La Vérité, 1 mai 1895, samedi 11 mai 1895
J N liîUitOllgttfty 1 otre-Seigueur Jésus-Christ qui quête n'a pas lu assez attentivement les | avait préparé le monde au règne de la pièces officielles concernant cette affaire, j liberté humainé et des droits de l’homme, “ J’ai l’honneur d’être, “ Messieurs, “ Votre obéissant serviteur, :i Ek.nksï Gagnon, “ Secrétaire.Voici comment le Courrier de Charlevoix répond à cette pièce officielle : Notes politiques On sait comment, à son appel, des centaines de mille hommes se levèrent en armes, et comment la délivrance de Jérusalem, le but immédiat de l’expédition, eut pour résultat de frapper au cœur la puissance musulmane, et de sauver ainsi l’Europe d’une invasion plus redoutable que celles des Barbares au I Ve siècle.C'est de là que datent, fondés par l’héroïque bravoure de nos ancêtres, le prestige et l’influence dont, après huit siècles, le nom de la France jouit encore en Orient.Et nous qui croyious nairement que M.Thomas McGreevy a été présenté aux Communes par les doux whips du parti conservateur, M.Taylor et Fréchette.eu ce que cette liberté et ces droits ont de légitime,.et qui la croyons encore, malgré l'éloquence de Mgr Ireland et ’’ | l’enthousiasme de la Patrie ! C'est en quelque sorte passer l'éponge sur les irrégularités commises par M.McGreevy, irrégularités qui ont valu & leur auteur l'expulsiou de la chambre et la prison.Lu lui donnant comme parrains pour la cérémonie de la présentation à l'orateur St?s deux Uu mot a M.Frechette " Lbs faits restent toujours là ; et i dans Charlevoix, de quelque manière qu'on lise et relise les pièces officielles cette grande œuvre, ia construction d un ^e cette curieuse affaire, ou n’en reste r** monument commémoratif a été décidée, pas moins convaincu que si M.Beemer • Le projet dressé par deux artistes de talent, de Clermont : MM.Jean Teil- chefa de file, le parti M.Fréchotte continue, dans ia Patrie cio ,2rvatcur reconnaît quasi officiellement samedi, à s'occuper des livres du R.P.quc ^ McCreevy icasse.Voici une de ses phrases ronflantes : con- Pour fixer et perpétuer le souvenir de n'était pas le vrai coupable ; criminel, < quo tout ce qu'il a fait de c'était renonce si facilement aux $300,000, et, comme consequence, à construire le chemin, c’est parce qu'il trouve un grand avantage, et qu’il a été intéressé a agir ainsi.Et voici comment nous trouvons qu’il a été intéressé : un entrepreneur qui est autorisé à dépenser jusqu’à ce ut mille piastres pour un ouvrage quelconque, sera bien gauche s’il ne .trouve pas moyen de réaliser un bon benefice avec un tel contrat, un bénéfice assez considérable pour qu’on puisse dans la vie publique pour son parti, au profit de son parti ; que lus sommes immenses obtenues fraud u le use me n t Quand des journalistes sont deforce à entasser dix fautes de français en cinq lignes ; quand les professeurs lard, architecte, Gourguillon, sculpteur, comprend une fontaine monumentale surmontée d’une pyramide quadrangu-laire.Au sommet, s’élève la statue d'Urbain II.Vu ange, aux ailes éployées» le domine et l’inspire.Deux groupes de bronze en haut relief : la Prédication de do collèges classiques trouveront le moyen d'en introduire huit dans la première phrase d’une lettre ; que dis-je, quand des circulaires pastorales, rédigées et mûries par cinq ou six chanoines, rivalisent d’attentats contre la grammaire, il n’est que temps de donner l’alarme.par lui du trésor public, cétait en vue d'alimenter la caisse du parti et non sa caisse particulière.C’est ce que nous avons toujours prétendu.Nous avons toujours dit que M.McGreevy était un instrument entre les la Croisade par le légat du Pape Adhé-mar de Monteil, et l’entrée à Clermont de Pierre l’Ermite, l’apôtre populaire de laces principales.Sur les faces latérales sont placés deux