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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1941-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVII LEVIS, MAI 1941 les pères capucins en acadie (i) Les premiers missionnaires de l’Acadie furent les Jésuites Ennemond Massé, Pierre Biard, et Jacques Quentin.Iis n’y firent qu’un séjour de deux ans (1611 a 1613), en a)an été chassés par le pirate anglais Samuel Argall Quatre i e-res Récollets de la province d’Aquitaine se rendent a t ort-Royal, en 1619, à la demande d’une société d’armateurs de Bordeaux.Cette société ayant été dissoute en 1624, les 1 e-res vinrent se réfugier à Québec.Les Récollets essayent de nouveau de prendre pied en Acadie, en 1630.Trois d entre eux s’embarquent sur un navire équipé par la compagnie des Cent-Associés et se fixent au Port-Lomeron (Cap-Sable), où commandait le sieur de Latour._ , • , ¦ Deux ans plus tard, le cardinal Richelieu décidait que la mission de l’Acadie serait désormais confiée aux 1 Capucins de la province de Paris.Isaac de Razilly, en meme temps qu’il reçoit l’ordre de reprendre l’Acadie, est chargé d’y amener les premiers missionnaires.Quatre l’accompagnent à son premier voyage dans l’été de 1632: les Pères Arsène de Paris.Côme de Mantes, Hippolyte de Brou et Augustin de Pontoise.Avec eux sont les frères Jean-Louis, Augustin et Vincent de Paris.Pendant nue de Razilly s’établit à la Hêve, les missionnaires se rendent à Port-Roval ; ils ne tardent pas à y ériger un monastère avec une chapelle, a y ouvrir des écoles pour les garçons et les filles.Un autre missionnaire.le Père Pascal de Troyes arrive en 1633, et tous (1) Voir: II.P.Candide do Nnnf, enpnein : Paget plnrieutes de l’dpo-pfe canadienne.XJnc mixtion capucine en Acadie.Paris, 1027. — 129 — se livrent à un ministère fructueux auprès des Français et des Sauvages.Les disputes qui éclatèrent à la mort du Gouverneur de Razilly, en 1635, entre son successeur Charles de Menou, sieur d’Aulnay et Charles de Latour faillirent causer la ruine de la colonie.Les Pères Augustin de Pontoise, Côme de Mantes et Hippo'lyte de Brou reviennent en France, le Père Pascal de Troyes restant seul à Port-Royal avec deux frères.Charles de Latour ayant été révoqué de son commandement en 1641, les Pères Capucins reprennent le chemin de 1 Acadie.Les Pères Côme de Mantes et Hippolyte de Brou ^ reviennent avec le Père Gabriel de Joinville, dès cette année 1641, et en 1642 les Pères Pascal et Léonard d’Auxerre vont les rejoindre.Le Père Pacifique de Provins, nommé provincial des missions de l’Amérique, reste en France, mais s’occupe largement de procurer aux missionnaires les ressources dont ils ont besoin.C’est lui qui décide Madame de Brice, mèr e des Peres Pascal et Leonard d’Auxerre à aller prendre la direction du petit séminaire pour les garçons et les filles que les Pères ont ouvert à Port-Royal.P autres missionnaires arrivent dans les années qui suivent : les Pères Tgnace et Léon de Paris, Balthazar de Paris, Augustin de Pontoise, Bernardin de Crépy et Archange de Luvnes.Fn 1645, les Pères Récollets chassés du Fort de Lome- ron par madame de Latour viennent se réfugier à Port- \n\a1.nu ils jouissent de 1 hospitalité des Capucins pendant plusieurs mois, en attendant leur retour en France.A partir de cette année les Peres Capucins sont seuls à exercer le saint ministère en Acadie, si l’on excepte toutefois les Tésui- ChZ' desf;v,^deJ^2 à 1662 les postes de la Baie des Chaleurs et du Golfe Saint-Laurent depuis Népisiguit fBa- dl1;rst) Sainte-Anne-du-Cap-Breton, avec résidence a I île de Miscou.16^/?nrT'p' reTlation Ie h mission de l’Acadie faite en 16 6 par le Pere Tgnace de Paris au secrétaire de la conoré- «lïiaJÏKnde !2)- les ?èrPS Can,,cîns poussaient Mon on an JlnlsTô n frnÏonî" ÏZTn 'T'" mW*- trndne- iin/Uctmrs pour l'annr, 1904.«ppondire jjPpmt ™»ernardin de Crépv cm’ils conduisent à Londres, d’où il regagne la France.Le Père Augustin de Pontoise, pressé nar la misère, abandonne Saint-Pierre-du-Cap-Breton en 1655.et rentre en France.De tous les missionnaires il ne restait plus en Acadie nue le Père Balthasar de Pan's et un compagnon dont le nom n’a nu survivre à l’oubli.T.e Père Tmiace de Paris fait grand elorre dans sa relation du zèle du Pùre Balthasar.Son champ d’action aurait embrassé tout le Nouveau-Brunswick, de la Baie des Chaleurs au détroit de Canso. 131 — “11 mourut en quelque endroit inconnu de l'immense territoire confié à son zèle, victime d'un accident, ou du froid, ou de la faim, ou de la maladie.Sa mort fut totalement inaperçue en France, car elle ne figaire pas au nécrologe de la province.Nous sommes moins renseignés encore sur son compagnon, dont le nom même nous est inconnu .