Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 novembre 1940, novembre
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVI LÉVIS, NOVEMBRE 1940 MESSIRE GRAVE Dans la Galette de Québec, 11 février 1802, on pouvait lire sur M.Gravé le bref éloge suivant : « Jeudi, le 4 du présent mois est decede a 1 age de 72 ans Messire Henry François Gravé, Prêtre, Vicaire General du Diocèse et Supérieur actuel du Séminaire de Quebec.Perte sensible et universelle.« Ce vieillard, partout révéré, sut allier a la plus haute vertu, une gaieté charmante ; à la vivacité, la moderation , au savoir, la modestie.Dévoré de la passion du bien, 1 s'est consumé à le faire, sans se rechercher ni s épargner jamais.Son zèle fut brûlant et infatigable, ses talents variés.Il eut à un rare degré celui de diriger les consciences , à un degré non moins éminent celui de la Prédication.Que -ques essais heureux ont prouvé qu’il eût brille au barreau, comme dans la chaire.Vraiment orateur il excella dans l'action.Rapide et véhément, il burinait chaque mot dans l’âme de son auditeur.Pendant 48 ans qu il a vécu dans la Province, il a invariablement mérite la bienveillance publique ; et sans la poursuivre, il l’obtint./ « Enfin, et c’est un des traits les plus marques nul ne fut pour son Souverain un sujet plus fidèle plus dévoué, plus ardent.L’étude fut son élément ; mais il n a rien tant et si heureusement étudié que de sortir de la vie par une Et une semaine plus tard, 18 février, on lisait dans le * «jeudi dernier un service solennel fut célébré dans la Cathédrale pour feu M.Gravé, en reconnaissance des bons exemples et des services importants que les ftdeles de la paroisse de Québec ont reçus de lui pendant sa longue et édifiante vie.« Justi autem in perpetuum vivent.» Lb Bullbtin DBS Rbchbrchbs Hmtohqubb, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 322 BEL ATTACHEMENT DES INDIENS DE PENETANGUI-SHENE A LA RELIGION CATHOLIQUE ET À LA LANGUE FRANÇAISE L'article suivant, publié d'abord dans le « York Freeman » de^ Toronto, et reproduit dans « Le Canadien » de Québec, à la date du 25 mai 1831, mérite, croyons-nous, d être relu.Il tire toute sa beauté du fait qu’à cette date, les Indiens de Penetanguishene n’avaient pas de missionnaire résidant parmi eux depuis plus de cinquante ans.« Haut Canada.« Sauvages Hurons — Trois chefs et neuf autres sauvages de cette tribu, professant la religion catholique, sont arrivés ici (Toronto) la semaine dernière dans la vue d’avoir un missionnaire pour demeurer au milieu d’eux.Dimanche dernier, ils assistèrent au service divin dans l’église catho-icjuc de cette ville, et firent voir beaucoup de ferveur et de vraie piété.Pendant 1 office, ils chantèrent plusieurs de leurs hymnes sacrées, et leurs voix étaient en parfaite unisson entre elles, et donnaient à leurs chants une solennité qui devait I âme .Il paraît que dans le voisinage de Pene-tenguichine il y en a cinq cents qui professent la même foi Ce turent les Jésuites qui, il y a une couple de siècles, implantèrent dans 1 esprit de leurs ancêtres les dogmes du Christianisme ; ce corps auguste a fait pour la cause du christianisme plus qu aucun corps au monde, et n’en a été récompensé que par des calomnies et des injures.Ces pauvres gens ont etc depuis privés d’un pasteur religieux, et cependant ils connaissent encore les principaux traits du christianisme qui se sont transmis chez eux de père en fils.Entendant dire que le chef spirituel de l’Église demeurait à Rome ifs ont demandé s’il pouvaient y aller par terre, ou dans eurs canots, et si le Grand Père ne pensait pas que les hommes rouges eussent une âme aussi bien que les blancs.Nous pensons qu il est du devoir des Évêques de Kingston et de Quebec de prendre des mesures nécessaires pour placer un missionnaire vigilant au milieu d'un peuple si avancé dans a civdisatjon, et en si bonne voie de perfectionnements e leurs.La plupart entendent le français, tout mission-2 ire qui pourrait parler cette langue pourra ieur être immé- Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 323 — diatement utile, et les blancs les ayant éloignés de leurs terrains de chasse, et souillé leur innoncence naturelle par leur commerce avec eux, et leur ayant communiqué leur vices, il est grandement temps que nous leur fassions réparation, en leur donnant les moyens de devenir civilisés et en leur enseignant la religion et les vertus chrétiennes.Il y a quelque chose de si grand, de si humain, de si généreux dans le caractère des naturels de l'Amérique Septentrionale dans leur état sauvage, qu’en les envisageant nous nous imaginons avoir devant nous le plus bel ouvrage du Créateur : un honnête homme ; aussi nous intéressons-nous vivement en leur faveur.» LA PREMIÈRE ÉDITION DU DEVOIR DU CHÉTIEN Le Devoir du Chrétien ! Ce petit livre rappelle des souvenirs touchants à ceux qui dépassent soixante ans.Le Devoir du chrétien était le livre de lecture dans nos petites écoles il y a cinquante