La Vérité, 1 juillet 1881, jeudi 14 juillet 1881
iumi 32009 NT uméro-progriimme.QUEBEC, JEUDI, 14 JUILLET 1881 N u tné vop rogra mme.f AIlOXXEJIEVl'S f ANNONCES LA VERITE 10 cta.1ère insertion, par ligne Insertion* subséquentes.Les annonces à long terme publiées à des conditions spéciales.Canada et Etats-Unis 6 " Un an.Six mois *1.50 0.76 France et Belgique Un an.Six mois 12 fr.Le prix de l'abonnement est strie, tement payable d'avance.Agente demandée dans tontes ke poroitvtt-e.6 fr.JOURNAL HEBDOMADAIRE Le prix de l'abonne meut est strictement payable d'avance.“ VERITAS LIDERA DIT VOS — LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES " Je P.TARDIVEL, PROPRIÉTAIRE ET RÉDACTEUR EN CHEF Bureau de rédaction et d’affaires : RUE SAINTE-FAMlLItE, 16 quand le temps me le permettra, je.serai heureux de converser, dans votre journal, avec mes chers amis, lSd bons cultivateurs de uos campagnes, qui gagner- iit beaucoup h faire moins do mauvaise ^litique et pli s de bonne culture.’ Marie Immaculée vous protège.Votre ami.doux eûtes et fraettraé un doigt Nous n'on-trotiundruus pas nos lecteurs dos combat» 4° matelots dans la rue Champlain, ni ortanto est la construction dos chemins.Il faut dos chemins pour les colons.Qu’il est difficile do porter un poêle sur son dos, et d’aller échanger un sac de blé pour quelques minois de sel ! Quand comprendra-f-ou une chose si élémentaire 1 Partout oh il y a des chemins, il y a des colons.Danlïers a éviter : — Fl ne faut pas mettre les colons sur do mauvaises tones ; ils se •découragent et nuisent à la belle œuvre do la colonisation.POLITIQUE ET POLITIQUE.et constant du genre humain.Souvent nous reculons au lieu d’avancer.Mais il y a un art dans lequel l’homme a fait d’incontestables armes redoutables que le journal met à la progrès depuis un siècle ; c’est l’art do tuer disposition des méchants.Les bons, il est son semblable.On a inventé le canon Krupp, | vnu> peuvent et doivent se servir du journal pour défendre la vérité et le droit.Mais, en- Il y a politique et politique, comme il y a fagot et fagot.Il y a la politique des politi-queurs, et la politique de ceux qui ne sont pas politiquours.Nous ferons de celte dei nièro politique, exclusivement.Nous ne voulons pas de Vautre.Habitants de la province de Québec, n’est, ce pas que la politique qu'on fait ordinairement dans notre paya est bien nuisible à vos intérêts ?A quoi ko réduit cette prétendu*» politique dont nous entendons si souvent parler ?A bien peu do chose, en vérité ; ou, du moins, h bien pou de chose digne de l’ad miration d’un honnête homme.le fusil à aiguille, la mitrailleuse, la torpille.Et, chose étrange, les inventeurs de ces machines de mort, sont honorés publiquement et grassement payés.Vous nous demanderez, peut-être,* quel rapport il peut y avoir entre le canon Krupp, la nuirai lieuse, la torpille et la presse, cette “ quatrième puissance ” on l’honneur de laquelle on ne manque jamais do vider un verre à la lin de chaque banquet public.Nous y voyons, quelque singulier que cela puisse paraître, une analogie parfaite.La presse est aux intelligences, ce que les 011 pour so renseigner sur les affaires commor-vngins de guerre modernes sont aux corps : oiales, qui n’ont d’autres idées quo celles IJn moyen de tuer beaucoup et de loin.qu’ils puisent dans quelque fouille do trottoir, i ,. ., .,, , ,1 n iixii, .district tni il représente : sa science doit ee iNiut-il en conclure que la presse n’opère 118 y cherchent les nouvelles, les renseigne- , x ,, ., ,., , , , „ .1 ./ 1 .t ., , .° borner à wsséder las noms et les états de que le mal, quelle soit impuissante pour le monts, et ils y trouvent leurs opinions et , ., , 1 1 1 ., 1 service do ceux qui ont travaille avec le plus ,„en?a—out De mû„m que k prejuge,.dWcurau.v élections; «on honnôtctô con canon kr»pp, l,i m„m,ll,msn ot la torpille Lmnqm tombe gonttoagoutto, tlnit l'arl Garnis et "crôor ,W peuvent servir la ddfo.um ,1 uno cause sainto, user la p.orrc la plus dure.J.c journal, 1" »^" aux advcmaircs, Il placer un tel ou à repousser d injustes invasions, du mémo uujourd nu, lu domain, lu tous lus jour*, ! ^^or ^e entreprise à Jcan.lt on aussi le journal peut être un instrument de réussit a graver son image dans l’esprit le , , ,nv * n • .4 , t ° 1 lover un contrat «à Pierre, a faire transporter bien h il est employé a défendre la vérité plus paresseux., , ,  .v .T1 A ., „ lo bureau do poste à dix arpents de la maison 1 est absolument faux do dire que toi jour- L ohcf du ,nrti oppom5.Lc plus grand J1.*MS ' ,1U ’J01100' ^ 11 •' a *l,ls crime que cos bravos gens puissent reprocher p&,odiquo,s, mal mqmmoo, ,i mal ^ig^ l^n homme politique, cW de donner une qu ollo soit, qui n ait sa part «l’influence pour p,^ uo fut.co qu'uno plilC0 de postillon, à le bien ou pour lo mal, qui no creuse son I un a(lvürsairo ou un liMü.Et lu ph,s gmn* sillon dans lo champ des intelligences.^ ^ mômes personnes décernent â La presse façonne les peuples à son image, un député ou à un ministre M do dim surtout si elle est mauvaise.Lo peuple lo jamais oublié ses “ calwlours plus religieux du monde, lo plus soumis k Voilà, pour un grand nombre, ce quo c’est l’autorité, qui no lirait que de mauvais jour- qU0 la politique, naux, deviendrait, au bout de trente ans, un core une fois, k mal trouve, dans la presse, plus de ressources quo le bien.Le journaliste a une terrible responsabilité devant Dieu et les hommes.Il exerce un pouvoir presque sans bornes.Il parle, tousles jours, à des milliers de lecteurs dont il forme imperceptiblement l’esprit et lo cœur.Beaucoup so font illusion sur l’importance du rôle que joue la presse dans la société moderne.Un grand nombre croient sincèrement ne lire les journaux quo par passe-temps, Pour certaines gens, la politique, c’est Ir» distribution du patronage, dus places, don emplois publics.A leurs yeux, l'homme d’état n’est tenu qu’à bien con nitre les besoins do son parti dans lo comté ou le contre lu.mensonge et l'erreur.Ht, de même que lo soldat qui combat pour lo droit peut ot doit se servir dos armes les plus perfectionnées, de meme aussi c’est 11 faut choisir des personnes qui ont la vocalwn.Ce point est important.Il faut apporter une grande attention en localisant les chemins ; évitons les mauvais pas ot les montagnes.11 est rare que Dieu n’ait pas, quoique part, ménagé un beau passage, qu’on trouve généralement, dans notre pays, aprhi que les ch an ins sont faits.Evitons l'isolement pour le colon, il lui .est funeste ; l’homme est fait pour la société.Propagande : — Parlons de la beauté do la vio agricole à tous les fils do cultivateurs quo nous rencontrons.On n’est jamais mieux quo chez soi.Un bon conseil, donné à temps, peut assurer l’avenir d’un jeune homme.Etudions le caractère do notre peuple, et usons do tous les moyens légitimes pour qu’il dirige toutes les forces de son aine vers la vie agricole.Un proverbe dit : l’occasion fait lo larron.L'occasion ! voilà uno obligation pour lo chrétien de s’emparer de la presse pour mieux défendre l'Eglise et la société.Mais à