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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1944-09, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.L LÉVIS - SEPTEMBRE 1944 No 9 LES OFFICIERS DE MONTCALM MARIÉS AU CANADA Troupes de la marine et troupes rcr/ulicrcs On est souvent porté à confondre les troupes de la marine ou, plus exactement, les troupes du détachement de la marine, avec les troupes régulières françaises qu’on appelait: troupes de terre.Les troupes du détachement de la marine furent créées dès les dernières années du dix-septième siècle pour servir au Canada.A l'origine, les officiers furent presque tous choisis en France.Quant aux soldats on les recrutait indifféremment en France et dans la colonie.On y admettait même des étrangers et plusieurs Allemands servirent dans ces troupes.En 1757, sept Allemands, soldats dans les troupes de la marine, furent fusillés pour crime de désertion.Mais, peu à peu, les jeunes Canadiens, fils de famille, manifestèrent le désir de servir comme officiers dans les troupes de la marine, et a la lin du régime français les trois quarts des officiers de ce corps étaient nés dans la Nouvelle-France.Ces officiers devinrent même une aristocratie dans la colonie.Tous les fils du premier gouverneur de Vaudreuil commencèrent par servir dans les troupes de la marine.Les dix frères Hertel eurent des commissions d’officiers dans ces troupes.Le roi, pour aider ses sujets canadiens, accor- — 258 — dait des commissions de cadets ou d’officiers à des enfants de dix à douze ans.Ne voit-on pas un des fils du gouverneur de Vaudreuil devenir officier à l’âge de six ans! Les troupes de la marine étaient improprement désignées en ce sens qu’elles étaient des troupes de terre et non de mer.^ On leur donnait le nom de troupes de la marine parce qu’elles dépendaient du département de la marine qui, comme on le sait, avait l’administration de la Nouvelle-France.Les troupes régulières françaises ne servirent dans la Nouvelle-France que de 1755 à 1760.Elles étaient composées de diffeients bataillons des régiments de la Reine, de Languedoc, de Guyenne, de Béarn, de la Sarre, etc.Quelques Canadiens, trois ou quatre au plus, servirent comme officiels dans les troupes regulieres.Citons parmi ces privilégiés le chevalier de Lanaudière qui suivit le régiment de la Sarre en France mais revint bientôt- au pays.* Il est triste d’avoir à le constater mais il faut bien l’avouer, il y eut antagonisme entre les troupes de la marine et les troupes régulières tout le temps du séjour de ces dernières dans la Nouvelle-France.Soldats de France et soldats du Canada faisaient assez bon ménage.Quelques centaines de soldats de Dieskau et de Montcalm épousèrent même des Canadiennes et s’établirent dans le pays.Mais les officiers français se croyaient bien supérieurs aux officiers des troupes de la marine et ne cachaient pas assez leur dédain, leurs critiques et, ajoutons-le, leur jalousie.De là.des conflits, des rivalités, des récriminations qui, souvent, empêchèrent les chefs militaires de la colonie de donner tout leffoit nécessaire pour sauver le pavs de l’invasion anglaise.Le dernier gouverneur de Vaudreuil, canadien de coeur it dame, tentait de tenir la balance égale entre les troupes de la marine et les troupes régulières.Mais, comme le dit quelque part le commissaire des guerres Doreil, il avait le défaut d être Canadien.Ce même commissaire Doreil n’ac- — 259 — cuse-t-il pas M.de Vaudreuil de n’avoir pas envoyé suffisamment de troupes au marquis de Montcalm à Carillon dans le but de diminuer la gloire de l’armée régulière française?Ne diminuons pas la gloire des officiers des régiments français qui servirent au Canada de 1755 à 1760.Bon nombre d’officiers et de soldats de ces troupes d’élite versèrent leur sang sur le sol canadien.Glorifions aussi les officiers et soldats des troupes de la marine.Ils n’avaient peut-être pas le verni des officiers français mais, sous le rapport de la bravoure, de l’endurance, de la manière de faire la guerre dans les immenses forêts de notre territoire, ils ne leur étaient pas inférieurs.Loin de là.Le mariage des officiers de Montcalm Le baron Dieskau ne s’était pas opposé aux mariages des officiers des troupes de terre.11 est bon d’ajouter que ce