Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1935, août
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XLI LEVIS, AOUT 1935 NÏTâ LA FAMILLE PERTHUIS Charles Pertiiuis Trois Perthuis, de familles différentes mais originaires de la Touraine, vinrent s’établir dans la Nouvelle-France dès le dix-septième siècle.Pierre Perthuis, né à Saint-Denis d’Amboise, évêché de Tours, s’établit à Montréal.11 y fonda une famille qui s’est perpétuée dans cette région.Nicolas Perthuis, également originaire de Saint-Denis d’Amboise, s’établit à la Pointe-aux-Trembles de Montréal.11 eut des enfants mais nous ignorons si sa famille existe encore.On mentionne également dans nos annales judiciaires Claude Perthuis des Fourneaux.Traiteur, il eut des démêlés assez fréquents avec la justice.Il finit par s’assagir et décéda à Québec le 2 mars 1732.Il ne s’était pas marié.Charles Perthuis, celui qui nous occupe, né à Saint-Saturnin de Tours, était le fils de Charles Perthuis et de Anne Minet.C’est sur la fin du dix-septième siècle, probablement entre 1690 et 1694, qu’il passa dans la Nouvelle-France.Il se livra au commerce à Québec.Ses affaires prospérèrent et il devint un des grands propriétaires fonciers de la capitale.M.Perthuis décéda à Québec le 5 mars 1722, et fut inhumé dans la cathédrale.M.Perthuis avait épousé, à Québec, le 8 juillet 1697, Madeleine Roberge, fille de Denis Roberge et de Geneviève Aubert.M.Roberge était l’homme de confiance de Mgr de Laval et il joua un rôle utile à Québec.Madame Perthuis décéda à Québec le 3 avril 1741.Du mariage Perthuis-Roberge étaient nés onze enfants: — 450 — I Charles-Denis Perthuis Né à Québec le 5 août 1698.I' se ni,t dans le commerce comme son père et semble être allé mourir en France.Charles-Denis Perthuis avait épousé, à Québec, le 19 décembre 1724, Louise Brousse, fille de Jean Brousse.Elle décéda à Québec le 5 décembre 1729.De ce mariage étaient nées deux filles : 1.Marie-Lowsc Perthuis Née à Québec le 24 mars 1726.Probablement décédée en bas âge.11.Marie-Madcicinc-Joscph Perthuis Née à Québec le 15 mars 1727.Décédée au même endroit le 11 avril 1727.II Marie-Anne Perthuis Née à Québec le 25 juillet 1699.Décédée en bas âge.' III Angéliq U E-YI CTO I re Pert h u is Née â Québec le 24 octobre 1700., Elle fut religieuse ursuline à Québec sous le nom de Marie des Anges et décéda le 21 septembre 1746.Elle vécut quarante-cinq ans, dont elle employa vingt-cinq au service de la communauté.Elle avait une très belle main et elle enseigna pendant vingt ans lecriture aux élèves, ayant un grand talent pour les faire avancer.Elle chérissait de préférence le — 451 — soin des plus jeunes élèves, goûtant un bonheur extrême à graver de bons sentiments dans ces jeunes coeurs, et «à leur enseigner ces prières qui ont été prononcées par la bouche même du Fils de Dieu ou dictées par l’Esprit Saint.Elle observait un silence exact, se rappelant ce que dit l’Apôtre: “Celui qui ne pèche pas par la langue est un homme parfait.” Une inflammation douloureuse l’emporta en quelques jours.Dans la plus grande violence de son mal, sa soeur qu’elle affectionnait tendrement, s’approcha d’elle pour tâcher de la soulager en quelque chose: mais elle n’en voulut recevoir aucun service que l’infirmière ne lui en eût donné la permission, tant elle craignait d’accorder quelque chose à la nature, et d’affaiblir en elle la grâce IV M ARIE-M A DE I, E1NE-Ge NEVI EVE P ERT H UIS Née à Québec le 7 octobre 1701.Elle entra, comme sa soeur aînée, au monastère des Ur-sulines de Québec et y fut connue sous le nom de Mère Saint-Charles.Elle décéda le 31 octobre 1761."La Mère Perthuis de Saint-Charles, dit Y Histoire des Ursulines de Québec., nous est donnée comme “ une personne d’esprit, adroite à tout, silencieuse, charitable, d’une conscience délicate et même scrupuleuse sur l’observance des saintes règles, capable d’actes héroïques dans la pratique de toutes les vertus.Cette vertueuse religieuse, quoique attachée à la croix de Notre-Seigneur par les infirmités, a trouvé moyen de remplir à la satisfaction de tout le monde les offices de dépositaire, mai-tresse des novices, et maîtresse générale.Elle a reçu sa récompense après soixante ans de travaux et de mérites, dont elle avait passé trente-huit en religion.” V M ARIE-JOSETTE PERT 11U IS Née â Québec le 10 avril 1703.Mariée, à Québec, le 20 juin 1724, à Joseph Riverin, fils de Joseph Riverin, en son vivant bourgeois, de Québec, et de Michelle Mars. — 452 — Elle décéda à Québec le 23 avril 1738.Madame Ri ver in avait eu plusieurs enfants.VI Marie-Louise Perthuis Née à Québec le 17 juillet 1705.Décédée au même endroit le 24 juin 1725.VII Char