Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1935-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XLI LEVIS, OCTOBRE 1935 .N0 10 LA FAMILLE BICHE Originaire de Paris, paroisse Saint-dermain, Henry Hiché était tils de l’ernard Hiché et de Marie-Catherine Masson.Il dût passer dans la Nouvelle-France vers 1700.Dans son information de vie et moeurs du 17 juillet 1725, un témoin canadien, qui n'était jamais passé en France, déclare qu'il le connaît depuis vingt-cinq ans.Il y a donc là une présomption que Biche était dans la Nouvelle-France depuis 1700 ou 1701.I n acte de François Genaple, notaire à Québec, du 4 novembre 1704, donne à Hiché la qualité de “commis au magasin du Roi à Québec”.En 1706, M.Auger de Subercase, gouverneur de Ter-reneuve depuis 1702, succédait à M.de Brouill an au gouvernement de l’Acadie.Il choisit M.Hiché comme son secrétaire ( 1 ).En 1710, attaqué par le colonel Nicholson, à la tête d'une armée de plus de 3,000 hommes, M.de Subercase, qui avait sous ses ordres une garnison de moins de 200 hommes, dût remettre l’Acadie aux Anglais.M.Hiché revint alors à Québec.M.Hiché se livra ensuite au commerce pendant quelques années, et n'y réussit pas trop mal puisque nous le voyons presque aussitôt faire des acquisitions de propriétés d’assez bonne valeur.(1) N up pic nient du Kappnrt du Dr Hrpuimcr sur lis inch ires iiiiiii-diciiiics, pur Kilouard lüclianl, 180», pp.3»;i, 407. — 578 — Le 20 juillet 1712, par acte passé à Québec par maître Chambalon, Louis Aubert du Forillon et Barbe Lenetif de la Yallière, qui n’avaient pas d’enfants, donnaient par donation pure et simple entre vifs à M.Hiché la terre, fief et seigneurie de Kamouraska.“Cette donation était faite à la charge par le dit donataire de porter la toi et hommage au château de Saint-Louis, cle payer les droits au domaine du roi.et outre ce pour la bonne amitié que le dit sieur et dame du Forillon, donateurs, ont toujours porté et portent tut dit sieur Hiché, et à condition que le dit sieur donataire promette et s’oblige d’épouser demoiselle Marguerite Le (laideur.leur nièce, fille de Jean-Paul Le Gardeur, sieur de Saint-Pierre, et de défunte Marie-Joseph Leneuf de la Val lière” ( 1 ).Le mariage eut lieu quatre jours plus tard, le 24 juillet 1712.,M.et madame Hiché gardèrent la seigneurie de Kamouraska pendant dix ans.Le 15 septembre 1722, ils la vendaient à Louis-Joseph Morel de la Durantaye et Elisabeth Bécard, son épouse, pour le prix et somme de quinze mille livres (2).Le 25 juin 1725, l’intendant Michel Bégon donnait à M.1 liché une commission de notaire pour exercer en la Précédé de Québec, au lieu et place de Pierre Rivet, décédé (2).En 1726, M.Hamard de la Borde, procureur de la Prévôté de Québec depuis 1722, obtenait du Roi la permission de retourner en France.Le 28 septembre 1726, l’intendant Dupuy donnait une commission à M.Hiché pour exercer la charge de procureur du Roi en la prévôté et amirauté de Québec “pour l’absence prochaine du sieur 1 laniard de la Borde, pourvu de la dite charge, lequel ayant obtenu de Sa Majesté la permission de passer en France, pour ses affaires, est sur le point de s’embarquer sur le vaisseau du Roi l’Eléphant”.M.Dupuy mettait cependant une condition à la nomination de M.Hiché.Il ne devait faire, pendant la dite com- (1) Acte de Clminbnlon, notaire à Québec, 20 juillet 1713.(2) Acte de la Cetière, notaire à Québec, là septembre 1723.(3) Ordonnances des Intendants, cahier 11, folio 34. — 579 — mission, aucune fonction et acte de notaire dans la ville de Québec et ailleurs ( 1 ).M.Hiché exerça la charge de procureur du Roi jusqu’au milieu de l’été de 1728, époque de l'entrée en fonction de M.Nicolas-Gaspard Boucault, successeur de M.I laniard de la Borde.On a écrit que M.Hiché avait été secrétaire de M.Du-puy, intendant de la Nouvelle-France.Il est bien vrai que M.Hiché assistait avec M.Dupuy, le 2 janvier 1728, aux funérailles précipitées de Mgr de Saint-Yallier mais il n'était pas là en qualité de secrétaire de l'intendant mais bien comme procureur de la Prévôté.Le 27 mars 1736, M.Hiché recevait les provisions de l’office de procureur de la Prévôté de Québec dont il avait fait intérim de 1726 à 1728.Il remplaçait M.Boucault, promu lieutenant particulier de la même Prévôté.Le 3 avril 1736, M.Hiché recevait également les provisions de procureur du Roi de l’amirauté de Québec.Le 4 avril 1739, l’intendant Hocquart donnait à M.Hiché une commission de subdélégué pour en cette dite qualité connaître de toutes les affaires personnelles et sommaires entre les habitants de la ville et gouvernement de Québec "sans néanmoins qu'il puisse se les évoquer, le tout sauf l’appel pardevant l’intendant” (2).H faut croire que M.Hiché donna satisfaction aux autorités de la colonie puisque, le 1er septembre 1748, l’intendant Bigot lui donnait une commission de subdélégué absolument semblable à celle qu'il avait reçue de M.Hocquart le 4 avril 1739 (3).D’ailleurs, pendant les dix-neuf années que M.Hiché agit comme subdélégué de l'intendant de la Nouvelle-Bran ce, il y eut appel d’un bon nombre de ses jugements.Tous furent confirmés.Enfin, le 13 mai 1754, M.Hiché était nommé par le Roi conseiller au Conseil Supérieur de la Nouvelle-Fran- (1) Ordonnances des Intendants, collier 12 U.