Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1954, juillet
Vol.60 Lévis — Juillet-Août-Septembre 1954 No 3 No 687 LE BULLETIN DES Recherches historiques REVUE D’ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.DIRECTEUR ANTOINE ROY Autorité comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa. LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement: $3.00 par année.DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille, QUÉBEC.SOMMAIRE Juiliet-Août-Septembre 1954 Pages R.P.LEON POULIOT, s.j.— Le portrait de Mgr Lartigue .107 JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— Jean-Moïse Raymond (1824-1838).Natif du Comté .109 LIONEL AUDET LAPOINTE.— Famille Amiot-Villeneuve .121 1 RESIDENTS GENERAUX, 1876-1955, de la Société des Artisans 136 GERARD MARTIN.— La Chronique du Bibliothécaire.137 COMPTES ET MEMOIRES DU POSTE VINCENNE.141 BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.60 Lévis — Juillet-Août-Septembre 1954 No 3 Le portrait de Mgr Lartigue Collège Sainte-Marie Par le R.P.LEON POULIOT, s.j.Montréal Les portraits de Mgr Jean-Jacques Lartigue, premier évêque de Montréal, décédé à l’Hôtel-Dieu de cette ville, le 19 avril 1840, ne semblent pas nombreux.Pour notre part, nous n’en connaissons qu’un, celui qui eut une grande popularité à l’occasion de sa mort.En voici l’histoire.Le 2 mai 1840.L’Ami du Peuple publiait la note suivante: Nous voyons avec plaisir que M.Yves Tessier, peintre de cette ville, (est) parti pour New-York afin de faire graver et lithographier le portrait qui fut fait d’après nature du vénérable prélat dont nous déplorons la perte.Nous avons vu l’original sur lequel seront exécutées les gravures et la lithographie, et nous pouvons affirmer qu’il est d’une ressemblance frappante, ayant obtenu les suffrages de tous ceux qui furent admis à le contempler.Le goût et les talents de M.Tessier sont de sûrs garants des soins qu’il portera dans l’exécution de cet ouvrage.Comme souvenir historique il est probable que chacun voudra posséder ce portrait qui aura le mérite de transmettre à la postérité les traits du premier évêque du diocèse de Montréal.Le même journal nous apprend que la lithographie est en vente le 30 mai : 107 108 LITHOGRAPHIE.LE SOUSSIGNE offre à vendre chez lui, rue St.Denis, vis-à-vis de l’évêché, ou à la librairie de C.P.LEPROHON, une belle lithographie du portrait de feu MONSEIGNEUR DE MONTREAL.Prix: CINQ CHELINS.YVES TESSIER.30 mai 1840.Et le rédacteur du journal y allait de cette appréciation : Portrait de Monseigneur de Montréal : Cette belle lithographie, dont nous avons déjà parlé et que le pays doit aux soins éclairés de M.Yves Tessier, est actuellement en vente, ainsi qu’on le verra par nos colonnes d annonces.Nous avons en notre possession l’un de ces portraits et nous pouvons affirmer qu’il n’en peut être tiré de plus ressemblant de ce prélat, dont ce diocèse déplore la perte ; sous le rapport de l’exécution, elle dépasse toute espérance et c’est I ornement le plus convenable d’un salon canadien.M.Tessier a réalisé la lithographie dont le but est de populariser le souvenir de Mgr Lartigue.En a-t-il conçu l’idée?ou bien a-t-il exécuté une commande?accueilli une suggestion?II est tout naturel de considérer Mgr Bourget comme l’inspirateur du projet tant étaient grands chez lui le culte qu'il avait pour son prédécesseur et le désir de perpétuer sa mémoire.Il est certain, du moins, que la chose ne s’est pas faite à son insu et qu’il l’a encouragée.Le 28 mai, deux jours avant l’annonce de L’Ami du Peuple, il envoie à Mgr Turgeon une lithographie de TessierL Léon POULIOT, s.j.1 Archives de l’Archevêché de Montréal, Lettres de Mgr Bourget, II, 129-130. Jean-Moïse Raymond (1787-1843), premier député de Laprairie (1824-1838), natif du comté Par JEAN-JACQUES LEFEBVRE Archiviste du Palais de Justice de Montréal Né à Saint-Philippe de Laprairie, le 5 janvier 1787, (I), seul fils à devenir adulte de J.-B.Raymond, négociant et député en 1800, et de Clotilde Girardin, Jean Moïse Raymond grandit à La Tortue, à la limite des paroisses de Saint-Constant et de Saint-Philippe, non loin de l’actuel village de Saint-Mathieu de Laprairie.Il suivit naturellement ses parents quand ceux-ci transportèrent leur négoce et domicile au Fort de Laprairie vers 1803.Où Jean-Moïse Raymond avait-il reçu sa formation?Sa signature, fine et ferme, révèle une instruction visiblement plus poussée que celle qu’avait pu recevoir son père.LES DENAUT J.-M.Raymond apparaît comme négociant lorsqu’il épouse, à Laprairie, le 20 novembre 1810, Archange Denaut (1794-1813) dont le père, François Denaut (fl.1770-1837), aussi négociant, était le petit-fils du plus ancien major des milices de Laprairie, Etienne Denaut-Destaillis (1691-1730).Le marié de novembre 1810 avait 23 ans, et la fiancée, 16.Une enfant naquit de cette union et mourut à trois mois en 1812.La mère survit de près, en janvier 1813.La jeune mariée, morte avant ses vingt ans, comme tant d’autres au siècle dernier, avait, entre autres, deux frères, François-Casimir Denaut (1792-1831), négociant, comme son père, et qui était quartier-maître de la Division de milice de Boucherville en 1813, et un plus jeune, qu’elle connut à peine — il avait huit ans quand elle quitta le foyer paternel — Paul dit Hippolyte Denaut-Jérémie (1801-1851), aussi natif de Laprairie, marié à Montréal en 1833, à Zoé Cyr.Incarcéré en novembre 18381 2 comme insurgent, puis entrée dans la police sous P.-E.Leclère, Hippolyte Denaut-Jérémie est resté dans les annales pour avoir été le premier titulaire, sauf erreur, du poste, 1 B.R.H.avril-juin 1952, pp.59-72; oct.-déc.1952, pp.173-5.- Aegidius Fauteux, Patriotes de 1837-1838, Montréal 1950, p.274.Fauteux n’avait pas identifié Hippolyte Denaut, d’ailleurs baptisé Paul, prénom déformé en Hippolyte, alors que l'inverse arrive souvent Hippolyte, déformé en Pol, Paul.109 110 souvent en discussion alors comme aujourd’hui, de chef de police de Montréal.Il ne l’occupa que deux années (1849-1850).Quant à leur pere, François Denaut, sa première femme, Archange Senécal (17711809) décédée à Laprairie, il y avait convolé, quelques mois avant le mariage de sa fille, en février 1810, avec Félicité Barbeau (17891835), soeur de Louis Barbeau (1783-1864), notaire, plus tard, lieutenant-colonel de milice.I* * rançois Denaut, sauf erreur, eut, un temps, un service de barques entre Laprairie et Montréal.Il vivait encore en 1837, alors qu’il fut parrain, à Montréal, d’un de ses petits-enfants, issu de Paul dit Hippo-lyte, précité.J.