Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 avril 1957, avril
Vol.63 Lévis—Avril-Moi-Juin 1957 N ° 698 No 2 LE BULLETIN DES Recherches Historiques O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées J-/.I5' ic K.DIRECTEUR ANTOINE ROY S \ A vtA'O LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de ^abonnement: $3.00 par année -12-^ DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille Ouest, QUÉBEC SOMMAIRE Avril-Mai-Juin 1 957 RIA .PERE LEON POULIOT.— Quels sont ces neuf évêques?39 ROBERT-LIONEL SEGUIN.— L’apport germanique dans le peuplement de Vaudreuil et Soulanges REV.PERE BONA VENTURE PELOQUIN, O.F.M.- Québec et l’Urbanisme .F 557s' Rbbs 19 5 £ 59 BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES °1- 63 Lévis— Avril-Moi-Juin 1957 No~2 Quels sont ces neuf évêques ?Par le R.P.LEON POULIOT, s.j.Collège Sainte-Marie Montréal DANS le mandement où il annonce officiellement la promotion de son coadjuteur, Mgr Jean-Charles Prince, au nouveau siège de Saint-Hyacinthe, Mgr Bourget écrit : C est un grand sacrifice qu’a fait le diocèse en cédant ce sujet, dtja tout préparé aux sublimes fonctions du ministère pastoral, en faveur de l’Episcopat étranger.C’est la neuvième fois1 que la Divine Providence exige de Nous pareil sacrifice.” 2 3 Bien que le texte porte: “exige de Nous pareil sacrifice”, il s’agit de sacrifices demandés à l’Eglise de Montréal, non à Mgr Bourget personnellement.Celui-ci, en effet, précise sa pensée, quand il ajoute: "Nous devons l’en remercier (la Divine Providence), quelque importants que fussent les services que dussent rendre au diocèse 1 des hommes aussi distingués.Nous avons cru utile de dresser la liste de ces neuf prêtres cédés par 1 Eglise de Montréal à l’épiscopat étranger.Nous les indiquons ici selon la date de leur promotion à l’épiscopat.1.Mgr REMI GAULIN, deuxième évêque de Kingston (1787-1857).Né à Québec, le 30 juin 1787.Fait ses études à Québec et à Nicolet.Ordonné prêtre le 13 octobre 1811.Il est appliqué au district de Montréal depuis 11 ans et curé du Sault-au-Récollet depuis un an quand, en mai 1833, il est nomme évêque de Tabraca in partibus et coadjuteur de Kingston.Sacré par Mgr Lartigue dans la cathédrale de Montréal, le 20 octobre 1S33.Deuxième évêque de Kingston (1840-1857).Meurt à Sainte-Philomène-de-Châteauguay, le 8 mai 1857.8 2.Mgr MICHAEL POWER (1804-1847), premier évêque de Toronto.Né à Halifax, de parents originaires d’Irlande, le 17 octobre 1S04.Fait ses études au Séminaire de Montréal.Prêtre en 1827.Il est curé de Laprairie quand il est préconisé évêque de Toronto.Sacré par 1 C’est nous qui soulignons.2 Mand.Lettres Past t.2, 344.Saint-Colomban, 19 mars -853.3 Allaire, Diet.biug.1.1, 231. 40 Mgr Bourget, à Laprairie, le 8 niai 1842.Meurt victime du choléra à Toronto, le 1er octobre 1847.4 * * 3.Mgr PATRICK PHELAN, p.s.s.