Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1946, mars
Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe LE BULLETIN Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées VoL 52e LEVIS — MARS 1946 No S DES DIRECTEUR PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES JRECHERCHES HISTORIQUES Vol.52e LEVIS — MARS 1946 No LA FAMILLE DE SAINT-VINCENT DE NARCY (Suite et fin) APPENDICE Acte de sépulture de Pierre de Saint-Vincent, baron de Narcy (Québec, 29 août 1743) — Le vingt neuvième août mil sept cent quarante trois a cté inhumé dans le cimetière le corps de Mr Pierre de Saint-Vincent, premier capitaine des troupes, mort le jour précédent, âgé de quatre vingt trois ans, après avoir reçu les sacrements.Ont été présents lean Brassard et Joseph Descarraux.— Marquiron, Ptre.Acte de sépulture de Marie-Antoinette Du Gard, époti-se de Pierre de Saint-Vincent, baron de Narcy (Québec.24 février 1748) — T.e vingt quatre février mil sept cent quarante huit a été inhumée dans le Cimetière de cette paroisse Dame Marie Antoinette dugard veuve feu Mr pierre de St Vincent Es.baron de Narcy chevalier de lordre Royal et militaire de St Louis et Capitaine dinfanterie de cette colonie decedée de hier âgée denviron quatre vingt quatre ans munie des sacrements de Leglise presents Toseph des carreaux Guillaume Taphorin et autres.— Tacrau Ptre T11 E.de M.Acte de mariage de M.de Villers Fransure et de Marie-Françoise de Saint-Vincent (Beauport, 9 décembre 1729) — 68 — — T,e vinftneufve décembre 1729 vue la dispense de deux (bans accordée) par Monsgr.de Samos coadjuteur de Quebec et la publication du troisième par Mr Boullard entre Mr.le chevalier de villers franssure officier des troupes de marine d’une part et Marie françoise de St Vincent fille de Mr.pierre de St vincent capitaine des troupes et Madame Marie antoine dugard ses pere et mere dautre part ne sestant découvert aucun empêchement je soussigné leur ait donne la benediction nuptiale en presence des parent et témoins soussignés.— Le ch de Villers Franssure — Marie-Françoise de St-Vincent — H.de Saint-Vincent fils — Nicolas Levasseur — de St-Vincent — André de Feigne — D.Duplessis —• DuBuron — Royet.Acte de mariage de Charles Dubeau et de Marie-Françoise de Sainl-Vinccnt (Québec, 12 août 1748) — Le douze aoust mil sept cent quarante huit vu les lettres accordées par Mgr L’Evesque en datte du neuf du Courant portant dispense de la publication de deux bans de Mariage en faveur des cv apres nommés, et apres la publication d’un ban de Mariage faite aux prônes de notre Messe parroissiale le jour d’hier d’entre le Sieur Charles Dubot, bourgeois négotiant en cette ville, veuf de défunte Geneviève Parent, fils de feu Sieur Jean Dubot et de défunte Marie Dubois ses père et mère de la parroisse de Rouvrès, diocese d’Amiens d’une part; et Dlle Marie Françoise De St Vincent fille de feu Mc.Pierre de St Vincent Eseuver Baron de Narcy, cy devant Chevalier de l’ordre Roval et militaire de St Louis et Capitaine d’une Compagnie du détachement de la Marine, et de défunte dame Marie Antoine Dugard ses père et mère de cette paroisse d’autre part: ne s’étant découvert aucun empêchement au dit Mariage; je Prêtre Vicaire de Québec soussigné, certifie à tout qu’il appartiendra avoir reçu leur mutuel consentement de Mariage et leur avoir donné la bénédiction nuptiale suivant la forme prescrite par nôtre Mère la Ste Eglise et ce en presence des Srs.Michel poulin prêtre Chanoine de Québec Jean Bap.Lievre dt.Duval Mre Chirurgien Paschal Poulin M" Armurier Etienne Guai Augustin Bedard et Antoine Prou etudiant aud.Quebec l’époux — 69 — et l’épouse les témoins ont signé après lecture faite.