(2) Insinuations dn Conseil Souverain, cahier S.(3) Ordonnances des Intendants, cahier 20. — 580 — ce ( 1 ).("était la plus haute charge à laquelle un Canadien pouvait aspirer sous le régime français.M.Hiché décéda à Québec le 15 juillet 1758.Comme nous l’avons vu plus haut, il avait épousé, le 24 juillet 1715, Marguerite Le Gardeur de Saint-Pierre, tille de Jean-Paul Le Gardeur de Saint-Pierre et de Marie-Josephtc Leneut de la \ alliere.Idle décéda à Saint-Pierre de Pile d'Orléans le 15 février 1752.De ce mariage naquirent dix enfants: I Marie-.1 /argue rite Hielté Xée à Québec le 3 novembre 1714.Décédée au même endroit le 22 novembre 1718, à l’âge de quatre ans et quelques jours.II Charlotte-Agathe Miche Née à Québec le 28 octobre 1715.Décédée à Charlesbourg le 25 mai 1717, à l’âge de dix-huit mois.III Unir y Miche Né à Québec le 8 novembre 1716.Décédé probablement en bas âge.IV .1 /arie-Louisc M ichc Née à Québec le 31 décembre 1717.Nous lisons au sujet de Marie-Louise Hiché dans l’ouvrage Mgr de Saint-J allier et l'Hôpital général de Québec : "Lue autre famille bénie de Dieu fut celle qui eut pour chef M.Henri Hiché, procureur du roi à Québec.Dès qu’il (1) Insinuations du Conseil Supérieur, cahier 10, connut clairement la volonté dg Dieu sur l'avenir de ses entants.on vit ce perej^ **tTntriompher de sa tendresse pour des lilies uis Aubert du Forillon, fils — 583 dt Charles Aubert de la Chesnaye, Henry Hiclié était venir à son tour en possession de la Maison blanch: et de tous les terrains qui en dépendaient.Dans cette concession se trouve aujourd'hui la plus grande partie du riche quartier Saint-Koch de Québec.M.Miche concéda un grand nombre d’em placements, et partie de ce terrain prit des lors le nom de faubourg Saint-Henry ou faubourg lliché.Le 24 juin 1770, Madeleine-Joseph lliché, lemme de Ignace Perthuis, unique héritière de Henry lliché, vendait à William Cirant le terrain que lui avait légué son père soit environ 86 arpents en superficie.C'est ce cjue dès lors on a improprement apjielé "le fief et seigneurie de Saint-Koch .Est-il nécessaire de dire qu'il n’y a jamais eu de fief et seigneurie de Saint-Koch ?VI Henri-Joseph Hiché Né à Québec le 18 mars 1724.Décédé probablement en bas âge.VII Marguerite-Françoise Hiché Née à Québec le 12 novembre 1725.Lisons ce que disent les actes capitulaires de l'Hôpital général de Québec à l’occasion de l’entrée de Marguerite-Françoise Hiché dans cette communauté, à l'âge de dix sept ans."Pour consulter l'Esprit-Saint dans une démarche si importante, elle a demandé qu’on lui accordât de faire ici une retraite de huit jours, ce qu’elle a accompli d’une maniéré très fervente et très édifiante.Elle est déterminée plus que jamais à renoncer au siècle pour se donner a Dieu sans réserve, et surmonter les obstacles que tait naître madame sa mère Monsieur son père, voulant seconder l'impatience dans laquelle elle est de suivre l'attrait de la grâce, est venu lui-même lever toutes les difficultés, et a demandé quelle entrât incessamment.Sa réception s’est taite sur le champ, le 17 août 1743.Vers le même temps Marie-Félicitc entrait i ru i cla.T~r-: elle y 'iemeura six mois et fut admise au novi-:ar le 1.5 février 1744.jour de la vêture de sa neur Mar-«rite-Françoise.Toutes les deux firent profession apm >•- épreuve- accoutumées, qui parurent douces et légères a ces âmes avides de sacrifices.Puo.es Annales de l’Hôpital general continuent: ’Lnc heureuse longévité au service du bon Maitre fut e partage de La mere Marguerite-Françoise de Saint-Henri.1 - qui la distinguait surtout, c’était le zele de la régulante '”*r -meme et pour les autres: c’est aussi ce qui la recommanda au choix de ses soeurs pour l’office de discrete ou con-:.erc.quelle remplit pendant trente-sept ans.Jusqu'à née qui précéda sa mort, la mere Saint-Henri suivit ponc-Mrilrtnent les observances religieuses, et cela malgré des infirmité» 'levenues habituelles.Parvenue à l’âge de soixante-oïx-neuf ans, après avoir célébré le soixantième anniversaire ¦ -a pp fession.notre vénérable doyenne s’endormit dans le '?•igneur le 2.1 mai ISO,5.rac"nte fie la mere Saint-Henri un acte de présen-< o cl e-prit qui -auva la vie à un officier anglais.C’était au temps où les blessés du -iège de Québec occupaient la plus grande partie de notre maison, et où, par conséquent, les luis de la cloture étaient forcément suspendues.Le brave mili-nrv dersonnes de tout état et condition.J.F.Récher Curé Acte de manage de Henry Hiché et de Marguerite Le Ganleur de Saint-Pierre (Québec, 2d juillet 1713) De 24 juillet 1713 ayant obtenu de M.des Maizerets vie.gnal de Mgr de Quebec dispense des trois bans de ma- (1) La veuve Hiché se remaria, à (Québec* le 10 décembre 1704.