cause de la dépravité des hommes qu’il et do leur penchant au mal, qu’il eût été mieux pour le monde si l'on n'eût jamais inventé, la presse périodique.lxomavquoz-lo bien : nous no disons pas quo la presse soit nécessairement mauvaise.Rien, si 1 on excepte lo péché, n’est nécessairement mauvais.Mais le journal, so prêtant plus facilement au mal qu’au bien, offrant plus do facilités, plus do ressources aux méchants qu'aux bons, doit être considéré comme dangereux ot nuisible, et, par conséquent, regrettable.nous croyons ni lo fusil h aiguille ni Go n est pourtant là qu'une dos 7nist)?'es de peuple d’impics ot do révoltés.Humaine- la politique.mont parlant, il n’y a pas do prédication qui D’autres voient do la politique dans la tiouno contre la mauvaise presse.Que disons- manière dont so font les élections, trop nous, grand Dieu, les miracles mêmes n’y | vont, héla.» ! Cabales, intrigues, corruption, tiennent pas ! Ne croyez-vous pas que Lour- 80U- X menaces, intimidation, violences, telles sont armes dont- il faut eo servir pour mériter, vorti la Franco, sans les mauvais journaux 11 dans l'opinion do plusieurs, lo titre d'homme ' Avons-nous besoin do dire quo, pour être politique.Si un agent d'élection no sait pas bon, lo journal doit être catholique, ot quo « virer une paroisse", soit parla boisson soit plus une fouille s'éloigne do la vraie doc- par l'argont, soit par quoique promesse ' s'il trine, plus elle est mauvaise.I.’indifféron- no sait pas, au besoin, faire un “ coup de tisme n'est pas plus permis en journalisme main ", pour enlever les livres do votation, qu on politique.La parole do Notre Soi- ou organiser une bande do fiers-à-bras gneur: “Celui qui n’est pas avec moi est empêcher les électeurs contre moi, et celui qui no ramasse point I poil* ; s'il ne peut pas exploiter des, Salctto ot Paray lo Monial auraient con- les une puissance auprès dos masses.Ecoutons le trait auivant : Un jeune homme du comté do Montcalm partit pour lo Nebraska.Engagé par un bourgeois pour aller couper du bois dans un endroit encore inculte, il y trouva, eut le bord d’une rivière, dos pointes do terre d’une fertilité extrême.11 voulut s’y établir, mais il y avait six lieues sans chemin.Un agent doe terres, ou d’une compagnie, je no nain trop, lui dit d’aller bâtir, à l’endroit qu’il morG maladies et les autre» fléaux, elle Los hommes so sont toujours fait la guerre, et ils so la forent jusqu’à la fin dos siècles.Car la guerre, comme la mort, comme les maladies, comme tous les fléaux, est entrée dans le inonde avec lo premier péché, et comme la pour do so rendre les craintes aux LA VÉRITÉ S du débiteur ou les convoitises du créancier ; s’il n’est pas de taille à faire tout- cela et foule d’autres choses semblables valeur est mince aux yeux dos gens dont nous parlons.Nous avons souvent entendu affirmer — et qui ne l’a entendu dire comme nous 1 toutes ces infamies sont permises pour gagner une élection.Révolté par un tel cynisme, nous nous sommes plus d’une fois écrié : — “ Mais c’est épouvantable, ce que vous dites là.” Et Von nous répondait, plus cyniquement encore : —“ Oh non ! ce n’est pas épouvantable du coût, c’est de la politique.Voyez-vous, nos adversaires se servent do ces moyens, et il faut bien faire comme eux.” — “ Mais depuis quand, répondions-nous, le péché de votre voisin, ou mémo de votre adversaire, justifie-t-il votre propre péché.” Et la réplique invariable était : — "Le peuple est si be te, il faut le mener comme ça.Si vous étiez un homme politique vous comprendriez ces choses-là.” — “ Mais, est ce bien le moyen (l’éclairer le peuple que do l’enivrer et de le corrompre 1 ” — “Oh ! vous n’entendez rien à la politique.” Dieu merci, nous n’entendons pas la politique de cotte façon.L’ivrognerie, les désordres, la corruption, l’achat dos consciences, l’intimidation, la fraude ne constituent pas la politique.Ce ne sont là que les crimes des politi-q ueurs.D’autres encore font ce qu’ils appellent, delà “ haute politique”.Celle-ci consiste à corrompre les députés et les journalistes.Places, honneurs, impressions, avantages quelconques, tout, jusqu’aux deniers votés pour la colonisation, tout sert à faire de la “ haute politique ”.Nous n’avons pas besoin de nous étendre sur ce chapitre ; chacun a assez souvenirs dans le cœur pour comprendre co que nous voulons dire.Et qu’ils sont rares ceux qui ont le droit de jeter la pierre à leur voisin ! Cette 11 haute politique ” est la pire do toutes, et celle qui s’éloigne davantage do la vraie.les enquêtes, si dommageables qu’elles puissent être à la réputation d’autrui, elle no consiste pas dans l’exploitation dos préjugés et des passions populaires.En un mot, la politique ne consiste pas dans la politique des polit iquours.Etudier avec soin les véritables besoins du pays ; connaître à fond les ressources de sa province et les meilleurs moyens de les développer ; mettre l’amour de sa patrie à cent coudées au-dessus do tout esprit do coterie ; no jamais offenser la morale, sous prétexte quo cela fera tort aux adversaires ou favorisera son propre parti ; no jamais donner le mauvais exemple au peuple, soit en corrompant son voisin, soit en se laissant corrompre, soit en calomniant les autres, soit en défendant une iniquité manifeste ; pour tout dire èn un mot, exercer le pouvoir, voter les lois et administrer les affaires publiques sous l’œil de Dieu ; voilà le devoir de l’homme d’état, voilà la véritable politique, la seule que nous voulons faire.Il est évident (pie le Conseil législatif aurait gravement manqué à son devoir s’il n’avait rejeté ce projet du loi subversif.Mais quand bien même cette clause tout à fait révolutionnaire n’eût pas été insérée dans 10 bill, le Conseil aurait eu mille fois raison de rejeter lo projet de loi do VAssemblée législative.On ne peut alléguer aucun prétexte, même plausible, en faveur de l’abolition du d’éligibilité, tandis qu’il y a plusieurs bonnes raisons en faveur de son maintien.On dit que la chambre dos communes l’a aboli.Mais, pour être logique, il faudrait commencer par prouver que la chambre fédérale a eu raison de l’abolir.Il ne suffit pas de suivre les précédents aveuglément ; voir si les précédents sont bons.Du reste, le parlement fédéral et les législatures locales sont pas dans la même position, niôres est confiée,d’une manière toute spéciale, la sauvegarde dos droits de la propriété.Ainsi, supposant même quo lo parlement fédéral fût justifiable d’abolir le cens d’éligibilité, 11 ne s’eu suivrait nullement que les législatures provinciales eussent le droit do le faire.Los partisauts de l’abolition du cens d'éligibilité prétendent que la loi actuelle gêne la liberté des électeurs, en restreignant leur choix à ceux qui possèdent des biens fonds, tandis qu’il peut so faire qu’un homme très pauvre soit tout à fait apte à remplir les fonctions de député.D’abord, il faut une ligne de démarcation •quelque part.Il faut certaines garanties.Si l’on admet le principe de ces messieurs, qu’il ne faut restreindre en aucune façon la liberté des électeurs, ne devrait-on