“Le P.John Lenhart dans son travail publié dans les Record.?of the American Catholic Historical Society of Philadelphia vol.XXVII1, ]).59, mentionne comme un ouvrier de l’Acadie, le P.Cyprien de Paris, que le P.Ignace demandait comme compagnon dans son rapport à la Propagande.Il a peut-être raison, sans qu’on puisse l’affirmer absolument.Nous devons aussi une mention aux missionnaires élus qui ne purent atteindre le champ de leur apostolat: le P.Silvère de Paris, entré dans l’ordre en 1639, qui “allant en mission au Canada mourut le 24 mai à Nantes”, le P.Jean-François de Langres, qui périt “dans un naufrage en allant au Canada”: il avait neuf ans de religion, et le P.Alexandre de Boulogne, huit ans de religion, qui “mourut de la même mort”.Si nous ajoutons les trois naufragés des premiers temps, nous arrivons a un total de près de quarante missionnaires qui quittèrent leur couvent pour l’Acadie, sans parler des préfets qui, de France, travaillaient au bien de la mission (3)”.Ivanhoë Caron, Ptre QUESTION Par qui et quand fut publié le premier roman canadien?B.(3) K.P.Candide de Xnnt.o.c.p.292. 132 WILLIAM BERCZY ET LOUISE-AMÉLIE PANET On a copieusement écrit sur le peintre allemand, William Von Moll Berczy qui vécut en notre pays après 1792.Il a été dit qu’il avait deux fils, l’un William, né en Angleterre, le 6 janvier 1791, l’autre, Charles-Albert, né au Canada.Celui-ci ayant été maître de poste à Toronto, un dictionnaire lui a accordé une notice mais l’aîné William, fils, doit-il être oublié?Il avait le même prénom que son père, peut-être avait-il droit à la particule, cependant, il se contente de s’appeler uniment William Berczy dans tous les documents à nous connus.Les mots “Von Moll’’ n’ont pas semblé l’intéresser et il n’v a que certains mémorialistes qui les lui ont prêtés après sa mort.William Berczy dut venir demeurer à Montréal avec les siens vers 1805 (1) et ce fut alors qu’il connut la famille du juge Pierre-Louis Panct qui habitait dans le quartier Sainte-Marie.entre la rue Notre-Dame et le fleuve Saint-Laurent, une luxueuse maison entourée de jardins.L’immeuble longeait une petite rue qui s’appela plus tard la rue Panet.L’honorable Pierre-Louis Panet décéda au mois de décembre 1812.laissant une seigneurie peu défrichée et d’autres biens fonciers.Deux mois plus tard, (février 1813) le sieur William Von Moll Berczy père, mourait à New-York où il était par affaire.C’est en cette année que commence la carrière militaire de William Berczy fils, ainsi que nous le relevons dans le précieux ouvrage de notre ami L.H.Irving (2).Le 20 juillet 1813, on le nommait adjudant général à Montréal, en l’absence du lieutenant-colonel Taschereau.Le 26 septembre suivant il était capitaine de ce 5e bataillon de la milice d’élite incorporée qui compta parmi ses officiers, Louis-Joseph Papineau, Louis Dulongpré, Janvier Domp-tail Lacroix, Antoine-Louis Lévesque, Dominique De- (1) M.Berczy père était à Montréal en 1S02, mais 11 ne semble pas y avoir fait lonfr séjour.b (2) Officers of the British forces in Canada (luring 1812-15.Passim. — 133 — bartzch, François-Auguste Quesnel.et autres.Ajoutons que ce fut de ce bataillon que l'on forma les Chasseurs Canadiens.Berczy dut être au mémorable combat de Chateau-guav, car il fut médaillé.Membre de la cour martiale a Chambly, en 1814.on l’attacha ensuite au quartier maître général de la milice.Le 25 septembre 1819, William Berczy, rendu à Sandwich, Ont., revient à Montréal pour faire dresser son contrat de mariage avec Louise-Amélie Panet, femme de belle intelligence, très instruite, miniaturiste et musicienne de talent.qui parlait le français, l’italien, l’allemand et l’anglais.C’est le notaire Norbert-Benjamin Doucct qui eut charge de rédiger le document.Le futur était accompagné de Antoine-Louis Lévesque, son ancien compagnon d’armes et devenu protonotaire à Montréal.Du côté de la future, assistaient, sa mère Marie-Anne Cerré, ses soeurs Charlotte-Mé-lanie, mariée au sieur Lévesque et Thérèse-Eugénie, puis un cousin et une cousine.Tl est spécifié dans le document que le mariage sera célébré aussitôt que l’un en requerra l’autre qu’il y aura communauté de biens et que les enfants qui naîtraient de l’union, seraient élevés dans la religion catholique.La future est douée de 12.000 livres et le futur reconnaît avoir reçu 500 livres.Un ancien a rapporté que le mariage ne fut célébré qu’en 1821 (3).Cela nous semble peu probable, mais nous ne pouvons infirmer cette assertion, parce que nous n’avons pu encore repérer l’acte.Quoiqu’il en soit, en 1825.le sieur Berczy était “church warden” de la paroisse de Madden ou Amherstburg.comté d’Essex (4).Marie-Anne Cerré, veuve de l’honorable Pierre-Louis Panet, âgée de 63 ans, rendit l’âme le 5 avril 1828, au manoir d’Ailleboust.Comme il n’v avait pas encore de temple tout près, elle ne put être inhumée que cinq jours plus tard dans l’église de Sainte-Elisabeth de Joliette.Aux funérailles (3) P.-G.Roy — La famille Panel, p.18t.