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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1936-01, Collections de BAnQ.

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RECHERCHES HISTORIQIHS BULLETIN D'ARCHEOLOGIE, D'HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR PIK R R I >Q 1N ) R Ci ES R O V Si VC)LUME QUARANTE-DEUXIEME KUl LEVIS 1930 U’.Bl LLETIN DES ItECH'EHEIIES II I ST OH H) I ES VOL.XLII, LEVIS, JANVIER 1936 No 1 LA FAMILLE CALDWELL Né en Irlande en 1/48.Henry Caldwell appai tenait à une famille importante et très influente.Lieutenant au 69e Régiment en 1757.il prit part au siège de Louis-bourg l’année suivante.11 avait su gagner les bonnes grâces de Wolfe qui.dès la même année, recommandait au ministre Pitt de lui donner le grade de capitaine.En 1759, il prenait part au siège de Québec avec le giade d’assistant quartier maître général.C est lui que Monck-ton chargea d’aller porter à la cour la nouvelle de la pri se de Québec.Au dire de Knox.Caldwell reçut pour cette bonne nouvelle une somme de cinq cents louis sterling., Caldwell revint au Canada et servit dans 1 armee d’occupation jusqu’en 1774.Tl eut alors la permission de se retirer de l’armée tout en conservant son grade de major.Le 7 avril 1774, Henry Caldwell avait loué pour quatre-vingt-dix-neuf ans la seigneurie de Lauzon et tous les autres bien-fonds que le général Murray possédait au Canada.Le jeune officier voulait exploiter ces vastes domaines.En 1775, Caldwell, nommé commandant de la milice britannique de Québec, reprit les armes poui repousser l’invasion américaine.C’est encore lui qui fut chargé par Carleton d’aller apprendre à la cour l’heureuse nouvelle de la levée du siège de Québec.Cette fois, il revint avec une autre gratification de cinq cents livres sterling et le grade de lieutenant-colonel. Dès lors, libre de ses mouvements, Henry Caldwell commença ses vastes entreprises.Il fut receveur-général, conseiller exécutif et conseiller législatif.Puis il se rendit acquéreur des héritiers du général Murray des seigneuries de Lauzon, Rivière-du-Doup, Madawaska, Foucault, etc., etc.Ces différents achats lui coûtèrent plus de dix mille livres sterling.Il dépensa peut-être quatre fois cette somme pour développer ses entreprises.Mais il était receveur-général et sa caisse n’étant, pratiquement, soumise à aucun contrôle, il pouvait donc y puiser largement.L’honorable Henry Caldwell décéda à sa superbe résidence de Belmont, près Québec, le 28 mai 1810.à l’âge de 75 ans.M.J.-Edmond Roy apprécie ainsi le grand seigneur Caldwell : “ Auprès de ses subordonnés, le seigneur Caldwell était bon et compatissant.Il avait su se rendre très populaire parmi ses censitaires qui l’aimaient véritablement.Il est vrai de dire qu’il était pour eux comme un père et qu’il ne savait rien leur refuser.Il leur donna tous les moulins qu’il voulurent avoir, il les aida à ouvrir et a entretenir des routes, à construire des églises, à fonder de nouvelles paroisses Les largesses et les générosités du seigneur Caldwell sont passées dans la légende et son nom est encore vivace dans la génération qui va s’éteindre.” Par le testament de Henry Caldwell on voit qu’il avait trois frères, sir James Caldwell, baronnet : Frederic Caldwell, major général au service du Portugal ; et Charles Caldwell, lieutenant dans la marine royale.Henry Caldwell avait épousé, en Angleterre, Ann Hamilton, soeur du baron Hamilton et du lord évêque d’Offory.Elle décéda à Québec le 19 février 1804.La Gazette de Québec du 23 février 1804 fait les plus grands éloges de cette digne femme : “ Il est peu de personnes qui aient été si généralement et si sincèrement regrettée par un aussi grand nombre de parents et d’amis.Cette dame s’est attiré l’affection la plus cordiale par la cou- — 5 — duite la plus distinguée durant le cours de sa vie, et son caractère inestimable est gravé dans tous les coeurs.” Henry Caldwell laissait un tils unique, John Caldwell, né à Québec le 25 février 1775.Né sous une heureuse étoile, il fit ses études sous la direction d’un précepteur très instruit, le Révérend Alexander Sparks, et se fit recevoir avocat le 20 juin 1798.Mais John Caldwell ne pratiqua jamais comme avocat.Il s’occupa de l’exploitation des propriétés de son père, particulièrement de la seigneurie de Lauzon.En 1800, John Caldwell fut élu député de Dorchester avec Jean-Thomas Taschereau.Il fut réélu en 1804, en 1808 et en 1810.Son passage à la Chambre d’Assemblée demeura presque dans l’ombre.Il n'y prit jamais la parole.11 suivit les débats plutôt en amateur.Le 19 novembre 1808, John Caldwell remplaçait son père comme receveur-général du Canada.Quatre ans plus tard, le 1er août 1812, il était appelé à siéger au Conseil législatif.Les immenses travaux entrepris par Caldwell, le grand commerce de bois qu’il menait, les acquisitions qu’il ne cessait de faire demandaient une mise de capitaux considérables.La Chambre d’Assemblée soupçonnait depuis longtemps que Caldwell puisait dans la caisse publique dont il avait la garde pour mener ses opérations à terme.La catastrophe vint en 1823.Le gouverneur Dalhousie dut le suspendre de ses fonctions de receveur-général.Suivant la déclaration même de Caldwell, il était redevable à la Couronne de plus