-M.Raymond garda toujours de bonnes relations avec la famille de sa première alliance, et ces relations devaient se nouer plus solidement encore plus tard.MAJOR DE MILICE A CHATEAUGUAY EN OCTOBRE 1813 Pour Laprairie, Châteauguay, Lacolle, Chambly, en 1812, 1813, 1814, ce fut comme la nation armée.La région entière était transformée en un vaste camp.Toute la population valide était sous les armes, chaque paroisse du comté était constituée en compagnies de miliciens.Non seulement les registres des milices conservés aux Archives du Canada8 nous donnent avec précision la formation des divers états-majors des milices de l’époque, mais encore les rapports, les “retours”, comme on les appelait, des officiers commandants relatent avec précision le temps passé par les miliciens sous les drapeaux, la solde touchée par les troupiers, sous-officiers, et officiers, les exemptions accordées aux malades, etc.Tout y est.L- Homfray Irving, ancien bibliothécaire honoraire du Canadian Military Institute, dans ses Officers of the British Forces in Canada during the War of 1812-‘15 (Welland, 1908) a relevé les diverses formations des milices de l’époque, avec dates de commission, de promotion et de permutation des officiers., *?,n.y !01t ' que dans la Division de Beauharnois, le premier batail- lon, désigné sous le nom de Division de Boucherville, fut d’abord com- ÏÎTm™ 'e “J-"'1 PaUl LaCr°ix4a clui vécut ™ temps à Laprairie, où 1 fit beaucoup d arpentage et ou naquit sa fille, devenue supérieure de HoteI-Dieu de Montreal.Ce bataillon reçut comme commandant en 3 Série C.*Op.cit.p.189 (4a) B.R.H.juillet-septembre 1951, p.166. Ill juin 1813 Louis-René Chaussegros de Léry (1762-1833), natif de Paris 5.Irving se trompe dans le relevé du nom de major du bataillon, nommé le 7 octobre 1813, qu’il prénomme Hyacinthe Raymond.Il se corrige d’ailleurs en note marginale.Il y eut bien à Laprairie un homonyme contemporain de J.-M.Raymond, mais il était prénommé Alexandre (Raymond).Suisse d’origine, soldat Meuron, il y épousa Angèle Gosselin.Mais il ne fut jamais officier.Il n’y a pas d’hésitation à rectifier ici le tableau de Irving, et à restituer au major Raymond ses prénoms de Jean-Moïse, comme il figure dans les actes authentiques dès 1813.Au surplus, Benjamin Suite, bien informé, assure dans son Histoire de la milice canadienne-française6 que Jean-Moïse Raymond fut l’un des commandants de la réserve de Salaberry à Châteauguay en 1813.Ailleurs, dans son beau récit de la Bataille de Châteauguay,1 il relate que c’est Edme Henry, major de l’autre division de Beauhamois et alors codéputé du comté, qui donna le signal de la bataille, cependant qu’un peu plus loin, il rapporte un mot prononcé à ce moment par le capitaine Joseph-Marie Longtin (1755-1839), à la tête de ses miliciens de Saint-Constant.Le grade de major fut le plus élevé de Jean-Moïse Raymond dans la milice, mais on lui donna souvent cette qualité dans les actes authentiques où il fut partie pendant plus de vingt années.D’ailleurs le souvenir de la participation de nos aïeux au brillant fait d’armes de Châteauguay, dont les conséquences furent si considérables pour Montréal et la Province, semble être resté longtemps dans l’esprit de nos aïeux.Edme Henry, notaire à Laprairie 9 — “Monsieur” Henry, comme le désignait toujours le juge Philippe Demers, tant il avait de respect pour la carrière et l’esprit juridique de cet éminent praticien, — Edme Henry ne manquait jamais, dans ses actes, comme notaire, de mentionner leurs qualités d’officier à ses anciens frères d’armes, chaque fois qu’ils comparaissaient devant lui.QUELQUES OFFICIERS DE 1813 Rappelons les noms de quelques-uns des officiers subalternes que commandaient Chaussegros de Léry et Jean-Moïse Raymond.Le capitaine adjudant était Joseph-René Chaussegros de Léry; les aides-majors étaient le capitaine Thomas Verchères de Boucherville (1784-1857), qui est passé à l’histoire par un Journal de voyage aux 6 V.P.-G.Roy, La Famille C.de Lery, B.R.H.octobre 1934.® Montréal, 1897.T Québec, 1899.8 V.F.-J.Audet, mars 1927. 112 pays d’en haut, publié par la revue d’archéologie du Château de Rame-say 9 et le capitaine Paul-Joseph Lacroix, — le fils du colonel Paul Lacroix, précité — qui épousa à Montréal, en 1822, Charlotte Hubert; 1 enseigne, brançois Viger, de Boucherville (marié à Laprairie en 1807 à Suzanne Hubert-Lacroix) ; Le quartier-maître, François-Casimir Denaut, de Laprairie, le beau-frère précité du major Raymond ; Le chirurgien, François Chicou-Duvert (1790-1841) de St-ChâT-les-sur-Richelieu et qui fut prisonnier politique en 1837.La paroisse de Boucherville comptait trois compagnies de miliciens, commandées par les capitaines Augustin Weilbrenner (1776-1854)’ de Muy » «• le Nord-Ouest Pmi du iae i Ie pre""'; bla"C 4 ,isi,er lc 1“ d«s Esclaves., 'aC A",abaskf ;ivœ Culhl»'” Grant, en 1784, il fonda le fort Resolution au point ou la riviere des Esclaves se jette dans le lac du meme nom Un des plus actifs et des plus intelligents traiteurs de la Compagnie, il obligea la Compagnie du Nord-Ouest .à des efforts surhumains pour soutenir la concurrence.En 1789, on le voit accompagner le célébré explorateur Alexander McKenzie jusqu’au lac des conf^ftor?AI1&^A8rS’ ,P954Q"H179£ ?xpéditi°" 24 V.C.Tanguay DicZS V 362 ei W; lT' ^ CU^’ 115 Esclaves.Puis après, il bâtissait le fort Providence, non loin de cette mer intérieure .” 24a Le découvreur McKenzie nomme souvent son compagnon de route dans le récit de ses explorations.Le sait-on?L’ouvrage du découvreur fut traduit à Paris, du vivant même de l’auteur, sous le Consulat.Un bel exemplaire de cette savante édition des débuts du siècle dernier, avec cartes en appendices, se trouve à la collection des Canadiana de la Bibliothèque Saint-Sulpice de Montréal.Fatigué, sans doute, de ses longues courses à travers l’ingrat pays des steppes polaires, Laurent Leroux résolut de se fixer à demeure.Sa soeur, Angélique, était mariée depuis 1781 à François-Antoine I^arocque25, natif de Québec, marchand, à l’Assomption près de Montréal.Elu député de Leinster (L’Assomption), au premier Parlement de 1792, Larocque mourut peu après son élection, le 31 octobre 1792, avant même que de pouvoir se rendre à Québec prêter son serment d’office.Angélique Leroux-Larocque convolait à Montréal en 1793, avec Hugh Munro, plus tard marchand au Grand-Saint-Esprit (aujourd’hui paroisse Saint-Esprit-de-Montcalm), et frère de Charlotte Munro, devenue plus tard l’épouse de Chartier de Lotbinière 20, le président de la Chambre québécoise en 1797.En juin 1796, devant Joseph Papineau20a notaire, Laurent Leroux passait contrat de mariage avec la fille de sa cousine.Négociant à l’Assomption, Laurent Leroux devait aussi goûter de la politique.Il était presque septuagénaire quand il fut élu, en août 1827, avec Julien Poirier, codéputé de l’Assomption au Parlement, où son gendre, J.