(4) Hensoljjnement fourni par M.Lucien Brault. — 134 — assistaient M.le curé Edouard Labelle, Pierre-Louis Panet, fils de la défunte, alors grand voyer aux Pierre Horace Panet, avocat, neveu et plusieurs auti es ( ) • En cette année (1828) M.Lévesque souffrant de paralysie donna sa démission de protonotaire et parait alki meurer avec sa femme Charlotte-Mélanie Panet au mano.r d’Ailleboust.Louise-Amélie Panet dut egalement se rendre à la demeure seigneuriale vers le meme temps, puisque ac-ques Viser a écrit qu'il lui avait rendu visite en 18-9 (b).L’on sait cependant, que M.Berczy, au mois de juillet 1828.n’était pas en notre province, car il contribuait a 1 erection de Téelise épiscopale d’Amherstburg, Ont.(7)._ Vécut-il seul là-bas, continuellement ou occasionnellement.pendant deux ou trois ans?S’il faut croire ce qu écrivait un savant magistrat: “C’est en 1832 que M .Berczy, contraint par les circonstances, vint habiter pour de bon la terre d’Ailleboust” (8).t .M Berczv ne semble avoir pris aucune part aux événements de 1837-38.Toutefois, il n’ayait pas encore terminé sa carrière militaire, car le 3 avril 1845, il accepta d’être lieutenant-colonel du 3e bataillon de Berthier et le b novembre de l’année suivante il était promu colonel Louise-Amélie Panet fut une femme modèle, elle eut etc l’activité pour deux et c’est elle qui parait avoir administre, haut la main, sa part du fief d’Ailleboust qui, pour tout le monde était la seigneurie des Panet.Se sentant faiblir, elle rédige son testament olographe le 11 avril 1860 et la mort l’enleva le 24 mars 1862.Le service funèbre fut chanté le 28 mars en l’église de Sainte-Me-lanie.Dans l’acte de sépulture elle est dite épouse de Guillaume Berczy.colonel de milice et.fait rare, les seuls signataires aux registres sont des prêtres.Le testament de la défunte fut vérifié le 18 juin 1862.En cet acte elle mentionne à plusieurs reprises son mari qu’elle parait avoir eu en haute estime et lui “donne la jouissance de tous ses biens”.(5) Xons devons copie de cet acte fl M.le protonotaire L.-E.Itlvert.(fi) P.-G.Roy, np.cit.p.185 (7) Lettre de M.Lucien Brault.(8) P.-G.Roy, op.cit.p.181. — 135 — ^ Le colonel Berczy se retira de la milice le 16 janvier 1863 et il ne décéda que le 9 décembre 1873, mais comme il n’avait pas abjuré, c’est dans le registre de la “St.John Church , canton de Kildare que le pasteur Joseph Merrick consigna l’inhumation.En résumé, le défunt peut avoir fourni une carrière militaire honorable, il a pu être peintre de quelque talent, mais son alliance avec la ‘spirituelle, enjouée et savante” Louise-Atnéiie 1 anet en a fait un mari heureux et un personnage de second plan.E.-Z.Massicotte QUÉBEC QUINZE ANS AVANT LA CAPITULATION Le Rapport de l’Archiviste de la province de Québec pour 1939-1940 s’ouvre par un document très intéressant et qui mente analyse: c’est le recensement nominal de Québec, ville et banlieue, dressé par le curé, M.Jacrau, en 1744.Tel qu il se présente à nous, le recensement n’est ni complet ni partait.Le brave curé, qui semble s’être promené de porte en porte, inscrit sur sa liste les noms et prénoms des parents, des enfants, voire des domestiques.Mais, pour des raisons que nous ne connaissons pas.il n’entre nas au Château • ai nt-Loin s.Combien de personnes v habitaient?De même il lie tient aucun comote des maisons religieuses.Quel était alors le personnel du collège des Jésuites?Combien de pensionnaires.Combien de domestiques?Combien de prêtres à l’évêché et au Séminaire, combien de séminaristes?Combien de ser vue,,,-,?Combien d'Ursuliues au Monns.ère et comâen de' tiMettes an pensionnat?Combien de religieuses à l’Hôtel-mu et a 1 Hôpital-Général et combien de patients?I’abbé Tncrnu ne nous le dit pas.Tl tient à connaître les âmes dont I a directement h charge: puant aux institutions nui ont leurs pretres, leurs aumôniers, leurs chapelains, il les omet decrement.Ce qu',1 fait, ce n'est pas un recensement off ' ciel, c est un recensement de curé.Pour avoir la population 136 — totale de Québec, ville et banlieue, en 1744, il faudrait ajouter aux chiffres que nous donnerons plus bas la réponse aux questions que nous avons posées plus haut.De plus, si ordinairement, l’abbé Jacrau ajoute au nom du chef de famille ou des adultes émancipés le genre de profession.de métier ou d’occupation qu’ils exercent, il arrive souvent que ce détail est omis.S’agit-il de chômeurs?De gens installés provisoirement en ville ou d’hommes si universellement connus qu’ils n’ont besoin d’aucune qualification?Nous ne le savons pas.Même en tenant compte de ces imperfections, le recensement de 1744 reste un document très précieux.C’est le portrait religieux, intellectuel, moral et social de Québec quinze ans avant la Capitulation; et le portrait est assez proche de la réalité.Une vue d’ensemble du recensement Grand total de la population 5007 Nombre de familles .1001 Anglais.2 Nègres ou négresses fdomestiques) 17 Sauvages ou sauvagesses (domestiques) 30 Huguenots 5 Non baptisés (Sauvages ou nègres) 5 Bâtards .14 (1) Tl n’v a que trois familles de dix enfants et plus (2).La haute société Nous groupons sous ce titre les officiers de l’administration.les officiers militaires, les grands fonctionnaires, les hommes de professions libérales.Quels sont-ils?Le Gouverneur.l’Intendant, le Lieutenant-Général, le secrétaire et le chef d’office de M.le Général, le secrétaire de l’Intendant, le Commandant de Québec.9 conseillers, le greffier du conseil, 26 officiers militaires (lieutenants, capitaines, sergents), le grand-prévôt, le grand-vover, le maître pour les mâtures du Loi, le procureur du Roi, le procureur-général, (1) Quelques-uns sont (lits Enfants du Roi.Leur Age varie de 15 ans A 2 mois.