La Vérité, 1 novembre 1893, samedi 18 novembre 1893
J N Gavtonguay 1er Jnnv Îî2 ArtliuWUavillc 13;eae ANKBI uueoec Samedi 18 Novembre 1893 r 4 ) « .3 i k M No 16 **• •«.t»JV AW AVIS LA VÉRITÉ abonnements Toute demiinde de changement d’adretsse doit être accompagnée de l’uuclennc ««lreane.F.latM-UiilH.$2.00 .$1.00 yiiiimin el Du u».Six u»»1*-Klra»KL‘r l^N,ON vostai.k.) JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 I.12.SO Cm an “ VERITAS LIBERARIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.” j,P,Tardivel Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte-Foyeprès Quebec 1 argent à l'Angleterre, leur crime n’est pas plus grand qu’a été celui do nos pères qui ont combattu en 1775 et en 1812 pour l’Angleterre contre les Etats-Unis et la France, leur alliée.“ Salaberry.dont nous sommes si fiers, est un soldai de l’Angleterre qui a tirée l’épée contre la France.Sa victoire de Chateauguay, si utile aux Canadiens, a eu pour effet de permettre à i’Angleterre de garder chez elle les soldats qu’il lui fallait pour triompher à Waterloo.“ La France, en nous abandonnant en 1700, nous a laissés à la merci de l’Angleterre.“ Puisque ses rois débauchés ne voulaient plus de nous, et que ses généraux victorieux ne songeaient plus a notre pays, étions-nous obligés de travailler a notre destruction, pour lui assurer de problématiques avantages ?" Oubliant que nous combattions pour l’Angleterre, nous faisions la guerre aux Boutonnais que nous détestions, et c’est grâce à cette conduite que le peuple canadieu-frau-çais existe encore aujourd'hui.“ Les sulpiciens ont lait comme nos ancêtres : vieil de plus, rien de moins.QTJEPSO SAMEDI 18 NOVEMBitE 1893 contre les désobéissants, mais il est certain que les catholiques intelligents n'en font aucun cas et bravent la punition.“ C’est extraordinaire et humiliant.La meilleure chose à faire ne serait-elle pas de rappeler ce mandement qui est devenu lettre morte et afïlige inutilement des catholiques sincères ?" Cette lettre jette une sinistre lumière sur l’état des esprits en ce pays : des catholiques se vantent de braver les lois de l’Eglise, de n’en faire aucun cas ! Pourtant, ils en font un certain cas, puisqu’ils demandent aux évêques d'abroger (à la Patrie on dit rappeler) cette loi.Doue cette loi qu'ils bravent les gêne.Donc leur conscience leur dit qu’ils font mal de désobéir à celle loi.Donc cette loi n'est pas lettre morte.Ou ne demande pas l’abrogation d’une loi devenue vraiment lettre morte 1 Cet:e loi de l’Eglise est, du reste, parfaitement sage, parfaitement raisonnable, comme le sont toutes ses lois.d’arbitraire.Elle ne défend pas aux catholiques de prendre part à la partie civile des funérailles d’un protestant.Ils peuvent se joindre au cortège funèbre, de la maison mortuaire à l’église, et de l'église au cimetière.Et c’est tout ce qu’il faut pour permettre aux catholiques de “ rendre hommage à la mémoire d’un citoyen distingué ”.Une participation à la cérémonie religieuse n’est pas nécessaire ; et c’est avec raison que l'Eglise le défend, glise, sachant qu’elle seule possède la vérité religieuse intégrale, qu’elle seule rend à Dieu un culte qui Lui soit vraiment agréable, ne peut pus permettre à ses enfants de se mêler aux non-catholiques in sacris, dans les exercices religieux.Pour ceux qui croient à la divinité de l’Eglise cette loi est donc parfaitement raisonnable ; et ceux qui l'enfreignent, qui la bravent, savent, encore une fois, qu’ils font mal.“ le grand nombre “ Que d’autres, dit-il, parle du grand nombre, moi je veux m’occuper du petit nombre.Je suis fatigué de l'ordinaire.S eus l’apparence du bien, c’est une malédiction.Le monde, l’Eglise, aujourd’hui comme toujours, plus aujourd’hui qu’en aucun autre temps, out besoin d’hommes parmi les hommes, d’hommes qui voient plus loin que les autres.Ces hommes n’out pas besoin d’être nombreux.Ils u’out jamais été nombreux.Mais tout en étant le petit nombre, ils entraînent la multitude et sauvent l'humanité.Un seul homme, s’il a assez de grandeur d’àme et de fermeté, sauve tout un pays, sauve toute l’Eglise."’ C’est un assez singulier langage dans la bouche d’un partisan outré de la démocratie.D’après Mgr Ireland, la multitude ne compte guère; c’est un véritable zéro pour lui.L'aristocratie de l'intelligence, voilà ce qu'il admire ! Sans doute les hommes de génie sont puissants ; ils entraînent les masses ; mais ils sont puissants pour Les sulpiciens sulpiciens, de Montréal, qui .sont jamais fait remarquer par Les lie se leur ardeur à combattre le gallica-le libéralisme, la franc-maçonnerie et les autres plaies semblables des temps modernes ; les sulpi-eiens qui ont toujours eu soin de rester strictement “dans la sacristie’’, seul endroit où le progrès moderne tolère encore le prêtre en attendant le déloger de ce dernier ; les sulpiciens qui nisirie qu'il puisse retranchement.n'ont jamais commis l’imprudence de par un simple atholi même patronner, abonnement, les journoux ; les sulpiciens sont en prêtres de attaques acerbes de Montréal.vs violent* butte, comme cette province, des journaux Un dirait même qu’il existe contre » haine toute spéciale qui, leur fait grand honneur, mais qtl les autres aux ; radicaux eux mu certes Elle n’a rien d’excessif, rien “ Leur dévouement à la France et au Canada-Français ne peut être mis par ceux qui les connaissant.Ils eu ont donné des preuves en 1370, et toujours, quand cela a été possible Voilà une réponse bien d’aplomb, u est ce pas ?Si toutes les feuilles libérales savaient mettre ainsi Vêlement radical à sa place,en temps opportun,la position du parti libéral serait intiniment meilleure qu’elle ne Vest.Malheureusement, parmi les organes libéraux, le Progrès de Valley field est à peu près le seul de son espèce.Les autres, ou emboîtent hardiment le pas derrière le Canada-Revue, comme la Liberté, ou derrière la Patrie, comme VL mon, de Saint-IIyacinthe, et Y Union libérale, de Québec, ou “ fout les morts”, comme l'organe de M.Marchand, ou bien encore, n'osent pas répudier ouvertement la Pat ne,comme ïElecteur.v-n in*'-me tviv.Mc n n mi u mol on tout rtn.o x% V- 1 apporte la chose la plu> cocasse que nous ayons vue depuis longtemps ; c’o«t le portrait de M.Louis Fréchette encadré d'une lettre de l'ami de Sarah à Mgr l’archevGqti de Montréal.Dan» celle lettre, M.Fréchette se plaint d'une foule de choses et de personnes, mais surtout de la dernière brochure du B.F.Laçasse où Vaplatissement du poète devant la Bernhardt est.rappelé en termes très piquants.au taire de la province n’est pas plus tenu les autres ministres à se défendre .