(1795-1857), troisième évêque de Kingston.Né le 1er février 1795, à Ballyragget (Ossory, Irlande).Entre à Samt-Sulpice de Montréal, en 1822; premier prêtre ordonné par Mgr Lartigue, 24 septembre 1825.Vicaire général de Montréal, il est prêté par Mgr Bourget à Mgr Gaulin et exerce le saint ministère à Bytown, aujourd’hui Ottawa, quand il est nommé coadjuteur de Kingston, sous le titre d’évêque de Carrha in partibus, le 20 février 1843.Sacré par Mgr Bourget en l'église Notre-Dame de Montréal, le 20 août 1843.Administrateur du diocèse de Kingston de 1852 à la mort de Mgr Gaulin.Na été qu’un mois évêque de Kingston (8 mai - 6 juin 4.Mgr FRANÇOIS-NORBERT BLANCHET (1795-1883), premier \ icaire Apostolique et premier Archevêque d'Orégon.Né a Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, comté de Montmagny, le 3 septembre 1795.bait ses études au Séminaire de Québec.Il est curé de la paroisse des Cèdres, dans le diocèse de Montréal, depuis 11 ans quand .1 est cédé par Mgr Lartigue, en 1838, aux missions de là Colombie, qui dépendaient alors du diocèse de Québec.Le 1er décembre 1843, il est nommé premier Vicaire Apostolique de l'Orégon, sous le titre de Draza ni partibus.Sacré par Mgr Bourget dans la cathédrale de Montréal, en même temps que Mgr Prince, le 25 juillet 1845 Premier archevêque d’Orégon en 1846.Il démissionne en 1881 et meurt en 1885.® 5.Mgr JEAN-CHARLES PRINCE (1802-1860), premier Evêque de Saint-Hvacinthe.Né à Saint-Grégoire de Nicolet, le 13 février 1802.Fait ses etudes a Nicolet et à Saint-Hyacinthe.Il est chanoine de la cathédrale de Montréal quand il est préconisé évêque de Martyropolis in partibus et coadjuteur de Montréal, le 5 juillet 1844.Promu, le 8 juin 1852 au nouvel évêché de Saint-Hyacinthe.Meurt dans sa ville épiscopale’ le a mai I860.7 ’ 6.Mgr AUGUSTIN-MAGLOIRE BLANCHET (1797-1887), premier évêque de Nesqually, Orégon.Frère de François-Norbert.Né à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, le 22 août 1797.Fait ses études au Séminaire de Québec.Curé de Samt-Charles-de-Richelieu pendant les Troubles de 1837.Il est 4 Lejeune, o.m.i.Diet.gén.t.2, 463 8 Ibid., t.2, 437.” Allaire, op.rit., t.1, 58.7 Ibid.t.1, 430. 41 chanoine de la cathédrale de Montréal quand il est nommé premier évêque de Nesqually, au début de 1846.Sacré le 27 septembre de la même année par Mgr Bourget, dans la cathédrale de Montréal.Retiré sous le titre d’évêque d’Ibora à Vancouver en 1879.Meurt dans cette ville, le 25 février 1887.8 7.Mgr JOSEPH-EUGENE-BRUNO GUIGUES, o.m.i.(18051874), premier évêque d’Ottawa.Né à Gap, dans les Hautes-Pyrénées, le 28 août 1805.Entre chez les Oblats à Marseille en 1824.Vingt ans plus tard, il est nommé Provincial de sa communauté en Amérique.Il occupe ce poste quand il est élu évêque d’Ottawa en 1847.Sacré par Mgr Gaulin à Ottawa, le 30 juillet 1848.Meurt à Ottawa, le 8 février 1874.1' 8.Mgr ARMAND-FRANÇOIS-MARIE de CHARBONNEL, p.s.s.(1802-1891), deuxième évêque de Toronto.Né à Monistrol-sur-Loire, France, le 1er décembre 1802.Entre à Saint-Sulpice où il est ordonné prêtre, le 17 décembre 1825.A la paroisse Notre-Dame de Montréal de 1839 à 1847.A cette dernière date, il retourne en France pour y refaire sa santé, fortement ébranlée pendant l’épidémie du typhus.Tout en enseignant la théologie au séminaire d’Aix-en-Provence, il est l’agent de Mgr Bourget en Europe.Nommé évêque de Toronto, le 18 avril 1850.Sacré à Rome par Pie IX, le 26 mai de la même année.Résigne son évêché en 1860; il entre la même année au noviciat des Capucins de Rieti, province de Rome.Consacre le reste de sa vie en France à l’œuvre de la Propagation de la Foi et à la prédication.Meurt à Crest, près Lyon, le 29 mars 1891.10 9.Mgr JEAN-FRANÇOIS-MARIE ALLARD, o.m.i.