Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 avril 1954, avril
V«L £0 Lévis — Avril-Mai-Juin 1954 No 686 LE BULLETIN No 2 DES Recherches Historiques REVUE D’ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.DIRECTEUR ANTOINE ROY Autorité comme envoi postal de la deuxième datte Ministère des Pates, Ottawa. LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix dû l'abonnement: $3.00 par année.DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille, QUÉBEC.SOMMAIRE Avril - Mai - Juin 1 954 C,iiéDà:B?amB2lNîs98?LT: ~EnC°re Ie.Brief .disC0Urs:.Chamt,lain «-‘-a K.I’.LEON POULIOT, s.j.— Une leçon d’histoire d’Etienne Parent MARINE LELAND.— Madame de Repentigny .JI 'V^mmentUvlen0’ conMnyid“,tT,du Mot le Saint-Julien, un des navires que don redro de Zubiaur a amenés de Bretagne voyTS de S Champlain, (éd.H.Deschatnps), p.354.-7 The works of S.Champlain, t.I, p.4.1 69 N’en subsiste pas moins, toujours aussi forte, la terrible objection de Champlain lui-même: "Les Françoys.n’y ont nul accez libre.” L interdit était rigoureux, quasi absolu.L’on ne voit pas quels titres auraient justifié en sa faveur la levée d’une pareille consigne.Qu’est-ce qui le recommandait à la Cour d Espagne ?Rien, ni des considérations de famille, ni le souvenir d’anciennes liaisons politiques.Il paraît difficile d admettre que les Espagnols se soient départis d’une règle qui était pour eux une maxime d Etat par complaisance pour un individu inconnu, qui n avait rien fait pour leur inspirer confiance, qu’ils avaient au contraire tous motifs de tenir à distance.Si le Brief discours — préambule hors de cause — était une relation véridique, Champlain aurait dû se faire gloire de son contenu et revendiquer, à visage découvert, l’honneur d’une reconnaissance aussi exceptionnelle.Dans 1 hypothèse de sa véracité, son silence ne se comprend pas.Sa discrétion surprend.Champlain avait certainement recueilli des informations exactes sur le dernier acte de l’occupation espagnole en Bretagne.Il les a placées en tête de son mémoire — celui-ci n’est apparemment qu’une compilation — mêlées, volontairement ou non, à pas mal de faussetés 28.L’ombre s’étend de plus en plus sur la période de la vie de Champlain antérieure à 1603.Le mystère s’épaissit.Le premier service que rend la critique est une besogne d’élagage.En éliminant les légendes, les propos en l’air, les on-dit, elle déblaie le terrain et, sur cette table rase, permet d’édifier quelque chose de solide.Il ne faut pas désespérer qu un jour ou l’autre des documents nouveaux surgissent qui, à 1 histoire fantaisiste de Champlain, aident à substituer une histoire vraie.Claude de BON N AULX 28 M.Jacques Rousseau, qui a étudié le Brief discours au point de vue de sa valeur scientifique (Samuel de Champlain, botaniste mexicain et antillais.Mont-reai, 1951), avoue que l’analyse dudit récit ne lui a fourni “aucune solution définitive .Je ne sais pourquoi il s’arrête à cette opinion que “le voyage de Champlain reste vraisemblable”.11 a relevé dans le Discours force confusions, des conjectures hasardées, des descriptions pleines d'erreurs; et dans les dessins de plantes, des naivetes, des imprécisions constantes.Cette relation lui parait n’avoir été rédigée que de mémoire et en l’absence de notes prises sur les lieux. Une leçon d’histoire d’Etienne Parent Par le R.P.LEON POULIOT, s.j.A sa première session de 1839, la chambre d’assemblée du Haut-Canada vota des propositions favorables à l’Union.Mais elle y mettait des conditions injustes et injurieuses pour le Bas-Canada.E1!e avait stiPulé entre autres choses, écrit Chapais, que le siège du