|que contre les attaques de VL nion libérale.Notre confrère estime que les accusa-lions portées contre les autres ministres e lents ont été prononcés, de part et d’autre, mais l’opposition n’a pas cru devoir sont des 44 fadaises ” dont on ne doit pas proposer d'amendement à l’adresse.; tandis que l’accusation por- C’c»t M.Chicoynoqui a proposé l’adresse, appuyé par M.King.Tous deux sont restés dans les sentiers battus.s’occuper tée contre M.Pelletier est très grave et exige une réfutation.Le Moniteur termine son article en “ Trop M.Marchand, chef de l’opposition, a ensuite pris la parole.Naturellement, il blâme tout ce que le gouvernement a fait, mais son langage est fort parlementaire.M.Tuition lui répond, également, sur un ton très parlementaivc.C’est à la reprise des débats, après l’a-jouvneinent de six heures, que lu train a commencé, 11 va sans dire que c’est M.Mercier qui a mis le feu aux éloupes.Il aurait voulu profiter de la circonstance pour se disculper, et nous avoirs eu une répétition do toutes ses déclamations bien connues sur la "persécution” dont il a été la victime de la part do ses adversaires.Il va sans dire que cette sortie du député de Bonnvonturo a provoqué une verte réplique du côté opposé.C’est M.Flynn, commissaire des terres de la couronne, qui s’est chargé de répondre à DECES nous lançant une petite pointe : ”, dit-il.de sympathie Nous pourrions répliquer eu disant au 44 Trop d’antipathie ”.Ce i sprituel, et plus vrai.Nos rapports personnels avec le secrétaire provincial, sans être intimes, été excellents, comme Le rév.M.Jérôme Susse ville, curé de* Sainte-Foyo, décédé hier, était membre* de la société diocésaine d’une mcas»', cl de la Caisse ecclésiastique St Joseph.Moniteur : serait aussi B.Pu.Gàkneàu, Pire Secrétaire.Archevêché de Quebec 7 novembre 1893 ont toujours relations avec plusieurs sont nos de sus collègues.Mais au Moniteur ou le directeur de la no peut ignorer que Vérité ne se laisse jamais influencer dans ses écrits par ses sympathies ou ses antipathies personnelles.Nous croyons en avoir donné la preuve en maintes cir- punirions rappeler Au polygone, une batterie d’artillerie est on train de tirer sur un but invisible.Passe le capitaine qui demande aux soldats : —Mais sur quoi diable tirez-vous ?—Sur l’ordre du lieutenant, m)n capitaine.constances que nous si c’était nécessaire.LL 4 LA^KUXÿ UNE PAÜB DE L’HISTOIBE strüètion' de leurs enfants.Aussi dans une assemblée des Bourgeois de la Compagnie, tenue à York Factory, le 2 juillet 1825, il proposa les considérants à la résolution que j'emprunte aux minutes do cette assemblée : “ Attendu que les efforts bienveillants et infatigables delà mission caI tliolique à la Rivière-Rouge ont aidé puissamment au bien-être et à l'instruction morale et religieuse de ses nombreux adeptes ; et attendu qu’on remarque avec une vive satisfaction, que l'influence delà mission, sous la direction du Très-Révérend Evêque de Juliopolis, a été constamment dirigée de façon à assurer les meilleurs intérêts de la colonie et du pays eu général, il est “ Résolu : que pour témoigner notre approbation d'une conduite si louable et si désintéressée de la part de la dite mission, il soit recommandé à l'honorable Comité qu'une somme annuelle de cinquante louis sterling lui soit donnée pour l'aider Cette recommandation fut acceptée par le Comité de Londres, et à partir de cette date, une somme de cinquante louis, qui fut plus tard doublée, fut payée annuellement à l’Evêque catholique de la Rivière-Rouge, depuis assurer le lecteur, qu’au lieu de prendre cet argent pour lui-même, l’Evêque de Saint-Bonifade le consacra aux œuvres dont il était chargé, surtout à l’œuvre des écoles qu’il ne soutenait et développait qu’avec beaucoup de difficultés.Les missions protestantes, par conséquent leurs écoles, ont été à cet égard plus favorisées que les nôtres.Sans en être jaloux, les Catholiques ont pu constater que la Compagnie donnait plus à l’Evêque de Rupert’s Land qu’elle ne donnait à celui de Saint Boniface 11 ne peut pas me venir, et il ne m’est jamais venu à la pensée de chercher à savoir l’emploi que les Lords Bishops de Rupert’s Land ont fait de l’argent qu'ils recevaient, mais je dois à la justice de dire que Leurs Seigneuries se sont toujours montrées si zélées pour le succès dés écoles protestantes, que je suis convaincu qu'Elles ont été bien aises de recevoir ce secours de la Compagnie, pour en employer une large part au soutien des écoles de leur dénomination.Après ce que je viens de dire, il me parait évident que la Compagnie, comme Pouvoir Public, a puissamment aidé les écoles, tant catholiques que protestantes, d’Assiniboia.3o.—Le Conseil Colonial Le conseil d’Assiniboia est le troisième pouvoir qui ait exercé une juridiction civile dans les limites de la colonie du même nom Les revenus dont le conseil pouvait disposer étaient très limités et se bornaient principalement aux produits des douanes.Le conseil, sans passer de règlement ou loi relativement aux écoles, les aida néanmoins dans une certaine mesure, tant par des exemptions que par des donations.Exemptions.On voit dans les minutes du conseil d’Assiniboia que certaines ex- ze louis sterling soient octroyés au Révérend John Black, do la Grc-nouillière.pour fins d'éducation, suivant la pétition du comité de sa congrégation.” Voté unanimement.“ Le 9 décembre 1852, M.Laflèche proposa, appuyé par le Dr Bunn, que quinze louis sterling [soient donnés à l’Evêque de Saint-Boni face pour tins d’éducation.” Cette proposition fut votée malgré l’opposition du l’Evèque de Rupert’s Land et de deux autres conseillers.Donc, le conseil d’Assiniboia a reconnu et aidé les écoles.Les protestants comme un tout.emptions de douanes furent décidées en faveur des écoles, par exemple “ les livres, les cartes, les instruments de philosophie, etc., etc., " ne payaient pas de droits ; puis, dans la pratique constante, les exemptions de douane, accordées aux missions et aux missionnaires, s’étendirent aux écoles et aux instituteurs.Malgré l’exiguitéde scs ressources, le conseil d’Assiniboia donnait quelquefois de l’argent, pour le soutien des écoles.Dans les minutes de l’assemblée du 10 octobre 1850, ou lit : “ Adam Thorn, Ecuyer.