à Joseph Arnoux, marchand apothicaire, précisément celui qui, en l’absence de son frère, le chirurgien André Arnoux eut l’honneur d’assister Montcalm mourant.Nous voyons par la (iuzette tir (Jurlnr du 1er septembre 1 »nn que Joseph Arnoux cl sa femme partirent pour la France le JO août 1i00.sur le vaisseau London, capitaine Moore.Ils ne revinrent pas. — 587 riage entre M.Henri Hiché marchand demeurant en cette ville de Québec tils de feu Bernard Hiché bourgeois de Paris et de feue d"‘‘ Marie C atherine Masson son épouse-paroisse de St Germain de l'Auxerrnis ville et archevêché de Paris d’une part et dUt* Marguerite Le Gardeur fille de Jean Paul Le Gardeur escuier Sr de St Pierre lieutenant d’une compagnie des troupes de ce pays et de feue de Marie Joseph Leneuf de La Valière ses père et mère paroisse de Repenti-gny évêché de Québec d’autre part ne s’étant découvert aucun empêchement aud.mariage je d'h.Thiboult prêtre direct pénitencier de Québec les ay mariés et leur ay donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescritte par l’Eglise pree des parens et témoins soussignés.Henry Hissé, Marguerite Legardeur, Aubert, Dufo-rillon, C.De Bermen, Falaise, Macart, Bobineau de Becan-court, Aubert, Margte Leneuf, Barbe Leneuf, Thiboult.Acte de sépulture de Mine Henry Hiché, née Marguerite Le Gardeur de Saint-Pierre (Saint-Pierre, /.O., 17 février 1752) Le dix sept février de lannée mil sept cens cinquante deux par moy soussigné curé a été inhumé d’antoiselle Margueritte St Pierre, épouse de monsieur Hiché, décédé d’avant hyer âgée de cinq1* six ans ou environ après avoir reçu l'extrême oction (sic) seulement, la ditte inhumation s’est faite dans léglise de cette paroisse en présence de Gabriel Ferlant et de François Bussière qui ont déclarés ne sçavoir signer de ce requis selon lord.Desgly curé Acte de naissance de Marie-Marguerite Hiclié (Québec, 3 novembre 1714) Le 3‘‘ 9bre 1714 est née une fille du Sr I lenry I Iiché marchand de cette ville et de dlle Marguerite Le Gardeur sa femme, laquelle a raison du danger évident de la mort ou elle pa-roissoit être a été batisée à la maison par M,lp Barbe Simon Buisson, sage femme, et le cinquiesme dud mois aiant été présenté à l'Eglise je luy ay fait les cérémonies accoutumées et luy ay imposé nom Marie Marguerite le parein a été le Sr Charles Macart conseillerait conseil sup1' de ce pays et la mareine M'1*' Barbe Leneuf du For il ltm soussignés.lîarhe LeXetil.Macart.Henry Hissé, (îoulven Calva-rin ptre.-¦lete de sépulture de Maric-Maryucritc-Françoise Hichc (Ouébee, 2d novembre 1718) Le vingt trois*’ C1’"' mil sept cent dix huit a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse Marie Marguerite Françoise morte le iour précédent âgée d'environ quatre ans Idle du Sr I leury 1 fiché marchand de cette ville en pree de François Le Vitre.Thib< mit Acte de naissance de Charlotte-Ayathc Hichc { Ouébee, 28 octobre 1715 ) Le 2S1' S1’"' 1715 a été hatisée par moy soussigné Charlotte Agathe née le iour précédent fille du Sieur Henry Hi-che marchand bourgeois de cette ville et de dlle Marguerite Le Ciardeur de Repentigny sa femme, le parrein a été le Sr C avagnial de \ audreuil capitaine dans les trou]»es et la mar-reine l)11*' Agathe de St Pierre de Repentigny souusignés.Lavagnial de St Pierre, Agathe St Pierre Repentigny, Ademarde Lantagnac, Henry Hissé, Goulven Cavarin, ptre.Acte .de sepulture de Charlotte Hichc (Charlcsboury, 25 mai 1717) Le vingt cinq de may de l’an mil sept cent dix sept a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse par moy ptre curé C haï lotte aagée de LS mois fille du Sr Henry Hiché, et d*""”11' (le St Pierre Detpantigny (sic) sa femme a été présent a son inhumation Charles Boistné signé: Le Boullenger ptre — 589 — Acte de naissance de Henry Hiché (Québec, IV 171 je prestre soussigné av baptisé un entant mâle né du iour précédent du mariage de Monsieur I len-ry Ilielié marchand demeurant en cette ville et de Marguerite Legardetir de Repentigny ses père et mère de cette part tisse à qui on a donne le nom de Henry, le parain a esté le Sr Jean-lïaptiste de Repentigny et la marraine M‘‘ Marguerite de Repentigny Deschaillon qui ont avec nmv signés le present registre.Henry Hiché, Derepentigny, Derepentigny Dechaillon, I’.Le Picart pre.Acte de naissance de Marie-Louise ilielié ( Québec, cl décembre 17U ) Le dernier iour de X'"v mil sept cent dix sept a esté baptisé par nioy soubsigné Marie Louise née du jour précédent du légitime mariage de Mr.Henry Hyché marchand de cette ville et de Marguerite de St Pierre le parrain a esté Monseigneur Nicolas Marie Kegnaud duvaine de desmeloi-ses officier dans les troupes d'un détachement de la marine, la maraine a été demoiselle Marie Louise Jouabert de Sou-langes de cette ville qui ont signé.de Desmeloize, Marie Louise Joybert de Soulange, A.Royer.Acte de mariage de l'rançois-Hcnri-Caspard ilielié cl de Charlotte Soupirail ( Québec.7 janvier 1757 ) Le sept janvier mil sept cent cinquante sept sur la dispense de deux bans accordée par Mgr L’Lvêque et après la publication d’un ban de mariage faite au prône de notre messe paroissiale entre le Sr françois henri (jaspait Hiché ills de Mr maître Henri Hiché conseiller au Conseil Supérieur de ce pais et de detïte Dame Marguerite le Gardeur ses pere et mere de cette paroisse d'une part et Demoiselle Charlotte Soupirant tille du Sr Simon Soupirant Chirurgien de L’ami- 590 — rauté et de deffunte Delle Marie Anne Gautier ses pere et mere aussi de cette paroisse d’autre part, ne s’étant découvert aucun empêchement au dit mariage nous Curé de Québec soussigné avons reçu leur mutuel consentement et leur avons donné la bénédiction nuptiale suivant la forme prescrite par nôtre mère la Ste Eglise et ce en présence du Sr Simon Soupirant pere du Sr Charles Soupirant frère de Delle Louise Courtois tente de l’Epouse, du Sr Pierre IVr-trimoulx