lotte-Ac,at he Perthuis Née à Québec le 12 août 1706.Décédée au même endroit le 16 février 1724.VIII Marie-Thérèse Perthuis Née à Québec le 30 septembre 1708.Décédée à Charlesbourg le 23 décembre 1708., IX Jean-Baptiste-Joseph Perthuis Né cà Québec le 12 octobre 1710.Décédé à Charlesbourg le 20 janvier 1712.X Joseph Perthuis de la Salle Né à Québec le 30 août 1714.Il se livra d'abord au commerce avec son père, puis il suivit les cours de droit du procureur général Verrier pour obtenir un emploi de judicature. — 453 — Le 26 janvier 1743, MM.de Beauharnois et Hocquart nommaient M.Perthuis conseiller assesseur au Conseil Supérieur.Quatre ans plus tard, le 1er janvier 1747, il était nommé conseiller en titre, en remplacement de M.Rouer d’Arti-gny, décédé.C’est le procureur général Verrier, dont M.Perthuis était l’élève préféré, qui obtint cette charge pour lui.Sous le régime français, tout le sel nécessaire à la colonie était importé de France.L’intendant Talon s’était occupé, sur les ordres du ministre Colbert, de trouver des endroits dans la colonie propres à l’établissement de salives.La rareté du sel était un obstacle sérieux aux i>écheries de la morue et de l’anguille.Comme il se trouvait dans les environs de Kamouraska des fontaines d’eau salée qui semblaient propres à la fabrication du sel, l’intendant Hocquart essaya de les exploiter.Le 25 février 1747, il donnait ordre à M.Perthuis de se rendre à Kamouraska pour prendre la direction du nouvel établissement.Les capitaines de milice devaient lui donner toute l’assistance voulue.Ceux qui travailleraient sous ses ordres devaient recevoir trente sols par jour.Nous avons des renseignements sur les essais de M.Perthuis dans un journal anonyme de 1747.A la date du 24 janvier 1747, l’auteur écrit: “Le sieur Perthuis l’aîné est de retour; il apporte des essais de sel qu’il a fait; il est beau, mais c’est une faible ressource par la lenteur et la dépense des opérations; néanmoins, monsieur l’intendant donne des ordres pour la fabrication; ce sera toujours un petit secours en cas que les vaisseaux de France n’arrivent pas de bonne heure.” Le 11 octobre 1753, M.Perthuis recevait du gouverneur Duquesne et de l’intendant Bigot une seigneurie d'une lieue et demie de front sur neuf lieues de profondeur, à prendre au bout des trois lieues de profondeur de la seigneurie de Portneuf.C’est la seigneurie qui prit dès lors le nom de seigneurie Perthuis.M.Perthuis n’avait pas les moyens de peupler cette seigneurie et il ne s’en occupa jamais.11 la ven- — 454 — dit, le 17 septembre 1763, au sieur François Meunier pour une somme minime (1).A la mort de Verrier arrivée à Québec le 14 septembre 1758, c’est M.Perthuis qui fit provisoirement les fonctions de procureur général du Conseil Supérieur.Après la bataille du 13 septembre 1759, les conseillers se retirèrent à Montréal, où, sur l’avis de M.Perthuis, ils continuèrent de siéger.Leur dernière réunion eut lieu le 28 avril 1760.Lorsque M.Perthuis vit que le pays passait aux Anglais.il décida d’aller s’établir en France, où il espérait obtenir un emploi.II fixa d’abord sa résidence dans la vicomté d’Aunay (Haut-Poitou).M.Perthuis attendit plus de dix ans avant d’obtenir l’emploi désiré.Enfin, en 1774, le roi lui accordait la charge de conseiller secrétaire en la chancellerie de Poitiers.Dans ses lettres de provisions, il était dit: “Voulant pourvoir à l’un des offices de nos conseillers secrétaires en la chancellerie de Poitiers un sujet capable d’en remplir les fonctions avec honneur, nous avons accordé l’agrément au sieur Joseph Perthuis de la Salle: la confiance que nous avons en ses sens, suffisance, capacité et expérience, et les services qu’il nous a rendus en qualité de notre conseiller en notre Conseil Souverain du Canada, et ensuite en celle de notre procureur au dit Conseil.” M.Perthuis de la Salle décéda le 19 mars 1782.Tl avait épousé à Québec, le 16 septembre 1745, Marie-Anne Chasle, veuve de Guillaume Gouze.De leur mariage étaient nés sept enfants: I.Marie-Angélique-Louise Perthuis Née à Québec le 16 février 1747.Elle suivit ses parents en France.Elle vivait encore en 1781.Par décision du 5 septembre 1781, la petite pension qu’elle recevait du roi fut augmentée. — 455 - II.M ane- Anne-Elisabeth Pert huis Née à Québec le 18 janvier 1748.Décédée à Charlesbourg le 9 octobre 1748.111.M arie-A nne-M adclcinc Pert huis Née à Québec le 6 mars 1749.Décédée au même endroit le 11 septembre 1750.IV.Marie-Joseph Pert huis Né à Québec le 31 mars 1750.Décédé en bas âge.V.Joseph Pert huis Né à Québec le 26 janvier 1752.Le 6 novembre 1771, M.Perthuis obtenait une commission de sous-lieutenant au régiment de Piémont.Promu