— Motion pour prendre en considération l’a-propos d’octroyer de l’argent pour l’éducation.” A l’assemblée du 1 mai 1851, il fut proposé et résolu : “ Que cent louis sterling soient données à même les fonds publics pour être divisés également entre l’Evêque de Rupert’s Land et l’Evêque du Nord-Ouest (Saiut-Boni-facej pour être dépensés par eux et à leur discrétion, pour des tins d’éducation ”.Dans l’assemblée du 27 novembre 1851, on donna lecture d’une pétition des Trustees de l’Eglise Presbytérienne de Frog Plain demandant un octroi pour l’éducation.En voici lu traduction : “ Au Gouverneur et Conseil d’Assiniboia, la pétition des Trustees de l’Eglise Presbytérienne à la Grenouillère représentant huinblrneut : “ Qu'une école a existé depuis deux ans sur le terrain de la dite Eglise ; que cette école ue dépendant point du patronage de l'Eglise de Rupert’s Land,ne parait pas avoir été prise eu considération dans l’octroi de cinquante louis que vous avez fait à Sa Seigneurie, au mois d'avril dernier, pour des fins d'éducation ; que pendant la dernière partie de cet intervalle, la dite école a été placée sous le patronage d’un ministre dûment ordonné ; que confiants dans sa direction active et éclairée, vos pétitionnaire et ceux qu'ils représentent,espèrent voir la dite école s’élever dans une certaine mesure, au niveau des Ecoles Paroissiales d’Ecosse.— DES — Ecoles de Manitoba DEPUIS 75 ANS Par Monseigneur Taché Archevêque de Saint - Boniface.L—PHASE PREMIERE.(Suite.) OCTROI DE TERRES.Il est à uni connaissance personnelle que, dans les limites de la colonie d’Assiuiboia, à peu près toutes les écoles catholiques ont été construites sur des lots de terre, donnés à cette fin par la Compagnie de la Baie d’Hudson.Qu'il me suffise de mentionner les écoles de Saint-Vital et de Saint-Norbert sur la Rivière-Rouge.et celles de Saiut-Boniface Ouest, de Saint-Charles, de Saint-François - Xavier et de la Baie Saint-Paul sur l’Assiniboine.Je nh'é-site pas à dire que ce que la Compagnie a fait pour les Catholiques, elle l’a fait aussi pour les Protestants.J’ai toujours cru que les lots, sur lesquels étaient bâties les écoles de Saint-Paul, Saint-Andrew, Saint-James, Headiugly; etc., etc , étaient des dons de la Compagnie.Il n’est peut-être pas non plus sans à propos de remarquer que quand la Compagnie donnait un terrain pour une école, elle ne donnait pas seulement un acre ou deux, mais bien des lots entiers.PASSAGES SUE LES EMBARCATIONS.Un des plus grands obstacles à l’instruction des enfants se trouvait dans la difficulté de se procurer des instituteurs.Au début surtout, il fallait en faire venir soit du Canada, soit d’Angleterre ou de France.Tout le monde sait combien ces voyages étaient longs, difficiles et dispendieux.Les embarcations de la Compagnie étaient les seules qui pénétraient dans le pays, et les facilités quelles offraient étaient d'autant plus précieuses qu’elles étaient plus restreintes.Sans le bon vouloir de la Compagnie, il était comme impossible de pénétrer dans ses domaines ; sans son secours, plusieurs instituteurs et institutrices, qui out rendu ici des services importants, n'auraient pas pu nous arriver et plusieurs de nos écoles n’auraient pas ouvert leurs portes aux enfants.C’est donc une aide bien importante et bien réelle que la Compagnie a donnée aux écoles d’Assiniboia, en accordant sur ses embarcations des passages le plus souvent gratuits.Volontiers, j'offre ici le tribut de ma reconnaissance aux directeurs de cet honorable Corps.Je suis persuadé que les autorités des écoles protestantes ont nourri un sentiment analogue, car elles ont reçu au moins autant que nous.On peut remarquer dans la pétition des Presbytériens que, tout en demandant de l’argent pour l’école de affirment qu’ils fout cette demande “ sans préjudice article, entre les Protestants, comme un tout et les “Catholiques Romains.' Les Presbytériens affirment par là un fait qui était bien connu dans la colonie d’Assiniboia et dont le Gouvernement lui même tenait compte dans ses actes.C’est ainsi que les huit recensements, qui ont été faits dans la colonie avant le transfert au Canada, u indiquent que deux Denominations religieuses : les Catholiques et les Protestants, ces derniers comprenant les Anglicans, les Presbytériens, etc., etc.l 1) A • i nm i > i «i t i «xit ils mi r * w • VUVS4A1 iAIAiâ XV AA à l’égalité reconnue, à cet D'après ce qui précède il est facile d’établir qu’elle était la 11 coutume ou pratique " dans la colonie d’Assiniboia, “ au sujet de l'éducation au moment de l'Union ”, et quels étaient “ les droits ou privilèges que les différentes classes de personnes ” possédaient à l'article des “écoles confessionnelles".Oui, en étudiant l'histoire de nos écoles, pendant la première phase de leur existence, il est impossible de ne pas constater les faits suivants : lo.Dès le début de la colonie, son fondateur se préoccupa de l’établissement des écoles, et n’en voulut pas d’autres que des “ écoles confessionnelles comme répondant mieux aux besoins et aux aspirations des différentes classes de personnes qui en composeraient la population.“ Que comme le développement de l'éducation semble plus requis, au moins parmi les Protestants de la colonie, que sa simple extension, vos pétitionnaires demandent que leur ministre puisse recevoir, des fonds publics, une somme proportionnée aux cinquante louis accordés comme il est dit plus haut, A l'Eglise d'Angleterre, sans préjudice néanmoins à l’égalité reconnue à cet article entre les Protestants, comme un tout,et les Catholiques Romains.vos Pétitionnaires ne ccsse- 2o.L’honorable Compagnie de la Baie d’IIudson, en continuant, l'œuvre de Lord Selkirk, s'inspira des mêmes idées au sujet de l’éducation et comprit l’à propos d’hnrmoniserles “ différentes classes de personnes ” en reconnaissant, à chacune, des droits égaux à des écoles daus lesquelles les enfants recevraient respectivement une instruction conforme aux convictions religieuses de leurs parents.3o.De fait, pendant le demi siècle qui nous occupe, toutes les écoles de la Rivière Rouge furent des “ écoles confessionnelles." 4o.Pendant cette période, toutes les ressources dont les citoyens pouvaient ou voulaient disposer, en faveur de l’éducation, allèrent à des écoles confessionnelles.5o.Nul n’était tenu ni par la loi, ni par la coutume, ni autrement, a contribuer au soutien d’écoles d’une Dénomination différente de la sienne, “ Et ront de prier.“ (Signé) A.Ross, John Fiiaser, “ et les autres Trustees de la “ Congrégation Presbytérienne.” “ Colonie de la Rivière-Rouge, 5 novembre 1851.’’ DONS EN ARGENT.Non contente de donner des terres pour les écoles et de transporter leurs instituteurs, la Compagnie leur est aussi venue en aide par des dons en argent.Le Gouverneur Georges Simpson savait les sacrifices que s’imposait Mgr Provencher pour les fidèles confiés à ses soins et pour l’in* Cette pétition eut sou effet ; le 13 juillet 1852, " Dr Bunu proposa et M.Lallèche seconda cette résolution : Que quin- 18 NOVEMBRE 1893 LA y SUITE 5 « l mm ¦ ¦ i • • *•( V • • .• ou dteqaelUé oti'repduàÉériit lci en- tière èt minière, et lee produite de Itionnement de ce système et les ob-lpin du “ Moniteur d« Rome’’ 60ig nemen est propre Dénomi- ses industries agricoles.Parmi ces servstions faites par tous ceux qui se nation.derniers, le fromage a obtenu la plus sont occupés de cette importante 6°.a ou pouvoir public corn- haute distinction.question vous aideront sans doute à ' prenan apropos écoles conies Vous serez encore appelés pendant trouver une solution satisfaisante, stonuclle,, a .joute aux " droit." cette session à aider mou gouverne-que pos.eda.ent toute, les classes de meut dans l'œuvre de l'amélioration personne, le prrn ège d'une ro- „ d„ perfectionnement de notre conn»,«sauce 000,elle des écoles éta- agriculture, qui est la base même de bltes par ce, mêmes classe, uotre prospérité nationale.Le nom- 1o.Tous es pouvoirs pnbl.es qu, btc je, syndicat, de l'industrie lai-ont exerce autorité, dans l'ctabl.s- Hère a doublé depuis l'an dernier ; sement de la R.v.ere-Eouge, avant récole centrale établie à Saint-IIya-1 Umon avec le Canada, ont aide par ci„thc développer cette indus-des octrois d argent et autrement tric , m fré cl,tée par au delà toutes les écoles confess,onuelles cta- do Ml) élè Mrclc£ bl.es par diflerentcs classes de per- agricoles ont surgi comme par en- somit s.chantement ; en un mot l'agriculture &o.Au point de vue religieux, la a flil ic, is considérables; coutume, appuyée par des actes offi- mais, si satisfaisants que soient les ciels, a toujours reconnu deux classe, résultats obtenus, il y a encore lieu ,1e personnes: les Catholiques et à améliorer et à perfectionner,et les " les Protestants comme un tout", efforts de mon gouvernement se sont Lt depuis la fondation de la colonie particu|ièrement tournés de ce côté.les Protestants, même comme un > kg'.sht'on adoptee a la der- tont, ont toujours été " la minorité i TT “"TT1 TT,' des sujets de Sa Majesté." ! du„^em,u dc to' » cu 1 effet desire, bile a conserve aux comparai suivre) gnies sérieuses et de bonne foi, tous les droits et privilèges qui leur * avaient été conférés ; elle a opéré 1 e-| liin i nation des compagnies incapables de mener à bonne fin les entre (De la Vérité, de Paris.) L'Agence Havas nous communique la dépêche suivante : I Mon gouvernement, eu égard à la crise intense qui s’est l'ait sentir sur' le marché monétaire, a dû se borner ! à des arrangements temporaires pour j solder l’emprunt de vingt millions de francs contracté en 1891 et rem- “ Home, 21 octobre.“ La direction et la rédaction du Moniteur de Rome quittent aujourd’hui ce journal pour des raisons ! d'ordre administratif.| “ Elles fonderont un autre journal avec le même programme.” plir les autres engagements de la Province.Ces arrangements vous seront soumis.Quoiqu’il y ait lieu Voici textuellement l’avis que porte d’espérer que les effets de cette crise' lo Moniteur de Rome, en tête du nu-cesseront bientôt, mon gouverne- j méro qui nous parvient ce matin : ment vous soumettra des projets de ! loi qui lui permettront d’utiliser cer-j taines ressources dans le en s où cela \ Rome quitte définitivement ce jour-serait plus avantageux.nal.Nous prions nos lecteurs et nos Je vous engage à examiner sérieu- abonnés d’attendre que nous puis-sèment la situation financière ; vous1 sions, ces jours-ci, les servir sous une vous convaincrez de la nécessité de ¦ autre forme, car nous sommes près pratiquer la plus stricte économie,1 de défendre, sous un autre pavillon, de ne plus ajouter aux engagements ‘ ]a cause du Saint-Siège, que nous de la Province, et de les diminuer avons soutenue pendant douze ans.chaque lois que 1 occasion s en pré- “ Nous ne disons pas adieu, mais sentera.Cette politique s'impose ; ’ au revoir.i “ Pour des raisons d’ordre admi- nistratif, la rédaction du Moniteur de sans elle vous ne réussirez pas à in- “ La Rédaction ’.spirer en notre crédit toute la cou- Espérons que, si le Moniteur de iianee que douent commander les renaît sous un autre pavillon, vastes ressources de notre territoire ! et l’industrie de notre population.i ' LEGISLATURE PROVINCIALE ce sera pour traiter les choses catholiques, surtout celles de France, dans un esprit moins favorable au pro- Los comptes publics pour le der- S^me pseudo - conciliateur des exercice vous seront soumis, CoustausetdesDupuy.Car^l était loin, en cela, de rendre service à la discours du trône ” par lequel Son Honneur le lieutenant-gouverneur a ouvert, le jeudi ii du courant, la troisième session huitième législature de la province'salent à son crédit.Grâce de Québec : Voici le prises dont elles s'étalent chargées ; Messieurs de I Assemblée législative, | enfin elle a débarrassé la province de la d'obligations éventuelles qui uui- à la libé- nier | ainsi que le budget des dépenses pour l'exercice qui commencera le 1er juillet prochain, et un budget supplémentaire pour , ! cause du Saint-Siège.i ! ralité de la Législature, ta province ' ; s'est créé un réseau de voies ferrées j ,, ! amplement suffisant pour les besoins I actuels de la colonisation et de l'immigration.Il n'est que juste que votre sollicitude et vos efforts se portent maintenant vers le développement des régions fertiles que les chemins de fer ont ouvertes aux diverses industries.lion.MM.du Conseil Législatif, MM.de l'Assemblée Législatii l'exercice en’ETUDE SUR LA LOI DES STA- TISTIQUES DE 1893 j cours.I lion.MM.du Conseil Législatif‘ j MM.de l'Assemblée Législative, j C'est avec bonheur que je vous ! souhaite la bienvenue au siège du gouvernement et que je vous vois i réunis pour commencer les travaux de la troisième session delà présente] Législature.Je vous remercie de votre empressement à nous apporter le concours de vos lumières et de votre expérience.Depuis la dernière session de la Législature, Son Excellence le comte de Derby, gouverneur-général du Canada, a vu finir son terme d'ofiiee