personnages isolés : Gode-frov de Bouillon, le chef militaire de la croisade, et Guillaume \ I, comte d’Auvergne.Le devis des dépenses s’élève a somme d’environ cen: mille francs.Depuis des années .M.Fréchette étudie dire qu’il est intéressé et influence par j la grammaire et fouille dans les diction-ce contrat.Or qui a intéressé M.Beemer de la sorte ?La réponse a cette question I faut n’est pas compliquée, nous laissons à nos lecteurs le soin de la faire.mains des ch^fs de son parti, infiniment plus coupables que lui.n:iires.lî réussit à éviter certaines grosses Le Mail uud Empire, le principal organe conservateur d’Ontario, ainsi : es que commettent trop de nos ôc ri - ( vains.Notre copieur national aurait tort, toutefois, de s'imaginer qu'il ne pèche exemple, à que nous venons de l'antre vvt c p décorent les deux « V 44 WAV u La politique du gouvernement sur cette question a été bien définie, toute spontanée, radicale.Le subside devait être périme en juin, dit-ou.Si on 1 l'avait laisse mourir de sa mort naturelle, *a la province ne perdait rien ; au contraire, elle sauvait cette dépense.Alors, quant Grâce à la largeur d’idées d’une mu- à revoter cette somme, pourquoi la faire nicipalité intelligente, le monument Pa55er eü d'autres mains, au lieu de la pourra s'élever sur l'emplacemeut ^ revoter eu faveur de ceux auxquels elle , .était destinee, et qui sont de la famille plus approprie a sou caractère : au ceu- ^ comme ceux qui ont déjà requ si tre et au sommet de la ville en face du abondamment / s exprime D.In î jamais cont^* la suite de la tirade reproduire, il commet une incorrection tout à fait impardonnable chez un homme qui se prétend lettré.Voici : « v vlVi i •• a ai 11 Qui a dit à M.Sifton que le gouvernement (fédéral; se propose de saisir la chambre d’un projet de législation remédiatrice / Ne suit-il pas que le paru Donc, hache en bois tout de suite ! I lement peut se prononcer sur la ques-Je commmence par la première Mine — lion, si le Manitoba ne la regie pas celle que l'aimable auteur m'a adressée l’intervention des membres du gouver-en souvenir, six mois après la pièce de V'.rs nemeut, comme tels.” ° qui, suivant lui, m'a rangé au dernier degré des hommes flétris de ma nation.sans Ce qui veut dire que si la législature de Manitoba ne rend pas justice à la minorité de Manitoba, le gouvernement ne saisira pas officiellement le parlement d’un projet de loi réparateur pas la On dit après l'évangile, après Vépitre On pourrait dire encore : Après la pièce (Je théâtre) Sarah Bernhardt pré senta un billet de faveur à M.Fréchette portail sud de son antique cathédrale.14 Puisque le gouvernement a pris la peine de faire passer une loi spéciale pour cette fin, puisqu’il prescrit lui-même toutes les conditions nécessaires pour valider l'opération : assemblée, renonciation formelle de la Cie, acte authentique de l’abandon du subside, au moins qu’il ne se refuse pas à apporter aujourd’hui la responsabilité de la chose.” L’affaire du Q.M.C.ne posera question de cabinet ", la ques- “ tit M.I* réchette après | lion de confiance ou de non confiance la dernière séance du Cercle Blanche- pou r une deuxième représentation.Ou encore : Nous trouvons dans le Courrier de dans le ministère.Un député ma‘n., , conque présentera le bill, et ies ministres .Mais 4 six mois après ia nièce de vers } _ , .1 / .sen laveront les main?.