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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 8 mai 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1897-05, Collections de BAnQ.

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jnllV 07 Vm J N X'inv St JviUl 48I Viv lOeiue An nee Quebec Samedi 8 Mal 1897 No 41 LA VÉRITÉ ABONNEMENTS AVIS Canada et Ktats-Unls, Un un.Six mois Toute demande de changement d’adreaee doit etre accompagnée de l’ancienne adresse $2.00 $1.00 Etranger ( Un ion posia/e') Un un JOURNAL HEBDOMADAIRE f./J.5 Telephone : 2327 “ VERITAS LIBER ABIT VOS-LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Poye pre> Quebec destinait aux Capucins.On s’était ! avait 62 ans quand il prit possession mis à l’œuvre sans retard et les reli- ; de cet cure.Avait-il émigré ?Avait-pressés de venir rendre à la il vécu sous la Terreur, était-il resté ce nu service des âmes ?L’histoire ne de la paroisse de Saint-Eustache ; la distance était grande, et la population qui se multipliait soutirait dans ses intérêts religieux ; pour lui donner satisfaction il va être fait appel au dévouement des religieux du saint François." Le cardinal Charles de Lorraine avait connu les Capucins au Concile de Trente et avait obtenu quatre de ces religieux qu'il installa dans le parc de son château de Meudon.La mort du cardinal les fit rappeler eu Italie, mais ce retour ne fut pas définitif ; un Capucin originaire d’Amiens, réussit à rassembler à Pic- arjEHEC SAMEDI 8 MAI 1897 gteux population déjà groupée dans quartier les services qu’on attendait d'eux, vinrent s’y installer avant l'achèvement des travaux.A travers Paris le dit pas, mais les auteurs du temps donnent à penser qu'il appartenait à l'Ordre des capucins expulsés et que, “ Ce fut un événement dans Paris; comme tant d’autres religieux de on les vit le matin du lé septembre j l'époque, il vint se mettre à la dis-178-3 traverser la ville, formant une j position de l’archevêque de Paris longue procession et suivre le par- pour remplir dans le diocèse les cours qui les séparait de leur nou- ! fonctions du ministère paroissial, voile résidence.La population du ! faubourg Saint-Jacques voulut les I Sn in t-Lou /s il ’ A n t in L’installation du nouveau curé de Saint-Louis d’Antin, M.l’abbé Qui-guard, qui était précédemment curé de Saint-Eustache credi dernier, 31 mars, à 2 heures après-midi Après les cérémonies ordinaires de l’installation, le vénérable abbé Caron, archidiacre de Notre Dame, eu lieu mor- “ Bonier sut intéresser Napoléon er à la restauration de l’église qui accompagner et leur témoigner ainsi: prit le nom de Saint Louis d’Antiu ; le chagrin de leur départ, et les ha |il obtint de Sa Majesté impérial pus quelques fils de François d’As- bitants déjà nombreux de la Chaus-sise auxquels vinrent se joindre de nouveaux sujets, sous la conduite du P.Pacifique, commissaire général de haiter la bienvenue.La chapelle était prête à les recevoir Mgr de " Ils ne devaient pas garder celte Juigtié.archevêque de Paris, qui résidence et on les vit s'établir sur n’avait pris possession du siège que un emplacement qui occupait la par- le 20 mars 1782, était venu la bénir tie sud-ouest de la place Vendôme le 21 novembre de la même année, et se fixer enfin peu après rue Saint Honoré, dans une maison pi épatée par la reine Catherine de Médicis.“ Leur église fut construite en 1010 Henri, duc de Joyeuse, dit le P.Ange, Joseph Leclerc, dit le seph, conseiller et agent de Richelieu, habitèrent ce couvent où ils ont laissé des souvenirs conservés par qui ne reçurent jamais les statues l’histoire.En 1790, la municipalité auxquelles elles étaient destinées, de Paris, par ordre de l’Assemblée étaient les seuls ornements de la fa-nationale, le fit évacuer.L’Assemblée çade.Trois larges portes donnaient nationale l’avait choisi pour y éta- accès à la chapelle du cloître et au blir ses bureaux et tenir ses séances; parloir du couvent.Deux pavillons il fut démoli eu 1804 et, à cette épo- eu avant-corps terminent l'édifice, que, ou ouvrit sur sou emplacement, le portail de l'église forme le pavil-près des Tuileries, les rues de Rivoli, lou de gauche et la façade générale de Castiglione et du Mont-Thabor.de l'ancien couvent.De ce couvent, il u’y a plus de trace, il ne reste que le souvenir." Outre ce couvent, j’en vois un e en 180.5 le 14 juillet, 2030 francs pour sée-d’Antin, vinrent à leur rencontre achat de vases sacrés.Le 13 janvier pour saluer leur arrivée et leur sou- qui présidait, est monté en chaire et a fai t de la même année, l’église avait été honorée de la visite de Pie Vlpenfin nos annales ecclésiastiques signalent le nom de Bonier parmi les témoins cosignataires de la démission de M.d'Astros, chanoine titulaire de Notre-Dame, appelé par le cardinal de Bel-loy, archevêque de Paris, aux fonctions de vicaire général et qui, plus tard, fut archevêque