son Beau frère de Mr ni'1 Jacques Imbert Conseiller au Conseil Supérieur de ce pays, du Sr Médard Vallet de Chevigny Lesquels ont signés avec nous ainsy que les Epoux Lecture faitte.Charlotte Soupirant — Hiché — Soupirant tils — Soupirail — Imbert — L.Soupirant veuve Courtois — Chevigny — P.Petrimoulx — J.F.Récher.Acte de mariage de Ignace Perthuis et de Joscphtc-Maddeinc Hichc (Québec, 17 septembre 1742) Le dix septième septembre mil sept cent quarante deux après la publication d’un banc de mariage faitte à la messe pa-roissialle de Québec, Mre Levesque ayant accordé la dispense des deux autres entre le Sr Ignace Perthuis negt en cette ville Ids de feu Air Charles Perthuis et de deffunte Dame Magdeleine Roberge ses peres et meres vivants de cette paroisse de Québec dunne part et damlle Joseph Magdeleine Hiché fille de AI.AP I Ienry Jiiché conseller du Roy et son procureur es juge de la prevosté et amirauté de cette dte ville et de Dame Alarguerite Lagardeur di St-Pierre ses peres et mere aussy de cette paroisse d autre part et ne sétant découvert aucuns empeschements nous Curé de Québec soussigné avons pris leui mutuel consentement de mariage et leur avons donné la benediction nuptiale avec les ceremonies prescrittes par nos-tie mere Ste Eglise en presence de Mr M.Henry Hiché pere, de Alonsieur C harles Legardeur Ecuyer Sr de Croisel cap'1 dans les trouppes de la marine en ce pays oncle maternel de la future épousé de Sr Henry Hiché tils frère de la dte épousé Si Chai les h alaise Ecuyer Sr de Garnies officier des troup-pes, de ( harles Duplessis Ecuyer Sr de Moranpont officier — 591 — et aide-major des trouppes, de Sr Jus.l'erthuis neR' en cette ville frère du d.epoux, de Sr Jos.Riverin neg* eu cette ville, de M.Mr Guillaume Guillimin cons'1' du Roy assesseur au cotise1 supérieur de ce pays, de Mr M.Nicolas lîoisseau gret lier en chef de la prévoste de cette ville, de René Ovide 1 lertel ecuver Sr de Rouvill touts alliés et anus des futurs epoux lesipiels ont signer avec nous.Niché fi., X.de St Pierre lliché, Rej)eiitigiii, Dechail Ion, Duplessis.Guillimin, Riverin, l'erthuis.J.N.lliché.Mi ché, l’erthuis, Rouvile, J.abrador, é’roizille, lîoisseau, Ch.de (iannes Falaise, C.Planté ptre.Acte de naissance Je 1 lenn-J oscpli Hichc ((Québec, 19 mars 17211 Le dix neuvième mars mil sept cent vingt quatre par nous soussigné a été baptisé Henry Joseph né du jour pré cèdent du légitime mariage de Sr.Henry Micher marchand lîottrgeois de Québec et de Demoiselle Marguerite Legar-detir Le parrein a été M.Charles Prévost la marreine Damoi-selle Louise André soussignés.Henry 1 lissé — Denis de St Sim ni—-André—Houllard.Jeté de naissance de Marguerite Françoise Hichc (Québec, 14 novembre 1725) Le quatorze novembre de l’an mil sept cent vingt cinq par nous soussigné prêtre et chanoine a été baptizée Marguerite Françoise née d’avant hier du légitime mariage de Monsr.I lenry 1 liché bourgeois de cette ville "t de I >!le Mar guérite Le Gardeur de Repentigny son é]x>usc de cette paroisse le parrein a été Sr Louis Pierre André Dessilet et la marraine Mlle française Rev Gaillard lesquels ont signé.Henry lliché—André Dessilet—Françoise Rev Gaillard — Plante Ptre.Acte de naissance de Marie Félicite Hiché (Québec, d Juillet 1727) Le neuvième juillet de l’an mil sept cent vingt sept par nous soussigné prêtre chanoine a été baptizée Marie bélicité — 592 — née d'hier du légitime mariage de Mr Henry Hiché procureur du Roy et de Damlle.Marguerite Le Gardeur son épouse de cette paroisse le parrein a.été Thomas Jacques Taschereau sieur de Lapaille et la marreine Dame Marie Desbergères é|Kiuse de Mr Vitré lesquels ont signé Hiché— M.Debergères — Vitre — Taschereau — Plante Ptre.Acte de naissance de Thomas Charlotte Hiché (Québec, 31 août 1729) Le trente et uniesme jour d’aoust mil sept cent vingt neuf par nous soussigné prestre faisant les fonctions curial-les en la paroisse de Québec ont été supplées les cérémonies du baptesme a Thomas Charlotte née le vingt cinq d’aoust 1728 ondoyée par Mr Boullard le 26 du même mois fille du Sr Henry Hyché, notaire royal en la prévosté de cette ville et de Dame Marguerite Le Gardeur St Pierre sa légitime espouse le parein a été Joseph Fleury Escuyer Sr de Lagorgendiè-re etc.pour M.Dupuy et la marejne Dame Charlotte Elisabeth Dugué espouse du Sr Du Gué officier dans les trouppes du détachement de la marine soussignés.Charlotte E.Dugué,, Hiché, M.Legardeur Hiché, De-lagorgendière, Chardon pre.Acte de sépulture de Charlotte Hiché (2 janvier 1732) Le second jour de janvier mil sept cent trente deux par nous Curé de Québec a été enterrée Charlote fille de Mr Henry Hiché Notaire Royal décédée La nuit précédente âgée d'environ deux ans.Présents François Le Vitre et autres.Boullard.Acte de naissance de François-Gaspard Hiché (Québec, 2 .Juin 1732) Le second jour de juin mil sept cent trente deux par nous C uré de Québec a été baptisé François Gaspard né le jour précédent du légitime mariage de Monsr.Henry Richer no- — 593 — taire Royal et de Damlle Marguerite Le Gardeur De St Pierre le parrein a été Mous1 Maître François Cugnet Conseiller au Conseil Super, etc.soussignés, La Marreine Dame Marguerite Buirette E[iouse de Monsr.Boucaut Procureur du Roy soussignés Hiché — M.Buirette — C ugnet — Boullard.Commission