\o;ià la peusee est de i iroquois, ou peut-être du sioux ; r ., r i.du Mail and Empire.ce n est certainement pas français.Il 1 faut, de toute nécessité : “ pix mois après ^0U3 itona les journaux conserva-la publication de la pièce Je vers." Sai- Veurs canadiens-français a nous dire s’ils sissez-vous la différence, monsieur Fré- ! approuvent cette manière de réyler chette ?I question ?Dans une autre colonne, M.Fréchette place cette autre énormité : “ Ce que cela peut tigniner, je U laisse à plus savant que moi.' Charlevoix, numéro du 2 mai, la réponse du gouvernement provincial à la requête des citovens de Charlevoix demandant * quel- Nous trouvons cette réponse excel* Avec le Courrier que l'on ne donne pas suite à la loi qui autorise le transfert à d’autres entrepri* | lente et péremptoire.de Charlevoix nous espérons encore que ses du subside de $300,000 voté en faveur de la section du chemin de fer Me gouvernement ne mettra pas sa poli- Charlevoix Flue à exécution.la Québec, Montmorency et s’étendant de Saint-Joachim à ia Ma - * baie.Voici cette réponse : Un discours de Mgr Ireland ?Echantillon de la façon scandaleuse dont les journaux de parti exploitent tout au profit de leur parti.Nous lisons dans le Temps, d’Ottawa, journal libéral : " DEPARTEMENT DES TRAVAUX PUBLICS.“ Québec, 16 avril 1895.Pas français, monsieur Fréchette ! Ou Messieurs, “ L'honorable Commissaire des Ira- Nous lisons dans la Patrie, de Mont-vaux Publics m’a donné instruction d’ac* | îéal, à la date du 2 mai : ¦BBSS de le faire ments, qui donneront aux lecteurs une idée de son merveilleux ensemble." Voici un des fragments du discours levoix, puisque, sans cette législation, ! l’archevêque de Saint-Paul que cite les subventions votées pour le chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix n’en devenaient pas moins nullesl “J’ai appelé l’Amérique ia nation et périmées à bref délai.providentielle.Comme je crois que Dieu “ L’honorable Commissaire des Tra- règne sur les hommes et les nations, je vaux Publics désire vous faire renier- crois aussi que la République des Etats-quer que l’affirmation de la requête al- Unis a une mission divine à remplir, lânt à dire que si le chemin de fer ne te Cette mission consiste à préparer le prolonge pas à travers le comté de Char-1 monde — par l’exemple et plutôt, la phrase est strictement grammaticale, mais elle n'a pas de sens ; ce qui I ° Le confrère voisin fait de grands est encore plus grave qu’une simple faute efforts pour détourner les coups que de français.La pensée, assez ordinaire, | ^8r Lange vin a donnés au gouvernement de M.Bowell du haut de la clnire de la Basilique de Montréal." que vous vouliez rendre, c'est que vous laissez à plus savant que vous le soin de dire, de chercher, de deviner ce que cela peut signifier.Laisser à quelqu’un ce que cela peut signifier, nous le répétons, ne veut i ion dire.Nous avons à peine besoin de dire que Mgr Langeviu n’a pas donné des coups au gouvernement de M.Bowell.Sa Grandeur a parlé avec autant de prudence que de fermeté.Elle s’est élevé contre la thèse du compromis, que cette thèse soit soutenue à droite ou à gauche.Parlant du retour de M.Siftou à Manitoba, après son écrasement à Haldi* mand, le Xor' Wester, de Winnipeg, dit que le procureur-général " as a first class failure is a considerable success."— Comme fiasco de première classe, il est assez réussi.Vous avez quelques notions de fynlaxe, monsieur Fréchette, mais sous !c rapport de la logique vous êtes d'une pauvreté désolante.A cause de cette misère intellectuelle, vous écrirez toujours des sottises sans vous en apercevoir.Ce n’est pas votre faute si vous n’avez pas un esprit logique ; mais quand on est affligé comme vous Vêtes ou ne so mêle pas de critiquer les autres.Dans notre prochain numéro nous reproduirons un chapitre du Lauréat, de M.Chapman, où la pauvreté littéraire de il.Fréchette laissé à ses propres ressources est mise en relief d'une façon aühsi cruelle que piquante.