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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1943-02, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLIX LEVIS, FEVRIER 1943 No 2 LA CAROSSERIE AVANT VAUTOMOBILE C était avant la guerre.Nous assistions à une conversation entre deux avocats, l’un octogénaire et l’autre trentenai-rè.Celui-éi trouvait extraordinaire le défilé des autos de 1 est a l’ouest ou de l’ouest à l’est, dans nos artères principales, cepëndant il exprimait le regret de voir tous les véhicules fermés, ressemblant à d’anciens corbillards.A cette remarque, l’interlocuteur âgé, prit la parole.“Croyez-moi, ne me croyez pas”, comme disait une vieille chanson, mais je vous assure que la vie des rues était jadis tichument plus intéressante que maintenant., , '‘Je me reporte, par exemple, à 1890, l’après-midi de 3 à 5 h., entre les rues Bonsecours et McGill, sur les rues Saint-Jacques et Notre-Dame, spectacle inoubliable, on voyait défiler à peu près ce que Montréal comptait de belles dames et de beaux messieurs.Les uns se baladaient à pied, d’autres se carraient en voitures de luxe, élégantes et ouvertes.Sur le siège du devant, assez élevé, il v avait cocher et valet de pied.Chevaux luisants, fringants, dansants, attelages avec harnais aux boucles d’argent ou de nickel, d’un vif éclat.Comme il était curieux de voir, par exemple la belle dame R.L.dans le beau carrosse de son parent, le distingué négociant E.G.Le doc- — 34 — teur A.B., retour d’Europe, obligatoirement coiffé d’un huit reflets et daignant se prélasser clans un équipage pompeux.Que d’autres l’on pourrait nommer.“Ici et là passait un boghei de jolie forrpe, tractionné par un pur sang, conduit par le maitre, un connaisseur qui aimait faire admirer tout autant l’attelage que le véhicule.L’hiver, les sleighs, les berlots, les carrioles avec leurs clochettes et grelots, leurs robes de fourrures présentaient un attrait différemment agréable.Il serait injustifiable d’omettre ici, la promenade hebdomadaire du Tandem Club.N’en faisait partie que les co-purchics ayant de magnifiques sleighs, tractionnées soit par deux chevaux en flèche, soit par quatre chevaux en double flèche.Le départ des promeneurs avait lieu le samedi après-midi, de la Place d’Armes ou du carré Dominion.Les équipages parcouraient les principales rues de la ville, car on voulait se montrer.Sur le trajet, la foule se pressait aussi nombreuse que pour une parade ou une procession.Tous ces véhicules avançaient à petite vitesse en sorte que les promeneurs pouvaient se voir, se saluer.Ce n’est là qu’un côté du sujet.Il en est un autre qui m’attriste.C’est d’avoir constaté ce que l’automobile a fait perdre, apparemment du moins, à Montréal et sans doute à toute la province en anéantissant une industrie qui faisait vivre honorablement des centaines d’artisans.Notez bien ce qui suit.De 1828 à 1834, Pierre Beauchamp eu une charronnerie importante rue Chenneville.On v travaillait le bois et le fer avec habilité.Il y a exactement cent ans, on comptait six carrosseries à Montréal, une seule était dirigée par un de nos compatriotes.Dix ans plus tard, il y en avait cinq grandes et déjà, trois d’entre elles appartenaient aux nôtres.Le plus en évidence de ces industriels avait nom, Clovis Leduc. — 35 — Avec 1862, commence l’ascension de celui qui devait at- teindi e le sommet.U se nommait Bruno Ledoux.Né à Ver- cheres en 183-, il débuta à Montréal dans le charronnage et, comme il était observateur, ambitieux et habile, il' fit mieux ^•n?Aa?'r temi boutique> rue Craig, il fut s’établir rue a a X-T™ °" SC rassemblaient presque tous les fabricants de véhiculés, on ignore pourquoi.En 1865,' il y avait à Montréal, 14 carrossiers, dont 9 canadiens-français.Parmi ceux-ci étaient: Bruno Ledoux Martin Gravel, Clovis Leduc, Eusèbe Ouimet, N et A C ZZ'Tx S" t0U* av,aient leurs ateliers rue Saint-Antoine, seul -b.-A.Roy, pere de notre regretté collèexie ELéar Rnv tenait atelier, coin Saint-Laurent et DorchSer , w?18a2, k fVrme D- Gervais & Cie avait conquis ses epaulettes.Ayant obtenu cinq prix à l’exposition provinciale tenue a Montreal elle eut l’honneur d’être choisie par les citoyens de la paroisse Saint-Henri de Montréal, pour fabri- rrnœe?d-nSSeriq«U7^Utuf](ertAM^ B°^et à l’occasion de se.noces d or (1872).Il se répétait que ce véhicule était "le plus beau sans contredit, de toute l’Amérique”.A la même époque, l’industrie! S.-D.Ledoux, manu fac-tui ait des faucheuses et des moissonneuses, rue Murray pècesUVait Cga Cment fabricIuer des véhicules de toutes es- En 1882.Bruno Ledoux annonçait qu’il avait obtenu la commande des voitures de son Altesse la princesse Louise et rannehifXCe”ienr.Ie "T11”5 Lorne- A cette occasion, il appelait, qu .1 détenait des prix décernés au Canada, à Phi- ladelphje et en Australie.Ce brillant fabricant décéda en 84, âge de 5- ans seulement.Il jouissait de l’estime de ses confreres, a ce point que, le matin des funérailles, tous les ateliers de carrosseries à Montréal fermèrent leurs oortes 8a veuve,^ Rosalie Bussière, continua les affaires et en 1899 5°” jait, .aPPrendre a« Public que sa fabrique avait remporté des diplômes en Angleterre, aussi des commandes de la mai- 36 — son royale d’Angleterre, de la comtesse de Derby, de Lord et Lady Aberdeen et d’autres.A cette époque-là, les affaires étaient sous la direction d’un parent, Charles Ledoux.Cette compagnie semble avoir cessé les affaires vers 1903 ou 1904; mais déjà depuis plusieurs années la maison Ledoux était fortement concurrencée par les MM.Mercier Frères, par F.