lieutenant en second le 7 avril 1778, il fut fait 1er lieutenant le 22 avril 1782, puis capitaine en second le 1er janvier 1785.Ardent royaliste.M.Perthuis émigra en 1791.Il fit toute la campagne de 1792 à l'armée des Princes, et celles de 1793 à 1801 à l’armée de Condé.Louis XVIII récompensa AI.Perthuis de sa fidélité en lui accordant sa retraite, le 9 décembre 1814, avec le grade de chef de bataillon.M.Perthuis décéda à Tours, le 4 janvier 1841, à l’âge de près de 88 ans.L’acte de l’état-civil cité ici lui donne le titre de chevalier de Saint-Louis: “ L’an mil huit cent quarante-un, le cinq janvier, à midi, par devant nous, maire, officier de l’état civil, soussigné, sont comparus les sieurs François Boisseau, âgé de vingt-neuf ans.marchand quincaillier, demeurant rue Colbert, no 126, et Jacques-François Dunais, âgé de trente-deux ans, maître plâtrier, demeurant rue Colbert, no 126, lesquels nous ont déclaré que monsieur Joseph de Perthuis, âgé d’environ quatre-vingt-huit ans, onze mois, lieutenant-colonel en retraite, — 456 — chevalier de Saint-Louis, célibataire, né ville de Québec, capitale du Canada, fils de Monsieur Joseph de Perthuis, en son vivant conseiller au Tribunal supérieur de Québec, et de dame Marie-Anne de Boisclerc (1), son épouse, est décédé hier, à quatre heures du soir, en son domicile, rue Colbert.no 36, et, vu le certificat de ce jour du médecin préposé aux inhumations, nous avons adressé acte que les témoins ont signé avec nous après lecture.(Signé) F, Boisseau, Dunais, Lau-by VI.Charles Kcgis Perthuis Né à Québec le 30 juillet 1754.C’est lui qui per]>étua le nom de Perthuis en France.Le 13 octobre 1778, le président du Conseil de Marine informait M.Perthuis ]>ère que le roi avait bien voulu convertir sa pension de 600 livres en une pension de 200 livres pour chacun de ses deux fils, Joseph et Charles-Régis.VII.Louis-Ignace Perthuis Né à Québec le 27 mars 1756.Décédé à Charlesbourg le 2 avril 1756.XI Jean-Baptiste-Ignace Perthuis Le continuateur de la lignée.Jean-Baptiste-Ignace Perthuis Né à Québec le 13 avril 1716.M.Perthuis s’occupa d’abord de navigation et fut, pendant plusieurs années, capitaine du senau.Plus tard, dans le but d’entrer dans la judicature, M.Perthuis suivit les cours de droit du procureur général Verrier. — 457 Le 23 novembre 1753, son beau-père, Henry Hiché, procureur du Roi de la Prévôté de Québec, réussissait à le faire nommer son substitut pour le remplacer en cas de récusation, maladie, absence, etc.L’année suivante, le 1er avril 1754, M.Perthuis succédait à M.Hiché dans sa charge de procureur du Roi de la Prévôté.Quelques jours plus tard, le 18 avril 1754, I Joscf>h-Henri Perthuis Né à Québec le 19 mars 1744.Décédé au même endroit le 26 mars 1744.II Rock-Joseph Perth uis Né à Québec le 10 mai 1745.Décédé au même endroit le 12 juin 1745.III Charlcs-I(jnacc-Eustachc Perthuis ¦ Né à Québec le 16 novembre 1746.Décédé en France.IV Maric-Annc-Madcleinc-Charlottc Perthuis Née à Québec le 22 mai 1748.Décédée au même endroit le 4 septembre 1748.V Madeleine-Joseph Perthuis Née à Québec le 6 novembre 1749.Décédée en France. - 458 — VI Jean-Marie Perthuis Né à Québec le 14 décembre 1750.Décédé en France.VII Louis Perthuis Né à Québec le 4 novembre 1752.Décédé en France.VIII Marie-Louise-Ursule Perthuis Née à Québec le 24 août 1755.Décédée en France.IX • Ours-Marguerite Perthuis Né à Loches, en Touraine.Décédé à Tours le 20 janvier 1820, ainsi qu’il appert par l’acte de décès suivant: “ L’an mil huit cent vingt, le vingt-un janvier à midi, par devant nous adjoint officier de l’Etat Civil soussigné, délégué par arrêté de Monsieur le Maire, sont comparus messieurs Jean-Antoine Miquel, directeur de l’hospice général de cette ville y demeurant, âgé de cinquante-cinq ans, et Fé-lix-Augusta Preusse, employé au dit hospice, y demeurant, âgé de vingt-trois ans; lesquels nous ont déclaré que Ours-Margueritte Perthuis, âgé de cinquante-huit ans, huit mois, né â Loches en ce département, le vingt-trois mai mil sept cent soixante-un +, fils de Jean-Baptiste-Ignace Perthuis et de Magdelaine-Josèphe Hiché, son épouse, est décédé audit hospice le vingt de ce mois à cinq heures du soir.Ont les dé- — 459 — clarans signé avec nous le présent acte après lecture.