de Toulouse.M Bonier conserva jusqu’à son der-convenait, disent les historiens, à| nier soupir les habitudes et la règle l’humilité des fils de saint François.sou couvent, il mourut 1 Deux grands bas-reliefs détruits pendant la Révolution et huit niches avec la simplicité érudite et éloquente qu'on lui connaît, — ainsi parle très bien Lu Semaine re.H• — l’histoire de la paroisse et l'Ordre.pieuse des pasteurs qui s'y sont succédé : Ecoutons-le.C’est un morceau de Le nouvel édifice dont l'archi- ait dressé les l’histoire de Paris : “ A la fin du xvile siècle, le quartier où nous sommes allait subir de notables changements." En 1G65 naissait à P ris un homme appelé Pardaillou de Gou-drin, duc d’Antin : il devint surintendant des bâtiments royaux et se fit remarquer à la cour par son habileté à prévenir et à flatter les désirs de Louis XIV.Un massif de la foret de Fontainebleau qui nuisait à la perspective et rétrécissait l'horizon ayant déplu à Louis XIX , il en fit scier tous les arbres pendant la nuit et le lendemain, au signal donné, tous les arbres tombèrent sous les tecte Bronguard plans et conduit les travaux était dépourvu d'ornements superflus ; il av P.Jo- e o juin 1811, à 72 ans ’’ JL * * M.l'abbé Caron, ayant dit ainsi l'origine de la paroisse et l’histoire de ses premiers curés, consacre un souvenir gracieux aux divers pasteurs qui lui ont été successivement donnés.Il nomme AI l’abbé Alargueriu de Gi-ueudcville qui légua une rente aux pauvres de sa paroisse.— Il cite aussi M.François de la Tour qui fut | troisième curé de Saint-Louis d’An-tin ; puis M.l’abbé François Lougin et prédicateur du roi et fit vendre ses œuvres au profit des pauvres ; ce fut ensuite à Al.veux du roi.“ L’intérieur de l’Eglise se com pose d’une nef voûtée,d’un chœur eu coquille ou quart de sphère sur autre que fonda en 1G"23 Alphonse mur duquel s’adosse l’autel ; il n'y seul bas-côté, selon le ritel^111 était orateur “ Cet homme va transformer ce quartier.Une rue, une cité, une im passe, une chaussée, une avenue et même l’église de Saint-Louis portent aujourd’hui encore le nom d’Antin." Quand le duc construisit dans ce quartier son hôtel, il n’y avait qu’un chemin tortueux qui commençait à la porte Graillon au lieu où s’élève actuellement le portail de l’église Saint-Roc h et finissait aux Porche-rons où se voit aujourd’hui l’église vais et aujourd’hui disparue.Le second vocable indique que, avant la " Cette construction première sera ! Révolution, cette église ou chapelle suivie d’un grand nombre d’autres Louis XV en se fixant à Paris attirait d’Assise.Mole, frère de Mathieu Moié, garde a qu’un des sceaux.La chapelle du couvent des religieux de Saiut François, existe encore sous le double vocable Cette église, aujourd'hui décorée par les soins des pasteurs qui 1 ont ad- j Pététot que Mgr de Queleu confia de dix Saint-Louis d’Antin : et c’est là que de Saint-Jean Saint-François.Le premier vocable rappelle la vieille église de Saint Jean eu Grève, voisine au t relois de l’église Saint-Ger- ministrée, a été, pendant près ans, témoin de la piété de la popula-1 %- Pététot donna suite à son projet “ ressusciter la vie humble et tion du quartier d’Antiu,mais en 1791 de elle a subi le sort des églises parois- pauvre siales et des chapelles de couvent ; Pendant 35 ans, ce restaurateur de ne l’a rouverte l’Ordre fut pour les Oratorieus ce recevoir les nombreux vo* cp1 P avait clé pour le cierge parois- du religieux de l’Oratoire.de Notre Dame de Lorotte.elle a été fermée, ou avait pour patron saiut François que pour lûmes enlevés aux bibliothèques des |sial, un modèle à suivre .Après M.Pététot, vint M.Martin Ordres religieux.“ De 1791 à 1802, la maison desl de Noirlieu, qui fut d’abord aurnô-Dulaure, noblesse ! elle avait été cédée aux Capucins par Capucins change de destination, elle nier de l’Ecole polytechnique, puis pas à acte testamentaire de Godefroy de , se transforme eu hôpital où sont sous-précepteur du duc de Bordeaux la Tour, daté du 27 août 1013.De la! reçus les malades du quartier et de j et allait être évêque quand la révo-grange de cette maison ou avait fait, la ville ; cette destination ne devait lution de 1830 éclata.Après divers champs en culture, de marais, de une chapelle en attendant mieux et pas être la dernière; en 1802, ou j voyage à 1 étranger, puis à Rome, jardins, et çà et là, de rares maisons eu se confiant à la Providence.La établit dans les bâtiments couven- M.de Noirlieu revint à Paris, fut do campagne.Le besoin de percer de1 Providence, en et let, allait les appe- tuels le lycée Bonaparte qui a pris curé de Saint Jacques du Haut-Pas nouvelles rues se fit sentir,on éleva do 1er dans le quartier de la Chaussée successivement les noms de Bourbon et transféré à Saiut-Louis par Mgr belles maisons qui ne tardèrent pas d’Antin Louis XVI, poursuivant les Condorcet et Fou ta nés.Sibour eu 1848.Il y resta vingt deux à recevoir de nombreux habitants.1 plans tracés par Louis XV pour Vein- j “ Ce fut le 5 mai 1802 que l’hum- ans.En 1870, le 21 juin, il bellisscmont de la Ville, avait acquis blo chapelle des Capucins devint jet fut remplacé par M.Gayrard.