-M.Raymond, siégeait déjà depuis trois ans.Leroux, qui était d’une constitution exceptionnelle, avait 97 ans quand il s’éteignit à l’Assomption en mai 1855, record que sa fille, Madame Raymond devait battre de quatre années, et sa petite-fille, Madame Fauteux, de six ans27.Autre confirmation de la loi biologique bien connue que la longévité est fonction de l’hérédité.GERMAIN LEROUX D’ESNEVAL {fl.1757-1795) Héros de roman Le frère aîné de Laurent Leroux eut une carrière non moins pittoresque.Il se rendit en France en 1782, parvint à servir dans les -¦*'* A.Fauteux, les Carnets d'un Curieux, LA PATRIE, Montréal, 30 de-bre 1933.25 p .J Audet & E.-F.Surveyer, les Députés du 1er Parlement, 1946, p.290.2« R.A.P.Q., 1951-1953, pp.371-311.28» A.J.M.27 A.Fauteux, les Carnets d’un Curieux .op.cit. 116 Gardes du roi, et aurait été tué à l'attaque des Tuileries en 1792, selon le roman de notre contemporain, W.-D.Lighthall, the False Chev’alier28.Aegidius hauteux, dans ses Carnets d’un Curieux -° a tiré de la carrière de Germain Leroux, et du roman de Lighthall, un article, haut en couleur, mais qui a soulevé plus d’une critique.Il soutient que d Esneval Leroux devenu major dans le régiment d’Hervilly des Emigres, périt plutôt en juillet 1795, dans la tentative de descente en h rance à Quiberon.CARRIERE POLITIQUE DE J.-M.RAYMOND Raymond’ élu au parlement dans Huntingdon-Laprairie, à 1 election generale d’août 1824, en même temps que Austin Cuvillier succédait à Michael O’Sullivan, avocat de Montréal, avait eu, à son siege, de remarquables prédécesseurs dont Edrne Henry30 le’fonda teur de Henryville, P.Q._ dont les ignorants prononcent le nom à anglaise Stephen Sewell, le plus riche avocat montréalais de son temps 31, Jean-Antoine Panet32, le président perpétuel de la Chambre a qui le grand Papineau succéda en 1815, et enfin, nul autre pour un moment, que le célébré découvreur, sir Alexander McKenzie, précité Réélu lors de la première redistribution électorale du pays, dans Lapraine — nouveau nom du comté — avec le même Austin Cuvillier en octobre 1830, J.-M.Raymond, partisan de Papineau et des réformistes, devait voir son mandat renouvelé en novembre 1834, mais cette nïn«ViQ,ol!n n°UVeaU C°llègUe’ 1,infortuné Joseph-Narcisse Cardinal (1808-1838), notaire, de Châteauguay, natif de Saint-Constant, et qui était pour lors, secrétaire de la Société d’Agriculture du comté.Cuvillier, nous dit son biographe, F.-J.Audet33 député depuis vingt ans, alors magistrat à Montréal, prévoyant l’orage qui s’amonce-Hit, penchait pour la modération.L’électeur oublia ses longs services Cuvillier devait pourtant se faire réélire (1841) dans Laprairie, redevenu Huntingdon, au lendemain de l’Union.Elu sous l’Union le 1er président de la nouvelle Chambre, selon M.le juge E.-F.Surveyer, il y aurait le premier parlé français, avant L.-H.Lafontaine, en dépit des prescriptions de la constitution.Le rôle exact de J.-M.Raymond en 1837-‘38 reste à déterminer R semble que, sympathisant de Papineau, il ait déconseillé la violence, ailleurs Laprairie, assez agitée en ‘37, ne bougea pas en ‘38, et évita 28 Montréal, 1898.30Passim.™' MOntréal’ déCembre 1933’ Notes de Mlle Mrgte Mercier.î‘ Y,’ Se^Zaire re Saint-Isidore de Laprairie, 1934.» ÏÏ'WT* 'W V-k EF- &-W.* Brou. 117 par là les brûlots de Colborne qui ravagèrent l’arrière-pays34.Chose certaine, avec tant d’officiers de nos paroisses à l’époque, nonobstant ses états de service de 1813, il y laissa sa commission.11 parait y avoir laissé davantage.Les causes politiques de soulèvement de 1837 ont été maintes fois analysées.Les causes économiques sont-elles aussi connues ?A-t-on assez mis en évidence le commerce que perdit Montréal après la fusion (1821) de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d’Hudson, la colonisation de la Rivière-Rouge qui s’ensuivit, la dérivation imposée au trafic commercial par la nouvelle administration de la puissante Compagnie d’Hudson?En 1837, le marasme commercial durait depuis longtemps à Montréal.Voir à ce propos, les belles études publiées dans le Rapport de la Société d’Histoire du Canada (Canadian Historical Association), pour 1937-38.A Laprairie, L.-A.Moreau (1806-1866), jeune notaire, originaire de Saint-Luc et marié depuis 1831, à Marie Burke, nièce de J.-M.Raymond, fut l’un des patriotes les plus entreprenants avec son confrère, Médard Hébert (fl.1805-1847), le fils de Joseph-Ignace Hébert, le capitaine des Guides de 1813 précité.Il le fut même trop selon une lettre d’Edme Henry, qui s’en plaint à John Stuart, de Québec35, Moreau partit, un moment, avec la caisse de la Banque, fondée par Henry.Une affaire de famille, quoi, puisque Henry avait convolé, depuis 1828, avec Qotilde Girardin, la mère de J.-M.Raymond et l’aïeule de Madame Moreau.On le sait, Henry fut partiellement ruiné par les Troubles de 1837 36.J.-M.Raymond le fut-il également?Il y a lieu de le croire.Pour répondre à une question soulevée au Bulletin 37, il est acquis qu’il était resté l’associé de commerce de son père jusqu’au décès de ce dernier.Ainsi en 1822-1823, J.-B.Raymond et fils font vendre par le Shérif de Montréal pas moins de huit propriétés à Laprairie 38, saisies sur Jacques Bonneau, Luc Barré et Amable Leclerc.C’est vers ce temps (1839), de l’échafaud dressé pendant quatre mois à Montréal (décembre 1838-février 1839), où étaient montés tant de ses compatriotes de Laprairie, Cardinal, Decoigne, Robert, Hame-lin, les Sanguinet, Narbonne, Nicolas, etc., que J.-M.Raymond semble s’établir à l’Assomption.Son beau-père, et son ancien collègue à la Chambre, Laurent Leroux, y était alors octogénaire.Sa soeur, Adélaïde, 3* “Tout le pays en arrière de Laprairie présentait l’affreux spectacle d’une vaste nappe de flammes livides .” écrivait le Montreal Herald de novembre 1838.Cité par sir Thomas Chapais, Cour ^Histoire du Canada, Québec, 1923, *’ ^5 Archives du Can., 19 décembre 1837.V.aussi Can.Antiquarian ., Montréal, octobre 1908, pp.189-190.3« V.Dixit F.-J.Audet, op.ctt.supra.37 Avril, juin *52.38 Index, Gazette de Québec, 1822-73, Arch, du Can. 118 épouse du chirurgien, William Bélin» devait l’y rejoindre.En 1840 J.