La Vérité, 1 janvier 1896, samedi 18 janvier 1896
J K Gaeionguay 1er miv («2 A rthslMUikwville IBieme ANNEE Quebec Samedi 18 Janvier 180ft No 25 LA VÉRITÉ AVIS ABONNEMENTS Toute demande de changement d’adrme doit cire accompagnée de l’ancienne ndreane 0«uadn et Etatn-Unt*.$2.00 $1.00 Vu «il.Mix mol* Etranger (Union vostalk.i JOURNAL HEBDOMADAIRE r.13.50 Vu an Telephone : 2327 “ VERITAS ljberarit vos—la vérité vous rendra LSRRJ'S.J, p, Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Foye pres Quebec chose avec eux.C’est donc par eux et non par lui-même qu’il commence & faire partie de la société civile.Quelle place occupe-t-il dans la société civile ?Incapable qu’il est de toute action utile à la société, il reste en lui-même une non valeur.Que peut lui demander l’Etat ?Rien absolument.Que peut-il lui commander ?Rien non plus.L’enfant n’a pas de quoi répondre par lui-même.Il n’est rien ; il ne peut rien ; il n’a aucun rôle personnel à remplir, il n’en est pas capable.Ce sont ses parents qui veulent pour lui, qui agissent pour lui, qui prévoient pour lui.Il n’est quelque chose dans la société que par eux.Ses devoirs civiques se réduisent à néant.Aucune loi ne l’atteint directement, aucune charge publique ne pèse sur lui, aucune action ne lui est reconnue ni devant les tribunaux ni dans les institutions sociales quelconques.S’il commet des actes qualifiés de délits ou de crimes pour les citoyens, lui-même échappe aux res pousabilités édictées par le code: c’est son père qui répond pour lui.Il n'a pas d’être social à lui ; tout son état social est compris dans celui de sou sure concernant l’enfance, ce ne se sait pas aux enfants eux-mêmes qu’il pourrait s’adresser et imposer ses lois, mais seulement à leurs parents.Il faut ajouter ici qui précède, ou à ceux qui en tient la place 2o — Mais l’Etat même en respectant la puissance paternelle, peut-il imposer à celle-ci tout ce qui lui semble bon au sujet des enfants ?Non, car le droit de l’Etat, s'il a quelque droit, est limité, d'une part, par les droits de Lieu et de l'Eglise, par les droits de la famille et par les droits de l’enfant, lui-même, d’autre part, par la fin propre de l’Etat qui est sa raison d'être et la mesure de ses droits.sujet de l’enfant, il n’y aurait pour cela conflit entre le bien public intéressé à cette loi et le bien particulier consistant dans l’exercice pai-comme dans ce jsiblc de l’autorité paternelle tien- l’Etat peut atteindre l’enfant parle père en laissant à celui-ci tous ses droits sur l’enfant ; 3o la famille et tous les droits qui découlent essentiellement de sa nature QUEBEC SAMEDI 11 JANVIER 1896 pas Le droit en matière d’éducation car (De Y Ami du Clergé) comme la dépendance de l’enfant et l’autu-rité paternelle, sont des biens d'un ordre supérieur à l’Etat lui-même, des biens qu’il a mission de défendre, des biens tels que les sacrifier serait un véritable crime en même temps qu’un pernicieux attentat.On peut apporter ici une comparaison : quand une raison de bien public oblige '/) Que les droits de l’Etat soient l’Etat à faire céder le droit d’un par-limités par ceux de Dieu et de i’E- tieulier, en matière de propriété pri-glise en ce qui concerne le bien spi- vée, ce ne peut être qu’à titre d’exrituel de l’enfant, c’est nue vérité ception et moyennant une indemnité incontestable.Il n’y a pas de droit au propriétaire exproprié.Personne contre le droit.S’il y a conflit,c’est le n’en conclut que l’Etat est maître droit inférieur qui doit céder au droit absolu de toutes les propriétés pri-supéricur, l’intérêt temporel à l’inté- j vées et peut en disposer à son gré.rét spirituel.L’Etat ne peut donc va- De ce que l’Etat aurait en certains lideinent porter aucune loi coucer- cas à faire fléchir le droit du père de liant l’enfance qui contredise de famille, ou ne saurait conclure que quelque façon que ce soit le droit l’Etat est le maître absolu de la fa-qu’a l’Eglise de lui appliquer les moyens de sanctification.b) Que les droits de l’Etat soient limités par ceux de la famille, c’est une question moins clairement résolue pour ceux qui ne réfléchissent pas ou réfléchissent à côté de la question.L’obscurité vient ici comme le tSuifc) /).— L’Etat n’a sur les enfants des droits et des devoirs de famille est antérieure aucun la paternité.La à lui.Elle est constituée en dehors et au-dessus de son autorité.Son ingérence dans le mariage, en tant qu’il prétend y intervenir comme facteur nécessaire, est une usurpation.Les rapports des époux dans l’intimité de la famille, entre eux et avec leurs enfants, sont hors de sa compétence.Il a bien la charge de rendre justice opprimés et de faire respecter les droits de chacun ; mais il n’est pas pour cela le maître de ces droits; il n’en peut disposer à son gré.Qu’il les constate, qu’il les protège, qu’il les venge s’il en est requis, rien de mieux : c’est dans l’ordre ; il a la puissance pour tirer vindicte des crimes ; mais il ne fait pas ces droits, il doit les prendre tels qu’ils sont.L’Etat est sans action et sans pouvoir sur la naissance des enfants.Il n’a donc aucun des devoirs et droits qui découlent de la naturelle.Il n’a pas non plus sur l’enfant le responsabilité industrielle ou com-ponvoir et la mission que Dieu a con- merciale.11 ne pourrait se faire ins-lies à l’Eglise eu vue de la fin su rua- crire dans aucune profession manu-turelle.aux mille et de ses droits.On ne peut donc s'appuyer sur ce principe que le bien particulier doit céder au bien général pour établir que le droit du père de famille doit céder à celui de l'Etat et que l'Etat peut, par raison de bien public, soustraire l’enfant à la puissance paternelle et disposer de plus souvent ailleurs d’une méprise, lui à sa guise.Les droits sacrés de la C’est un principe que le bien gêné famille sont là qui élèvent devant les ral doit l’emporter sur le bien parti- injustes prétentions de l’Etal une entier.Ou en conclut que la volonté barrière infranchissable, de l’Etat doit prévaloir sur les droits c) Les droits de l’Etat sont encore des familles et des particuliers.C'est limités par ceux de l’enfant lui-à ce sophisme que nous devons la même Nous avons dit plus haut prétention très répandue et trop fa- que l’enfant n'a pas de droits civi-cilement acceptée que dès lors qu une ques; mais nous u avons pas dit lo—Que l'enfant fasse partie de la cessaire au droit de propriété lesup- loi a été votée, il n’y a pas de droit qu'il n'a aucun droit.Scs droits société civile il n'y a pas à le contes- ' pose capable de saisir cet héritage, qui tienne, elle doit