•s terrains dans le but de construire église paroissiale.Son premier curé] M.l’abbé Caron consacre couvent et une chapelle qu’il s’appelait Jean-Baptiste Bonier.Ill venir de M Gayrard, mort il " Enfin, il y avait au faubourg Saint Jacques une maison spacieuse; dans cette ville une longue suite do courtisans et de serviteurs.Or, remarque l’historien et domesticité ne trouvaient oger ; il y avait de vastes espaces mais ils étaient encore couverts de ~ 1 s V * mourut “ Une église manquait t\ :e quartier on voie de formation et qui dé- d ‘s pendait alors, disent les historiens, au sou.un T » LATERITE 2 et mt'iuo dans la débauche, passant ses personnoilo, signée Diana Vaugl nuits dans les bouges les plus infects de pouvoir pénétrer ce soir-là dans la grande Paris.Outre Pabacnco de toute preuve à salle de la Société de Géographie, boule l’appui de celle accusation, on pouvait vard Saint-Germain.L’entrée était alléguer contre ceux qui attaquaient ainsi Taxil F invraisemblance de l'accusation.Comment un homme plongé dans de tels vices aurait il pu accomplir la somme de travail que Taxil a du s'imposer, maintenir la tension d'esprit voulue pour mener à terme sa colossale mystification qui dure Dans l'espace d’une heure et demie j'ai plus appris, à Paris, l'autre soir, que je n’aurais pu apprendre dans mon bureau pendant une année entière.J’ai vu jusqu'à quelles profondeurs peut aller la perversité humaine—si toutefois c’est vraiment la perversité humaine et non pas diabolique que j'ai vue.J'ai sondé les abîmes de l'hypocrisie.La nature humaine m'a été révélée sous un aspect hideux que je soupçonnais à peine.J'ai eu sous les yeux un monstre, non pas physique, mais moral : un être humain à qui le sentiment de la pudeur manque absolument; qui se fait gloire de ce dont rougissent les hom mes ordinaires , qui, de propos délibéré, provoque chez sca semblables le mépris et le dégoût et qui se délecte dans la manifestation de ces .sentiments à son égard, comme d'antres se complaisent aux ap.hélas ! ' pîaudissemonts et aux acclamations.Ç à été pour moi une “leçon de choses " d’un nouveau genre, douloureuse mais salutaire.M.Bois, de la Vérité, de Paris, commence ainsi son compte vendu do la conférence du 19 avril : Un journaliste du Canada, M.Tardi-j vel, e>t venu en France exprès pour assis-Iter à la séance d’hier et voir Diana Vaughan.D autres sont venus de moins loin, mais ils n’ont rien à regretter: ils ont assisté à une scène comme on n on voit pas deux dans une vie.eîTet, on peut regretter ce qui est arrive, mai- personne ne regrettera de a l’avoir ; deux mois à peine, une page émue où il dit les services rendus à l’Eglise pendant 50 ans par ce prêtre modèle.Il dit aussi la vie toute de zèle de M.Guignard, qui, d'puis 1SS4, était curé de Saint Eustache et y a créé ou renouvelé les œuvres nombreuses eu belle floraison.A Saint-Louis d’Antin, M.Guignard sera “ l’homme d'initiative, d’ardeur au travail et de sagesse qu’il a été à Notre-Dame de Plaisance, et à Saint-Eustache.La,il passera aussi "en faisant le bierF’et quand Vheuie sera venue d’aller rejoindre ses prédécesseurs dans la bienheureuse éternité, comme eux, il retrouvera au ciel les âmes auxquelles il eu aura montré le chemin.iM), pour gru tuito ot chaque invité avait son fauteuil réservé.Les cartes d’invitation portait cotte mention : “ Si le fauteuil réservé n'eht pas occupé à huit heur ot quart es il disposé, en cas d'utlliior.• # ou h ova co." Certes, il y avait atll louco,malgré la pluie battante.Beaucoup de personnes station, liaient le trottoir attendant le Taxil pratiquait ses devoirs religieux privilège d’entrer, à la dernière minute, une régularité apparente.A Trente, de prendre un des fauteuils inoccupés.Dans l’auditoire il y avait aussi 1 coup de journalistes représentant A j ' près toutes les nuances de l’opinion pub- depuis douze années ?su r avec je l’ai déjà dit et je le répétera tenue, dans l’église et A la sainte Table, était parfaite.>0 ail- le ii Sou recueillement était vraiment édifiant en même temps qu'il était sans la moindre l*'luo : des catholiques, des protestants, des radicaux, des opportunistes, des libre-Qu’un relise les lettres qu'il a écrites à | penseurs, des Irnncs-mnçons.On remar-VI nivers, pondant la polémique qui % | quait aussi un certain nombre de di suivi le congrès de Trente et la prétendue détection du Dr Bataille, et l'on sera forcé ! contenir environ quatre cents ton est absolument ,*onnefS était remplie.Le programme de la soirée : de sainte-nitouche.affectation Üa peut juger par ces extra: trop courts,quelle fut cette belle allocation de M.Caron.Une page de plu?, une page superbe à cette histoire reli- • r > unes.