ans et plus.Que de Canadiens ont appris à lire dans ce livre ! La première édition canadienne du Devoir du chrétien parut en 1844, et ce livre fut tout de suite adopté comme livre de lecture dans nos écoles.Sait-on que le Devoir du chrétien fut 1 ’ occasion d ’ un débat animé il y a plus d ’ un demi-siècle .C'est M.Boucher de La Bruère, ancien surintendant de l'Instruction Publique, qui raconte l’incident : « Le Conseil avait inscrit sur la liste des livres approuvés, comme livre de lecture, Le Devoir du chrétien.On sait que d’après la loi scolaire, le curé ou le prêtre desservant de l’église paroissiale catholique fait le choix des livres destinés à l’instruction religieuse et à la morale, pour l’usage des élèves appartenant à sa croyance religieuse, et que le comité protestant possède les mêmes attributs ou pouvoirs en ce qui concerne les élèves protestants.Or, M.J.H.Graham croyant voir dans l’approbation donnée au Devoir du Chrétien une infraction à la loi, porta plainte au gouverneur général, en prétendant que cette loi défendait au Conseil d admettre l’usage de livre traitant de morale et de religion.La plainte de M.Graham fut transmise au Conseil de l’Instruction Publique qui la rejeta, en s’appuyant sur les considérations imprégnées d’un grand sens chrétien.Le Conseil profita Le Bulletin des Recherchbs Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. 324 de l'occasion pour affirmer le principe qu’un livre de lecture ou même d’histoire et de géographie doit contenir « un enseignement général et pratique des connaissances nécessaires à l'homme à quelque croyance religieuse qu’il appartienne pour bien remplir ses devoirs envers Dieu et envers la société.» (Boucher de la Bruère, le Conseil de l'Instruction Publique).UNE SERVANTE D’AUTREFOIS C'est madame C.-E.Casgrain, dans ses Mémoires de famille, qui nous parle de ce rara avis.Les Mémoires de Madame Casgrain s’adressaient à ses enfants.« Léocadie Anctil dite Saint-Jean, leur disait-elle, entrée chez nous en 1834, s’est rendue tellement utile que je l’ai toujours considérée comme nécessaire à la bonne tenue de ma maison .Ce fut pour s’approcher de l’église que Léocadie est venue chez nous.Je n’en dirai pas plus, mes enfants, vous la connaissez tous ; vous savez quelle est de beaucoup au-dessus de la position à laquelle elle a voulu s’assujettir ; qu’elle est, pour ainsi dire, l’expression même de l’ordre et de l’économie ; que, sans elle, je puis le dire, je ne sais pas comment il m’eut été possible de soutenir convenablement l’état de ma maison.Telle était la confiance que votre père reposait en elle, qu’il disait que si Léocadie devenait incapable de marcher, il la ferait asseoir, dans un fauteuil, dans la cuisine, où sa présence seule maintiendrait le bon ordre.J’espère que vous continuerez d’avoir pour elle les mêmes sentiments, car, maintenant, quoi qu’il arrive, elle ne saurait faire autrement que de les mériter toujours ».RÉPONSE Les vingt et une républiques atnéricaines (XLVI, p.217).— On parle souvent des vingt et une républiques américaines sans les nommer.Les voici : États-Unis, Cuba, Haiti, Saint-Domingue, Mexique, Guatemala, Honduras, Salvador, Nicaragua, Costa-Rica, Panama, Ecuador, Venezuela, Colombie, Pérou, Bolivie, Brésil, Paraguay, Uruguay, Argentine, Chili.1 REX.Li Bulletin dm Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 32.5 — « LA PAROISSE DE VINGT-NEUF » Au mois de janvier 1703, décédait à Montréal, Jeanne, « servante des pauvres à l’hôpital des religieuses ».La défunte, d'après l’acte, aurait eu trente-deux ans et elle était fille des défunts Jean Gladus et Marie Langlois, en leur vivant domiciliés au Cap de la Madeleine.^ Six ans plus tard, une soeur de Jeanne trouve mari à Montréal et un passage du registre de l’état civil attire l’attention.Le dixième jour de février, en l’an 1709, Jean Menguy (ou Mainguy) dit La Chaussée, caporal de la compagnie de M.de La Mothe fait bénir son union avec demoiselle Marie Gladus.Suivant la coutume, l’officiant, l'abbé Yves Priât, consigne l’origine des époux.Le marié est fils de Guillaume Menguy et de Julienne Laquitte de la paroisse de Guilliac, évêché de Saint-Malo.Rien d étrange jusque là c’est au sujet de l’épousée que le renseignement déconcerte car elle est dite : « fie de Jean Gladus et de Marie Anglais de la PAROISSE DE VINGT-NEUF, demeurante à présent à Montréal ».Comment l'abbé Priât a-t-il pu écrire très lisiblement, dans le double registre, paroisse de vingt-neuf ?.Etait-ce le nom déformé d’une localité d’Amérique, d Europe ou d’Asie ?A ce sujet, il y a longtemps, un descendant de Jean Gladus nous disait « que son ancêtre avait dû être marié et être père de famille hors du Canada.A preuve, Mgr Tanguay n’a pu indiquer le lieu de son mariage non plus que le lieu de naissance de ses enfants.En fait, il n a donne que la date approximative de leur venue au monde » (IJ-Et notre informateur se demandait si son ancêtre était d origine française.Au 17è et au 18è siècle, on a écrit Gladus, Gladius, Glaudus(2) et GladouceQ), évidemment parce que les enfants du colon prononçaient la syllable us finale de leur patronyme, iouce ou ouce, soit parce qu ils avaient été élevés en pays anglais, soit parce que leur mère était de (1) Tanguay, I, 271 & IV, 300.