(1806-1889), premier Vicaire Apostolique du Natal.Né à La Roche (Hautes-Alpes), le 26 novembre 1806.Prêtre le 30 juin 1830.Entre au noviciat des Oblats de Marseille et y fait sa profession perpétuelle, le 1er novembre 1838.Arrive au Canada en 1843.Maître des novices de sa communauté à Longueuil ; il contribue à la fondation de l’Institut des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie.Nommé, le 30 janvier 1851, évêque de Samarie in partibus et premier Vicaire Apostolique du Natal, dans le Sud de l’Afrique.Sacré à Marseille le 13 juillet de la même année.Après avoir donné sa démission, il devient en 1874 archevêque titulaire de Taron en Palestine.Il se retire au scolasticat de sa communauté à Rome.C’est là qu’il meurt le 26 septembre 1889.11 T .,,,-,TTT • I Leon POLLIOT, s.j.» Ibid., 1.1, 57.» Ibid., 1.1, 259.luIbid., t.1, 111.Aussi Candide Causse, o.m.c.Vie de M’carPe- ou il exerce le même commerce, De son n,ariage avec Elizabeth-Mélanie Geisel sont nés-juillet>i8770rgeS“Edln0,ld‘Henri’ baptisé à Saint-Télesphore, le 25 ]880b) J°Seph'Albert’ baptisé également à Saint-Télesphore, le 16 mars o Joseph-Charles, baptisé à Saint-Polycarpe, le 19 mai 1883 d) Marie-Elisabet h-Ida, également baptisée ku même IdfoU, le 2/ novembre 1884.Hermaringer.Pierre Hermaringer, que l’on présume allemand, est déjà dans notre region au tout début du dix-neuvième siècle.Il épouse Marie-Louise Larocque dit Rockbrune.Un de ses fils, Pierre, est forgeron au Lac-des-Deux-Montagnes (Oka), où il se marie trois fois.D’abord, le 25 octobre 1824, avec Marie-Françoise Piot dit Larose, fille de Toussaint e de Françoise Robillard; ensuite, le 30 janvier 1832, avec Marcille Œarlebots fille dEustache et de Catherine Proulx; enfin, le 30 août 184/, avec Mane-Delphine Cedras, fille de Pierre-Honoré et de Marie-Genevieve Beaubien.Deux fils issus de son deuxième mariage: Charles et Basile exercent respectivement le métier de boulanger.Tous les deux se fixent dans notre region, le premier à Rigaud et le second à Vaudreuil.C’est ainsi que Charles épouse à ce premier endroit, le 18 juillet 1864 Angélique Brasseur, fille d’André et de Marie-Esther St-Julien.De son cote, Basile a déjà marié à Vaudreuil, le 2 mai 1853, Marie-Elmire Legault, fille de Jacques, menuisier, et de Félicité Cardinal Hommal.Conrad-Thomas Hommal, époux de Catherine Milcon, habite \ audreuil, plus précisément la Pointe-Cavagnal, dès 1855.Il est souffleur de verre a l’emploi de la vitrerie du haut de Vaudreuil11 Caroline, nee de ce mariage, épouse Cyprien Séguin «• à Vaudreuil, 11 II serait même le seul à rester dans la rétrion alnrc i retournent aux Etats-Unis, à la fin de la euerre^le Q /.?VS H?autres the Anglican parish of Vaudreuil, Rev Ro*5 n H,story of "Irère de '« tS’m à 47 le 8 janvier 1862.Lue autre de leurs tilles, Marie, abjure le protestantisme en leglise de Rigaud, le 8 janvier 1871.La convertie, âgée de 21 ans.a précisément sa soeur Caroline comme marraine.Au même endroit, le lendemain, elle épouse Napoléon Séguin,1-’ fils de Benjamin et de Sophie Sabourin.Devenu veuf, Conrad-1 homas Hommal convole avec Virginie La Durantaye.De cette union naissent : a) Maria-Georgina, née le 6 juin 1857 et baptisée le 2 août suivant à l’église anglicane d’Hudson.b) Mary-Alice, née le 25 octobre 1863 et baptisée le 6 mars 1864 à l’église anglicane d’Hudson.c) Robert-Edward, né le 19 septembre 1868 et baptisé le 5 décembre de la même année à l’église