“ La législation qui a été adoptée à ce eujet n’a rien enlevé au comté de Char- le journal libéral : La Gazette de Jo/iette vient d’entrer dans la 30o année do son existence.Nos meilleurs souhaits do prospérité.l’influence LA VERITE 7 A travers la presse canadienne PARLEMENT FEDERAL on quelque sorte, un otage qui doit répondre do la fidèle observation du pacte fédéral.Si les majorités protestantes do Manitoba et du Nord-Ouest persistaient à violer ce pacte, tés catholiques, la législature de Québec, pas do persécuter la minorité protestante de notre province, ruais de la traiter avec moins de générosité ?Nous posons la question, simplement, sans vouloir y répondre.C’est un grave problème qu'on ne doit résoudre, ce nous semble, ni dans un sens ni dans l'autre Cire que les protestants de Quebec n'ont absolument rien à redouter, que l'on fasse ce que l’on voudra aux catholiques de Manitoba, nous paraît quelque peu téméraire.Nous ne voudrio" notre ville témoigner à son directeur leurs plus vives sympathies.A quoi servent cos vilains accrocs à la vérité cesse ?A la séance du vendredi 3 mai, M.foster, ministre des finances, a fait son exposé financier.Dans son précédent exposé, M.Foster avait prévu que les recettes de l'exercice de 1893-94 seraient de 36& à 3GJ millions, En réalité, elles n’ont été que de $36,374,093, et accusent, sur les recettes de 1892-93, une diminution de $1,795,915.Les dépenses de l’exercice 1893-94 ont été de $37,585,025, ce qui constitue une augmentation sur les dépen 1892-93, de $770,9 Selon les prévisions du ministre des finances, les recettes pendant l’exercice 1894-95,seront de $33,800,000 que Y Electeur commet sans au détriment des minori- Un anglicisme par semaine.Il n’est donc pas possible de convaincre VElecteur que le mot apologie, dans lo sens d’excuses, ost du pur anglais ?ne serait-il pas permis à nous ne disons — Parlant de Immigration des Canadiens aux Etats-Unis, lo Pionnier, de Shorbroko,affirme que si le chiffre dos départs excèdent peut-être quelque peu ceux de i an dernier, l’exode n’a pas ce caractère d’intensité qu’on veut lui donner nos gouvor- Nous avons déjà signalé le ton tout à fuit indépendant et dégagé do l’esprit de parti qui caractérise les écrits du Progrès de l Lst) organe libéral, sur la question dos écoles.C’est avec pour lo plaisir de critiquer nomeuts.sans mûre réflexion.plaisir quo nous passage suivant que nous trouvons dans ce journal à la date du 2 mai, au cours d’un écrit LA CIVILTA CATTOLICA de A» • ?zx ••» ««• 1 — vivvun ic Q OC M V»/ 72.sur lo discours de M.(246, Via Eipetta, Rom a J Sommaire du 20 avril 1895 : I.—Due morali a froute.Scienza e Chiesa.II.—Il programma cattolico e le cri* tiche délibérai!.III.—La scuola laica, chi la vuole e perché.IV.—Niccolo III (Oisini) 1277-1280.XI.Se Niccolô III impiegasse il denaro delle décimé ad usi profaui.V.—Ricordo materuo.Racconlo."VI.—Rivista della stampa.1.Prof.Sac.Federico Lapini.— La liturgia studiata nelle suerela-zioui colle scieuze sacre.Istituzio-ui liturgichc.2.Luigi Bodio.— Sulle condi-zioni e sulle istituzioui di Patro-nato decli emiîrrauti.^ w 3.Abbé Sicard.—L'ancien clergé de France.IL Vol.Les Evêques pendant la Révolution.VII.—Cronaca contemporauea.1.Cose romane.2.Cose italiaue.3.Cose straniere — La guerra della Ciua col G-iappone.Germania, Inghilterra (Xostre Corrispondenze).4.Cose varie.Dowell : ns pas, pour notre part, soutenir une pareille thèse.Il u y a pas de doute que ces paroles mesurées d’un homme prudent, sachant qu il marche sur des rasoirs aiguisés, peuvent prêter à diverses interprétations et qu’elles indiquent jusqu'à un certain point un désir do se ménager des sorties temps et lieu, mais nous ne voyons pas où est 1 intérêt dos catholiques du les interpréter contre eux.Certainement que dans pareille matière, étant donné les hommes qui gouvernent actuellement, il n’est pas prudent pour les catholiques d’avoir une loi trop vive dans les promesses qui sont faites et il est bon de leur rappeler qu’un défaut do vigilance pourrait être désastreux, cependant il ne faut pas non plus tomber dans