\ ers huit heures et demie, la salle qui per- d’admettre que le chrétien: humble, moleste, repentant.I Son langage modéré faisait même un sin-jd :lb>rd le tirage au sort d une machine gulier contraste A côté des emportvinon ts :LTaxil.J’avais, dans les derniers temp- surtout, io- doutes sur Video- i ^rage, Ensuite, < e-t que d’un modèle d« s rhîsi que ; g:.blo C’ mv-tm cation.cal d un système trèn ingé * r i gé n ieux, pr o I.» a b I v me n t, ana-hot après ie Vaughan.-e!on le programme, M.Taxil u ne “ Douze —a - - v z i marai matin, le 20 avril, qui a dm né, de ce côté ci de VAtlantique, le premier compte rendu sommaire de la conférence ^ je du 19 avril.pou r la faire revenir, jK>-.-ession do mi Le- cath )lique- con-erveront e -onde cette mv.-titlcation dont il- ont ».venir en « s ?dupes bien naturelle-, les hommes Le H'r VI de Nc’-v York, bon- et loyaux sont et -ero.it toujours les ordinairement >i entreprenant quand il victimes de-» hypocrite- et des voleur-.s’agit de cablegram me-, et qui a une édi- ^ ^ *eai 'ouan^°* tien publiée à Paris même, n’est venu qu’en second lieu.Le télégran journal américain qui annonce ia fin de la su mystification Taxil est daté du 24 avri .et former sa vie, ostensiblement, à sa noun a été publié que le 25.voile condition de “ catholique ” croyant J’insiste sur ces détails pour bien mai- et pratiquant.C’e-t au point que ceux quor que j'ai racheté ma parole.J’ai qui l'accusaient d’imposture, et qui toujour» promis à me, lecteurs que - y avaient manifestement raison, au fond, avait mvstifichiion dan.- l'affaire Vaughan je serais l'un des premiers à proclamer et à dénoncer cette mystification au-.-ilôt qu’elle serait clairement établie, d’une d’avoir manqué au rendez vous avec Mgr j taçon ou d'une autre.Lazzareschi.C’était manifestement faux.; J’ai été le premier à flétrir le fumiste,} On Va accusé d’avoir produit une en Amérique, après sa honteuse confes- fausse Diana Vaughan à Villefrancho.I sion.Pendant des mois et des moi-.Taxil a Je ne regrette donc nullement mon demandé à être confronté avec ceux court voyage en Europe : il m’a permis de l’accusaient de ce méfait, prouver à mes ami-> et à mes ad ver-ai res pu relever le défi.que si je puis être trompé je n'hésite pas On a prétendu, ensuite, que, depuis kd un seul instant à rebrousser chemin, ; u conversion ”, il vendait ou laissait ven- Jie par sa femme ses anciens ouvrages Je ne le regrette pas pour une autre impies.M.l’abbé Mustel a offert 200 f.raison : ma présence à Paris, le 19 avril par exemplaire à ceux qui voulaient dédernier, m'a valu d’assister à la scène la poser à l’archevêché de Paris d’anciens livres de Taxil vendus par lui, n’avais pas vu cela de mes femme ou par toute autre personne depuis j yeux, jamais je n’aurais pu croire à la 1885.Taxil lui-même a offert 1000 f.réalité de ce qui s’est passé à cette réunion ' exemplaire.Pas un seul exemplaire inoubliable.Il y a certaines choses qu’il été produit, faut contempler soi-même pour pouvoir « s’en rendre compte.Le cynisme vraiment satanique de Léo Taxil est de ce j tionnello, coupable do détournements de nombre.il té et la conversion de Diana Vaughan ; avais pas l'ombre d’un doute detail prêtait v la parole et prononcer allocution dont le titre était ; mai- j-i r.snr la sincérité de Taxil.et je pensais que , : ans mous la bannière de TEgli-e .On ajoutait : M .Léo Taxil ayant été mis en cause au sujet de mi-s Vaughan et à mes dépens autant qu’il se le promettent, ûx an^ **ul °*1 K;i résolution de renoncer je ne rougirai jamais d’avoir cru à la con-i a ia ant; maçonnique, miss Diana verso in de Léo Taxil et d’avoir défendu j ^ aurfban lui accorde la pai oie pou: les cet homme, ce monstre si Ton veut, con- déclarations qui le concernent persotmel- „ lement.M.Léo Taxil exposera comment s'il v avait mv-lification il serait au nom- Taxil n’était pa- un hypocrite ordi-i nuire.Pour m:eux jouer -un : 61e, il avait i, depni- -a prétendue conversion, coli- bre des rnv-tiîiés.^ n A * • • : : i.à u Que mes aimables confrère- Pain u.-ont tre des attaques qui me paraissaient in justes et qui Tétaient réellement, dans un , sens, puisque ceux qui les portaient no.pouvaient pas les prouver.j Il e-t fort pos-dble que c'c-t Taxil lui • j même què a inventé et fait mettre en circulation plusieurs accusations portées contre lui.mystifiant ainsi ceux-là môme qui le dénonçaient.Dans sa conférence, î et pourquoi sa retraite n'e.-t pa- une désertion." n’ont pu apporter aucune preuve à l’appui de leurs affirmation.-.On Ta accusé de s’être enfui de Trente.C e-t parfait, disait-un, pourvu que M.Taxil huit bref.Enfin, voilà Taxil qui Vavan e -ur l u-trade.M.Bois en fait ce croqui- C'est un homme chauve, un peu gros, | nu menton duquel pendait une barbe Ion-qui ; parlant de la prétendue rupture survenue guo, presque blanche.Pcr-onnc % entre lui et Bataille après le congrès de j soixante-cinq ans, bien qu’il n’en ait que ! quarante trois.