anglicane d’Hudson.d) Amélia-Maude, née le 5 février 1873 et baptisée le 16 mars 1874 a 1 église anglicane d Hudson.Décédée le 14 novembre suivant et inhumée le 16, au même endroit.e) Arthur-Albert, ne le 5 juillet 1875 et baptisé le 12 septembre suivant à l’église anglicane d’Hudson.Conrad-'! homas Hommal décède à la Pointe-Cavagnal, le 10 octobre 1867.fl est inhumé le surlendemain au cimetière anglican d’Hudson.Agé de 58 ans, le disparu est désigné comme “a Native of Germany, residing at Hudson”.Schcnaillc.A l’lle-Perrot, le 12 mai 1791, on inhume le corps de Patient Schenaille, décédé l’avant-veille, muni des sacrements de l’Eglise.1 bornas Leduc, Joseph Dubreuil et nombre d’autres sont témoins à cette sépulture.Agé de 48 ans, le défunt habitait la paroisse.Il est désigné comme allemand de nation.Schetagne.Une famille Schetagne, que l’on présume d’ascendance allemande, habite Vaudreuit en 1845.Nous savons peu d’elle, si ce n’est qu’à la Pointe-Claire, le 6 février 1815, Joseph Schetagne épouse Suzanne Deschamps, fille de défunt Pierre et de Marie-Claire Lalonde.Les deux conjoints sont de Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile.De ce mariage naissent au moins deux enfants : a) François-Xavier, baptisé à la Pointe-Claire, le 3 mars suivant.Marié à Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile, le 7 avril 1834, à Marie-Rose Poudret dit Lavigne, fille de Jean-Baptiste et de Marguerite Lauzon.b) Marie, mariée à Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ue, le 15 novembre 12 Surnommé le Nègre.Baptisé à Rigaud, le 25 mai 1849, sous le nom de François-Télesphore.Inhumé à Rigaud, le 15 février 1926. 48 1842, a François-Xavier Demers, de Sainte-Geneviève, fils de Timothée et de défunte Angélique Raby, de Saint-Timothée.François-Xavier Schetagne est fermier à Vaudreuil.C’est là qu’il fait baptiser une fille, Marie, le 24 avril 1845.Schloz.Les missionnaires et les scribes de l’époque ne respectent pas I orthographe germanique de la famille Schloz.Le nom se francise, d abord en Chelosse, pour devenir finalement Serrurier.A tout événement.Johannes Schloz (Chelosse dit Serrurier) habite la Mission du Lac-des-Deux-Montagnes, en 1757.Il est allemand oHgmaire de la paroisse de Notre-Dame de Strasbourg, et fils d’Antoine et d Llizabeth.Le 3 octobre de la même année, à Sainte-Anne-du-Bout-de-1 Ile, ,1 épousé Marie-Magdeleine Goujon, veuve de Jacques Dubrul, fille de Pierre et de Marie-Magdeleine Lacroix dit Langevin, ous deux habitants du Coteau Saint-Pierre, à Montréal.Le conjoint est age c e vingt et un ans, tandis que sa compagne est de cinq ans son ainée.Les conventions de mariage sont rédigées le même jour, sous seing pme, par le missionnaire Mathevet, le même qui va bénir l’union des futurs epoux-.Le douaire est fixé à 300 livres, tandis que le préciput s établit a 150 livres.Le document est écrit dans la maison curiale de Sainte-Anne-du-Bout-de-lTle.13 Le 14 mars 1758, le marquis fie Vaudreuil concède une terre de sa seigneune a Jean Chelosse.Le terrain, de trois arpents de front sur vn gt de profondeur est situé à Quinchien, du “Coste du nord de la p .te Riviere dudit lieu .