— C.DulSt 77 de St"XinCCl^ ~~ P‘ Soulard — Augustin Bédard Et.Guay Ant.Proulx — Jean-Baptiste Lalime — Poulin, Ptre — J.F.Récher Ptre., Bclc de sépulture de Marie-Françoise de Saint-Vincent, épousé de Charles Duheau (Québec, 31 janvier 1758) — Le trente un Janvier mil sept cent cinquante huit a été inhumée dans 1 Eglise de cette Paroisse Dame Marie françoise de St Vincent, épouse du Sieur Charles Dubot, decedée le jour pi ecedent, munie des Sacrements, âgée d’environ cinquante unq ans, étoient present Jean Vallée, Guillaume et plusieurs autres.— J.F.Recher Curé., rir6!lCt,V^naJ,C- dcT/ean-BaPtistc Dupin de Belugard et d blisabeth de Saint-Vincent (Québec, 30 mai 1728) ____ Le trentie may mil sept cent vingt huit par Nous soussigné V îciaire General et Curé de Quebec ayant accordé de notre autorité pour les raisons qui nous ont été dites La dispense des bans sans avoir découvert aucun empêchement de mariage entre Monsieur Jean-Baptiste Dupin De Bellugard Commissaire d Artillerie de Quebec fils de Monsieur George Dupin Ecuier Sieur de Bellugard Capitaine d’Artillerie et des Bombardiers de La Marine chevalier de l’ordre Militaire de St.Louis et Damoiselle Marie Adrienne L’An-glois demeurant a Rochefort d’une part, et Damoiselle Elizabeth de St Vincent fille de Mr.Pierre de St.Vincent Ecuier Sieur de Narcy Capitaine d’une Compagnie De La -Marine entretenu dans ce pays et de Dame Marie Antoinette Du Gars d autre part Nous les avons marié suivant la forme prescrite par la Sainte Eglise après avoir pris Leur mutuel consentement en presence du dit Sieur St-Vincent pere et Madame son espouse Dam,le Françoise de St Vincent soeur Les Srs François Héraut Escuyer Sr Dest Michel Gourville Ayde Major de La places philippe Antoine de Rainaud de la roche Seigr de Grand Val Lieutenant des troupes Ignace Aubert Escuyer Sr.Delachenaye Jean Baptiste Mongouge Escuyer Antoine Pecaudy chevalier de contrecoeur Et Mr Louis Chardon prestre du Séminaire des — 70 — missions Etrangères qui ont signé avec nous.— Dupin de Belugard — elizabet de St Vincent — de St Vincent — Marie Antoine de St Vincent — marin de St Vincent — St Michel gourville — la roche de Granval Aubeit Mongou -gé — A.E.Contrecoeur — Chardon ptre — Boullard Curé.Acte de sépulture d’Elisabeth de Saint-Vincent, épouse de M.Dupin de Belugard (Québec, 17 décembre 1729) — Le dixseptiesme Décembre mil sept cent vingt neuf a été enterré dans le Cimeticre de ce lieu Dame Marie Elisabeth De St.Vincent femme de M.Bellugard Commissaire de 1/Artillerie en ce pays Decedée le jour precedent apres avoir receu le sacrement d’extreme Onction âgée d’environ vingt et un an Presens aud.enterrement Monsieur de St Poncv Prestre Monsr.Des Musseaux Daillcboust Eclesiastique.— Dailleboust — Boullard.Acte de mariage d’Henry Albert de Saint-Vincent et de Maric-Madclcine-Louise Levasseur (Québec, 5 octobre 1719) — le cinq a leurs Irais et dépens.Labrie, une fois médecin, s'établit a Saint-Lustache et devint député des Deux-Montagnes 1 annee même de la publication de son livre.I! décéda en — 81 — 1831, relativement jeune et au moment où il aurait pu rendre de grands services à son pays.La vie du docteur Labrie a été écrite par l’abbé Auguste Gosselin.CHARRETIERS D’HIER ET CHARRETIERS D’AUJOURD’HUI Les cochers ou ceux qu’on appelait