(2) Le menuisier Racine, 11 enfants (p.12): le menuisier Delisle.12 enfants (p.88-SO) : Anne-Marguerite Turgeon, veuve Rancour.12 enfants (p.141). — 137 un procureur.tout court, 2 notaires, 5 chirurgiens, un architecte, un ingénieur.La bourgeoisie Nous entendons par là les fonctionnaires de rang inférieur, les bourgeois, les marchands, ceux qui exercent un métier dit noble ou un art.Nous avons compté: 3 écrivains du Roi, 4 écrivains au Palais, un écrivain, non qualifié autrement • 2 praticiens, 7 huissiers, 1 gardien au bureau du castor, 1 major de place, 1 lieutenant-particulier, 1 maître d’armes, 2 maîtres d’hôtel chez M.le Général.2 maîtres d’école, 4 bourgeois ou gentilshommes, 1 constructeur, 3 sculpteurs, 5 orfèvres, 2 armuriers, 66 commerçants ou négociants.Le peuple Tl y a d’abord de petits employés civils: 1 gardien de navires.2 gardiens du Palais, 1 géôlier, 6 employés du port.Il v a les sans-métiers: 244 ouvriers et domestiques des deux sexes, 98 journaliers.L’industrie du vêtement donne de l’emploi à 15 tailleurs, 2 teinturiers, 4 couturières, 1 marchand-boutonnier, 1 boutonnier.L’industrie du bâtiment compte 80 charpentiers, 37 menuisiers, 26 maçons, 1 peintureur, 1 couvreur, 2 tapissiers, 1 vitrier, 2 serruriers.Dans l’industrie du cuir, il v a 26 cordonniers, 3 selliers, 5 tanneurs.Les charretiers, ancêtres de nos chauffeurs de taxis ou de camions, sont au nombre de 44.Nous avons compté 70 navigateurs ou marins, 3 voiliers, 8 perruquiers plus 2 apprentis, 28 forgerons plus 2 apprentis, 25 tonneliers plus 3 apprentis, 3 archers.Tl y a 15 boulaneers, 17 bouchers, 3 marchands-forains, 1 marchand-pacotille, 1 ouincaillier, 1 horlogeur.On ne remarque que deux aubergistes, mais le nombre des cabarets nous paraît disproportionné aux besoins réels d’une population pauvre: il v en a 37.sans compter le cabaret et billard.Pour être complet, il faudrait ajouter les métiers divers ou moins généreusement représentés dans le recensement de M.Tacrau : 5 vovageurs, 4 iardiniers, 4 ramoneurs, 3 bedeaux, 1 coutelier, 2 cuisiniers, 1 meunier, 2 saees-fem-mes.1 potier, 2 traiteurs, 5 poulieurs, 3 eordiers, 1 perceur, 2 chaudronniers, 1 faiseur de chaises.1 charron, 1 chaude- — 138 lier, 1 calfat, 1 interprète, 1 careilleur (3), et enfin—il faudrait savoir ce que l’abbé Jacrau cachait sous cette appellation—1 habitant.La longévité des Québécois d’alors Déjà en 1688, le Marquis de Denonville se plaignait au Ministre des torts immenses causés à la population française de la Colonie par l’usage immodéré des boissons enivrantes: “J’ai vu dans le voyage que j’ai fait depuis que je suis ici, que la boisson de cette liqueur est si en usage, parmi nos habitants voyageurs surtout, et autres, qu’il n’y a pas lieu de s’étonner de ce que l’on ne voit pas vieillir les naturels du pays.J’ai remarqué mie dans les fatigues et rapides, communément nos Canadiens, se trouvant fatigués, pour reprendre force, prennent le baril d’eau-de-vie, mettent le goulot dans la bouche, et en boivent jusqu’à une chopine.Les plus retenus, c’est demi-septier (4).souvent à jeun.Tls se sentent forts après cela, et passent leur rapide, et après s’endorment, sans songer à manger, n’avant point d’appétit que sur le soir, les fumées étant dissipées.L’ordinaire, monseigneur, dans les cabarets, chez tous buveurs, qui sont en très grand nombre, et surtout parmi les coureurs de bois, c’est de boire une chopine ou pinte d’eau-de-vie après avoir bien bu du vin.Ouel ravage n’est-ce pas dans un pauvre estomac, avec ces mélanges ! et comme quov un homme peut-il soutenir la moindre maladie après cela (5)?” Le recensement de l’abbé Tacrau apporterait-il un nouvel argument à M.de Denonville?Les spécialistes de la démographie pourraient nous le dire.Et c’est pourouoi nous leur donnons les chiffres: en 1744.«ur une population de 5007 âmes, Québec ne compte que 48 hommes ou femmes qui ont 70 ans et plus.Le piquant de l’affaire, c’est que le premier prix de vieillesse, 91 ans, est un cabaretier.et le deuxième prix, 89 ans, est une veuve, également cabaretière.Léon Pouliot, S.J.(3) Nous n’avons pns trouvé ce mot dans le Dictionnaire de Trévoux.S’ajilrnit-ll d'un corro.veur?(4) Le Dictionnaire de Trévoux.Paris 1776, définit ainsi le septier: “Mesure (pii est différente selon les lieux, ou la nature dos choses.En matière de liqueur, c’est la même chose que la chopine, ou la moitié d'une pinte en quelques endroits”.