-M Raymond y apparaît avec la qualité de négociant Il n'avait certainement pas perdu tout crédit dans la tourmente qui ravagea en partaulier son comté natal de Laprairie, et qui lui avait t les honneurs d un mandat parlementaire pendant quatorze ans.DEPUTE DE L’ASSOMPTION A l’élection du printemps 1841, qui suivit l’inauguration du nouveau regime de 1 Union, où tant de représentants, hier populaires, furent — nhtS par a pu,s*a"te organisation du gouverneur Poulett Thompson 1 s arc, ord Sydenham — J.-M.Raymond rentrait au Parlement comme depute de Leinster (l’Assomption).’ Etl11f83?’ie 7 août’ ü avait assisté à Varennes, au mariage de son Napierville"* P,nS°nneault (1812'1874)’ avocat, plus tard, seigneur de De passage à Laprairie, à l’automne de 1841, il y était parrain le 8 oc obre, de sa mece, Adélaïde-Esther D’Eschambault, fille du docteur Guillaume et d’Esther Raymond.Elle devait plus J élser son cousin, Guillaume-Arthur Varin 40.Au bout de quelques mois, le 1er janvier 1842, T.-M Raymond pour devenir k premier’tLamedHom veau Bureau d enregistrement de l’Assomption.Enfin, après un oeu plus d une annee d’administration publique, le 9 février 1843 il émit «.porte, nous dit VAurore des Cmmhr - de Montréal, par une " *«.la 52iè,„e année de £ âge" p" ' mon»?Per„„„lte?E„ réalité, il avait 54 ans.,1 fatSmméta }, ne de sa paroisse d’adoption à l’Assomption.Ses gendres, Pierre-Raphaël Fameux, J.-B.Varin.notaire de Etienne Normand,n, natif de Sai„t-Luc-s„,-Richelieu ’ ceau ieeTi1U" |,0r,rai‘ £ J"M’ Ra>™d.>PI>»rem„,ent du pi„- a dobtenu déS de p|;rn0mie °uverle’ Reproduction deposee a I Inventaire des Oeuvres d'Ar, an Musée de la PmvTnce.ANGELIQUE D’ESNEVAL LEROUX Sa femme lui survévut 45 ans.Décédée à l’TTAf»i nu a » r.le 7 septembre l&Qfi An r *.¦ t , l~jDieu de Montreal P mbre 1898’ elle fllt 'nhumée à la Côte-des-Neiges.'!!¥.R,r C; Tanguay, Dictionnaire .II 205 c _eÏ60lrfévrier°C,&Généa0BliqUe ’ ’ ' ^ier- 194943 B.H.R., 1928,’p.220. 119 ENFANTS DE J.-M.RAYMOND Du mariage de J.-M.Raymond et de Angélique Leroux, naquirent treize enfants, dont neuf seraient devenus adultes.Ne retenons que ces derniers, tous nés à Laprairie: 1 .— Hermine, née le 24 juillet 1816; parrain et marraine, ses grands-parents, J.-B.Raymond et Esther Loisel ; mariée à Laprairie, le 21 juillet 1834, à J.-B.Varin, notaire ; (c.d.mariage reçu par Médard Hébert, notaire), décédée à Laprairie le 10 janvier 1901, inhumée dans l’église.2.— Jean-Moisc, né le 2 mai 1820; parrain et marraine, le lieutenant Andrew C.Burke, et sa tante paternelle, Marie-Louise Raymond; marié vers 1845 à Félonise Renaud; décédé à Troy, N.Y., le 3 novembre 1855, inhumé à Laprairie.3.— Adèle-Esther, née le 21 décembre 1822; parrain et marraine, François et Scholastique Denaut; mariée à l’Assomption, le 17 juillet 1842, à Pierre-Raphaël Fauteux; décédée à 103 ans à Montréal le 7 juin 1925; séputure, Côte-des-Neiges.4.—- Marie-Clotilde, née le 23 mars 1824; parrain et marraine, Félix Têtu, notaire, et sa tante paternelle, Clotilde Raymond-Pinsonault ; mariée à Laprairie le 16 octobre 1848 à Tancrède Sauvageau; décédé à St-Louis Missouri?après 1872?5.— Jean-Baptiste-Romiiald, né à Laprairie — et non à Terrebonne—43 le 31 mars 1825; parrain et marraine le capitaine Michel-Alexis Boucher-Belleville, et et.ux.Charlotte Hubert Lacroix.Avocat en 1850, établit d’abord à Québec; vécut à Toronto de 1856 à 1858.Marié à Québec, le 23 novembre 1854 à François Panet (1829-1898), fille de Charles Panet (1791-1877), avocat44, député de Portneuf en 1858, conservateur des Archives de Québec4'’ en 1862, et petite-fille de Jean-Antoine Panet précité, le successeur de J.-B.Raymond en 1908, comme député de Laprairie (Huntingdon), et président perpétuel (1792-1814) de la Chambre de Québec.J.-B.Romuald Raymond, doué d’une magnifique voix de ténor, dit P.-G.Roy46, joua, en particulier, le rôle principal dans la Dame Blanche de Boieldieu, à Québec, en 1855.Devenu aveugle vers sa 30e année, il vécut désormais à Lévis.Il est mort le 5 août 1888.6._Eugénie-Césanne, née à Laprairie le 22 octobre 1828, par- rain et marraine, Edouard et Marie Burke; religieuse hospitalière à l’Hôtel-Dieu de Montréal; décédé à Montréal le 10 janvier 1881.43 P -G.Roy.Les Avocats de ta Région de Québec, Lévis, 1936.44 V P.-G.Roy, les Avocats de la région de Québec-Levis, 1936.43 V.P.-G.Roy, Famille Panet, Lévis, 1906, p.131.48 V.P.-G.Roy, Dates lévisiennes, Lévis, 1948, p.253 (Note de M.Raymond).Raoul 120 7 Angélique-Aeeline, née à Laprairie, le 8 septembre 1830; par-ram et marra,ne, Edme Henry et M.-Archange Esther Raymond -ma-nee a Assompfon, P.Q., ]e 23 octobre 1850 à Magloire LanS^t avo^-decedee à Saint-Hyacinthe après 1898.’ ‘ ' 8.-Laurent-Léopold, né le 6 juin 1832, parrain, L.-A.Moreau 20 Sa S°eur’ Hermine Raymond ; marié à Laprairie lé 20 octobre 1856 a Philomène Bourassa; fut marchand à Laprairie à SSTÏÏm ïUST"1" au Palais de ius,ice de Mon,r&1 de rain 9\~G^tave'Adolf>he> né à Laprairie, le 4 décembre 1833, par-ram J.-B.Vann, notaire, marraine, Sophie Bourassa-Barbeau ; Marié a Lapraine le meme jour (20 octobre ‘56) que son frère précité à Philomene Goulet (1837-1907).Marchand à Lacolle lors de son r?'; ¦'MX T 1872> age“ général Séminaire Saint-SulpS Neiges" C a MontréaI>le 26 avnl 1900, sépulture, Côte-des- Jean-Jacques LEFEBVRE. Famille Amiot-Villeneuve Par LIONEL AUDET LAPOINTE Montréal Plusieurs émigrants de ce nom (Amiot) ont passé au Canada sous le régime français.L’un d’eux y fonda une famille qui acquit une certaine notoriété.C’est la famille Amyot de Villeneuve ou de Vincelotte.Elle a pour auteur Philippe Amyot qui vint dans la Nouvelle-France en 1635, avec sa femme, Anne Convent, et ses deux fils.Les registres le disent originaire de Chartres.Un des fils de Philippe Amyot et l’un de ses petits-fils furent des hommes assez connus de leur temps : Mathieu Amyot de Villeneuve et Charles-Joseph Amyot de Vincelotte.AMYOT de VILLENEUVE (Mathieu) — Mathieu Amyot, que l’on suppose né à Chartres en 1628, fut de bonne heure donné , cest-à-dire serviteur laïque, des Jésuites.A partir de 1649, il semble s être appliqué au métier de défricheur.En 1650, il se maria avec Marie Miville, fille de Pierre, maître menuisier, d’ascendance suisse.Des concessions de terre lui furent faites, en 1661, dans la seigneurie de Sillery, qui appartenait aux Jésuites; en 1665, dans la seigneurie de Maure ou au Cap Rouge (aujourd’hui St-Augustin de Portneuf), toutes deux situées dans la banlieue de Québec.Mathieu Amyot de Villeneuve passait en 1667 pour l’un des habitants les plus considérables du pays.Aussi Talon le mit-il, cette année-là, sur la liste des quatre notables pour lesquels il sollicitait des lettres de