• i On lui eût donné % 9 Trente, il a dit : Nous ajouterons que c’est une de ces “ Toujours nous avons été d’accord, et les lettres injurieuses publiées contre moi figures tout à fait ordinaires, qui ne vous par Ij Univers, c’est moi qui lésai écrites.cjjsonl Si les rédacteurs de ce journal en doutent,1 je puis leur lire les phrases do ces lettres j qu’ils ont retranchées,probablement parce qu’ils les trouvaient trop injurieuse*.” quand il le faut.ion de particulier : ce peut vire In figure d’un bravo homme ou la figure d'un scélérat.Assurément, il n’v a rien sur ces traits h ans cachet, sans originalité, qui indique le génie.Il commence son allocution: “ Mes révérends pères, mesdames, messieurs .Il remercie tout d’abord la presse catholique de scs violentes attaques : elles lui ont permis do mener à bonne fin son entreprise, “ Vous comprendrez tout à * * l’heure ce quojo vouxdiro".Puis il lâche fonds old attentats à la pudeur publique/’ j Mais venons en à la séance du 19 avril, le mot de fumiste : “ Vous savez, mes- Nos jeune-) gens vont à Paris pour élu- Cela n’est pas vrai.où Diana Vaughan devait faire sa pro- sieurs, quo je suis du Marseille ; je suis dier les misères physiques de 1 homme On a raconté qu’il avait été vu dans une mière apparition publique, donc né fumiste ”, Ses amis, dans la salle, afin de pouvoir mieux les soulager.Ils brasserie du quartier latin chantant deti L auditoire était Lrè* mêlé.Il y avait trouvent cotto entrée en matière do fort vont là aussi pour étudier toutes les chansons obscènes et blasphématoires, j là dos religieux et des prêtres on nombre mauvais goût, mais ils supposent que c'est sciences profanes.Car, qu on aime Paris Examiné de près ce grief a semblé se ré- considérable venus do différents points de pour narguer un pou les négateurs pié- ou qu on ne 1 aime pas, il faut reconnaître ^ duiro à la récitation d'une farce, grossière la Franco et môme de l'étranger.Un ami- hunts, M.l'abbé Garnier et M.Tavernier, que, dans le monde entier, il n y a pas^et grasse, mais non point incompatible ! ral bien connu au Canada avait envoyé entre autres.d endroit où 1 esprit humain puisse acqué- avec la foi et des mœurs réglées.son aumônier pour le représenter, et ce II nous raconte ses premiers exploits do rir des connaissances, en bien ou en mal, D une manière générale, on disait qu’il1 bravo abbé, qui avait faille voyage do fumiste.A l'Age do dix-neuf ans il fait plus rapidement et plus facilement.] vivait habituellement dans la dissipation Toulon, était fort chagrin do voir qu’il Croire à je no sais plus quoi amiral fran | n’avait pas do carte; car n’assistait pas à çais que la rade de Marseille était envahie la séance qui voulait.• Il fallait une carte par dos requins.Le bon amiral envoya : plus invraisemblable qui =e puisse concevoir.Si je par sa ! Naturellement, T Univers, qui prétend à une sorte d'infaillibilité dont le Pape lui-même no jouit pas, déclare que cola est faux ; rn:ii-i il ferait ^peut-être mieux do mettre Taxil au défi d’indiquer les phrases en question.par ri a On l’a accusé, on l’accuse encore (1) de h’être “ assis sur les bancs de la correc- : : I (1) Voir le Signal du 10 avril.(1) Voir VAvenir du Nord, du 24 avril. LA VERITE 3 un navire do guerre pour exterminer Iuh terribles squales.Naturellement, il n’y ou avait pas plus dans lu rade de Marseille qu’il n\y en a dans la salle on ce moment, pcut-Otvo moins.Ensuite, il a inventé la fameuse ville lacustre du lac de Genève.Un savant archéologue polonais l'a examinée et a déclaré y avoir distingué une place pub.i-que sur laquelle se trouvait quelque chose qui ressemblait aux débris d'une statue équestre.On a bien bate qu'il change de ton.tout.Un travail persévérant do quelques des conditions Quelqu'un assis à côté do moi, sachant que années mettra tout au clair et nous dira ce qui su je le connaissais personnellement, m’a'qu’il faut retenir et ce qu’il faut écarter, comme Diana Vaughan : môme prié d’aller lui dire qu'il gâtait son ! Cent un baton dans la roue, mais rien de affaire.J’ai décliné l'honneur, sentant ! plus.bien qu’il gâtait l’allaire de propos déli- ; Mais je reviens encore un instant à 1 séance du 10 avril.Enfin, vient l’aveu supreme.Cos pre- Taxi 1 a continué ea mi ci s exploits, dit-il, u’étaient absolu- milieu dus huées du public.Tous, cal bornent l ien à côté do la grande fumisterie : liques, protestants et librc-pensours bonde ma vie, celle que je couronne ce notes le conspuaient.Les épithètes de Mj soir: la fumisterie de ma convulsion, fripouille, gredin, misérable, de ma lutte contre la franc-1 imposteur, maudit, pleuvaient sans l’émouvoir.Seuls, quelques comnôi es de qu'il avait placés sur les fauteuils entre lui et le vrai public, riaient en entendant ac% touque.Jusqu’à quel point ce satanisme | lion de produire une femme qu’il aurait lettre du Rev.M.Ckerrier, le aurinten-cst-il organisé et avoué, voilà ce qu’il fau préparée à jouer le rôle do Diana Vau- dant de nos écoles catholiques, dra découvrir.ghan pendant plus ou moins longtemps Tous nos confrères sans exception La mystification do Tax'd pout jeter du et avec plus ou moins do succès ?Il est * 8P^t invités à reproduire ce document trouble dans certains esprits pour quelque \ permis de le croire, car il avait certaine*!