gouvernement de la province unie devrait être dans le Haut-Canada; que le nombre des députés à l’assemblée pour chacune des provinces serait de 50 pour le Bas-Canada, et pour le Haut.Canada de 62 (c’est-à-dire le chiffre actuel susceptible d’être augmenté suivant l’augmentation de la population) ; qu’après un certain délai, qui ne devait pas déliasser 1845, la franchise électorale serait restreinte à ceux où les terres seraient tenues en franc et commun soccage; enfin que la langue anglaise seule serait en usage dans la législature, devant les tribunaux, et dans toutes les procédures publiques.Nous n’avons pas besoin d’insister sur le caractère odieux de ces conditions posées d’avance par la législature haut-canadienne comme corollaire obligé de son adhésion au projet d’union.Ecoutez comment le biographe de lord Sydenham, son propre frère, la jugeait lui-même : “Leur effet, si elles avaient été acceptées, aurait été de dépouiller les Canadiens français de tout pouvoir politique.Par la seconde condition ceux-ci, nonobstant leur supériorité numérique, auraient été condamnés à une infériorité de représentation sans espoir et constamment croissante.Par la troisième, avant quatre ans, ils auraient été presque complètement défranchisés, leur province étant soumise, pour la plus grande partie de son territoire, au régime de la tenure seigneuriale et non pas à celui du franc et commun soccage.Enfin par la dernière, ils auraient été placés en interdit non seulement dans la législature, mais devant les cours de justice et même dans toute autre assemblée publique ^ Le gouverneur-général Thomson, le futur Lord Sydenham, voulait irrévocablement 1 Union, il voulait, parfait exécuteur des volontés de Londres, 1 anglicisation des Canadiens français.Mais il entendait que la chose se fit graduellement, non d’une façon aussi brutale.Il ne put cependant empêcher les opinions extrémistes de se manifester à la législature de Toronto qu’il convoqua le 3 décembre 1839 et qui fut prorogée le 10 février 1840.Et malgré tous les efforts qu'il déploya, la proposition de Cartwright, stipulant que l’anglais serait la 1 Cours d'histoire du Canada, T.IV, p.291.71 72 seule langue de la législature faillit l’emporter.Elle fut repoussée par 29 voix contre 21.Cette explosion de fanatisme eut deux bons effets.Le premier, ce fut de stimuler dans le Bas-Canada le mouvement d’opposition à l’Union par la création de comités, d’abord à Québec, ensuite à Montréal.Le deuxième, ce fut d’attirer au Bas-Canada la sympathie des journaux de langue française publiés à New-York, le Courrier des Etats-Unis et Ylndicateur.On comprend la réaction de ces journalistes de France, installés à New-York, devant un danger qui menace le fait français en Amérique.Mais ils connaissaient peu l’histoire du Bas-Canada; et ils prirent pour argent comptant l’opinion de quelques Canadiens aigris réfugiés aux Etats-Unis.Parent crut qu’il fallait rétablir les faits.Et le Canadien du 7 février 1840 livrait l’article suivant à la méditation de ses lecteurs : Les demandes des Chambres du Haut-Canada ont fait rompre le silence sur nos affaires au Comricr des Etats-Unis et à Y Indicateur.Tous deux ils s’indignent de l’état d’ilotisme politique auquel on voudrait réduire un peuple par la raison qu’il est d’origine française, et qu’il a des institutions françaises.Nous sommes pour notre part sensible à cet acte de sympathie, mais nous devons faire remarquer à Ylndicateur qu’il a été bien mal renseigné quant au Clergé Catholique du Bas-Canada, qu’il accuse d’être ligué avec le parti qui opprime ses compatriotes.Nous ne cacherons pas qu’il