noblesse.Ces lettres leur furent octroyées.Mais Mathieu Amyot ne les ayant pas fait enregistrer au Conseil Souverain de Québec, sa postérité ne put jouir des privilèges de la noblesse, qui, d ailleurs n existaient pas au Canada., Lui-même continua à “faire de la terre”.En 1669, il acheta une concession non encore défrichée, dans la seigneurie de Maure.En 1677, il s’en fit attribuer une autre.Ces terres ou “habitations étaient des censives tenues en roture.En 1672, Amyot de Villeneuve reçut de Talon une seigneurie qu’il échangea, en 1687, contre un fief qui prit, par la suite, le nom de seigneurie de la Pointe aux Bouleaux.Il mourut à Québec le 18 décembre 1688, laissant une succession plus onéreuse que profitable._ _ Les quinze enfants qu’il avait eus de Marie Miville ont eu eux- mêmes une très nombreuse descendance.Un Amyot de Villeneuve, en qui l’on peut voir un de ses derniers fils, prit part, comme enseigne de 121 I 122 vaisseau, sous les ordres d’Iberville à la conquête de la Baie d’Hudson, en 1697.François-Xavier Garneau, l’historien du Canada, avait pour mère Gertrude Amyot-Villeneuve.1 Tous les membres de cette famille signaient : “Amiot” ; jamais “Amyot”, ni “Amiotte”.2 IV—AMIOT, — Jean-Baptiste.Impossible de retracer positivement l’endroit et la date de sa naissance, ainsi que le nom de ses parents.Mgr Tanguay 3 dit Jean-Baptiste fils de Chs Jos.Amyot-Vincelot, et le fait établir à Michillimakinac.Il a confondu Joseph-Jean-Baptiste Amyot-Vincelot avec un autre Amiot.4 Je trouve la même erreur dans Wise.Hist.Colls.5 Mgr Tanguay le fait naitre en 1694, le nomme Jean-Baptiste-Amable, fils de Charles Amyot-Villeneuve et de Rosalie Duquet, lui fait épouser une sauvagesse et lui donne une nombreuse famille.6 La chose est impossible car Jean-Baptiste Amyot, fils de Charles Amyot Villeneuve et de Rosalie Duquet, naquit, il est vrai, le 12 juillet 1694 mais il épousa, le 29 mars 1717, à Montréal, Geneviève Guillemot.Il ne pouvait être en même temps à Michillimakinac et à Montréal.Les deux Amiot en question font en effet, baptiser des enfants à la même époque, l’un à Michillimakinac et l’autre à Montréal.7 Dans un acte du 24 mars 1750 (no 257) sa fille Agathe fait baptiser un fils, et elle est nommée Agathe Villeneuve Amiot, ce qui me porte à croire que Jean-Baptiste était de la lignée des Amiot-Villeneuve, et descend par conséquent de Mathieu II et Marie Miville.Lors du mariage de Françoise Amiot, fille de Jean-Baptiste, à Pierre Cario, le 14 février 1757, à Québec, sont présents, Charles Amiot, oncle, René Fourré, Jacques Frélat et Guillaume Lémon, tous cousins de l’épouse.8 Se rapportant à la liste du Père Archange Godbout,8 le seul Charles Amiot qui vivait à cette époque, était Charles IV, fils de Charles Amiot dit Villeneuve, b.Québec 1 juin 1697, m.Québec 18 février 1719 à Marie-Angélique Métivier.Alors ce Charles, le Jean-Baptiste de Montréal et le Jean-Baptiste de Michillimakinac, seraient les trois frères, et enfants de Charles 1 BRH, Vol.56 pp.275-276.2 Père A.Godbout — RAPR 1951-52-53, p.488 (note 39).3 Vol.I, p.7, Mgr Tanguay.4 BRH, Vol.52, p.138 et "La Famille Amyot de Vincelotte” par P.-G.Roy, 26.8 Wise.Hist.Colls., Vol.XVII, p.372.8 Mgr Tanguay, Vol.II, p.33.7 BRH, Vol.49, p.29.8 Registre de Notre-Dame, de Québec.«Père A.Godbout — RAPQ 1951-52; 1952-53, p.490. 123 Amiot-Villeneuve et Rosalie Duquel?Il semble assez étrange néanmoins que deux entants wants, d’une même famille portent le mLe „“e baptême, mais ce cas se rencontre très souvent dans cette famille comme an 7sm £¦£"• 0VV' 7 taP*isé - — «n e,17 dans la liste de Tanguay?La chose serait bien possible car entre u7“'hd “ 1685 « - - 1 m i, y a place “u" né dustït'donH MiChilHmakr Serait aUSSi k Wre Je “ Gabriel ?,16(yü> et dont le nom veritable est Daniel-Gabriel, que Tanguay 11 à nmeV «, ' T",e,ltl'VC’ el «> »” Amiot-Vdleneuve Fait MiSLsr: vsrrons p,us ¦*-fcs *¦« *¦»—* à Amir!ram[!enantrPOUr les COUSinS Présents au mariage de Françoise Am.ot a Pierre Cano, le 14 février 1757, Québec.Jacques Frélat est le mari de Charlotte Amiot, fille de Charles IV et Marie-Angélique Métivier 12.S 1V René Fourré est le mari de Thérèse Amiot-Villeneuve fille de P»erre Amiot-ViHeneuve et de Thérèse Gilbert, de St-Au^S £££ trat de mariage Du Laurent — 14 juin 1748.IV GmUaume Lémon est le mari de Thérèse Amiot fille de Laurent I\ dit Lerpmiere et Marie-Joseph Caillet ».Ces trois cousines descendent elles aussi de Mathieu II.Jean-Baptiste Amiot se maria à une sauvagesse de la tribu des f^cSmaï-^n0n,16deTMarianinie’ vers 171S-15 ou en 1719 probablement a M chillimakmac .Impossible de retracer l’acte de mariage, car le remontent Tl 725 ^ P™*™ mariages fJue >’on y trouve remontent a 1725 seulement.Tanguay17 nomme la femme de Jean-Baptiste Amiot, Françoise Sauvage ; et Mane-Anne Kitoulagué18 le même nom est répété’» sans doute copie de Tanguay, sans indiquer la source du renseignement, [e n ai rencontre ce nom dans aucun des actes du registre de Michillimaki-nac.Je le trouve dans l’acte de décès de Marie-Ursule, 11 avril 1733 Laprairie.Dans l’acte de mariage de Françoise Amiot à Pierre Cario, le 14 février 1757, elle est nommée Marie Françoise Sauvage.10 Idem.” Tanguay, Vol.7, p.469.12 Idem, Vol.4, p.108.13 Idem, Vol.4, p.96.14 Idem, Vol.S, p.339.î« )Yisc- fîist- ColIs- Vol.XIX, p.155.i« Idem Vol.XVII, p.372 (note 1).” Mgr Tanguay, Vol.I, p.7.18 Idem, Vol.II, p.33.18BRH, Vol.49, p.29. 124 Le 10 décembre 1751 (acte 263) Michillimakinac, elle est marraine d’un enfant de sa fille Agnès-Agathe, épouse de Charles Chalut dit Chanteloup.(acte 596) Marie-Anne, décédée le 15 août 1758, Michillimakinac.sépulture le 16 août 1758, Michillimakinac.Au sujet d’un nommé Amiot, voici ce que je trouve aux Archives Publiques du Canada 20.“Paroles des Outauas de Missilimakinac à Beauharnois 16 juin 1742”.“Mon Père, il y a quinze ans que le nommé — Amiot, marié avec “une Sakise, est Etably a Missilimakinac, et qu’il y travaille de son mé-“tier d’armurier et de forgeron chés les Pères Jésuites, qui luy retien-“nent la moitié de tout son travail, ce qui fait qu’il luy est impossible de “pouvoir faire subsister sa femme et huit enfants qui nous sont à char-“ge, venants tous les jours dans nos cabanes pour vivre, il a voulu quiter “le Poste pour s’en aller aux Illinois, nous l’avons Engagé a rester, en “luy disant, que vous auriés la bonté de le laisser libre de son travail, “nous comptons, Mon Père, que vous ne nous reffuserés pas cette de-“mande.En effet ceci concorde assez bien avec le registre, car en 1742, Jean-Baptiste Amiot était père de huit enfants vivants, comme nous le verrons plus loin.