de 96,000 louis.11 offrit d’abandonner toutes ses propriétés au gouvernement pour rembourser ce déficit.Le gouvernement intenta des poursuites contre lui et ht vendre plusieurs de ses seigneuries.En 1830, par la mort du frère aîné de son père, sir John Caldwell, baronnet, de Castle Caldwell, en Irlande, décédé sans enfant, John Caldwell hérita de son titre de baronnet.Mais le vieux noble ne lui laissa pas de fortu- ne. — 6 — Sir John Caldwell décéda à Fremont House, Boston, le 26 octobre 1X42.Sir John Caldwell avait épousé, en 1800, [ane Davidson.Idle de James Davidson, chirurgien, et de Jane Richardson.Kile décéda a Québec le 21 avril 1806, à l'âge de 2d ans.De ce mariage étaient nés trois enfants : 1 John Caldwell, né probablement en Angleterre.Il héiita du titre de baronnet de son père et vécut en Angleterre.2 James-IIugh Caldwell né a Québec en août 1803 et décédé au même endroit le 3 septembre 1804.3 Ann Caldwell née à Québec le 1er août 1803 (1).l’IKRRKMARIK-ALPHC)NSE GKNEST Que de Canadiens-français ont étudié l’histoire de leui pays a 1 aide de l’excellente carte publiée par M.r.-.M.-A.Genest, en 1875 ! La carte de M.Genest est en-111,1 en usage dans la plupart de nos collèges classiques et dans des centaines et des centaines d’autres maisons d enseignement.^1- Genest était né à Saint-Joseph de Lévis le 1er août 1844.du mariage de Pierre Genest, mesureur de >"ts, u de Matie-kulalie hoisv.Il lit son cours classique aux séminaires de Sainte-Thérèse et de Québec, et se ( est ma a 1 état ecclésiastique.Tout en suivant son cours de théologie, il enseigna le dessin et les mathématiques au college de Lévis de 1869 à 1872, puis, ne se croyant pas appelé a la prêtrise, il accepta un emploi au département des I erres de la Couronne en qualité de dessinateur.Le 15 janvier 1874, M.Genest se faisait admettre à a piofession d arpenteur.Il devint un véritable expert dan> sa proiessmn et rendit de réels services au gouvernement de la province de Québec pendant les vingt-cinq et quelques années qu’il fut à son emploi.M.Genest dé-ceda a Quebec le 13 septembre 1901 à l’âge de 57 ans.«v **.'« CHARLES-AUGUSTE FAY, FACTEUR D’ORGUE Entre 1820 et 1830, Montréal comptait divers fabricants (1 instruments de musique, surtout d’orgues encore peu compliquées, mais qui, toutefois, prenaient de la vogue.L un de ces artisans qui signa d’abord Faye, puis adopta 1 épellation Fay (à l’exemple de l’abbé Fay, alors professeur au séminaire S.-Sulpice) attire surtout notre attention.Originaire d’une commune de Pent bièvre, en Bretagne, Charles-Auguste Fay, “facteur d’orgues” fait bemr son mariage à Notre-Dame de Montréal, le 8 juillet b 23, avec Marie-Colette, tille mineure de J.-B.Jacques Jacotel, lui aussi “ facteur d’orgues ” et dont le pere était français.,r, P‘n,nr1| 'es assistants à cette cérémonie, signalons 1 bornas Delvecchio.hôte notoire de l’historique auberge des Trois-Rois, (place de l’Ancien Marché), fondateur d un musee curieux et grand ami de ceux qui s’occupaient de musique, à divers titres.rout porte à croire que le nouveau marié travailla trois grands sloops: un de Boston alors qu’il était à deux milles de Louisbourg, s'y rendant chargé de bois et d’articles de marine.Les deux autres sortaient d'un petit havre de File de Louisbourg, dont un chargé de bois et l’autre vide.Une autre perte française, en octobre, a été l'Aigle qui tit naufrage à vingt-quatre milles de Mécatina, golfe St-Laurent.Ce vaisseau portait farines, lard, munitions, fusils, canons, etc.L’équipage se sauva.Ce navire, sans doute, avait pris la route au nord de File d’Anticosti afin d’éviter toute voile ennemie, mais ce fut pour son malheur.C’est donc environ neuf pertes françaises contre dix-huit anglaises, mais en 1757 les nefs battant le pavillon fleurdelisé subirent des revers désastreux.Le plan des opérations contre la Xouvelle-France fut arrêté en 1757 par John Campbell, quatrième comte Loudoun, et accepté par Pitt.Les Anglais ayant fait de grands préparatifs pour s’emparer de Louisbourg et de Québec en 1757.Louis XV poulies en empêcher envoya de St-Domingue à Louisbourg, le chevalier de Beauft'remont.En route, il tit quelques prises qu’il bridât et coulât à fond.Il commandait cinq vaisseaux de ligne: Y Etonnant, 80 canons; le Défenseur.74 canons; le Diadème, 74 canons; Y Inflexible, 64 canons et Y Eveillé, 64 canons, et une frégate.Il entra à Louisbourg le 13 mai.Le roi avait fait partir de Toulon l'amiral Du Revest ayant sous ses ordre le Hector.74 canons : Y Achille, 64 canons: le Vaillant, 64 canons, et le Sage, 64 canons, et aussi une frégate.M.Du Revest était approvisionné pour sept mois et il avait à bord un nombre considérable de soldats.Il atteignit Louisbourg le 19 juin. — 31 — Le comte Du Lois de la Motte sortit de Brest à destination du Cap Breton avec l’escadre suivante: le Formidable, 84 canons; le Duc de Bourgogne, 80 canons; le Superbe, le Glorieux; et le Héros, chacun de 74 canons; le Dauphin-Royal, 70 canons; le Belliqueux, le Célèbre, et le Bizarre, de (>4 bouches à feu, et quatre frégates, dont deux parties avant lui.Il arriva à Louisbourg le 20 juin'.Nous avons les noms des six frégates qui se trouvèrent alors à Louisbourg: la Brune, 36 canons; Y Abcnaquise ( 1 ), 40; la Comète, 