-X.Roy et par la Compagnie Larivière, laquelle avait les contrats des traîneaux ou voitures d’hiver pour la Compagnie des Tramways.La plupart de ces carrosseries cessèrent d’exister avec la venue des automobiles, ce qui affecta en plus, la charron-nerie, la sellerie et l’industrie agricole.* # * Il y a dix ans, il semblait que les véhicules de profnena-des à chevaux étaient disparus.Màis à notre surprise, au mois d’octobre 1832, nous constations que les hippomobiles existaient encore.A Varennes, entre autres, il y avait près de l’église deux remises pouvant loger cent voitures et le jour où nous arrêtâmes en ce beau village, les remises abritaient 67 voitures avec leurs chevaux.En ces remises de stationnement, les places se louaient un dollar par an.Un M.Oscar Pavette avait succédé à son père comme carrossier.Ce père, prénommé Azarie, fabriqua des voitures de 1872 à 1915, alors qu’il mourut âgé de 71 ans.' Dans le même temps, un Joseph Ledoux avait une boutique à Beloeil.D’autres artisans réussissaient en diverses localités des Cantons de l’est.( 1 ) En 1890 et 1900.125 à 200 voitures par an, se vendant $125 à $200, sortaient des ateliers de Varennes.Il se faisait donc un chiffre d’affaires de 18,000 à 20,000 dollars par an en cette localité rurale.(1) L'estimable archiviste O.M.Lapalice, dans son Histoire de la seigneurie Massue, a oonfiaeré un chapitre à la carrosserie qui fit florès il S -Aimé, ii Dninunoiulville et aux environs. — 37 — Cicer°ne nOUS fit voir ensuite diverses sortes de véhiculés de promenade encore en usage- le nhaéton hurn rC‘,wan0 Z' ’° J-"”P SCat' 'l^nknse voiture pouvant fournir un ou deux sieves, le gladstone, voiture à quatre roues et a deux sieges, sans compter les diligences les fiacres, simples ou doubles, etc.Pour les gens de métier et pour les amateurs berlot et carriole eta.ent différents.Le berlot désignait ün Æ tral neau bas, pour deux personnes, le cocher au besoin se plaçait en avant sur un étroit siège mobile.La carriole 1s confo " table pouvait accommoder deux ou quatre personnes On h disait simple ou double.Le cocher avait soi s%e en avant Am-re ifait à n0ten Les plus noto»res artisans fixaient aux véhiculés provenant de leurs ateliers une petite plaque de metal argenté sur laquelle étaient gravés îecu nonf Z fession et domicile.C'était leur figon de signer "Xsl Il n est peut-être pas hors de propos de terminer en ran-pelant que nos pères avaient confondu la signification des mots voituriers et carrossiers.( Us avaient oublié qu’un voiturier était quelqu’un qui fait metier de voiturer”, que le charron “est l’artisan qui AlnrZ clî?rrettes\ deS charrues- des voitures communes” Alors que 1 expression carrossier s’applique à “celui qui fabrique des voitures de luxe .” 1 La plupart, sinon tous les industriels ci-dessus nommés avaient réussi qu a force de travail, de volonté, d’économie prês Franklin- c'est là ie secret du E.-Z.Massicotte 38 — THE CHURCH OF SAINT-MICHEL DE VAUDREUIL (1) On October 23, 1702 M.de Callières, Governor of New France, created two important new seigneuries up the St.Lawrence, west of Montreal: that of Vaudreuil which was granted to Philippe de Rigaud, Chevalier de Vaudreuil and that of Soulanges to his brother-in-law Pierre-Jacques de Soulanges.They were each given powers of high and low justice arid rights of fishing, hunting and trading with the Indians, but six arpents of land on each seigneury were reserved to the king to enable a fort to be built whenever convenient, the seigneur providing the wood for its construction and for its heating after it had been completed (2).These, two seigneuries represented the very fringe of westward settlement arid consequently for some years there was no attempt made to set up any religious organisation within them, though on the Isle aux Tourtes, which was part of the seigneury of Vaudreuil, there was not only a fort and a small garrison but also a stone church and a mission for the band of Nipissing Indians who lived there during the summer and traded their furs; this mission was set up as early as 1705 and was served by M.de Breslav, à Sulpician, who had been curé of St.Anne du Bout de Pile since 1703 (3).Apparently, as a few settlers established themselves on the two new seigneuries, the curé extended his activities, for, when in 1721 regulations for the definition of the limits of parishes were laid down by Vaudreuil as Governor, Bégon as Intendant and Mgr.de Saint-Vallier as Bishop of Quebec, it was stated that the curé of St.Anne should continue to serve Vaudreuil and Soulanges as he had done in the past ; the inhabitants of ., quotinc^from °" Cèdrcs P- L’OpU htrentnlre de Conxion, m Fief rt Sri^/ZMo,,trdal; (11) Cava (Han Archives lie port l^SO p 41 ’ * H.fi^)T^lvreSJde contes et ^libérations vol.I, pr, 31.3 mi tuIT e SLtef et délibérations vol.I, pp.36 58 of the ecclesinstioni pârish'in !te nhyska^and l0mm0nly used for the entity Mies of the marguillCwere.71, 78, 86, 112, 121.’ ’ ’ (42) Ibid vo).in, pp.92, 116.(43) Ibid vol.II, pp.232-233. — 48 — One more change still remained to be made; as far back as 1838 the marguilliers had paid 36 livres for a design for a new portal on the exterior of the west end of the church (44), but it was not until November 24, 1857 that a contrat was made with François Xavier Locas for the construction of this portal in place of the one actually there.The difficulty had apparently been lack of money and between 1858 and 1860 some 6386 livres were raised by voluntary subscription for this purpose; as the total cost of the new portal was 13140 livres, the church did not find the expense too great and the west front took on the appearance that it has today (45).So the church of Vaudreuil still stands, a very typical French-Canadian village church, with its three fine altars, its good wood-carving around the choir and on the vaulting, where there is a particularly fine centrepiece over the crossing of the nave and the transepts; and externally, dignified and well built with a graceful wooden spire over the centre of the west front.Even the village has not changed so much during the last hundred years, though it has grown in size.In 1815 Bouchette describes it as consisting of 20 to 25 houses, all of wood, clustered around a stone presbytery and a stone church ; in 1832 he found 38 houses, one being of stone; three of the houses were taverns.The seigneurial manor house was built on a well-chosen spot surrounded bv groves of trees and about a mile and a half from the village, with a grist-mill and saw-mill close at hand.Many of the men on the seigneury worked as voyageurs, but the soil was good, agriculture was not neglected and artisans were plentiful, for m 1832 there were 5 tanneries, 5 manufacturers of potash, one carding mill and one fulling mill; while in the village itself there lived a doctor, 2 notaries, 3 carpenters 2 blacksmiths and one chairmaker (46).(44 1 Ibid vol.II, p.134; this, of course, is the nominul west end assuming that the altar is at the east end nommai vest end 145) Ibid vol.III.pp.221, 222.323, 324 325 307 370 00, 1832(unlrB°h"adlng o^Waud^uU» DiCti°'narv’'^ ^ ^ PP-’ OCeOS: ed.of — 49 — A good deal more than the history of the parish church can be learned from a study of its deliberations and accounts.The presbytery, for instance, to which reference was made above, has undergone considerable changes.M.Deguire, who was curé of Vaudreuil from 1780 to 1815 apparently did not like the presbytery and had a house of his own in the village.Consequently when a new beadle, Joachim Dubreuil, was appointed on February 17, 1799 he was allowed to live in the presbytery whenever the curé was not there, in return for keeping it in good condition and shovelling out the snow that drifted into the grenier ; and in addition he must undertake to replace any windows that he might break (47).This arrangment does not appear to have lasted very long, for in May, 1801 we hear that the presbyterv had for some time been occupied by Toussaint Damour, the chantre, who lived in the little kitchen, the room where the staircase was that went up to the loft, and in a small room made out of the loft itself.As the curé had wholly abandoned residence in the presbytery, it was agreed that this arrangement should continue unless a new curé was appointed who wanted to live there (48).This change took place when M.Archambault became curé, and in April 1817 the marguillier-en-charge was authorized to transport the parish safe from the house of M.Deguire back to the presbytery.Already, late in 1815, the inhabitants had petitioned Mgr.Plessis, Bishop of Quebec, for permission to build a new presbytery, and in January 1816 M.Provencher, the curé of Pointe Clair, was instructed to go over to Vaudreuil and report on the desirability of granting this request (49).Apparently his report was favourable for in 1817 sindics were appointed to oversee the erection of a new presbytery, which no doubt was badly needed (50).This new presbytery is probably the one that still stands close to the church, but the accounts contain no evidence of that fact.E.-R.Adair (à suivre) (17) Livres de contes et délibérations vol.I, n 81 .(48) Ibid vol.I, p.111.(49) Rapport de l'Archiviste de Québec, 1927-28, p.314.