improprement autrefois les charretiers ne sont plus qu’en quantités infimes dans nos villes.Les taxis les ont presque supplantés du jour au lendemain.Qu’importe! Les charretiers étaient d’une race intéressante et méritent qu’on rappelle leurs qualités et peut-être aussi leurs petits défauts.Hubert Lame, François Evan-turel et quelques autres écrivains canadiens ont parlé en excellents termes des charretiers de leur temps.Voici que nous trouvons dans les Voyages et mémoires de Franquet des observations sur les charretiers du régime français qui prouvent bien que la corporation des charretiers n’a pas changé.Le charretier de 1752 est celui de 1890 et ce dernier est bien celui de 1945.Ceux qui, avant 1 apparition des taxis, ont employé les cochers de Québec et de Montréal connaissent leur petite manie qui consistait à se passer les uns et les* autres sur la route sans se préoccuper des conséquences désastreuses que ces courses folles pouvaient avoir pour leurs clients.La manie des cochers de l’âge moderne existait déjà sous le régime français.Dans son séjour à Québec de l’hiver de 1752, le voyageur Franquet fut invité à visiter les Sauvages de Lorette.Le gouverneur, le marquis Duquesne qui avait fait cette invitation à M.Franquet voulut en faire profiter plusieurs messieurs et daines de Québec.M.Franquet ne le dit pas mais au moins une douzaine de carrioles devaient conduire les hôtes du gouverneur à Lorette.On était en décembre et les chemins étaient remplis de neige. — 82 — Le rendez-vous avait été fixé à l’Intendance.Les cochers partirent les uns après les autres mais dès qu’ils furent sur la route ce fut une course générale.Chaque cocher voulait arriver le premier à Lorette.Toutes les carrioles fu rent avariées à l’exception d’une seule, celle où se trouvait M.Franquet.Heureusement, personne ne fut blessé dans les nombreuses collisions produites par l’ambition et l’entêtement des cochers à arriver les premiers au but assigné.M.Franquet dit à ce sujet: “Les Canadiens de l'état commun sont indociles, entêtés et ne font rien qu’à leur gré et fantaisie; ceux qui font métier de gagner leur vie à conduire des voitures font une gaillardise et un point d’honneur de faire connaître leur adresse et la vigueur de leurs chevaux en devançant les voitures qui les précèdent sans considérer s’il y a des risques et dangers à courir.” P.-G.R.LES DISTRICTS MILITAIRES Les trois quarts des gens savent que la région de Québec est comprise dans le district militaire no 5, la région de Montréal dans le district militaire no 4 et ainsi de suite pour le reste du Canada, mais combien prennent la peine de se demander depuis quand notre armée ou notre milice canadienne est divisée ainsi par districts avec chacun un chef d état-major.Il y a plus de trois quarts de siècle que les districts militaires existent.La plupart ont subi des changements dans leur organisation et leurs bornes, mais le système inauguré en 1862 a été conservé dans ses lignes principales.C’est cette organisation qui a permis au Canada de lever une si splendide armée pendant la seconde guerre mondiale. 83 — C est le 17 novembre 1862 que le Canada, pour les fins militaires, fut divisée en dix-neuf districts dont neuf dans la province de Québec.Les quatre districts militaires de la région de Québec étaient formés comme suit : 1 ° le district de Gaspé; 2° les comtés de Rimouski.Témiscouata, L’Islet et Montmagny; 3° la rive nord du Saint-Laurent, depuis le Saguenay jusqu’à Deschambault; 4° les comtés de Lévis, Dorchester, Beauce et Lotbinière.1 .e capitaine L.