la faute contraire cl montrer une défiance exagérée envers ceux qui, par calcul ou autrement, se montrent bien disposés.Rendons à César ce qui appartient à César.Lo premierministre a déclaré que si le temps venait du rendre justice aux catholiques de Manitoba, il le ferait, donnons lui crédit pour la meilleure interprétation que ses paroles puissent porter et croyons le sincère jusqu’à preuve du contraire.Mais,en même temps, si cette époque doit venir, faisons en sorte qu’elle vienne durant la présente session ; arrangeons-nous pour que le premier ministre soit en mesure de remplir sa promesse avant d’aller aux élections.“ Libéraux comme conservateurs, nous sommes d’opinion que la question des écoles soit réglée dans lo sens do la requête des évêques, n’est-ce pas, et il doit nous être indifférent qu elle soit réglée par un parti ou par l’autre, du moment que nous aurons la certitude qu’elle le sera dans un avenir rapprochée.Eh bien ! alors il n’y a pas d’avantage à suspecter inutilement les motifs des unset des autres, en tant que tout le monde montre le désir d'y contribuer.Au contraire, nous devons encourager, applaudir et provoquer des déclarations comme celle de air McKenzie Dowell ; plus nous en aurons, plus la question se rapprochera de sa solution.” Dans le même article, le Progrès proteste contre les paroles de certains hommes politiques qui disent que si la minorité de Manitoba ne reçoit pas justice, on peut s’attendre à voir la minorité de Québec traitée de la même façon.Notre confrère ajoute : " Que l’on fasse ce que l’on voudra aux catholiques do Manitoba, les protestants de la province do Québec n’ont pas à craindre do représailles tant que les catholiques y seront on majorité.C’est une insulte gratuite à nous faire que do croire quo nous répondrions à une injustice par une autre injustice.Dieu merci, nous ayons l’atno mieux pétrie que cola et nos principes ne nous permettent pas d’on agir ainsi.S'il n’y a que cola qui les arrête, les protestants d’Ontario comme ceux do la province cio Québec peuvent donner la main à leurs coreligionnaires de Manitoba et y aller sans appréhensions dans la voie où cos derniers so sont engagés.Encore une fois nous protestons hautement contre l’admission d*une semblable hypothèse.” En effet, la religion chrétienne défend do mettre en pratique la loi ancienne : œil pour œil, dont pour dont.Nous devons, au contraire, rendre lo bien pour lo mal.Voilà, certainement, comment il faut agir dans la vio privée.Cette loi s'impose-t-elle avec une égale rigueur aux peuples ?N’est-il jamais permis à la société de sévir, d’avoir recours à la force ?La minorité protestante do Québec cet, en cours et les dépenses de $38,300,000, ce qui fait un découvert de $4,500,009.**• Nous lisons ce qui suit dans une lettre d’Ottawa adres-ée à l'Evénement, vraisemblablement par M.Joncas, directeur de ce journal et député do G-aspé : Quant à l’exercice de 1895-96, M.Foster estime qu’il nous donnera un revenu de $35,000,000, et exigera une dépense de $36,700,000, laissant un découvert de $1,7000,000.en “ La question des écoles prime toujours toutes les autres et jette un peu dans l’ombre la politique fiscale du gouvernement qui, d'ordinaire, occupait le premier plan.“ M.Clreonway prévoyant peut-être le refus du lieutenant-gouverneur de Manitoba de lui accorder unodissolution avant le 9 mai.adopterait une nouvelle tactique.“ Désirant continuer à jouer le jeu des libéraux et à embarrasser le gouvernement avec cette affaire des écoles, il proposerait le 9 mai un nouvel ajournement jusqu’au mois de septembre ou octobre.“ Cette action, si elle se confirme, sera-t-elle considérée par sir McKenzie Bowel 1 et par ses collègues comme un refus de la part du gouvernement de Manitoba de se soumettre à la décision du Conseil Privé d’Angleterre ?