général allemand, envoyé ici on ne sait par quelle influence, ne fut pas assez longtemps parmi nous pour s’occuper de ces questions qui, après tout, n’étaient pas d’ordre militaire.Mais son successeur, le marquis de Montcalm, était plus soucieux de l’avenir et de l’honneur de ses officiers.Ne voit-on pas quelque part qu’il se donna beaucoup de soucis pour sauver l’honneur d’un de ses officiers qui avait perdu une somme importante au jeu et était incapable de la rembourser.C’est par son entremise que le commandant du régiment dans lequel servait le jeune étourdi trouva la somme requise et la remit au joueur intéressé.Montcalm empêcha quelques-uns de ses subalternes de conclure des mésalliances et ses lettres nous montrent avec quel déplaisir il vovait ses officiers nobles épouser des roturières.• Sir Thomas Chapais cite un mémoire de Montcalm à M.d’Argenson, ministre de la guerre, où il écrit: — 260 "J’ai trouvé de la disposition dans nos officiers à faire de mauvais mariages, qui n’étaient pas plus avantageux pour l’intérêt politique de la colonie que pour celui du Roi même.M.de Vaudreuil m’avait paru les favoriser; il est entouré de parents de petite extraction.J’ai remis à cette occasion à monsieur le marquis de Vaudreuil un mémoire.Il a paru approuver ma façon de penser.Les difficultés que j’ai faites pour accorder les permissions ont empêché le mariage de deux jeunes lieutenants mineurs et en puissance de père qui 11e consultaient que leur passion et ont arrêté beaucoup de pareils projets.Je n’ai accordé la- permission qu’à M.de Par-fourru, capitaine au régiment de Languedoc, qui a fait un mariage médiocre, mais auquel son père l’avait autorisé, et au chevalier de Douglas, capitaine au même régiment, qui a épousé une demoiselle de condition, très bien apparentée dans la colonie, ayant une fortune honnête” (1).Montcalm, malgré le déplaisir que lui causait le mariage de ses officiers avec des Canadiennes, assista au mariage de M.d’Aubrespy de Lafarelle, capitaine au régriment de Béarn, avec Marie-Louise Dagneau Douville, à Montreal, le 25 avril 1759.11 signe l’acte de mariage avec le chevalier de Lévis et plusieurs officiers, entr’autres MM.Dal-quier, Barrante, Saint-Blin, Montgay, Monredon, Malartic, Lacorne Saint-Luc, Figuier.Mazerac, le chevalier Raymond, etc, etc.Montcalm et les mariages de soldats Montcalm ne favorisait pas le mariage des officiers sous ses ordres avec des Canadiennes.Tl avait ses raisons et ses instructions là-dessus étaient formelles.D’ailleurs, les mêmes restrictions existent encore dans prescpie toutes les armées du monde.Les officiers ne peuvent se marier sans la permission de leurs supérieurs._ Si Montcalm n’était pas beaucoup favorable aux mariages de ses officiers, il n'en était pas de même pour les (1) Sir Thomas Cliaimls, Le .1 hiri/uin (le Montcalm, i>.185. — 261 — soldats des troupes régulières.Non seulement il encourageait les soldats à se marier avec les filles du pays mais il proposa au ministre d’accorder une aide pécuniaire aux soldats mariés avec des Canadiennes qui, après leur licenciement, s’établiraient dans la Nouvelle-France.C’est une lettre de l'illustre soldat citée par sir Thomas Chapais dans son ouvrage Le marquis de Montcalm, qui nous fait connaître cette suggestion utile au pays: "J’ai cru que je ne pourrais rien faire de mieux dans l’intérêt du royaume et de la colonie que de favoriser les mariages des soldats.Aussi l’hiver de 1755 à 1756, il n’y eu que sept mariages de soldats, et celui-ci quatre-vingts.Te prends la liberté de vous représenter que lorque le Roi retirera ses troupes du Canada, il faudrait que Sa Majesté donnât une petite gratification à tous les soldats qui voudraient s’y établir et se marier.Nous en laisserons la plus grande partie.Ce serait d’excellents colons, de braves défenseurs de la Nouvelle-France.” Sir Thomas Chapais remarque ici que la suggestion du marquis de Montcalm était la continuation de la politique inaugurée par l’intendant Talon en aidant si énergiquement aux soldats du régiment de Carignan à se faire colons dans, notre pays.Montcalm dit que dans l’hiver de 1755-1756 sept soldats se marièrent ici et que dans l’hiver suivant (1756-1757 ) quatre-vingts autres firent de même.Les hivers de 17571758 et de 1758-1759 