s’est trouvé quelques membres de notre Clergé qui, dans les derniers troubles, ont plutôt joué le rôle d’ennemis jurés de leurs ouailles, que celui de consolateurs et de protecteurs; mais c’est le petit nombre, et le pays n’a qu’à se louer de la conduite du corps entier, et à regretter aujourd’hui que les exhortations des chefs de l’Eglise Catholique du Bas-Canada n’aient pas eu l’effet d’empêcher l’insurrection d’éclater en 1837, quoique tout le inonde ne soit pas prêt à souscrire à la doctrine de l’obéissance passive qui était prêchée dans ces exhortations.Puis s’il fallait énumérer toutes les obligations du peuple Canadien envers son clergé, le catalogue en serait trop long pour cet article.Bien loin, comme Ylndicateur le donne à entendre, que le clergé s’oppose à l’éducation, si nous avons de nombreux et florissants collèges où l’on reçoit une éducation classique du premier ordre pour une somme des plus modiques, c’est aux efforts, à l’influence et aux libéralités de notre clergé qu’on les doit; et la plupart des écoles élémentaires qui existent dans nos paroisses sont encore dues au clergé.Nous voyons Ylndicateur et le Courrier des Etats-Lnis se réjouir de voir que le peuple canadien se soit conservé dans cet état social qui en fait un peuple français.A qui cela est-il dû, si ce n’est au clergé, qui lors de la Cession s’est trouvé le seul 73 corps capable de conserver notre ancienne nationalité, et qui certes s est montré digne de sa mission.Si le clergé catholique eût été l’instrument aveugle des oppresseurs du pays, il y a longtemps que les derniers vestiges de notre nationalité seraient disparus, et les deux journaux ci-dessus n auraient plus que des regrets impuissants à donner sur un cadavre, au lieu des encouragements qu’ils offrent à une nationalité vivace et vigoureuse.Notre clergé, comme tous les corps qui ont une existence assurée et honorable, hésitera longtemps, comme de raison, avant d’accepter les conceptions de certains esprits ardents, sentinelles avancées du progrès ; il est même bon, à notre avis, qu’il se trouve des corps influents et respectés pour faire balance et contrepoids aux esprits trop prompts à donner dans le nouveau, afin de modérer et régulariser la marche du char social, qui sans cela courrait souvent le risque d’aller se briser sur des obstacles dont on n’aurait pas assez calculé la résistence.Hélas ! les événements récents qui ont eu lieu dans ce pays ne sont-ils pas une preuve frappante de cette vérité?Notre clergé a donc voulu s’opposer à la marche que prenaient les événements de 1837 ; mais on aurait grand tort d’en conclure qu’il ne tient pas à ses compatriotes par les liens de l’affection et de l’intérêt.Nous pouvons assurer nos confrères de New-York que le clergé catholique canadien est un corps animé de sentiments patriotiques et canadiens, et quiconque se laissera aller à une autre impression appréciera mal un fait important de notre politique.Comment en pourrait-il être autrement?Les intérêts du clergé sont inséparables de ceux du peuple.Le prêtre sait qu’il lui faudra tomber avec l’ouaille.Nous supposons bien qu’on a tenu à VIndicateur un langage différent et nous ne trouvons pas étrange qu’il y ait cru ; mais qu’il se rappelle qu’il tient ses renseignements d hommes aigris par la défaite dans des plans de révolution aussi mal conçus qu’ils ont été mal exécutés, et qui voudraient jeter la cause de leur déconvenue sur ceux qui n’ont pas voulu les aider à pousser le peuple dans l’abime où il gémit aujourd’hui et dont il ne sortira qu’avec l’intervention spéciale de la Providence.Ces derniers mots de Parent nous font toucher du doigt la gravité de la situation en 1840.Cet esprit pondéré, judicieux, qui tomba pourtant un jour dans la désespérance jusqu’au point de conseiller, comme moindre mal, l’assimilation au plus fort, ne croyait possible la survivance du Bas-Canada “qu’avec l’intervention spéciale de la providence’’.Est-on si mal avisé après cela de parler du “miracle canadien” ?Léon POULIOT, s.j. \ i WmM ¦ ÿ'S h«M jüsjsÉI Madame de Repentigny p“ mar,ne lela*d ««to.