et s’est éloigné de notre pays, après avoir donné dans plus d'une circonstance difficile, la preuve de la sympathie qu'il portait aux Can de son zèle éclairé pour la gloire et les intérêts noblement entendus de,aPPor^u Cinquième et dernier article.Vous serez appelés à légiférer de ; Encore quelques bous points pour-nouveau sur le débit des liqueurs le bureau d’hygiène.C'est d’abord j enivrantes.Cette question ne laisse J l’affaire qui vient de se passer à Les anciens propriétaires de l’asile j pas de préoccuper vivement l’opi-, Charlcsbourg, et dont tout de monde de Beauport ont vendu cet établisse- nion publique.A la vue des maux j parle, meut à une communauté religieuse causes par 1 intempérance, \ ous ne lée les Sœurs de la Charité ; et refuserez pas, j’en suis convaincu, de contrat | faire la législation que réclame l’in- Fendaut plus de 200 ans ou avait inhumé les corps des défunts de la paroisse, près de l’église, dans l’ancien cimetière, suivant la coutume La refonte des lois sur la procédure ' établie partout.Rien de plus beau civile a l’ait des progrès satisfaisants.1 que cette coutume, autorisée par l'E- Les prévisions budgétaires de mon Une partie de ce travail vous sera ; glise, d’inhumer ainsi les fidèles l’exercice 1892- soumise pendant cette session.Le ! d’une paroisse à l'ombre du temple jn reste sera complété pour la prochaine ; de Dieu; il semble qu’on voulait, là.remettre continuellement appe mon gouvernement a fait un avec cette communauté pour l'entre- térèt de la société.tien des aliénés.Ces deux contrats : vous seront soumis.adieus et gouvernement pour ' u3 se sont réalisées : grâce au soin à la perception du revenu, aussi a l'économie pratiquée : ' session.par Vous allez être invités à reprendre : sous les yeux des paroissiens le spec* l'étude du projet de loi si important ' tacle de la mort, qui nous attend qui vous a été soumis à la fin de la ’ tous, afin de nous y faire penser sans dernière session au sujet de la réor- , cesse, et de nous porter à vivre sain-gauisation des tribunaux judiciaires, temeut afin de nous préparer une L’acte des manufactures, qui est ; bonne mort ; il semble aussi que vigueur depuis quelques années, l'Eglise encourageait cette coutume a déjà été amendé plusieurs fois, pour inviter, en quelque sorte, les Mon gouvernement se propose d’en défunts à assister aux saints sacrifi-faire une refonte et d’y ajouter de ces de l'autel, à continuer à prendre nouvelles dispositions pour mieux | part aux chants pieux, et à toutes protéger les mœurs, la sauté et la: les solennités de l’Eglise; il semble, vie des ouvriers qui sont employés ; enfin, que l’Eglise voulait, par là, dans les fabriques.| nous inviter à ne jamais oublier nos Je vous laisse maintenant à vos ! morts, et à prier toujours pour eux, importants travaux et je prie Dieu pour les aider à faire leur pénitence, qu’il vous éclaire et vous dirige.J’ai afin de mériter d’être aidés, un jour, confiance que, vous inspirant de vo- à notre tour.Et ce qu’il y a de beau, tre loyauté et de votre dévouement c’est que le public ne se formalisait à la chose publique, vous remplirez pas de cette coutume ! Loin de là, vos devoirs avec zèle et ne dépense- ou se fesait un honneur et un bon-rez pas dans des luttes stériles un heur de se faire inhumer même dans temps et des efforts que vous devez l’Eglise ! Mais autre temps, autres mœurs ; autres gens, autres gestes ! Un jour donc, je ne sais quand, je ne sais qui, on pria le bureau d'hy- grace dans toutes les branches du service 8a Majesté et de l’Empire.Son Excellence le comte d'Aberdeen, que Notre Gracieuse Souveraine a envoyé au Canada pour lui succéder, a déjà su conquérir l’estime et l’affection de toutes les classes d public, les recettes ordinaires, y pris le l'an dernier, ont excédé les dépenses 0 ordinaires proprement dites ; cet ex notre population.Sa nomination au cédant, relathuntut considérable, a poste élevé qu’il occupe est la conti- sÇrx * a solder des c cpuises ix raor nuation de cette heureuse politique dinaires et .1 tnninuer a u coloniale qui a valu au Canada l’a- tante.De sorte que le rétablissement, vantego d’être gouverné par des de 1 équilibre c ans c u< 0e on 1 ^ hommes choisis entre les plus illus- »ai™ est pratiquement accompli., très de l’Angleterre, dont les noms sont restés justement populaires par- coin- produit des taxes imposées en 11 y a donc lien d’espérer que non seulement les impôts ne seront plus augmentés, mais qu’ils seront meme diminués graduellement dans un avenir rapproché.Cette perspective devra encourager le peuple de la Province à exécuter fidèlement les lois édictées pour faire face aux exigences de la situation financière.Vous aurez à étudier de nouveau le système de taxation qui a été adopté en 1892, afin de voir quelles i- modifications il convient d’y appor- tai nous.Un rapport de la Commission chargée de la préparation, de l’envoi et du classement des articles destinés à l’exposition universelle de Chicago vous sera soumis, et vous aurez la satisfaction de constater que la Province de Québec s'est fait remarquer très avantageusement dans cours on ,rert à toutes les nations du monde, spécialement par son exposi tion scolaire, son exposition fores- ter.L’expérience acquise par le tone ce con- à la patrie. LA VERITE giène de venir voir ce qui se passait à d'inspiration maçonnique et se voter C'est ainsi qu'en voulant poser des Je ne vois pas ce que M.le secrétaire Caarlesbourg, a propos du cimetitre .exclusivement par des personnes qui principes ridicules, on en vient à faire I pourrait répondre à cela ! Aussi il Le bureau députa un de ses membres n’appartiennent pas à la franc-maçon- rire de soi.rien répondu, et c’était bien ce qu’il qui trouva que les choses n étaient pas nerie.Ne voit-on pas, eu effet, le cou- Que messieurs les membres du bureau lavait de mieux à faire, conformes à la loi civile à propos des tant des mauvais principes se répandre d’hygiène s’occupent de maintenir la Maintenant, y a-t-il beaucoup de cimetières ; qu il était trop près de lé- plus ou moins dans notre population ?propreté au milieu des populations, afinjeurés qui ont envoyé les rapports de-glise et quit pourrait nuire à la saute Eh bien, c’est cette écume de la franc- jjde prévenir les maladies contagieuses, Imandés, surtout quand les médecins Publique; de plus qu’il penchait d’un maçonnerie qui se répand ici comme et c’est tout ce qu’on peut et qu’on doit | n’envoyaient pas les certificats voulus ?ailleurs.L n grand nombre de personnes, leur demander raisonnablement, à présent, voyagent aux Etats-Unis, Angleterre, eu France ; ou voit ce n'& côté, et qu’il était propre à gâter l'eau d'une rivière, qui passait, au loin, près de l’asile de Beauport, et qu’eu conséquence, il pourrait aussi nuire, par là, à la sauté de ces malheureux patients, etc.Bref, on dut s'adresser à l’autorité Je ne le crois pas, ou ils Vont fait à leur eu j Un autre bon point au crédit du bu-1 corps défendant, et pour éviter de plus qui reau d'hygiène.Ou a constaté qu’il y a grandes persécutions ! Eu tout s’y passe, on entend ce qui s’y dit, et ou beaucoup à dire contre la lui des statis- se mette bien dans l’esprit qu’il revient avec un bagage d’impiétés plus j tiques, à tous points de vue.Cependant, jpas un prêtre, je crois, qui ou moins gros.Plus que cela, ou reçoit, cas, qu on n y a ne soit oppose à cette loi, et qui n’en désire et n’eu ecclésiastique, suivant la loi toujours, et j ici, avec beaucoup de démonstrations de toire ! Ainsi M.le secrétaire du bureau | demande l'annulation l’autorité régla la question par un dé- ! politesse, des gens perdus de principes qui lèvent les épaules et rient de nous, ; | de nous voir si arriérés ! Et peu à peu sur nos gens se gâtent sans trop s’en apercevoir.Et alors qu’il se présente à la on ne la trouve pas encore assez vexa- nt le bon sens le a pris sur lui d’exiger des rapports des Idit.Malgré cela, le clergé ne fera pas curés, tous les mois, qu'il y ait ou non de mouvement public pour demander des décès pendant ces ni >is.Et il a fait l’abrogation de cette lui, faire des petits papiers pour satisfaire à j sait ce qu'il a à faire, cette nouvelle exigence ! Pourtant la donc que nos seigneurs les évêq loi n'en parle pas, et je ue vois pas sur quoi le secrétaire s’appuie, pour obliger Ide persécution contre le clergé, puisque le clergé à se soumettre à cette exigence cette loi ne saurait valoir quelque chose de son cru.J’ai vu quelques-unes des raisons qu’il donne pour justifier sa de-(loi cret, comme Von sa h.Je n’ai pas à m’occuper de ce décret mais chacun je veux seulement raisonner un peu les motifs qui l’ont amené.Je me demande, et chacun se demande aussi, Chambre une loi comme celle qui règle quelles sont les raisons qui ont pu faire *a question des cimetières, ou est prêt à voter la loi ordonnant que les cimetières j voter comme les gens des vieux pays, seraient éloignés, à l’avenir, non seule- craignant de passer pour arriéré ! ment des églises, mais même de la pré- ^ possible que dans les centres sence du public ! Et je donner une belle image à celui qui m’en fera connaître une bonne ! Nous espérons ues se- ront les premiers à s'opposer à cet essai Il est probable que cette que pur eux.n'a été votée qu’aux instances de très populeux, les cimetières deviennent mande, mais elles sont si ridicules m'engage à gens qui voulaient se placer.Eh bien un (.eu petits, parfois, tion, mais c’est rare.La Providence effet, a arrangé les choses de manière ce bureau, si on lui laisse ses coudées que la présence des morts nous soit utile franches : une boutique de petits tyrans plutôt que nuisible, et elle semble avoir qui ue s’occuperont qu’à nous vexer.Ou peut pronostiquer cela par ce qui se passe déjà.Non seulement on cherche à nous imposer des fardeaux dont la loi ne parle pas, mais ou su permet de ne pas répondre aux curés qui se plaignent ut ils avaient qui demandent des explications.Le procédé est bien simple, mais peu poli ! J'ai pris connaissance, dernièrement, d’une lettre de M.le secrétaire, qui deque ius autres n’ont jamais vu ; ou veut mandait à un ancien curé comment il se changer tout ce qu’on avait ut refaire faisait qu’il n’avait pas encore reçu de tout à neuf.Malheureusement, toutes rapports de lui ! Ne se seraient-ils pas ces belles nouveautés se rapportant, égarés, disait-il ?Voici la réponse de ce plus ou moins, à la religion, sont près- curé: que toujours au détriment dus âmes, ce qui un montre assez clairement l’origine.Je suis donc pour l’ancienne religion et ses bulles coutumes.Si l’Etat a cru pour la popula- qu’elles ne méritent pas une réponse, que en Seulement cela montre ce que deviendra tholiques pour comprendre maintenant nos législateurs qui sont assez ca- que cette loi n’est pas raisonnable et ne doit pas exister, n attendent pas que tout le clergé se soulève contre eux, à propos de cette législation.Qu’ils ne cherchent pas à faire des membres du clergé des serviteurs civils ; qu’ils soient les premiers à montrer nu peuple, par leur conduite, que le clergé doit être respecté, non seulement par les fidèles, mais de la part de l’autorité civile ; qu’ils reconnaissent que le clergé a droit d’etre conduit par la loi canonique dont il relève ; et qu’ils sanctionnent ces bons principes par une loi qui mettra fm, une bonne fois, à ces démêlés qui surgissent, de temps à autre, entre le clergé et l’Etat.C’est en agissant ainsi que nos législateurs mériteront les éloges de l’Eglise et la confiance du clergé.Mais c’est pour la santé publique, dira-t-on ; —sans doute, ça se dit.mais qui le croit i Depuis 2000 ans que glise encourage la commue d'avoir les cimetières autour des églises, dira-t-on qu’elle n’avait personne d'assez intelligent dans son sein pour s’apercevoir que cette coutume était nuisible à la santé publique, et pour inviter les pasteurs à changer de coutume ?D’ailleurs les faits sont là.Est-ce que les gens vivaient moins vieux, moins forts, sous l’ancien régime, qu’à présent '( C’est tout le contraire qui se remarque ; — depuis près d'un siècle, on constate que les constitutions sont plus faibles, et la vie plus courte ; la position des cimetières n’y est donc pour rien ! Non, ce qui fait mourir le monde } lus tôt, depuis longtemps, c’est la mauvaise conduite, c’est l’excès du crime ! Et qu’on demande aux médecins, qui ont de bons principes, si ce n’est pas là la raison véritable de ce dépérissement presque général 1 Sans doute,nous ne sommes pas aussi avancés que la France, etc ; mais ça va vite, ici aussi ; et l’ivrognerie et l’impudicité, etc., font leur œuvre assez visiblement, pour qu’il soit temps d’ouvrir les yeux, si nous voulons conserver nos fortes constitutions.Mais si la sauté publique n’est pas la véritable raison qui a dicté la lui réglant la position des cimetières, d’où vient donc cette loi ?Elle vient des francs-maçons et autres