pas également admettre quo lo plouplo a lu droit d’élire, comme députés, les jeunes gens du moins de vingt et un ans, les femmes et les étrangers 1 Dans la pratique, du reste, la loi actuelle ne présente aucun inconvénient.Un homme qui possède réellement les qualités voulues par le bon sens pour devenir député, trouve toujours la propriété foncière voulue par la loi.Personne no prétendra, assurément, que nous sommes aflligés, dans notre pays, d’une disette de candidats aux élections ! Nous en avons toujours, au contraire, une surabondance.11 y a, chez nous, une tendance marquée vers la démagogie, contre cette tendance funeste.Après avoir aboli leçons d'éligibilité, on voudra abolir lo cens électoral.Puis, nous aurons lo suffrage universel ! la France impie ou indifférente.Que la première ait toutes nos sympathies, toute notre admiration.Quant aux représentants de fau-tre France, nous no leur devons quo la politesse lorsqu’ils viennent chez nous, rien do plus.Iaïuf faire des ovations, serait un acte de faiblesse, les fréquenter trop intimement, serait nous exposer à tomber dans leurs égarements.Méfions-nous de la littérature française.Il se publie à Paris, et même en province, foule de journaux et de livres infâmes qu’on no manquera pas de nous expédier, comme on l’a déjà fait, du reste.Brûlona-los.Mais il se publie aussi en France de bons journaux et d’excellents livres.Que ceux-ci nous suf Usent.une ou pires, sa — que cens une il faut Nous voyons avec plaisir que les écrivains catholiques de France sont les premiers à parler du Canada.Parmi ces écrivains, M.Claudio Jannot lie A ccs de in- occupé un mng distingué.Depuis son voyage an Canada, l'an dernier, il a publié plusieurs écrite remarquables notre pays.Iæh deux dernières livraisons du Corrcspo7ulant contiennent une étude trtV soignée que M.Jannet a faite sur la race française dans l'Amérique du nord.Ce travail, (pii dénote chez l'auteur un esprit observateur pou ordinaire, donne des renseignements trta exacts sur le Canada, et contribuera en sur LE CENS D'ELIGIBILITE.Comme nous l'annonçons ailleurs, lo Conseil législatif a rejeté lo projet de loi, voté par l'Assemblée législative, comportant abolition du cens d’éligibilité, ou qualification foncière, comme disent certains journaux, parmi lesquels on remarque même Y Evénement.Aujourd'hui, on le sait, la loi exige que tout député possède des biens fonds d’une valeur d’au moins $12,000.Messieurs lus députés ont cru que c’était trop leur demander, et ils ont déclare, dans leur extrême sagesse, que dorénavant n'importe qui peut aspirer au poste de membre de la chambre basse, pourvu qu’il ait vingt et un ans, soit du sexe masculin, sujet de Sa Majesté, et exempt de toute incapacité légale.Ainsi, d’après ce fameux projet do loi, il n'est pas même nécessaire qu’un députe ait le droit de vote ! En vérité, le Conseil a bien fait d’é- ' toull'or cette législation démagogique.Le bill de l'assemblée allait plus loin, et disait : pour beaucoup, nous n’en doutons pas, à faire dia-paraitro bien des préjugé* à notre sujet qui existent encore chez un grand nombre do Français.M.Jlinnet commence par jeter un coup tVtvil général sur l’Amérique du nord, théâtre “ d’un immense mouvement qui emporte les hommes à l’occupation des territoires veaux et ii nou- la conquête de la richesse.” Après avoir étudié Vimmigration européenne Etats-Unis, immigration à laquelle la France “ frappée de stérilité par la révolution ” reste à peu près étrangère, l’auteur parle de la Confédération canadienne, et surtout de l’élément fiançais qui s’y est dévéioppé, presque à l’insu do la France, et qui forme aujourd’hui le pivot du Dominion.Ayant constaté les progrès que nous avons faits, il dit : aux d’exemples sous les yeux, ou de tristes “ Lo présent acte viendra en force (un anglicisme, s’il vous plaît) le jour de sa sanction et s'appliquera aux membres du prâscnt parlement “ Devant ces résultats déjà considérables, les Canadiens sont pleins d'espérances sur 11 importe de réagir l’avenir réservé à leur race.Ils la voient appelée par Dieu à réprendre dans le monde la grande œuvre de la Franco d’autrefois, et plus spécialement à représenter dans l'Amérique la civilisation chrétienne telle que l’Eglise sait la créer quand elle peut exercer Nous aurions plusieurs autres bonnes rai- librement son influence sur les institutions sons à donner contre l’abolition du cens (^0H peuples.Sans doute, ce sont là de vastes espoirs ; mais ils n’ont rien do de chimérique, quand on jette un regard sur la protection toute providentielle qui a gardé cotte petite nation et quand on considère la rapidité de son accoisscment.Nous croyons quo jamais, dans notre province, on n’a voté rien d’aussi radical, d’aussi révolutionnaire que ces quelques mots que « haute politi-1 nous avons soulignés.Voyez plutôt ! Chacun U y a un autre genre de que ” qui se pratique beaucoup depuis quel-1 (^cs députés actuels de 1 Assemblée legislative quos années, c’est la politique des scandales, ^st fait élire on disant, implicitement, Par dos écrits dans les journaux, par des |aux électeurs : “ 1a loi exige que tout député possède des biens do fonds au montant de §2,000.Eh bien ! je possède cos biens fonds, puisque je me présente devant vous.” Les électeurs ont donc élu les députés, d’éligibilité, mais cet article est déjà trop long ; et nous croyons, d'ailleurs, avoir suffisamment démontré l’inopportunité du bill de l’Assemblée législative et la sagesse dont le Conseil a fait preuve on rejetant ce projet du loi si intempestif.discours diffamatoires sur les hustings, par dos enquêtes au parlement, on cherche à noircir le caractère dos hommes publics, non pour sauvegarder l’honneur du pays, mais.,., .Vi.1 ., croyant que ceux-ci possédaient, en réalité, pour arriver au pouvoir, ou pour s y main- J \ .1 .1 la propriété voulue par la lui.cnir* , , , , .dire, qu’il est survenu entre les électeurs Sam doute, b, onquctm parlcmonk»™|^ ^ dribble contml, indü- pendant de la loi, qui confère aux predroit positif au cens d’éligibilité.Or, c’est un axiome élémentaire du droit qu’un contrat bilatéral ne saurait être annulé sans le consentement des deux parties cou- Quoi est l’hommo houiiôto qui gmeiousetts du present elle veut se faire pardonner les négligences du passé.Lo Canada, “ D’ailleurs, il est bon qu’un peuple w> hausse le courage.Au Canada, ces grandes pensées ne sont pas l’apanage d’une petite classe de lettrés.Dans les campagnes les plus reculées, devant les auditoires composés exclusivement de cultivateurs, un orateur n’a qu’à les évoquer et qu’à rappeler les grands souvenirs religieux du pays, pour faire vibrer les âmes et provoquer des sacrifices réels dans l’intérêt de la patrie.” C'est-à- LE CANADA EN FRANCE.peuvent devenir nécessaires, mais quel est l’homme raisonnable qui voudra soutenir quon I ' 1 , , .I micrs en n’en fait pas un abus, et un abus très grave ?Règle générale, ces enquêtes ne sont d’aucune utilité pour le pays, n’empêchent pas un seul tripotage, no réparent pas un seul gaspillage, et ne chassent personne de la vio publique.Elles servent, tout simplement,à démoraliser Depuis quelque temps, la France s’occupe beaucoup du Canada.L’ancienne mère-patrie su resouvient de sa fille aînée, et par les Parlant de l'éducation dans la province de Québec, M.Jannot s’exprime comme suit.