(HO) Livres de contes et délibérations vol.I, pp.183, 198. — 50 — UN BOURG DE LA VALLÉE DU RICHELIEU Les terres arrosées par la rivière Richelieu furent concédées en fiefs et en seigneuries par les gouverneurs et les intendants de la Nouvelle-France de 1672 à 1733.L’intendant Jean Talon concéda en 1672 les seigneuries de St-Ours et de Contrecoeur; le comte de Frontenac et Jean Bochart Champigny concédèrent en 1694 les seigneuries de St-Denis, Beloeil, Rouville et Chambly et en 1695 Dejourdv, Cournoyer et les lles-aux-Cer fs ; Philippe de Ri-gaud, marquis de Vaudreuil, et Raudot concédèrent Mon-noir en 1708.Les autres terres en remontant le Richelieu furent concédées en seigneuries en avril 1733 par le marquis de Beauharnois et Gilles Hocquart.Les deux premières concessions de terre en censive dans ces seigneuries sont probablement celle cpii a été faite à St-Antoine dans la seigneurie de Contrecoeur en 1714 sur la rive gauche du Richelieu, et celle qui a été faite à St-Denis sur sa rive droite.François-Antoine Pécaudy de Contrecoeur concéda, le 31 juillet 1714, dans sa seigneurie de Contrecoeur, cette première terre de la paroisse de St-Antoine à dame Picart de Noré, veuve de Jacques Picart de Noré et Dumenil, de son vivant seigneur de St-Denis, décédé à Montréal le 28 octobre 1713.La première terre en censive à St-Denis fut concédée le 17 juin 1720 par les fils de Jacques Picart de Noré, ses héritiers, Louis, René et Philippe, à Pierre Joubert (un de mes ancêtres maternels).C’est sur cette terre concédée à Joubert qu’est située la majeure partie du village de St-Denis.Lors de ces deux concessions de terre, il n’existait d’autres établissements sur le Richelieu que les forts construits pour la défense de la colonie, il n’existait ni bourgs, ni village. — 51 — Sous le règne de Louis XV, une ordonnance fut promulguée le 28 avril 1/45, concernant les établissements dans les bourgs, dans les villages et sur les terres à cens hors des villes; cette ordonnance prescrivait ce qui suit: “Article I.— Fait sa Majesté défense à tous ses sujets de la Nouvelle-France qui ont des terres à cens de bâtir dorénavant où faire bâtir aucune maison et étable en pierre ou en bois sur les terres ou portions à moins qu’elles ne soient d’un arpent et demi de front sur trente à quarante de profondeur; granges permises.Article II.—Permet sa Majesté aux habitants des environs des villes de faire tels établissements et dans telle étendue de terrain qu’ils jugeront à propos.“Article III.— Les dispositions portées au précédent article auront lieu pour les bourgs et les villages déjà établis, ou qui le seront par la suite et suivant qu’il sera estimé nécessaire par le gouverneur général et l’intendant de la Colonie, a 1 effet de quoi ils détermineront les limites des dits bourgs et villages au-delà desquels il ne sera permis aux habitants de faire d’autres établissements sur les terres en censive que conformément à ce qui a été réglé au premier article de la présente ordonnance.” Avant et après cette ordonnance de 1745 des bourgs et des villages furent établis dans la Nouvelle-France.Cependant dans la vallée du Richelieu un seul bourg parait v avoir été érigé sous le régime français; le bourg de St-Denis érigé en 1758.M; E.-Z.Massicotte, archiviste au palais de justice de Montréal, n’en connaît point d’autre dans la vallée du Richelieu, mais il affirme qu apres 1 édit de 1745 quelques bourgs furent érigés aux environs de Québec.Le bourg de St-Denis doit son érection au seigneur Pierre-Claude de Pécaudy, seigneur de St-Denis.La sei- — 52 — gneurie de St-Denis qui avait été érigée en paroisse en 1740 progressait rapidement, en 1758 le seigneur jugea urgent la création d’un bourg pour y faciliter l’établissement des professionnels, des commerçants et des artisans.A sa demande, Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil, émettait cette ordonnance.‘‘Nous avons établi et établissons par les présentes un bourg dans la seigneurie de St-Denis sur un terrain de deux arpents de front par quatre arpents et trente pieds de profondeur: lequel bourg sera borné sur le devant à la rivière Richelieu, par derrière à la terre concédée au sieur curé du dit lieu, au nord-est à Pierre Joubert et au sud-ouest au nommé Marin Jehanne, .dans l’étendue duquel nous permettons à tous les habitants de faire tels établissements qu’ils jugeront à propos sur les emplacements qui leur seront à cet effet vendus ou concédés.” Sur le territoire de ce bourg, à son érection, il n’existait que l’église et le presbytère mais six habitations étaient à proximité.Deux rues furent ouvertes perpendiculairement au chemin du roi longeant le Richelieu; la rue du curé et la rue Ste-Catherine.1 els furent les débuts du bourg de St-Denis.Ce bourg prit bientôt de l’importance dans la région, importance qui eut son apogée en 1837; malheureusement, le colonel Gore pour venger sa défaite du 23 novem-bi e 1837 revint a St-Denis le 1er décembre suivant avec des forces supérieures et ruina ses principales industries par l’incendie.Dès l’érection du bourg de Saint-Denis ses habitants prirent-ils 1 habitude de le désigner ainsi?C’est possible mais il est plus probable qu ils lui donnèrent le nom de fort de St-Denis, car en 1870 cette coutume existait encore