être intégrale- ne sont pas des droits du citoyen, ter.Mais comment eu fait-il partie?bien qu'il soit dans l’impossibilité ment appliquée.mais des droits de l'homme, créature Pour être complet, considérons suc- de le faire en réalité.Et pour le sup- Ces conséquences sont une exten- raisonnable, destinée au bonheur cessiveinent son entrée dans la socié-; pléer, elle commet un tuteur qui est siou abusive et une fausse applica- surnaturel, à la possession de Dieu té civile, la place qu’il y occupe, ses ou le parent, survivant, ou un mem- lion du principe.Pour qu'on ait à dans l’éternité.L’enfant a le droit do devoirs civiques, ses droits et lama- bre de la famille représentant le père faire prévaloir le bien général sur le nicre dont il les exerce : nous nous et remplissant son office.Il en est de bien particulier, il faut lo qu il y ait convaincrons facilement que l’enfant même si l’enfant acquiert par d au- véritablement raison de bien public n'appartient à la société civile que très voies.Et ces biens dont il devient du côté de l’Etat ; il faut 2o que la par l’intermédiaire de la famille et propriétaire effectif par le ministère raison de bien public et celle du bien que la société civile ne jouit sur l’cn- d’autrui, il ne peut, tant qu’il reste particulier soit eu véritable opposi-fant d'aucun droit immédiat et pro dans l’ilg1' légal de l’enfance, les ad- lion, autrement il n y aurait aucune ministrer, ni en disposer, ni faire à nécessité de faire prévaloir l’une des Par quel fait l’enfant entre-t-il leur sujet aucun des actes du ci- deux ; il faut 3o que le bien partiou-dans la société civile ?Est-ce par toycn.lier ne soit pas de ceux que l’Etat a le fait d’être né sur le territoire de la De cet exposé, il résulte que l’eu- le devoir spécial de défendre avant société ?Non, car plusieurs naissent faut est dans la société civile sans tout,car l’Etat n’est pas plus autorisé sur le sol de la France qui restent être citoyen, L'Etat u a conséquent- qu’un simple particulier a faire un besoins.L'Etat violerait donc ses étrangers, et plusieurs naissent hors ment sur lui aucun droit propre et mal formel, même eu vue d’un bien, droits s’il ordonnait à sou sujet quel- delà France qui sont et restent immédiat.Il ne saurait l’atteindre Or lo il u y a aucune raison de bien que chose qui pût l’empêcher de reFrançais.Le fait par lequel l’enfant que par l’intermédiaire des parents, public à ce que le père de famille soit ce voir, et de recevoir dans la famille ce est Français eu naissant, c’est qu’il ceux-ci conservant pleins et entiers privé de sou pouvoir domestique et qui lui est nécessaire pour la conserva- naît de parents français II est ce que leurs droits comme leurs devoirs à que les enfants relèvent de l’Etat ; üou et le développement de sa vio.sont ses parents, parce qu’il est une l’égard de leurs enfants.Si doue 2o si l'Etat avait eu quelque circons-extension de leur être, une même l’Etat avait à prendre quelque me- tance à décréter quelque chose au pere.De droits civiques, il n’en a pas plus que de devoirs civiques.Que peut prétendre l’enfant en quelque genre que ce soit des fonctions ci vides - q nos ?De toutes, la plus répandue paternité est l'électorat : l’enfant n’est pas él tour.Il ne saurait prendre aucune t*c- elle ou libérale.11 peut cependant posséder.Mais Si c’est par héritage, as- II ne saurait donc avoir à son égard de droits et de devoirs que ceux qui comment ?répondent à la condition de l'en faut parce que l'un ou l’autre de ses e.Quelle est cette ' cendants sont décédés avant sa sortie d’enfance, la loi, par une fiction De- dans la société civil condition ?trouver,dans la condition où Dieu l’a fait naître, c’est-à-dire dans la famille tout ce qui lui est nécessaire pour la conservation et le développement de sa vie corporelle, de sa vie intellectuelle et raisonnable, de sa vie surnaturelle.Cette conséquence découle du fait même par lequel Dieu lui a douué^’existence et qu’il la lui a donnée par le moyen de ses parents dans une condition telle qu’il appartient aux parents de pourvoira ses promeut dit.M tuiv re 1 2 LA VER IT R E #| am|^a #| ()(t4|\Vi| nient de M.Bowell ne doit être qu’un d'eux, “ il s’est montré si franc, si sin-U» V118C/ Il V il €1 prétexte, du moins pour plusieurs d’entre cèro et si déterminé à faire voter une ces messieurs.Peut-être sir Charles Tup- l0i remédiatrice, que tous les amis de la cause des écoles ont été contents de lui sou t étaient décidés à l’aider de toutes leurs A"- ! forces à reconstituer son cabinet." Lb PREMIER CONGRES ANTIMAÇONNIQUE INTERNATIONAL C’est un drame véritablement ctnpoi- per, fils, iVavait-il réellement pour mobile que le désir de voir arriver papa au timon des affaires.Mais les très, surtout MM, Foster, Montagne, et Haggart, devaient viser un autre but.Tout indique qu'ils voulaient mettre à la ! gnant que celui qui se joue à Ottawa depuis le commencement de la session.On croirait lire un chapitre de roman plutôt qu’une page de l’histoire contemporaine.C'est que parfois la fiction est Lo comité central exécutif pour le premier congrès antimnçonniquo international, siégeant tX Home, a bien voulu communiquer à la Vérité l'extrait suivant du journal romain La Voct delta Verità qu'un de nos amis a en la complaisance do traduire pour nous : Aux communes, M.Lxurier n\i joué rôle très brillant.Lorsque sir A.P.mais Caron a propose, à la séance Jn vendredi tête du gouvernement, non pas tant un |un M Bowel! moins invraisemblable que la vie réelle.Nous ne pouvons pas rapporter tous homme plus fort que les discours qui ont été prononcés à Oc- tin homme plus libre que lui.Le pre-tawa depuis huit jours, ni parler des iu- mier ministre actuel est trop lié à ci dents qui se sont produits à la cham- question des écoles bre et au sénat.Du reste, à peu près tous nos lecteurs ont dû suivre, jour par jour, les diverses péripéties de la crise dans la presse quotidienne, résumé de la situation sutür.t.10 janvier, l'ajournement de la chambre l;liau mardi, 14 janvier,le chef de l’opposé ; il s’est engagé trop ,1*011 est opposé vigoureusement, pour des raisons constitutionnelles.Il a cité “ En iépouse aux lettres circulaires adressées par ie Comité central exécutif du Congrès anti maçon nique aux laïques Catholiques, un très au clergé et grand nombre d'évêques ont envoyé des lettres d encouragement et de vive approbation.Qu'il sudise de reproduire celle du cardinal Parocchi, vicaire général de Sa Sai: teté, qui a bien voulu en permettre la publication : solennellement à rendre justice à la minorité ma ni lobai ne selon l'esprit de la I l'inévitable B ouriuot pour prouver que du Conseil pendant une crise ministérielle, la chain- constitution et le jugement Un simple privé.Quand même il ue le peut pas maintenant.il voudrait reculer, bre doit se réunir tous les jours afin d'etre Il faut ! toujours prête à aider le chef de l'Etat î- lti de ses avis.11 avait peut-être raison, et qu’il triomphe ou question scolaire.er, Montague et llaggart ont dû se dire ; et comme, au fond, ils sont hostiles j semblait imminent, fout a coup M.