30; YHcnnione, 26; la Fochinc, 36; et la Fleur-dc-lis, 36 canons.Qu’on veuille bien remarquer l’aspect imposant de cette flotte: Dix-huit gros vaisseaux de ligne et six frégates, portant 1474 bouches à feu! La flotte de l’amiral Holbourne rit voile de l’Angleterre en mai 1757.Elle était composée des navires de guerre: Le Newark, 80 canons, amiral Holbourne.Le Terrible, 74 canons, capitaine Collins.Le Grafton, 68 canons, commandant Holmes.Le Northumberland, 68 canons, Lord Colville.L’Oxford, 66 canons, capitaine Spry.Le Bedford, 64 canons, capitaine Fowke.Le Captain, 64 canons, capitaine Amherst.Le St-Albans, 64 canons, capitaine Webb.Le Kingston, 60 canons, capitaine Parry.Le Tilbury, h0 canons, capitaine Bransley.Le Sunderland, t>0 canons, capitaine Mackenzie.Le Centurion, 54 canons, capitaine Mantell.Le Hunter, 14 canons, capitaine Laforey.Le Gibraltar's Prize,S canons, capitaine Scott.Le Furnace Bomb (2), 8 canons, capitaine Williamson.Le Lighting Fireship ( 3), 8 canons, capitaine Martin.Trois autres vaisseaux de ligne sortis de Portsmouth, en mai, rejoignirent Holbourne.Ce sont: 1G Invincible, capitaine Bentley.Le Nassau, capitaine Sayer.( I | Lancée à Québec à l'automne de 17">4.(2) Gnliote à bombe.(3) brûlot. Le Defiance, capitaine Baird.Nous n’avons pas le nombre des bouches à feu de ces trois navires niais on peut supposer qu’il y en avait soixante au moins puisque c'était là l'armement minimum de tout vaisseau de ligne.L’amiral anglais avait donc quinze vaisseaux de ligne et quatre petits corsaires, le tout armé de mille canons.L’avantage était donc à la flotte française de Dubois de La Motte.L escadre de Holbourne se présenta au large de Louis-bourg le 19 août, et la flotte française se tint inactive dans le havre de Louisbourg.Nous ne comprenons pas l'attitude de DuBois de la Motte.Holbourne demeura plusieurs jours au large, lançant tour a tour divers de ses vaisseaux vers la forteresse française et les retirant comme en un geste provocateur, mais pas un des Français ne bougea.Obéissaient-ils à un ordre du ministre de la Marine ou du gouverneur de la place dont ils relevaient peut-être momentanément?Cela se peut fort bien ainsi qu’il arriva en 1758.Enfin, un brouillard épais descendit sur la surface des eaux; on eut dit que Amphitrite surprise de la passivité des marins français réputés si braves, se voilait la face de chagrin.Au sein de cette condition atmosphérique, l'amiral anglais conseillé par la prudence se retira sur Halifax.Cependant, le 17 septembre il se présenta de nouveau devant Louisbourg, mais les Français n’en sortirent pas plus pour combattre.Dans la nuit du 24 au 25 septem-bi e, une tempête très violente sévit et endommagea considérablement la flotte anglaise; huit ou dix navires furent démâtés et le Tilbury sombra.Une partie de son équipage (332 hommes) fut recueillie par les Français et transportée en Angleterre.Le 12 mai, venant de la Jamaïque, un navire battant le Pavillon de St-Georges fut pris par la flûte du roi, la Fortune, de Louisbourg.Au mois d’août, des corsaires du Cap Breton s'emparent du Lloyd, de Maryland, ainsi que du Happy Return.Ce dernier est rançonné pour mille livres. 33 — Le 12 octobre, le Hamilton Galley allant de la Jamaïque à Londres est la proie d’un corsaire de Louisbourg.Dans le même mois, un brigantin anglais, de six canons, le Doscay, monté par trente hommes succombe à l’attaque du Bicarré (capitaine de Montalais) et du Célèbre (capitaine de la Jonquière)._ En novembre, une frégate française s’empare du Prince of Wales, capitaine Dousse, et le conduit à Louisbourg.Les deux vaisseaux anglais: Earl of Loudon, de la \ ir-ginie, et le Cassandra, de Glasgow, sont pris sur les bancs de Terre-Neuve et menés au Cap-Breton.Enfin, en décembre, la Province, senau de Boston, envoyé pour espionner à Louisbourg, se fait prendre.Cela forme un total de treize navires anglais perdus durant l’année.Examinons maintenant les gains réalisés par les Anglais dans les parages du Cap Breton, de Terre-Neuve et du Golfe durant la même période.En avril, le Deux-Soeurs, capitaine Dassier, avec vins et brandy, de Bayonne à Québec.Ce bâtiment se rend au Devonshire, qui le conduit à Portsmouth.Le 12 mai, le Chariot-Royal, 36 canons, passe à un corsaire anglais.En mai, le Dauphin, 18 canons, 150 hommes; la Jolie-Galcric, 12 canons, 40 hommes, 50 soldats, et un grand navire portant 16 canons, 50 hommes et 50 soldats, tous de Rochefort à Louisbourg, sont pris par le corsaire César, de Bristol.Le Superbe, 750 tonnes, 24 canons, 50 marins, 250 soldats, et la Renommée (capitaine Denis de Vitré), 350 tonnes, 12 canons, 86 marins et des soldats, sortis de Bordeaux et se rendant à Québec.La cargaison consistait en ballots de marchandises, vivres, armes, munitions.Ils tombent au pouvoir du Somerset et du Rochester.La prise est estimée environ 100,000 livres.La Jeune Esther, le Boyce et la Madeleine, de La Rochelle à Louisbourg, capturés par le Duc de-Bedford.Le Marquis de Galestal, de Bordeaux à Louisbourg, rend son pavillon au corsaire Rançjer. — 34 — Le / rois-Amts et deux navires Danois, de Bordeaux au panada, avec cargaison de sucres et d’huiles, pris par le Defiance vaisseau de ligne anglais, capitaine Baird.Le 2 ->uin’ la Maryueritc, goélette