de notoire royal à Henry Hiché (35 Juin 1725) Michel Bégon, etc.Etant necessaire de pourvoir a la Charge de nore Royal en la prevosté de cette ville vacante par le deceds de M1 Pierre Rivet, et estant informé que le S1' Henry hiché a l'Expérience necessaire pour exercer Led.office.Nous, Sous le bon plaisir de sa maj,é, avons commis et commettons led.S1' Henry a loffice de Nore Royal en la prevosté de cette ville au Lieu et place dud.t'eu Sr Rivet pour par luy exercer led.office et en jouir aux honneurs authorités, privileges, profits, Emoluments et Exemption attribués a de pareils offices.Mand ais aux officiers de la prevosté de cett ville qu'après leur être apparu de bonnes vies, et moeurs dud.S1' hiché IL le reçoive et fasse reconnoitre en lad.qualité ainsy qu'il appartiendra En Témoin de quoy nous avons signé ces présentes a ycelles fait apposer Le Cachet de nos armes, et Contresigner par l’un de nos Secretaires F'ait et donné en notre hotel a Quebec le vingf cinq juin mil sept cent vingt cinq Bégon ( 1 ) Information de rie et moeurs de Henry Hiché ( 17 juillet 1725) Monsieur le lieutenant-général, civil et criminel au siège de la prévosté de Québec Suplie humblement Henry Hiché bourgeois de cette ville, disant que le Roy l’avant honoré de lettres portant provision de l’office de nottaire royal en vostre prévosté de Québec émanée de Monseigneur l’intendant en datte du 2?è juin de la présente année, et scellée de son sceau pour être receu et installé au dit office pour en jouir aux droits, exemptions.(1) Ordonnâmes des lntendnnts, miner on/e.folio :t4. — V)4 ____ trrj .¦ttmwifc*.h< nneurs et pr- gative- annexe aa dit Ians lequel n - uhaitteroit et re reeeti et mstallé p».c Ce c*msïdéïé.Monsieur.es < ie e cse eotta *rre d:r:e Heim H 'che > it communiqué au pr- curetar da R< >v.pi.ur -ur s n réquisitoire être • .rd« -nné ce qu’r! apartiendra : fait a Qo oec !e I*e juillet 1725.André Defeigne \ û la présente requeste.I' -rdre de s*->it à mov communiqué et la commission de notaire roval en cette prévoste accordée au Sr Henrv Hiche par monseigneur l'intendant le vingt-cinq du m< i- dernier, je requiers pour te Roy qu’il - tt fait information pardevant monsieur le lieutenant-general de cette prévôté des vie et moeurs dud.Sr Hiche et que p.ur cet effet à la requests dud.Sr Hiche nu usieur le cure de cette par- isse et deux notables b -urge .is -oient appelles et entendus pour la 'dite informatif n à mov communiquée estre par moy requis et ensuitte ordonné ce qu’il appartiendra, fait à Québec ce - >nze juillet 1725.Hamard de ’a Borde le soussigné prestre curé de la cathédrafle de cette ville de Québec certiffie à q.u’il appartiendra que le Sr Henn Hl-ché professe la religion catholique, apostolique et romaine, qu’il s'est acquitté cette présente année de son devoir pascal, et que nous ne sqavons rien que de bien de sa vve et moeurs, en foy de quov n< -us luv avons donné te présent certifficat que nous avons signe pour luv servir en ce que de rats* -n fait â Québec le I6ê juillet 1725.Plante, ptre — 595 — Information faitte par nous Pierre André escuier sieur de Peigne, conseillier du Roy et son lieutenant général, civil et criminel au siège de la prévosté de Québec, à la requeste du procureur du Rov des bonnes vies, moeurs, relligion ca-tholi(|ue, apostoli(|ue et romaine du sieur Henry Hiché, commis par monsg1' l’intendant pour exercer la charge de notaire en cette prévosté à laquelle information nous avons procédé en vertu de nostre ordonnance du dixiesme de ce mois ainsv qu'il en suit.Du niardy dix septiesme juillet mil sept cent vingt cinu.Est comparu Pierre Perrault se Derizv âgé de cinq1*1 ans demeurant en cette ville à Québec psse.de nostre dame lequel après serment par luv fait de dire la véritté et qu'il nous a dit n’être parent nv allié nv serviteur nv domestique de la partie dépose sur le fait dont il s’agit qu’il a toujours connu le dit Sr Hiché depuis vingt cinq ans ou environ pour honnête homme et n’a jamais rien remarqué que de bon dans sa conduite et la veu assister au service divin comme un bon catholique, apostolique et romain qui est tout ce qu’il a dit scavoir lecture à luv faite de sa déposition a dit icelle contenir véritté, y a persisté et a signé.André Deleigne Derisi Gaulard ?Le Sr Pierre Krontignv marchand bourgeois en cette ville âgé de quarante un ans au moins demeur' à la ville psse de Nostre Dame de Québec lequel après serment par luv fait de dire véritté et qu’il nous a dit n’estre parent nv allié, serviteur, ny domestique dud.Sr lliché dépose sur le fait dont il s’agit qu'il connoist led.Sr Hiché de bonnes v io et moeurs depuis douze ans ou environ qu’il le commit ou il luv a toujours paru d’une bonne conduite et la veu a 1 église au serv ice divin faisant les fonctions et le devoir de bon catholique, apostolique et romain qui est tout ce qu’il a dit scavoir.lecture à luv faitte de sa déposition a dit icelle contenir véritté v a persisté et signé.André Deleigne Krontignv Gaulard — 596 — Soit communiqué au procureur du Roy, fait and.Québec les jour et an que devant.André Deleigne Veu la requeste présentée par le Sr Henry Hiché aux fins d'estre reçu à l’office de notaire en cette prévosté l’ordre de soit à mov la dite requeste communiqué du dit juillet présent mois, mon réquisitoire estant ensuitte du lendemain aux fins de faire information des vie et moeurs dud.Sr Hiché la * 1 -1 était unreie iu C nseü -c •: e-, e LU 't.1-s-r an senar de in naissance iu Canada.Décède i Eorefaer-11e le i" n* vembre >D M Lac ste fut le c nseiller le tus mure les mers i> iithiues ie - r.