(2) Tanguay, IV, 300., „ (3) Registre de Notre-Dame de Montréal, 6 octobre 1687.Lb Bulletin des Recherches Histor.ques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 326 — langue anglaise(4), « en tout cas, ajoutait-il, le véritable nom du père devait être Gladius.Or ce mot étant latin, pouvait-il avoir été porté par un Français ?».Malheureusement, continuait notre ami, « je n’ai pu trouver quand Jean Gladus avait demeuré au Cap de la Madeleine.Cette seigneurie a été habitée dès 1652, il y a eu une église et des missionnaires, cependant il n’y a aucun registre ayant novembre 1673, sinon plus tard.Un généalogiste d’autrefois, F.-L.Désaulniers, était d’opinion qu’ils avaient été perdus tout comme ceux de la paroisse de Champlain tenus avant 1679.N'étant pas en état de décider, nous avons fait appel aux chercheurs et trois d'entre eux nous ont signalé un document qui met au rancart, partie du moins, de la problématique hypothèse de notre défunt ami.Dans le greffe du notaire Jacques La Touche, qui a exercé sa profession à Champlain et au Cap de la Madeleine et dont les minutes sont conservées dans les archives judiciaires des Trois-Rivières, a la date du 26 octobre 1665, se trouve le contrat de mariage de Jean, fils de François Gladus et de Claude Baudry de la paroisse de St-Léger, ville de Cognac, et Marie fi le de Pierre Langlois et de Jeanne Théoret de St-Hilaire Chartres, en Beauce(5).Voici donc établi que les deux époux étaient français qu ils ont dû être mariés soit en la seigneurie du Cap de là Madeleine, soit en celle de Champlain et que c'est là aussi que naquirent leurs sept rejetons entre 1666 et 1679(6).Alors comment expliquer la prononciation bizarre du patronyme du colon ?Comment surtout expliquer le nom «paroisse de vingt-neuf », dans l'acte rédigé par l’abbé Priât ?° r A ce problème, une dame généalogiste a offert une solution.La mariée devait avoir 29 ans et l’officiant par pure distraction, a inscrit Page là où il aurait dû inscrire le lieu de naissance, ce qui est possible, car les mots « paroisse de vingt-neuf » se trouvent dans la ligne au-dessus des mots dgee de vingt ans, (suivis d’un blanc)., 300 la nomme « Anglaise )».Dans un acte du 1er décembre (4) Tanguay, I, 271 & IV, 1715, on lit «Anglcssc».sait d5u r,r,UdituJ'Edm°nd R°r Publia sa Plieuse Histoir, du notariat on ne connais- S,/ ."ssl1irîaz,M*-ü- =— ¦* XSSŒVËïïi \Sr+*: ” “¦ Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 327 — Une dernière trouvaille confirme la solution offerte ci-haut.A son décès, le 29 décembre 1745, à Saint-Laurent, près Montréal, Marie Gladus, épouse du bedeau Jean Main-guy, est dite âgée de 66 ans.La défunte était donc née en 1679 et elle aurait eu 29 ans accomplis, lors de son mariage.Bien que les registres de l’état civil, en notre province, soient généralement bien tenus, on ne peut éviter d’y cueillir, ici et là des erreurs, des méprises parfois curieuses, toute fois celle que nous relevons en cet article nous paraît être unique.E.-Z.Massicottk.RÉPONSE Les préfets de comté (XLVI, p.273).—La charge de préfet de comté, du moins le titre, apparaît au Canada en 1840.Cette année-là, le Conseil Spécial, qui tenait alors lieu de gouvernement, divisa le Bas-Canada en vingt districts et créa un mode d’administration municipale avec les officiers suivants : un warden (prefet), un greffier et un trésorier nommés par le gouverneur, des conseillers et autres élus par les habitants.Mal accueilli, ce système fut à peine établi.En 1845 le parlement des Deux-Canadas créa des corporations de paroisse et de canton avec un conseil de sept membres élus par le peuple ; le conseil devait élire un président appelé maire.Les corporations furent remplacées en 1847 par des municipalités de comté, dont les officiers étaient des conseillers élus par les habitants des cantons ; le président, choisi encore par les conseillers, s’appelait maire.Le premier juillet 1855, le gouvernement rétablit le système des municipalités de paroisse ou de canton, tout en conservant le conseil de comte avec certaines attributions.Celui-ci était formé de tous les maires des diverses municipalités du comté, avec l’un d'eux comme président sous le titre de préfet du comté.C’est le mode qui existe encore.Avec mes respectueuses salutations, Victor Tremblay, ptre.Lb Bulletin des Rbchbrches Hutoriqubs, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 328 PUBLICATION CONCERNANT LE COLLÈGE DE SAINTE-ANNE DE LA POCATIÈRE Catalogue des Anciens, 1867 Catalogue des Anciens, 1927 N.-E.Dionne : Vie de C.