il existait alors quelques petits-fils des habitants des vingt cinq premières années de l’existence du bourg.Pour ces aïeux et leur s descendants un bourg ou un village était un fort tel que le fort de St-Denis, le fort de Maska (St-Hya-cinthe) etc. — 53 On donnait aussi le nom de petits forts aux trois hameaux qui existaient alors dans la paroisse de St-Denis au bas du rang de la rivère Amyotte, au centre du troisième rang et à la croisée de la route centrale et du chemin du quatrième rang, ce dernier endroit porte encore le nom de petit fort du quatrième rang.L’habitude de dire le fort de St-Denis se perdit bientôt après 1870 pour donner au bourg de St-Denis le nom de village mais le bourg de St-Denis ne fut officiellement érigé en municipalité de village séparée de la municipalité de la paroisse que le 26 novembre 1903 par une proclamation de l’honorable Sir Louis-Napoléon Casault, administrateur du gouvernement de la province de Québec.Tel que dit ci-dessus le bourg de St-Denis lors de son érection ne renfermait dans son territoire que l’église paroissiale et le presbytère.En 1770, on y comptait 13 maisons, 38 en 1789.M.le curé François Cherrier constate en 1801 que le bourg déborde de ses limites avec ses 63 maisons.En 1815, Bouchettc dans sa Description topographique de la province de Québec, vante la beauté du village de St-Denis et note la présence de 85 résidences.C’est entre les années 1800 et 1837 que le bourg de St-Denis a joui de sa plus grande importance tant par son commerce et ses industries que par la distinction de son clergé, de ses professionnels et de ses hommes d’affaires.Dans ces temps reculés St-Denis eut l’honneur d’avoir pour curés trois grands vicaires: MAL François Cherrier, curé de 1769 à 1809, était l’oncle de Louis-Joseph Papineau.j.-B.Bédard, curé de 1817 à 1834, était le frère de Pierre Bédard, parlementaire et rédacteur du Canadien.François-Xavier Demers fut curé de 1834 à 1862.Ce prêtre qui a laissé à St-Denis une grande réputation de sainteté refusa par humilité l’épiscopat.Mgr Lartigue désirait l’avoir à Montréal pour son coadjuteur.Le 21 mai 1836, alors que Mgr Lartigue faisait de grandes instances, M.Demers le supplia humblement de renoncer à son projet. — 54 Au nombre des habitants les plus distingués du bourg de St-Denis, cinq furent députés à la législature de Québec pour le comté de Richelieu et la division électorale du bourg William-Henry (Sorel).Le comté de Richelieu élisait alors deux députés, le marchand Pierre Guérout et l’arpenteur Benjamin Cher-rier (oncle de L.-J.Papineau) deux bourgeois de St-Denis furent les deux premiers députés de Richelieu, ils siégèrent à la législature de 1792 à 1797, Benjamin Cherrier fut réélu en 1809.Le notaire Louis Bourdages, célèbre parlementaire, représenta Richelieu de 1805 à 1815, puis les comtés de Buckinghamshire et Nicolet jusqu’à son décès à St-Denis en 1835.Le docteur Séraphin Cherrier, frère de Benjamin, fut député de Richelieu de 1815 à 1820.Le docteur Wolfred Nelson fut d’abord élu le 31 juillet 1827 député du bourg William-Henry (Sorel) puis, à son retour d’exil aux Bermudes, résidant à Montréal, il fut élu député de Richelieu en 1844 et réélu en 1848.Des plus importantes familles du bourg de St-Denis on remarque la famille Cherrier dont le chef François Cher-ricr.marchand de Longueuil, vint s’établir à St-Denis en 1770 après avoir été reçu notaire.Son fils François avait pris possession de la cure de St-Denis l’année précédente.Les enfants du notaire Cherrier furent par ordre d’âge : 1 Marie mère de Mgr Jean-Jacques Lartigue lequel fut ordonné à St-Denis le 21 septembre 1800.2 François, curé de St-Denis et grand vicaire du diocèse de Québec.3 Périnne, mère de l’hon.Denis Benjamin Viger.4 Joseph-Marie, aïeul de Guillaume Cheval, député de Rouville. — 55 — 5 — Marie-Anne, épouse de Toussaint Lecavalier.6 — Rosalie, mère de L.-J.Papineau.7 — Benjamin, arpenteur, député de Richelieu.8 — Séraphin, médecin, député de Richelieu.Quant aux autres principales familles du bourg de St-Denis voici quelques noms pour abréger.Guérout, Laparre, Bourdages, Nelson, Mignault, Des-chambault, Lusignan, St-Germain, Gadbois, Pagé, Paradis, St-Jean, Mount, Lespérance, etc.Les principales industries du bourg de St-Denis furent la poterie, la distillerie, la chapellerie, la corrosserie, etc.En 1837, on comptait au moins 20 poteries.En 1847, les poteries étaient encore en nombre si on en juge par les noms des potiers qu’on trouve inscrits dans les régistres de notre cour locale des commissaires, car de 1844 à 1847 vingt et un potiers furent appelés devant cette cour à régler des causes.Deux de ces nombreuses poteries existaient encore en 1870 dont la dernière disparut en 1888.En 1830, les docteurs Wolfred Nelson et Olivier Kim-ber, associés à Louis Deschambault, beau-frère de Nelson, établirent la célèbre distillerie de St-Denis sous la raison sociale de Wolfred Nelson et Compagnie.Pour faciliter les opérations de leur prospère industrie, ces messieurs instituèrent en 1837 