+ demeurant à Tours”.Charles-Régis de Perthiis Charles-Régis de Perthuis, propriétaire, de la ville de Tours, marié à Anne Perrier, était le tils de Joseph Perthuis et de Marie-Anne ( hasle.Charles-Régis de Perthuis eut lui-même un fils, ( harles de Perthuis qui épousa Henri Catien de Clerambault, comme le dit l’acte suivant des régistres de Tours: “ L’an mil huit cent vingt-un, le vingt-trois mai, à neuf heures du soir, par devant nous adjoint officier de l'état-civil soussigné, délégué par arrêté de monsieur le maire, sont comparus en la salle publique de cet hôtel de ville, le sieur Charles de Perthuis.ancien officier, âgé de vingt-quatre ans, onze mois, demeurant avec ses père et mère commune de Huisme, y né le sept messidor an quatre ou vingt-cinq juin mil sept cent quatre-vingt-seize, fils mineur quant au mariage de monsieur Charles-Régis de Perthuis, propriétaire, et de dame Marie Perrier, son épouse, ses père et mère, cv présents et consentants, d’une part : et demoiselle Henriette Gatian, âgée de vingt ans, huit mois, demeurant à Tours avec ses père et mère, rue Racine, y née le seize fructidor de l’an huit ou trois septembre mil huit cent, fille mineure de monsieur François-Marie Gatian de Clérembault, propriétaire, et de dame Henriette-Françoise Demarsay, son épouse, ses père et mère, cy présents et consentants, d’autre part., Du mariage Perthuis-Gatien de Clerambault naquirent: I Charles-Henri de Perthuis Né à Tours le 19 décembre 1823.Tl entra dans le régiment des Zouaves à Oran, en Algérie, en juin 1858, et fit la campagne de Crimée. — 460 — II Victor-Eugène de Perthuis Né à Tours le 27 août 1X25.Il entra, lui aussi, dans l’armée et fit la campagne de Crimée comme sous-lieutenant dans un régiment de ligne.III Henriette-Agathe de Perthuis Née à Tours le 5 janvier 1827.Mariée, à Tours, le 17 mai mai 1X58, à Marie-Henri-Léon des Mazis, receveur contrôleur du chemin de fer Paris-Bordeaux.Appendice Acte de sépulture de Claude Perthuis Desfourneaux (Québec, 2 mars 1732) Le second jour de mars mil sept cent trente-deux par nous curé de Québec a été enterrée dans l'église de ce lieu Claude Perthuys sr Desfourneaux décédé dans la foi catholique après avoir receu le sacrement d’extrême onction et l’absolution, âgé d’environ soixante ans.Le dit decez arrivé le jour précédent.Presens aud.enterrement Monsr.Maufils prestre chanoine et plusieurs autres.Boullard Acte de sépulture de Charles Perthuis (Québec, 5 mars 1722) Le cinq mars mil sept cent vingt-deux a été inhumé dans 1 église de cette paroisse le Sr Charles Perthuis, marchand de cette ville mort le jour précédent âgé d’environ cinquante-huit ans, après avoir reçu les sacremens de l’église pendant le cours de sa maladie laquelle inhuma011 et son service ont été faits par nous soussigné curé et official de Québec en pnce de M.Begon intendant de ce pays de M.de Louvigny lieutenant de Roy de la ville de Québec.Thibault — 461 — Acte de mariage de Charles Perthuis et de Marie-Madeleine Roberge (Québec, 8 juillet 1697) Le huictiesme jour du mois de juillet de l’an mil six cent quatre vingt dix sept après la publication des trois bans de mariage faicte le 29e, le 2 le 30e de juin dernier et le 3e le 7e du present mois d’entre Charles Perthuis et d’Anne Minet ses pere et mere de la paroisse de St-Saturnin de la ville et archeyesche de Tours d’une part, et Marie Madeleine Roberte fllJe de Denis Roberge bourgeois et Geneviefve Aubert ses pere et mere de cette paroisse et évesché d’autre part et ne s étant découvert aucun empeschement je François Dupré curé de Québec les ay marié et donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescrite par notre mère Scte Eglise en présence des Srs Denis Roberge, François Mazur, Jean Go-bm, Duplessis, Soûlas, Pinost, Gervais Baudouin, Claude I crthuis lesquels ont signe lc‘s rues Metcalfe, Victoria et Burnside, tout près du depot des poteries et des ossements exhumés en 1861 (1) et jusqu’à ces derniers temps tout le monde semblait d accord sur ce point.Mais, un jour, une nouvelle thèse a pi is naissance, et il fut dit que la bourgade avait dû s’élever sur le versant nord de là montagne; dans les deux cas, ri- (1) Les trouvailles en question sont étudiées dans une intéressante jrochure due u M.J.W.Dawson, alors principal de l'Université McGill/ — 480 — vaux ou partisans ont émis tant d’explications, de déductions et de justifications à l’appui de leurs opinions qu’il est délicat de donner raison à 1 un ou 1 autre camp ( 1).Dans 1 attente d’une entente”, les profanes sont autorisés à faire accueil favorable à la conjecture de M.Yighthall: il leur est même permis, ils ont même le devoir, de faire disparaître des livres scolaires et des ouvrages sérieux le faux plan du compilateur et traducteur Ramusio.E.