“La direction morale, base de l’éducation, appartient au clergé, tandis que le gouvernement provincial concentre ses efforts sur l'établissement des écoles dans les nouveaux territoires et sur la propagation de certaines connaissances usuelles.Grâce à cette saine éducation, et à une pratique très exacte des devoirs chrétiens, les Canadiens, qui sont an moins aussi instruits quo les Ecossais, les Allemands ou les Français contemporaine, sont infiniment mieux élevés.Dans le* campagnes, les habitants ont une dignité do manières, une générosité de sentiments, une ouverture d’esprit,auxquelles les femmes joignent une distinction naturelle, qui nous font comprendre ce qu’étaient, à nos grandes époques nationales, ces fiers ruraux de la vieille Europe catholique, qui se glorifiaient du nom do Francs, du titre do propriétaires allodiaux et se prétendaient tous gentilshommes.” M.Jannet parle ensuite de l'immigration européenne au Canada, de l'émigration de nos compatriotes au* Etats-Unis, et de la colonisation.Nous reviendrons sur son excel- tractantes.chercherait à se soustraire à une obligation qui est toujours resté attaché au souvenir de la France, malgré plus d'un siècle d’oubli, voit, avec une vive satisfaction, le réveil qui se produit chez nos cousins d’outre-mor.Mais on ne saurait trop le répéter : cette reprise do rélations entre les deux pays n’est pao sans danger pour nous, bien qu'elle soit de librement contractée, sans le consentement lo peuple en lui faisant croire que tous ceux i dü h pcrgonno vis-à-vis de laquelle il avait qui prennent part au gouvernement sont des con^rac^ cette obligation ?Cependant, nous vauriens et des filous.Quand lo peuple est | regre^ons de lo dire, la chambre d’assemblée convaincu que ceux qui font les lois et ceux qui administrent la chose publique sont cor-1 ncp0j sans le consentement do l’autre partie, rompus, il se laisse facilement corrompre lui- chose remarquable, ce projet de loi a été même.L'exemple qui part d’on haut à un | rédigé par un homme qui, certainement, dans nature à nous flatter et à fortifier chez nous les affaires ordinaires, rougirait de commettre le sentiment national.Beaucoup do fausses doctrines, beaucoup d'idées subversives nous viendront do cette France, autrefois si catholique, aujourd’hui bouleversée et tourmentée par la révolution.La France do nos jours n’est malheureusement plus la France qui nous a donné la vio, la France que nous avons a voulu so soustraire à une obligation solen- pouvoir terrible.Convainquons-nous donc bien d’une chose, I un acte qui ne fut strictement conforme aux dès aujourd’hui, et ancrons-la solidement dans lois de la justice.Tant est répandu cet abo-notre esprit : La politique no consiste ni minable principe qui veut qu un homme peut dans la distribution du patronage, ni dans la faire, en sa qualité de député, ce qu il n osc-manière d’organiser et de conduire une élec- P&* ^re cn 8,1 (^ti citoyen ! Nous tion, ni dans l’habileté qu’on mot à prendre partageons donc pleinement lavis du Canule pouvoir, ou l.s’y maintenir, une fois qu’on I (^en ^ ' toujours aimée.Ainsi, soyons sur nos gardes.Va mis I “ Ba position do la chambre d assemblée Aimons toujours la Franco du temps passé, P .est, de fait, insoutenable et contraire aux Elle ne consiste pas dans 1 achat des cons- notions ^u bon droit.Elle, partie à un cou- ciences, elle ne consiste pas dans le manie- trat, a cherché, par l’abus de ses pouvoirs, à ment des ficelles, elle no consiste pas dans * tromper et frustrer l’autre partie.” mais n’ouvrons pas nos bras à tous les Français indistinctement.Aujourd’hui, il y a la France catholique, et LA VÉRITÉ 4 En Attondant, remercions M.C’est (lu la Franco et do l’Italie.Le Mai! blame la Franco do s’être mis Vitalio à dos, et va jusqu’à dire que notre ancienne mèro-putrie est la nation la plus traîtresse et la plus fausse do l’Europo.Ce langage a excité la juste indignation du Mondey qui ne ménage pas le blfuno à Vadresse de son confrère.Nous avons remarqué quo le Mail, autrefois si sympathique à la Franco et aux Canadiens-Iran çais, prend un ton bien arrogant depuis quoique temps, eu parlant do la race latine ot dos catholiques.Nous croyons que co changement regrettable est dû au départ d'un dos rédacteurs du Mail, M.Farrar, qui avait dos idées plus larges quo la plupart des journalistes anglais.lent travail.Jttnnot do cette étude si sympathique, avec des hommes comme lui, c’est avec les catholiques de France, que les Canadiens doivent se mettre ou relations, Uni d'amitié a été votée et cette injustice commise sous le rogne de Sa Majesté Georges III ?L’habitant, le législateur et le ministre suivent les précédents, voilà tout.Il y a, cependant, cotte différence : l'habitant se fait dire des injures par les journaux, tandis quo ceux-ci décernent au député et au ministre le titre do “ docteur en droit constitutionnel.” 11 y a une autre différence : on imitant l’exemple de son père, l’habitant no fait du tort qu’à lui-même, au lieu que nos gouvernants, en suivant les précédents quo leur fournissent les sots ot les pervers du temps passé, peuvent mener le pays à la ruine.Notre ligne do conduite est toute tracée par la justice et le bon sens, et il semble que rien au monde no serait plus facile que de la suivre.Mais il y a quelque part un “ précédent” qu’il faut déterrer avant d’agir.Souvent ce précédent nous conduit par dessus une clôture ou un fossé, quelquefois dans un abîme.N'importe ; quelqu’un a passé par là et il faut le suivre.Sautons ! Oli ! mes pauvres moutons ! si j’avais su autrefois ce que je sais aujourd'hui, vus gambades ne m’auraient pas tant impatienté ! verni nu ni eut absurde, et ne veut pas croire que le marquis de Lome se prête à une pareille comédie.Nous craignons que le Globe ne so trompe, et que le gouverneur-général ne se berce réellement do la douce illusion de pouvoir créer cette académie.Dernièrement, dans un article, dont l’inspiration venait évidemment de la citadelle, le Chronicle a longuement parlé du projet, comme devant bientôt se réaliser ; il a même donné les noms do plusieurs immortels en perspective.Lo Chronicle, qui est rédigé par un littérateur do profession, voit la création de cette académie d’un fort bon œil; cela se conçoit.Mais nous, qui n’avons absolument rien à gagner à la fondation de cette société, ni rien à y perdre, nous pouvons envisager la question plus froidement, et, nous osons le dire, plus impartialement que notre confrère.Cette académie, dit-on, doit “ les lettres canadiennes ; ” pas nous dire de quelle manière elle s’y prendra.S’occupera-t-elle de la vente des livres tpieses membres mettront au jour î Verra-t-elle à ce que les législatures provinciales et lo parlement du Canada achètent, chaque année, un certain nombre