-emp-.Ltnetenros.M.La : ste et M.Hnuard.ie Fainr-Benrit.furent les lunrièr rs c eur nr m- n." -ont fus., • 1.r-r: :1 - .r- r t’aires importantes, d'en appeler à Ttm c l’antre.Au tri iu Saint-Laurent, on disait “ Allons trouver M.Gîroaard m sud.n lisait ' C nsuit ns M.Lac.ste” A voir sur ih< -n- râble Emis Lac:ste R.F Lalande.H-.-v ' r: /- “ rule L-Edmond Rot.Histoire du notariat.Èmucfti'r- UX K F ET E INOU B U A B LE En 1865, If Journal des Trois-Rivières, signale un événement qu'il suppose peu fréquent.Il nous a paru tel, à ce point, que nous résumons le récit qui parut alors et que des anciens du comté de Champlain ont conservé dans leurs mémoires familiaux." La paroisse de S.-Geneviève-de-Batiscan vient d’etre témoin d’une cérémonie bien pieuse et bien touchante et qu’il ne lui «avait jamais été donné de voir auparavant ( ni après croyons-nous).“ Mardi, le premier août.M.François Trudel et sa femme, dame Marguerite Xobert ont célébré leurs noces d’or.Et ce qui n’a pas peu contribué à relever l’éclat de celte fête, cinq couples de jeunes messieurs et demoiselles rayonnants des charmes de leur âge et pleins d’espérance ont contracté mariage le même jour.Voici les noms des dix jeunes époux qui étaient à côté de M.et Mme Trudel : M.Joseph Brouillet et Mlle Zoé Trudel, M.Léger Rivard et Mlle Anne Li/.ée, M.Désiré Mayrand et Mlle Odille Baril, M.Hubert Xobert et Mlle Victoria Rivard, M.Delphisse Dessureau et Mlle Zoé Xobert.Autre fait à noter : parmi les jeunes mariés se trouvaient une fille, une petite fille, deux neveux et trois nièces des vénérables jubilaires.* * * La messe fut célébrée par M.l’abbé R.-A.Xoiseux, curé du lieu, qui prononça une belle et touchante allocution.“ L’église, décorée avec un goût tout particulier, était remplie d’une foule de fidèles qui étaient accourus de toutes parts pour assister à une fête aussi rare que belle.A l’orgue, il y avait des musiciens et des chantres préparés avec le plus grand soin qui, durant l’office, exécutèrent un excellent programme.'Bous les assistants déclarèrent qu’ils n’avaient rien entendu de mieux dans les églises de nos campagnes. — 608 — " La cérémonie terminée, quatre-vingt des parents et amis de M.et Mme Trudel se rendirent à leur demeure où les attendait un repas préparé avec art et auquel tous prirent part avec cette gaité et cet entrain que l'on rencontre toujours chez nos bons Canadiens." Enfin, après avoir passé la journée dans la gaité la plus franche, on se retira à une heure avancée de la soirée, chacun emportant d’une telle fête, un souvenir qui subsiste encore.E.-Z.Massicotte QUESTION L’érudit Edouard Fournier, dans son substantiel ouvrage Bniqmes des rues de Paris, raconte incidemment, qu’à partir rie 1774 “tout était à l'anglaise” en France.“Rien ne plaisait, rien n’avait bon air que sous une étiquette britannique .' Si d’aventure on vous voyait prendre à cheval une autre allure que le trot à l’anglaise, vous passiez pour un croquant ”.t Vient ensuite une anecdote où il est question d’un gentilhomme nommé Vaudreuil.“ Un jour, raconte Ch.Brififaut, dans ses Passe-Temps d’un reclus, Vaudreuil suivait le comte d’Artois a la chasse; la contagion anglomane ne l’avait pas encore gagné, et il continuait d’aller au trot Louis XIV.— Qu’est-ce à dire, Vaudreuil, lui dit le prince qui, lui, trottait à l’anglaise, est-ce une leçon?— Pas même un conseil, Monseigneur.Cependant, tout en regardant Votre Altesse prendre l’allure à la mode, je nie demandais si Monseigneur le comte d’Artois, qui doit un jour commander les armées françaises, les commandera à l’anglaise.t ., Son Altesse répondit par un sourire et se mit cà trotter, comme Vaudreuil, suivant la vieille méthode du temps de Louis XIV.L’anglomanie perdit du terrain pendant quelques jours, mais le regagna bientôt.” _ t De quelle famille pouvait être ce Vaudreuil ?Pas des nôtres, sans doute, car un Canadien aurait-il eu la respectueuse audace de faire la leçon à un prince français?R.Coursoi, — 609 CONSEILS DU ROI Le premier conseil du Roi dans le Bas-Canada fut M.Edward Bowen.Il fut nommé le 20 juin 1809.Entre cette date et l’union des deux Canadas, en 1841, il n’y eut que vingt-cinq avocats, dont onze Canadiens, à qui échut cet honneur qui n’était alors décerné qu’à bon escient, c’est-à-dire à des hommes ayant réellement fait leur marque au barreau.La liste qui suit a été préparée d’après la liste des commissions enregistrées du bureau du Régistraire-général du Canada.Ceux dont le nom est suivi d’un astérisque, reçurent de nouvelles commissions à l’avènement au trône de nouveaux souverains.M.J.-O.Côté a donné dans ses Political Appointments, 1841-1865, la liste des Conseils de la Reine, sous l’Union.Nous devons au fils du précédent, M.X.