-F.Painchaud, prêtre, curé, fondateur du Collège de Sainte-Anne de la Pocatière.Québec — Léger Brousseau, 1894 — in 8 — 440 pp.Abbé Wilfrid Lebon : Fêtes et Souvenirs, 12 et 13 juin 1918 Québec — L'Action Sociale, 1918 — in 8 — 307 pp.Abbé Alph.Têtu: Fêtes du Centenaire 1827-1927.Québec — L'Action Sociale, 1927 — in 12 — 260 pp.AI.C.-F.Painchaud, fondateur du Collège de Sainte-Anne — Fêtes à V occasion de la translation de ses restes mortels de L'Ile-aux-Grues à Sainte-Anne, les 21, 22 et 23 juin 1891.Québec — Léger Brousseau, 1891—in 12 — 192 pp.Noces d or de AI.le Grand Vicaire Ch.- Ed.Poiré.Sainte-Anne de la Pocatière — Firmin-H.Proulx, 1883'—in 12 — 110 pp.Eloge de Messire C.-F.Painchaud, fondateur du Collège de Sainte-Anne, par Charles Bacon, élève de philosophie.Sainte Anne de la Pocatière — Firmin-H.Proulx, éditeur, 1863.Inauguration solennelle de lorgue donné à la chapelle par les anciens élèves, 3 et 4 mars 1886 — in 16 — 55 pp.Le Cinquantenaire de l'Ecole d'Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, les 20 et 21 décembre 1909.Québec — Dussault et Proulx, 1910 — in 8 — 104 pp.Annuaires du College Sainte-Anne de la Pocatière, chaque année, depuis 1887.’ n Chs.Bourque, Ptre.RÉPONSE Le plus grand lac de la province de Québec (XLVI, p.192).— Le plus grand lac de la province de Québec n’est-il pas le lac Mistassini ?Ce mot signifie « Gros Rocher ».Connu aussi sous le nom de « Lac des Baies ».Il paraît sur la carte de Charlevoix, de 1744 comme « Lac des Mistassins ».On a dit cc ^.Pf°^on^ et aussi grand que le lac Ontario.(Rapport du Ministère des Travaux-Publics, 1867 à 1882).Rex.Lb Bulletin des Recherche» Historique», Vol.XLVI, No 11 novembre 1940. — 329 — LA TRADUCTION DES ANCIENS CANADIENS La pemière traduction anglaise des Anciens Canadiens de M.de Gaspé fut publiée à Québec dès 1864 par les éditeurs G.et G.-E.Desbarats sous le titre The Canadians of old.L'auteurdecette traduction, madame Georgiana M.Pennée, n'avait pas fait ce travail par esprit de lucre.Loin de là.Née en Angleterre, madame Pennée, née Georgiana Ward, s’était converti au catholicisme en même temps que le célèbre docteur Ward, contemporain à l'université d’Oxford du cardinal Newman.Pour des raisons de famille, madame Pennée passa au Canada où elle vécut jusqu’à sa mort.Très instruite, catholique fervente, madame Pennée étudia notre histoire et se prit d’admiration pour notre peuple.C’est pour faire connaître les moeurs et les coutumes des anciens Canadiens que madame Pennée traduisit le roman de M.de Gaspé.Elle voulait faire bénéficier ceux qui ne lisent pas le français, de ces fortes pages.Madame Pennée traduisit aussi en anglais le Voyage au pays de Tadoussac de J.-Edmond Roy.Nous lui devons pareillement, dans le domaine religieux, des traductions de plusieurs ouvrages et opuscules de piété, entr’autres le Manuel de la piété envers sainteAnne du Père de Saint-Omer, le Recueil des plus belles prières de saint Alphonse, etc, etc.Cette fervente chrétienne avait une dévotion particulière envers sainte Anne et elle voulut être une bienfaitrice insigne de la première basilique de Sainte-Anne de Beaupré.Madame Pennée décéda à Québec le 24 février 1896.Les Annales de la Bonne Sainte-Anne qui avaient si souvent bénéficié de son intelligente collaboration disaient de cette femme distinguée : « Ce n’est pas une femme ordinaire que cette vaillante chrétienne que le Souverain Juge vient d’appeler à sa récompense Ceux qui ont eu l’avantage de la connaître intimement savent que les épreuves les plus cruelles et presque incessantes ont été son partage, depuis surtout qu elle eut le bonheur d’embrasser la vraie foi.Mais Dieu lui avait donné une âme courageuse, et, la grâce aidant, cette femme Le Bulletin des Rbchbrches Historiques, Vol.XLV1, No 11, novembre 1940. 330 — forte resta toujours ferme, résignée et fervente comme une néophyte jusqu'à son dernier soupir ».Les connaisseurs s’accordent à déclarer que la traduction des Anciens Canadiens est très fidèle.Elle a su exprimer la pensée et le texte de M.de Gaspé dans un anglais agréable et de belle tenue.LES PREMIÈRES ÉCOLES DE LAITERIE Nous détachons cette nomenclature de nos premières écoles de laiterie d’un discours prononcé le 2,2 octobre 1931 par M.Elie Bourbeau, directeur de l’École de laiterie de Saint-Hyacinthe.La première école de laiterie de la province de Québec fut ouverte à Sainte-Marie de la Beauce, en 1882.Elle portait le nom de Laiterie-École et était sous la direction de M.S.