d’exemplaires de tout ouvrage publié sous ses auspices ?Trouvera-t-elle des lecteurs aux auteurs qui en manquent ?Assurera-t-ollc des rentes aux écrivains lorsque leur verve sera épuisée?En un mot, sora-L-cllü une espèce de société do bienfaisance et de protection mutuelles, la Société des gens de lettres du Paris?Dans ce cas, elle sera incontestablement une belle affaire pour nos littérateurs, mais nous n’hésitons pas à dire que le public n’y prendra aucun intérêt.Si, d’un autre côté, négligeant les affaires matérielles, elle s’occupe exclusivement des choses intellectuelles, nous sommes prêt à parier dix contre un, qu’elle sera tout bonnement une société d’admiration mutuelle, constituée légalement et organisée vaste échelle.C’est-à-dire qu’elle véritable fléau pour le pays et un grand obstacle aux progrès do la bonne et saine littérature.Pour tout dire, nous partageons pleinement l’avis do la Minerve qui no voit pas l’utilité de cette Académie, laquelle, du reste, ne pourra jamais se fonder d’une manière sérieuse et permanente.Nous avons besoin de bons instituteurs plutôt que do mauvais académiciens, et écrivains devraient étudier un peu plus la grammaire et les règles élémentaires du style, au lien de s’endormir dans une béate admiration les uns pour les autres.Personne, en Franco, ne s’occupe de ce que fait l’Académie française, et il est ridicule de croire que notre académie sera plus heureuse que son aînée.quo d'affaires.LA LANGUE FRANÇAISE.% !¦ Nous avons combattu longtemps, dans les colonnes d'un autre journal, pour faire respecter -notre langue dans les sphères officielles,* dans les bureaux et les départements publics, au parlement.Nous allons continuer cette guerre dans notre journal.Et nous invitons nos lecteurs à nous aider dans cette croisade ; nous les prions de nous informer de toute atteinte portée aux droits de la langue française qui viendra à leur connaissance ; de nous dénoncer tout fonctionnaire qui rei'u- * * En rendant compte de la dernière session.lo Canadien, dans son numéro du 1er juillet, dit : “ Il n’a pas été fait do législation relative meut à la question do ” l'influence indue.“ Nous nous proposons de faire, pièces justificatives en main, l’exposé véridique des motifs qui ont rendu impossible l’amende mont de la loi électorale.A chacun sa responsabilité.” Des motifs qui rendent impossible n’est pas très clair, mais lu public lira sans doute avec intérêt cet exposé véridique.encourager mais on no daigne sera, on leur présence, do reconnaître notre langue comme langue officielle.11 huit aflir-droits partout et toujours, les affirmer courage et persévérance si nous voulons inor nos avec qu'ils soient respectés et conserves.Ne jamais empiéter sur les droits et privilèges d’autrui, niais, en même temps, ne jamais céder un pouce de leur propre terrain, voilà ce que les Canadiens-français doivent faire * * Petite étude de mœurs.La Minerve, de lundi matin, dit : “ La Minerve est de tous les journaux de Montréal celui qui a publié le plus de dépêches, samedi, sur l’attentat de Washington, et lo seul qui ait commenté l’événement le jour même.” A quoi le Monde, de lundi midi, riposte : “ 11 n’y a pas un journal français qui ait mieux fait connaître que le Monde, samedi après-midi, les détails relatifs à l’assassinat de Garfield.11 n’y a qu’à comparer les dépêches pour s’en convaincre.” en tout lieu A travers la Presse Canadienne.et en toute circonstance.La Gazette de Sorel voit tout en noir depuis quelque temps, d’aucuns disent depuis les élections de 1878.Toujours est-il que notre confrère publie dos choses fort lugubres.Par exemple, un ami lui écrivait dernièrement : “ Le mal est dans la population, qui paraît avoir perdu tout sens moral.” Puis, le correspondant demande au rédacteur s’il n’est pas dégoûté.Et le rédacteur do répondre au correspondant qu’en effet il est dégoûté du présent, mais qu’il no désespère pas do l’avenir.C’est à la fois triste et consolant ; c’est la goutte de miel qui tempère l’amertume de l’absinthe.L*Electeur reproduit les confidences do la Gazette, sans commentaires.Voici, maintenant une simple question : si les libéraux étaient au pouvoir, pense-t-on sérieusement que le rédacteur do la Gazette serait aussi dégoûté qu’il Tost, et croit-on, en bonne vérité, que Y Electeur étalerait, avec complaisance, aux yeux de ses lecteurs, les dégoûts de son confrère sorolois ?* * * La Minerve et le Courrier de Montréal blâment sévèrement le Conseil législatif d’avoir rojété le projet do loi tendant à abolir le cens d’éligibilité, voté par l’Assemblée législative.Le Canada ot le Canadien, au contraire, défendent l’action du Conseil.Nous croyons quo la Minerve et le Courrier ont complètement tort et que le Canada et lo Canadien ont pleinement raison.' Le projet de loi on question était certainement regrettable, et lo Conseil a rendu un service au pays on le rejetant.Il faut espérer qu’il le rejettera do nouveau si l’Assemblée législative le vote encore.lAltl.l, comme ( Pour lu Vérité.) LE PAYSAN ET LES MOINEAUX.Dès le mutin de la journée, Un paysan, la peau tannée Par le soleil Kt le coeur en éveil, Kn invoquant la Providence, Semait en abondance Et d'une adroite main, Dans ses sillons tiédis, le plus pur du son grain.Des moineaux qui faisaient leur gentil babillage, Ensemble ou tour X tour, Dans le feuillage ' D'alentour, virvot loup \ coup et, d'une aile rapide, .En bande intrépide Volèrent vers lui : — “ Vcux-tu, lui dirent-ils, nous donner aujourd'hui La nourriture ! La vie est dure Et rien ne pousse encor dans les champs déflorés.” — “ Mangez, mes pauvres éplorés, Répondit le semeur, saccagez mon domaine ; Je ne voudrais faire de pane.Ni gros ni peu, Aux oiseaux du t>ou Dieu.” * * M.l’abbé Casgrain vient do commencer la publication, dans la Revue Canadienne, livraison do juin, une étude sur Octave Crémazie, (ju’on lira sans doute avec intérêt, car co travail se compose on grande partie do lettres inédites du poète.Ces lettres contiennent dot-appréciations critiques de plusieurs œuvres canadiennes, mais M.Casgrain en a dimunué 10 piquant on substituant quelquefois la lettre X aux noms propres.Cette substitution n’a lieu que lorsque le poète blâme ; jamais quand 11 loue.M.l’abbé Casgrain est le fondateur, à Québec, de l’école des romantiques, gens qui écrivent beaucoup mais qui ne s’appliquent pas assez à atteindre la correction grammaticale, sous prétexte que la grammaire nuit à l’inspiration.Et, chose lamentable, non-seulement M.Casgrain est le fondateur de cette école, mais il néglige lui-même son style.Aussi, dans les quelques pages que.nous avons sous les yeux, le savant abbé a-t-il commis plusieurs fautes de français.Exemples : “ .On laissait la causerie chevaucher la bride sur le cou." Chevaucher signifie : aller à cheval.On no dirait pas qu’un homme va à cheval, la bride sur lo cou, mais bien qu’il laisse aller son cheval, la bride sur le cou.C’est donc courir qu’il fallait, et non chevaucher.