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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1940-01, Collections de BAnQ.

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RECHERCHES HISTORIQUES BULLETIN D’ARCHÉOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR Pierke-Georckb Roy VOLUME QUARANTE-SIXIÈME LÉVIS LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVI LÉVIS, JANVIER 1940 No 1 LE SACRE DE MGR BRIAND A SURESNES Presque en cachette, Mgr Jean-Olivier Briand fut sacré lors de son passage à Paris, en 1766; l'on sait que cet incognito voulait éviter toute indiscrétion et écarter toute complication politique.Si, sur ce point précis(l) l’on consulte les historiens du Canada, on constate des imprécisions assez curieuses, et il faut pratiquement arriver au travail développé de l’abbé Auguste Gosselin(2) pour suivre et situer cet événement canadien.Voici tout d’abord, d’après les Archives de l’archevêché de Paris, le procès verbal de cette cérémonie.Christopborus (de Beaumont, arcbiepiscopus Parisiensis, Dux Sancti Clodealdi, Par Franciae, Regu Or dints Sancti Spirit us Commendator, Sorbonae Privosor etc) universis praesentes lifteras inspectais notum fadmits et testamur quod die décima sex prae-sentium mensis et a mit, Dominica scilicet Passionis, lllmus et Revmus DD.Carolus Gilbertus Demay de Termont, Episcopus Blesensis et accitis et in hoc illi assistentibus Ill/nis et Revmis DD.Ruthenensi et Sanctonensi episcopis, de nostra licentia, mums episcopalis consecrationis lllme et Revme Joanni Olivario BRIAND, presbytero electo et confirmato Episcopo Qjtebecensi in partibus Americae septentrionalis, secundum Bullas apostolicas 0) Ainsi entr'autres dans l'abbé C.Tanguay.Répertoire finirai du Clergé canadien: Québec, 1868, p.8.«// (Briand) fur sacré le 16 mars de la meme année (1766) à Parts dans la cha- pelle SairiSt-Maric-de-Morny, paroisse de Suranné et dans le très précieux travail de M.Ivan-hoc Caron: Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1929-1930, page 45 on lit: (Mgr Briand) sacré à Turcnne, paroiste de Paris.Observons que ibidem page 64, dans 1' Inventaire de la Correspondance de Mgr Briand se trouve mentionné) — à la date du 18 mars 1766 — un document, frère du Procls-verbal ici imprimé.(2) Abbé Auguste Gosselin: L'Église du Canada après la Conquête 1ère partie 1750-1775 Québec 1916, p.155-156. — 4 — ab eo ob tent as, Romae datas apud Sanctam Mariam majorem sub annulo Piscatoris die vigesima prima januarii, anno Incarna-tionis dominicae millesimo septingentesimo sexagesimo sexto, Pontificatus ejusdem SS.DD.Clementis Papae XIII anno octavo, ritu consueto, et praestitis ab eo prius ab eo (sic), jura-mentis assuetis impendit in sacello privato Dominae Meny, sito intra limites parochialis Ecclesiae de Surenniis vulgo Surennes subtus montem Vdlerianum nostrae dioecesis eumque in Episcopum Quebecensem rite et canonice consecravit.Datum Pari si is in Palatio nostro archiepiscopali sub signo sigillo que nostris ac secretarii Archiepiscopatus nostri subscription e anno Domini m il le simo septingentesimo sexagesimo sexto, die vero mensis martii décima octava.signâtum f Cbr.arch, parisiens is et inferius script um est: De man da to lllmi et Revmi DD.mei Pari siens is archiepiscopi signa turn : Dc la touche cum syngrapha(\) I- -Ce ne fut donc pas à l’église paroissiale de Suresnes, mais dans un oratoire privé — celui de Madame Meny — que le 16 mars 1766 Mgr Jean Olivier Briand reçut la consécration épiscopale.Avec l’obligatoire autorisation canonique de Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, participèrent à ce sacre Mgr Charles Gilbert Demay de Termont(l) évêque de Blois, aidé, de Mgr Jean-Charles Grimaldi d’Antibes, évêque de Rodez, et de Mgr Germain de la Châtaigneraie, évêque de Saintes.Telles sont les essentielles donnée historiques de ce procès-verbal.II— Ou se trouvait cet oratoire7.Dans une des propriétés aristocratiques de Suresnes: celle que rappelle, encore en 1939, l’actuelle Maison de Santé.Voici ce qu'en dit, avec quelques imprécisions de-ci de-là, une Note d’un historien de Suresnes, Edgard Fournier: Suresnes: Notes Historiques, Paris, mai 1890, pages 290-291:.