à la cause de la minorité manitobaine, Laurier lâche prise.Le débat se termine ils ont voulu mettre à la tète du cabin-t ex abrupto, et la proposition d'ajourne-homme non compromit, un homme ment est adoptée sans que les été enregistrées—adopted on divisionr il n'y a pas d'autre expli- ; comme on dit au parlement.Ev idem- extraor- nient, M.Laurier a compris qu'il n'était pas encore maître de la chambre.qu'il tombe sur Voilà ce que MM.il semblait tenir fortement à son opinion.Un long débat, suivi d'un vote décisif, D'abord, il ne paraît y avoir aucune détention en faveur des sept ministres démissionnaires.L Mir action, satis précédent, est sévèrement condamnée par tout le monde, on peut le dire sans exagération.Et c’est avec grande raison, selçn nous.En effet, ces wesieurs prétendent être parfaitement d'accord avec le premier ministre sur toutes les questions politiques à l'ordre du jour.C’est uniquement.disent-ils, pour remplacer le chef du cabin.-t par un homm * qu’ils se sont ainsi mis eu grève si c’est à M.Bowell personnellement qu’ils en veulent, comment se fait-il que les sept réfractaires ne se soient aperçus de son incapacit y de son impuissance conduire la barque ministérielle qu’à la date du 4 janvier ?S’ils voulaient faire un mouvement de c; 2Mire, c’est ‘‘ .1 Messieurs tes membres du Comité tral exécutif du premier Congrès ant».-mur on r.i >j ut i n ter n a t ion al.“ Très Illustres Messieurs.ccn • Fo jt S I “ C ost avec hâte que tou> !o- bon-tondent lo Congrè; auii maçonnique, l'an-voix aient ! née prochaine.a t - un “ A vous qui connaissez à fond I tèmo spéculatif cl pratique de 1 e sv.-j-maç )q.ncrie, il est inutile d'en démontrer les erreur.-, d'un déplorer les ruines, inutile d'insister sur cotte vérité que 1 Eglise Catholique et la société civile, dan-, leur marche triomphale vers le salut éternel et temporel des peuples, ne rencontrent pas d'obstacle plus fort que la maçonnerie.“ Malgré cela et, mémo, précisément \ cause de cela, je vou* encourage, Très Illustres Messieurs, à travail loi dans lo congrès, portant audolà des Al nom de Rome et de l'Italie, lu lié votre jcience, de votre expérience et de votre veitu.Ce genre d ennemis ne peu* être vaincu que par la puissance divine qui, lorsqu'elle appelle exécuter ses desseins, les veut rayonnant-de foi et ardents de charité.Que le divin Je-us, par l'intercession de Sa Mère 1 m maculée cl de l'Archange saint Michel, accorde une heureuse i.-suo à vos saintes entreprises.41 Du Vicariat, dans la solennité de de l'immaculée Conception, 1895.qui ne fut lie par aucun engagement.Selon nous cation possible de la conduite dinaire des ministres démissionnaires.plus fort Des hommes politiques, qui ne sont pas Mais ! des écervelés, ne risquent pas de briser l ; leur parti uniquement pour le plaisir il « Depuis .a crise, le gouvernement a .clnnger de premier ministre.Pour ex- monLrv unü 8r Lowell a \ o a î a, avant de d’espérer que les conspirateurs ne réus- "en a^L*r» IIOIum’ir a ^es I‘ostes Lnpor-sirout pas à faire sombrer la question j tan^s plusieurs de des écoles au milieu de la tempête qu’ils ; communes.11 nou^ sein b .e que ont soulevée ; c’est là une fausse tactique.Si sir Mac- Kenzde veut réellement triompher et M.Boweli a souc d'ftbyrd offerts, dé- W" ,ri”ml*” politique de Julie., .au il a adoptee, il n’a pas besoin d’éclair- mission au gouverneur g lierai.Celui-ci ., r .- ., , r , , ,, i .cir ies rangs du ses amis a la chambre, a retuse ue l accepter.Il ne pouvait taire autrement.Eu effet, voici les chambres réunies, i.î discours du troue a été prononcé, le gouvernement a fait connaître 3 pliquer raisonnable m à I deux des sept il poy au u de I le» hommes pour avant la réunion des chambres qu’ils auraient dû agir.Ils atten lent que députés et sénateurs soie it rendus à leur poste.Ils adoptent, avec leurs collègues,le discours du trône.Ils font lire ce discours, dont ils sont responsables, par le représentant de la couronne.Puis, avant que les chambres aient eu le temps même de prendre ce discours en considération encore moins d’y réponire, les voilà qui découvrent tout à coup qu’il leur est impossible de coopérer davantage avec le premier ministre ! Leur conduite est une insulte fute à la fois au gouverneur-général et aux chunbres.Il est facile de voir que cette position est intenable.Aussi les sept n'ont-ils eu rien à répondre aux dénonciations formidables dont ils ont été l'objet, Le seul semblant de raison que M.Foster ait donné pour justifier duite et celle de ses collègues, c’est que M.Bowell n’a pas réussi à compléter son cabinet, c’est-à-dire à remplacer M.Angers.D’abord par l’entrée de MM.Wood et Prior dans le cabinet, le nombre d* s ministres a été porté à seize ! Assurément, c'est un nombre suffisant amis de la chain - ses Votre très dévoué et très affectueux “ dans le Seigneur, " L.M.Cardinal Vicaire.’ * * * A la séance du mardi, 14 janvier, M.B >well au sénat, et M.Caron, à la chambre, annoncent que les négociations en vue de la reconstitution du cabinet ne sont pas tout à fait finies, mais qu'ci les le seront probablement dans vingt-quatre heures.Au moment où nous terminons la rédaction do notre journal, mercredi, il paraît avéré que la paix est conclue entre M.Bowel 1 et les récalcitrants.Ceux- ci ont fini par so convaincre que M.Bowel 1 n’est peut-être pas aussi imbécile qu’ils le croyaient ; tandis que le premier ministre, qui avait dénoncé les sept conspirateurs en termes aussi sévères que justes,consent à reprendre dans son cabinet ces assassins politiques.Nous nous demandons comment,de part A la séauce du 1U janvier, sir Mac- etd’UUtr0-°" Pour™ concilier un tel sirran- pour conduire les affaires du pays.Mais ! Kenzie Dowell, au sénat,et sir A.P.Ga- ff,non.1 avcc la dlf“,ld Pers0lincll°- M:Ud ce n'est pas la première N, qu'un pre- j ron.