impies qui régnent presque partout, à présent 1 Ces braves gens étaient fatigués, sans doute, d’avoir constamment sous les yeux lu pensée et le spectacle de la mort ; ils craignaient que les gens fussent portés à la piété et à la vertu par la vue des cimetières, et ils se sont dits : ôtons ce spectacle des yeux des peuples, car nous ne réussirons pas à les gâter assez tôt.pour donner une apparence de bon sens à notre conduite, disons que c’est pour la santé publique que nous parlons et agissons ainsi.Et c’est ainsi qu’on a réussi, un peu partout, depuis 50 ans, à éloigner, autant que possible, les cimetières de la vue des fidèles.Mais prétendez-vous, dira-t-on, que ceux qui ont piis l’initiative de cette loi, ici, sont des francs-maçons?Non, pas tous, mais il y en a peut-être ! Quoi qu’il en soit, cette loi pouvait être l’E- mauifesté ses intentions eu suggérant à l’Eglise d’encourager la présence des défunts au milieu des vivants.D’ail- leurs, si un y mettait moins «le lux»1, on 9 V J prendrait moins de place, et les cimetières suffiraient, comme toujours su 11 i jusqu’à il y a 50 ans eu- depuis ce temps on est devenu fiers tout à coup ; on voit ce Moi* i u vu.“ Monsieur le secrétaire " Mes rapports ne se sont pas égarés, car je n’eu ai pas envoyé ! Et je n’en ai pas envoyé : lu.Parce que je n’ai pas reçu de certificats, et que la loi dit que je dois envoyer les certificats reçus ! “2o.Parce que je n'en ai pas couru,et que la loi ne m’y oblige pas ! “ 3o.Parce que personne, à part le médecin, et le bon sens le dit, n’est obligé de m’envoyer ces sortes de certificats.“ 4o.Parce que les certificats que je pourrais envoyer sur les causes des décès, seraient simplement ridicules, s’ils venaient de moi.11 5o.Parce que vous n’avez pa* le droit de nous demander de tels certificats et de tels rapports, ni l’Etat, ni les Evêques, sans nous faire une injustice, et, par conséquent, sans nous persécuter ! “ 6o.Quant aux rapports, lorsqu’il n’y a pas de décès, la loi n’en parle pas.11 Vous trouverez tout cela expliqué un peu plus au long, dans des articles qui paraissent, de ce temps-ci, fort à propos, sur la Vérité, excellent journal qui n’a qu’un défaut, c’est de ne pas paraître assez souvent ! Un curé.devoir intervenir pour enlever les cimetières des centres très populeux, qu’avait-il besoin d’intervenir pour les éloigner de nos églises à la campagne, sous prétexte de santé publique, et de forcer ainsi l’autorité ecclésiastique à agir, malgré elle, sans doute, dans ce sens ?D’ailleurs, dans la pratique, toutes ces précautions sont plus ou moins ridicules.Tous les terrains penchent plus ou moins, et viennent tous à alimenter ks cours d’eau; et si ces cours d’eau sont réputés dangereux parce qu’ils rencontrent un cimetière à deux ou trois lieues plus haut, tous les cimetières deviendront dangereux pour la santé publique ! Alors que ferons-nous des corps des défunts, et de toutes les saletés et déjections qui peuvent gâter l’eau de tous nos cours d’eau ?Je ne vois qu’un moyen qui pourra donner la paix au public, et le rassurer sur sa santé : ce sera d’envoyer tout cela dans la lune ! (1) PETITES NOTES —Au Manitoba il n neigé toute la journée du premier novembre.A Québec nous sommes encore presque en été.11 n'est pas tombé de neige ; le temps a été très doux et beau tout l’automne.Décidément, le climat de Québec s'améliore.— Un prêtre remarquable par scs travaux apostoliques vient de mourir aux Etats-Unis, le II.P.Edouard Sorin, supérieur général de la Congrégation de la Sainte Croix, et fondateur de l'université de Notre-Dame, Indiana.Le 11.P.Sorin naquit on France, près de Paris, le G février 1814.Il fut ordonné prêtre le G juin 1838 cl entra bientôt après dans la Congrégation de la Sainte-Croix qui venait d’etre fondée.En août 1841 il partit du Ilâvro pour New York et se rendit aussitôt dans l’Indiana où il commença par évangéliser lus sauvages alors très nombreux dans cotte région.Lo 24 novembre 1842, il jota les fondements do rétablissement qui est devenu plus tard la grande université de Notre-Dame.—Une affaire absolument dégoûtante, dont nous no pouvons donner les détails, vient de jeter une vivo et sinistre lumière sur la haute (?) société do Toronto.Cotte ville s’est toujours vantée do sa pureté et dosa moralité, et l’on constate aujourd’hui que c’est un sépulcre blanchi.—On organise un “ carnaval ” ù Québec pour le mois de février.“ No me parlez pas d’un carnaval d’hiver,disait l’autre jour lo maire do Montréal à un reporter de la l’rcssc ; rien n'est plus préjudiciable au progrès ; un essaim de photogra- Et (1) Note de la redaction : — Nous partageons entièrement la manière de voir de notre vénérable correspondant sur ce point ; cette campagne contre les cimetières nous paraît inspirée par la franc-maçonnerie.Mais nous allons plus loin que notre collaborateur, et nous prétendons que la secte diabolique poursuit un but double.Sans doute, Satan qui l’inspire veut éloigner autant que possible tout ce qui peut rappeler aux hommes qu’ils doivent mourir, afin de posséder plus facilement leurs âmes.Mais il ne faut pas oublier que Lucifer en veut aussi aux corps humains.“ Je demeure, etc ”.cherche à les humilier, & les anéantir.Voilà pourquoi il a inspiré aux païens la crémation des cadavres, que l’Eglise a toujours condamnée.Aujourd'hui, au nom de la science moderne, il travaille à remettre la crémation en honneur.C’est pourquoi il fait tant d’efforts pour persuader aux peuples que les cimetiè-11 - rea sont dangereux.I LA VERITE 7 pho» s'abattent [sur notre ville et représentent le Canadarà l'étranger comme do neigea et do glacca éternelle*.Une quatrième mine danb le damp ennemi — PAIl — Z.LAÇASSE 0.M.I.EX VENTE CHEZ «T.O.Filteau, Libraire Hue Buade, Quebec.30 CTS.Le Sirop d’Epinette Sauvage un paya Tout lo monde y est habillé on fourrure, ot Montréal semble jouir do la tempéra- Le maire do du Kainsehatka ”, turc Montréal a parfaitement raison :au point do vue dos affairex un carnaval d'hiver fait infiniment plus de mal quo do bien.Il n’y a guère que les hôtolliors qui retirent quelque profit ; tandis quo la réputation climatérique, si l'on peut s’ox-ainsi, do toute la province ou On emploie maintenant ce sirop partout.Il guérit les rhumes, les bronchites, les affections de la gorge et des bronches.Il faut faire atten* tion et ne pas le confondre avec aucune autre préparation du même genre.Chaque bouteille est accompagnée d’une cuiller.On