-M.Barré.Elle recevait quatre éleves annuellement et leur fournissait la pension gratuitement.En 1884, Louiseville, dans le comté de Maski-nonge, voyait a son tour la naissance d une école de laiterie.On y^ enseignait la fabrication du beurre et du fromage.La même année 1884, on fondait la Beurrerie-École de Later-riere, dans le comte de Chicoutimi.Ces trois écoles recevaient une petite subvention du gouvernement.Encore en 1884, s’ouvrait l’École de laiterie de Notre-Dame de Saint-Hyacinthe, fondée par la Société d’industrie laitière EUe fut remplacée un peu plus tard par l’École pratique de Saint-Hugues, comté de Bagot.En 1892, la Société d industrie laitière organisait une école volante de laiterie Elle visita vingt-six localités dans la même saison, Les cours a chaque endroit duraient cinq jours.Enfin, en 1893 la Société d'industrie laitière qui avait déjà tant’de belles initiatives a son crédit fondait l’École de laiterie de Saint-Hyacinthe.Cette fondation devait être à la fois une école et une station expérimentale.Mise sous la direction du professeur James W.Robertson, qui devint commissaire de laiterie du gouvernement du Canada, elle eut comme premier surintendant M.J.-D.Leclair qui en fut l’âme dirigeante pendant bon nombre d’années.L’École de laiterie de Saint-Hyacinthe, devenue institution gouvernementale, a aujourd’hui une réputation qui s’étend bien en dehors des limites du pays.Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 331 — LA CHANSON DES GUIGNOLEUX OU IGNOLEUX Le docteur Joseph-Charles Taché, dans son précieux ouvrage Forestiers et voyageurs, nous a conserve la chanson que les Guignoleux chantaient dans leur tournée du dernier jour de l’année, sous le régime français.Cette chanson, oubliée pendant près d'un demi-siècle, a été ressuscitée par les Voyageurs de Commerce lorsqu ils ont rétabli la belle et charitable coutume de la Guignolée.Ils chantaient : Bonjour, le maître et la maîtresse Et tous les gens de la maison, Nous avons fait une promesse De v'nir vous voir une fois l’an, Une fois l'an ce n’est pas grand’chose Qu’un petit morceau de chignée.Un petit morceau de chignée, Si vous voulez, Si vous voulez rien nous donner, Dites nous-lé, Nous prendrons la fille aînée, Nous y ferons chauffer les pieds ! La Ignolée ! La Ignolée ! Pour mettre du lard dans ma poche ! Nous ne demandons pas grand’chose Pour l’arrivée.Vingt-cinq ou trente pieds de chignée, Si vous voulez.Nous sommes cinq ou six bons drôles, Et si notre chant n’vous plait pas Nous ferons du feu dans les bois, Etant à l’ombre, On entendra chanter l’coucou Et la Coulombe ! Le christianisme avait accepté la coutume druidique en la sanctifiant par la charité, comme il avait laissé subsister les menhirs en les couronnant d une croix.Il est probable que ces vers étranges, Le Bulletin des Rbcherchbs Historiques, Vol.XLVI, No 11 .novembre 1940. — 332 — Nous prendrons la fille aînée, Nous y ferons chauffer les pieds ! sont un reste d allusions aux sacrifices humains de l'ancien culte gaulois.Cela rappelle le chant de Velléda dans les martyrs de Châteaubriand : — « Teutalés veut du sang au premier jour du siècle.Il a parlé dans le chêne des druides ! » (Forestiers et Voyageurs, par J.C.Taché, p.11).UNE CHANSON DU DR.BARDY En faisant l'inventaire d'une succession que je suis à régler, j ai fait la découverte d une chanson autographe du Dr.Pierre-Martial Bardy, écrite à Boucherville en 1825 à l’occasion du départ de son ami, le Dr.J.D.Nelson, et chantée par les convives d’un dîner d’adieu offert au voyageur.7 Cette chanson m a semblé tellement caractéristique des coutumes de nos ancêtres, a une époque où l'on savait encore se distraire de façon intelligente, au lieu de ne songer qu à 1 automobile, au hockey ou au cinéma, seules distractions à la mode de nos jours, que j’ai cru devoir la fixer dans les pages du Bulletin des Recherches Historiques avec quelques indications sur les principaux personnages en cause.° Le village fonde par Pierre Boucher dans sa seigneurie de Boucherville était depuis longtemps recherché par les intellectuels et, suivant le témoignage cité par le Père Lalande (1) : « Quand nous voulions avoir une soirée agréable et très aristocratique, nous allions à Boucherville ».Pierre-Martial Bardy naquit à Québec en 1797 et fut admis au doctorat de médecine à Montréal en 1819.Il s établit à Boucherville et, pour ne pas rester inactif au milieu de ses nombreux confrères, il ouvrit une école d'enseignement classique où il distribuait en prix des ouvrages ornes de belles gravures et accordait à ses élèves des « bons points » libelles comme suit : Ego, infra scriptus, testor hujus ptgnons dtltgentiae Latorem, bene et sine mendis Pensum suum (1) Cf- Uni vitilh stifpturit : Boucbtrvillt (page 200).Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. 333 — confecisse.P.M.BARDY, Latinae Galltcaequt linguae Professor.Apud Sanstissimam Pamiliam, vulgo Boucherville.