“Réponse de Beauharnois au Outauas de Missilimackinac 23 juin 1742.” 21 “Mes Enfants, j’ay Examiné avec attention les représentations que “vous m'avés faites au sujet du nommé Amiot forgeron, j’ay entré dans “sa peine et dans la vôtre, c’est pour quoy j’ay donné mes ordres a M.“de Verchères, vous aurés lieu d’être contents de l’arrangement que “j’ay pris.“Réponse de Beauharnois au Outauas du Saguinaw 24 juin 1742.22 “Mes Enfants, j’ay pitié de vous, je vous accorde le forgeron que “vous me demandés, qui est le fils aîné d’Amiot de Missilimakinac j’ay “donné ordre a M.de Vercheres de vous le remettre en passant pour “l’Emmener avec vous dans votre village.Il y a ici sans doute erreur, car le fils aîné, Nicolas, né en 1730, n’avait alors que douze ans, et c’est probablement le père, Jean-Baptiste.Le 27 mai 1755, Jean-Baptiste est parrain d’un enfant de son fils Nicolas, (acte 284) 20 C” A.vol.77, pp.167-168 — si C” A.vol.77, p.179 22 C” A.vol.77, p.176 Archives Publiques du Canada, idem idem 125 De ce Jean-Baptiste (de Michillimakinac) nous ne trouvons nulle part la date ni l’endroit de sa mort.23 II vivait encore le 27 avril 1756, car il est témoin au mariage de sa fille Françoise (acte 48) à Charles Fauteux, Michillimakinac.Le 14 février 1757, il était mort.24 Dans Wise.Hist.Colls.25 il est mention d’un forgeron du nom d’Amiot.Je donne ici traduction de ce document.Vers cette époque (sans doute avant 1757) un forgeron du nom de Lammiot (Amiot) vint de France et s’établit à la Baie Verte pour y exercer son métier.Un Indian nommé Ish-Qua-Ke-Ta, lui apporta une hache à réparer.Plus tard cet indien vint reclamer son outil, et en paiement du travail, déposa trois peaux de fourrure.Lammiot (Amiot) dont la mémoire faisait souvent défaut, et qui de plus n’était pas trop honnête, dit à l’indien que cette hache n’était pas sienne, qu’il ne l’avait même jamais eu, et lui ordonna de se retirer.Il s’en suivit de gros mots, et Lammiot (Amiot) saisit l’indien à la gorge avec ses pincettes qu’il “retira du feu, l’étouffant et le brûlant assez grièvement.Ish-Qua-Ke-Ta, “pour se défendre lui asséna un coup de hache sur la tête, Amiot tomba “inconscient.L’indien alla raconter son histoire à Charles de Langlade, “et admit en toute franchise.“J’ai tué le forgeron.” — “Pourquoi as-tu fais cela?lui demanda de Langlade.” Pourquoi, répondit l’indien, ne ‘vois tu pas qu’il m’a étouffé et brûlé, j’ai du le tuer en légitime défense.De Langlade se rendit chez le forgeron, le fit transporter dans son “lit, et fit venir une sauvagesse pour en prendre soin.Pendant la convalescence d’Amiot, un frère aîné de Te-Pa-Ke-Ne-Nee, se présenta et demanda à voir le forgeron, afin d’avoir de ses nouvelles.Il entra “dans la chambre, marcha droit au lit, et poignarda Amiot à mort.La sauvagesse lui demanda la raison de ce meurtre, et celui-ci de répondre qu’il plaignait le forgeron, et qu’il voulait mettre fin à ses souffrances.Le meurtrier s’enfuit dans une région lointaine, et ne revint que “lorsque le calme fut rétablit, il put se sauver d’une punition certaine, “que méritait son crime.Te-Pa-Ke-Ne-Nee fut plus tard tué par un “autre indien dans une querelle, et son assaillant mortellement blessé “d’un coup de couteau.” Ce Lammiot (Amiot) ne serait-il pas le Jean-Baptiste que nous cherchons ?Les registres de l’église St-Jean à la Baie Verte commencent en 1865.Les registres antérieurs furent perdus.Néanmoins voici ce que le Père Hoffen, nommé curé de St-Jean en 1865, a consigné dans le registre :— 23 BRH Vol.49, p.29.24 Registre de Notre-Dame de Québec.23 Wise.Hist, Colls., Vol.Ill, pp.202-203. 126 “N’ayant pas trouvé lors de ma nomination à la Congrégation de St.“Jean l’Evangéliste à Green Bay le 13 juin, 1865, le livre constatant les “décès et les sépultures, je me suis mis en tâche pour recueillir ce que “je pourrais encore trouver des monuments authentiques et je les ai “tous consignés sur cette page et les suivantes.Ceci serait peut-être l’explication ou la réponse à la demande du B.R.H.26 au sujet de la date et l’endroit de la mort de Jean-Baptiste Amiot.De l’union Jean-Baptiste Amiot et Marie-Anne sont nées : 1 Agnès-Agathe, née en 1717 27 et s’il faut en juger par son âge, environ 45 ans, lors de son décès, 28 juillet 1762.Marraine au baptême de son frère Biaise, le 27 janvier 1749, (acte 248) marraine aussi le 13 août 1749.(acte 254) Fait baptiser: (acte 257) b 24 mars 1750, Michillimakinac, Ignace-Xavier, n.le même jour.D’après une déclaration de la mère Agathe Villeneuve Amiot, fille de Sieur Amiot, le père de l’enfant serait Sieur Ignace Bou-rassa dit de la Ronde, fils de Sieur René Bourassa, hivernant à la Grande Rivière.Cet enfant mourut le 17 juillet 1750.(acte 35) m.11 janvier 1751, non 176 1 28 Michillimakinac, à Charles Chalut dit Chanteloup (et Charlu) fils de François Chalut dit Chante-loup, soldat de la compagnie de le Verrier, et de Marie-Marthe Fortier, de la paroisse de Montréal.2B Agnès-Agathe décédée à Montréal le 28 juillet 1762.Inhumée dans le cimetière des pauvres, Montréal le 29 juillet 1762.:,° La date et 1 endroit de la mort de son mari me sont inconnus.Le 4 mai 1755 — Engagement de Charles Chanteloup à Mr Rigault de Vaudreuil, stipulant par le sr Alexis Le Pelé Mésière, pour aller au poste de Michillimakinac — Etude Simonnet.31 Apparemment il vivait lors de la mort de sa femme, car elle n’est pas dite veuve dans l’acte.2°—Françoise, n.(acte 48j m.27 avril 1756, Michilimakinac, non pas à Charles Sau-teux,3* ou à Charles Faulteur, 33 fils de Pierre Sauteux ou Faulteur et Catherine, mais bien à Charles Fauteux, b 1690 fils de Pierre Fauteux et 28 BRH, Vol.49, n.29.27 Idem, p.30.28 Idem, p.30.2® Mgr Tanguay, Vol.II, p, 60S.£cg‘s‘re de Notre-Dame de Montréal.37 RAPQ — 1931-1932, p.306.Il ?£gr TangU3y.Vol.B.p.33 & BRH — Vol 49 n 30 33 Wise.Hist.Colls.Vol.XVIII, p.482.’ P- ' 127 Mane-Cathenne Durand (dit Desmarchets).34 comme en fait preuve 1 acte suivant : “Maria£e de Charles faulteux fils légitime de pierre faulteux et de Catherine Durand ses père et mère de la paroisse de la présentation de 1 isle du pas, d’une part ; „ “et de franÇO>se Amiot fille de Jean-Baptiste Amiot et de Marianne ’ses pere et mère d’autre part, habitants de ce poste.