“ Disciple du savant abbé Holmes, qui a laissé un nom impérissable au Séminaire de Québec, et qui en avait fait son ami plus que son éh)vc, il (Crémazie) avait appris do lui, otc.” sur une sera un nos Et le» oiseaux mangèrent, Puis goimont voltigèrent De ltulwous eu buisson» Eu disant leurs chansons.Plus tard lo grain, sorti du germe, D'un voile épais couvrit la ferme, Et nul u' aurait pu deviner Que Lm moineaux lÀ-môme étaient venus glaner.Or, juste en ce tomps-Ut, des iuscctcs nuisibles • Mordirent les tiges sensibles, Et les riches épis, sur lo point du mûrir, Allaient mourir, Quand les moineaux de la vallée Prenant ensemble leur volée, Vinrent s'abattre sur les champs Kt dévorer cos insectes méchants.Non, le bien que vous faites Ne sera point perdu ; Jùûs ne laissez jamais vxw âmes inquiètes Chercher nomment il vous sera rendu.Pamvhilk LkMay.* * Ia Courrier de Montréal, lo Monde et la Tribune protestent énergiquement contre l’idée qu’on prête au gouvernement fédéral de nommer un Anglais comme juge additionnel du district do Montréal.Lo Courrier s’exprime comme suit : “ Si nous sommes une minorité trop faible pour menacer, au moins pouvons-nous dire qu’il est probable que cotte nomination injuste et outrageante sera le signal d’une affirmation pratique dos droits et prétentions légitimes do notre race dont ou n’a pas d’idée eu “ hauts lieux.” Si la presse des doux partis tenait toujours un langage aussi forme, nous est avis qu’il y aurait moins d’écarts en “ hauts lieux.” Malheureusement, ce no sont que dos bourrasses ; ça ne dure pas toujours.Règle génô-ralo, il faut l’avouer, les journaux de parti trouvent excellent tout co que leurs amis font, et abominable tout oe que font les adversaires.IA VERITE ES RI AST.LES PRÉCÉDENTS.L’homme et lo mouton sont les seuls animaux qui suivent les précédente.Du moins, je iVoti connais pas d’autres.Quand j’étais jeune, et que je travaillais sur une terre, cette manie qu’ont les moutons do suivre les précédents m’a causé plus d’un tourment.Je conduisais le troupeau d’un champ à l’autre.Lo chemin était droit, obstacle.Tout à coup, sans raison apparente, un mouton saute la clôture.Et les autres, jusqu'au dernier, la sautent également, au risque de se casser le cou dans le fossé.Je no connaissais (ms alors mes semblables, et j’appelais cola rondement do la bêtise.An- nage, et je sais que oela se nomme l'amour du précédent, quo les hommes partagent avec les moutons.On accuse souvent nos cultivateur d’etre routiniers, c’est-à-dire do suivre l’exemple de lours pères.Mais, après tout, quelle différence y A-t-il outre l’habitant qui cultive mal, qu’il a vu son père mal cultiver, et le lateur qui vote une sottise, ou le ministre qui consacre une injustice, parce que cette sottise Grammaticalement, cet en se rapporte au Séminaire de Québec, et non à Crémazie." Au physique, rien n’était moins poétique que Crémazie : courtaud, largo dos épaules, la tête forte et chauve, la face rondo et animée, un collier de barde qui lui courait d’une oreille à l’autre, de* yeux petits, enfoncés et myopes, i>ortant lunettes sur un nez court et droit, ü faisait l’effet au premier abord, etc.” Cotte phrase manque absolument de correction.II.aurait fallu : “ Ayant de large* épaules, la tête, etc.” Quand donc nos écrivains soigneront-ils un peu plus leur stylo ?Le tout dit sans malice aucune, et dans l’unique dessein de reveiller ceux qui dorment.sans L'ACADEMIE CANADIENNE.Plusieurs do nos confrères ont annoncé que Son Excellence le gouverneur-général a l’intention dé fonder une académie cana-tienne, semblable k la fameuse Académie française.On nous assure que cette institution eej composera des principaux écrivains 'français èt anglais do toute la Confédération, et qu’OUawasera son principal siège d’affaires, si nous pouvons, en parlant d’une académie, employer cette expression, qui sont lo mvr-cantilisme.> Le GM* considère ce projet comme sou- NOVTELLEli D(I CANADA.jourd’hui, je suis devenu * amour LA SESSION.Ia session do l’Assemblée législative, commencée lo 28 avril, s’est terminée jeudi, h* 30 juin.Cette session a été pou remarquable.L’opposition, fort menaçante avant la réunion dos députés, ne s’est pas montrée féroce du Le Monde, do Montréal, tance vertement doux enquêtes instituées pour cpn- le Mail de Toronto, organe du parti conser- fondre MM.Sénécal et Paquet n’ont pas été vateur dans la province d’Ontario.Il s’agit couronnées de succès.On n’a convaincu k * * La Patrie de Montréal continue son dévergondage.Sous prétexte de faire de la chronique, elle répand, chaque semaine, des flote d’eau très sale sur les personnages ; les plus respectables.parce * * * légis- • • LA VÉRITÉ 5 smrinUmdant du clmmiu do l'or du Nord ë’aucuno malversation, ot lu sera revenu, M.Ck&pleau prondra le porte-touille des chemins de fer, laissant t\ M.Ross lo département dos travaux publies ot do l’agriculture.XOIIVKLU;§ «llXElLiLKM.secrétaire provincial garde encore sou portefeuille.Pour fairo pièce à l’opposition, quelques députés ministériels auraient voulu comité d’enquête pour s’enquérir d’une accusation de corruption portée contre M.Irvine.Mais, sur proposition de M.Tarte, cotte demande de comité a été repoussée.deux gouvernements ec traitent encore poliment, mais 1 excitation populaire, surtout en Italie, est i\ son comble.Dernièrement, il y a eu Marseille une collision outre des ouvriers français et des ouvriers italiens et depuis cet événement, il ne seul jour sans que le télégraphe nous signale, dans les principales villes d’Italie, des démonstrations hostile* \ In France quelle gouvernement italien est impuissant à réprimer.T out annonce quo Li récolte en Europe dépassera, cetu* année, la moyenne ordinaire.En village de 300 maisons, dans le canton do V dois, Suisse, a été récemment détruit wndie que lu foudre avait allumé.nommer un se passe presque pas un On rapporta qu’un miracle éclatant a été opéré à Sainte-Anno do Beaupré, dimanche, lo 3 juillet.Une dame Mercier, do St.Ger-vais, comté do Bollechasae, infirme depuis longtemps, a été instantanément guérie, pondant quelle priait dans Véglise do la grande sainte.par un in- Tww-Sf de Londres, doit envoyer un de répondants en Sibérie pour y étudier la condition des milliers d exilés politiques que la Russie expédie dans co pays inhospitalier.Des journaux conservateurs ont publié dos choses fort désagréables à l’adresse do M.Tarte, on cotte circonstance, mais n’ont rien dit aux trois ministres qui ont voté, avec lui, contre l’enquête.Mais cos trois ministres s'en sont fait donner sur les doigts dans une réunion do députés ministériels ; du moins on l'affirme.Cet incident est le seul qui ait piqué la curiosité du public.Pourquoi M.Tarte protégé M.Irvine, qui a fuit tant do mal à MM.de Boucherville et Angers 1 S'il voulait administrer un coup de pied au premier ministre, que n a-t-il choisi une autre circonstance 1 S’il est opposé : cipo, pourquoi ne s'est-il pas opposé à toutes les enquêtes '?Voilà quelques-uns des problèmes que les ministériels so posaient dans les couloirs de la chambre ?Comme tout est ses oor- TVRQUIK.Uu étrange événement vient de sc power en Turquie.On soit que