«Sous l’ancien régime,’ toute la partie de Suresnes touchant aux rives de la Seine, (1) Registre des ordinations, 1761-1770, p.230.(2) Il était neveu-cousin dc l'abbé Joseph-Marie dc la Corne, cheville ouvrière 1 Paris des affaires du Canada.Sur cet agent du Canada, voir Nova Francia, IV, septembre-octobre 1929, p.259, 282, un savant article de M.Emmanuel dc Cathelincau. 5 n’était qu’une suite de splendides propriétés, où s’étalaient à l’aise le luxe des habitués de la Cour.La facilité d’aller à Paris par le chemin d’Orléans (Le Quai) ou par le bac, le coup d’oeil magique des coteaux dominant la capitale, l’odeur des champs de roses, et jusqu’au petit vin de Sures-nes avait fait de notre ville une espèce de paradis que les grands Seigneurs du temps de Louis XIII, de Louis XIV et de Louis XV apprécièrent.» (Edgard Fournier, Suresnes, p.288).Le chdteau de Suresnes: C’est ainsi qu'on nommait, encore il y a quelques années la maison de santé de Suresnes.Le château et ses dépendances forment une seule masse représentant un trapézolide irrégulier vers la rue des Meuniers, portée au cadastre pour une contenance de 7 hectares, 2 ares, 4 centiares.Cette magnifique propriété qui tient, au nord, à celle non moins remarquable de M.Ballière, à l’est, au quai de Suresnes (route nationale No 187), au couchant à la rue de Saint-Cloud, au midi à la rue des Meuniers, est une des plus anciennes et des plus aristocratiques de Suresnes.Elle figure dans les plus anciens plans.Au XVlème siècle, la terre appartenait aux seigneurs de St-Cloud qui se succédaient dans la célèbre famille des Gondy.En l’année 1607, sous Henri IV, messire Jean Aubery, conseiller du Roi en son Grand Conseil, acquit cette maison de Monseigneur le cardinal Pierre de Gondy, seigneur de Saint-Cloud.Renée Julie Aubéry «sa seule et unique héritière» recueillit la maison et ses dépendances dans la succession de son père et l’apporta par mariage à M.Louis de la Trémouille.Celui-ci s’étant fait et porté fort de son épouse, suivant Contrat passé devant M" Bonnot et Monnier, notaires à Paris, le 17 avril 1666, vendit la propriété à Messire Oudart de Gomont, conseiller secrétaire du Roy Louis XIV, maison et couronne de France, et de ses finances.Étant mort en 1687, ses biens furent partagés entre sa veuve dame Anne Viscot, et ses enfants.Le chateau de Suresnes échut, par le partage des biens, immeubles et con-quêts immeubles de la succession de M.de Gomont, à sa veuve, le 30 septembre 1687.Elle en fit donation en avancement dhoirie à son fils Jean-Baptiste de Gomont, suivant contrat passé devant M1, Moufîle, notaire à Paris, le 14 avril 1693. 6 En l'année 1708, le 28 juin, par un Contrat passé devant M Dutartre, notaire à Paris, M.de Gomont vendit sa propriété de Suresnes aux sieurs Jean Baptiste Amé, major des cuirassiers, et François Amé, son frère, de concert avec messire Louis-Henrv Berthelot ancien Maître des Requêtes.Messire Berthelot et sa femme Louise Précourt, par lui autorisée, cédèrent le 12 juillet 1729, leurs terres et maisons de campagne de Suresnes à Mme Marie-Jeanne Colbert, veuve de Charles Honoré D'Albert de Luynes et de Che-vreuse.Son fils et héritier universel et contractuel messire Charles Philippe D'Albert de Luynes, recueillit la maison et ses dépendances comme faisant partie des biens de sa mère.Il la vendit à M.Legendre et à Marguerite Levieux son épouse, par contrat du 17 juillet 1739 devant M" Hachette, notaire à Paris.Mme J.Pajot devint propriétaire du château de Suresnes comme lui ayant été délaissé en déduction des reprises de créances qu'elle avait à exercer contre la succession de son mari, suivant