“fait à Michillimakinac, Vingt sept Avril mil sept Cent Cinquante Six.Signé M.L.Lefranc Missre de la Compie de Jésus.35 Charles Fauteux vivait encore en 1757, car le 6 septembre, — engagement de Charles Fauteux au sr Langlade pour aller au poste de Miche-limakinac — Etude Simonnet.38 Ici se pose un problème.Y avait-il deux Françoise, ou la Françoise ci-haut ne fit pas mention de son premier mariage, car je trouve : Françoise II, née en 172 0 37 et qui d’après son acte de décès, le 7 février 1760, était âgée de 40 ans.Il est nullement question de veuvage ni dans l’acte de mariage, ni dans le contrat de mariage.Cette Françoise se marie à Québec, le 14 février 1757, à Pierre Cario, par Certificat de liberté de Mariage donne par Mr Briand Secrétaire de Mgr l’Evêsque en faveur de Pierre Cario.Contrat de mariage, 12 février 1757.38 L on sait que les certificats de liberté au mariage étaient émis pour prouver que le prétendant n’était pas déjà marié.La seconde fille que mentionne Tanguay 39 dans la lignée de Pierre André, Sieur de Leigne, Françoise, qu’il fait naître en 1720 et marier en 1757 avec Pierre Cariot, était une Amiot et non une André: c’est Tanguay lui-même qui, se contredisant, en fournit les preuves.40 Pierre Cario, était fils de Yves Cario et de Jacquette Nicole, de la paroisse de St-Similien ville et diocèse de Nantes.41 34 Mgr Tanguay, Vol.IV, p.14.38 RAPQ6—P193iqi9^dU C359ada ~ Re^istre de Michilimakinac, pp.264-5.37 Mgr Tanguay, Vol.II, p.33 et BRH, Vol.49, p.30.38 Louis de Courville, notaire, Québec.39 Mgr Tanguay, Vol.I, p.8.49Idem, Vol.Il, pp 33 et 547, articles Amiot (Jean IV) et Cario (Pierre).KAry — 1943-1944, p.75.41 Mgr Tanguay, Vol.II, p.547, et registre de Notre-Dame, Québec. 128 Dans l’acte de décès de son épouse, celui-ci est nommé Pierre Cariau dit la Musette.Pierre Cariot serait né vers 1730.42 Je n’ai pu retracer la date de sa mort.Françoise décéda à Québec le 7 février et inhumée le 8 février 1760, à l’âge de 40 ans.De ce mariage naquirent deux enfants.43 3o—Marie-Ursule, b.29 octobre 1724, Michillimakinac (acte 131).d.17 avril 1733, Laprairie (près Montréal), s.18 avril 1733, Laprairie.44 4o—Nicolas, n.7 avril 1730, Michillimakinac (acte 142).b.2 mai 1730.Michillimakinac.Parrain le 10 décembre 1751.(acte 263) m.18 août 1755, Michillimakinac (acte 47) à Suzanne.Tanguay45 fait naître Suzanne en 1735, se basant sans doute sur son acte de baptême qui suit : (acte 287a) b.17 août 1755, Michillimakinac.“J’ai administré solanellement le Saint Baptême à une catéchumène, âgée à peu près de vingt et un ans, qui prit le nom de Susanna.” Lors de son décès, le 31 janvier 1757, on l’a dit âgée d’environ vingt sept ans, soit née en 1730.Dans le B.R.H.46 on la nomme Suzanne Sauvage.Sauvage, de nation évidemment.Dans l’acte de baptême de son fils Ambroise, (acte 284) 27 mai 1755, Michillimakinac, on la nomme Oukimakoue, et dans son acte de décès, 1er février 1757, Sault-au-Recollet, Sougi-makonat.Ce nest pas Nicolas Amiot qui fut inhumé au Sault-au-Recollet, le 1er février 1757,47 mais son épouse Susanne, qui décéda le 31 janvier 1757, sépulturée le 1er février 1757, tel qu’il appert au registre du Sault-au-Recollet : \fTt — • Godbout “Origine des familles Canadiennes-Françaises”, p.228.43 Mgr Tanguay, Vol.II, p.547.44 Registre de Laprairie.46 Mgr Tanguay, Vol.II, p.34.46 BRH, Vol.49, p.30.47 Idem. 129 “Sougimakonat — Susanne.“L’an mil sept cent cinquante sept le premier février a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Susanne sauvagesse de “Michilimackinac épouse de Nicolas décédée d’hier matin âgée d’environ “vingt sept ans — ont été présents Jacques Meilleur marguiller et “Pierre Massicotte qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant “l’ordonnance.” Nicolas vivait-il encore lors du décès de sa femme?aucune mention dans l’acte de décès de celle-ci.Dans le Répertoire des engagements pour l’ouest conservé dans les Archives Judiciaires de Montréal, de 1751 à 176248 se rencontre très souvent le nom Nicolas Amiot pour aller à Michillimakinac.Serait-il le même Nicolas?5o—Marie-Louise, b.20 mars 1732, Michillimakinac.(acte 147) 6o—Marie-Anne, b.5 avril 1734, Michillimakinac.(acte 157) Elle est marraine le 19 juillet 1756.(acte 296) 7o—Ursule, b.27 décembre 1738, Michillimakinac.(acte 183) 8o—Louis I, n.3 novembre 1740, Michillimakinac.(acte 192) b.2 juin 1741, Michillimakinac.C’est bien ce Louis qui s’engage le 17 juillet 1760 au sr Jean-Baptiste Chapoton pour aller au poste du Detroit — Etude Simonnet.48 s.31 août 1760, Détroit, et non Michillimakinac.50 D’ailleurs voyons son acte de décès.51 Quoique le nom de baptême ne soit pas donné, d’après l’âge c’est bien notre Louis.“L’an de Nôtres Seigneur mil sept cent soixante, le trente et un “d’Aoust, a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps “d’un nommé Amiot natif de Michillimakinac, âgé d’environ vingt ans, “arrivé ici depuis quelques jours ceque l’on nous a dit être fils légitime “du Sieur Amiot, bourjeois dudit Michillimakinac.On n’a pu nous dire “le nom de sa mère.En présence de Antoine Brisard et de Jean-Baptiste "Cicotte, lesquels ont déclaré ne savoir signer de ce enquis.“Signé F.Simple Bocquet, Miss.Recollet.Les témoins semblent tout ignorer, son prénom, le prénom de son 48 RAPQ — 1930-31, 1931-32, 1932-33.4® Idem, 1932-1933, p.260.80 BRH — Vol.49, p.30.81 Registre — Eglise Sainte-Anne — Détroit — vol.2, p.509. 130 père et le nom de sa mère.On dit son père bourgeois à Michillimakinac, et il était mort.Cest le même Louis, que le Louis, premier en tête de la liste de Tanguay.52 Tanguay a répété le nom.9o—Louis IL Y a-t-il erreur dans la liste de Wise.Hist.Colls.53 et il y a un autre Louis.n.Rivière aux Plaines (près Chicago, maintenant Des Plaines River Ills) en octobre 1745, et non à Michillimakinac, en décembre 1745.54 b.14 juin 1746, Michillimakinac.(acte 220) Ce Louis serait-il le premier blanc né à Chicago ?Voici une question que se posent les historiens depuis bien longtemps.53 s.28 octobre 1757, âgé de 12 ans, Michillimakinac.(acte 588) lOo—Biaise, n.27 janvier 1749, Michillimakinac.(acte 248) d.au commencement d’octobre 1750.Michillimakinac.1755, (18 août) Michillimakinac.V—AMIOT, Nicolas (Jean-Baptiste IV) Suzanne, lo—Ambroise, n.1754.b.27 mai 1755, Michillimakinac, (acte 284) et non en 1754.BB* La mère est ici nommée, Oukimakoue, Sauvagesse.Cet enfant, alors âgé de huit mois environ, fut légitimé lors du mariage des parents le 18 août 1755.(acte 47) r .2°—J°seph- d.18 juillet 1757, Michillimakinac.Tanguay B«.Celui-ci n’est pas mentionné dans le registre à la date indiquée par 1 anguav.r IV AMIOT-YILLENEUVE, Daniel-Gabriel (Charles III) b.Québec 16 août 1690, fils de Charles Amiot-Villeneuve et Rosalie Duquet.i,T Sans doute frère de Jean-Baptiste IV.Se mana à Domitilde Neveu (8kabe) sœur du chef Outaouais La B2 Mgr Tanguay, Vol.II, p.33.Il WjsTc- Hist- Colis., Vol.XIX, p.6.84 BRH — Vol.49, p.30.mackinac'rprCi4?Sg°0d ^ “The PaHsh Re*ister of the Mission of Michili-65a Mgr Tanguay, Vol.II, p.34.56 Mgr Tanguay, Vol.II, p.34.Idem, Vol.I, p.7 et Père Godbout, RAPQ — 1951-52; 1952-53, p.490. 