®1 intéressant, temp-, mais elle n’arretura pas un seul ! ment loué la môme salle pour la deuxième 1 Monsieur le Rédacteur, in8L.ua lo tluvuil do tou» loa vru,8 uni,-, conférence que Diana Yaughun devait viuU3 d(j filire une nouvelle étude, la-inugona qui boni pa.fuilcmout déterminé* donner à Parie, le G mai, ap,èt son rc- ,le mu et d-offrir à V03 lecteurs à obéir au Lape, et à “arracher à la franc ! tour d’Angleterre.Les cartes pour cette piques détail de plus que je leur ai maçonnerie le masquodonteile 60 couvre.’ deuxième séance étaient déjà imprimées, fournis sur l’esprit de justice et de L’exploit de Tax il jette le doute sur Mais la Franc-maçonnerie démasquée a générosité des Honorables Messieurs l’authenticité de certains documents, voilà i publié,tout dernièrement, la liste suivante | Lauritr et Greenway.qu’on exigerait de celle présenterait devant le I “ La clause 5 du compromis Laurier-ublic Gieeuway se lit comme suit : “ Dans toute école, dans les villes ou cités, où l’assiktance moyenne des en-“ 1° Ressembler au portrait pub ié iants catholiques Romains est de 40 ou , dans la Femme et l'Enfant dans la Jiu-iplus, et dans les districts ruraux où Vas-çonneric universelle (portrait qu elle a isistance moyenne de tels infants est de déclaré cl le-meme ressemblant dans sa 05 uU p|U3 ]e9 commissaires, s’ils en, " coufdlcucc bU ltiUre du 81 •>auv,ur 1894 à.iL do ‘V?lVC ; sont requis par une petition des parents du la doctrine catholique qu’elle a dû ou des gardieus de tel nombre d cmants.étudier avant et surtout depuis sa couver ca hohqueS iomams, respectivement, devront employer dans telles écoles au Savoir le français de manière à le moins uu instituteur catho ique dûment qualifié " (ayant les certificats voulus.) “ Ou a fait va oir du rnoius \> béré.31011 ; canaille, 3 ^ sur lui, parler couramment ; 4 ° Etre capable de parler en public ; dans celte langue (Palladium, nu 3, p.09.' —Mémoires, no 19, p.583 ; “ î) z Connaître tes règles de la verification française (Sonnet sur Lernmi j C'était surtout au Pape, aux eaidinaux dans Adriano Lernmi, p.-G2 ; Hymne a r> .r ., .Jeanne d’Arc ; Mémoires, p.95, Appel J al ueJa falL voir, dans une de mes aux enfants, Mémoires, p.ISS;; correspondances à La Presse combien “65 Savoir l’anglais et pouvoir faire cette prétendue concession est illusoire lion et orgueil, se couvre d inlamic eu compromettre, particulièrement.Voici de- conférences en celte langue (cela res- et dérisoire à la fuis eu autant qu'il s'a-proclamaut bien haut quo sa vie, depuis un petit bout du compte rendu du Matin, sort de tout ce qui est dit dans les Mémoi-douze aiiH,11 T*bt qu'un continuel mensonge, qui est lies fidèle et qui donne une idée Il su moque cyniquement de sa prétendue exacte du ton du misérable : il y u VJ ans maçonnerie, du palladismo, du lucii’éria* uisme, de la haute maçonnerie et ou a es- • gave de faire valoir cette clause comme : une concession des plus importantes en faveur dn la minmité catholique de Manitoba.Vaughan.Diana Vuif^,pendant une heure, peul-élt e d a- hoiriblea et révoltantes impiétés.vantage, nous assistons à un spectacle celui d'un homme qui, non pas et aux évêques qu’il en voulait, c’étaient ‘ avec douleur et honte, mais avec sa lis lac- les dignitaires de l’Eglise qu’il cherchait à inouï : gît d’en faire l’application au 000 enfants de la ci.é de Wi nipeg, le centre de beaucoup le plus populeux ce la Province.Voulez-vous savoir maintenant ce qu’elle signifie pour nos districts ruraux.Lisez attentivement les ligues qui vont suivre." Et d’abord renversons pour un moment les roles et supposons que ce soient les catholiques qui fassent à leur concitoyens d’ungue protestante une concession analogue.J'ai là sous les yeux la liste complète des districts scolaires où des écoles (écoles publiques dans le sens de la lui 1890 bien entendu) ont été tenues ouvertes eu 1896.Le nombre eu a été de 815.Or de ce nombre 715 u’ont pas eu l'assistance moyenne de 25 tuile que requise par la claise 5 du compromis.Yuici du reste les chiffres exacts : “ 1 Assistance moyenne de plus de 5 et moins de 10 : 207 vcules." 2 Assistance moyenne do plus de 10 et moins de 15 : 252 écris.“ 3 Assistance moyenne de plus de 15 et moins de 20 : 179 écoles.“ 4 Assistance moyenne de plus de 20 et moins de 25 : 77 écoles.