& la chambre, ont proposé l'ajourne- ' ' 'T'Y ., von s, quo six des sept gn5vist.es, savoir mier ministre, pour une raison ou pour ment du parlement au mardi 14 janvier, UÜ.Fostcr, n^art, Montage, Diekcy, autre, s est présente devant les, afin de donner au premier ministre le I vos et Wood, rentrent dans lo cabinet.incomplet.1 temps de remplir les vides créés dans Quant à sir Charles Tapper, fils, il «omit remplacé par air Charles Tapper, père.Il y aurait échange do quelques portefeuille*, voilà tout.Nous îio croyons guère à la stabilité d’un tel gouvernement.Ainsi, ce qui avait,la semaine dernière, l’air d’une tragédie émouvante, so termine en comédie, on farce grotesque.Peu importe que les politiciens se couvrent do ridicule, pourvu que la politique do justice que lu gouvernement a promise finisse par triompher.Cette chaleureuse approbation du congrès projeté qu'a daigné faire parvenir au Comité central Son K ni inonce le cardinal Pavocchi, vicaire do S& Sainteté, doit sa politique, doit exiger tout d’abori que les chxrn-bres se pro lonceut sur cette politique.Pour cela, il faut que le gouvernement qui a mis le discours du troue dans la Le gouverneur peut et augmenter lo zèle des catholiques du monde entier et les engager à travailler, chacun dans .sa sphère, au succès do cette entreprise si importante, et en mémo temps ai difficile.bjuche du représentant de la couronne fa-se au moins un effort sérieux pour faire voter l’adresse en réponse à ce dis- Nous disons que cette entreprise est cour?.La dignité de la couronne l’exige; sa con- du sorte que lord Aberdeen n’a fait que son devoir en disant À sir MacKenzie Bowell : essayez au moins de reconstituer votre cabinet, de faire triompher la politique que vous m’avez fait énoncer aux chambres et au pays.difficile.Elle l’est, que la franc-maçonnerie, qui est très puissante, qui a des ramifications partout, des intelligences dans tous les camps, en effet.D'abord, parce mettra tout en œuvre ter le projet.Mais l’entreprise difficile, bons, c’est l'indifférence incroyable d'un trop gnmd nombre de catholiques à l’endroit de la franc-maçonnorio et de ses menées ténébreuses.Beaucoup de chrétiens, d'ailleurs excellents, paraissent ne rien comprendre au péril maçonnique j semblent no pas être pénétrés de cette vérité proclamée pourtant par une bouche infaillible, savoir, que les “ francs-maçons ont entre pi ii de ruiner la Sainte Eglise, afin d'arriver, si c’est possible, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables au Sauveur Jésus-Christ ” (1).Espérons que la belle lettre du cardinal vicaire contribuera puissamment à réveiller les endormis ; car c'est dans lo sommeil d’un si grand nombre des nôtres que ho trouve lo vrai danger.La franc-| maçonnerie serait relativement impuissante m tous les Catholiques veillaient.Le comité central exécutif pour le pie- pour faire a voice qui rend surtout c’ed l'apathie des M * * une : chambres av^c un cabinet C’est la première fois, par exemple, son état-major.A la chambre haute, M.qu’on voit sept ministres déserter leur Bowel, a prononcé un discous vraiment poste et chercher à faire tomber le gou- ! éloquent et admirabl vernement eu employ ait un prétexte II a infligé aux déserteurs une correction aussi futile.Enfin, si ornent énergique.l’impuissance de dont ils se souviendront longtemps.La conspiration ourdie contre le pre-une raison suffisante pour justifier une ‘ mier ministre semble lui avoir rallié telle défection, que n’y a-t-ou pas songé toutes les sympathies, particulièrement plus tôt 7 Le cabinet était aussi incorn* celle des sénateurs et des députés plet le 15 «iécembre que le 4 janvier.La conduite des se>.t est donc sans la râbles MM.de B iuck «mile, Angers, Billerose, Landry M.Boweil à remplacer M.Angers était cana- diens.françds conservateurs.Lus hono- moiudie justification.Elle est aussi sans Misson, J.J.Ross, explication plausible, si l’on s’en tient lui ont donné, en à leur déclaration publique.Le détrône- tout leur appui ; car comme l’a écrit /un c tte ciTcon-iiance, (i) Encyclique ILmanum genus. LA VERITE $ siège I dans lo texte ou lo contexte soupçonner la provenance.Nous engngoons nos lecteurs à contrôler celle affirmation.Attendons les explications do M Kou-thior pour voir s'il a trompé ses lecteurs par inadvertance ou de propos délibéré.J.P.Tardivel.n’en fait A travers la presse canadienne rent, une Nouvel le-France autonome qui fi-ia belle figure dans le monde.— lia consentent bien, par contre, à croire que, à certaine époque, le Dominion sera indépendant, et que noua en ferons touj iurs " glorieusement ” partie.Et ce qui se passe actuellement, sur la scène politique, ne leur ouvre pas les yeux sur le sort qui nous serait réservé là-dedans! La Providence, qui entoura notre existence nationale de tant de sollicitude, u’aurait pas en vue d'autres destinées que celles-là pour notre peuple ?Eit-ce I croyable ?“ Qu’on nous laisse donc nos chères et patriotiques aspirations ! “ Eu attendant, si le gouvernement de Québec est en peine des volumes qu’il a achetés, nous /informons qu’il peut en envoyer un bon nombre à Chicoutimi."’ tnior congrès aiitiinnçonniquo Lo comité national do Franco a hou à Romo 6iùgo à Paris.On pont munication avoo co .Gabriel Souslaoroix, 7 rnod'AIjou- autro indication., yn metti'o un com-comité on «’julrunnant &M M.Fréchette consacre trois ou quatre colonnes de la Pairie de saint di dernier au directeur de ia Vérité.Voici un échantillon des jolies choses qu’il dit à M.Tardivel : kir, à Paris, sans congrès, nous li.-ons ce la dernière livraison des A propos du i suit dans Mémoires de Mlle Vaughan : ce qui LE SAINT SIEGE ET Mlle VAUGHAN “ H faut maintenant s'organiser partout pour le Congrès ; l’heure do la réunion va bientôt sonner.Au moment nécessaire, la commission centrale d’organisation, qui fonctionne très activement à lionio, fera connaître la date précise et la ville où le Congrès se tiendra.“ Dans son dernier numéro, la Iicvuc s'inquiétait parce que le pro-du congrès, publié par la coindon ne ni celle date, 11 La mauvaise bête a la boule fêlée, tout le monde sait cela ; mais elle n'en est pas moins mauvaise bête, allez, je vous en donne ma parole ! “ De la bonne foi chez cet être vipérin ! Mais s'il était de bonne loi, on trouverait quelque semblant ü’hounêceté dans ses élucubrations.Le sixième fascicule dus Mémoires du Mlle Vaughan contient ce qui suit : “ — D'une lettre adressée le IG décembre 1895 par l’F,minentbsime cardinal Parocchi à “ Mademoiselle Jeanne Vau g ha n ", lettre dont l’un des objets est l'envoi, à l’indigne destinataire, de “ la bénédiction toute spéciale de Sa Sainteté ”, voici quelques extraits.Ce qui est supprimé ne saurait être publié : une partie contient des félicitations poui un fait qui n'a été, de ma part, qu'un devoir et l'exécution de deux engagements, dont il est inutile que le public soit informé ; l’autre partie supprimée se rapporte à une communication d’un caractère absolument confidentiel et dont la divulgation pouvait mettre ma vie en danger, si ces lignes tombaient sous les yeux des FF/, b mini et Cris pi.