-T.Suzor fut chargé de la division qui comprenait la ville de Québec et le capitaine Théodore Juchereau Duchesnay reçut le commandement de la division qui partait de Beaumont et allait jusqu’à Cap-Chat.On peut dire que les capitaines, plus tard lieutenants-colonels Suzor et Duchesnay ont été les principaux organisateurs de la milice canadienne moderne dans le bas Québec.Ce n’est qu’un peu plus tard que les différentes divisions militaires furent fondues en districts militaires uniques avec des numéros pour chacun.LES ARQUEBUSIERS Ceux qui ont lu les Voyages de Champlain se rappelle-îont 1 effet terrible que produisit l’arquebuse de Champlain dans sa première rencontre avec les Iroquois.Champlain avait suivi ses alliés hurons jusqu’au lac Champlain.Lorsqu ils furent en présence des Iroquois, les Hurons ouvrirent leurs rangs et Champlain qui jusque là s’était dissimulé derrière ses alliés, s’avança, son arquebuse au bras, il abattit en quelques minutes deux ou trois chefs iroquois.Ceux-ci, qui n avaient jamais vu d’autres armes que des flèches, turent épouvantés et prirent la fuite.E arquebuse était la principale arme au temps de Champlain et elle le demeura plusieurs années après sa mort.L’arquebuse était une arme assez pesante qui demandait de I réqtientes réparations.L’arquebusier était l’ouvrier qui cou- — 84 — fectionnait l’arquebuse et la réparait lorsqu’elle se brisait.Jean de Lespinasse est, croyons-nous, le premier arquebusier dont notre histoire fasse mention.Lespinasse qui avait une certaine instruction fut notaire en même temps qu’ar-quebusier.Les hommes de guerre étaient alors plus utiles à la colonie que les hommes de plume.Lespinasse abandonna bientôt son étude de notaire pour se consacrer exclusivement à la fabrication et à la réparation des arquebuses.Lespinasse disparut du pays en 16 .Le recensement de 1666 mentionne quelques arquebusiers cà Québec, Montréal et Trois-Rivières.L’arquebuse n’est plus qu’une arme de musée.Cette arme qui jeta l’épouvante parmi les Iroquois en 1603 a été remplacée par des armes cent fois plus terribles.L’arquebuse ferait aujourd’hui triste figure à côté des armes modernes qui d’un seul coup fauche des douzaines d’hommes à la fois.LA REVUE FÉMININE DE FRANÇOISE Nous disons revue féminine avec intention car la revue dont il s’agit ici était féminine et non féministe.Le Journal de Françoise, la première revue publiée au Canada français par une femme, parut à Montréal de 1901 à 1910.Françoise était le nom de plume de Robertine Barry, uee dun père écossais John Edmund Barry et d’une mère canadienne-française, née Rouleau.Robertine Barry reçut soil instruction au couvent des Ursulines de Québec puis se consacra au journalisme.Elle publia dans la Patrie, de Montréal, pendant plusieurs années, des chroniques du lundi qui furent très remarquées dans le temps.C’est en 1901 que Robertine Barry laissa la Patrie pour publier le Journal île hrançoisc.Revue bimensuelle, le Journal de Françoise — 85 — comptait plusieurs collaborateurs qui traitaient de tous les problèmes de la vie canadienne.Robertine Barry fut une des premières femmes canadiennes à réclamer pour son sexe égalité de droits dans notre monde politique et autres.I-,a plupart de ses revendications ont été acceptées.En 1895, Françoise avait réuni en volume, sous le titre Pleurs Champêtres, ses principales chroniques parues dans la Patrie.Robertine Barry décéda à Montréal en 1910.