française portant canons et munitions est saisie par les Anglais et conduite à Ha- U"iu," “A lK,rtant des farines l'oui It C anada se rendent a 1 Antelope.Le Vainqueur, 300 tonnes, de Bordeaux à Québec, ac- o’ pagne de quelques navires transports, passent aux An- to *c 11S • le Canada U 60 marins’ a>’ant des vivres pour te Canada, amené son pavillon au Harzvick.Lf '1«Saxon, 16 canons.150 hommes, et une goé- DÏÏkM # Q"ébec' l)ris P" A,vaster eOe 240 A CoZT- ca|,i,“!ne La Human, senau de ¦.canons, 28 hommes d équipage, se rend à l’en nvtm au Cap Sainte-Marie, Terre-Neuve En cette occa ion c vain,pieur est le Prince of Wales qui passe aux mains des ançais en novembre de la même année.Le 27 juin, un bâtiment français à destination fie I nui ¦ bourg es.capturé par le «»«».de Halifax V E Pris SJxUSieUrS bâtinKms' »»" ün'navlr".'fr™» ** e"levé '>ar corsaire anglais.Ln naviR du Cap-Breton est pris par le Torbay.' «« pris pa^ie^?;^1' “ ^ Brefon duits’à°Halifax.UrSa’re « ,e R™m *** Pri» « con- La Minerve, le Saint-Pierre, le Saint-Martin 1 navires marchands de 500 et 300 tonne- • 1 ( eux Afcr/m.^sloop de guerre, d^ilrest à SdsE'.urk^prrs ^ — 35 — Novembre: la Surprise, de Rochefort à Louisbourg, et une goélette du Cap 11 reton, capturées par les Anglais.Nous devons ajouter que l'amiral llolbourne pendant son séjour sur la cote, au large de Louisbourg, a fait quelques prises.11 retourna à Spithead, en Angleterre, le 7 décembre.Une revue anglaise rapportait au mois d’août 1757, que depuis le commencement de la guerre les pertes françaises sur mer ont été en navires marchands 082, et en corsaires 91, soit 773, tandis que celles des Anglais furent 037, ce qui laisse un total de 136 en faveur d’Albion.Ce chiffre va pour toutes les mers.Mais cette différence en faveur du Royaume-Uni s’explique si l’on considère que de 1755 à mai 1756, (temps de paix!) on s'empara, par surprise, de nombreuses voiles battant le pavillon fleurdelisé.Au moins quarante-six nefs françaises furent prises en 1757 aux empirons de Louis-bourg, etc., contre quinze déployant le pavillon de St-Georges.Pitt est chargé de la guerre en 1757.11 va opérer largement en 1758.Il se fait donner par le Parlement des sommes assez rondes pour les besoins de ses entreprises.Voici ce qu’il lui fut accordé pour la marine: Matelots £3,000,000 Dettes de la marine 300,000 Constructions et réparations navales 200,000 Garnist ms : Nouvelle-Ecosse ; Terre-Neuve 623,704 Rembourser Massachusetts) vivres, etc ) 27,380 Connecticut “ 13,736 Support: Nouvelle-Ecosse 9,902 Dépenses de la guerre 800,000 De ce dernier montant, une partie s’applique aux dépenses nécessaires pour la campagne continentale (1).Les navires enlevés au Erançais cette année, 1758, sont répartis comme suit: Janvier: le Lion et un autre navire, avec vivres: partis de La Rochelle pour Louisbourg.Le Charmant, de Louisbourg à Brest.22 janvier, YAbénaquise, commandant M.de Macarthy.Février: un navire du Cap Breton, le Renald, de Rô- ti) Chronical Events — Hunts magazine — Londres, 1758. — 36 — chcforr, avec vivres pour le Cap Breton.L Angélique, de La Rochelle à Louisbourg.A‘ l h act on, de Louisbourg avec tï'^r,r7Tra' 'Iiir|„ fm vm 7 ' Y?,re en Irl“ slK'cè- apparent.\\ olte vexe se porte à des mesures ex-trenies.30 juillet, bataille du Sault Montmorencv où l’avantage reste aux hratiçais.Wolfe en est vivement eltecté; son prestige amoindri.Puis, sa santé s’altère, et il ne se rétablit que le 28 août.1a oit.j, écrit a Saunders: "Je suis conscient de mes propres erreurs dans le cours de la campagne et j'estime que, un peu Plus ou moins tic blâme |n>ur un homme qui est nécessairement perdu est de minime ou de peu d’importance." Quelques jours plus tard, le 9 septembre.Wolfe mande au Secretaire d Ltat : “Ma constitution est ruinée san- que j aie la consolation d'avoir rendu aucun service appréciable à 1 Ltat et sans que j'aie l'espoir d’en rendre." Lé 11 septembre.Montcalm renouvelle à Montreuil l'ordre donné le 5 septembre, d'établir le bataillon de Guvenne >ur les hauteurs d Abraham et que quelqu’un a c« ,ntremandé le (x Cette fois encore il n’est rien fait.Deux soldats français désertent de Pun des trois postes établis sur la ta aise ]\ar M ntcaîm et l’ingénieur P.n t leroy tt ce- traîtres vent p rter a Woîfe certaine information dont se saisit son imagination alerte et qu'il emploiera pour forcer les portes de la victoire et celles de sa mort glorieuse.Apres la reddition de Québec la fl tte française ne comprenait plus que dix unites: les MaehanJt.O usine, tenus.' - escadre du capitaine Canon, et les C oo ?, h : 17î f oison i, â 1 oreehed.i '¦ oe et y ole 11 ~/é t ï x al.Les neuf autres navires périrent lans l'inutile tentative’ ; - - ' lancés contre la houe ennemie.Le 25 novembre, les navires Mûreihol.1 hue.Iziisaibelh et SoleiJ-RoxaJ turent îetes à la cote par un furieux coup de vent au saut de la Chaudière, à t™$ rn-:i- au-dessus a Quebec Deux i.urs a; Tes.le capitaine Canot! appareilla avec le- six A-aisseaux qui lui restaient.Les Anglais lui tirèrent à la Traverse plus de trois — 43 — cents coups de canon.Le Szuinton seul passa et parvint à Brest le 23 décembre, 1759.L^vis se présenta le 28 avril 1760 pour livrer bataille aux Anglais sous les murs de Quebec.Après sa