“ Voici donc ce qui peut, sans inconvénient, être publié de la lettre de l’E-m inc ut iss; me Cardinal-Vicaire.Rome, 16 décembre, 1895.“ Mademoiselle et chère Fille en N.S.“ C'eet avec une vive mais bien douce émotion que j’ai reçu votre bonne lettre du 29 novembre accompagnée de l’exemplaire de la Ncuvaine Euckaristi- mensuelle “ S’il était de bonne foi, il pourrait mordre avec la méchanceté de l'aspic et discuter avec la logique d’un âne bâté ; gvnm mo mission centrale, ne do la ville, et la Revue formulait Nous d iron * â tort.Nos O.ni le nom à notre aimable confrère qui si bien et qui défend si éloquemment la thèse de Pour la Patrie.Cest à la thèse aue nous tenons.La forme littéraire de noire livre, nous la livrons volontiers aux disputes des hommes.Merzi mais ii ne travestirait point, ne tronque-1 comprend rait joint, ne falsifierait point, en un mot nu mentirait point à gorge que veux-tu dans chaque numéro de son immonde gazette presque un reproche.{'impatient rédacteur qu'il a amis do la commission centrale agiront avec grande sagesse ; il n'e>L pas utile que les francs-maçons soient prévu-tant â l’avance.Le congrès se tiendrai au printemps ; c'est tout ce qu'il y a lieu de dire pour l’instant.Quant à moi, je ruis la date et la ville, et je comidère • prudent de n'en pu* faire prématurément.Qu u tous tiendra, pu v-, et ainsi i n nus Cum me vous voyez, le gros Louis est de bonne humeui ! Il annonce qu'il va critiquer Pour la Patrie.Voici en quels termes : aussi com n u révélation Kivhunt bien que le congiès m; organisez vous en tuu* Au Transvaal Nun, je ne veux mettre à contribution que son dernier-né, son ouvrage capital, son chef-d'œuvre, son roman Pour I Transvaal, la Patrie, qui lui a mérité un flamboyant ceititicat d’orthodoxie de la part dn la Vaughan.“ Nous allons voir quelle espèce de chef-d’œuvre c’est là.La république sud-africaine ou du république indépendante mais soumise à la suzovuinté de l'Angleterre pour certains traités seulement, est actuellement le théâtre d'événements g rave.-Un certain Docteur Jameson, à la tôle d’une véritable armée, et agissant apparemment pour le compte de la compagnie sud-africaine, a envahi le territoire du Transvaal.Il y a eu rencontre entre les flibustiers et les Boers.Ces défont été victorieux.JamO'On PROBITE LITTERAIRE Dan?» le Courrier du Canada Jv.11 janvier.M.Run'hier dit : “ Je ne parlerai naturellement qu’au point de vue de la langue, car, à tous les autres point de vue je défie un homme, qui a sa raison, de soutenir que ce n’est pas là l’œuvre d’un véritable aliéné.u Nous démontrerons peut-être ce 1 mers point ail’eurs qu’ici ; mais poix le mo-jet d’autres ont été faits prisonniers, ment et dans cette colonne, c’est de langue et de grammaire seulement qu’il s’a- article ilu 28 agiat le pas- dans son 44 M.Chapman décembre, cite comme un p h ago suivant : “Le héros d'IÎ-chylo, en effet, après sa délivrance, dut porter à son doigt un “anneau de fer fait d'un morceau de sa “ chaîne, et dans le chaton duquel était in-“ crusUe une parcelle du roc de son pilori *• Les moth soulignés boni tirés do Paul do Saint Victor, et ils sont également soulignés dans mes Grands Drames pour indiquer la chose." Naturellement, M.Chapman les ro produit r-ans les souligner.“ Mais au fond il m'importe peu.que “ .Sa Sainteté m’a chargé Je vous remercier (il s'agit ici de l'exécution de mes deux engagements) et de vous envoyer, de sa part, une bénédiction toute spéciale».Le gouvernement anglais prétend avoir fait tout en son pouvoir pour empêcher cette invasion ; mais, d’après les dépêches, la presse française et allemande dénonce l'Angleterre en termes sévères.Le Figaro affirme que l'expédition Jameson a été faite à l’instigation de M.Cecil Rhodes, premier ministre de la colonie du Cap, qui, lui, recevait ses instructions de Londres.L’empereur d’Allemagne a envoyé une dépêche à il.Krueger, président du Transvaal, lo félicitant d’avoir, sans aucune aide du dehors, repoussé l’invasion.Les Boors du Transvaal, on le sait, sont d'origine hol- ëit- “ Ainsi à la semaine prochaine le français de maître Tardivel 1 On va voir quelle espèce de pistolet le saint homme fait sous ce rapport comme sous les autres.” Cela promet.Nous suivrons avec intérêt ce travail de M.Fléchette, nous signale de véritables incorrections dans Pour la Patrie, nous les ferons disparaître dans une deuxième édition ; voilà tout.Quant à la rage de M.Fréchette contre Mlle Vaughan,qu’il appelle avec mépris, deux fois dans le même numéro de la Patrie, la Vaughan, vile qui n'a jamais écrit un mot contre lui ; cette rag*>, dis-je, ne peut s'expliquer que par la crainte.Nous lisons dans Y Oiseau-Mouche, à la date du 4 janvier, sous le titre : Pour la Patrie : “ .Depuis longtemps mes sym- pathies voua sont acquises.Votre con-Vi raion est Vuu des plus magnifiques triomphes de la grâce que je connaisse.Je lis, en ce moment, vos Mémoires, qui sont d'un intérêt palpitant.44 .Croyez que je ne vous oublie- rez pas dans mes prières, au Saint-Sacrifice piincipaiement.De votre côté, ne cessez pas de remercier Notre-Seigneur Jésus-Christ delà grande miséricorde si ont 11 a usé envers vous et du téuioi- Kn effet, Ion inu'.s indiqués no sont pas soulignés dans la Vérité «lu 28 décembre, par inadvertance du correcteur d’épreuves, sans aucun doute.M.Bout hier déclare que “ les mots soulignés sont tirés de Paul do Saint-Victor et ils sont également soulignés dans mes Grands Drames pour indiquer la chose.Quelle chose ?Que cos mots sont également soulignés dans les Deux Masques et dans les Grands Drames ?Mais dans Paul de Saint-Victor ces mots ne sont pas soulignés du tout.Voir les Ih'ux Masques, page 270.Est ce pour indiquer qu'ils sont tirés de Paul de Saint-Victor ?Mais il faudrait être sorcier pour deviner que co soulignement indique un emprunt à Paul de Saint-Victor.Car ni à la page 40 dos Grands .Drames où se rencontrent ces mots soulignés, tn ailleurs, poser nuw lecteur que cela est pris dans Paul de Saint-Victor ou dans un autre S’il landaise.Si l’Angleterre n’est réellement pas responsable de cet acte de piraterie, elle a été fort mal servie par cette compagnie sud-africaine.S’il faut en juger par tes extraits des journaux que les dé; echos du câble nous apportent, l’opinion en Europe est fortement soulevée contre la “ fi ère Albion " qu’on dénonce actuellement dans toutes les langues du continent, On accuse l’Angleterre d’adopter une politique d’envahissement absolument insupportable et qui finira par gnor contre elle toutes les autres puissances européennes.C’est ia question des Uit/anders ou étrangers du Transvaal qui a fourni le prétexte de cette invasion.Ces étrangers, Anglais pour la plupart, se prétendent mal traités par les Boors.Ils devaient faire un soulèvement ù l’intérieur et prêter main forte aux envahisseurs.Les chefs du mouvement ont été mis en état d’arrestation.cmrv'O éclatant d’amour qu'il vous a donné.