à St-Denis un système de banque dont les assignats avaient cours dans la région à l’égal des billets des autres banques.Malheureusement l’incendie opérée par le colonel Gore causa la ruine de la dis- tillerie et de sa banque.Ce ne fut qu’en 1904 qu’une autre banque, la banque provinciale du Canada, fit son apparition à St-Denis.Vers 1825, la famille St-Germain construisait une importante chapellerie.On y manufacturait entre autres chapeaux, des chapeaux hauts de forme, dits tuyaux de castor, qui étaient autrefois très en vogue, on voyait même parfois nos habitants coiffés du tuyau et chaussés de souliers de boeuf.En 1870, ces tuyaux avaient perdu de leur vogue; mis au rancart, les mendiants en héritèrent et s’en coiffèrent avec majesté pour faire leurs tournées de quêtes.Pierre Paradis manufactura des horloges grand’père, qui meublèrent nos maisons; les juifs les ont presqu’entiè-rement fait disparaître.La tonnellerie alla de pair avec la distillerie.Le dernier des sabotiers Herculum Majeur surnommé “Petit homme Pichon” est dédédé en 1880.I n marché public, construit en 1832, fut en opération régulière jusqu’en 1880.Une cour de circuit instituée d’après l’acte de 1793 de lord Dorchester siéga annuellement h St-Denis dans la salle presbytérale.La loi de 1857 la fit disparaître.Une cour des commissaires fut établie au bourg de St-fuient assermentés le 8 mars 1844: Le patriote Jean-David Bourdages, arpenteur et fils du notaire Louis Bourdages; Oliver Chamard, marchand; Pierre Bruneau, beau-frère de L -J.Papineau, et le notaire Joseph-Edouard Mignault père du docteur H.-Adolphe Mignault qui fut gouverneur du college des médecins et chirurgiens de la province de Québec.U.-A Mignault était le père des docteurs Adolphe et Arthur Mignault.Arthur était colonel. — 57 — Cette cour des commissaires institutée en 1844 rendit son dernier jugement le 10 décembre 1860.^ '! y a actuellement à St-Denis que deux juges de paix MM Isidore Jalbert, cultivateur, et J.-B.Richard, médecin; tous deux furent assermentés le 11 octobre 1919.J.-B.Richard RÉPONSE XLVIII, P- 256) Il semble que la compagnie qui a établi la premiere ligne de navigation entre Québec et Saguenay est celle qui y mit le Rowland Hill en 1850.Je n’ai vu nulle part jusqu a présent le nom de cette compagnie, de meme que celui de la “conipagnie canadienne” qui établit une ligne régulière en 1854., Éa meilleure source de renseignement que nous ayons à notre disposition est le manuscrit des notes rédigées par l’abbé h.-A.Martel, curé de Saint-Ale.xis de Grande Baie, pour 1 histoire des débuts de la colonisation du Sasfuenav jusqu’à 1865.Et voici ce qu’on y lit: .“Én 1854, une.compagnie canadienne s’était formée et avait réalisé un capital suffisant pour construire un steamer puissant auquel on donna le nom de Saguenay et qui commença dans l’été de 1854 à tenir une ligne régulière entre Québec et (le) Saguenay, arrêtant sur sa route à tous les quais des côtes Nord et Sud du fleuve en allant et revenant.a “Cette compagnie fut tellement encouragée, quoiqu’elle eut comme Capitaine du Steamer un homme peu sociable, qu’elle réalisa des bénéfices considérables pendant les premières années; mais ensuite ce steamer ayant eu plusieurs accidents considérables et enfin en 1860 une autre compagnie anglaise ayant mis un steamer en fer, le Magnet, pour faire compétition au Saguenay, la compagnie canadienne bandonna en 1861 de faire marcher son steamer, qui d’ail- — 58 — leurs ne valait plus grand’chose et était peu sûr, grâce aux nombreux accidents qu’il avait subis.“Avant que le steamer Saguenay entreprit une ligne régulière entre Québec et la Grande Baie, un autre steamer, le Rowland Hill, faisait ce service depuis 4 ans, c’est-à-dire depuis 1850.” Quant à la date du premier voyage, il se peut qu’il ait eu lieu en 1853.Le Quebec Mercury publiait le 10 septembre 1863 l’annonce d’un voyage que le “nouveau steamer Saguenay” devait faire dès cette saison-ci “on the above line on which she is to be placed in future seasons”.Partant de Montréal le mardi soir, 13 septembre, le Seguenay devait partir ensuite du Quai Napoléon à Québec le mercredi 14, après l’arrivée de bateau de la malle.Sa course était Québec, Rivière-du-Loup.Cacouna et le Saguenay; mais on avertissait que le paquebot ne se rendrait dans le Saguenay que s’il y avait un nombre suffisant de passagers.Nous ne pouvons dire si le Saguenay s’est rendu dans le Saguenay même à ce premier voyage.Une annonce publiée par le Quebec Mercury et datée du 12 juin 1854 dit que “le paquebot de première classe Saguenay, construit expressément pour cette route .commencera ses voyages réguliers à la rivière Saguenay le ou autour du 20 du mois courant.” C’est le commencement du service régulier dont parle l’abbé Martel.On voit par le Rapport Général des Travaux Publics de 1867 à 1882, que le Saguenay jaugeait 2145 tonneaux et faisait 15 voyages par saison.Le Rowland! Hill, qui avait précédemment fait un certain service du côté du Saguenay, jaugeait 1035 tonneaux et faisait