âfjfisx»».Les mémoires 1 * * * de sa captivité au Canada que publiait en 1707 le Révérend John Williams, pasteur de Deerfield, Massachusetts, renferment un passage qui ajoute un nouveau trait à l’intéressante figure de madame Pierre Le Gardeur de Repentignv.née Agathe de Saint- Comme on le sait, c’est le 29 février 1704, que le village de Deerfield etoit attaqué par Hertel de Rouville, et en grande partie brûlé.Cent dix-neuf captifs, hommes, femmes et enfants, furent amenés au Canada Parmi eux, se trouvaient John Williams, sa femme, qui fut assommée en route, et cinq de leurs huit enfants: Samuel, 13 ans; Esther, 12 ans: Stephen, 10 ans; Eunice, sept ans; et Warham, quatre ans.C’est de ce dernier qu’il s’agit dans le passage des mémoires que nous citons plus bas.Bien que le Révérend John Williams n’y mentionne pas le nom de madame de Repentigny, .sans doute parce que ce nom est excessivement difficile à prononcer et à épeler pour un étranger, il ne peut être question que de cette pionnière de l’industrie canadienne.La chrono- ufm Cn faU f01’ S3-S ParlCr de certaines précisions que fournit John Williams, et qui coïncident très exactement avec ce que madame de Repentigny écrivait elle-même au sujet de son entreprise, dans une lettre quelle adressait au Ministre à Paris, le 13 octobre, 1705, et dont nous citons un passage : "Monseigneur, L’arrivée des vaisseaux m’apprend que vous demandez compte à Monsieur le Gouverneur et Monsieur de Beauharnois de la réussite de mes entreprises.Cette explication, Monseigneur, m’engage à prendre la liberté d’en informer moi-même Votre Grandeur.La parfaite connaissance que j’ai des soins que vous prenez du pays, me flatte que vous souffrirez ce détail, et que vous trouverez bon que de mon propre mouve- \Ces mémoires furent publies sous le titre, The Redeemed Captive Returning n,r ’ °r a(FVthflïl,Htï!?r,?.°f Re”MrkMc Occurrences in the Captivity and Deliverance of Mr.John Williams.La première édition parut à Boston en ^1707 Depuis cette date, une douzaine d’éditions du livre de M.Williams se sont succé- feion" ÏTlf"16 Pa£Vn 199?’ Le passage que nous dtons est tfré de leditiwi de 1800, (Thomas Dickman, Greenfield, Mass.).S- madame de Repentigny voir J.-N.Fauteux.Essai sur l’industrie au T rép'merraT'S- Quebec, 1927; E.-Z.Massicotte, BRH, 1944; -Mgr Albert Tessier, Canadiennes, Montréal, 1946.75 76 ment j'aie levé une manufacture de toile, droguet, serge croisée et couverte.Pour cet effet, Monseigneur, j’ai racheté neuf Anglais de la main des Sauvages à mes dépens.Je leur ai fait faire des métiers et leur ai fait monter dans un logement commode.” 