“Maintenant agréez ma bené liction et me croyez, “ Tout vôtre dans le Cœur de Jésus.“ L.-M , Card.-Vicaire." “ Oh ! oui, ma pensée de toute heure est une action de grâce ; oh ! oui mon j cœur ne saurait oublier un seul instant “Notre journal a etc le premier le miracle de bonté dont j'ai été l'objet, ' croyons-nous, à proposer fdès le 14 sep-moi, la plus indigne des indignes ! I tetnbre* dernier) que Ion donne en prix “ Et en reproduisant ces lignes qu’on île livre “ Pour la Patrie.Mais voilà vient de lire, je renouvelle mon acte fl110» depuis quelques semaines, les jour-d’huiuble soumission au Saint-Siège,re- naux sectaires font tempête parce que tractant d'avance tout ce qui, dans mes gouvernement propose en effet den faits et écrits, ne serait pas jugé absolu- distribuer un certain nombre d exemptai-ment conforme à la doctrine et aux en- res dans les écoles, seignements de ma Sainte Mère l’Eglise.” " L fallait s’attendre à celte rage ves j V.sectaires : le livre n'a pas Oté écrit pour leur faire plaisir, il s’en faut ; et il s'en faut tellement que l’auteur s’est proposé ! mettre ses compatriotes eu garde li- ai à la page précédente, on no voit rien qui fahse sup- auleur quelconque.Bans toute celle partie du travail do M.Roui hier il n’est pas plus fait allusion à 1 auteur des Deux .Masques qu’à l’homme dans la lune.A la page 10, M.Itoulhior cite un bout do Paul de Saint-Victor en le nommant et on l'accusant do faire une “ hérésie littéraire " Cette lettre du vicaire de Sa Sainteté A propos de ces difficultés du Transvaal, l’empereur Guillaume d’Allemagne attitude qui inquiète sérieuse.Aussitôt, on milli • N,m° t,"2- 11 "° dit(lu10barats et vie, 1895.Imprimerie gniilquo volume de 771 pages, ment imprimé.Autant que nous avons pu feuilletant ce livre, l’auteur supérieure- en juger, en anonyme nous a donné l«\ une œuvre fort j remarquable à tous les points de vue : ! style châtié, vaste érudition, sujet intéressant.Ce n'est pas le récit sec d’événements plus ou moins importants, mais une Annales de la Semaine véritable œuvre littéraire que nous avons bous les yeux.Nous avons entrevu dos réflexions profondes, des dissertations Baissantes, des beautés de tout genre et de premier ordre.Et de l’ensemble se dégage, comme dit l’autour dans sa préface,une figure sympathique et un parfum délicieux, le parfum d’une belle âme.L’ouvrage est divisé en deux parties : 1.Ide dans le monde.La première partie est subdivisée ainsi : Les premières années — Le couvent, sa jeunesse — La vocation, les épreuves — Bolœil, le presbytère, la paroisse—Ascension* et transform itions — Les dernières préparations.Voici les subdivisions de la deuxième partie : Le postulat et le noviciat— La profession, la supériorité— L’a lie i misse me ni au spirituel et au temporel.— Los progrès, la première fondation — Les épreuves et les tribulations— La délivrance.Trente années après la mort de Mère Marie-Rose, arrivée en 1849, Mgr Bourget, do sainte mémoire, nous apprend l’auteur, écrivait i\ la communauté qu’elle avait fondée cos lignes qui disent tout : “Je l’invoque souvent en mon particulier comme une sainte, et j’espère que le Soigneur la glorifiera devant les hommes lui faisant décerner par l’Eglise les honneurs do l’autel.“ CANADA — On demande au procureur-général d'Ontario de permettre qu’on se serve do son nom pour poursuivre en justice l’ordre des Forestiers indépendants et le comité exécutif d’icelui, comme disent les notaires.Ces messieurs sont accusés d'avoir enfreint les dispositions de leur charte,de diverses manièresjd’avoir appliqué illégalement les fonds de l’ordre, etc.Evidemment, ça va mal au soin do la société du grand chef maçonnique iroquois, Orouhy-atekha.Vie religieuse.IL BIBLIOGRAPHIE Renseignements : Pourriez-vous me dire ce qu’est le Dictionnaire logique de la langue française, par l’abbé K lie Blanc, et eu quoi il diffère des autres dictionnaires ?— ETATS-UNIS — L'élévation de Mgr Satollli, délégué apostolique au rang de cardinal a été l’occasion do fûtes grandioses et brillantes à Baltimore, au commencement du mois.Un grand nombre de prélats, parmi lesquels so trouvait Mgr Bégin, assistaient à la cérémonie.Le Northwest Review R.L’uuvrago dont vous parlez a pour titre : Classification naturelle et philosophique des mots, des idées et des choses ; sous Parmi nos éckmges il n’y eu a aucun c’est à-dire qu’à côté du sens que nous lisons avec plus d’attention,de trouverez profit et de plaisir que le Northwest Re- grammatical d’un mot vous H les idées auxquelles ce mot peut natu- view, publié à Winnipeg.C’est une repliement servir de véhicule.Après n voir vue hebdomadaire de modeste apparence doling par exemple, la définition du mot mais de grand mérité.Rédigé toujours on vous parlera do lame, de avec soin, dans un anglais clair et coron reel, ce journal doit faire, dans l’ouest canadien, un bien incalculable.Au point FRANCE — On annonce la mort de R P.Cbecame, dominicain, arrivée au mois do décembre à Paris.Le R.P.Choeur no fut l’un dos premiers compagnons du P.La cordairo.Il est Vautour d’une vio lustre restaurateur de l’ordre dominicain on France.