(5) Hnpp.de l’Arch.de la Prov.de Québec pour 1030-1640, pp.”8.1-286. — 139 EXTRAIT DU VIEUX REGISTRE DES CONFIRMATIONS Ce registre nous fournit, sur certaines personnes y mentionnées, des détails qu’on ne trouve pas ailleurs.Voici une liste très intéressante.Confirmés au Château-Richer le jour de la Purification de la Ste-Vierge (2 février), 1660: Mathurin Gerber, fils de Jean Gerber et de Perinne Pelé, de l’Evesché de Nantes, paroisse St-Pierre.Maurice Arrivé, fils de Lucas et de Marguerite Mago-de.de l’Evesché de Luzon, paroisse de St-Denys.L’Ache-vesse (S.-Denis-de-la Chevasse).Jacques de l’Auné, fils de Louis et de Marguerite Orléans, de l’Evesché de Rotien, paroisse Sandouville.Jacques Perrot, fils de Jean et de Mathurine Bigot, de l’Evesché de Nantes, paroisse de Mont (Mons).Louys Houde, fils de Noël et d’Anne Le Febvre, de l’Evesché de Chartres, paroisse de Manou, au Perche.Suzanne Jarousel.fille de Pierre et de Jacquette Tourau-de, de l’Evesché de la Rochelle, paroisse de Coingne.Magdelaine Boucher, fille de Marin et de Perine Malet, de Québec.Pierre Loignon, fils de Denys et de Françoise Chapelier, de l’Evesché de Chartres, paroisse de Mousonville (Mousonvilliers?), au Perche.Simon Lereau, fils de René et de Marguerite Qui'lin, de l’Evesché de Chartres, paroisse d’Igé, au Perche.Nicolas Leblond, fils de Jacques et de Françoise de Noland de l’Evesché de Lisieux, paroisse de Notre-Dame de Honfleur.Jacquette Tourode, fille de François et de Marthe Noire, de l'Evesché d’Angoulême, paroisse de Montigna.^ Pierre Lelat, fils de Claude et de Marie Le Court, de l’Evesché de Rouen, paroisse de N.-D.d’Escoüys.François Dupont, fils de Nicolas et de Jeanne Le Moist, de l’Evesché de Novon, en Picardie, paroisse St-Thomas.Marie Paradis, fille de Pierre et de Barbe Guyon.de l’Evesché de Chartres, paroisse de Mortagne. — 140 — ^ Marie leste, fille de Jean et de Louyse Talonnoüe, de l’Evesché de La Rochelle, paroisse de N.-D.de Coigne.François Pupin (Pépin), fils d’André et de Jeanne Bonneville, de l’Arch.de Roüen, paroisse N.-D.de Have de Grâce.Grégoire de Blois, fils de François et de Marguerite Papelongne, de 1 Fvesché de Poictiers, paroisse de Champagne Mouton.Guillaume Landry, fils de Mathurin et de Damianne Desanis, de 1 Fvesché de Chartres, paroisse de L’Avantrouse (La Ventrouse), au Perche.f y Robert Gaignon, fils de Jean et de Marie Gefray de 1 Fvesché de Chartres, paroisse de L’Avantrouse, au Perche.plie Gaultier, fils de Samuel et d’Hilaire Gourlatier, de l’Fvesché de Poictiers, paroisse de N.-D.de Selle.Jean Lehoux, fils de Jacques et d’Aliénor Chaline, de 1 Fvesché de Chartres, paroisse de l’Avantrouse (La Ventrouse).Marie Parenteau, fille d’Anthoine et d’Anne Brison.de l’Evesché de La Rochelle, paroisse de S.Nicolas.Isabelle Targé, de La Rochelle.( Gabrielle Barré, fille de Jacques et de Marie Forget, de l’Evesché de La Rochelle, paroisse de St-Sauveur.f Geoffroy Guillot, fils de Jean et de Jeanne Cousen, de l’Evesché d’Angoulesme, paroisse de Bernac.Etienne Morel, fils de Vincent et de Marguerite Droamst (.J).de l’Arch.de Roiien, paroisse de Neuville.Magdelaine Rolav, fille de Michel et de Jeanne Maline, de l'Fvesché du Mans, paroisse de St-Cosme le Vert.Perinne Malet, fille de Pierre et de Jacqueline Léger, de l’Evesché de Sez, paroisse de Courgoue (Courgeout).Marguerite Martin, fille d’Abraham et de Marguerite L’Anglais, de la Paroisse de N.-D.de Québecq.Marguerite Cochon, de Roüen.Renee Gagnon, fille de Jean et de Marguerite Cochon de la paroisse de N.-D.de Quebecq.Jean Gagnon, fils de Jean Gagnon et de Marguerite Cochon de la paroisse de N.-D.de Quebecq. — 141 — Jean Gagnon, fils de Pierre et de Vincente du Varieux, de la paroisse de N.-D.de Quebecq.Pierre Gravel, fils de Joseph Massé et de Marguerite Le Tavernier, de la paroisse de N.-D.de Quebecq.Mathurin Gagnon, fils de Pierre et de Renée Roger de l’Evesché de Chartres, paroisse de Tourouvre, au Perche.Simon Rocheron, fils de Julien et de Martime le Moine, de l’Evesché du Mans, paroisse de St-Cosme le Vert.Zacharie Cloutier, fils de Zacharie et de Saincte Dupont, de l’Evesché de Sez, paroisse St-Jean de Mortagne.Charles Cloutier, fils de Zacharie et de Saincte Dupont, de l'Evesché de Sez, paroisse de St-Jean de Mortagne.lean Collet, fils de Thomas et d’Anthoinette Eeillart de l’Evesché de Chartres, paroisse de Tourouvre, au Perche Robert de la Barge, fils de Jacques et de Marie Poitevin, de l’Evesché de Baieux, paroisse de Colombiers.Rodolphe Hayot, fils de Thomas et de Jeanne Boucher, de l’Evesché de Sez, paroisse de N.-D.de Mortagne.Zacharie Maheu.fils de Michel et d’Esprit Palu, de l’Evesché de Sez, paroisse de N.-D.de Mortagne.Louvs LeSage fils d’André et de Marie Emery, de l’E-vesché de Sez, paroisse de Lonaisars ( ?).Charles Bellanger, fils de François et de Marie Guyon de la paroisse de N.