“Elle est à bon droit considérée comme l’une des femmes qui.dans les lettres, ont honoré la Canadienne française”.LES MILICIENS DE JADIS Nos vieilles chroniques nous apprennent que, sous le régime français, les gouverneurs de la colonie partaient de Québec en janvier de chaque année pour passer le reste de l’hiver à Montréal.Ce voyage du gouverneur était l’occasion d’un branle-bas dans la haute société de la capitale.Dix à quinze carrioles remplies des principaux officiers des troupes et de l’administration, accompagnés de plusieurs dames, allaient reconduire le gouverneur jusqu’à la Pointe-aux-Trembles, à quelques lieues de Québec.Il va sans dire que les habitants des paroisses entre Québec et la Pointe-aux-Trembles avaient la tâche de mettre le chemin du Roi en bonne condition pour le passage de ce nombreux parti.En 1752, le gouverneur Duquesne partit le 14 janvier pour Montréal, accompagné ainsi par plusieurs carrioles remplies de messieurs et dames.On se rendit jusqu’à la Pointe-aux-Trembles où tous passèrent la nuit.Pour sa part, — 86 — M.Duquesne coucha au couvent des Soeurs de la Congrégation.Ses amis trouvèrent refuge dans les autres maisons du village.Pour faire honneur au gouverneur, le capitaine de milice de la Pointe-aux-Trembles avait réuni ses miliciens, soit 20 à 25 hommes.Ces miliciens formèrent la haie à l’arrivée de M.Duquesne au couvent ef la relation de ce voyage ajoute: “Elle (la garde) \ passa la nuit et ne se retira qu’après le départ du gouverneur”.Nous avons là une preuve ou une raison du peu de popularité des officiels français parmi les Canadiens.N’aurait-il pas été plus humain de la part du gouverneur de remercier les miliciens dès son entrée au couvent de la Pointe-aux-Trembles et de renvoyer chaque milicien chez lui.Passer toute une nuit dans la rue en plein mois de janvier n’est pas précisément un exercice agréable.Quel besoin le gouverneur avait-il d’une garde nocturne d’une vingtaine d’hommes dans un village paisible comme la Pointe-aux-Trembles?QUEBEC GARRISON LIBRARY (1816) C’est la coutume dans l’armée anglaise, pour toutes les garnisons un peu importantes de mettre des livres à la disposition des officiers.Tls peuvent ainsi s’instruire et se récréer.L’oisiveté est dangereuse pour toutes les classes de la société mais particulièrement pour le jeune officier qui vit dans des pays étrangers, loin de sa famille et de ses amis.Les liaisons qu’il peut contracter l’exposent souvent à briser son avenir.Les livres sont de bons amis et l’officier, en lisant, évite le danger de l’isolement en des heures non occupées.C’est en 1816 que la Quebec Garrison Library fut établie dans l’ancienne chapelle intérieure du collège des Jésuites.Cette bibliothèque contenait un bon nombre d’ouvra- 87 ffes techniques, des romans, des revues d’Europe et d’Amérique, des journaux du pays et même de l’étranger, etc., etc.Elle était ouverte de neuf heures du matin à cinq heures de l'après-midi, et les étrangers y étaient admis du moment qu’ils étaient présentés par un officier de la garnison.La Quebec Garrison Library disparut avec le départ des régiments de l’armée impériale en 18/1 et en 1872.LA POLICE MUNICIPALE DE QUEBEC C’est le 2 mai 1843, que la police municipale de Québec proprement dite vit le jour.Ce jour-là on engageait un chef, trois constables et vingt-cinq hommes de police.Le salaire du chef devait être de 200 livres par année, celui des constables de trois chelins et six pences par jour et