-Z.Massicotte ORDRE DU GOUVERNEUR DUQUESNE Le marquis Duquesne, chevalier de 1 ordre royal et militaire de St-Louis, capitaine des vaisseaux de Sa Majesté, gouverneur & lieutenant général pour le Roy en toute la Nouvelle-France, terres & pays de la Louisiane.11 est permis au baron de Longueuil.capitaine de cette colonie, d’aller faire arpenter le terrain de sa Seigneurie sur lequel le fort St-Jean est bâti, et il bornera la banlieue de ce fort à douze arpents de face, c’est-à-dire six de chaque côté du dit fort, et nous le laisserons maître de terminer la profondeur qu’il jugera à propos.Fait à Montréal le 26 février 1765 (sic), signé Duquesne.Par Monseigneur Méret (1) (1) Les historiens Hibaud et Ferland prétendent que Cartier s'arrêta au l’ied-du-Courant, vis-à-vis l'ile Sainte-Hélène, tandis que les abbés Faillon, Verreau et Proulx sont d'avis que le eélèbre découvreur se rendit jusqu’au saut Saint-Louis.Par ailleurs.M.A.Beaugrand-Champagne a soutenu l'opinion que Jacques Cartier atteignit l’ile de Montréal par la rivière des Prairies, qu’il prit terre au bas du Sault-au-Iîécollet et que la bourgade d’Hochelaga se trouvait au nord de la montagne.Cette thèse a fait la matière d’un mémoire publié par la Société Royale du Canada en 1923.M.Gustave Lanctôt a contredit cette thèse “après un examen scrupuleux des récits de Cartier, des documents et dos cartes de l’époque” dans un mémoire intitulé “L'Itinéraire de Cartier à llochelaga" et publié avec illustrations par la Société Royale du Canada, 1930.(2) Archives de Saint-Sulpiee. — 481 — PROCES SOUP! R AN-LE CHASSEUR (Québec, novembre 1740) (suite et fin) Deffaut Extrait des Registres de la Prévôté de Québec.Défaut à Mr Roger Le Chasseur, prêtre du diocezc de Québec, demandeur en requete de nous répondu le 29e 8bre dernier, comparant par Me Jean Latour, non‘ royal en cette prévôté, son procureur contre Me Louis I-rançois Soupiran, pretre, deffendeur et assigné à ce jour, par extraordinaire, par exploit de l’huissier \ allet, du 31‘ dud.mois, et détaillant à lad.assignation échéante a ce jour, deux heures de relevée, et apès avoir attendu jusqu es a l’heure de trois heures sonnées et que led.Sr Soupiran n’est comparai ny procureur pour luv nous avons accorde led.défaut et condemné led.deffendeur et deffaillant aux depans du présent extraordre liquidé à dix huit livres seize sols huit deniers ces présente comprises req1f" Sigon et instance mandons &c.Fait et donné par nous Pierre André, Escr, Sr de Peigne, Con'1' du Roy et son lieutenant general civil et criminel au siège de la Prévôté de Québec, Laud‘'e tenant le jeudi 3e 9bre 1740, trois heures de relevée, Signé, Boisseau.Monsieur le lieutenant general civil et criminel en la Prévôté de Québec, supplie humblement Roger le chasseur, pretre du diocese de Québec, et a l’honneur de vous représenter qu’en conceq.de l’ordonnance rendue sur sa requête qu’il vous auroit présenté le vingt neufième octobre dernier, il auroit fait assigner Me Soupirant à comparoitre ce jour-dhuy devant vous a laquelle assignation le dit siem Soupirant après avoir fait signiffier un écrit de deffence par l’huis-sié Clesse auroit afecté de ne se pas presenter ny personne pour luy, ce qui vous auroit déterminé à accorder un deffaut simple contre luy et obligé le supp* a avoir recoui s a nous, ce considéré, il vous plaise, monsieur, veu led.deffaut et attendeu que le cas dont s’agit est privilègié et requiert célérité permettre de faire asigner par extraordinaire a tel jour et heure qu’il vous plaira led.Me Soupiran au domicilie — 482 — par luy clou en cette ville pour voir acorder le profit du d.del taut et les conclusions prises par le dit suppliant par sadte requête avec depans et iceux bien, signé, Le Chasseur.\ eu la présenté requete et le d.defifaut permis de faire reassigné led.sieur Soupirant au domicile par lui éleu en cet-u basse \ille et ce par extraordinaire demain, deux heures de relevée, en la Chambre d’audiance mandons &c; Fait à Québec le troisième novembre mil sept cent quarente.siené André de Leigne.L an mil sept cent quarante le troisième jour du mois de novembre, à la requete dud.sieur le Chasseur, qui continue son domicilie en cette ville de Québec, maison du sieur de la Marti mere, rue de Ruade, j’ay Martial Vallet, huissier en la prévôté dud.Québec, y resident, rue St Charles souss, signifie la requête et ordonnance si devant et le deffaut y énoncé au dit sien Soupirant, prestre, au domicilie par luy .t eu en cette d.ville, maison du sieur Soupirant, sirugien, rue de la Montagne, en parlant à la dame Soupirant afin ne 1 ignore et assignation luy a été donnée à être et comparoir demain, deux heures de relevée, au palais, pardevant mesieurs de lad.Prévôté pour voir accorder le profit dud.deffaut et les conclusions prises par led.sieur Lechasseur en lad.requete avec depans fait et laisser coppie parlant que dit est.Vallet.Extrait des deliberations du Chapitre Le vingt quatre octobre mil sept