3 Afin de rendre plus clair le passage du Redeemed Captive cité plus loin, et où il est fait allusion au rachat du petit Warham Williams par madame de Repentigny, voyons ce qu’avait été le sort des autres enfants de John Williams qui furent amenés avec lui au Canada.Samuel, l’aîné, fut racheté par Jacques Leber.Le marquis de Vaudreuil paya la rançon d’Esther et de Stephen.Quant à Eunice, il avait été impossible, en dépit des efforts acharnés du marquis de Vaudreuil et de son épouse, d’obtenir sa délivrance.En fait, Eunice devait passer toute sa vie à Caughnawaga où elle épousa à seize ans, en 1713, un Iroquois converti, et où elle mourut en 1786 dans la quatrevingt-dixième année de son âge.Plusieurs autres jeunes captifs de la Nouvelle-Angleterre restèrent également à Caughnawaga où ils firent souche.Si nous ajoutons que pendant la nuit du massacre de Deerfield, John Williams avait perdu deux autres enfants, un garçonnet de six ans, John, et une petite fille de six semaines, Jerusha, qui furent tués sur place, et que seul de la famille, l’aîné, Eleazar, échappa à la mort et à la captivité, on se fera une idée de l’état d’esprit du Pasteur de Deerfield au moment où il écrivait les lignes qui suivent.4 "My youngest child was redeemed by a gentlewoman in the city,5 as the Indians passed by.After the Indians had been at their fort, and discoursed with the priests, they came back and offered to the gentlewoman a man for the child, alledging that the child could not be profitable to her, but the man would, for he was a weaver, and his service would much advance the design she had of making cloth : But God overruled so far, that this temptation to the woman prevailed not for an exchange; for had the child gone to the Indian fort, in an ordinary way it had abode there still, as the rest of the children carried there do.” ( Traduction ) Mon plus jeune enfant fut rançonné par une dame de la ville lorsque les Sauvages traversaient celle-ci.Après qu’ils eurent été à leur fort et qu ils eurent parlé à leurs prêtres, ils revinrent, et ils offrirent à la dame d’échanger l’enfant pour un homme, alléguant que 1 enfant ne pouvait lui être d’aucun profit, tandis que l’homme lui serait utile, car c était un tisserand et son travail ferait avancer le projet qu’elle 3 Arch, du Canada, Q.61-62, p.449.4 Op.cit., p.43.n Montréal. 77 nourrissait de fabriquer des étoffes.Mais Dieu voulut que la femme ne soit pas tentee par l’offre de cet échange, car si l’enfant était allé au fort, il y habiterait encore, selon toute probabilité, comme le font les autres enfants qui y furent conduits.” Ces quelques lignes démontrent que Madame de Repentigny en plus d etre une femme de tête, fut une femme de cœur.Marine LELAND Smith College Northampton, Massachusetts.6 Caughnawaga. > Quelques capitaines de milice du gouvernement de Montréal pendant la guerre de l'Indépendance Le registre des milices (A.C.S.V., vol.1909) cité au Bulletin d’octobre-décembre 1953, pp.225-227, contient une annexe qui donne une liste des bourgeois qui reçurent du gouverneur Haldimand, exemption de servir sous les drapeaux, à une certaine période de la guerre de l’Indépendance.Cette liste est intéressante, non seulement parce qu’elle énumère les principaux marchands ou bourgeois, mais encore parce qu’elle donne les noms de quelques-uns des capitaines des paroisses du gouvernement de Montréal, à l’époque.La plupart sont connus, et notes d’état civil suivront eventuellement sur eux, dans le Bulletin.Par ailleurs, quelques-uns ne sont pas définitivement identifiés.Après 1784, les registres des milices du Canada donnent les nominations, permutations, ou mises à la retraite des officiers de l’époque, qu a reproduit, plus ou moins fidèlement, Y Almanach de Québec.Jean-Jacques LEFEBVRE.1/oZ pr May NOMS des Persones que Son Excellence Le général Haldimand a Exemtée Vareine, Comp® Messier Vareine, comp* LeBrodeur Terrebonnefi comp* P.Raby .Idem comp* .de la Prairie .maskouche Lachenay verchere .Lanoray, comp* L.Roy de Lachine .de Lassomption, comp® Bellaire N.1® Le Sr derouen 2e Le Sr Maugè Lainè 3® Le Sr Maugé Cadet 4e Le Sr Desfausses 5* Le Sr