en vend partout.on PRIX : DEPOT GENERAL CHEZ primer aouflVo grandement à l’étrangcr.Du reste, ù un autre point de vue, bien plus élevé, le» frivolités d'un carnaval n'ont absolument rien de recommandable.Ce sont les Anglais do Québec qui ont pris l'initiative de ce mouvement peu réfléchi.W.BRUNET & CIE A VENDRE Beurre î Beurre î Beurre ! BEURRE DE PROVISIONS DK P K KM IKK CHOIX Au plus bas Prix du Marche S'ADRESSER A Pliitriiiitcicus en gros et en detail SAINT-ROCH, QUEBEC.t 25 mars la.Lb Diable au XlXe siecle —h'Union libérale ho plaint amèrement de la conspiration du silence que l'on fait autour d’elle.Jusqu'à Y Electeur, confrère on libéralisme, qui lui répond sans la nommer 1 C'est agaçant, il faut le dire.Dans la presse il n’y a guère la Vérité qui fasse quelque cas de l'organe de% jeunes loin île nous on être reconnaissants, se creusent la cervelle pour trouver des choses désagréables à nous dire ! F.WILSON, No I II St-Pierre, Quebec.son PAR LE Dr BATAILLE Une grande et veritable Reduction -C|:o:o:|)- Occasion exceptionnelle pour acheter Piano de premiere classe -000- Magnifiques pianos droits à vendre a une immense réduction et à c> conditions de paiement faciles.Ce> fia nos ont été loués pendant la saison d'été, et, en considération des nombreux montants que nous avons reçus sur ces instrument^, nous les vendrons à une grande et véritable réduction.Chaque instrument est garanti N'achetez pas sans demander nos prix ou voir nos catalogues qui vous seront expédiés sur demande.que Revelations les plus completes Sur la Franc-Ma-connerie et 1-Occultisme, avec preuves a l’appui PUBLIE PAR CAHIERS MENSUELS DE 2 SERIES t;i.x ; et ceux ci uuvraux un PRIX : % CTS LE CAHIER FRANCO —Les anarchistes sont très actif* en ¦ 15 L'autre jour, dans un théâtre Espagne.do Barcelone, ils ont lancé au milieu de (] l’auditoire deux bombes dont une a fait EN MAINS CAHIERS DES [MOIS DE DECEMBRE, JANVIER FEVRIER MARS, AVRIL, MAI, JUIN.JU*L., AOUT, SEPT, OCT.L’ouvrage complet devra former 10 ou 12 cahiers.FORMES & WISEMAN % *?%%%& tuant et blessant un grand L étal de siège a été proclamé à Barcelone, et les anarchistes seront jugés par une cour martiale .explosion nombre de per.-on nés.GUARDI AIT ASSURANCE COMPANY OF LONDON — Au Maroc, les hostilités contre les Espagnols continuent.Les Ridai ns rofu-fusent de se soumettre et la situation LAVIGUEUB.& HUTCHISON No 141 rue Saint-Jean, H.-V.QUEBEC.FIRE LIFE • e- • » ** •• 4 \ I l* * ^ .Capital paye Capital souscrit.810,000,000 Fonds disponibles.$22.500.000 $ 5,000,000 Bureau chef au Canada Bâtisse de la Compagnie GUARDIAN- MONTREAL.UU\ lull I ^ **####*«*# Telephone 891.14oct FONDERIE SPECIALE DE CLOCHES REMEDE NOUVEAU?THE LANCASHIRE I WRANCE CO.GARANTI SANS EGAL POUR LE TRAITEMENT DESæ RHUME DE CERVEAU Catarrhe NASAL FIEVRE DE FolSI.Migraine.______ Mal D_0re[lles.Mal de Gorge.Mal de Dents.1 OF MANCHESTER, England CAPITAL : Quinze Millions de Piastres RESPONSABILITE DES ACTIONNAIRES ILLIMITEE- ACCOKDS et CARILLONS Tons garantis *: ts •- -Nà Monture* *ur tout* le* wyntonics, MynlemcN breveté* * Georges et Francisque PACCARD 5 i' "Là DiBrrhtf,Quoique n ayant pnv I St-Tlmniae, 20 juin IM \ vtnff j tr< ui Les Pilules du Dr * y " •.c f-i L .Zip' Pr :titco pr.r '« a ma’.'.SEUL "U *.r, T r.'vi ytion î.î r x *i.u P R O P MK T Al RE m redoutable: e, L.ROBITAILLE,Chimiste ,'aux Eta?* •: j - 219 Rue St-Joseph, St-Rocli, Quebec.Telephone No.278 JOL1ETTE, P/Q.M.I.RonrrAiLi.r.Mfir.sifur et Cher Confrere* “Jemefaisun devoir de témoigner en faveur do F ANTI CHOLÉRIQUE du Dr NET, que vous êtes, paraît-il, on voie de faire connaître au public canadien.Voilà plus de dix ans que je ruis dans la Pharmacie en différentes localités aux Etats-Unis, et je dois dire en toute sincérité que je ne connais pas de préparation qui ait donné autant de satisfaction quo VA.VT1 CHOLÉRIQUE du I)r NE Y.J* ai eu occasion de voir cette excellente préparation employée dans une foule d* cas et toujour s avec h phu graj\d meets.D'après mon expérience, c'est véritablement!#?*pêrifique pa r excellence contre le Cno-Ltax et la Dl&juuiêe.” Bien à, vous, 2nov.6m.1 tasMiïs i m VOü|pp:P:ET E s BHÜJVES " - -,r-.Dr W.BEAUPRE Oculiste, 58 Rue ST-LOUIS; Quebec.A.T).CAS AVANT, JTiurmacien Fall River.Mass.2 avril lsf>2.€.11 ni De l’universiré et des hôpitaux de Paris et New-York -T.i G'T ¦ / a v o ÜÊ" ilUHKiCi « - Vous dont les cheveux, autrefois NOIRS ou BLONDS, sont devenus prématurément gris, lisez attentivement les témoignages importants qui suivent.TÉMOIGNAGE VE O.N.FRÉCHETTE.F.cr., L- RO 13ITAILLE, Ecr., Pharmacien.Cher Monsieur, Perinettcz-moi de vous offrir mes félicitations au sujet de votre excellente préparation, le RESTA VRATEE R DK ROBSON, dont j’ai eu occasion d‘apprécier les effets tout à fait merveilleux, hur la recom-nyindation (Vune personne qui s’en servait, je me procurai une bouteille de ce Restaurateur, pour voir s’il aurait pour effet d’arrêter la chute de mes cheveux qui tombaient rapidement.J’en avais à peine fait cinq à six applications que mes cheveux cessèrent de tomber.Je recommanderai certainement avec plaisir le RESTAURATEUR DF.ROBSON à toutes personnes souffrant du même inconvénient.Bien à vous, Représentant la Maison Ira Could Fils, Montréal.21 Novembre 1S90.IIecbes DK rcbeau : 9h.à lh.p.m.Telephone : 722.iïL*lL*.• H ‘i EXTRAOKlUNAlir TÉMOIGNAGE DE CHARLES TELUER, ECR., MARCHAND, ST FELIX DE VALOIS Je fais usage, depuis plusieurs années, (lu RESTAURATEUR DE ROBSON.Cette excellente préparation m’a donné la plus entière satisfaction pour les raisons suivantes : lo Grâce â son usage, les cheveux recouvrent leur couleur primitive.Ainsi, mes cheveux, blanchis depuis plus de trente ans, sont revenus blonds comme dans le temps de ma première jeunesse.20 Mes cheveux tombaient depuis longtemps lorsque je commençai Vu sage du RESTAURATEUR DF.ROBSON.Je n’a VAU pas encore employé la moitié d’une bouteille qu’ils cessèrent de tomber.Aujourd’hui mes cheveux tiennent mieux que : $5,0 Ou D’ARTICLES I D.S.RICKABY — FABRICANT DK — SOMMIERS TISSES EN FIL DE FER | DE FANTAISIE ! 6r"Vâl«BSÈ5e^ y ggfcàgggare^^ ' -', m Qui servent à orner les principaux appartements d’une maison seront vendus v v — ET DE — A lOcts DANS LA PIASTRE O.N.FRÉCHETTE, jamais.Ma femme, qui souffrait du même inconvénient (chute de cheveux), a employé le Restaurateur avec un succès tout aussi satisfaisant .Mon fils, âgé
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