régulièrement 9 voyages par saison.Une annonce du -*¦ septembre 18o9 avertit que “s’il a un nombre suffisant de passagers le navire remontera le Saguenay après avoir débarqué les passagers de la Rivière-du-Loup”.Victor Tremblay, pire. — 59 — RÉFÉRENCES BIOGRAPHlyUES CANADIENNES Baag.Stanley Clark — Né à Montréal le 23 décembre 1821, de Stanley Baag et de Mary Ann Clark.Notaire.Collectionneur de monnaies et de choses canadiennes.Auteur de plusieurs mémoires.Décédé à Montréal le 8 août 1873 (Cf.The Canadian Antiquarian, 1873).Baag, Robert Stanley — Fils de Stanley Clark Baag.Continua et augmenta considérablement les collections de son père.Décédé à Kembukport, Maine, le 23 juillet 1912.Babel, R.P.Louis-François — Né en Suisse, le Père Babel fut élevé à la prêtrise à Ottawa en 1851.Il fut missionnaire chez les Montagnais pendant plus d’un demi siècle.Décédé à la Pointe-Bleue le 1er mars 1912.(Cf.Allaire, Le clergé canadicn-français).Babin, Marie —• Dernière survivante des déportés acadiens de 1755, elle décéda à l’île Surette, le 30 décembre 1862.Son épitaphe la dit càgée de 110 ans.(Cf.B.des R.H 1901.p.260, article de l’abbé J.-B.-C.Dupuis).Baby, Jacques — Fils de Jehan Baby et d’Isabeau de Montéton, évêché d’Agen, il vint ici comme soldat dans le régiment de Carignan.Décédé à Champlain le 28 juillet 1688.Premier ancêtre canadien des Baby.(Cf.Histoire de Champlain).Baby, Jacques-Raymond — Né à Québec le 17 décembre 1795, de l’honorable François Baby et de Marie-Anne T.de Lanaudière.Avocat.Grand propriétaire.Décédé dans le canton de Moore, province d’Ontario, le 22 mars 1862.(Cf.P.-G.Roy, Les avocats de la région de Québec, p.15).Baby, Louis — Né en 1674 de Jacques Baby et et Jeanne Dandonneau.Nous voyons son nom dans la liste des har- — 60 — dis gars qui, en 1704, se mirent sous les ordres de Léger de la Grange pour son expédition de flibusterie.(Cf.B.des R.H., 1918, p.36).Baby, François (Francis) — Né à Détroit le 7 décembre 1768, de Jacques Duperon Baby et de Suzanne Lacroix Rhéaume.Député de Kent à la législature du Haut-Canada de 1792 à 1796.Décédé à Windsor le 24 novembre 1856.(Cf.C.C.French, The Second Legislature of Upper Canada; W.S.Wallace, The Dictionary of Canadian Biography, p.15).Baby, Michel-Guillaume (Francis) — Né à Québec le 13 septembre 1834, de l’honorable Chs-François-Xavier Baby et de Clotilde Pinsonnault.Député à la Chambre d’Assemblée successivement par les comtés de Rimouski, Témis-couata et Chicoutuini et Saguenay.Décédé à Paris le 16 mars 1911.(Cf.P.-G.Roy, Fils de Québec, vol.IV.p.137).Baby, L’hon.Charles-François-Xavier — Né à Québec le 18 juin 1/94, de l'honorable François Baby et de Marie-Anne T.de Lanaudière.Il se livra d’abord au commerce de bois puis se fit entrepreneur .pour le gouvernement.Tl construisit un grand nombre de quais et de forts.Conseiller législatif de Stadacona.Décédé à Québec le 6 août 1864.(Cf.P.B.Casgrajn, Mémorial des familles Casgrain.Baby, etc, p.157; P;-G.Roy, Fils de Québec, vol.III, p.60).Baby, L’hon.François — Né à Montréal le 4 octobre 1733, de Raymond Babv et de Thérèse Le Compte Dufré.Il fut adjudant général des milices, membre du Conseil exécutif et du Conseil législatif, etc.Décédé à Montréal le 9 octobre 1820.(Cf.P.-B.Casgrain.Mémorial des familles Casgrain, Baby et Perrault; Aubert de Gaspé, Mémoires-B.des R.H.Baby, Daniel — Né à Détroit le 29 décembre 1778, de Jacques Duperrin BqJjy et de Suzanne Lacroix Rhéaume.Tl entra dans l’armé anglaise et mourut major-général à — 61 Londres dans l’été de 1858.(Cf.F.-J.Audet, B.des R.H., 1923, p.63).Baby, Daniel-Antoine — Fils naturel du major-généfai Daniel Baby, il naquit en Angleterre en 1826.Il entra dans l’armée et décéda colonel.(Cf.F.-J.Audet, B.des R.H., 1923, p.64).Baby, Antoine Dupcrron — Né à Détroit en 1779 de Jacques Duperron Baby et de Suzanne Lacroix Rhéaume Il entra dans l’armée anglaise et servit dans les Indes.Décédé à Tours, en Ffance, en 1863.(Cf.F.-J.Attdet, B.des R.!f/., 1923, p.64).Baby, Louis — Né à Détroit en 1782, de Jacques Duperron Babÿ et de Suzanne Lacroix Rhéaume.Officier dans l’armée anglaise.Tué en duel en 1812.(Cf.F.-J.Audet, B.des R.H.1923, p.89).Baby, Jacques Dupcrron — Né à Montréal en 1731, de Raymond Baby et de Thérèse Le Compte Dupré.Il s’établit au Détroit et devint un grand traiteur.Sa fidélité au gouvernement anglais pendant la Révolution américaine le força à s’établir à Sandwich, en Ontario, pour échapper aux vexations des insurgés.Tl décéda à Sandwich vers le 2 août 17*89.(Cf.Tassé, Les Canadiens de l'Ouest W.-L.Baby, Souvenirs of the past; Parkman, The conspiracy of Pontiac; Wallace, The Dictionary of Canadian Biography).Baby, L’hon.Jacques Dupcrron (James) — Né à Détroit vers 1762 de Jacques Duperron Baby et de Suzanne Lacroix Rhéaume.Inspecteur général du Haut-Canada de 1815 à 1833.Conseiller législatif et conseiller exécutif du Haut-Canada.Décédé à York (Toronto) le 19 février 1833.