cent quarente, le Chapitre s étant assemblé extraordinairement après vêpres, ainsy qu il avoit été indiqué dans l’assemblée du vingt-deux, au .smh de la cloche dans les formes prescrites se sont trouvés (blanc) AP le doyen a représenté l’ordre ou mandement de , ^lniaf en date dlj vingt-deux octobre de la présente année dont lecture a été faite en presence dud1 Sr Miniac, le-que s est retire ensuite après avoir exposé ses raisons pour en laisser dehberer, et le Chapitre ayant remarqué que led., A in,ac n ordonne point and1 Sr Le Chasseur de se servir des droits qu il a sur la cure du Château-Richer, mais seulement des droits qu’il peut avoir sur lade cure, led1 Chapitre a — 483 déclaré que led1 Sr Le Chasseur n'avoit aucun droit sur lade cure l’ayant abandonné depuis neuf années.Fait en l’assemblée capitulaire les jour et an que dessus, ainsy signé, Chartier de Lotbinière doyen, J.Fornel, secretaire, bon pour copie.J.Fornel, secrétaire Les présentes ont été sffié.à mondit sieur Le Chasseur, suivant mon rapport cy joint en datte du quatre de ce mois par moy huissier soussigné.Clesse.Griefs et moyens d’appel que produit pardevant Nos seigneurs du Conseil Supérieur de ce pays, le sieur Louis François Soupirant, prestre, missionnaire en la paroisse de la Visitation du Château-Richer, coste de Baupré, defifen-deur, et appellant de sentence rendue en la prevosté de cette ville le quatre du présent mois de novembre Contre Monsieur Le Chasseur, prestre, demandeur par requeste en complainte de benefice et Intimé Exposition du fait Ledit sieur Soupirant expose à la Cour qu’il dessert depuis plus de neuf ans, sans aucun trouble laditte paroisse de la Visitation, où il a esté placé par Monseigneur Dosquet, ancien évêque, et maintenu par Messieurs du Chapitre assemblez, Monsieur Miniac présent, qu’il pouvoit faire ses provisions d’hiver, et qu’il ne seroit point changé, ainsy la Cour sera étonnée d’un suby changement de la part dud.sieur Miniac, et de son ordonnance du 22e 8bre dernier rendu au prejudice du Suppliant, et contre le gré dud.Chapitre, si ledit sieur Miniac vouloit attaquer ledit Chapitre le suppliant n’en devoit pas estre la victime, Eosope avoit raison de dire, humüos laborant potentes dessidcnt.Ce qui a donné lieu à la ditte ordonnance c’est que le sieur Le Chasseur ennuyé, sans doute de sa fonction de vicaire en cette ville, auroit soulevé un nombre de jeunes gens, mécontents lesquels auroient cabalé pour faire sortir ledit sieur appellant de cette paroisse, et seroient venus en troupes à la ville pour demander ledit sieur Le Chasseur comme leur curé; lesdits sieurs du Chapitre ayant reconnu cette faction de mutins, et de mécontents les auroient renvoyez sans au-diance, sans en rien communiquer audit Chapitre, auroit sur cette plainte ledit jour rendu saditte ordonnance qu’on doit regarder comme la pomme de discorde pour expulser ledit >ieur appellant, en consequence de la quelle ordonnance ledit sieur Le Chasseur ledit jour, auroit envoyé son bagages, audit Lieu du C bateau ledit sieur appellant se plaint de ce que sur une plainte de quelques factieux, on fait le procès d’un pasteur sans 1 entendre dans sa propre cause, luy donner le dessous de ses paroissiens et chasser honteusement, et brusquement de sa paroisse sans luy donner lieu de se reconnoitre nest ce pas diffamer ledit sieur appellant.Un tel procédé fait voir la precipitation et la passion d’un supérieur; ledit sieur appellant, dont la conduite et les moeurs son irrépréhensibles.auroit présenté une requeste, a messieurs dud.Chapitre pour estre fait information de ses vies, et moeurs, en consequence de quoy ledit sieur demand1' auroit esté ar-resté provisoirement en cette ville, ce pourquoy ledit Sr Mi-niac voyant son ord‘‘ étudié, auroit conseillé audit sieur demand1' de faire valoir ses anciens titre sur laditte cure, nonobstant une demission faite depuis plus de dix ans, laquelle aura estée sans doute soustraite des papiers et archives de l’évéchée, dont ledit Sieur Miniac estoit le depositaire.Demandes provisoires de l’appellant.Sur la requeste dudit sieur demand1" sentence seroit intervenue le 4(‘ de ce mois qui meintient ledit sieur demand1-en la possession de sa ditte cure, veu quil naparoit point de demission de sa part, et condanne ledit sieur appellant a se retirer de lade paroisse sous quinze jours &c.Ledit sieur appellant, (pii n’est que missionnaire audit lieu, et qui est très soumis a la justice, et a ses supérieurs supplie la Cour (lavoir egard que dans le cas present, un tel demenagement, luy est impossible dans une saison sy tardi-\ e, et sy troide, eu egard aux charges quil a d’une mere caduque aagee de plus de c a :i:'t a rjv Monsieur Le Chasseur demandeur en Te- Jl-':rL: n r*.Je ce?e •r*sta3î« ne regarde p im Juy sieur jc ren-jeur qui ne don jias estre pris à partie attendu qui] na aucune pretention sur ja cure du Chateau qui! desert comme .