(2) Élu député du comté de Rouville en 1834, il remplit plusieurs charges de confiance et fut s’établir à Québec où il fonda la Société Saint Jean-Baptiste de cette ville, de concert avec le journaliste Aubin en 1842 ; il en fut le premier président et mourut après avoir rempli une longue et honorable carrière, à Québec, en 1869.John Dies Nelson, héros de cette fête, était également médecin.Né à Sorel, le 30 mars 1798 du mariage de William Nelson, maître d'école établi dans cette ville par la fameuse Institution Royale, avec Jane Dies (dont naquirent aussi Robert Nelson et Wolfred Nelson, célébrés par leurs activités dans les insurrections de 1837 et 1838) ; il se noya à Boucherville à l’âge de 34 ans.Il avait épousé Marie Léocadie Boucher qui lui survécut et se remaria avec Alfred Larocque en troisièmes noces., Dans la chanson de Bardy, chacun des convives était appelé à chanter son couplet suivi d un refrain.Il y en avait même un pour le héros de la fête, appelé trezieme a y répondre (on n’était pas superstitieux) et l’auteur en adressa copie à son ami le surlendemain avec un Envoi rédigé dans le même esprit.Il y a lieu de croire que les enseignements linguistiques du professeur Bardy valaient mieux que son art poétique.Couplets au Docteur J.D.Nelson Par un ami, au sujet de son départ, et chantés alternativement par les personnes suivantes selon leurs numéros, le 3 Novembre 1825 à un petit souper donné par l'auteur.(Sur l’air : Partant pour la Syrie :) Madame Bardy No.1 Le plaisir ineffable Que j’éprouve aujourd’hui, De t’avoir à ma table Est pour moi d’un grand prix : (ï) le dois à l'obligeance de M.Montarville Boucher de La Bruire communication d'un de ces bons points et plusieurs autres renseignements sur les scdcYB°nuchcrvl‘‘c.J*01' aussi la monographie U Dr Pitrr< Martial Bardy publiée par 1 abbé F.-X.Burquc en 1907.Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. 334 — Mais ton départ m’afflige Et déchire mon cœur Qui sans cesse s’oblige 1 A vouloir ton bonheur / Major Weilbrenner ]q0 2 Tu quittes Boucherville Pour notre déplaisir ; Que dans une autre ville Tu trouves du plaisir : Mais ton départ etc.Madame Weilbrenner jq0 3 Colonel De Labruère Je défends aux nuages D’obscurcir ton chemin ; Et j ordonne aux orages De s éloigner grand train : Mais ton départ etc.No.4 Madame Lacoste Dme Weilbrenner C est un plaisir sensible De t’avoir près de soi ; 11 me serait pénible De vivre loin de toi : Mais ton départ etc.No.5 Assis dessus Therbette Mon aimable Berger, Me nomma Bergerette Sous 1 orme du verger : Mais ton départ etc.No.6 Que de la Providence Tu ressentes les soins ; Que par sa bienfaisance Elle offre tes besoins : Mais ton départ etc.bis.Lb Bullbtin DBS Rbchbrch Histok.ques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 335 — Mdlle DeGrosbois Mr Lacoste N.P.Madame De Labruire Mr Eus.Bardy Mdlle Bardy Lb Bullbtin de» No.7 Tu m’appelles ta Reine Je t'appelle mon Roi ; Si j’étais Souveraine Tu vivrais avec moi : Mais ton départ etc.No.8 Qu’un pilote fidèle Par le plus heureux sort, Conduise ta nacelle Pour qu’elle arrive au port : Mais ton départ etc.No.9 Comme il faut que je chante Que te dire à mon tour ; Qu’il n’est rien qui m’enchante Plus que ton prompt retour : Mais ton départ etc.No.10 Tu feras disparaître Le plaisir pour nous tous ; Pour le faire renaître Reviens donc parmi nous : Mais ton départ etc.No.11 Trêve de toutes peines Pour t’exprimer mes vœux ; Sur des rives lointaines Sois donc toujours heureux : Mais ton départ etc.Recherche» Historique», Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 336 — Mr P.M.Bardy (l'auteur) No.12 Quand ton âme saisie Du plus mortel effroi, Regrettera la vie Cher ami, pense à moi : Mais ton départ etc.Dr.y.D.Nelson (le voyageur) No.13 S’il m’est désagréable De quitter mes amis ; Qu'une amitié durable Toujours nous rende unis : Que ce départ m’afflige Et déchire mon cœur Puisque chacun s’oblige \ A vouloir mon bonheur.J °ls’ Boucherville 5/9bre 1825.(Envoi) — 1 — Reçois cette copie De mes vrais sentiments ; Pendant toute ma vie Ils seront très constans : Si jamais je t’oublie Je veux qu’à mon palais, Cette langue affaiblie 1 , .S attache à jamais j ^1S- — 2 — Rien ne plait d avantage Que de pouvoir prouver, Qu’on ressent l’avantage De toujours t'estimer : Et se faire connaître Pour ton fidèle ami C est ce qu ose promettre P terre Martial Bardy.L* Bulletin du Rechmchu Histoe.quu, Vol.XLVI, No 11 11, novembre 1940. 337 — N’avons-nous pas ici un excellent exemple de la vie simple, mais combien charmante de nos ancêtres ?Un médecin estimé de ses concitoyens quitte le village où il s’était établi pour aller tenter fortune ailleurs ; on se réunit autour d'une table hospitalière et chacun des invités lui chante à tour de rôle un couplet de circonstance dont tout le groupe reprend le refrain en chœur.De nos jours, le programme serait plus compliqué : on formerait un comité, on prélèverait des souscriptions, on louerait une salle de réunion, on préparerait des cocktails, on boirait du scotch and soda en abondance, et on ferait des discours ! des discours !! et encore des discours !!! Laquelle de ces deux méthodes est la meilleure ?Victor Morin RÉPONSE La longueur du Saint-Laurent (XLVI, p.192).— La longueur totale du Saint-Laurent : De Fort William à Belle-Isle, 2,117.2 milles.De Fort William au Cap Race, Terreneuve, 2,209.2.L’annuaire des marées du Chenal maritime du S.Laurent divise cette distance comme suit : De Fort William (Ontario) à Montréal, 1,222.8 milles ; de Montréal à Québec 160.4 ; de Québec à Belle-Isle 734 ; de Québec au Cap Race, 826.