(Cf.Tassé.Les Canadiens de l'Ouest; Wallace, The Dictionary of Canadian Biography).Baby, L’hon.Louis-François-Georges — Né à Montréal le 26 août 1834, de Joseph Baby et de Caroline Guy. — 62 — Avocat.Député, ministre fédéral, juge de la Cour Supérieure puis juge de la Cour du Banc de la Reine.Décédé à Montréal le 13 mai 1906.(Cf.P.B.Casgrain, Mémorial de famille Casgrain, Babx et Perrault, etc., etc, Les anciens du séminaire de Joliette, p.23).Baby, Pierre — Né en 1676 de Jacques Baby et de Jeanne Dandonneau.11 fit partie dans l’été de 1704 de la célèbre expédition de flibusterie de Léger de la Grange.(Cf.B.des R.H„ 1918, p.36).Bachand, L’hon.Pierre — Né à Verchères le 30 mars 1835.Avocat.Député de Saint-Hyacinthe.Trésorier provincial dans le ministère Joly.Décédé à Saint-Hyacinthe le 3 novembre 1878.(Cf.F.-J.Audet, B.des R.H., 1932, p.707; Mgr Choquette.Histoire de Saint-Hyacinthe, p.292).Bachand, Robert-Raoul — Député de Shefford à Québec de 1931 à 1940.Bacon, L'abbé Charles-David — Né à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud le 1er mars 1840, de Antoine Bacon et de Marie-Madeleine-Ange Fournier.Décédé curé de l’Islet le 21 septembre 1905.Auteur de Eloge de messire C.F.Painchaud, publié en 1863.(Cf.B.des R.H., 1929, p.678).Bacquevillc de la Potheric — Voir Le Roy de la Po-therie.Racquet, L’hon.Jcan-Baptistc-Edouard — Né à Québec le 26 juin 1794, de J.-B.-E.Bacquet dit Lamontagne et de Françoise Roy.Juge de la Cour Supérieure.Décédé à Québec le 1er avril 1853.(Cf.P.-G.Roy, Fils de Québec).Badeau, Jean-Baptiste — Né à Québec le 29 avril 1741, de Charles Badeau et de Catherine Loisy.Notaire aux Trois-Rivières.Fervent loyaliste.Décédé aux Trois-Rivières le 12 novembre 1796.Auteur de Journal des opérations de l’armée américaine du Canada en 1775-1776, publié par — 63 — l’abbé Verreau en 1870.(Cf.P.-G.Roy, Fils de Québec; Histoire des Ursulincs des Trois-Rivières, I, p.361).Badeau, Georges-Stanislas — Né aux Trois-Rivières le 20 mai 1812, de Joseph Badeau et de Geneviève Berthe-lot d’Artigny.Médecin aux Trois-Rivières.Protecteur de l’hôpital des Ursulines, il décéda aux Trois-Rivières en mai 1887.(Cf.Histoire des Ursulincs de Trois-Rivières vol.IV, p.461).Badeau, François — Secrétaire de Charles de Lauzon-Charny.Il fut aussi notaire des seigneuries de Beauport et de Notre-Dame-des-Anges, (Rapport de l’Archiviste de la province de Québec, 1921-1922, p.17).Badeau, Antoine-Isidore — Notaire.Shérif des Trois-Rivières.Badeaux, Joseph -¦— Né aux Trois-Rivières le 25 septembre 1777, de Jean-Baptiste Badeaux et de Marguerite Bolvin.Notaire.^ Député de Buckingham, des Trois-Rivières puis de Yamaska.Shérif des Trois-Rivières.Décédé dans cette ville un peu après 1834.(Cf.F.-J.Audet, Les députes des Trois-Rivières, p.5).Badclart, Philippe-Louis-François — Originaire de Cony-Château, diocèse de Laon, en France, il passe ici comme chirurgien-major du régiment de Berry, en 1757.Après la Conquête, il décide de rester à Québec.Il devint le principal chirurgien de la ville.Décédé à Québec le 7 février 1802.(Cf.B.des R.H., Ahearn, Notes pour servir à P histoire de la médecine).Badgley, François — Important négociant, il fut député de Montréal-Est de 1801 à 1805.Badgley, L’Iion.William — Né à Montréal le 2 mai 1801.Député de Mississiquoi puis de Montréal.Ministre deux ou trois fois.Juge de la Cour du Circuit, puis de la Cour Supéreure et enfin de la Cour du Banc de la Reine. — 64 — Décédé à Montréal le 24 décembre 1888.(Cf.P.-G.Roy, Les juges de la province de Québec, p.31).Badreux, Jean — Pseudonyme de Henri Roulland, journaliste français décédé à Montréal.Il publia quelques brochures sous ce nom.Bagot, Sir Charles — Gouverneur-général du Canada de 1842 à 1843.(Cf.L.-J.Lemieux, The Governors general of Canada, p.1751; J.-L.Morison, Sir Charles Bagot; Wallace.The Dictionary of Canadian Biography, p.17).Bailey, Alfred — Auteur de Songs of the Saguenay and other poems, publié en 1927.Bailey, Henry — Commandant du fort Bourbon à la baie d’Hudson en 1697.Le 12 septembre 1697, Lemoyne d’Iberville le forçait à capituler.Il le remplaça par M.de Marigny.(Cf.B.des R.H., 1918.p.194).B ail large, Louis-dc-Boncaguc — Né à Québec le i8 février 1838, de Pierre-Florent Baiilargé et de Marie-Loüisfe Cureux dit Saint-Germain.Avocat.Philanthrophe.Comte roman.Décédé à Québec le 20 mars 1896.(Cf.G.-F.Baiilargé, Louis-de-Gonsagne Baiilargé; Rose, A Cyclopedia of Canadian Biography, pp.252 et 815).Baiilargé, Maurice Né aux Cèdres, comté de Soldantes e 13 novembre 1856, de Georges-Frédéric Baiilargé et de Chr.Hotte-Rachel Giroux.Avocat.Poète.Auteur de Dcr-nicn adieux de (iraSella.Décédé à Québec le 14 octobre ivuu.(Ct.Les avocats de la région de Québec, p.17).Baiilargé.Pierre-Florent ~ Né à Québec le 29 juin l/t)l, de Jean Baillairge et de Marie-Louise Parant.Architecte, sculpteur artiste, poète.Il fut pendant plusieurs années trésorier de la cité de Québec.Décédé à Québec le 9 cccembre 181-, Il avait été un des collaborateurs du premier ( anadicii détruit par Craig en mars 1810.(Cf G -F Bail-large, B.des R.H., 1902 p ?5) ' '
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