“ Conclusion : assistance moyenne de moins île 25 dans 715 écoles.Nous aurions donc fait a nos concitoyens une jolie concession laquelle consisterait a leur accorder 100 instituteurs protestants iour 315 districts sco,aires, c’est-à-dire, une proportion de un par chaque huit écoles.“7e Connaître suffi-aminent le latin pour l’écrite.(Dédicace du volume sur le conversion du mois d’avril 1885, do >a longue retraite chez les Pères Jésuites de ta concession qui dura trois jours, de | “ Mais l’évûquo catholique de Charles- "l ., .voyage ÙTltolepour dht'au'Paptfq^ ^ [f*ilCÜ (LeUre à Mar«!oUu> lui imposa, de *ou ex-! ce qu’on lui avait raconté /ur le, ^nnerie démasquée, lévrier ISO,, p.francs-maçons du Chat le-ton r.’étail que 1 du la haute fan ta Lie.la pénitence qu un pulsion du sein du la libru-pensée avec quelle il n’a cesse un seul instant d’être parfaitement d’accord, tout en «e déda-1 „ ([Ue L.t ,ui ordomm rant humblement soumis au Pape.“ Voya sa bénédiction à Miss Diana.Mais ! “Le vicaire apostolique de Gibraltar • informa le Vatican qu’il n’y avait nullement tous h8 rochers de Gibraltar des • ta- 9 2 Posséder quelques notions d'hé-.breu (Mémoires, p.198; ; 1U 2 Pouvoir donner des détail?prouvant qu’elle connaît de visu les villes et contrées qu elle dit avoir visitées (Etals-V ni», Angleterre, Italie, Malte, etc.Connaître à fond la doctrine, les les symboles, les aigues maçonui- ?t < Le Pape, dit M.Taxi!, renvoya révèle silence et il en* Quelqu'un dans la salle lui crie : vous n'avez pas Pair do vous apercevoir que vous etc* un gredin ”.Le misérable sourit, et continue tranquillement run cynique» aveux.44112 rites, oued ; i atelier» où >o fabriquaient de» objet» ma* ç m niques.“ Le V'aucan, ajoute M.Taxi), ne pu-“ blia pas sa lettre et envoya envoie sa bénédiction à miss Diana.Etre musicienne, capable même de composer (Mémoires p.Su; ; 44 13 2 Posséder la clé du passage du Palladium écrit en langue ciyptographi-quo (Palladium, no 1, p*.-1) ; i ^ “14° Avoir en mains les documents |(|iie tirent ! évêque do Charleston et le qu’elle a promis d'apporter et qu’on peut I vicaire apostolique de Gibraltar.Ce qu’af- classer ainsi : papiers de famille et cor-paraît la pensée absolument satanique ; grm0 Taxi , à ce sujet, est peut-être un pur redondance de son père ; papiers maçon qui l’anime depuis douze ans.Léon Xlll mensonge.Ce qui est certain, c’est que le ‘dques .personnels (reçus, diplômes,-cerli* »T“» 1- 1“ l™.c-Muço,.i,o.ïo 1>0 .envoyé » bénédiction qu'un» est la cité du mal, Paxil a entrepris de 80ulo fois à la prétendue Diana Vaughan, tion Xaumiorît’, Voûte d’A.bort Pike do par l’entremise du cardinal vicaire.1389) ; notes d’hôtel ; correspondance i e- Cela n’a absolument rien de troublant Ç^e de hauts maçons.12 2 I 11 prétend que ses soi-disant révélations sur la franc-maçonnerie était sa ré- ponse, à lui, à t Encyclique Jfumanum ; Naturellement, nous ne Genus.Car c’est au Pape surtout que Tax il a voulu s’attaquer, et c’est là qu’ap- savons pas ce détruire l’effet de cette parole pontificale, en inventant, sur le compte de la franc-maçon none, de» histoire.» effroyables que p0ul- ceux qui save rit en quoi consiste le» catholiques accepteraient et qu’il déclarerait ensuite entièrement fausses.Celait formidable, comme on le voit, et aucune aventurière n aurait pu résister pendant une journée à une pareille épreuve.Taxil, voyant l'impossibilité de faire face aux antimaçons qui entendaient bien soumettre Diana Vaughan à un examen sévère,a changé peut-être alors de tactique et a décidé de couper court, le 19 avril,de la manière que l’on sait.C’est parce que j’étais en état de con-Liôler l’anglais de Diana Vaughan et sa connaissance de certains endroits dos Etats-Unis que je tenais i\ mo trouver à Pai is,pour le 19 avril, a tin d’aider les antimaçons français à démasquer la supercherie tout de suite dans le cas où nous aurions eu affaire à une aventurière.Et j’y tenais d’autant plus que je croyais m’apercevoir, depuis quelque temps, que Diana Vaughan n’axait aucun dé»ir de me rencontrer à Paris.vraiment l’infaillibilité du Pape.Le Souverain Pontife peut être trompé.Voilà son plan.Pour le mettre à exé comme tout le monde, sur les personnes et complicité, au ; les faits historiques.11 peut et doit donner bénédiction à des êtres indi- fallu la cution il lui a moins tacite, du la fianc-inaçoimorio elle* ; souvent sa même, comme nous le démontrerons plus j gnos.tard.14 Remettez m^iutenant les rôles dans leur position véiitable et vous aurez la mesure de justice et de générosité dont M.Green way, fort de l’approbation de M.Laurier, se sert à 1\ gaid des Catholiques de Manitoba.Car le relevé des districts catholiques de la Province, bien qu’il ne donne rien d’aussi pauvre en nombre qu’une assistance moyenne de 5 et 10, ne présente pas cependant, excepte dans quelques cas Doles, l assistance moyenne requise de 25.Donc la concession qui semble n ms être faite par le compromis L.tuiier-Gvecuway ne signifie lieu absolument eu pratique.C’est du limage pur et simule.