victoire il entreprit le siège de la ville.Souvent, les regards anxieux des Français scrutaient fièvreusement l’horizon vers le chenal sud de 1 ile d Orléans, espérant y voir surgir les premiers, des batiments de France, car ce cas échéant, il v aurait encore une chance de regagner ce que l’on avait perdu; mais leur espoir fut vain."C ar le tenace Pitt ne lâchait point sa proie!” Non! il poursuivait son plan sans répit et il hâtait une nouvelle escadre vers Québec pour assurer définitivement la victoire de 1759.L amiral Lord Alexander Colville de Culross, qui commandait le A ortliuinbcrland au siège de Québec, fut dépêche en 1/60 au secours de Murray.De bonne heure, le printemps, il remontait le St-Laurent au milieu des glaces.Le Lozucstoff, 24 canons, capitaine Dean, devança la (lotte et jeta 1 ancre devant Québec le 9 mai.Il fut suivi le 15, de deux autres: le V anguard et le Diana, 32 canons.Ce que voyant, Lévis, dans la nuit du 16.leva le sièg'e et se replia sur Montréal.A la suite de la capitulation de Québec, le ministre français arma une flotille pour voler au secours de la Nouvelle-France.Ce convoi (départ de Bordeaux, 10 avril 1760) était composé de la frégate Machault, de 28 canons, capitaine François ( bénard de la Giraudais, qui avait le commandement des cinq vaisseaux marchands : le Bienfaisant (capitaine Grammont), le Marquis de Malauzc (capitaine Lartigue), la Fidélité (capitaine Canon, le jeune), le Soleil (capitaine Clémenceau), Y Aurore (capitaine Desmortiers).Le chevalier Gabriel-FYançois d’Angeac dirigeait cette expédition.F, un des voiliers se perdit, moins seize hommes de son équipage que Ion réussit a sauver; deux autres navires furent pris par les Anglais à distance du Golfe St-Laurent.Les trois premiers seuls y purent entrer le 14 mai, 1760.Le lendemain ils firent une prise anglaise.Apprenant que l’ennemi croisait a l’entrée du fleuve avec cinq navires, d’Angeac 44 mit le cap sur la baie des t haleurs où il s'empara de quatre voiles, le 16 mai.Le 22 arrivent le Fame, 74 canons (commodore Byron) ; le Dorsetshire, 70 canons (capitaine Campbell) ; P Achille, ()0 canons (capitaine Barrington); la frégate la Repulse, 32 canons (capitaine Allen) ; et la frégate Scar-bo)ough, 20 canons (capitaine Scott).D’Angeac les tint en échec pendant dix-sept jours, mais enfin dut capituler.11 restait encore a Louis X\ un dernier coup à tenter de ce côté-ci de l’Atlantique avant le traité de Paris._ En 1762, le ministre Choiseul chargeait le chevalier de Lernay dune expédition a ierre-Neuve.La flottille se composait de deux vaisseaux de ligne: le Robuste et Y Eveillé; de la frégate la Licorne et de deux flûtes: la Garonne et la Biche.St-Jean tomba au pouvoir de AT.de Ternay, et l’on fit un dommage de plus d’un million de livres sterling en détruisant les ports de pêche et un grand nombre de barques de pêche de tout tonnage.Cette nouvelle, quand elle fut connue en France, poita le ministre a envoyer deux vaisseaux de renfoit.le Zcphu (capitaine de Courval) et un corsaire nia-louin confié à M.de Blondelas.Le 12 septembre, six vaisseaux de ligne britanniques avec 9 transports et 1500 hommes se dirigeaient d’Halifax à Terre-Neuve.IM.de lernay réussit à se soustraire aux coups de l’ennemi et rentra à Brest, le 28 janvier, 1763, remorquant une frégate anglaise prise à St-Jean.Ce dernier épisode achève le drame du trépas de la Nouvelle-France.En 1760, Georges III monta sur le trône de la Grande Bretagne, et son favori, le marquis de Bute, déplaça Pitt.Pour celui-ci, son oeuvre était terminée; il aurait désiré probablement conserver son ministère plus longtemps, mais il avait fourni la course que le Très-Haut lui avait assignée._ H nous semble que c est bien a tort que quelques-uns aient blâmé la France d’avoir abandonné le Canada.Ne lui a-t-elle pas envoyé des escadres composées de ses plus forts bâtiments de guerre?Et les armées que l’on destinait à une descente en Angleterre et en Ecosse?Et les troupes expédiées vers la Nouvelle-France plus nombreuses que n’avait demandé Vaudreuil?Et l’envoi de renforts jusqu’en 45 — 1762?Louis X\ sc souciait du salut de la Nouvelle-France puisque cela le troublait jusque dans son sommeil, -'il faut en croire la temarque d une célèbre personne de sa cour, après la perte du Canada : ‘Le roi va pouvoir enfin dormir tranquille !” Ce qui empêcha tous les secours d’arriver à Louis bourg' et a Québec et paralysa tous les efforts des Français, relève des armements considérables placés par Pitt à des points stratégiques près de Louisbourg et à l’entrée du Golfe, et qui finalement furent dirigés sur Louisbourg et Québec.Les voies de la Providence sont mystérieuses.La conquête du Canada couronnait l’oeuvre du grand ministre anglais.Cette conquête changea l’allégéance de quelque soixante mille Canadiens.C’était peut-être un facteur de peu d’importance, de valeur secondaire aux yeux de M.Pitt.Il eut probablement été très surpris et se fut refusé à le croire si on lui eut dit alors que ces mêmes Canadiens douze ans seulement après le traité de Paris assureraient, eux, à la Grande-Bretagne la possession définitive du vaste domaine (pii s’étend d’une mer à une autre, du 45e degré de latitude aux régions polaires! En nous rangeant sous le drapeau