-Orner Côté, la liste des Conseils de la Reine, nommés par le gouverneur général, de 1867 à 1917.Voir ses Political Appointments (2 vols).Celle de la province de Québec est encore à venir.Francis-J.Audkt Conseils dn Roi, Bas-Canada Bowen, Edward 20 juin 1809 Ross, David 3 septembre 1811 Caron, Alexis 1 juin 1812 Ogden, Charles-Richard 9 janvier 1816 Taschereau, Jean-Thomas 9 octobre 1821 Vézina, Pierre 15 juillet 1824 Vallières de Saint-Réal, Joseph-Rémi 29 octobre 1825 Sewell, Stephen 25 juillet 1827 Cochran, An dr e w - W i 11 iam 6 septembre 1828 Bédard, Joseph 15 juillet 1829 Vézina, Pierre * 11 décembre 1830 Sewell, Stephen * 11 décembre 1830 Cochran, Andrew-William * 11 décembre 1830 — r.io — Ross, David* 11 décembre 1830 iiédard, Joseph * 24 février 1831 (VSullivan, Michael 5 avril 1831 Quesnel, Frédéric-Auguste 5 avril 1831 Panet.Philippe 28 décembre 1831 Mondelet, Dominique 26 novembre 1832 Peck.Ebenezer 8 février 1833 l!< stwick, Augustus-David 11 mars 1835 Grant, James-Charles 19 juin 1835 l’uchanan, Alexander 19 juin 1835 1 )uval.Jean-François-Joseph 22 juin 1835 lîlack, Henrv 24 septembre 1836 Conseils de la Reine, Ras-C 'amulxi i )av.Charles-1 )ewav 4 janvier 1838 Dumoulin.1 Ferre -Benjamin 13 janvier 1838 Driscoll, Henrv 31 mars 1838 Poston, John 31 mars 1838 lîlack.Henry* 20 décembre 1838 Vézina, Pierre* 20 décembre 1838 Cochran, Andrew-William * 20 décembre 1838 Mondelet.1 )ominique * 20 décembre 1838 lîuchanan, Alexander * 20 décembre 1838 Hamel.André-Rémi 14 mai 1839 QUESTION Où trouverais-je des renseignements sur Augustin de Galimard qui épouse aux Trois-Rivières, le 10 juin 17(X), Marie-Françoise Godfroy et 4, le notaire J.Belle dressait le contrat de mariage de F.-X.-A.Trudel et de Zoé-.Aimée Renaud, tille mineure de Louis Renaud, grand négociant et conseiller législatif.Le mariage fut célébré, le 27 avril, à la cathédrale par Mgr Bourget.La cérémonie religieuse fut suivie, chez l’honorable Renaud, d’un déjeuner auquel prirent part l’honorable juge R.-IL Caron et Mlle Laétitia Caron, l’honorable Georges-Etienne Cartier et dame Hortense Fabre Cartier, le docteur E.-H.Trudel, B.-A.-T.de Montignv, Mlles Perrault, Lévesque, Renaud et plusieurs parents.Dès 1862, Mgr Bourget chercha à obtenir l’établissement d’une université à Montréal et l’éminent prélat ne pouvait manquer d’associer à ses projets, celui dont il avait béni l’union.Ne serait-ce pas à l’instigation de son évêque que l’avocat Trudel partit pour l’Europe en 1867 et visita l'Angleterre, la France et l’Italie à propos de la question universitaire?Au cours de son voyage, il fit la connaissance des chefs royalistes et des écrivains catholiques de France.Avec l’année 1869, M.Trudel reprend son projet de fusion des cercles et sociétés de professionnels, de marchands, de financiers, d’industriels, d’artistes et de sportsmen afin d’en former une association “incorporée” régie par quatre 618 — ecclesiastiques et administrée par des laïques.Cette assidu tion aurait eu un vaste immeuble avec bibliothèque, salles d’études, théâtre, gymnase et salons, brei.ce que les Anglais réalisèrent avec leur 'i .M.C.A.* * * C’est à ce moment qu’arrive la question de la sépulture de Joseph Guibord.Dans cette cause les avocats de la veuve C.uibord étaient MM.Jos.Doutre et Rodolphe Lallanime, ceux de la Fabrique Notre-Dame étaient MM.François Cas-sidv.L.-A.Jetté (plus tard juge et lieutenant-gouverneur ) et F.-X.-A.Trudel.Ces noms suffisent pour indiipier que le barreau était bien représenté dans un litige qui allait permettre aux poursuivants d’étaler tout ce que les irréductibles de l’Institut canadien avaient de rancoeur contre l'autorité diocésaine.Aussi les plaidoiries prirent-elles une ampleur inattendue.Toutes les histoires furent repassées: de l'Eglise.de la France, de l’Angleterre et du Canada.On disséqua le gallicanisme.le philosophisme et l’ultramontanisme; on compara le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil, le droit canon et le droit constitutionnel: et comme à cette époque, les jurisconsultes s’accordaient le luxe d’une surabondance d’assertions et de réfutations appuyées sur des kyrielles de citations, le procès dura des jours ( 1 ).Dans cette joute, M.Trudel se montra très renseigné en tout ce qui concernait l’autorité de l’Eglise et le juge Monde-let semble avoir pris un vrai plaisir à l’interrompre et à lui soumettre des objections.A un moment, le président du tribunal s’exclama: — “ M.Trudel.je dois vous le dire, au risque de blesser votre modestie: je crois que vous avez manqué votre vocation; vous auriez dû vous consacrer à l'étude de la théologie.' Et l’avocat de répondre: — "L’observation du savant juge peut être un sarcasme ou un compliment.Je l'interprète dans le sens le plus favorable.” (1) liésultnt de tant de science et d'éloquence: légère modification d'un article du code civil.< — 619 — \ oulant conserver et mettre au point l’énorme documentation t|u il avait rassemblée, M.1 rudel en constitua un mémoire intitulé: “ Quelques réflexions sur les rapports de 1 Eglise et de 1 Etat" et il en publia une partie dans trois livraisons consécutives de la Revue Canadienne de 1871.* * * Après ce procès retentissant le très actif avocat se tourna vers la politique et, en 1871, les électeurs du comté de Champlain le choisissait pour aller les représenter à la législature de Québec ( 1 ).Deux ans plus tard, le 30 octobre 1873, 1 honorable Louis Renaud cédait son siège à son gendre h\-X.