Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1942-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVIII, LÉVIS, FÉVRIER 1942 No 2 L’AMEUBLEMENT À MONTRÉAL AUX XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES Déjà nous avons confié au Bulletin la liste des tissus ainsi que celle des diverses pièces des vêtements d’autrefois.La présente nomenclature est une classification des notes que nous avons relevées dans les actes notariés et les procédures judiciaires des XVIIe et XVIIIe siècles, concernant le mobilier, le tout devant servir à aider à reconstituer le costume porté par nos ancêtres ainsi qu’à obtenir une idée de l’ensemble des meubles et ustensiles garnissant les habitations sous le régime français.Notre travail n’est pas définitif, car nous nous sommes limité à l’examen d’une centaine d’inventaires et autres documents.Or, il y en a des milliers.Tout de même, il est possible que ce travail puisse servir.Par ce que nous avons lu dans les auteurs français, sur le mobilier, au temps de Louis XIV et Louis XV, il semble que le grand luxe fut inconnu en la Nouvelle-France, mais que nos gens du peuple et notre bourgeoisie furent assez bien fournis.Pour le mobilier comme pour le costume on est surpris par exemple de voir des gens de condition moyenne posséder des garde-robes et même de l’argenterie.Sous ce rapport l’inventaire du sergent Lambert Closse, mort au champ d’honneur en 1662, laisse entrevoir qu’il faisait la traite et qu’il aurait pu un jour rivaliser avec les Le Moyne et les Leber.Argenterie — Ensemble des vaisseaux et des ustensiles de table en argent.On les repérera facilement dans la liste ci-après. — 34 Armoires — En 1662 et après, elles furent en chêne, en pin, en noyer et en sapin.Tl y en avait aussi à barreaux.Parfois, elles étaient attachées à une cloison, parfois incrustées dans un mur.Toutes ou presque avaient serrures.Assiettes— Dès 1651 elles furent en étain et en terre, puis en faience et en porcelaine.Quelques-unes en faïence, étaient dites “à contours”.Bahut — C’était une sorte de malle ou de coffre.Lambert Closse en avait un de “marocain du Levant” rouge, avec son marchepied.Jeanne Mance avait un bahut de cuir noir.Une jeune fille morte à Montréal dès son arrivée, avait un coffre bahut valant plus de 17 francs (1659).Balais — Kalm dit que nos ancêtres avaient des balais de cèdres.On les utilisait encore au 19e siècle.Au sujet du balayage, il se répétait en diverses régions: “Il ne faut pas balayer après le soleil couché, car on perd tout ce qu’on a fait dans la journée”, ou encore: “On ne balaye pas après le souper, parce qu’on ne devient jamais riche”.Banc II y en eut de deux sortes, le siège pour s’asseoir (1673) et l’autre, pour recevoir les seaux d’eau.Banc-lit — Aucune mention avant le XIXe siècle.Un auteur français a défini ce meuble: “un lit-divan rustique”.Le Nouveau Larousse, 1,707, contient le mot bancassc banc qui sert à la fois de coffre, de siège et de lit.Pour les Anglais notre banc-lit est un Bunk.Baquets— Petits baquets (1651) — Il y en eut avec “couvertures” en bois (1673).Barattes — On les cerclait en fer ou en bois.Baril Baril à lard (1673) — Deux barils de verre (1685).Barriques— On en relève la mention de six remplies de vinaigre.Il y en eu beaucoup pour le vin, non aigre.Bassin — En étain (1673) — Un grand bassin (1662) — Un petit bassin (1678).Bassine — Récipient circulaire, peut-être plus petit que le nrécédent.Il v en avait en cuivre jaune en 1756.Bassinoire — Bassin servant à chauffer un lit.Il y en eut en cuivre rouge ( 1753).Voir aussi “Demoiselle”.Baudet — Lit pliant en toile ( 1760). — 35 — {\756) l*lCr ^ Y en eut en faience (1693) et en cristal ,• .