d’Albion, la Providence nous épargnait toutes les horreurs du bouleversement social qui, en France renversa la royauté, faucha la noblesse, persécuta le clergé, abolit la bourgeoisie; nous avons été soustraits aux malaises des guerres et à l'instabilité des événements en cours dans l’ancienne France durant cette période tourmentée.Nous avons eu nos épreuves, nos difficultés, il est vrai, mais rien d’impossible à surmonter.Et.tout en cheminant pendant un siècle et plus, nos Canadiens s’emparant du sol, groupés dans leurs campagnes autour de leurs clochers, et nous soulignons ces mots, fidèles, dociles à la voix de leurs pasteurs, ont préparé le ‘‘miracle canadien” qui a étonné le monde.C’est un contre effet de la conquête de Pitt que nul ne pouvait prévoir.C 'est donc que notre survivance est nécessaire, importante! Doit-elle continuer?Si Québec se souvient, Québec y verra ! ! ! Régis Roy LES CONCESSIONNAIRES DU VILLAGE DE L’ASSOMPTION Ce territoire du village de L Assomption, qui appartenait au séminaire de Montréal, fut concédé, en emplacements, par les Messieurs de St-Sulpice.Les conditions extrêmement faciles consenties par les seigneurs aux concessionnaires contribuèrent largement au rapide développement de ce village.Des le debut, des rues furent tracées, où des lopins de terre s’alignèrent, clairement déterminés.En moins de dix ans, toutes les professions, tous les métiers furent représentés.Plus tard, des édifices élégants s’élevèrent, ajoutant au charme et à 1 importance de L’Assomption.Chef-lieu, ayant son palais de justice, — depuis transporté à Juliette.— ses maisons d’éducation, en outre, son magnifique collège classique, fondé par des notables de l’endroit, ce village fut.très tôt, relié à Joliette, par un chemin de fer, puis à Montréal.Nous devons aux Messieurs de St-Sulpice de pouvoir encore de nos jours, retracer l’historique entier de L’Assomption.I lans du village, contrats, cahiers d'ensaisinement ont été précieusement conservés.Grâce à l’obligeance de M.Bonin, archiviste du séminaire, qui nous a ouvert ses archives, nous pouvons vous of-trir une liste complète des concessionnaires du village de L Assomption, avec détails authentiques.Jean Raymond, no 13, concessionnaire, en 1760, sur la rue St-Pierre, de 70 x 70, tenant à Louis Richard.Louis Richard, no 14.concessionnaire, en 1760, sur la îue St-I ierre, de 35 x 55, tenant a Jean Raymond.Louis Corbière, no 57, concessionnaire en 1767, sur la rue St-Eticnne, de 90 x 120, tenant, à l’arrière, à là rivière L’Assomption, au sud-ouest, à Christophe Marchesseau, au nord-est, à Louis Chaput.Barthclémi Poitras.no 49, concessionnaire, en 1780, sur la rue St-Etienne, de 150 x 110, tenant, d’un côté, à André Robinet, de l’autre, à la rue St-Joseph.Pierre Milan (sic), menuisier, concessionnaire, en 1769, — 47 — sur la rue de L’Ange Gardien, de 70 x 25, tenant à M.Leroux et à Beauchêne, forgeron.Joseph i andry dit Beauchêne, forgeron, no 13, concessionnaire, en 1769, sur la rue Notre-Dame, de 45 x 109 et le no 12, de 45 x 109, tenant, à l’arrière, à Pierre Milan et à Louis Laframboise, au sud.à la rue de L’Ange Gardien.Claude Panneton, concessionnaire, en 1784, rue Notre-Dame, de 90 x 110, tenant, à l’arrière, à St-Onge, d'un côté, à la rue St-Ignace, de l’autre, aux emplacements non concédés.Antoine Leduc, maître tanneur, no 47, no 48, sur la rue St-Joseph, de 80 x 110 et le 2ième aussi de 80 x 110, tenant à l’arrière, au numéro 33, d’un côté, à Léveillé, de l’autre, à la rue St-Jacques.Louis Chaput, concessionnaire, en 1769, sur la rue St-Etienne, de 40 x 132, tenant, à l’arrière, à la rivière L’Assomption, au sud-ouest, à Laurent Archambault, au nord, à la rue St-Joseph.Joseph Bncn dit Desrochers, concessionnaire, en 1785, sur la rue St-lgnace, de 90 x 30, tenant, à l’arrière, à Antoine Langlois, et d’un côté, à la rue St-Joseph.Joseph C ace neuve, concessionnaire des numéros 01 et suivants, en 1781.sur la rue St-Jacques, de 333 x 18, tenant aux rues de l’Ange Gardien, St-Joseph et Ste-Anne.Toussaint Trudcl, no 60, concessionnaire sur la rue de L Ange Gardien, de 90 x 90, tenant, au nord-est, à Antoine Foisy, au sud-ouest, à la rue St-Joseph.Antoine Foisy, concessionnaire sur la rue de L’Ange Gardien, de 90 x 90, tenant, à l’arrière, à la rue St-Ignace, au nord-est, à la rue Ste-Anne, au sud-ouest, à Toussaint Trudel.Joseph Vujer, nos 67 et 84, concessionnaire, en 1779, de 180 x 152, sur la rue St-Pierre, tenant aux rues St-Joseph et Ste-Anne.Joseph Raymond, arpenteur, nos 65, 66, 82 et 83, concessionnaire sur la rue St-Pierre, tenant, à l’arrière, à la rue St-Jacques, et au sud-ouest, à la rue Ste-Anne.Paul Landry, nos 89 et 99, concessionnaire, en 1767, sur la rue St-Etienne, de 90 x 170, tenant, à l’arrière, à la rivière 48 — L’Assomption, à l’est, à la rue Ste-Anne, au sud-ouest, au no 88.Germain Janson dit Lapahne, concessionnaire, en 1798, sur la rue de L’Ange Gardien, tenant, à l’arrière, à Joseph Lébigné dit Lespérance, et d'un côté, à Joseph-Marie Amiot.Antoine Manet dit Lamarche, menuisier, nos 5, 6, 17, de 45 x 90 chacun.Madame de Lachenaie, concessionnaire d’un arpent et demi par un arpent de profondeur, emplacement borné par les rues St-Pierre, St-Jacques, Ste-Anne et St-Joachim.Veuve