un acte passé le 27 mars 1759, par le sieur Pierre Pajot, son beau-frère, seul héritier de son frère qui en avait fait l’acquisition conjointement avec Mme Pajot, de sieur François Legendre, le 30 janvier 1749.Dame Anne-Blanche Louvet, Veuve de Christophe-Joseph Pajot vendit à Mme Marie-Madeleine Péan veuve de Louis-Edmc Meny écuyer, seigneur de Morangles, Lamothe les Rabaches et autres lieux, le château et ses dépendances par un contrat signé le 19 juin 1760.Suivant le testament olographe de (Madame) (le texte porte: Messire) Meny, fait à Paris le 27 juin 1787, sa fille Mme de Saincy, en devint à son tour, propriétaire.Elle était l’épouse de M.Louis-Pierre-Sébastien Maréchal-Saincy (sic) après la mort duquel la terre de Suresnes fut vendue à M.Villaroy Montaur (1793)-.En l’année 1875, après M.Chabrier, la belle propriété que l'on voit sur les bords de la Seine, passa entre les mains de MM.les docteurs Magnan et Bouchereau; ils y fondèrent une maison de santé.En comptant ces deux éminents docteurs, le château, ses dépendances et les autres propriétés ou parcelles adjointes, ont, depuis le XVIènie siècle, subi 45 ventes et compté 226 propriétaires. — 7 — Le Château par lui-même offre peu d’intérêt.Il est formé d’un corps de logis dont la façade est repose sur une terrasse dominant une pelouse accidentée, fort agréable et bordée de corbeilles de fleurs.Sur la façade tournée vers le couchant, on remarque deux ailes qui révèlent une construction dans le goût du règne de Louis XV.III—Qu'était cette Dame Meny et quels motifs ont amené le choix exceptionnel de cette chapelle privée1 En 1766 Madame Marie-Madeleine Meny était veuve, depuis plusieurs années, de Edme-Louis Meny, Econome général du Clergé de France.(1) Voici d’après les archives de la Seine (O 243, folios 163-164) un extrait de son testament qui au besoin fournit toutes indications pour un recours éventuel à la Minute notariale: «Du testament olographe de Edme-Louis MENY, écuyer, seigneur de la Motte etc économe général du Clergé de France, en datte du dix mars mil sept cens cinquante six déposé à Charlier, notaire, au Châtelet de Paris, le vingt neuf may mil sept cens soixante un, a été extrait ce qui suit: Je donne et lègue à la Fontaine attaché à mon service depuis longtemps, tous les habits, linge et hardes servans à ma personne, plus je lui donne et lègue la somme de mil livres une fois payé; (47 livres) Plus je donne à Mlle Julie ffemmjedud.La Fontaine pareille somme une fois paiée le tout pourvu que lesdfitsj la Fontaine et sa f(emm)e soient à mon service au jour de mon décès; (10 livres) Je donne et lègue à Dubuisson, notre ancien domestique, la somme de douze cens livres une fois paiée; (12 livres) Je donne et lègue à mon cocher, à mon laquais, et au frotteur cent livres à chacun d'eux, outre les gages qui leur sont dus; (3 livres) fe donne et lègue à Jean, garçon de cuisine, cent livres une fois paiée s pourvu qu'il soit à mon service au jour de mon décès; (1 livre) Je donne et lègue à Mlle Voyenne, ma filleule, la somme de deux mille livres une fois paiée; (20 livres) Insinué à Paris le seize décembre mil sept cent soixante un et a été paié pour les droits, quatre vingt treize livres.(1) Sur cette charge financière, voir l'article de M.Lanlatte: U administrât un des Évl-chls vacants tt la ripe des Économes: dans te vue d'histoire de l'Église de France, avril-juin 1937, p.161-225. — 8 — Née Péan, Marie-Madeleine Meny, avait des parents (son frère?) qui ont laissé un nom et des traces dans l'histoire du Canada.La pieuse Dame Meny était donc déjà dévouée à Mgr Briand, et elle lui rendit, lors de son sacre, un signalé service dont Mgr Briand conservera jusqu’à la lin de sa vie un reconnaissant souvenir, unissant dans sa gratitude et Madame Meny et son gendre Marchai de Sainscy(l), morts en 1788 et 1789 comme le note avec précision le testament de Dame Meny: Testament olographe