durent voir encore plus de mariages de soldats réguliers de France.Est-il possible de relever ces mariages dans les registres de Montréal, Québec, Trois-Rivières et des anciennes paroisses rurales?Nous le croyons du moins pour la plus grande partie.Ce travail ne vaudrait-il pas la peine d’être entrepris?Que de familles canadiennes seraient fières et heureuses d’apprendre que leur premier ancêtre établi au pays était un soldat des valeureux régi- — 262 — meats de La Sarre, de Royal-Roussillon, de la Reine, de Guyenne, etc, etc! Combien se marièrent ici L’erreur commise au sujet des officiers des troupes du détachement de la marine et celles de terre, c’est-à-dire les troupes commandées par Dieskau puis par Montcalm, en a amené une autre.On a écrit et répété souvent qu’un bon nombre des officiers des régiments de Dieskau et de Montcalm avaient épousé des Canadiennes.Comme nous venons de le dire, les officiers des troupes de la marine étaient presque tous d’origine canadienne.La plupart n’avaient jamais mis les pieds en France.C’est donc ici qu’ils se' mariaient.Quant aux officiers des régiments de Dieskau et de Montcalm, c’est-à-dire la Reine, Béarn, Guyenne, Langue-duc, Berry, Royal-Roussillon, etc, combien se marièrent dans la Nouvelle-France?Après de longues et minutieuses recherches dans les registres de l’état civil, les greffes de notaires et les autres sources à notre disposition, nous croyons pouvoir affirmer que moins de vingt officiers des troupes de terre se marièrent ici.Il ne faut pas oublier que les troupes de terre arrivées dans le pays en 1755, 1756 et 1757, en repartirent en 1759 et en 1760 au plus tard.Essayons de relever les mariages des officiers de Dieskau et de Montcalm avec des Canadiennes.François-Joseph Germain François-Joseph Germain fut le premier officier des troupes de terre ou régulières à succomber aux charmes des Canadiennes.Capitaine dans le régiment de la Reine, il débarqua à Québec à l’été de 1755.Son régiment fut immédiatement dirigé sur Montréal.Le capitaine Germain ne tarda pas à connaître Agnès Lemoyne de Longueuil, la plus 263 — jeune fille du deuxième baron de Longueuil.Les jeunes gens se plurent dès leur première rencontre et comme le baron de Dieskau ne mettait aucune opposition aux mariages des officiers de ses régiments, la bénédiction nuptiale leur fut donnée à Montréal, le 11 décembre 1755.Dans sa lettre du 12 févrer 1756, M.Doreil écrivait au ministre: "Je ne dois pas vous laisser ignorer, Monseigneur, que trois officiers de nos bataillons se sont mariés à Montréal en décembre dernier.Le premier est M.de Germain, capitaine du régiment de la Reine, le second M.de Baraute, capitaine du régiment de Béarn, et le troisième M.de Figuiery, capitaine en second au même bataillon.Plusieurs soldats demandent même permission.On les a accordées à quelques-uns.” M.Germain avait déjà certains états de services lorsqu’il passa dans la Nouvelle-France puisque dès 1756 le roi lui accordait la croix de Saint-Louis.Le roi informait le marquis de Montcalm de cette bonne nouvelle par une lettre du 20 mars 1756.Officier d’infanterie, M.Germain servit ici plutôt comme ingénieur.En octobre 1758, le marquis de Montcalm l’envoya au fort Saint-Frédéric pour aider M.de Lusignan, commandant de ce fort, à le mettre en meilleur état de défense.Plus de 2,000 miliciens des gouvernements de Montréal et des Trois-Rivières furent mis sous les ordres de M.Germain pour ces travaux qu’on termina en moins d’un mois.Le chevalier de Lévis, qui visita le fort Saint-Frédéric tard à l’automne de 1758 pour se rendre compte des travaux, note dans son Journal: “Le sieur Germain a fait exécuter ce travail avec la plus grande activité”.M.Germain servit dans la Nouvelle-France jusqu’à la fin du régime français.Après la capitulation de Montréal, — 264 il s’embarqua pour la France avec sa femme et sa fille Marie-Dauphine, «âgée de quelques mois.Trois autres enfants étaient nés du mariage de M.Germain et de mademoiselle Lemoyne de Longueuil mais ils étaient décédés en bas âge.En France, M.Germain continua à servir dans l’armée et ses talents et son zèle lui permirent d’occuper de beaux postes.On sait qu’il fut commandant ou gouverneur de Port-Louis et de Lorient.Fils d’un doyen des conseillers à la Chambre des