L’Ecuyer, no 4, concessionnaire en 1798, sur la rue St-Jean, tenant, d’un côté, à Charles Testu, de l’autre, au sieur Leroux, au nord, à Pierre Lébigné dit Lespérance.François Piton dit Toulouse, père, nos 25, 26, 27, concessionnaire, 1789, sur la rue Notre-Dame, chacun de 45 x 90, tenant, à l’arrière, au numéro 7.Jean-Baptiste Neveu, maître d’école, nos 9 et 10, sur la rue St-Pierre, de 45 x 180 chacun, tenant, à l’arrière, à la rue St-Jacques, et, des côtés, aux terrains de la fabrique, Jean-Baptiste Se net, forgeron, nos 10 et 11, sur la rue St-Etienne, de 70 x 242.tenant, au nord-est, à Jean Raymond.Marie-Barbe Soul Here, veuve de Pierre Lébigné dit Lespérance, concessionnaire sur la rue Notre-Dame, de 35 x 90, tenant à l’arrière, à Marie Blondeau, puis à Joseph Payet et Joseph Beaudry.Jean-Baptiste Tondic (sic), forgeron, concessionnaire, sur la rue Notre-Dame, tenant, à l’arrière, à d’Amour et d’un côté, a la rue de L Ange Gardien.Concession de la contenance de 90 x 110.Aux frères et soeurs Monnet dit Lamarche, concessionnaires sur la rue Notre-Dame, de 117 x 120, tenant, à l’arrière.à la rue St-Joseph, au sud, à François Mangin, et, des autres côtés, à Antoine Leduc et Louise Kercy.François Mangin, no 32, concessionnaire sur la rue Notre-Dame, de 90 x 110, tenant, à l’arrière, à Antoine Leduc, au sud-est, à la rue St-Jacques.Joseph Daniel, no 33, concessionnaire sur la rue Notre-Dame, de 90 x 110. — 49 — Jacques Morcau-Desrosicrs.no 34, concessionnaire sur la rue Notre-Dame, de 90 x 100.Laurent Olivier, nos 35 et 36, concessionnaire sur la rue St-Pierre, de 135 x 110.André Blondeau-Drczy, nos , sur la rue St-Pierre, concession de 90 x 110, tenant, au sud-ouest, à la rue St-Jo-sepli, au nord-ouest, à la rue St-Ignace.Magloire Le guerrier, menuisier, concessionnaire de 180 x 70, tenant à Beaulieu, à Joseph Grandbois et à la veuve Pelletier.Adélard Achard, concessionnaire en 1760, du numéro 122, de 90 x 90.André Comcau, concessionnaire en 1780, sur la rue St-Etienne.Joseph Grandbois, concessionnaire sur la rue St-Etienne, de 45 x 90, tenant à Pierre Pelletier.André Bobinet, no 144, concessionnaire sur la rue St-Etienne, de 90 x 270.Jean-Baptiste Bruguyère, no 147, concessionnaire de 90 x 100, tenant aux rues St-Pierre, St-Joachim, St-Etienne et J.-Bte Senet.Jean-Baptiste Senet, concessionnaire sur la rue St-Etienne, de 737 toises, tenant, à l’arrière, à la rue St-Pierre et d'un côté à Jean-Baptiste Bruguyère.Didier Thouin, no 148, concessionnaire en 1784, sur la rue St-Pierre, tenant, au nord, à la rue St-Hubert et au numéro 150.Louis Picard, no 150, concessionnaire sur la rue St-Pierre, de 90 x 90.Jean-Baptiste Panneton, no , concessionnaire sur la rue St-Jacques, de 90 x 90.Panneton était tonnelier.Joseph-Edouard Faribault, notaire, concessionnaire, en 1797, sur la rue St-Joachim, de 90 x 90.François-Antoine Laroche, marchand, concessionnaire au coin des rues St-Jacques, de L'Ange Gardien et St-1 lu-bert, de 90 x 133.Robert Lecavalicr, concessionnaire, en 1800.des numéros 158, 159 et 157.Louis Piquet, concessionnaire, en 1780, du no 162. — 50 — Joseph Lorion, no , concessionnaire sur la rue St-Etienne, de 90 x 302, tenant, à l’arrière, à la rivière L'Assomption, au sud-ouest, à la rue St-Hubert, au nord, à Jean-Baptiste Senet.Antoine Pelletier, concessionnaire, en 179(>, sur la rue St-Pierre, de ISO x 180.Pierre Du puis, concessionnaire sur la rue St-Pierre, de 90 x 180.François Dubois, concessionnaire, en 1798, sur la rue St-Etienne, de 90 x un arpent.Joseph Charpentier, no 193, concessionnaire, en 1798, sur la rue St-Pierre, de 90 x 180.Henry Mivillc-Dcschênc, no , concessionnaire sur la rue St-Etienne, de 90 x 223.François Beaudoin, no 205, concessionnaire, en 1798, sur la rue St-Etienne, de 90 x 155, tenant à la rue St-Vin-cent et à Régis Bélair.Jean-Baptiste Dubrcuil, no 213, concessionnaire, en 1795, de 90 x 180.Berthelcmi Pelletier, no 220, concessionnaire, en 1788, sur la rue Notre-Dame, de 120 x 90, tenant à la rue St-Ignace.François Pelletier, no 221, concessionnaire sur la rue Notre-Dame.Marie-Joseph Amiot, ferblantier, concessionnaire, en 1790, sur la rue St-Ursule, de 90 x 90.Joseph Vandry, forgeron, concessionnaire, en 1796, du no 221.Pierre Mereier.concession de 90 x 90.Pierre Milot, de Verchères, concessionnaire de 90 x 90.Joseph Dubeau, no 54, 85, 86, concessionnaire, en 1769, sur la rue St-Etienne, de 159 x 90, tenant, à l’arrière, aux nos 52 et 84, au nord-est, à la rue St-Joseph.Thérèse Archambault-Lessard AUBERT DE GASPE (18 septembre 1841) Attendu que Philippe Aubert de Gaspé, débiteur detenu dans la prison commune de Québec, a par sa Petition représenté qu’il est incarcéré depuis le mois de mai mil-huit-cent-trente-huit, en vertu d’un jugement de la Cour du Banc du Roi du District de Québec, rendu dans le mois de juin de l'année mil-huit-cent-trente-quatre, a la poursuite de la Couronne pour le recouvrement de la somme de onze cent soixante-et-neuf livres quatoize (.lie-lins, courant, et que pour payer et acquitter la ditte dette et obtenir son élargissement, il a, conformément aux dispositions d’un Statut de la Législature de la ci-devant Province du Bas-Canada, passé en la sixième année du Règne de feu Sa Majesté le Roi Guillaume Quatre, et