« Soulignons que le nouveau concessionnaire 1 ossede déjà le lopin voisin, pour l’avoir acquis le 30 août 1757, devant le notaire Hodiesne.1 La famille Chelosse vivra désormais près des sinuosités du petit cours deau ,1e Qumcluen.Nous connaissons au moins six enfants nés de ce mariage: , a >.baptisée à Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile, le S s ptembre 1/58.Ondoyee a la maison.Inhumée au même endroit le 5 octobre suivant.J 175bVarIUeS;baP!,isé-'Vfainte_Anne"du-Rout-de-rile* Je 24 novembre c 19 t QUThku MaHé à Nûtre'Dame de Montréal, , , T1784’ a Marie-Josephte Gougeon, fille de Jean-Baptiste et de Marie-Josephte Pilon.1 uste G.Hofc™ f S»**', .olaire la nnome „o 2» E„ d£ £ ÈSaî"*"”"' ””” 'ssilfï r ¦* 4 Archives judiciaires de Montréal.r nço,s Slmonnet.En dépôt aux c) Anonyme, né le 11 décembre 1761.Ondoyé à la maison.Inhumé à Sainte-Anne-du-Bout-de-1 Ile, le 31 du même mois.d) Marguerite-Clémence, baptisée à Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile, le 23 novembre 1763.Cette fois, le père est désigné comme habitant de la Petite-Côte.15 e) Marie-Madeleine, baptisée à Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile, le 2 novembre 1765.f) Jean-Baptiste, né vers 1769.Marié, en premières noces, à Notre-Dame de Montréal, le 18 mai 1795, à Marie-Louise Maçon, alors agee de 16 ans, fille de défunt Antoine et de Marie-Anastasie Lajeu-nesse.Convole à Saint-Polycarpe, le 12 juillet 1819, avec Marie-Angélique Bourbonnais, fille de François et d’Ursule Dicaire.A la mort de son époux, Marie-Magdeleine Goujon va demeurer à Montréal.Elle habite toujours cet endroit, lors du mariage de son fils Jacques, en 1/84.Même constatation lors du premier mariage d’un autre de ses fils.Jean-Baptiste, en 1795.Mais ce dernier viendra vivre dans la Presqu’île.Nous le retrouvons dans la seigneurie de Nouvelle-Lon-gueuil, dès 1819, avec les premiers colons de la rivière à Delisle.Il v exerce le métier de maçon 1,1 et nous lui devons la construction des premières maisons de Saint-Polycarpe.Schmidt.Aux dernières heures de la Nouvelle-France, Jacob Schmidt, ou “Chemit" comme l’orthographient les tabellions du temps, habite déjà la seigneurie de \ audreuil.D apres les textes conservés dans nos minutiers, il serait alemand de Nation .La seule consonnance de son nom aurait suffit à nous en convaincre.A tout événement, le 26 janvier 176)0, Jacob Schmidt achète une terre de son compatriote Jean Chelosse (Schloz).Le contrat est signé en l’étude du notaire Hodiesne, à Montréal.C'est précisément le lopin concédé à Chelosse, en mars 1758.17 Sur ce terrain, il y a “environ neuf arpens en superficie de terre défrichée, et tout le reste en bois debout, avec tous Les bâtimens qui sont sur icelle, consistans en une maison de pieces sur pieces de dix huit pieds sur Seize couverte d’ecorses cheminée de terre planchers haut et bas, portes, chassis à papier Et une écurie de dix pieds en quarré de pièces Sur pièces aussi couverte d’écorces.18 Description détaillée et intéressante du patrimoine de notre jeune germain.Rappelons (pie la nouvelle acquisition mesure six arpents 15 Cette concession est parallèle à celles de l’Anse et de Quinchien.1,1 Registre de Saint-Polycarpe, 12 juillet 1819.17 Cette terre est bornée par l’arpenteur Raymond, le 2 mai 1757.18 Vente par Jean chelosse dit Serrurier a Jacob chemit d'une terre de six arpens de front sur vingt sise a vaudreuil.— 1760.Le 26e.de janvier.Greffe du notaire Gervais Hodiesne, minute no 3440.En dépôt aux Archives judiciaires de Montréal. 