Ignace Lacroix père 6e Le Sr Jos.Lacroix, fils 7*Le Sr P.Rencoure 8® Le Sr Louis La Plante 9* Jean Marie Vaudry 10* Jean Bpte Bondy 11® françois Marion 12® Joseph Goulet 13® Md V® Lagotterie 14® Mr Desaunier Desruisseaux 79 80 de Berthier, comp" P.Dostaler Idem comp‘‘ .Vaudreuille .S* Sulpice, come Bourdon dans la ville de montreal .Longue Pointe, comp1, Souligny Riviere duchesne .Sorel .Maskouche Lachenay .Pointe-Claire, comp® JBte chenier Terrebonne .Scault au Recolet .Rr® Duchesne, Comp® Paradis .de Lassomption .S‘“ genevieve .Isle au Castor .Pointe claire, comp® Lestang .Sorel .fort de la Prairie de Lamagde .Tenir deux calèches pour Lacomodi persones que jay connu avoir Esté 15e Le Sr Toussaint Pottier 16e Le Sr alexis des Ruisseaux [mort 17“ Joseph N eaux 18® charles Trampe 19“ Le Sr Paul Sabourin 20® Mr Jos, Lacroix apresent capne de la ville 21® Le Sr antoinne La Porte 22® Md Ve Jacques Hervieux 23® Le Sr Truteau 24® Le Sr Nicolas Reaume L* 25® Le Sr ant.Millet 26® Le Sr Jean Provençal 27® V® Michel Beauchamp — [morte 28® Le Sr fr.Dumoulin 29® Le Sr Borgne 30® Jacques David 31® Le Sr André S' Germain Ix:-mer 32® Le Sr Charles Reaume 33® Le Sr Jos Truteau Capne alors 34® Le Sr Paul Etier, capn® Mors 35® Md V® Laferrière — morte 36® Le Sr Lefevre 37® Le Sr charles Decouagne 38® Le Sr Pierre Lafontaine ; Doit té Public.Voicy Tous Les noms des honorée Dexemptions.Montréal 29® Jui‘ 1787 NEVEU SEVESTRE Colonel J.P.NOMS des Persones qui Supplient pour Exemption des corvées et de Servir dans La milice, que Lors quë Sa Très Haute Excellence MILORD DORCHESTER Les Requerera.Beloeuil, Comp® foisy .N.1® Le Sr alexis Pellée Lahaye de La Prairie.2® Le Sr Louis Lerigée La Plante 81 actuellemen* a S‘ Philippe .a Lanoray .a Vereine .de Lassomption .Ste geneviève .deVerchere fils du Sr JBte Bondy Isle Jesus .a Lachine .3e Le Sr Jacques Porlier 4* Le Sieur Louis Porlier-Be- nac 5e Le Sr ambroise Neveu 6® Le Sr Devienne 7“ Le S' fr.ant LaRocque 8® Le S' Louis Bellaire 9® JBte Bondy fils freres 10® Jos Doire Bondy 11® Nicolas Marchand Neg1 12® Michel Gamelin gaucher 13® Ignace Gamelin gaucher1 1 Annexe, Reg, des Milices, A.C., Sér.V., Vol.1909. Jacques Barbeau (1796-1883), patriote de 1837-1838 Par GASTON DEROME De ta Société Historique de Montréal Lors de la reprise des hostilités, en novembre 1838, Jacques Bar.beau forgeron de U Tortue, convertit s» boutique en usine où il fabriqua des armes pour l’armée des Patriotes.Arrête le 5 novembre 1838, par un détachement du Royal Regiment il était deux jours plus tard, écroué à la prison de Montréal.Son examen volontaire, en date du 24 décembre 1838, est intéressant.En voici quelques extraits: Examen volontaire de Jacques Barbeau, de La Tortue, forgeron "™Ur,er’T~ agfe de q»arante-deux ans, homme marié avec cinq enfants’ déclare : Je fus fait prisonnier, Lundi le cinq de l’autre moi — Je n’avois nen fait par rapport aux affaires publiques — Le samedi matin j’avois ete au fort de Lapraine et je soupçonnois par l’agitation du monde qu’il y avoit quelque chose qui devoit avoir lieu bien vite, mais personne me la dit j ai ete ensuite chez messier Tessier curé [de Saint-Constant 1 pour lui demander un avis sur ce que je devois faire, et il m’a dit “d’éviter le mal autant que possible et qu’au reste il n’avoit pas d’avis à me donner — Je me suis alors rendu chez moi ou j’ai souper et pris mon peau de boeuf je me suis enveloppé dedans et caché dans mon grenier à foin — Le lundi je fus fait prisonnier par les “Royals" — Je n’ai point prête de serment secret ni n’ai été aux assemblées si par cas elles se te-noient et je ne scais signer.Reconnu par devant moi, ce 24 Décembre 1838.