intitulé, Acte pour procurer pendant un teins limite, quelque soulagement aux Debiteurs insolvables, produit de\ant la Cour du Banc de la Reine de Sa Majesté à Québec, un état sous serment de toutes les propriétés foncières et mobilières qu’il a eu possession et en expectative, oil tant de les céder pour payer la dite dette, mais que par un jugement rendu par la Cour d’Appel en la dite ci-devant Province du Bas-Canada, il a été décidé que les Privilèges accordés par le dit Acte aux Débiteurs insolvables ne s’étendaient pas aux Debiteurs de la Couronne, et vu que la longue détention du dit Philippe Aubert de Gaspé parait avoir sensiblement altéré sa santé, et qu’il a la volonté de céder de bonne foi toutes ses propriétés quelconques pour payer la dite dette, et qu’il est de 1 humanité de lui procurer quelque soulagement sous certaines conditions ; qu’il soit en conséquence statué, par la 'Près-Excellente Majesté de la Reine, par et de l’avis et du consentement du Conseil Législatif et de 1 Assemblée Législative de la Province du Canada, constitués et assemblés en vertu et sous l’autorité d’un Acte passé dans le Parlement du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, et intitulé, Acte pour réunir les Provinces du Haut et du Pas-Canada et pour le Gouvernement du Canada, et il est par ces présentes statué par la dite autorité, que du jour de la passation du Présent Acte, nonobstant aucun Statut.Loi.Usage et Coutume à ce contraire, le dit Philippe Aubert de Gaspé obtiendra sa liberté et pourra aller et venir librement dans les limites du District de Québec, en par lui prêtant serment devant quelque Juge de la Cour du Banc du Roi de Sa Majesté à Québec, ou devant aucun Juge de la Division de la Cour "des Plaids Communs, siégeant en la Division Territoriale de Québec, qu il n a pas, depuis qu’il a produit sous serment à la dite Cour du Banc du Roi à Québec le dit état de ses propriétés foncières et mobilières, c’est-à-dire depuis le dix-huitième jour de Mai mil-huit-cent-trente-six, fait faire aucune chose pour les détériorer ou les rendre moins avantageuses au paiement du dit jugement, qu’elles ne l’étaient au temps où tel état a été fait et produit devant la Cour ; et en par lui donnant bonnes et valables cautions à la satisfaction de l’un des Tuges de la dite Cour du Banc du Roi de Sa Majesté ou des Plaids Communs, qu’il n’outre-passera pas les limites du District de Québec ; et la condition de la reconnaissance qu’il fournira à cet égard, portera que les cautions ne deviendront pas responsables à moins que le dit Philippe Aubert de Gaspé n’outre-passe les limites du dit District sans avoir payé la dite dette due à Sa Majesté en vertu du dit jugement : Pourvu toujours, que si le dit Philippe Aubert de Gaspé voyage à bord d’aucun vaisseau ou embarcation, se trouvant sur une rivière comprise dans les limites du dit District de Québec, la reconnaissance qu’il pourra ainsi avoir donnée ne sera pas pour ce censée forfaite.II —Pourvu toujours, et qu’il soit statué, que rien de ce qui est contenu dans ces présentes, ne sera censé invalider ni affecter en aucune manière aucuns cautionnement ou cautionnemens, ou autre recours légal que Sa Majesté peut avoir pour le recouvrement du montant du dit jugement (1).(1) Statut* du Canada, 1841-2-.T ; pp.383-385. — 53 — LETTRE DE LA MARQUISE DE MONTCALM AU TRES CHER FRERE HERMENEGILDE Montpellier, 3 mars 1860.Mon très cher Frère, J’ai été fort longtemps absente de chez moi, je n’y suis rentrée que depuis un mois pour être toujours malade.Le Très Cher Frère Tampier m’a manifesté le désir de Mr Faribault de posséder une photographie du portrait original de Louis de Montcalm.Je le satisferai bien certainement, et j’espère être, d’ici à six semaines ou deux mois, à même de faire partir ce dessin.D’ici là, in-diquez-moi le moyen à prendre pour le faire passer et donnez-moi une adresse très exacte à mettre sur le paquet.Ayant reçu par vous cette demande de Mr Faribault et n’ayant pas de relations directes avec lui, je prends votre intermédiaire pour lui envoyer un renseignement qui pourra lui être agréable.C’est la liste des portraits existants de Louis de Montcalm, et reconnus par la famille, pour avoir été faits d’après nature.No 1.Une miniature faite à l’époque de son mariage pour la donner à sa femme (Mlle Talon).Cette miniature qui appartenait au Mis de Montcalm, mon mari (aîné des petits-fils de Louis) a été donné par lui à une nièce.C’est d’après cette miniature qu’a été faite la petite gravure qui contient, en haut, le portrait, et en bas, un petit dessin représentant sa mort.Cela explique pourquoi, dans ce portrait, il a l’air si jeune.Cette gravure faisant le pendant de celle du Général Wolfe, dérivée de même, est très rare aujourd’hui.2° Une gravure faite par un de se*s amis (Ange La Live) le représente dans un âge déjà plus avancé.C’est elle dont on a fait une mauvaise imitation placée dans la brochure extraite du Mercure de France (Québec 1855) que vous avez eu la bonté de m’envoyer.3° Le portrait à l’huile, ou original, que j’ai chez moi dont une copie meilleure comme peinture est chez — 54 — un autre membre de la famille auquel mon mari l'a donnée.Le portrait
de

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