50 de front sur vingt de profondeur.Le prix est fixé à 800 livres, montant versé sur le champ par l’acquéreur.Jacob Schmidt épouse d'abord Suzanne Verley.De ce mariaee naissent:10 6 Thérèse> baptisée fi Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile, le 20 décembre 1/60.Le pere est de Quinchien.h) Jacob, marié à Hyppolithe Lalonde, fille d’Edouard et d’Elisabeth Duclos.Le conjoint possède une terre de 3 x 40 arpents, sise en la seigneurie de Soulanges.(Contrat de mariage passé devant le notaire Gabrion, le 15 juillet 1782).c) Chômas, baptisé aux Cèdres, le 17 janvier 1768.Inhumé au meme endroit, le 18 mai 1772.d) Joseph, baptisé aux Cèdres, le 15 septembre 1771.e) Thomas- baptisé aux Cèdres, le 7 février 1774.Inhumé au meme endroit, le 9 septembre 1779.f) Jean-Baptiste, inhumé aux Cèdres, le 23 juin 1778.Agé de 6 ans g) Marguerite, baptisée aux Cèdres, le 27 janvier 1781.Inhumée au meme endroit, le 27 février 1782.me.re’ Suzanne ' er,a>'> décède à son tour le 23 mars 1781 à age de 45 ans.Elle est inhumée aux Cèdres, le surlendemain, en presence du notaire Thomas Yuatier, de Jean-Baptiste Coulon, bedeau, et de nombre d’autres.Pour sa part, Jacob convole avec Hyppolithe Lalonde.Nous connaissons au moins trois enfants nés de cette union : a) Suzanne, baptisée aux Cèdres, le 25 mai 1783.b) Anonyme, inhumé aux Cèdres, le 21 mars 1787.c) Eugène, baptisé aux Cèdres, le 16 septembre 1788.Revenons au séjour de la famille Schmidt à Quinchien.Dès le 3 e\ner 176-, toujours devant Hodiesne, Jacob Schmidt vend la moitié UrvoU2oerTram (3 arp,ems (le fr°nt SUr 20 de Profondeur) à François L riots.- La parue cedee comporte “un petit desert pour semer un minot de ,)le' et sans sur icelle aucun batiment”.21 C’est sur l’autre part, ou se trouvent la maison et l’écurie, tout près de la rivière sinueuse, que vivra désormais Jacob et toute la maisonnée.Deventl veuf uue deuxième fois, il épouse Rose Dagenais, en * Nous connaissons 1 existence d’une autre famille , la meme époque.11 s’agit de Jean-Henrv Schmidt et ^ Vî * Ced!?s’ a mariant Mü toTb^sî teKS 1785' » de cel„heqjacrobUrLeavioletteUreUr ^ faUb°Urg S^^Pl, Ce lopin est voisin d’une G.Hodiesne, minute no 4003.En dépôt aux Archives fudSes de Modntr0af,re 51 troisièmes noces.Au tout début du dix-neuvième siècle, il a déjà quitté la province.C est ce qui oblige sa dernière femme à engager son jeune fils Honoré, alors âgé de neuf ans, à Jean-Baptiste Campault, laboureur de Vaudreuil.Ces conventions passées au même endroit, en l’étude du notaire Deguire, ne manquent surtout pas d’originalité.En voici un passage des plus intéressants : 22 Lad.te Rose Dagenais Sa mere a volontairement Reconnu Et “Confessé L’avoir (son fils Honoré Schmidt) Engagé & L'Engage par Ces présentes à Jean Baptiste Campault Laboureur demeurant aud.t Vaudreuil a Ce présent & acceptant qui L’apris “et Retenu pour Son Engagé et Ce Jusqu’à Ce que Led.t Honoré Sclnnidt (sic) Enfant mineur Soit pourvu à L’âge de vingt un “ans accomplis, pendant Lequel Temps il Sera Tenu & obligé de "Travailler au Service dud.t Campault Son Bourgeois En Tout “Ce qu’il Sera Capable de faire Selon Ses forces et Capacité Le “Servir fidèlement et deligemment, Lui obéir et Tous autre qui "Représenteront Sa personne En Tout Ce qui Lui Sera Commandé de Licite & honnête, faire Son profit Eviter Son dommage