“ raison ” ses facultés et de ses divers états ; de l’il- dira ce qu'est l'intelligence, l’esprit, la mémoire, le raisonnement, le jugement, la conscience, etc.En un mot, l’auteur a systématiquement groupé les theories risquées, de ces nouveautés cho-expresssions et les idées qui u s'appel- q mm les qui déparent trop souvent les colonnes des journaux catholiques de nos jours.Le Northwest Review est T1 en vous de vue religieux, sa doctrine est toujours sûre.Jamais ou n’y trouve de ces #*• Manuel de droit civique, Notre constitu• tion et nos institutions.Par C-J.Magnan, Professeur do VEcolo normale Laval,Québec, Typographie de C.Darvonu, 1895.Nous avons déjà parlé à plusieurs reprises do cet excellent notre avant dernier numéro noua avons reproduit les lettres de félicitations que 1 autour a reçues de Mgr l’administrateur du diocèse et do M.le procureur général PERSE —Une dépêche do Téhéran, capitale de la Perso, en date du 10 janvier, mande I ’un terrible ti emblement do terre vient | do sévir dans la province d’Aderbaïdjan.!La ville de Khoï a été on partie détruite.On porte à 1100 le nombre des victimes de cette catastrophe.eut et s’éclairent mutuellement.M Il y a eu deux éditions de ce dictionnaire : l'une eu 1882, l'autre eu La seconde,intitulée: Petit Dictionnaire logique n est qu'un abrégé de la premiere.Pt ix ; 12 frs et 3 frs.1886.essentiellement orthodoxe.ouvrage.Dans Dans le monde politique et social son rfi e est très imi-ortant.C'est le seul journal catholique do langue anglaise publié à l'ouest de Toronto sur le terri- J.F.D. LA VERITE 8 3t maire du Cautou d'Orford ïl «% a dit l'état affreux de certains chemins dans les environs et * qu’on venait d’y faire pour leur C° lioration.Au moyeu do machine, spéciales, peu coûteuse comparatif meut, tirés par quatre bons chcvaur on arrive maintenant à creuser r fossés, en étendre les levées, puis (J* 1er et arrondir les chemins ordinal res ; de telle sorte qu’ils s’égouttJ bien et que les voitures s’y reucon trent partout sans le moindre obsta cle.Ces machines, dont 1 sont venues des Etats Uni queut maintenant dans la province même par plusieurs fabricants diffé-’ rents.Deux hommes suffisent n0Ur les faire fonctionner, dans les circonstances ordinaires d'elles, étant bien dirigée, fait d'ouvrage et de meilleur feraient cinquante hommes ; pioches et de bêches, d’uprè système.M.Robert Ness, le sympa- t hi que et très habile représentant du district de Beauliarnois, C-hàteau-guay et Huntingdon dans le conseil d'agriculture, a appuyé M.Camirand et a prouvé d’après l’cxpéri quise dans sa localité, I de meilleures laitières réunies à la richesses,par l’exportation.Ou a bien ferme expérimentale.Plus tard, ou ri en certains lieux lorsque notre prô-dùt engraisser un des mêles du trou-1 seul lieutenant-gouverneur aunon-peau canadien.On fut fort surpris de çait en 1881, que nous serions peut-constater, qu’à égale nourriture, cet1 être en mesure,par l’industrie laitière, animal avait donné de la viande de de produire dans la proviuceet d’expremier choix et eu quantité snpé- ! porter dans un avenir rieure à toutes les races de boucherie pour environ 5 millions do piastres les plus en renom.Je dois dire ici ! de ces produits.Cette estimation tort que le travail de M.Chapais, dans hardie, il y a 14 ans, est raaiute-les différentes provinces du Domi-1 naut dépassée de moitié environ.Eh nioa, depuis 1882, joint à celui de bien, sans prétendre être prophète, M.Couture, est de nature à nous je suis aussi fermement convaincu créer immédiatement un marché que l’établissement de réfrigérants immense, pourvu qu’avec de meil-1 modernes (avec matières chimiques, leurs soins que par le passé, nous • au lieu de glace,) une fois établis pour sachions préparer nos animaux selon le transport do notre beurre, nous les exigences des acheteurs.J’appuie ' donnera du coup l’occasion do faire, doue de toutes mes forces les vœux avec grand prolit, l’exportation d im qu’exprime le Dr Couture : 1.De perfectionner notre organisation et de la rendre de plus eu plus doits de la forme, dont nos plus pan nationale ; 2.D’encourager par des conféren- : tandis que ces articles sont absolu ces publiques et de nombreux avis ment inabordables aux masses eu En-daus Journal d'Agriculturey les éle- i rope, à cause de leur absence eu veurs de bestiaux canadiens à donner quantités suffisantes à l'état frais sur à cette excellente race les soins ces mêmes marchés.M.le Dr Couture dit avec raison LE BETAIL CANADIEN Us amô.QUESTION D’HISTOIRE indéterminé Nos exportations agricoles (Suite et Jin.) Cependant, que les amis du bétail canadien ne s’y trompent point, la victoire n’est pas encore assurée, la lutte n'est probablement pas finie.Heureusement pour la province que nous avons, dans le gouvernement, la législature et le public agricole, de nombreux et puissants amis.Voyons maintenant depuis quand le bétail canadien est estimé à l’étranger.Dès 1841.ou à peu près, M.Evans lui-même récemment fixé au pays, si je ne me trompe, le recommandait fortement, dans un manuel d'agriculture publié sous les auspices du gouvernement du Canada, à cette époque.Eu 1870, j’accompagnais officiellement une délégation du Conseil d’agriculture envoyée à l'exposition générale agricole de l'Etat de New-York.Là nous fûmes tous surpris d'entendre le président du Collège d'Agriculture de Lansing, Michigan, la principale institution du genre eu Amérique à cette époque, nous faire de grandes louanges de nos petites vaches canadiennes, excellentes laitières, mais très peu appréciées par les cultivateurs de notre province.Quelques années plus tard, j’assistais assez régulièrement aux sessions annuelles des sociétés d'industrie laitière d'Ontario, et j’eus l’occasion fréquente de constater que nos animaux de descendance française y avaient une excellente réputation.Les meilleurs conférenciers des Etats-Unis.gl’ex-gouverneur Hoard, du Hoard's Dairymen, du Wisconsin ; le professeur^Roberts, directeur du collège d'agriculture de Cornell, N T.; le professeur Brown, alors directeur du collège d'agriculture de Grnelph ; mou ami le vieux Dr lios-kin, fondateurIde^l’excellent journal Vermont Farmer, et bien d’autres étrangers à la province, s'accordaient tous à louanger ^grandement nos vaches laitières d’origine française, et nous assuraient d’un excellent marché auxJElats-Unis et à Ontario, du jour où nous’pourrions en réunir à pleins chars, en bon état d’exportation.Ces bonnes dispositions se sont accrues,^dans une proportion bien grande,^depuis que M.J.C.Chapais, notrejassistant rédacteur au Journal d'agriculture, maintenant l’as-sistant-commissairc;^ de l’industrie laitière du|Canada.a choisi.pour la ferme expérimentale d’Ottawa quelques types de^bestiaux canadiens, afin qu’ils y soient comparés aux meilleures vaches laitières du monde entier.Or, bien que le choix de ces animaux fût fait très à la hâte et dans de mauvaises conditions, que ces animaux fissent une très mauvaise impression à leur arrivée à Ottawa, on constata officiellement, après quelques mois seulement de bon traitement, que nos vaches canadiennes étaient les plus sobres et les plus rustiques de tout le troupeau et que,'de plus, elles étaient au moins