de TT Marie-Madeleine Péan Vve de Al.Edme Louis Meny, écuyer ancien économe général du clergé de France du 26 Ibre 1787 et codicille du A mars 1788 déposé à mfaitrje de Meantort, notaire à Paris, le 1 février 1789, controllé le 4 dudit; lègue aux Petits Pères de la Place des Victoires une messe à perpétuité tous les lundis de chaque semaine pour le repos de son âme et celle de son mary, pour laquelle fondation il sera placé une somme convenable: (reçu dix livres).légué aux pauvres de la paroisse St Eustache six cent livres; (reçu six livres) Lègue à Poirier, son cuisinier, trois mille livres; (reçu 30 livres).Lègue à Macray, son garçon de cuisine, cinq cent livres; (reçu 5 L).Lègue à François St Marc six cents livres pourvu qu il soit à mon service à son décès; (en marge, n'était plus à son service).Légué à Brunet, son laquais frotteur, huit cents livres; (reçu 81.).Lègue a Mlle 7?Roy, la f(emm)e de chambre, quatre cents livres et dans la garde robe ce que Me de Saincy, sa fille, voudra bien lui donner, le tout pourvu qu elle soit à son service à son décès; (en marge, n’était plus à son service).Je donne à Heude, mon jardinier, de ma maison de Suresnes, la somme de mille livres une fois payée, qui sera reversible à la femme en cas que Heude, son mary, mourut avant elle, pourvu qu ils soient à son service le jour de mon décès: (reçu 60 livres).Nomme pour executer son testament Al.de Sainscy son gendre et lui lègue la tabatière, montée en or et garnie de cristaux de roche (en marge; décédé le 7 juin 1788, et la testatrice le 1 février 1789)., Auguste Gosselin: L Église du Canada après la Conquête: 1916, p.155-156.Rapport de l archiviste de la province de Québec, 1929-30, p.134. — 9 — Et dans une pièce autographe annexée au précédent extrait financier du testament on lit: «.Je soussignée Elisabeth Marie Suzanne Mcny v(eu)ve de Mre Louis Pierre Sébastien Marchai de Sainscy chevalier, et exécutrice du testament de d(am)e Marie-Madeleine Péanma mère, v(eu)ve de M.Edme Louis Meny, mon père, écuyer, certifie que François Saint-Marc, et la dame Le Roy, anciens domestiques de la d(jte') D(ani)e Meny, n étaient plus à son service lors de de son décès.)) à Paris ce 30 may 1789- E.M.S.Meny Marchai de Sainscy (1) * * * Cette brève et sèche note d’archives, rappelant un fait de l’histoire canadienne, prétend simplement situer, non à Paris, mais à Suresnes, dans l’oratoire de Madame Veuve Meny, le sacre de Mgr Jean-Olivier Briand, septième évêque de Québec, le 16 mars 1766.Fernand Combaluzier OÛ NAQUIT UN VICE-ROI A MONTRÉAL Si on n’en avait des preuves irréfutables, qui croirait que l’hôtellier Sébastien Compain, à une période assez trouble de l’histoire de Montréal, se lança dans une affaire hasardeuse qui cependant lui profita.Nous savons tous que Montréal fut capitale du Canada de 1844 à 1849; qu’à partir de janvier 1847, Lord Elgin, l’inoubliable gouverneur général, demeura en notre ville; qu’en cette même année il habita une spacieuse maison érigée sur un point élevé du sud-ouest de la montagne.Cette villa entourée de jardins, de vergers et d’arbres de hautes futaies, avait été construite fin du XVIIIe siècle, sur le plan d’un château d’Ecosse, pour l’honorable James Monk, juge en chef de la Cour du Banc du roi, à Montréal, de 1794 à 1824.Son immeuble qui avait reçu le nom de (1) Archives de la Seine, Cs 282, fol.169-170. — 10 — Monklands était depuis longtemps passé à ses héritiers lorsqu'il fut décidé d'y loger le représentant de Sa Majesté.Aussitôt on avait chargé l'architecte Browne d'aménager la maison au mieux possible, de lui donner le confort autant que.l’apparence d’un manoir d’outre-mer.S’il faut en croire la tradition ce serait dans ce joli coin de Montréal que la fille de Lord Durham, seconde épouse de notre, gouverneur, donna naissance, le 16 mai 1849, à un fils qui devait à son tour être
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