“Je l’ignore.“ Mais, ce que je constate, c’est que l’on désire que cette question soit et sortie du domaine politique avant les élections générales.“ Ou le gouvernement interviendra pendant cette session * * M.Develin demande : lo Le gouvernement a-t-il promis d’aider à un plan colonisation inauguré Père Paradis ou par une compagnie représentée par lui, à l'effet de transporter des immigrants du Michigan à Ver-ner ou autres localités, dans le district de Nipissing, Ontario ?S'il a promis une telle aide, dans quelle mesure?2o Quelles mesures, s'il eu est, ont été prises par le gouvernement pour s’assurer que les immigrants ainsi aidés ont été placés dans des endroits convenables.L’honorable M.Dalay répond : lo Le département de l’Intérieur a mis à la disposition de M.J.D.Rolland, président de la Société de Colonisation de Montréal, 81,000 pour aider au projet de colonisation du R.P.Paradis, à condition que cette somme ne soit pas employée à payer le passage des immigrants, la Cie du Pacifique ae chargeant de leur transport.2o La direction du mouvement est assumée par les promoteurs du projet et le gouvernement d’Ontario.! Rév.A r.n •• CIC pui AU v idée ou nous aurons une autre session avant un appel au peuple et on ne permettra pas à il.Green way de jouer au plus fin.“ De nouvelles complications peuvent aussi surgir, mais à tout événement les autorités fédérales sont décidées à pousser Manitoba jusque dans ses derniers retranchements et à exiger que son gouvernement se soumette aux lois et respecte la constitution.” Etudes religieuses, philosophiques, historiques et littéraires Sommaire de la livraison du 15 avril 1895.I.—Centenaire des Jeux floraux : Le gai savoir.—Clémence Isaure, le P.Et.Cornut.II.—L’Eglise Anglicane a-t-elle réellement le sacerdoce ?(fin) P.F.Todrxebize.III.—Les Trois villes de M.Zola.— I.Lourdes (fin), par le P.Hte Martin.IV.— Les Derniers renseignements officiels sur les mouvements de la population en France (deuxième article), par le P.P.Fortin.V.—Un Patron chrétien et apôtre, M.Alfred Dutilleul (d’Armentiè-res), (fin), par le P.V.Delaporte.VI.—Propos de Chine, par le P.L.Gaillard.VII.—Mélanges et critiques.Electroculture, par le P.J.DE Joaxxis.— Tableau chronologique des principaux événements du mois, par le P.P.F.IX.—Table du Tome LXIV.• ** Nos lecteurs le savent, nous avons observé la plus grande réserve au sujet des démêlés par que l'Electeur a présentement avec la justice par suite d’uu article libelle ux à l’adresse de l’honorable M.Angers.Nous nous sommes contenté de signaler les fuit*, sans commentaires désobligeants, estimant qu’un journaliste aux prises avec les tribunaux en a assez sur les bras.* * L’autre jour ou a discuté assez longuement la question de savoir si les députés et les sénateurs devraient ou ne devraient pas recevoir des compagnies de chemin de fer des billets de faveur.M, Muloch avait soumis un projet de loi pour obliger les législateurs à faire une déclaration, avant de pouvoir recevoir leurs frais de voyage, attestant qu’ils ne voyageaient pas en vertu d'un billet de faveur ou à prix réduit, La grande objection au système actuel, c’est que beaucoup de députés, tout eu voyageant gratuitement, retirent du trésor public leurs frais de voyage.On a reconnu que c’est là un abus qu’il faut faire cesser, mais on ne parait pas goûter le bill de M.Muloch.M.Ouimet, ministre des travaux publics, a proposé l’adoption du système français : supprimer les frais de déplacement et faire en sorte que les législateurs voyagent de droit gratuitement sur tous les chemins de fer.Cela pourrait se faire en vertu d’une entente avec les compagnies.Ce système aurait au moins l’avantage de faire disparaître tout favoritisme ; les uns n’auraient pas une concession qui serait refusée aux autres.par le Voici comment VElecteur