur général de Sa Majesté and.conseil Souverain et Damlle Anne Juchereau.son épouse, monsieur Mb Philippe Gautier escuyer seigneur de Comporté, cons.du Rov, provost général de la Maréchaussée de ce pays.Mb Jean-Baptiste Le Chasseur, Jean François Bourdon, sieur Dombourg, capitaine du navire Le Saint-François, Xavier-Pierre lemoyne escuyer, sicm d IIri- — 694 — ville, Jean Bourdon, chirurgien de mond.seigneur, Nicolas Juchereau escuyer, Sr de St-Denis et Dam.lle Marie Giliar sa femme et Dam.lle Catherine Colombière, femme de Josias Boisseau, François René Bachot et Françoise Juchereau son épouse, le Sr Jean Baudor marchand et Dam.Ue Marguerite Seignoret sa femme, le sieur Louis Jolliet et Clause Chasle, amys communs desd.partyes.” Le lecteur se rappelle sûrement la page où la 1 lon-tan tourne au ridicule la science du médecin de Monsieur de la Barre.Comme tout auteur satirique, la I lon-tan cacha le nom de sa victime.Oui était-elle ?Les opinions se sont partagées sur ce point.Une lettre de Mgr de Laval devait tout éclaircir (1).Il en est tout autrement.Certains ont nié l’existence de Jean Bourdon, supposé médecin du gouverneur, d’autres ont reconnu Ger-vais Beaudouin sous le ridicule de La Hontan.Or nous constatons la présence de Jean Bourdon, “ médecin de mond.Seigneur”, à la signature du contrat de Gervais Beaudouin et l’acte de mariage de ce dernier porte le même nom : ce qui met en doute la distraction du copiste de la lettre de Mgr de Laval.Nous voyons dans les “Jugements du Conseil Souverain (3e vol., p.239) un appel de Gervais Beaudouin contre Isaac Hervieux, accusé d’avoir proféré des paro les blessantes contre le chirurgien.Nous donnons in extenso ce jugement : “ Entre Gervais Beaudouin, Me Chirurgien en cette ville Appellant de sentence rendue par défaut en la Prévoste d’icelle le neufiesme du présent mois d’Une part ; et Isaac Hervieux Intimé d’Autre part, parties oiiyes, Et après que le dit Intimé a dit en pi esence d Ui suie LeY asseur, femme de Roger, premier huissier, pour ce mandée, qu il ne se souvient pas avoir rien dit qui puisse faire tort à la réputation du dit Appellant, lequel il reconnoist pour homme d’honneur et habile en sa profession, Lecture faite de la dite sentence portant défenses à l’intimé de rien dire contre la réputation de 1’Appellant à.peine de trente livres d’amende.(1) Voir Bulletin tien Recherches Historiques, 1927, 207 et 369. Le conseil a mis et met 1 appel et ce dont e>tait appelle au néant, Entendant A donné Acte à l’appellant de la déclaration de l’intimé et au surplus fait défense à l’intimé de rien dire contre la réputation de l’Appellant à peine de trente livres d'Amende, Et si a condamné le dit Intimé aux dépens de la première instance et de l’appel taxes à cinquante sols, l’expédition du présent arrest non comprise.” Rouer de Villeray C’est tout ce que nous avons trouvé concernant la réputation de Gervais Beaudouin.Voici la descendance de Gervais Beaudouin : (1) Marie-Anne.Elle est baptisée le 8 juillet 1685 à Notre-Dame de Québec : épouse le 6 février 1708 le sieur Jean-Baptiste Hertel de Rouville.“ chevalier de Saint-Louis, lieutenant d’un détachement de la marine, capitaine et commandant du port de Toulouse.ïle-Royale.” Elle meurt à l’Hôtcl-Dieu de Québec le 26 octobre 1745.(?) Gervais, bantisé le 3 août 1686.Tl marie le 5 seotembre 1714 Tlv'rèsc Guvon.fille de Tacnues Guvon-Dufresné et de Louise Kiel : inhumé le 2 juillet 1752.(3) Claire-Françoise, baptisée le 3 août 1686 ; sépulture le 14 août 1688.Parrain : Charles Denys écuyer Sr de Vitré, membre du Conseil Souverain.Marraine : Claire Bisset, femme de Louis Jolliet.(4) Geneviève, baptisée le 1 mars 1688 ; elle entre chez les Ursulines et porte le nom de “ soeut saint Augustin” ; sépulture le 24 décembre 1739.(5) Joseph, baptême et sépulture le 1 décembre 1688.(6) Marie-Marguerite, baptême et sépulture le 1 décembre 1688.(7) Maric-Marguerite-Charlotte, baptisée le 11 janvier 1690.Parrain : le Sr Pierre Benac, contrôleur général.Marraine : Dam.Marguerite Legardeur.(8) Michel, baptisé le 27 mars 1691.(9) André, baptisé le 10 juillet 1693 ; sépulture le 9 décembre 1708. — 696 — (10) Louis, baptisé le 1er octobre 1694 ; il épouse le 3 février 1722 Marie-Anne Roussel ; inhumé le 23 juillet 1740.