^L l ^clScau Les deux se disaient.Qui ne connaît ce C lst,1,C|Ue' et I lateau.En 1757, M.Gauthier de Varennes avait un cabaret garni de deux piscines.Il y en eut de nlus modestes.1 Cabinet — Ce mot est employé parfois pour “chambre”, aussi pour une sorte de petit buffet.Jeanne Mance avait un façonne d’ebene à deux guichets et deux tiroirs ( 1673 ).Cadenas — “Serrure mobile”.Un greffier de 1766, écrit carnat de valise” aussi “grand carnat”. — 36 Cadres — Les cadres en bois dorés figurent dans les actes à partir de 1718.Cafetière — Ce vase est mentionné dans l’inventaire de Dulhut en 1710 et fréquemment par la suite.Il y en eut en ferblanc, mais la plupart étaient en cuivre.Dans un document il est question d’une “cafetière du Levant”, d’une de cristal et d’une de cuivre argenté et d’une avec couvercle de faïence (1757).Canapé — L’officier Sarrobert en avait un.(1756) Canard — Nom populaire de bouilloire dite “coquemar” (Voir ce mot).Cancvctte — C’était un petit coffre à compartiments M.de Varennes avait une canevette garnie de 12 flacons.— (V.Cave).Carafe — Mention fréquente de carafes de verre, grandes et petites.Carnabot — Eteignoir d’église, forme spéciale.Casserole — Il v eut des casseroles de terre et d’autres avec couvercle en cuivre rouge.(1757-1776).Cassettes— Petites cassettes.(1673-1690).Moyennes cassettes couvertes de cuir rouge.( ave — Meuble ]>our loger les liqueurs — Une cave avec cinq flacons de trois chopines (1663).Grande cave de Hollande “ garnie de 13 flacons à trois pintes chacun” ( 1691 ) — I cave garnie de 12 flacons — 1 cave garnie de 18 flacons de Marseille ( 1756) — 1 cave garnie de 9 flacons de 3 chopines (1710) — Une chanson d’autrefois disait: “Va vite Pierrot, mon serviteur, à la cave chercher du meilleur”.Chaises — Jeanne Mance en 1673 avait deux chaises de bois d assemblages avec un carreau de plume couvert en tapisserie de bergame.Il y eut des chaises “empaillées de menuiserie sans aucune façon” de “treillis de cane”, de bois tourné avec la canne.Mention aussi de c.de “paille” et c.empaillée d’écorce, c.de commodité (1747), c.de bois de merisier tournées couvertes de gros drap bleu, rembourrées de crin et de laine, aussi c.de frêne, c.couverte de mocade, “chaisses à ballustres”.Châlit — Expression employée au 17e siècle pour lit.Un châlit de noyer garni d’un tour de lit de drap avec petite fran- — 37 — ge de soie ( Inv.J.Mance 1673) — Un châlit de bois de chêne, tonce haut et bas de planches de sapin (1673) — Un châlit entouré de berganie.(1690).C handeluis La plupart de 1670 à 1760 sont en cuivre.11 y en a avec mouchettes et porte-mouchettes.(V.Martinet) M.de Yarennes en 1757 en avait deux en argent “haché” Il y en eut en fer.( iiantcplcure On donnait ce nom au robinet, aussi à une sorte d entonnoir.11 y en eut à partir de 1719.u, thaws — Dans l’inventaire du major Closse, sont: deux chassis de fenêtres de grosse toile”.C hatclette Tel est le nom donné dans la région triflu- vienne au dévidoir horizontal.Chaudière — Il y en eut dès le début de la colonie, en cuivre rouge ou jaune, aussi en fer.La dimension varia de un pot a quatre pots et jusqu’à un ou deux seaux.Quelques unes avaient un couvercle.( haudron II figure dans les documents à partir de Chaudronnier — Le principal et le plus ancien maître de l'.e niÇ'ticr fut Gilles Lauson.Il fabriqua aussi des serrures, c es c landeher s et même des fleurs de lis en argent pour orner la baguette d’un bedeau (1661.) Ciel de Lit — Mlle Mance en avait en “nappe ouvrée”, il y en eut en serge.Un officier en avait un (1756) avec des vergettes tournantes, pitons et crochets.^ '°ffrcts Nous avons confié au Bulletin de 1 QU’ b- '’b3, tout ce que nous avons noté sur les coffres et coffrets.Commode — Ce meuble apparaît après 1750.Il y en eut en noyer à trois tiroirs, trois serrures et garniture à main de cuivre.T uis, en bois d’Europe, marquetée, dessus en marbre.Console — Un seigneur en 1786 avait une console en bois dore, dessus en marbre.•a C»Vtunr Piiinelmud' — 48 — Louis de-Gonzague étaient M.le Juge Philippe Panet et M.P.-J.