et "L’En avertir S'il vient à Sa connoissance, et Généralement faire " Fout Ce qu’un Bon et fidele Engagé Est Tenu & obligé de faire "pour L’avantage de Son Bourgeois, Sans pouvoir Se Distraire “dud.t Service pour aller demeurer ailleurs et dans Le Cas où il "Sortiroit de La maison dudit Campault pendant Le Cours du "présent Engagement Lad.te Dagenais Sa mere promet & S’oblige "de Le Chercher ou faire Chercher dans Toute L’Etendue de "La Seigneurie dud.t Vaudreuil, pour S’il peut Etre Trouvé Le "Ramener à La maison de Son maître pour y parachever Le “Temps qui Resteroit à faire Jusqu’Enfin des présentes, a peine &.c "Le présent Engagement Est ainsi fait aux Charges par Led.t "Jean Baptiste Campault ainsi qu’il promet & S’oblige de Loger, “nourir èc Entretenir, Blanchir, & Racommoder Led.t Engagé "Comme un de Ses Enfants, de Tous Linges, hardes, Chaussures "et Coefures pendant Led.t Temps, C’Est a dire Jusqu’à L’age de “vingt un ans, Le Traiter douvement et humainement Comme il “Convient, L’instruire ou faire instruire dans La Religion Catho-"lique Romaine, Et lui procurer L’avantage de faire Sa première “Communion Lorsqu’il en Sera Jugé Capable par les ministres "de L’Eglise, et à La fin du présent Engagement Lui fournir pour “Ses gages & Salaires un habillement neuf & Complet de pied En "Cap de drap Commun avec Six Chemises neuves de Toile de 22 Engagement d'anoré Smith (Schmidt) A J Bte.Campault pere.Le 30 8bre avant midi 1801.Greffe du notaire J.-B.-H.Deguire.En dépôt aux Archives judiciaires de Montréal. u.v>ie, une Chemise de Toile fine Garnie, un fichu de Soie, un Chapeau Commun, une paire de Bas fins, une paire de Souliers ™nCO'S’ lr,ne, pa,re de BoucIes Padoux pour Ses Cheveux & et outre Led.t habillement neuf Lui Laisser Emporter Toutes “FntreiUtreSr deS f L'nges aura Eu de Reste P°ur Son ¦ntretien.Comme de lu.fournir aussi une Taure pleine, Le Tout Cy dessus pour Ses Salaires & Services du présent Engagement.” Paschd t“CSt Signé e" présence de Joachim DubruI et de aschal Brune .On notera qua la suite de cet engagement, le jeune WnenisaPP m,idt noncent, les choses pourraient bien ran;^SeCondrlieu’.Québec est une ville géminée, je veux dire un Chef-lieu et une Capitale .Le siege de ses edifices dEtat est à la Haute-Ville; et personne \faiiet SaC-’fpne S">* « - des emprunts à Rem.Si ledit projet a trait à la municipalité seulement : ville ou village, on 67 se contentera d'autoriser les emprunts; mais s’il a trait à l’enrichissement de la Province c’est elle qui acceptera de verser certains octrois nécessaires à son exécution.Si la Commission ne jugeait pas à propos d’approuver le projet, elle fera connaître à la municipalité les motifs de son refus, et lui offrira les services d'un expert pour correction et amélioration dudit projet.La 3ème.—Dresser entre temps un Code d’Urbanisme provincial, comportant le texte le plus récent des lois provinciales touchant l’urbanisme, puis les règles communes : a) au tracé des rues, b) à l’embellissement des quartiers, c) au lottissement des terrains, etc.Rem.