égales à tout ce qu’il y avait es Premières s» se iiibri- hacune et c Plus que n'eu innés de s l'ancien menses quantités des excellentes viandes fraîches et bien d'autres pro- vres ouvriers peuvent se délecter ici, eu ce ac* .que tout con- sell municipal pourra, s'il |,.entretenir en bon état tous 1, mins de la municipalité, pour une dépensé de temps et d’; bien veut.s vhe- qu elle mérite ; 3.D'organiser de nouveau, mais ! que les animaux Jerseys pur sang par toute la province, cette fois, des sont grandement exposés à la tuber-concours! fort sérieux des meilleurs culose.Comme nous avons dans la ! province une sons race reconnue of ficiellemeut par la loi d’agriculture et les arrêtés en conseil qui en découlent, je prierais le Dr de dire ce qu'il sait des Jerseys canadiens, de leur valeur comme race laitière et argent exi-q ue moindre gce actuellement désastreux que l’on sait.Ces faits ne sont pas isolés.Ils se renouvêlent partout où les conseils celle 1 résultats avec es rendements, à^l'année ; 4.Faire un choix de quelques trou- ' peaux supérieurs, à forts rendements, et de les exhiber dans les meilleures in nnicipaux sont composés eu majorité d’hommes qui veulent l'aire leur devoir, en ce qui regarde les chemins publics.Dans cvs circonstances, et vu le fait les conseils municipaux de la viuce sont à la veille de se réorganiser, il importe de choisir partout, autant que possible, des maîtres et des conseillers disposés ù doter leurs paroisses et municipalité ves de bons chemins, et c lard.conditions, tant au Canada qu’aux Etats-Unis Ne nous trompons pas plus long- du danger qu'il y aurait pour nous, temps.Cette question est vraiment s'il y eu a, de continuer l’élevage de .d’intérêt provincial, surtout dans ce cette race que je crois excellente, moment où la compétition sur les marchés étrangers menace notre industrie la plus utile et la plus profitable.Eu augmentant le rendement de nos troupeaux, par des soins plus intelligents, nous diminuerons les frais de production.En augmentant : l’élevage|de nos meilleurs types de vaches canadiennes, nous donnons à nos cultivateurs une nouvelle source de profits considérables, par l’importation que nous ne manquerons pas d’en faire non seulement en Amérique maislpeut-être en Europe.Espérons donc que tous les amis de l’agriculture, dans la Législature et en dehors, s’uniront par un effort coin- j muu pour le plus grand bien de la ]es que pro- Ed.A.Barnard.es respect!-la sans re- e LES BONS CHEMINS La Société des bons chemins, se propose de publier, dans les journaux amis du progrès dans cette province, afin de vulgari es connaissances nécessaires dans la confection et l'entretien lents chemins, d’hiver etd été, et les moins coûteux.Elle compte sur le dévouement de ses membres doter le pays tou entier de chemins même dans les municipale La Société d’industrie laitière s’est ^ *us l^u.s éloignées.car c est sur ces occupée de cette grave question, lors *?uulcll)u 1Les fc^rlout quit importe de sa dernière réunion annuelle à ^ exercez ses ellorts.Il y a, pour y Waterloo, (3 au 5 décembre dernier) urrn vr» 1111 immense travail à Dire, Une société distincte fut organisée * olhciers de la Société sont bien provisoirement, séance tenante, et c e?1( es les pousser à bonne im, | ___i messieurs dont les noms sont coutu que coûte.Ils font donc dvs à province.donnés plus loin furent chargés de l)rest>ut un aPl)e* pressant à tous les J’aurais quelque chose à ajouter à ^l*re passer une loi spéciale, sans re- aîflls (lu l^^gres dans ce te province I tard ; ce qui vient d’etre fait.Il est de a!l.u chacun s empresse de s en-justice de faire remarquer que l’hon.ro er d;ins la Société des bon> ‘’lie-M.Beaubien, commissaire de l’agri- mins* souscription est fixée a une culture, M.Milton McDonald, M.P.{Mastrc Par anuôe> l celle des mvm-P., et M.Girard, M.P.P., (Lac St-| brvs A vlc« n (llx Piastres, une lois Jean), se chargèrent de faire adopter Pour toutes.souscriptions doie cette loi par la législature de Quebec, j vent être adressées soit aux directeurs Maintenant, qui doit former partie Provisoires, soit au soussigné qui de la Société des bons chemins ?A ^empresseront d en donner credit notre avis, et tout d’abord, tons ceux duUs le lour,ial d’agriculture officiel, qui, par profession, sont exposés tous BD.A.Barnard, les jours à se faire tordre leçon dans , ^ec, l'rtl ,rm’ nos chemins, trop souvent périlleux l B Ange-Gardien, prés Quebec, A vous donc, s.v.p.et tout particu- .1er janvier 18! tç librement, MM.les curés, médecins, Buueau provisoire de la société notaires, marchands, huissiers, etc., ^ES RONS chemins —Président, • etc., puis encore MM.lescultivateurs, ^ Camirand, Sherbrooke ; qui, pendant le tiers de l’année en- deut' ^^ert Ness, lluwiclc lhrec-viron, sont forcés de rester chez eux l‘îurs : — RH.MM.Charest, i tre, ou bien du voyager lentement, à ^broolee ; et C.Richard, 1 tr ; Dr UngnoUi nérale, les amis du progrès dans la Mc-Jr/é.g, (Terrebonne); J.C.Dailain, Quebec.Dieu imrci, une loi dvs bons chemins vient d'etre passée à la dernière session de la législature de Québt A l’avenir, tous ceux qui veulent l'amélioration, si nécessaire, des chemins dans notre province, pourront s'unir, s’entendre et prendre les moyens les plus propivs a obtenir le but désiré.une sérié d’artivl ser 1 i, * Vexed- pour bons : ce que dit le Dr Couture au sujet de nos exportations futures.J’espère pouvoir démontrer au besoin, qu’outre l’industrie laitière et par le perfectionnement dans le mode d’exportation dejnotre beurre, nous serons bientôt en^mesure de faire ce que font l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les diverses colonies anglaises à nos antipodes, et à 4 à 5 fois plus de distance que nous du marché anglais.Rappelons ici seulement que leurs exportations de produits congelés de divers genres se chiffrent par plusieurs millions de louis sterling, bien qu’ils aient à traverser l'équateur et deux fois la zone torride, tandis qu’ici ces mûmes exportations de produits identiques, le mouton, les œufs, les volailles et toutes les viandes fraîches tuées, restent pour la plus grande partie et à un vil prix i sur nos marchés locaux, quand elle ; pourrait si bien devenir pour cultivateurs une source de grand , vice-|»rési* province.Parmi ceux qui ont le plus intéressé l'auditoire a Waterloo, nous de-u°3 ! vous signaler, en premier lieu.M.J.vs A.Camirand, avocat, de Sherbrooke, Ed.A.Barnard.Sec pro.tan- L’Aiigc-Gardieu, près Québec 1er janvier 189l> :
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