- Rex.QUESTIONS Nous avons dans la province de Québec des familles Carrier et des familles Carrière.Ont-elles la même origine ?C.H.C.Dans le registre paroissial de Verchères, le 22 décembre 1760, un acte de baptême est signé par « fr Théodore La hou-pelière, Recollet ».N’ayant pu trouver ce nom dans aucun répertoire ou dictionnaire au clergé, voudrait-on me renseigner sur ce religieux ?P.de J.M.Lu Bullbtin DBS Rbchbkchbs Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. 338 — LES FILLES VENUES AU CANADA DE 1654 à 1657 1AC .Ce.fut tout un émoi dans Québec lorsque, le 14 juillet 1654, le navire « La Fortune » du port de Nantes mouilla dans la rade.L année précédente Villemarie avait reçu son contingent de filles à marier, c’était cette fois le tour de AnCn?r u °n, dlsait le SrouPe formé Par la reine-mère f ’ ,1 Aut?.che de ^nes personnes issues des meilleures familles et d une excellente éducation.Le P.Lejeune supérieur des Jésuites, crut l’événement assez d’importance pour le signaler dans les « Relations ».« La Reyne, écrit- ,(1) ayant de la tendresse pour la conversion des sauvages de 1 affection pour 1 establissement de la Colonie Fran-çoisc^ en ce nouveau monde, y envoya ce printemps dernier (1654) quelque nombre de filles fort honnestes^) tirée ce,™ ocelleTTi °?r£S°k «•¦»«.dans ans se Z, v pc,UplaJc' Je s“y d'assurance que dix-huict nui rsrn?r ,1 “ “S* Suc,le Maistrc des hautes oeuvres q i estoit de ce pays-la ait fait aucun acte de son métier sinon sur deux vilaines que l’on bannit après avoir esté pu- Jfa tl‘SéCS- Tant r “ÜS tiennent “££, de conrXn^ vaissea^x, Ramener de ces marchandises rénnrr .a b dc ’ tant .nP « Montréal en 1658." S famiJle vlnt Ja rejoindre à (6) * Histoire ,U la Colonie française », II p 203 (7) L.cit.p.313.’ ‘ I, p.«) dont 108 soldais (Archives,p^U^Tr ^ Fail[on’ * Sœur Bourgeoys », plus haut et M.de Maisonneuve, il ne “ 1CS 4 « citées Lb Bulletin nas Rbcb.cbei Hhtobiqubs, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. — 341 3.Catherine Hureau, fille de Jean et de Guillemine La Roussière, de la Flèche (Sarthe), mariée à 15 ans, le 13 novembre 1654 (contrat Closse, 27 septembre), à Jean Lemer-cher, de St-Laurent de Paris.4.Jeanne Vedie (ou Voidy), (9) fille de Michel et de Catherine Dorbelle, de St-Germain-du-Val (Sarthe), mariée à 16 ans, le 9 novembre 1654 (contrat Closse, 4 oct.), à Jean Dumay, de Dieppe.5.Marie Dumesnil, (10) fille de feu Nicolas et de Marie Londet, de la Flèche (Sarthe), mariée à 14 ans (contrat Closse, 31 oct.), à André Charly, de Paris.6.Jeanne Mairé, fille de Michel et de Catherine Ar-changère, de St-Michel de Poitiers (Vienne), mariée à 19 ans, le 9 novembre 1654 (contrat Closse, 31 oct.), à Eloi Jarry, d'lgé(Orne).Devenue veuve elle épousa Henri Perrin.7.Marie Lorgueil, (11) fille de Pierre et de Marie Bruyère, de Cognac (Charente), mariée à 16 ans, le 23 novembre 1654, à Toussaint Hunault, de St-Pierre de Beauvais (Oise).Les sept mariages précédents furent bénis à Montréal, les deux suivants le furent à Québec.8.Marie Renaudin de la Blanchetière, que l’annaliste des Ursulines qualifie « fille du roi », avait été amenée au pays par M.de Maisonneuve et placée par lui aux Ursulines, où elle resta un an pcnsionnaire(12).Elle était fille de Vincent Renaudin de la Blanchetière, doyen des procureurs au siège présidial de Nantes, et de Delle Françoise Quary, et épousa le 10 septembre 1654 (contrat Audouart, 9 septembre), un neveu du P.de Lyonne, S.J., Nicolas Levieux, éc., Sr d’Hauteville, lieutenant général civil et criminel en la sénéchaussée de Québec, fils de feu Nicolas, éc., Sgr de la Motte d’Esgry et d’Hauteville, conseiller et secrétaire du conseil des finances de S.A.R.frère du roi, et de Delle Marguerite Lyonne ; M.de Maisonneuve signe au contrat.Retourné en France, Nicolas Levieux, avocat en parlement, demeurait en 1670 à Paris, rue Dauphine, paroisse St-André-des-Arts (Archives Nat.Y.220, fo 1568).(9) Tanguay lanommeà tort : Redié.Cf.Massicotte, Mlm.Soc.Koyalc, 1913, sect.1.p.23 (10) L'acte de mariage porte en note : « quam D.Paului de Chomedey anno D.1654 sccum rtditns a Gallia adduxerat, traditam sibi a D.de la Dauversicre flexiae ».Il faut lire 1653, de Maisonneuve n'étant pas revenu de France en 1654.(11) Si l'on accepte le chiffre 7 au lieu de 9 pour les jeunes personnes amenées par soeur Bourgeois, il faudra retrancher de notre liste Marie Lorgueil ec Michelle Arthus, arrivées peut-être en une autre occasion.(12) Les Ursulines de Québec, I.p.378.Lb Bulletin des Rbchbrchbs Historiques, Vol.XLVI, No 11, novembre 1940. 342 — , M9 Michelle Arthus.Cette jeune tille était de l’Anjou et M.de Maisonneuve signe(13) à son contrat de mariLe P SSrCfiPar, c^vai}t Audouart, le 23 septembre 1654 Elle était fide de feu Louis Arthus et de Renée Testard, de Bousse (Sarthc) et épousa a Quebec, le 5 octobre 1654, Jean Descarry dit Lehoux, de Montréal.J .r.