—Le verdict de la Commission se limiterait à deux points : 1) l'approbation ou suggestion d’amélioration, 2) le classement des projets approuvés.Les subsides annuellement votés par le Parlement seront mis à la disposition des ministères des Affaires municipales et de la Santé; et ils seront répartis par l'intermédiaire du Président de la Commission, sur présentation des rapports discutés et approuvés par la Commission.Les Membres de ladite Commission n’étant pas salariés auront droit cependant à leurs frais de déplacement et d'études.On pourrait peut-être procéder à leur égard à ce sujet comme on le fait relativement aux Membres du Conseil de l’Instruction Publique.CREATION D’UNE NOUVELLE ENTITE JURIDIQUE ET ADMINISTRATIVE Pour faciliter l’étude des besoins des extensions ou aménagements des "plus grands tous urbains”: plus grand Québec, plus Grand Montréal, plus grand Trois-Rivières, etc., etc., il y aurait lieu de créer une nouvelle Entité juridique et administrative, analogue à celle des Conseils de comté, antité autorisant et même obligeant les maires de toutes les municipalités concernées à se réunir périodiquement pour étudier et discuter les besoins urbanistiques du grand tout urbain qu’ils représentent.Le plus grand Québec n’a-t-il pas en effet plus de vingt maires, le plus grand Montréal une centaine?.Tous les problèmes d'urbanisme ayant trait à l’extension ou à l'embellissement dudit grand tout ne devraient être étudiés et réglés qu’au sein de ce Conseil spécial créé ad hoc.Son fonctionnement serait analogue à celui du Conseil de Comté: l’un quelconque des Membres pourrait toujours en demander la convocation; et, sur sa demande, le Président serait tenu de le convoquer, afin de permettre aux Membres d’y discuter et traiter sur un pied d'égalité tous les problèmes, qui ont trait à ladite extension ou au dit embellissement, mais ceux-là seulement.En procédant de la sorte, on éviterait les malentendus, qui gênent et retardent presque indéfiniment la solution d’une foule de problèmes d’urbanisme pratiques.CONCLUSION Nous terminons .Pour entreprendre tout ce que nous venons de suggérer, il n’y aurait pas à hésiter ni à retarder un seul instant.Parlement et citoyens, nous devons nous mettre à l’oeuvre, et aussitôt.Nous avons les cadres propices et les ressources suffisantes ; que la générosité ne nous fasse point défaut, et le succès, un grand succès, nous est assuré.Québec est le point de mire de l’Amérique; notre Ville est appelée la perle des villes; notre Province, le paradis du tourisme, l’attraction des voyageurs.Notre Gouvernement est bien disposé ; profitons-en.Notre Premier Ministre sera heureux d’ajouter cette nouvelle réussite aux innombrables réussites dont ses bras sont déjà chargés.Ce sera tout à son honneur, gloire, comme à celui de ses dévoués collaborateurs.Nous le leur souhaitons ce succès?R.P.BONAVENTURE PELOQUIN. IES PARCS DE LA PROVINCE l.e gouvernement de la province a constitué, dans les grandes régions du Québec, des réserves ou parcs destinés à la récréation de notre an.Choisis pour la commodité de leur site, la richesse et la variété de leur végétation, l'abondance de leurs ressources sportives, ces parcs ont conservé une beauté primitive à peine effleurée par la construction de quelques camps rustiques ; ils sont devenus des lieux de repos, de détente et de distraction comme il en existe peu ailleurs.Les citoyens de Québec, de même que les touristes, sont invités à visiter les parcs provinciaux, cest refaire ses forces au contact de la science.l'Office provincial de publicité 68 4677
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.