(signé) Duncan Fisher, Il semble que Jacques Barbeau ne subit pas de procès et qu’il a été libère apres quelques mois de détention.i7o/;L/etPaitn0te Jacqucs Barbeau était né à Saint-Constant, le 24 février * fils de René Barbeau et de Marie-Josephte Lemieux.Il était l’ar-nere petit-fils du colon, Jean-Baptiste Barbeau-Boisdoré, venu en Nou- ^ avec M- de Saint-Cirque et qui épousa à Boucherville, en 1686, Marie De Noyon.Il avait deux frères: André, marié à Laprairie en 1810 à Charlotte Maiboux, et Antoine, marié à Saint-Philippe en 1831 à Charlotte Blain ».JacqîJXUfebVre.,V °' CW“’Ba"im0re' Tht ^ inji^t“?A^s,v^!lrmt^ rs:i°.Let *• cmym* ** , u 7?r Ca,!adu'!1 n&orical Association.Report of the annual meetina held at London, June 4-6,1953.115 p.meeting bv CCprrrt C°itien!,leAS favaUX suivants: TI^ Backbone of Canada, / ' • Stacey.Harold Adams Innis as Historian, by J.B.Brebner- ! .Ec°les franœ-ontariennes d’avant 1800, par A.Godbouf The ndian Diplomacy of John Graves Simcoe, by S.F.Wise • The Geo ££*** °Vhe Reg?S °f S°U“ OntarioVby1 R W: Ontario’ II °L ,the Network of South-western Larnh TK p J'- ™1 The Federal Archival Scene, by W K Umb, The Provincial Archival Scene, by W.E.Ireland- the Role TRW*?’"T in thC Eur°Pean Bower balance, 1793-1815 by J- K.W.Gwynne-Timothy.y RICH, E.E„ ed.: John Rae’s Correspondence with the Hudson's 96 Bay Company on Arctic exploration, 1844-1855.London, The Hudson s Bay Record Society, 1953.415 p.' L’éditeur de la Hudson’s Bay Record Society ajoute à une collection déjà très riche de publications inédites un volume qui intéressera sûrement les historiens du grand Nord canadien.Mémoire et comptes rendus de la Société Royale du Canada.Séance de juin 1953.Ottawa, Société Royale du Canada, 1953.Nous trouvons, à la Section I, trois essais: le premier, sur le folklore : Cadieux et sa complainte, par Louvigny de Montigny ; le deuxième sur l’artisanat : Le Rôle économique, social et culturel de l’artisanat, par Paul Riou et Jean-Marie Gauvreau; le troisième sur le Château de Ramezay : Le Musée de Montréal, par le notaire Victor Morin.LE BOURDAIS, D.M.: Nation of the North: Canada since Confederation.New York, Praeger, 1954.$5.00.BROWN, G.W.: Canada in the Making.Seattle, University of Washington Press, 1953.$3.00.BOLUS, M.: Image of Canada.Toronto, Ryerson Press, 1953.$5.50.PEARSON, Lester B.(et autres) : Canada, Nation on the March.Toronto, Clark, Irwin & Co., 1953.$3.50.N’ayant malheureusement pas ces volumes en mains, je ne peux que les signaler au lecteur.Gérard MARTIN Maîtres du Port de Montréal, 1839-1954 ARMSTRONG, Edward 1 MORIN, capitaine Pierre-Hector (1784-1866) 2 RUDOLF, capitaine Alfred-M.(1819-1881) HOWARD, capitaine Thomas (1827-1898) BOURASSA, capitaine Toussaint (1851-1926) 3 McSHANE, James (1834-1918) « DEMERS, capitaine Louis-Arthur 5 SYMONS, capitaine James Francis 6 DUFOUR, capitaine Joseph-Pierre 7 1839- ?1849-1859, 1859-1881, 1881-1897 (1898-1899 (1914-1921; 1900-1911, 1912-1914, 1922-1935, 1935- 3 \ Selon acte de I.-J.Gibb, notaire, 15 février 1839, ATM aîiA Fauteux' Patriotes de 1837, Montréal, 1950, p.327.Montréal.