pendant lu guerre russo-tuique le sultan Atnlnl Axiz a été détrôné.Quelque tempe après, le télégraphe noue apprenait que le sultan s'était ôté la vie.Des malin* disaient, dans le temps, qu'on l’avait suicidé.Quoi qu’il en soit, lu mort tragique du malheureux monarque était oubliée.Tout-à-coup, on annonce que Midhnt Pacha, ancien grand vizir d’Ab-dul Aziz, et plusieurs nuiras dignitaires turcs, soujtçonné# d'avoir nwnwiné le sultan.Ils sont arrêtée et subissent leur procès à l'orientale, c’est-à-dire qu'il ne leur est Un fonctionnaire abyssinien, ayant maltraité et mis sous les arrêts dos français a vivement protesté.gouvernement français maltraite les religieux lui-même, mais il ne veut pas que lets gens de l’Afrique suivent son exemple.Singulier gouvernement, en vérité.INFORMATIONS.missionnaires français, le consul L honorable M.Caron, ministre (le la milice, vient de faire une tournée dans la province d'Ontario, en capacité ofliciclle.Les journaux annoncent qu’il a beaucoup plu aux gens du Haut-Canada, doutons pas ; M.Caron a le don de plai partout, dans un salon aussi bien a-t-il sa sont Nous n'en aire ; il plaît que sur un champ de bataille simulée.Mais M.Caron aurait plus plu a il ii avait pas prononcé un petit discours à Kingston 1 honneur du collège militaire, institution fort coûteuse dont beaucoup de gens sensés ne voient ma l’utilité.La population do Londres, d’après le dernier •sèment, est de 3,81-1,071.recen- permis de se défendre d'aucune façon.Naturellement, ils sont trouvés coupables.Midlist et plusieurs autres sont condamnés à mort.Cette population a augmenté d’un million depuis vingt ans.\a‘h Anglais peuvent, se vanter d’avoir la plus grande ville du monde civilisé.On dit qu'il y a h Ixmdres plus de catholiques qu’à home, plus d’Irlandais qu’à Dublin, et plus de Juifs qu’à Jérusal enquêtes, par prin- aux en KT1TN-11 1¥1S.Et nous pouvons ajouter : Plus de misère qu’on ne peut imaginer.em.LE ntMIDENT GAKF1KU).Voici la grande nouvelle aux Etats-Unis, cello qui alxjorbe toutes les autres : Samedi, le 2 juillet, nu moment où k président (Wield allait monter, dans train de chemin de fer, à la gare de Washington, nommé Charles Guiteuu a tiré deux coups de feu sur lui.J Ame des Wiles est entrée dans l'abdomen,, infligeant au président une blessure peut-être tdb: ; Vautre Vu frappé à l'épaule ne causant qu'une blessure peu grave.Ourfield a été immédiatement trans|K>rté à un bureau de lu compagnie du chemin, où des médecins, appelés en toute lutte, lui ont prodigué les premiers soins.Plus tard, ou a transféré le blessé à la Maison Blanche, sa résidence, deux jours on d’bui, bien que tout danger ne soit pu* passé, on dit qu’il ne mourra peut-être pas.Gui tenu h été arrêté comme il clierchait k s'enfuir.Il avait encore clans sa main le revolver k cinq coups iisjucl il avait fait feu sur k président.On s dit qu’il avait levé son arme pour tirer sur Blaine, secré-crétairc d'Etat, qui accompagnait le président, mai* ce point parait incertain.On a tait tireukr plusieurs rumeurs touchant le mobile du crime.On a prétendu d'abord quo le meurtrit r était un agent des mormons.Ourfield, on lésait, a déclaré qu'il se propose d'extirper la bigamie, hase du mormonisme.Mais il u fallu écarter cette explication.On a dit ensuite que l'assaillant était un ancien oomml destitué par Garfield ; plus tord, que c’était chercheur d'emploi qui n'avait pus pu réussir k obtenir une place du gouvernement.Finalement, on n découvert quo k meurtrier m nomme Charles Guiteuu.11 n’est pas, comme on Va affinné, un Canadien-français ; il est probablement né aux Etats-Unis, et il est incontestablement huguenot d’origine.Sou père, qui est homme très re>qs>ctable, demeure à Freqiort, Etat des Illinois.Charles GuiWu était un avocat de bu* étsgv, et avait toujours mené uue vie fort dissolue.On ne connaît pa* encore, d'une manière certaine, k motif qui a poussé Guitoau k commettre ce crime.Quelque journaux ont dit que k meurtrier n'était que l'instrument d'une faction du parti ré|mblicainr la fiwtion sWwwf.q ou intransigeants, dont Grant, (onkbng et Arthur, le vice-président, sont les chefs.On le sait, depuis quelque temps, les deux factions du parti réjwblicaiu, celle qui soutient le-président et.celle qui reconnaît Conkling jxmr chef, sont en guerre ouverte au sqjut du palrvnayt.Et plusieurs n'ont pas craint de dire que Conkling et Arthur, étaient ks véritables auteurs du crime.On s’est appuyé sur k lait que Guitca» aurait dit, en tirant k premier coup de pistokt : staluvirt" On aurait aussi trouvé des lettres do Gyi teau dans ksquelk* il déclarait qu'il allait tuer Gai field pour unir k parti républicain.Four nous, nous croyons fermement qu'aucun homme public n'a trempé dans cette horrible affaire.Nous sommes certain que GuHmu est un pauvre hère rendu fou par k* discussions politiques, qui sont aussi violente* et aussi haineuses aux Etats-Unis qu’au Canada.Ceci eut une grande leçon pour nous, et montre les dangers auxquels Éwprit,de, parti, pouesé aussi loin, nous exposa.Ce qui est arrivé siu Etats-Unis, arrivera un jour dans notre paya» 4 noue ne mettons moins de haie* et plu» de justice et de charité dans nos potimiqw*.Le Gouverneur-Général vient do nommer M.le sénateur Cornwall au poste do lieutenant-gouverneur do la Colombia Anglaise, en remplacement de l’honorable M.Richards.M.Cornwall a joué un rôle très cflaoé sur la scène politique.mystère pour nous dans le monde politique, nous ne faisons qu'enregistrer ces problèmes sans tenter do les résoudre.I/O député do Bonaventuro savait, sans doute, ce qu’il faisait et pourquoi il le faisait.Dans tous les M.Allie ri Lcfaivre, qui a occupé le p^oste de consul fiançais à Québec pendant plusieurs années, s’ost acquis l’estime générale tinguées et le vif intérêt qu’il prenait aux affaires du Canada, a été transféré au consulat de New-York.11 est remplacé à Québec par M.le comte Bescsmaisons.Nous craignons fort n’avoir rien gagné à Véchiuige ; M.le comte, s’il faut en juger par sa réjionse k la Société française de bienfaisance, est un grand admirateur des “ institutions vraiment libérales que la Franco s’est librement données,” et qui permettent h Gambetta et cic de priver les catholiques français de leur liberté.et qui par ses manières dis- un un Le Monetary Times croit que la récolte de blé d'automne dans la province d'Ontario ne dépassera pas la moitié, les deux tiers tout au plus, d’une récolte ordinaire.L’étendue ensemencée est plus considerable qu'à l’ordinaire, mais lu saison cas, il peut ho vanter d'avoir fait “ j tutor lo monde, " ce qui n’osl pas a usai facile à faire qu'on lo croit généralement.Le projet do loi, pour permettre à l’Université Laval de multiplier 90s chaires d’enseignement, a été voté par les deux chambres après une longue discussion.Cotte question a vivement excité les esprits à Montréal.mor- a été peu favorable.I/apparcncc du blé du printemps dans la province sœur est meilleure.1/avoine, les pois, l’orgo, y promettent un bon rendement, et lo foin y sera abondant.On dit qu’il y aura aussi une