(11) Elizabeth, baptisée le 19 novembre 1696; elle entre chez les Ursulines sous le nom de “Soeur de Jésus” ; sépulture le 2 février 1747.Anne Auber, qui s’était retirée à l’Hôtel-Dieu, après la mort de son mari, le 5 décembre 1700, est inhumée le 20 juin 1728.II Gervais Beaudouin épouse en secondes noces Mar-Thérèse Guyon, fille de Jean Guyon-Dufresné et de Louise Niel, le 5 septembre 1714.Enfants: (1) Thérèse-Marguerite, baptisée le 20 juillet 1716.(2) Charles-Marie, baptisé le 20 novembre 1717 ; ordonné prêtre le 22 septembre 1742 ; inhumé le 4 février 1761 à Montréal.(3) Gervais, baptisé en 1715 ; épouse Angélique Dubois en 1746.(4) Jean-François, baptisé le 5 octobre 1719.(5) Louis, baptisé le 18 décembre 1720.(6) Marie-Angélique, baptisée le 21 décembre 1721.(7) Joseph-Ignace, baptisé le 30 juillet 1724 ; il est inhumé à Cap-Santé le 23 avril 1754.(8) Marie-Agathe, épouse de Philippe Morel.(9) Geneviève, morte jeune.Thérèse Guyon est inhumée le 4 janvier 1736.Gervais Beaudouin fils, lui aussi médecin, épouse the Marcou, fille de Noël et de Marguerite Chapleau.De ce mariage naît une fille Marie-Marthe. — 697 — III Gervais Beaudouin épouse en 1746 Angélique Dubois, tille de Jean-Baptiste Dubois dit Lafrance.Enfants : (1) Antoine, baptisé le 14 novembre 1749 à Sainte-Croix ; sépulture le 1er septembre 1750.(2) Charlotte, baptisée le 27 mars 1758 aux Trois-Rivières ; inhumée le 18 juin 1759.(3) François, épouse Marie-Anne Aubry le 24 octobre 1763 ; sépulture à Nicolet le 10 janvier 1790.IV François Beaudouin épouse Marie-Anne Aubry, fille de Simon et de Marie Beaudet.Enfants: (1) Jean-François, baptisé le 25 octobre 1765 ; épouse le 10 janvier 1791 Marguerite Descoteaux, fille de Jean-Baptiste et de Natalie Richard.(2) Joseph, baptisé le 25 novembre 1766 : épouse (1) Françoise Coltret dite René le 14 janvier 1793 ; (2) Louise Morel le 22 septembre 1800 : sépulture le 25 avril 1837.(3) Marguerite, baptisée le 5 juin 1768 ; sépulture le 8 juin 1770.(4) Michel, baptisé le 20 novembre 1770 ; sépulture le 30 mai 1778.(5) Marie-Louise, baptisée le 7 octobre 1772 ; décédée le 22 juillet 1773.(6) Geneviève, baptisée le 27 juin 1774.(7) Marie-Joseph, baptisée le 27 juin 1776 ; décédée le 4 mai 1790.(8) Raphaël, baptisé le 17 juillet 1778 ; marié à Victoire Noël. — 698 — (9) François-Régis, baptisé le 11 mai 1780 ; décédé le 1er août 1786.Marie-Anne Aubry est inhumée à Nicolet le 26 octobre 1784.Acte de mariage de Gervais Beaudouin et d'Anne Auber “Le sixième iour du mois de Novembre de l’année mil six cents quatre vingt trois Y eu la dispense des trois bans de mariage d’entre Gervais Baudouin chirurgien âge de trente-huit ans ou environ fils de deffunct Gervais Baudouin et de Jeanne Desrue ses pere et mere de la paroisse de St-Brice Evesché de Chartres d’une part, lù Anne Aubert âgée de vingt huit ans ou environ tille de Claude Aubert et de def-functe Jacqueline Lucas, ses pere et mere de cette paroisse d’autre part, Laquelle dispense ils ont obtenu de Monseigneur L’Evesque de Québec nous I lenry de Bernières vicaire gnal.de moud.Seigneur L’Evesque et curé de cette Eglise paroissiale les avons en lad.Eglise conjoints en mariage en présence de messire Anthoine le Febvre seigneur de la Barre, cons.du Roy en ses conseils, Gouverneur et son lieutenant general en ce pays de la nouvelle-France, les Srs Claude Aubert pere de 1'Espouse, Jean François Bourdon Sieur Dom-bourg, le Sr Jean Bourdon et Silvain de La Motte lesquels ont signé avec l'Epoux et l’Espouse.” Acte de décès de Gervais Beaudouin, le 5 décembre 1700 “Le cinquième jour du mois de décembre mil Sept Cents a esté Inhumé dans leglise paroissiale de Québec Gervais Beaudouin Mte Chirurgien âgé de Après avoir esté muni des sacrements de pénitence Eucharistis et Extreme Unction par mte Etienne Levallet ptre Chanoine de la Cathédrale de Quebec En foy de quoy Je ptre faisant les fonctions curiales ay soussigné La ditte Inhumation que Sest faitte en presence de Claude Denis et de Pierre Le boullen-ger Ecclésiastiques et de plusieurs autres.” Pocquet ptre. — 699 — Actc de baptême de Gervais Bcaudouin fils “Le troisième iour du mois d’Aoust de l’an mil six cent
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