ïj- 'trt^tre qui! y a etc placé par Monseigneur Dosquet ancien eveçue.tt qu’a y est maintenu par Messieurs du'Ch a ni-¦'t men ceia il «‘kn à ses supérieurs, et qu’il n’est pint 499 responsable de leur conduite; que Mrs du Chapitre par leur délibération de 23e 8b"‘ dernier ayant décidé que led.Sieur demandeur navoit aucuns droits ny prétentions sur laditte cure, il napartient point à la justice séculière d’en connoistre, que dailleurs salissant de deffaut dinsinuation, de démission pure et symple, de désertion de cure, vaccance de bénéfice, cest à la seulle justice ecclésiastique d’en connoistre, de même qu elle juge de la vaccance ou non vaccance de siège épiscopal, ce qui est purement spirituel, cest pourquoy ledit sieur deftendeur en proposant son déclinatoire, conclud à ce que ledit sieur demandeur soit aussv renvoyé de l’action avec despens, vu que led.sieur nest point partye compétante pour répondre dans cette instance, et que led.chapitre par son acte capitulaire qu on représente à justice avant décidé la contestation et prononcé sur les droits et prétention dud.sieur demandeur il nappartient point à la justice séculière d’en connoistre que par appel comme dabus, cest à quoy conclud et aux despends et soit signiffié «à Québec le quatre octobre mil sept cent quarante./.t Soupirait Extrait des délibérations du chapitre.Le vingt quatre octobre mil sept cent quarante le chapitre assemblé extraordinairement après vespres ainsy quil avoit été indiqué dans lassemblée du vingt deux, au son de la cloche dans les formes prescrites où se sont trouvés (blanc) Monsieur le doyen, a représenté lordre ou mandement de Mr Miniac n’ordonne point aud.sieur Le Chasseur de se servir dont lecture a esté faite en présence dud.sieur Miniac, lequel s’est retiré ensuite après avoir exposé ses raisons pour en laisser délibérer, et le chapitre ayant remarqué que led.sieur Miniac n’ordonne point aud.sieur le Chasseur de se servir des droits quil a sur la cure du Chateau Richer mais seulement des droits quil peut avoir sur laditte cure, ledit chapitre a déclaré que led.Sr Le Chasseur n’avoit aucun droit sur laditte cure lavant abandonnée depuis neuf ans, fait en lassemblée capitulaire les jours et ans que dessus, ainsy signé Chartier de Lotbinière doyens, Fornel secrétaire, bon pour coppie J.Fornel secrétaire.L’an mil sept cent quarante le quatre novembre une heure et demy après midy à la requeste dud.sieur Soupirant près- — 500 — tre cy devant nommé qui persiste en son élection de domicil maison du S.Soupirant chirurgien en cette ville son frère, carrefour de la rue de la Montagne, jay François Clesse pr h‘ du Conseil Sup.de Québec y demeurant rue Notre Dame soussigné signiffie et donne coppie de lécrit cy dessus, ensemble de lacté de délibération y mentionnée à mondit Sr Le Chasseur y nommé au domicil par luy eleu en la maison de Monsieur de la Martinierre près l’église de la Quatredalle (sic) en parlant à mondit S.le Chasseur à ce que du tout il nignore et luy ay laissé coppie dautant du tout parlant que dit est les jours et ans que dessus dont acte./.Clesse (1 ) LES DISPARUS Rivct• Louis-Joseph — Né à Montréal en 1862 de Joseph-Pierre Rivet et de Ophélia Beaudoin.Associé pendant plusieurs années à une firme de Montréal spécialisée dans la ta h ication d instruments de musique.Il se fit ensuite organisateur de voyages collectifs en Europe et surtout de pèlerinages à Rome.Commandeur de l’Ordre du Saint-Sépulcre et chambellan de Sa Sainteté, M.Rivet vivait depuis plusieurs années à Rome lors de sa mort arrivée dans cette ville e 'O septembre 1932.Cf.la Presse, de Montréal, 12 septembre 1932 et 1 Avenir du Nord, de Saint-Jérôme, du 30 septembre 1932, article de l’abbé E.-J.Auclair.Ouimet, Benjamin En 1836, il prenait rang à côté de son trere Anc re, dans la phalange de patriotes dont plusieurs payèrent de leur tete leur amour pour la patrie.Dénoncé comme Fils de la Liberté et sous le coup d’un mandat d’arrestation ,1 s enfuit aux Etats-Unis où il demeura tantôt à la Nouvelle-Orléans tantôt a Thibaudeauville jusqu’en 1848 époque a laquelle il revint au Canada pour s’établir à Upton! comte de I.agot, ou il avait acquis d’importantes propriétés.Il lut.clans cette paroisse, juge de paix, commissaire des petites causes, capitaine puis major de milice, maire puis pré-let (lu comte En 1861.il fut candidat au siège de conseiller legislatit de la’division de Sorel mais il fut battu par l’hon J.