-D.de Québecq.Claude Auber, fils de Jacques et de Marie LeBoucher de l’Evesché de Baieux, paroisse de Ste-Croix de Trouars.François Hebert, de l’Arch.de Roiien, paroisse du Bourdun ( Bourg-Dun ).Jean Plante, fils de Nicolas et d’Elisabeth Jouinne, de l’Evesché de La Rochelle, paroisse de Laleu.Osanne-Jeanne Achon, fille de Tean et d’Hélène Renault.de l’Evesché de Xaintes, paroisse de Chambon.Guillaume Marescot.fils de Nicolas et de Marie Champagne, de l’Evesché de Lisieux, paroisse de St-Léonard.Olivier Michel, fils de Gilles et de Barbe Ervmart, de l’Evesché de LaRochelle, paroisse de St-Louys.Michel Roulois, fils de Marin et de Perinne Boulais, de l’Evesché du Mans, paroisse de St Père des Ormes. — 142 — Pierre Boucher, fils de Marin et de Perinne Malet, de l’Evesché de Sez, paroisse de St-Jean de Mortagne.Françoise Boucher, fille de Marin Boucher et de Perinne Malet, de la paroisse de N.-D.de Quebecq.Alexis Gravel, fils de Joseph Massé et de Marguerite Le Tavernier, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Charles Gaudin, fils de Jacques et de Marguerite Nicole de l’Arch.de Roiien, paroisse de St-Laurens.Jean-François Bellenger, fils de François et de Marie Guyon, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Simon Guyon, fils de Jean et de Mathurine Robin, de l’Evesché de Sez, paroisse de S.Jean de Mortagne.Vincente du Varrieux, fille de Jean et de Marie Chevalier, de l’Arch.de Roiien, paroisse de St-Vincent Dober-moille.Jean Verdon, fils de Jacques Verdon et de Marie Galo-dé, de l’Evesché de Sez, de la paroisse d’Alis.Jacques Delugrav, fils de Nicolas de Lugray et de Suzanne Mercier, de l’Evesché de La Rochelle, paroisse de St-Sauveur.Tean Albert, fils de Patrv Albert et de Catherine Tou-raude de l’Fvesché de La Rochelle, paroisse de Ste-Marie.Noël Racine, fils d’Fstienne et de Marguerite Martin, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Anthoine Serre, fils de François Serre et de Thoinette (1) de l’Fvesché d’Angoulesme, paroisse de St-Aman Rois-se (S.-Amant-de-Boixe).j Jean Gagnon, fils de Pierre Gagnon et de Renée Roger.de l’Evesché de Chartres, paroisse de Lavantrouse, au Perche (La Ventrouse).Teanne Gagnon, fille de Tean Gagnon et de Marguerite Cochon, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Marguerite Gagnon, fille de Tean Gagnon et de Marguerite Cochon, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Richard du Mesnil, fils de François du Mesnil et de Renée Moussen, de l’Fvesché de Lisieux, paroisse de St-Martin.(1) Le registre ne donne pas de nom de famille. — 143 — Louys Gasnier, fils de Pierre Gasnier et de Marguerite Rosée, de l’Evesché du Mans, paroisse de St-Cosme le Vert.Louys Gasnier, fils de Louys Gasnier et de Marie L’Au-nav de l’Evesché du Mans, paroisse de St-Cosme le Vert.Marie Michel, fille de Pierre Michel et de Louyse Gos-ri, de l’Evesché de Chartres, paroisse de St-Martin de Vieux Belesme.Pierre Gasnier, fils de Louys Gasnier et de Marie Michel, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Olivier-Jean-Baptiste Gasnier, fils de Louys Gasnier et de Marie Michel, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Louyse Gasnier, fille de Louys Gasnier et de Marie Michel, de l’Evesehé de Chartres, paroisse de St-Martin de Vieux Belsm.Marie Gasnier.fille de Louys Gasnier et de Marie Michel, de la paroisse de N.-D.de Québecq.Claude Poulain, fils de Pascal Poulain et de Marie le Vert, de l’Arch.de Rouen, paroisse de St-Maclou.Jacques Gamache, fils Nicolas Gamache et de Michelle Potel, de l’Evesché de Chartres, paroisse de Breval.François Racine, fils d’Estienne Racine et de Marguerite Martin de la paroisse de Notre-Dame de Québecq.Nicolas Verieul, fils de Nicolas Verieul et de Perette Rousel, de l’Arch.de Rouen, paroisse de St-Jacques de Dieppe.Louys Guimont, fils de François et de Jeanne l’Aunav, de l’Evesché de Sez.paroisse de Deschamps.André Le Loutre, fils d’André Le Loutre et de Rachel Berthelot, de l’Evesché de Lisieux, paroisse de Ste-Cathe-rine de Honfleur.Tean Barret, de 1 Evesché de Lisieux, paroisse de Beusseville.Jacques Baudrié de l’Evesché du Mans.Robert Giguier, de Chartres.Marguerite Gagnon, de Chartres.Aymee Miville.Evesché de La Rochelle.Magdelaine Miville, Evesché de La Rochelle.Marguerite Sevestre, Arch, de Paris.Esther-Marie Ramage, Evesché de La Rochelle. — 144 — Anne Godin, Evesché de La Rochelle.Marie Crevet, de Baïeux.Marie Caron, Evêché de La Rochelle.Jacques Fouillot, Evesché de Poictiers.Julien Mercier, de l’Evesché de Chartres.Marie Poulain, de Québec.Georges Peltier.Arch, de Roiien.Françoise Fa fart, Evesché, de Québecq.Marie-Mad.Racine, de Québecq.Madeleine Poulain, de Rouen.Pierre Terrier, Evesché de La Rochelle.Elie Godin, Evesché de Saintes.?Marie de Ligny, Evesché de Meaux.Nicolas Manière, Arch, de Roiien.Pierre de La Brêque, Arch, de Roiien.Louys Martelot, Evesché de Lusson.Jean Cloutier, Evesché de Séez.Marie Martin de Québec Guillaume Thibault.Arch, de Roiien.Pierre Gagnon, de Québec.Jean La Brecque, Arch, de Roiien.Jean Ouymet, de Reims.Jean Cochon, Arch, de Roiien.Jeanne Abraham, Arch, de Roiien.Jacqueline Lucas, Evesché de Lisieux.Louyse Racine de Québec.Claude