-A.Trudel lequel en devint le titulaire le lendemain, tout en conservant son mandat à l’Assemblée législative.Quoique mêlé aux polémiques provoquées par l’existence de l’Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal ainsi que par le projet d’une Université à Montréal à l’encontre de celui de l’établissement d’une succursale de l’Université Laval à Montréal (2), il consacre néanmoins une partie de son temps à la préparation d’un mémoire sur “ Xos chambres hautes, le Sénat et le Conseil législatif" dont certains groupes demandaient l'abolition ou la modification.Ce mémoire valut à l’auteur une violente critique par l’abbé Chandonnet dans la Revue de Montréal.Au mois de février 1881, M.Trudel publie dans la Revue canadienne ce qu’il pense de " La conciliation ’’ en politique.Incidemment, il admet que la "coalition des partis est justifiable lorsque le salut du pays l’exige.” Puis le 20 mai suivant, il prononce devant le comité des bills privés, à Québec, le mieux ordonné de ses discours: il voulait empêcher l’Université Laval de “multiplier ses chaires d’enseignements dans les limites de la province de Québec Lu de nos jours, ce plaidoyer intéresse singulièrement en ce qu’il laisse aper- (1) Quoique domicilié ù Montréal, M.Trudel «’oublia pas le pays natal o il comptait amis et parents.Kn 1869, ii Sainte-Oeneviève-de-Ha-tiscan, lors du premier campement du 70e bataillon de la milice, il assista à la revue officielle et on lui demanda île parler.Son allocution fut très applaudie, d’après les anciens.(2) On doit à M.Aegidius Fuuteux, une précieuse bibliographie explicative de la question universitaire, Laval-Montréal, 1852-1921.Montréal 1922.br.62 pp.Voir aussi l'instructive histoire de l'Kcole de M.et de (’.par le docteur Mignault parue dans l'l'nion Médicale du Canada, 1926. — 620 cevoir les facettes oubliées d’une question qui passionna nos pères.* * * De 1864 à 1890.M.Trudel eut des associés qui ont brillé dans divers rôles, tels: l’honorable L.-O.Taillon, le recorder 11.-A.-T.de Montignv, le juge Napoléon Charbonneau, le juge Gustave Lamothe, le député-journaliste Fabien Va-nasse et autres.Pendant une période, le jurisconsulte eut une clientèle de choix et il aurait pu aspirer à la magistrature si son caractère combatif ne l’eût entraîné à l'apostolat de ses principes par le journal; s’il n’eût préféré être le champion laïque de l’idée religieuse; s’il n’eût eu la conviction qu’il ne pourrait atteindre son but que par un organe dont il serait le directeur.La fondation de Y Etendard en 1883 ( deux ans après celle de la Ecrite.à Québec, par M.Tardivel) fut la réalisation d’un rêve longtemps caressé et ce fut le commencement de la tin d’une carrière.Sept années durant, il eut à accomplir une tâche énorme, avec accompagnement de troubles d'argent et de peines-domestiques.Tout cela ruina l’homme qui avait haute stature et belle prestance.Mais par la confiance qu’il inspirait, par l’estime qu’on lui portait, par les relations puissantes qui le soutenait, M.Trudel parvint à mettre son journal en évidence.Chaque jour, des visiteurs, religieux ou laïques, avaient accès au cabinet de travail qu’il s’était aménagé au sommet de l'édifice de YEtendard, rue Saint-Jacques.Vers 1885.l’administration était confiée à l’ex-zouave Alfred Prendergast, avocat, cpti, par la suite, fut gérant de la banque d’Hochelaga.A la rédaction, on comptait Henri Trudel.fils aîné du sénateur, Errol Bouchette, économiste, Gon-zalve Désaulniers, plus tard juge, un français nommé Jolv G.Langlois, M.de la Durantaye, J.-B.Monier.ex-zouave français, (fondateur du Prix-Courant avec J.Helbronner), M.Eoisy, M.Laquerre, Philibert Bonder, français, secrétaire de la rédaction et autres.Dans son organe, M.Trudel fut impitoyable pour certaines factions des partis politiques “rouges” ou “bleus’’.et — 621 — Comme le disait M.David février 1901 — La Revue amodiante de 1890, p.lit).— L-O.David."Mélanges historiques et littéraires’ .p.61 et “Au soir de la vie ", p.166.— Charles Lange-lier, “Souvenirs politiques’’, II, p.21, ainsi que divers periodicities, quotidiens et pamphlets.Ajoutons seulement qu'au déclin de sa vie, M.Trudel fut “ une âme repliée " qui se confina et souffrit beaucoup.Il s’éteignit brusquement à l’âge de 51 ans.le 17 janvier 1890.Son épouse lui survécut un quart de siècle et quitta le monde le 24 avril 1915.Lors de son décès, le sénateur I rudel laissait des descendants immédiats qui devaient maintenir l'honneur du nom et perpétuer sa mémoire.Quatre de se> enfants avaient fait d’excellentes études et tous paraissaient bien constitués tant au physique qu’au moral.Singulière infortune, deux moururent dans la trentaine et les deux autres â la lleur de l’âge.VIII Du mariage Trudel-Renaud naquirent: lïcuri-Louis-f'ntnçois-Xavier-Iidouard.— Né à Montréal le 30 octobre 1865, baptisé à Notre-Dame, le même jour.Parrain, l’honorable Louis Renaud, grand-père; marraine.Aurélie Bouthillier, épouse du docteur Eugène Trudel, grand oncle de l’enfant.Officiant, Edouard-Charles Labre, chanoine.Il fit ses études au collège Ste-Maric: se consacra au jour- 81 — 622 — nalisme et devint rédacteur en chef de Y Etendard à la mort de son père.Le 17 mai 1890, il épousait à Batiscan, Joséphine Tourigny, sa parente, dont il eut une fille, Henriette, née le 13 mars 1892, à Montréal et
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.