131 Fourche.Tanguay dit en 17 1 7 88 niais comme il fait baptiser un enfant le 27 septembre 1712, son mariage est antérieur à 1717.Celui-ci est le Daniel-Gabriel, que Tanguay a placé dans la lignée des Villeneuve.59 C’est lui aussi qui est marchand à Michillimakinac, et non pas Daniel-Joseph, fils de Mathieu et Marie Miville, b.Québec 5 octobre 1665.80 Le 29 août 1722, obligation par Daniel Amiot dit Villeneuve, marchand établi à Michillimakinac pays des Outaouais à Jean Jacques Catignon, marchand de La Rochelle aussi présent en cette ville.Le 31 août 1726, obligation du même — même nom et mêmes qualifications.01 A dû mourir entre 1726 et 1728, car sa veuve Domitilde se remarie à Augustin Mouet, sieur de Langlade, et le premier enfant de cette union est baptisé le 9 mai 1729 à Michillimakinac.C’est le fameux Charles-Michel Mouet, sieur de Langlade.Le 23 juillet 1737, il y a contrat de succession.82 J’en donne ici un court abrégé.“Nous les soussignés .cédons à Monsieur de Langlade .notre beau “père, la succession de défunt Daniel Villeneuve, et Domitilde sa veuve, “épouse du Sieur Langlade .etc.“Le sieur Langlade consent à prendre charge des trois derniers enfants “nés du mariage Daniel Villeneuve et sa veuve Domitilde, jusqu’au jour “ou la fille sera mariée, et les garçons en service dans l’armée.Antoine Guillory.Anne Villeneuve, femme de Guillory.“Fait à Michillimakinac, “le 23 juillet 1737.“J.L.De La Pierre.“Missionnaire de la Compagnie de Jésus.Les trois derniers enfants nés de Daniel Villeneuve et Domitilde, étaient: Jean-Baptiste, né 13 mai 1722, soit 15 ans, Agathe, née 5 février 88 Mgr Tanguay, Vol.VII, p.469, famille Villeneuve.89 Idem.60 Idem, Vol.I, p.6 et P ire Godbout, RAPR — 1951-52; 19S2-S3, p.489.61 Greffe Lepailleur, Palais de Justice — Montréal.«2 Wise.Hist.Colls., Vol.VIII, p.210. 132 1724, soit 13 ans, et Coussant né 14 novembre 1725, soit 12 ans.I^e ce mariage je retrace les enfants suivants : ^ Daniel, b.27 septembre 1712, Michillimakinac.(acte 116) Le 13 octobre 1749, il est parrain, (acte 31) 2°—Anne (Nanette) b.8 mars 1716, Michillimakinac.(acte 120) •° m.18 avril 1735 “(acte 6) à Antoine Guillory.2 m.Contrat de Mariage (63) 31 décembre 1744 à Jean-Marie Blondeau, Michillimakinac.Le 23 juillet 1737, elle est témoin au contrat de succession.Le 19 mai 1742 est témoin, (acte 195) Le 6 décembre 1747, marraine (acte 241)., t26JT' 1746 CSt marraine (** 227).6 déc.1747 est marraine (acte 241).tu- /f 1! a°Ut 1754 elle était témoin au contrat de mariage de Charles-Michel Mouet, sieur de Langlade.Le 12 août 1754 est témoin, (acte 43) Le 14 août 1754 est marraine, (acte 277) chiliLr Xm’ Michi"imakinac («* 590>- s- » nov.1757, Mi-3°—Thérèse, b .s 24 septembre 1718, Montréal.(64) fartp4mfatrie'L°iUiinThérèSe- ^ 10 janvier 172°- Michillimakinac (acte 123) et non 1719 (65) VJ “j2 ft0br p< 469 (V>Ueneuve) et registre de Notre-Dame, 88 Idem, Vol.IV, p.213.88 Idem, idem et registre de Notre-Dame, Québec. 133 Le 5 septembre 1747, témoin au mariage de Joseph Guillory à Louise Bolon, Michillimakinac.(Acte 26) Le 6 octobre 1757, décès, et 7 oct.1757, sépulture du Sr.Gauthier, Ecrivain, Québec (66).5 °—Jean-Baptiste, b.13 mai 1722, Michillimakinac.(acte 126) non 1723 (67) m.23 novembre 1761, Montréal, à Marie-Amable Chiquot, fille de Jean-Baptiste et Marguerite Charbonneau, b.1731 (68) Dans l’acte de mariage, Jean-Baptiste est dit âgé de 38 ans, et de la paroisse de Michillimakinac.Contrat de mariage 22 novembre 1761, Montréal (Hodiesne.) d.16 décembre 1761, Montréal.(69) s.17 décembre 1761, Montréal, âgé d’environ 36 ans.Sa veuve épouse le 10 janvier 1763, Joseph Leclerc, à Montréal, fils de feu Louis Leclerc et Elizabeth Philippe.(70) 6°—Agathe, b.5 février 1724, Michillimakinac.(acte 128) 1° m.23 septembre 1738, Michillimakinac à François Boisghuil-bert.(acte 13) 2° m.21 mai 1758, Michillimakinac, à Pierre Leduc dit Souligny, (acte 52) voyageur.Celui-ci était d’un caractère cruel et sévère.Il mourut peu après son mariage.(71) 3° m .à Amable Roy.Agathe décéda à un âge avancé, à Green Bay Wise., vers 1801, sans laissé de postérité.Son mari décéda un an après.(72) Le 21 juin 1743, elle est marraine de Paul-Amable Chaboyer.(acte 199) Le 27 septembre 1744, témoin, (acte 210A) Le 30 avril 1745, marraine, (acte 212) Le 3 octobre 1745, marraine, (acte 217) 87 Idem, Vol.VII, p.469.88 Idem, Vol.VII, p.471 et registre de Notre-Dame, Montréal.89 Registre de Notre-Dame de Montréal.™Mjgr Tanguay, Vol.VII, p.471, (note 3) et Registre de N.-D., Montréal.71 Wise.Hist.Colls.Vol.XVIII, p.135 (note 75), p.264 (note 64), p.484 (acte 52 — note 16) et Vol.VII, p.125.72 Idem, Vol.III, p.243. 134 Le 11 août 1754, témoin.Le 12 août 1754, témoin, (acte 43) ^ Coussant, b.14 novembre 1725, Michillimakinac.(acte 133) V—AMIOT-VILLENEUVE, Daniel (Daniel-Gabriel IV) Jean-Baptiste, n .mars 1746, baptisé privément peu après sa naissance.b.22 juillet 1747, Michillimakinac.(acte 237) La mere de 1 enfant, une esclave nommée Madeleine, déclare que le père est Daniel Villeneuve.^ AMIOT-VILLENEUVE, Coussant ou Constant (Daniel-Gabriel IV) I Charlotte, b.30 avril 1759, Michillimakinac.(acte 313) Une fille naturelle, née ce même jour d’une esclave Panis de Constant Villeneuve, qu’elle accuse de l’avoir mise enceinte.^ Pierre-Louis, n.et b.25 avril 1762, Michillimakinac.(acte 336) d’une esclave propriété du Sieur Cardin, le jeune.Le père étant Constant Villeneuve d’après la déclaration de l’esclave.A cette longue liste il faut ajouter : 1760 (27 octobre) Montréal.V AMIOT-V ILLENEUVE, François-Augustin (Etienne IV) b.25 juillet 1734, St-Augustin.m.27 octobre 1760, à Montréal à Marguerite Brazeau, fille d’Etienne Brazeau et de Louise Picard de Montréal.Elle est âgée de dix neuf ans.73 Le 9 janvier 1754 (acte 274) Augustin Amiot est parrain de Charles-Augustin, enfant de Charles Chartre dit Chanteloup et Agathe Amiot.La marraine est Melle Charlotte Bourassa.(Michillimakinac.) Je trouve le nom Augustin Amiot dans la liste des engagements pour l’ouest, pour les années 1753, 1758, 1759 et 1761.74 II a dû revenir à Montréal, car le 19 août 1769, Cimetiere des Pauvres, sepulture de Marguerite Amiot fille d’Augustin Amiot dit Ville- 74RAPOamia^01- 'l’J- 32-,et R
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