Comptes, M.Germain était, croyons-nous, originaire de Montpellier, dans le Bas-Languedoc.Il jouissait à coup sûr d’une certaine influence à la Cour puisqu’il fut créé baron quelques années après son retour de la campagne du Canada.Le baron et la baronne de Germain vécurent leurs dernières années à Paris.M.Aubert de Gaspé.allié à la famille de Longueuil.parle à deux ou trois reprises dans ses Mémoires de la baronne de Germain.11 faut lire le récit du vieil auteur de la rentrée de petits Canadiens habillés à la mode anglaise dans les salons de la baronne de Germain.C'est là une des pages les mieux réussies des Mémoires.Acte de mariage de Joseph Germain (Montréal, 11 décembre 1755) ‘‘Le onze décembre mil sept Cent Cinquante et Cinq, apres la publication d’un ban vue la dispense des deux autres et du temp (sic) de Lavent (sic) accordée par Mre Louis normant grand vicaire de Mgr leveque de québec, Je Soussigné faisant les fonctions curiales, ayant pris le mutuel consentement par paroles de present Mr Joseph germain ecuyer Capitaine au regiment d’infanterie de la reine âgé de trente Six ans fils de Mr françois germain doyen des conseillers et correcteurs à la chambre des comptes aides et finances de montpellier et de dame dauphine de petit ses pere et mère de — 265 — la paroisse de notre dame des tables de la ville et diocese de Montpellier d’une part et d’aussy presente demlB a spies le moine de longueil (sic) âgée de dix sept ans fille de feu Messire Charles Le moine Baron de longueil (sic) gouverneur des villes et gouvernement de Montreal chevalier de lordre Militaire de S1 Louis et de definite dame charlote de-gouay degray (sic) ses pere et mere de cette paroisse d'autre part les ay marié Selon les regies et Coutumes observées en la Ste eglise en presence de Messire Jean george (?) de roquemaure ecuyer chevalier de lordre militaire de St louis lieutenant Colonel du regiment de la reine, de Mr antoine paschalis chevalier de lordre militaire de St.louis capne aud.regiment de Mr.Joseph le moine ecuyer Sr de longueil (sic) officier d’infanterie de Mr Jean françois charly officier d'infanterie et de plusieurs autres parens et amis des parties qui ont Signe.Germain — Jaques longueuil — Roquemaure — Longueuil maiziere — Catherine Longueuil — agathe Longueuil — Longueuil — Pascalis — Belma (sic) — charly — Deatzvic (sic).Jean-Pierre Bachoie de Barrante Tout comme le capitaine Germain, du régiment de la Reine, le capitaine Bachoie de Barraute, du régiment de Béarn, ne résista pas longtemps aux charmes des Canadiennes.Le 15 décembre 1755, quatre jours après le mariage de M.Germain, il épousait dans l'église paroissiale de Montréal Marie-Anne-Marguerite Soumande, veuve du brave Milliers de Jumonville, tué par le parti commandé par Washington, le futur fondateur des Etats-Unis, le 28 mai 1754.La veuve Jumonville se doutait-elle alors que sa seconde union aurait le même sort tragique que la première?M.de Barraute né à Charlemont, diocèse de Namur, vers 1723, était arrivé ici avec son régiment en 1755.A la bataille des Plaines d’Abraham, le 13 septembre, 1759, M.de Barraute fut blessé mais sa forte constitution lui permit de reprendre le service quelques semaines plus tard. — 266 — M.le chevalier de Lévis, après la campagne de 1759, demanda une pension pour M.de Barraute.“Barraute, disait-il au ministre, capitaine, premier factionnaire, sert depuis vingt-six ans, blessé à l’affaire du 13 septembre”.A la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760, M.de Barraute se battit vaillamment à la tête de sa compagnie.Il se tira de ce rude combat sans une égratignure.Le 12 mai 1760, dans une escarmouche, M.de Barraute fut blessé à la tête d’un éclat de bombe et transporté à l’Hôpital général de Québec.Le surlendemain, 14 mai, le chevalier de Lévis donnait des nouvelles du blessé au gouverneur de Vaudreuil, son allié par sa femme.