Bouchard, Evesché du Mans.Guillaume Bataille, de Lisieux.François Le Franc, Evêché de Baveux.Madeleine TJ,smart.Evesché de Poictiers.Nicolas Quentin.Evesché de Lisieux.IvOuyse Morin, de Québec.Guillaume Boucher, de Québec.Marguerite Mulière, de l’Evesché de Seez.Jacques-François Lcsot, Arch, de Roiien.Pierre Cochon, Arch, de Roiien.Pierre I^e Vover, Evesché du Mans.Marie Valade, Evesché de La Rochelle.Louvs Gesseron, Evesché de La Rochelle. — 145 — Marie Boucher, de Québec.Marie Godeau, Evesché de La Rochelle.Julien bortin, Evesché du Mans.' Abraham Fizet, Arch, de Roüen.Charles brançois, Arch, de Roüen.Louys Joliet, de Québec.Adrien Hayot de Québec.Marie Dion, de l’Evesché de Séez.Marie Joliet, de Québec.Marthe-Marie Gagnon, de Chartres.Pierre Pointel, Arch, de Roüen.Jacques Asseline, Arch, de Roüen.brançois Couturier, Arch, de Roüen.brançoise Guillet, Evesché de La Rochelle.Jacques Lillaudeau, Evesché de Poictiers.Jean Le Vert, Arch, de Roüen.Martin Guérard, Arch, de Roüen.Mai guéri te 1 a vernier, Evesché de Chartres, brançois Bellanger Evesché de Lisieux Pierre IJetit, Evesché de Beauvais."* Olivier Letardif, Evesché de St-Brieu.Jacques Yauclin, Arch, de Roüen.François Modé,.Evesché de I^a Rochelle.Jeanne Analin, Evesché du Mans.Nicolas Lebel, Arch, de Roüen.Mathurin Sinsous, Evesché de Poictiers.Jean I ichet, Evesché de Poictiers.Michel Homme, Evesché de Séez.Nicolas Boucher, Evesché de Iaisson.L°uE Jobidon, Evesché de Chartres.Mathurin Chalier, Evesché de Malsée.Joseph-Macé Gravel, Evesché de Séez.Joseph-Daniel Gendreau, Evesché de Poictiers Jacques Lehoux, Evesché de Chartres.René Cosset, Evesché de Lusson.1 Mathurin Regreny, Evesché de La Rochelle.f1 et bien cinq héros, après tout! •Te respecte l'arrêt qui les frappa, sans doute; Mais, lorsque le hasard me met sur oetfe route, Je découvre mon front devant ces tombes-lù”.T/£J?'s?jLdes excommuniés de Saint-Michel se place vers 17/5-17/6.Mais croirait-on qu’aussi tard qu’en 1793 quelques Canadiens-Français refusaient encore de se considérer comme sujets anglais?Le 13 août 1793, Mgr Hubert, eveque de Ouehec.écrivait à l’abbé Rédard, curé de Saint-i ançois t e a Rn iere-du-Sud.au sujet d’un de ses paroissiens.Michel Arbour, qui ne voulait pas donner son allégeance au roi d Angleterre.“Si le nommé Arbour, disait ¦ gi Libert, persiste dans ses anciens sentiments et ne veut pas reconnaître le roi d’Angleterre pour son légitime souverain.et lui etre soumis, il ne pourra être admis à aucun des sacrements de 1 Eglise oui.conformément tà la loi de Dieu nous prescrit cette soumission” A la fin, Arbour, après bien des discussions et des tergiversations, se rendit aux conseils de son eveque et de son curé, et devint un fidèle sujet de Sa Ma,este Britannique.Mais le cas de Michel Arbour n’est pas isole.On en trouve plusieurs autres à peu près pareils dans le meme temps, ' 1 R.G. — 156 — L’INDUSTRIEL BEAUDRY ET LE SAVANT ABBÉ DUCHAINE Vécut à Montréal, au cours de la première moitié du 19e siècle, un personnage demi-laïque qui eut grande réputation de savoir.Et comme il devra, un jour, se faire sur lui une étude approfondie, nous joignons ici à des détails connus quelques notes inédites.Celui dont nous parlons, se nommait et prénommait Amable-Daniel Duchaîne.Il naquit à Yamachiche le 27 mai 1774.Après études à un petit et à un grand séminaire, il enseigna quelque temps à Nicolet et c’est là peut-être qu’il fut “minoré”.Ensuite, il devint professeur de théologie en Haut-Canada, puis s’adonna aux sciences abstraites et concrètes.On le trouve à Montréal à partir de 1830 et parce qu’il portait soutane et rabat, bien que n’ayant reçu que les ordres mineurs, on l’appelait communément l’abbé Duchaîne.Quelles furent alors ses activités?Voulant tout connaître, il aborda la physique, le génie civil, l’astronomie, les mathématiques.etc.Tl se préoccupa peu des honoraires, la satisfaction qu’il goûtait à apprendre et à inventer lui en tenait lieu.Tout de même il fallait se sustenter.11 est donc probable que c’est lui oui suggéra à Ludger Duvernav de publier le premier calendrier canadien-français dans lequel on avait la liste des saints de chaque jour, des “calculs astronomiques” etc.fl).Ce calendrier, moins dispendieux qu’un almanach et d’une consultation facile, pénétrait partout dans les villes comme dans les campagnes.De grand format, on le fixait sur un mur pour toute l’année.Entre temps, monsieur Duchaîne donna des cours privés et parfois ses élèves soutinrent brillamment des examens difficiles f2).Tl eut en outre, la chance de connaître Pierre Beaudrv lequel, entre 1825 et 1840 surtout, fut un grand fabricant de perlasse, de savon et de chandelles.Le savant Duchaîne dont les connaissances étaient générales put aider le fabricant et (1) II.Berthelet.T.r Tinn riru.r temps, T.127.Kn cet onvrngo notre por-snnnniro est tiomm^ Posoht“nos.(2) Mélanges religion*. — 157 — c’est pourquoi celui-ci en parle à deux reprises dans son testament dressé le 26 novembre 1843 par le notaire Joseph Belle.