-I, Gueyremont.Décédé à Québec, chez son frère, l’honorable Oedeon Ouimet, le 5 mai 1887 (à 72 ans).(1) Archives de la province de Québec. — 501 — LES DISPARUS Charles-Roger Daoust — Né à Montréal, le 30 mars 1865, il était fils de Charles Daoust, avocat, député de Beau-harnois, aux Communes et de Angèle Doutre, soeur de Joseph Iloutre, avocat.A 1 âge de dix ans, Charles-Roger commença ses études au collège de Montréal, puis il passa au High School qu il quitta en 1881, après avoir remporté la médaille du marquis de Lome et la médaille Davidson.Charles-Roger Daoust avait alors 1 intention d’étudier le droit, niais auparavant, il se rendit aux Etats-Unis, où il connut le patriote herdinand Gagnon qui l’accepta comme assistant rédacteur du Travailleur.De ce moment il fut acquis au journalisme.Successivement et tantôt au Canada, tantôt aux Etats-Unis, il collabora au Montreal Witness, à la Montreal (idzctte.au National de Plattsburg, puis à Y Etendard de Montréal.Le 30 mars 1885, il s’enrôlait dans le 65ème bataillon, compagnie No 1, pour la campagne du Nord-Ouest.Au retour, il publia un volume “Cent vingt jours de service actif dans lequel il racontait, à la bonne franquette, des incidents de voyage et ce qu’il avait vu de l’insurrection des métis.En 1886.il est à la Patrie de Montréal, puis en 1890, il repart aux Etats-Unis ou il collabore à divers journaux de langue française ou anglaise.Le 30 octobre 1893.Charles-Roger faisait célébrer son mariage avec Mlle Emma Mont-marquet de Lowell, par le R.I’.Hercule Emard, O.M.I., ancien condisciple du nouvel époux.Après 1894, Daoust fut tour à tour rédacteur de cinq journaux de la Nouvelle-Angleterre.puis de 1903 à 1906 il devenait reporter de la Presse de Montréal.En novembre 1909, il était nommé traducteur à la Chambre des Communes du Canada.Après être resté à ce poste pendant treize ans, il l’abandonna en 1922 pour prendre la rédaction de 1’.Ivcnir de Manchester.La mort le surprit en cette ville, le 1/ novembre 1924.Trois jours plus tard, il était inhumé au cimetière de Notre-Dame de Montréal dans la crypte des familles Doutre-Dandurand.Le défunt laissait alors, outre sa veuve, quatre filles, Mme L.Beaulne, d'Ottawa, Mme E.Laflamme, de Manchester.Mme A.Dallaire, de Shawinigan Falls, Mlle Esther Daoust et un fils Jean-Charles Daoust, qui avait adopté la profession de son père.E.-Z.Massicotte — 502 — LE DOCTEUR THOMAS HORSMAN Les docteurs Ahearn, dans leur ouvrage sur les médecins de la province de Québec, disent très peu de choses du docteur Horsman.D’après eux, il aurait exercé sa profession à la Rivière-Ouelle.Nous croyons que le docteur Horsman n’a jamais habité la Rivière-Ouelle.C’est à Kamou-raska qu’il vécut et mourut.Mgr Provancher dans une lettre à l’honorable M.Ainable Dionne, datée de 1818, écrivait: “N’oubliez pas le docteur Horsman qui a tant pleuré à mon départ”.On sait que Mgr Provancher fut curé à Kamou-raska et non à la Rivière-Ouelle.De plus, M.F.-M.Dero-me, dans ses Réminiscences sur Kamouraska, publiées en 1866, écrit du docteur Horsman: “Vrai gentilhomme, au jugement solide et au coeur sensible et bon.Tête solide où s’incrustait le jugement, esprit pénétrant et fin, d’une jovialité aimable, libéral jusqu’au sacrifice, l’ami du pauvre par philanthropie de coeur et pauvre lui-même par désintéressement, on recherchait en lui l’homme et le médecin”.Dans le Quebec Mercury du 28 juin 1848, nous trouvons un obituaire du docteur Thomas Horsman qui nous renseigne sur son origine et ses pérégrinations avant de s’établir à Kamouraska.Nous le donnons dans son texte anglais : “At St.Louis, Kamouraska, the 23 rd instant, Thomas Horsman, Esq., M.D., aged 63 years.“A man justly esteemed for the best qualities of heart and mind; joined, to these, was the experience of a long and able practice, by which he could have made his way through life more advantageously; but his love of humanity added to the generosity of his sentiments made him exercise his art much more through devotion, than with any other view.So he died completely poor, leaving to his faithful friends the, to them, honorable duty of testifying their gratitude to him in his days of infirmity and deprivation.“Mr.Horsman was born at Swinton, Parish of Mar-sham, Yorshire, England.His father, a wealthy farmer, gave him a liberal education, and apprenticed him to the celebrated Dundas, then ai>othecary to George the Third.A short time after he emigrated to the United States, whither — 503 — he followed an elder brother.Little satisfied with the national habits ot our neighbours to which he could not con- TTnS/^V1 ?
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