les hommes de police devaient recevoir deux chelins et demi par jour de travail.La ville s’engageait à fournir, tous les deux ans, aux constables et hommes de police une redingote d’hiver, un habit d’été, un chapeau, un casque, un bâton, et, tous les ans, une paire de culotte, une paire de bottes d’hiver, une paire de bottes d’été.A l’origine, il n’y avait que deux postes de police, l’un à la haute ville, l’autre dans la partie basse.R.H.Russell fut le premier chef de police de Québec.LE FRÈRE LUCIEN SERRE Né à Saint-Edouard de Napierville le 3 juillet 1869, et baptisé le même jour sous le nom de Hubert-Auguste.Il était fils de Lucien Serre, cordonnier, et de Marie Gauthier.Petit-fils de Denis Serre, aubergiste au village de Saint-Edouard et de Josephte Robert. 88 — Entra clans la congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes, sous le nom de Théodosius-Lucien, le 6 août 1885.Il mourut à Ste-Foy (Québec), le 13 juin 1929.Auteur d’une Vie de Louis Fréchette.Gaston Derome LE PREMIER NAVIRE CONSTRUIT À QUÉBEC Quel fut le premier navire construit à Québec?Il est fort possible que dans les premières années du séjour de Champlain à Québec, on ait construit sur les bords de la rivière Saint-Charles ou dans une des nombreuses anses du Saint-Laurent quelques barques, mais le premier navire de quelque importance mis en chantier à Québec est sans aucun doute possible la barque dont Champlain nous parle dans ses Voyages et qui fut mise à l’eau en 1628.Champlain explique qu’au mois de juin 1628 la disette était extrême à Québec et que le sieur de la Raide ayant laissé toutes les barques à Tadoussac ses gens n’avaient aucun moyen de se rendre à Gaspé, distance de cent cinquante lieues, pour obtenir des provisions des vaisseaux de pêche qui pourraient s’y trouver.Dans cette extrémité, Champlain décida de construire une barque le plus rapidement possible afin d’aller chercher du secours soit à Tadoussac soit à Gaspé.Mais tout manquait à Québec pour une telle construction: pas de bois, pas de lirai, pas de cordages, pas de voile.Et, ce qui était encore pis, on n’avait aucun ouvrier compétent dans ce genre de construction. — 89 — Le fondateur de Québec s’était trouvé plusieurs fois dans des situations aussi critiques, et il ne se découragea pas.Il mit tout son monde à l’oeuvre.“La diligence d’un chacun fut telle, dit-il, qu’en moins de cinq ou six jours nous en eûmes (toutes les choses nécessaires) suffisamment; de là fûmes au Cap de Tourmente tuer un boeuf pour en avoir le suif pour mettre avec le brai ; l’on fit faire aussitôt de l’étoupe avec de vieux cordages, ramassant toute chose au moins mal que l’on pouvait pour nous accommoder.” Une fois la barque terminée, il fallait la calfeutrer.Or les calfats manquaient dans le pays.On requit alors les services du sieur Couillard, “bon matelot, charpentier et cal-feutreur”, qui était depuis quinze ans dans la colonie, et se nourrissait de ce qu’il avait défriché.Champlain eut toutes les misères du monde à obtenir les services de Couillard pour aller à Tadoussac.Couillard invoqua toutes sortes de prétextes pour rester chez lui.La barque construite par Champlain en 1628 n’eut pas un long règne.On sait qu’en 1629 les Français furent forcés de quitter le pays à la suite de la prise de Québec par les frères Kirke.Cette barque, d’ailleurs, n’était pas un navire de haute mer.Il faut se rendre ensuite aux temps de Talon pour arriver à la construction d’un navire d’une certaine importance.QUESTION