-O.Chauveau, déjà député de Québec au Parlement de l’Union.' , Juneau fut aussi pendant 46 ans secrétaire de la Congrégation des hommes de Saint-Roch.Studieux et ami du progrès, l’inspecteur Juneau voulut conti ibuer a 1 amélioration des manuels scolaires.A cette épo-fue, les livres d écoles en usage dans le Bas-Canada étaient pauvrement rédigés et mal imprimés.hn 184/.M, Juneau réédita à Québec, "la Nouvelle Méthode pour apprendre à bien lire”, de Jean Palairet.Ce petit livre, importé de Prance depuis plusieurs années, était très ancien, si l’on en juge par sa "facture” démodée et anti pédagogique.Je ne possède pas l’édition française, mais l’édition canadienne de 1868 porte ce sous-titre: "Cet ouvrage qui conduit l’élève de la connaissance des simples lettres de l’Alphabet à la lecture des mots les plus longs et les plus difficiles, est recommandé par le Bureau Catholique Romain des Examinateurs du District de Québec.” Cette édition de 1868, la seule qui fait partie de ma collection de nombreux manuels scolaires, indique qu’elle est "Approuvée par le Conseil de l’Instruction publique de la Pro-\ ince de Quebec, Elle était la "septième, revue, corrigée et augmentée de l’Analyse énonciative.” Cette méthode de lecture était laborieuse, illogique et dépourvue d’intérêt.Imprimée en caractères très fin, le livret débutait par 1 Alphabet en différents caractères, suivi de l’étude des syllabes de deux, trois, quatre lettres, telles que bain, cain, xain, sain.etc.Puis le chapitre VI était consacré aux monosyllabes de quatre lettres: aulx, bail, broc, broc, faix, etc., etc.Alors c’était le tour des monosyllabes de cinq lctti es, suivi immédiatement d une lecture courante de qua-tie moiceaux renfermant de belles phrases de morale et de i tligion, mais au-dessus de la portée d'enfants de six et de sept ans.La “méthode” se continuait avec des mots de deux, trois, jusqu à huit syllabes, et le livret se terminait par la lecture de morceaux empruntés à la morale, à la Vie de Notre-Seigneur, aux prières de la Messe. — 49 — Quand on compare ce manuel aux Méthodes de lecture moderne, daprès lesquelles les enfants bien doués peuvent apprendre à lire couramment des petites phrases à leur portée en tiois ou quatre mois, l’on est agréablement étonné du chemin parcouru chez nous dans le domaine de la méthodologie depuis l'époque de M.Juneau.bi les méthodes d’autrefois étaient défectueuses au point de vue pédagogique, les idées, les sentiments et les principes qu elles exprimaient étaient d’une haute élévation chrétienne et de fort bon goût.M.Juneau, qui était poète à ses heures, avait placé en tète de sa méthode de lecture cette poésie dédiée Aux Enfants: Près d’une bonne et tendre mère, Heureux qui passe ses moments ! Enfants, c’est le bonheur sur terre : Chérissez toujours vos parents.Donnez-leur dans votre jeunesse Des marques d’un sincère amour Afin qu’une heureuse vieillesse Coule pour vous comme un beau jour.Cette page dédicace se terminait par ces deux longs vers: Bénissons le Seigneur, rendons grflce è Dieu ! Gloire, hommage au Très Haut, en tout temps, en tout lieu! Entre temps, M.Juneau, publia un “Nouvel Alphabet ou lectures graduées pour les enfants du premier âge”.Québec 1858.C’était déjà un progrès._ En 1894, M.Napoléon I *acasse réédita cet alphabet, sous le titre de “Syllabaire gradué, d’après une nouvelle méthode” par Juneau et Laçasse.Parmi les manuels publiés par M.Juneau, le meilleur est sans contredit son “Livret des Ecoles ou Petites Leçons de choses” publié chez J.