“Je veux que les deniers prélevés sur ma succession pour payer 500 messes basses soient remis à monsieur Duchaîne.ecclésiastique, qui les fera dire et privilégier selon mes intentions qu’il connaît et qu’il exhibera des reçus à mes enfants et à mon exécuteur testamentaire”.Dans une autre clause, le testateur ajoute ce qui suit, à titre de reconnaissance, envers celui qui avait dû lui rendre service.“Je lègue à monsieur Duchaine, ecclésiastique, mon ami, qui réside auprès de moi sur la propriété où je demeure, la jouissance sa vie durante, des deux appartements qu’il occupe dans une maison sur ma susdite propriété avec les meubles dont il se sert: qu’il ait droit de passage sur mon terrain et de mettre trois à quatre cordes de bois à la fois près de la maison où il habite”.Cette maison se trouvait sur le grand terrain rue Clarke.entre Dorchester et Sainte-Catherine, tout près de celle du testateur nui décéda le 9 janvier 1844.Quand plus tard le savant Duchaine s’éteignit, l’officiant à l’inhumation fut monsieur le Vicaire général A.-F.rruteau.Signèrent aussi à l’acte de sépulture messieurs les abbés Tulien Ferrant et Charles Desmazures, tous deux sul-niciens.mais ce qui aurait plu au décédé qui devait aimer 1 insolite, c’est la déclaration consignée dans le registre de Notre-Dame.“Ce seize novembre 1853, ie nrêtre soussigné ai inhumé dans bs décombres de la cathédrale, Amable-Daniel Duchaine.clerc minoré, décédé le 14 novembre dans sa quatre-vingtième année”.Inhumé dans les décombres d'une cathédrale, le fait n’a nas du se produire souvent.De temple ainsi désigné était cette cathédrale nui s’élevait à l’amde nord-est de Saint-Denis et Sainte-Catherine et nue le çrrrmd incendie de 1852 avait rasé ainsi que des centaines de maisons f 3).L'ancienne cathédrale est remplacée aujourd'hui par l'église Saint- •Ta coups. 158 De son vivant, on ne ménagea pas la consideration a monsieur Duchaîne.Ainsi 1 un de ceux qui critiquait sa théorie, sur certain sujet, déclarait néanmoins qu il le tenait pour un “ecclésiastique distingué par sa science .Le docteur L-B.Meilleur qui fut un érudit marquant, prenant un jour la défense de monsieur Duchaine s'excuse de le faire et termine en disant : mes taibles efforts ne pourraient tendre qu’à diminuer les justes hommages que le monde instruit rend à son savoir .Bref, on avait dit la même chose tant de fois au demi-abbé, qu’il finit par l’admettre et il put avouer, un jour, a\ec une candeur admirable, ce qu’il croyait être.“Au reste, (dit-il) il est connu dans tout le pays et dans les pavs étrangers que j’ai fait beaucoup de decomcites que le siècle n’a pas encore faites-par consequent on peut me considérer au moins comme étant au niveau du siècle sans croire que l’on me fait en cela une faveur ni une grâce”.Depuis que le savant, jadis populaire, n’est plus de ce monde, des intellectuels en ont fait grandes louanges, d autres en ont parlé avec réserve.Aucun ne semble avoir voulu rendre un jugement définitif sur la valeur reelle du d paru.E.-Z.Massicotte question Nos mouches domestiques ou de maisons sunt e es < pays ou si elles nous furent apportées d’Europe. 159 LA MESSE AU PALAIS UE L’INTENDANCE, À QUÉBEC Il semble qu'une chapelle fut aménagée dans le Palais de 1 Intendance dès l’installation du Conseil Souverain dans cet édifice en 1689.M.Bochart Champigny, intendant de la Nouvelle-France, écrivait au ministre, le 20 novembre 1699: Sa Majesté a eu la bonté cl ordonner trois cents livres pour la messe, dans la maison du Palais où je demeure.Non seulement, M.1 évêque nous en prive les grandes fêtes de l’année.celles^ de la \ierge et des apôtres mais aussi une partie de 1 été.Cependant, il y a beaucoup de nécessité de l’y faire dire tous les jours, tant à cause du Conseil et de la Prévôté que pour les prisonniers et les infirmes du quartier, qui est bien peuplé, se rencontrant plus de difficultés à aller de là à la paroisse pendant l’hiver que de la basse-ville”.Malgré toute sa bonne volonté, Mgr de Saint-Vallier ne pouvait faire plus.Tl manquait de prêtres et les dimanches et les jours de fêtes d obligation, les prêtres du séminaire avaient chacun leur besogne.Les choses marchèrent ainsi jusqu’en 1713.Par les lettres royales signées à Fontainebleau en septembre 1713 et enregistrées au Conseil Supérieur le 30 juillet 1714, le chapitre de Québec était chargé de la desserte du Palais de l'Intendance.Les lettres ravales disaient.“Voulons en outre que le dit chapitre de Québec soit obligé de faire dire messe par un des chanoines tous les jours en la chapelle de notre Palais de Québec, et déclarons que faute d’exécution des conditions portées ci-devant, le don fde 3000 livres) qui est fait par nous au chapitre de l’église cathédrale de Québec par ces présentes sera et demeurera nul”.C’est donc un chanoine de Québec qui, à partir de 1713.dit la messe au 1 abus de 1 Intendance tous le
de

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