“M.Barod (Barraute) va assez bien de sa blessure.Il n’y a point d’accident”.Il se trompait car M.de Barraute décéda le 20 mai.Le 23 mai 1760, M.de Malartic annonçait sa mort à M.de Lévis dans les termes suivants: ‘‘Barraute que nous croyions, aller à merveille est mort avant-hier au matin ; on avait été, obligé de le trépaner.Après sa mort on lui a ouvert la tçte; les chirurgiens disent que c’était une blessure incurable”.Madame Barraute restait sans ressource avec deux filles, l’une de son premier mariage et l’autre de sa seconde union.' Le 28 juin 1760, le chevalier de Lévis écrivait au maréchal de Belle-Isle, ministre de la guerre: “Le sieur Barraute, premier capitaine au régiment de Béarn, mort de ses blessures reçues à Québec cette année, laisse une femme et une fille, laquelle (madame Barraute) avait épousé en premières noces M.de Jumonville, officier de la colonie, tué au commencement de la guerre, dont elle a aussi une fille.Cette dame reste sans biens avec ses deux enfants.J’espère que vous^ voudrez bien lui accorder votre protection et deux places à Saint-Cyr pour ses deux filles.Elle est petite-fille de M.de Vaudreuil”. — 267 — Le même jour, M.de Lévis écrivait à M.Berryer, ministre de la marine: “Je joins mes sollicitations à celles de M.le marquis de Vaudreuil en faveur de madame Barraute, veuve anciennement de M.de Jumonville, officier de la colonie, tué au commencement de la guerre, dont elle a une fille; elle avait épousé en seconde noces le sieur Barraute, premier capitaine au régiment de Béarn, homme de condition, dont elle a une fille.Il vient de mourir de ses blessures.Cette veuve est sans biens, chargée de ses deux filles.Je vous serai particulièrement obligé de ce que vous voudrez bien faire pour elle et de lui procurer une pension et places à Saint-Cvr pour ses filles”.L'intervention du marquis de Vaudreuil et du chevalier de Lévis eut un bon effet et madame de Barraute obtint une pension.En avril 1761, le duc de Choiseul, successeur de M.Berryer, était heureux d’informer le chevalier de Lévis que le roi accordait une pension de deux cents livres à madame de Barraute.Et, un peu plus tard, les deux filles de madame de Barraute obtinrent leur entrée à Saint-Cyr.Il est probable que madame de Barraute suivit ses filles en France puisque nous n’en voyons plus mention dans notre pavs.Acte de mariaqe de Jean-Pierre Bochoie de Barraute (Montréal, 15 décembre 1755) “Le quinze décembre mil sept cent cinquante et cinq vue la dispense de trois bans et du tems de l’avent accordée par Monseigneur léveque de québec, je Sousigné faisant les fonctions curiales, ayant pris le mutuel consentement par paroles de present Jean pierre Bachoué de Barottc (sic) chevalier de lordre militaire de St.louis capitaine dans le regiment dinfanterie de Bearn âgé de trente deux ans fils de feu Mr antoine Bachoué (sic) de Barante ecuyer chevalier de l’ordre militaire de St.louis capitaine au regiment de Bearn et de Dame Marguerite haine ses pere et mere de la paroisse de charlemont dioceze de namur d’une part et d’aussy présente dame anne Marguerite Soumande veuve de — 268 nir Coulon ecuyer Sr de Junionville enseigne d’infanterie a^ée de vint et sept ans fille de feu Mr Jean pascal Sou-mande négociant et de definite Dame Marguerite le verrier ses pere et mere de cette paroisse d’autre part, les ay marié selon les regies et Coutumes observées en la Ste église en presence de haut et puissant Seigneur pierre de rigaud ecuyer seigneur de vaudreuil et autres lieux chevalier de l’ordre militaire de St.louis gouverneur general de toute la nouvelle france, de dame defleury de lagorgendière épousé dud seigneur de vaudreuil ayeule de lépouse, de Mr franchis le verrier chevalier de lordre militaire de St.louis capitaine d’infanterie son oncle, de M.andré Doreil ecuyer conseiller du roy commissaire provincial des guerres au departement de provence et ordonateur a la suite des troupes françaises servant en Canada, de Mr Jean Dalquier de Servian (sic) ecuyer chevalier de l’ordre militaire de St.louis capitaine des grenadiers au regiment de Bearn, de Mr Jean Joseph de Montgay ecuyer chevalier de l’ordre militaire de St.louis capitaine au regiment de Bearn ont signé.Bachoué de Barraute — Dalquier — Anne-Marguerite Soumande — de Montgay — Vaudreuil — Leverrier — Malartic — Hen-rv A audreuil — Doreil — Péan — Déat, vie.Etienne-Guillaume de Fiquery Etienne-Guillaume de Figuery était capitaine au régiment de Béarn.Comme ses frères d’armes, MM.Germain et de Barraute, M".de Figuery décida, quelques mois après son arrivée au pays, d’unir sa destinée à une Canadienne.Il épousa
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