* Lapralne; marle a LaPraîrie en 1873 à Joséphine Brosseau; décédé à 1891-1893UtC dC Montréal à l’Assemblée législative en 1877.Maire de Montréal ® Natif de Montréal?Décédé à Ottawa vers 1937.Originaire de Cork, Irlande.Marié à Montréal en 1922 à Marjorie Hodgson niard 0r,glnalre de Baie-Saint-Paul.Marié à Montréal en 1917 à Rose-Anne Si- 8 Compilation de Mlle Antoinette Robert, du secrétariat du Conseil des norts nationaux, a Montreal.Additions et communication de Jean-Jacques Lefebvre^ 97 Service: “Photo»-Documentaire»” “PHOTOSTAT” Spécialiste» en copie» de documents Seule maison du genre à Québec Ouvrage confidentiel TREMBLAY & DION, Inc,, 125, Côte d’Abraham, Québec, Qué.TéL: 2-6427 “ AU VESTEMENT DU LIVRE ENR." 159, Gironx - LORETTEVILLE Spécialité»: Reliure - dorure - tous genres de boîtes en carton pour bibliothèques.Propriétaires: René SAVARD, B.L.S., Gérant des ventes et des achats, Bernard DORÉ, Gérant de production.98 UN BON MOYEN Dans votre budget personnel ou familial, faites la part de l'épargne aussi large que possible.• Dès que vous touchez quelque orgent, commencez par prélever tout ce que vous pouvez mettre de côté.Déposez-le tout de suite à votre compte en banque.C est le meilleur moyen déviter les dépenses inutiles.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $490,000,000 558 bureaux au Canada 15 succursales à Québec 99 LES PRODUITS DE L’ÉRABLE “CITADELLE” Sont de nos jours de précieux auxiliaires dans la cuisine moderne.D'une pureté et d'une voleur insurpassables, ils font des desserts délicieux en même temps que nutritifs.LES PRODUCTEURS DU SUCRE D’ERABLE DU QUEBEC Bureau: Edifice Desjardins, Avenue Bégin, Lévfe».100 La plut importante maison des arts graphiques du Canada français au service des historiens de che%-nous IMPRIMEURS • LITHOGRAPHES - STUDIO D’ART - ÉDITEURS 8125, ST-LAURENT, MONTRÉAL 14 — DUpont 8-5781 * 101 Déposes régulièrement, le succès est au bout Solide comme le rocher de Québec LE FOYER DE L’ÉPARGNE SERVICES AU PUBLIC • Comptes épargne • Comptes courants • Coffrets de sûreté • Valeurs en garde • Casters pour dépûts • Prêts avec garanties • Prêts personnels • Prêts hypothécaires • Chèques de voyages • Mandats d’argent CORRESPONDANT EXTÉRIEUR Fondée en 1848 La Banque d’Economie de Québec Siège social: 21, rue St-Jean 16 à Québec SUCCURSALES 2 à Lévis 102 LIBRAIRIE DUCHARME, Limitée (Fondée en 1911) LE PLUS GRAND CENTRE DE CANADIAN A EN AMERIQUE .500,000 ouvrages anciens et nouveaux, neufs et usagés, périodiques, documents publics, etc.Spéctaliie: Canadiana épuisés, incunables, généalogies, monographies, istoire.littérature, voyages, géologie, biographies, sciences, etc.Achat et vente de bibliothèques privée» Rayons de bibliothèques à bas prix Agents et fournisseurs des bibliothèques canadiennes, américaines et européennes, institutions, collèges, couvents, collectionneurs, etc.CATALOGUES FOURNIS SUR DEMANDE Distributeurs des Cahiers des Dix Séries complètes, numéros détachés, 1935-1952, abonnements reçus.Estimateurs pour compagnies d’assurance-feu Rédacteurs d’index pour livres et revues LIBRAIRIE DUCHARME, Limitée 455, rue St-Sulpice, Montréal, Canada G.DUCHARME, G.MALCHELOSSE Fondateur.Gérant.HArbour 8302 103 LES PARCS DE LA PROVINCE Le gouvernement de lo province a constitué, dans les grondes régions du Québec, des réserves ou parcs destinés à la récréation de notre population.Choisis pour la commodité de leur site, la richesse et la voriété de leur végétation, l'abondance de leurs ressources sportives, ces parcs ont conservé une beauté primitive à peine effleurée par la construction de quelques camps rustiques; ils sont devenus des lieux de repas, de détente et de distraction comme il en existe peu ailleurs.Les citoyens de Québec, de même que les touristes, sont invités à visiter les parcs provinciaux.Le réseau routier de la province, l'un des meilleurs de notre pays, conduit à ces régions.Visiter les porcs provinciaux, c'est refaire ses forces au contact de la science.l’Office provincial de publicité 104
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