nous récompense de notre réserve.Au cours d’un article, dans son numéro du 30 avril, voulant justifier sa critique du jugement de M.lo juge Andrews, critique pour laquelle il aura à répondre devant les tribunaux, il écrit la phrase suivante qui est un nouveau mensonge à notre adresse : “ Quand la Vérité a publié les articles les plus outrageants contre l’hou.juge Jotté, est-ce qu’on est allé demandé aux tribunaux d’intervenir ?Non.Et pourtant la personnalité de M.lo juge Jotté vaut bien celle de M.Andrews.” Or la Vérité n’a pas publié un seul article outrageant contre l’honorable juge Jotté.Elle s’est contentée de montrer que son jugement dans l’affaire do Sauvalle contre Tardivel était un jugement erroné.Notre article était si pou outrageant que, dans lo temps, VElecteur n’en a pas dit un mot.Il était si peu outrageant que le directeur de la Vérité, à l’occasion de ce jugement, a été l’objet d’une démonstration dont personne à Québec n’a perdu le souvenir.Si la Vérité avait publié contre le juge Jotté dos “ articles les plus outra» géants ”, ou n’aurait certes pas vu les personnages les plus considérables de VIII.Monsieur l’abbé Michael Dowling, cien missionnaire, décédé hier à l’Hopital-Général do Québec, était membre de la Congrégation du Petit-Séminaire de Québec et de la société d’une messe, section provinciale.Archevêché do Québec 1 mai 1895.au- B.Ph.Garneau, pire, Secrétaire. 8 LA VERITE Des art* au service de la religion meut divin comme accessoires du culte]sait M.Delacours à un congrès musical tenu à Bruxelles, il y a déjà quelques années : LE VENDREDI SAINT I PARIS et particulièrement de la musique On ne bâtit pas un temple sur le plan d’une salle de théâtre.Toutes les peintures d'une galerie de tableaux ne conviendraient pas dans le sanctuaire.Les cérémonies de la liturgie sacrée ont d’autres règles que le cérémonial des cours et des salons du beau monde ; les ornements sacerdotaux ont une autre forme que les habits des profanes ; le sermon à l'église n’est pas simplement un discours académique ; le prédicateur qui ne viserait qu’aux fleurs de la rhétorique remplirait mal son rôle dans la chaire de vérité.Enfin, rien de ce qui sent le profane n’est à sa place dans le culte catholique, ni en architecture, ni en peinture, ni en littérature.Est-ce que seule la musique ferait exception ?ORGIE SACRILEGE “ La musique religieuse, quand elle est admise par l'Eglise, n'est reçue que comme une partie du culte.Or le culte n'est autre chose que l’expression de la prière sous tontes les formes, mais particulièrement sous forme de louanges et desupplieat ions D’où je conclus que la musique religieuse doit avoir le même caractère que le culte ; qu’elle doit être une prière, ou du moins qu elle doit favoriser la prière et aider l’âme a implorer Dieu.Au lieu donc de viser à l’effet, au lieu de surexiter les sens et de se borner à plaire, elle doit faire sortir l'âme des sens pour l’élever a Dieu.Tonte musique d’église qui ne revêt pas ce caractère général est un (De la Vérité, de Paris) Nous lisons dans la Libre Parole ci nous ne pouvons sons horreur reproduire ce qui suit.Mais il faut savoir jusqu’où va l'impiété tolérée par la police : “ Des misérables ont fait, hier soir, Tons les arts sont au service de la religion, pour contribuer à la gloire de Dieu, à la condition toutefois, qu'ils se dépouillent de toute allure profane et qu'ils gardent toujours un cachet religieux.Nous trouvons dans J v l'Ecriture Sainte des passages qui nous montrent ce que Dieu exige sous ce rapport.L'Eglise de la terre est une image de l’Eglise du ciel : les arts doivent nous la rappeler et non nous la faire oublier eu flattant les sens.Nous lisons au livre de l'Exode,Chap, xxxv ver.30.• « ] q X f w i o z-vl-i /I n
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