J’ai lu dans un vieux mois de Marie, il y a quelques années, que Champlain, le 8 déc.1608; et Maisonneuve, le 8 déc.1642, avaient solennellement établi la tradition de dire l’Angelus par une fête religieuse et civile.Pourriez-vous me donner une référence-historique qui fonde cette tradition.J’ai consulté Charlevoix, Les Relations, Groulx et Massi-cotte sans succès.XX — 90 — QUELQUES NOTES SUR MAXIMILIEN BIBAUD Dans le- Bulletin des Recherches Historiques de 1907, p.380, on a demandé la liste des ouvrages de Michel Bibaud, .Maximilien Bibaud et demoiselle Adèle Bibaud.Ayant depuis longtemps en préparation, une petite étude sur Maximilien Bibaud, nous avons établi une liste de ses ouvrages.Cette liste est incomplète, nous la donnons tout de même, ci-après, pour le cas où elle pourrait être utilisée par ceux qui s’intéressent à "Bibaud jeune”.— Biographie des Sagamos illustres de l’Amérique Septentrionale, Montréal, 1848.(Gagnon I, n° 276).— Prospectus du cours de droit du collège Ste-Marie — Série d’articles dans les Mélanges Religieux (1851).— Les lois françaises sur la prévention des incendies.Lecture à l'Institut national.— La Minerve, 1852.— Série d’articles à l’occasion de la mort de Wellington (1852).Catéchisme de l’histoire du Canada à l’usage des écoles, Montréal 1853.112 pp.in-24.(Gagnon, I, n° 277).- Supplément à la notice historique sur l’enseignement du droit à Montréal.(Gagnon, I, n° 287 (1853).— Essai de logique judiciaire, etc, Montréal, (1853) (Gagnon, II, n“ 150).Les institutions de l'histoire du Canada, ou annales canadiennes jusqu’à l’an MDCCCXIX, 1819.Montréal, 1855.(Dionne, n° 529). — 91 — — Revue critique de l’histoire du Canada de M.Carneau.Montréal, 18a5, ou Le Charlatanisme dans l’histoire.(Gagnon, Tl, n° 151 ) (Dionne, n° 530), — Dictionnaire historique des hommes illustres du Ca nada et de l’Amérique.Montréal, 1857.(Gagnon I n° 280).— Deux pages de l’histoire d’Amérique lues au Cabinet de Lecture, Montréal, 1857.(Gagnon, I, n° 279), — Opuscules.Montréal, 1857.(Dionne, n" 591).— Le Panthéon Canadien.Choix de biographies dans lequel on a introduit les hommes les plus célèbres des autres^ colonies britanniques.Montréal, 1858.(Gagnon, I, n° 281).— Tableau historique des progrès matériels et intellectuels du Canada.Montréal, 1858.( Gagnon I n° 282).— Les Machabées Canadiens.Montréal, 1859.(Gagnon, I, n' 283).- Commentaires mu les lois du Bas-Canada ou Conferences de l’Ecole du Droit liées au Collège des RR.IM’.Jésuites.Montréal, 1859-1862.(Gagnon, II, n° 481).— Bibliothèque canadienne, ou annales bibliographiques.Montréal, 1859, s.d.(Gagnon.I.n° 296).Apothéose de Bibaud, jeune, par le commandeur Vi-ger.M.Chauveau, "La Minerve”, "La Guêpe”, La Société Botanico-Historique, l’abbé Verreau nec non Louis Gaudron, 4 feuillets in-8.(Gagnon, II n° 157 ) (1859?) — Feuilleton bibliographique, (Montréal vers I860).Relié avec le “Panthéon”.(Gagnon, II, n° 152). 92 — La Société Historique de Montréal, vs Maximilien Bibaud.Montréal, in-8.“Cérat et Bourguignon”, imprimeurs.(1860?) Nota: Gamme complète de gros mots, comme Bibaurl savait en dire à l’adresse de MM.Vigier, Bellemare et C'bauveau.(Gagnon, I, n° 286).Napoléon 1er, Napoléon III.Parallèle historique.Montréal, 1860.(Dionne, n° 679).— Tablettes historiques canadiennes modelées sur l’abrégé chronologique du président Henaut, 2e édition.Montréal, 1861.(Gagnon, I, n° 284).Kxegèse de Jurisprudence, (1861?) (Gagnon, II, n“ 156).Notice historique sur l’enseignement du droit en Canada.Montréal, 1862.