-A.Langlais, libraire, en 1877, Ce petit livre illustré porte l’Imprimatur de l’Archevêque de Québec, Mgr 1 aschereau.La première partie parle des devoirs envers Dieu et de la morale chrétienne.Puis il s’agit de l’Homme: l’âme et le corps, suivi de l’Hygiène et du Travail.C’est ensuite l’Univers et les Phénomènes de la Nature, complétés par les Merveilles des Sciences.L’étude des trois Règnes de la Nature se déroule en plusieurs pages illustrées, accompagnées 50 — de notions de Zoologie, de Botanique, de Minéralogie et suivies de courtes leçons sur les Voies de communication, la Géométrie, les Divisions du Temps, la Géographie, l’Histoire.Le tout couronné par un Supplément aux Petites Connaissances: aiguilles, épingles, couteaux, etc., etc., instruments de musique, papier, bateaux à vapeur, boussole, etc., etc.De sages maximes.Sentences et Proverbes couronnent le petit livre qui se clôt par ces vers : Trop (l’estime de soi-même au mépris d’autrui, Nuit même au vrai mérite, et fait douter de lui.De l'émulation distinguez bien l'envie: L’une aime le succès, et veut le surpasser; L'autre en est affligée, et voudrait l'effacer; L’une mène ii la gloire, et l'autre à l'infamie.Epuisé par un vie de labeur et de dévouement, chargé de mérites M Juneau s’éteignit le 16 février 1886, à l’âge de 70 ans, après une longue maladie pendant laquelle il édifia ceux qui en prirent soin et le visitèrent.Il rendit sa grande âme à Dieu muni des secours de notre sainte Religion.L honorable Gédéon Ouimet.Surintendant de l’Instruction publique, les professeurs et les élèves-maîtres de l’Ecole normale Laval, les inspecteurs d’écoles Carrier et Prémont, des députations des élèves des Frères des Ecoles chrétiennes et des Soeurs de la Charité, de nombreux citoyens de Saint-Roch assistèrent aux funérailles.Au choeur de 1 église de Saint-Roch, un nombreux clergé était présent, dont AIM.les Grands-Vicaires Hamel et Régalé, M.1 abbé L.-N.Bégin, Principal de l’Ecole normale Laval, M.l’abbé F.-G.Rouleau, assistant principal, etc., etc.Irait touchant: M.Juneau avait une profonde estime Pour M.de I'enouillet, dont nous avons parlé dans le Bulletin de décembre 1941.C’est lui qui assista le malheureux exilé pendant sa maladie et à l’heure delà mort.M.Juneau fit plus: il inhuma son collègue de l’Ecole normale dans son lot de famille, au cimetière Saint-Charles.C est là qu il repose à côté de celui dont Crémazie a dit dans des vers célèbres : Dormez sous cotte terre, où l'amitiê l’idèle, Cet odorant parfum que notre Ame recèle, Gravera votre nom dans notre souvenir.C.-J.Magnan. — 51 — LA PREMIÈRE CHAPELLE DE SAINTE-ANNE A MONTRÉAL.Nos ancêtres furent sincèrement religieux et généralement tempérants, malgré l’usage assez répandu du vin et de l’eau-de-vie chez les bourgeois et chez le peuple, surtout au XVIII" et au XIX" siècle.Pour en témoigner, sans référer aux archives judiciaires, nous avons cle très anciens chansonniers manuscrits, aussi des centaines de chansons du terroir que les colons avaient apportée de l'ancienne France.Pas de fricots, de fêtes de famille, de noces, d’anniversaires sans les ‘‘petits coups”.A l’ordinaire, dans les réunions on observait une honnête retenue, cependant il arriva au XVIIIe siècle, qu’en certaines circonstances, les spiritueux furent cause de scènes déplorables.De cela, “ne nous en étonnons point, la Nouvelle-France eut été parfaite sans cette tache à son auréole et les sociétés humaines ne peuvent atteindre à la perfection”.(L) Avant d’aborder notre sujet, quelques renseignements préalables seront nécessaires.* * * Pierre-Le Ber.né en 1669, fils de Jacques Le Ber, riche négociant et associé du grand Charles Le Moyne, fut aussi pieux que sa soeur Jeanne, la fameuse recluse.Alors qu’il aidait François Charon de la Barre à fonder son institut des Frères hospitaliers, Pierre Le Ber “touché, d’une dévotion particulière envers sainte Anne, forma le dessein de bâtir en son honneur, une chapelle” en cette partie de File montréalaise, appelée Pointe Saint-Charles et le long de la route très fréquentée qui conduisait de Montréal à Lachine.Dans ce but il obtint de M.Dollier de Casson, supérieur du Séminaire de Ville-Marie, un arpent de terre autour duquel il ne devait être concédé aucun emplacement afin “de (1) Leblond de Hruniiitts, Tlintoirr
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.