lionne récolte Vendant désossait du sa vie, mais aujour- dans la province de Manitoba.Lu département de l'agriculture à Washington publie un état d’après lequel la récolte de blé aux Etats-Unis n'atteindra pas plus de 80 pour cent d'une récolte moyenne.La question do l’affermage ou do la vente du chemin de fer provincial n’a guère été diüculéo durant la session.Comme cette propriété publique acquiert chaque jour de la valeur, on no doit pas s'empresser de s'en défaire : Voilà le sentiment général, croyons-nous.M.le curé Véziua, des Trois- Pistoles, a suggéré à ses paroissiens d’aller s’établir au milieu do la foret dans un canton do Téinlscouata.Des fils du cultivateurs, hommes sérieux, ont donné burs nombre de 37.l«eur zélé curé les a avertis qu’il no voulait pas de.ceux qui donnaient leurs noms seulement pour grossir une liste.37 1 C’est un noyau suffisant pour former une belle colonie.Il 110 manque plus qu'un chemin pour permettre à 00s braves colons de se rendre au canton désiré.L'auront-ils enfui ce chemin ?Si jamais il y a de l’argent bien employé, k coup sûr, c’est dans w cas-ci.Un chemin donc, sans retard, et M.V» curé Véziua, 00 bon prêtre de Dieu, verra l'excédant de sa paroisse prendre le chemin do Li foret.Si l’on ne fait pas un clieiniu pour que ces jeunes geins puissent se rendre k la forêt, ils prendront le chemin tout fait des Etats-Unis.avec noms nu NOIIVELLEN D'KUKOPK.AKOLKTKRRK RT 1P.LANDK.\a question irlandaise occupe, ou plutôt nbeorlx! l’attention publique en Angleterre.1» projet du loi agraire, dit land bill, est rivement discuté k la chambre dus communes.Ce projet de loi, sans être portait, sans être môme passable, est un pas dans la bonne voie.I.e gouvernement admet au moins que ks griefs du peuple irlandais sont réels et qu’il faut y apporter uu rein Me quelconque.Mois il est à craindre que le gouvernement, cédant t\ la pression exercée par la chambre des lords, ne permette quo le.projet de loi soit mutilé nu point de le rendre, illusoire.Ainsi mutilé, il sera peut-ôtru voté jiar Li chambre haute, mais il ne réglera pas du tout la question agraire, loin de là.attitude ferme mais digne.Elle no cesse d’agiter la grande question du jour, elle demande toujours énergie que les landlords soient forcés de rendre justice aux fermiers, mais elle ne donne aucun prétexte aux autorités de déclarer l’Irlande en état do rébellion.Il y a eu quelques rencontres partielles entre le peuple et Li police, mais bien que l’excitation soit intense, il n’y a rien eu qui ressemble à un soulèvement général.Il faut espérer que le peuple irlandais continuera k se moutrer aussi sage.Qu’il ne déjiasse lias la limite d’une résistance légale, et m cause est gnguéo.Quelques journaux avaient annoncé quo la ftoosion ne se passerait pas sans quo La quos-lion à*Vinfluence'indue fût réglée dans lo sens do la lettre collective do NN.SS.les évêques demandant la modification do la loi électorale pour que la liberté du prêtre, dans l'exercice do ses devoirs sacerdotaux, ne soit pas gênée.Mais la session est terminée, et la loi électorale est encore intacte.M.Frs Lan-gelior a raillé lo gouvernement sur son manque d’initiative, et lui a demandé s'il no se proposait pas do faire quelque amendement à la loi.Mais lo gouvernement a gardé de Connut le silence prudent.La discussion du budget a été fort languissante.Pourtant, la situation financière du pays est assez intéressante, pour ne rien dire do plus.Un projet de loi sur l'éducation, déposé par lo gouvernement, a été retiré.Nous aurons sans doute k revenir sur cette question importante.L'Assemblée législative a voté l’abolition du sens d'éligibilité, mais le Conseil législatif a rejeté ce projet do loi comme ayant des tendances révolutionnaires.Les deux chambres ont voté une loi pour prolonger d'un an la durée des parlements.Vous n'aurons dorénavant les élections locales que tous les cinq ans, au lieu de tous les quatre ans.CW bien assez souvent ! Voilà un résumé des travaux les plus importants de la session.un Trois cercles agricoles so sont formés tout dernièrement ; ceux de h paroisse des Saints-Anges, do St-Frédéric et de St-Isidore.un Fji Irlande, la population oonm-rve une avec On croit généralement quo ta récolte du foin manquera dans plusieurs endroits de lu province de Québec.Tour les céréales, on espère que “les Larmes de St.Pierre '* vont leur permettre de parvenir h bonne maturité.L’élection de AL MacKintosh, maire de lit ville d’Ottawa, vient d’etre annulée par les tribunaux.M.MacKintosh ne possédait pas, au moment de son élection, le montant de propriété foncière voulue par la loi.non IlUSSIK.f O malheureux pays est toujours tourmenté par le nihilisme, que la tyrannie des cears a engendré, et qui finira par faire crouler le trône des Romanoff.Ia nouveau czar est comme paralysé d’épouvante.Renfermé dans un chAteau, entouré do soldats qui peuvent lo trahir d'un instant A l’autre, sachant que des milliers, peut-être 1 ron(l a,n81 jusqu au sep-;turo tiemo sept caribous sont morts, ot alors Le mois do mars va finir, ot déjà, à la hau-1 Catherine cesse do supplier pour commencer tour des terres do Mingan, trente-trois por- *oraur contenter les goûts les plus difficiles sous eu rapport, et nous pouvons nous vanter d’être en communication avec les maisons les plus importantes de France, d'Espagne et d'Italie.Voici la liste de quelques vins : QUÉBEC, JUILLET 1881.Noils prenons la liberté de vous donner connaissance des importantes ameliorations qu'a subies, ce printemps, notre magasin de détail.Les demandes pressantes de notre commerce do gros, qui s’est étendu chaque année, nous ont engagé# ii transporter ce département dans les kltisses spacieuses de la Compagnie du Richelieu, RUE DAL-ilOUSIE.L’ancienne maisou à l'heure qu'il est, comprend donc une superficie de 13,000 pieds carrés, le tout formant six étages.Deux portes d’entrée, l'une lu nie Sous-le-Fort et l’autre sur la Côte de la Montagne, donnent accès aux divers départements.Etoffes h Robes, Soieries, Moires Antiqui s, etc., 1*lûmes d’Autniche blanches, noires et de couleurs Fleurs, Rubans, Dentelles, etc., Lingeries pour Dames et Enfants, Parasols, En-tout-cas, etc.Draps noil's, Casimirs noii-s et de couleurs, Sergei, Tweeds Canadiens, Auglais et Ecossais, Chapeaux de Soie de Paris et de Londres, Cba]>caux de Feutre de Christy, etc., Chapeaux de Paille jour Dames et Enfants, Chemises de toutes sortes, Cols, Cravates, Camisoles, etc.Trois Tailleurs expérimentés sont attachés à ce département.- Indiennes, Coutils, Cotons jaunes et.blancs, Ilor-rocks, Batistes, Toiles K Drap et Oreiller, Coton à Drap, Couvertures de Laine, Couvre-pieds, etc., etc.Tapis Bruxelles, Tapisserie, Ecossais, Kidderminster, Napier, Jute, etc., Bordures et Tapis & Escaliers correspondant, Prelurtd Ecossais, Anglais, Américains et Canadiens.AU CLERGE.A.TOUSSAINT Vins doux, Cette, Oporto, différentes qualités, Malaga, Vins blanc secs, Colli, #2 7ft, rue Ht.Jean sur TIENT CONSTAMMENT UN Assortiment general Toussaint z
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