(Gagnon, II, n° 153).— - J, honorable L.-A.Dessaulles et le système judiciaire des Etats pontificaux.Montréal, 1862.(Gagnon, II, n° 154).Confédération du Sud, Montréal, 1864.(Gagnon, II, n° 155).Michel Bibaud — Intéressante notice biographique anecdotique parue dans divers numéros de l’Opinion publique de décembre 1877 et janvier 1878.L’auteur signe: b.M.T.Maximilien Bibaud.(Brochure factice).Te mémorial des vicissitudes et des progrès de la langue française en Canada.Rédigé dans un hameau de la seigneurie Deguire en 1870: revu à Montréal en 1876 et 18/8.Montréal, 1879.(Gagnon, 1! n° 1375).- Mémorial des honneurs étrangers conférés à des Canadiens, etc.Montréal, 1885.(Gagnon, II , n° 1375). — 93 — — Le Panthéon Canadien.Nouvelle édition.Montréal 1891.(Dionne, n° 2283)., Aucun li\ re ne fut plus mal accueilli que le Memorial des Vicissitudes, etc.Un littérateur qui signait Jules Airvault (pseudonyme de l’historien estimé, l’abbé H.-R.Casgrain) le critiqua vertement dans Y Opinion publique de 1880, et cela contribua a obscurcir l’étoile de Maximilien.Ce fils dit distingué Michel Bibaud n’avait que 25 ans lorsqu il publia son premier et meilleur ouvrage : “Les Saqa-mos illustres”.A peine était-il admis au barreau qu’il devenait professeur de droit en 1851.Comme nous n’arrivons pas à pouvoir apprécier équitablement la carrière de cet écrivain loué par les uns, conspué par d autres, nous remettons a plus tard la tâche de rassembler ce qu’on a dit de celui qui parfois signait “F.M.U.Maximilien Bibaud, avocat consultant, professeur de législation,” et plus souvent “Bibaud Jeune, LL.D.” t Au baptême, il n’avait reçu que les prénoms de François Maximilien.Cela ne l’empêcha pas, par singularité, de se prénommer en certains cas: François-Michel ou Marie Un-cas-Maximilien.Tl ajoutait Michel, croit-on, en l’honneur de son père et Uncas en souvenir d’un illustre sagamos.E.-Z.Massicotte QUESTIONS En 1757, huit navires qui apportaient des vivres à la Nouvelle-France furent pris par les Anglais.Trois navires (lç provisions parvinrent à Québec mais l’un d’eux périt sur l’île Verte à son retour.Quel était ce navire?XXX — 94 — Le Québec Central Ry est aujourd’hui la propriété du Canadien Pacifique.Depuis quand ce chemin de fer existe-t-il?En quelle année s’est-il rendu de Sherbrooke à Lévis puis dé Lévis à Québec?Le Quebec Central était-il contrôlé par des actionnaires anglais ou canadiens?Sherb E.-X.Carneau met dans la bouche du marquis de La-fa vette les paroles suivantes adressées à des gentilshommes canadiens prisonniers des Américains à Boston: “Eh quoi! vous vous êtes battus pour rester colons au lieu de passer à l’indépendance, restez donc esclaves”.Ces dures paroles de La Fayette sont-elles bien authentiques?Où Garneau a-t-il pris cette cinglante apostrophe?A.J.C.Garneau dit quelque part que le marquis de Vaudreuil établit huit maîtres d’école dans différents endroits du pays.Evidemment, ces maîtres d’école étaient des laïques.A-t-on conservé les noms de ces premiers instituteurs laïques dans notre pays?Mag.Connaissez-vous l’histoire des navires du Roi La Martre, Le Sauvage et l’Outarde qui vinrent à Québec de temps en temps vers la fin du régime français?Capt.Quelle fut la première revue musicale publiée dans la province de Québec?A.B.Où était situé le fort La Reine?G.O.B.De quand date le corbillard au Canada?P.Quelle est l’origine du nom Sayabec?O.P.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.