^1X autres f,1Jcs c,c une veuve contractent mariage dans la colonie au cours de 1654.L’une d’elles Marguerite au3PercheU M°ari St-^i"- 4 sur 10 seulement passent un contrat de maria- fc’leur?n SUpP°ff Su’cllcs “'avaient rien à attendre le leurs parents, que, de plus, sauf pour 3 d’entre elles le pere au moms est dit « décédé , : de là, sans doute P espèce i abandon ou ces enfants se sont trouves.Toutes Marie be"a'un Lot‘sL cîfa°cüne'aU “CCpt“S' SC 4 Q^‘ ?D« & « c^i^TK^So Ce, dj diocèse de^Sainfes 04)' a[°! * ^ alliance avec François jarret de Légères amen"0trde,!a Chaî*1Ic-Monthodon (Aisne), puis le 20 juillet , uillaume Bouchard, de Neufchâtel (Pas-de-Calais) 2.Catherine Nau, issue d’une famille anoblie en 1605 sière aeisTer d ™ariaSc d= Jacques Nau, Sr de la Boi* sierc (.1618) et de Fossambault, d’abord trésorier provincial de I.extraordinaire des guerres en Languedoc (1627) piis Conseiller du roi et rcr^vpnr i j c ^ P 0645), « de Dcllc aS/crTuge^ Env”" “n^ y pend fl’habh^ la d,4«* pour y prendre habit, elle en sortit bientôt (17) et éoousa à nère^et 2» le /£?¦ ,L°UIS dc & HTci- 3 Jeanne I "rh^ Jean:Btc Peuvret, Sr de Menu.Marche Guéri„d |Ce n ng'î (ilc)' fillc d'Antoine et de h 25 octobre ?-UrSIr” dc BourSes' éPouse à Québec, am T5, PlCrre Levasseur, de Paris.le 28 octobre ^55^’ d’°r,iginc inconnue> épouse à Québec, maîtresse lin R5’ “ lc “nfntemcM «s maître e Tourouvrè.^Morcc’^ans ' enfant Gi*“ère- dc la Marie Deligny, fille de feu Robert et de Marie de s&i Tout cm 7-An‘le Lej°nc(19), veuve de Jean Lafortune de St-,1 !tn de Nancy, épouse aux Trois-Rivières le 16 janvier —’ JCan Dcsrnarais, de Brouvelle (?Brunvillè, Seine-Inf.).07) Crl^s^nnXTrHô^rn^T^:^-10" crt d'olaunc"”1 X de rif'X'' J' Qutbec.L.„ Recherches H,XLV, „„ „ ^ 349 — Une de ses sœurs, aussi appelée Marie, épouse en 1671 (contrat Becquet, 14 septembre), Antoine Fauvel.12.Catherine Fourestier, fille de Jean et de feue Julienne Coiffé, de la Rochelle, épouse à 20 ans, aux Trois-Rivières, le 19novembre 1637,Jacques Ménard, du bourg de Mervan(30).13.Jeanne Sinallon ou Civallon, fille de défunts Pierre et Louise Pillot, de Notre-Dame de Cougne, La Rochelle(3l), épousa à Québec, le 17 novembre 1658 (contrat Peuvret, 14 avril), Symphorien Rousseau, fils de défunts Mathurin et Françoise Cormereau (contrat), de St-Romain-de-Beaumont (Char.-Inf.).De la région parisienne vinrent les suivantes : 14.Marie Houdin (contrat) ou Odin (acte de mar.), fille d’Antoine et de Madeleine de la Busière, de St-Médéricq (St-Merry), Paris, épouse à 14 ans, à Québec, le 13 août 1657, François Gariépy, de la ville de Montfort (Landes).Assistent au contrat passé par Audouart, le 15 juillet, Guillaume Poulet, capitaine de navire, et Guillaume Vignal, chapelain des Ursulines.15.Nicole Duchesne, fille de François et de Marie Nolet, de Villevaudé (Seine-et-Marne), épouse à Montréal, le 3 septembre 1657 (contrat St-Père, du 23 août) Jacques Delaporte, de Nocé (Orne).16.Jeanne de Vauvilliers, marraine à Québec, le 21 octobre 1657, de Jeanne Chalut, fille de Pierre et de Marie Bonin, était fille de Jean et de Claude Charles, du faubourg St-Victor à Paris.Elle épousa à Montréal, le 24 novembre 1659 (contrat sous seing privé, 14 novembre), Bénigne Basset, aussi de Paris.De leurs six enfants ayant survécu, l’une, Angélique, entra à l’Hôtel-Dieu de Montréal ; les autres transportèrent au foyer les observances de la vie religieuse et décédèrent sans enfant (32).17.Marguerite Picard (appelée parfois Picaud, par erreur), compagne de Marguerite Bourgeois, ouvrit avec elle la première école à Villemarie, le 25 novembre 1657 (33).Elle était fille de Jean-Michel Picard, maître peintre, domicilié place Dauphine, paroisse St-Barthelémi, Paris, et de feue Marie Hulin (acte de mar.) ou Aulin (contrat) et épousa (30) Mervent (Vendée) ou Mervans (Saône-et-Loire).(31) Le contrat la dit : « de St-Maurice, près la Rochelle ».Cette localité fait actuellement partie de la ville.(32) Cf.Soeur Morin, Annales de l'Hitel-Dùu, p.21.(33) Drummond, « La Vén.Mère Marguerite Bourgcoys », trd.Bruneau, Montréal, p.53.Lb Bulletin des Rechbrche» Historique», Vol.XLV1, No 11, novembre 1940. 350 — coîîs CnH*’ iV2 no^embre 1658 (contrat Basset, Je 5), Nicolas Gode, d Ige.De ce mariage naquit entr’autrec Fran çoise 9emc supérieure de l'Hôtd-Dieu dé Montréal.(3d) crnr/L^T °"" (Ro,-v ou Rey), «11= de Pierre et de Vin-Blânche n„iee‘ V,euve)ie Nicoks D“bois, de la Chapelle-mars 1658 ,p et'LoIre), Passa contrat de mariage le 25 fTnts Nir„|(/ ïï' "°'-) avec Bcnoît Ponsatd, Hls de dé-r * Nicolas et Marguerite Raveau, de la ville de Clutmé (34) Cf.Sœur Morin, 1.c.p.20 ss.Berneval.UN SERMON DE MONSEIGNEUR PLESSIS tSSSSKfeaaasst ÎTSü;-‘ft"?= * ses* CÆà régnai^dans LégE^ Su/se ““ îcSSd^ûi continuellement remplie dffidélês' «raie tou?ouïStmücommaam HSimC°C rtTOU™ à la “thd L'évêque de Québec assistait à'VX^t\™d^Vlby' curé de Québec et la m’ém VCr‘llt Just?ment d être nommé comme sa propre Ianeu
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