“ Mais, se aident sans doute les avocats du compromis, ces détails ne sont pas connus et ne sauraient arriver facilement à la connaissance du public : trompons les masses par ce mirage, si pii fi le qu’il puisse être en réalité.14 L’un ne men voudra pas, je l’espère, si par amour pour la justice d'une cause sainte et sacrée, je mets à nu Toi e tse Nous lisons dans le Manitoba, à la et mensongère supercherie des prétendus amis de la minorité catholique do Manitoba.Lis doivent, eux, conmitre C’est quand il su prononce ex cathedra, hommo qui se ddclaro sur le dogme et lu morale qu’il ne pvut se tromper.Mais xoilàun menteur systématique et sacrilège depuis douze ans.Sommes-nous obligé* de croire tout ce qu’il dit maintenant ?ment nous ne le tommes pas.que la haute maçonnerie, le palludismo, lo luciiérianisme sont des histoires inventées par lui,histoires qui ont mystifié, non Feulement les catholiques,mai Mais on voit bien le but do Tax il : il a voulu lidiculiser le Pape lui même par sa gigantesque mystification as arrivé à son but.Evident* Le misérable Il déclare L’infaillibilité il a p pontificale, cola va de soi, n’a pas reçu la iroind ro vallieiont plus étroitement que jamais autour du Chef do l’Eglise pour combattre la secte infernale.atteinte, et les catholiques so s les francs-nombi e de maçons eux-mêmes, car gra derniers ont cru et ont voulu ou faire partie.ut; au palladi&me, do ces Mai' il faut en finir.La séance s’est Lormitéo au milieu de la bonne foi Cette version n’est guère piobablc, et il est parfaitement permis de h apposer qu'il grand fond do véiitéduis tous récits antimaçonniques que Taxil prétend avoir inventés de toutes pièces d.* plus grande confusion.Taxil, protégé patios forgents do ville, est sorti do la i • les h nées vie» assistants et salle y a un J.P.Taudivei poursuivi pat léfugié dans un café voisin.Quant ;\ Diana Vaughan, personne ne bien entendu.Taxil a déchiré que ces puis douze ans.H peut 11 es bien austi y avoir complot l’a vue, Taxil comme principal LE COMPROMIS LAURIER-GREENWAY la prétendue ex-palladislo O't une dacty-quelconque qu’il payait 150 .' maçonnique, avec instrument delà T an c maçonnerie.Un a pu édifier le roman du palladium) pour francs p: réalité plus hideuse encore.Le satanisme existe certainement au s.in logtapho u* mots.Mais même cola ) eut être un mensonge, car Taxil n'a pas montré sa complice et couvi ir une date du 28 avril : N ms sommes heureux de don lier à du lecteurs la primeur d’une nouvel e les déclarai i ms de n’a i as donné ton ?dv< sse.Taxil n\ tirait-il pas en d’abor I Vinton de quelques logos : Taxil ne peuvent pas entamer ce luit bis- 'Suite d la 7e LA VERITE 4 départir.Il avait, comme tout écolier, ] manifestations, mille incidents de ses années scolaires à rappeler pour égayer la conver sation : il apportait à ses anecdotes ce rare talent de ne les rendre blessantes pour personne : là où d'autres, moins délicats, appuient et exagèrent, lui savait glisser et atténuer.Francis Le Bourhis et jusqu’aux plus les plus chrétiens, le bien cachées.— Je ressens une certaine jours mêlé de mal.Pour en avoir la répulsion à m’approcher de tel ou raison, il n’est pas nécessaire de cher- tel : n’est-ce pas par un sentiment de cher bien loin : fierté mal placée ?.Orgueil 1—Ensuite, un camarade qui aura fait fi de moi ne me verra jamais retourner le premier vers lui Et si la cause du ! bien exige que je lui parle.?Mon ne confirme que trop.| Ce n est pas seulement sur le ter-j orgueil se refusera à faire ce sacrifice passage au collège «*st une é I rain de l'obéissance que doivent est tou- Elevé de l'Ecole Saint-Charles, de Saint-Brieuc, et du Collège Stanislas.dans les cœurs les plus purs est le germe de tous les vices ; le péché d’origiue un mythe, hélas ! mais un dogme et un fait que l’expérience journalière Par suite, le n'est pas (1S75-1S96' de T cl-u?e.) i' - «* TJ-"" iu #' ?'*r 1# .ft* éprouvé : épreuve providentielle, car, en thèse (Suite) se I et je serai doubK meut coupable.— porter les efforts de Vécolier chrétien: ! Cet orgueil m’excitera à la révolte et générale, n'est-il pas bon que l’enfant !à côté de ce devoir d état, chaque|mQ fera bondir à la moindre obscr- traverse cette crise pendant qu'il est ; enfant trouve en lui matière à de.vatiou.Je ne m’imaginerai pas que sous la garde de ses parents et de ses nombreux combats dans la réforme j j'aie pu avoir des torts.Cependant maîtres, plutôt que d’être lancé, sans ! de son caractère.Mais combien igno-J moû esprit se pose; les fumées de connaissance du danger et même 1 existence de leurs dé* j l’emportement se dissipent et me ; bitude de la lutte, jhuts de caractère, ou refusent de les laissent voir la vérité ; j j reconnaître, ou, s'ils sont forcés de VII Francis Le Bonrhis fut par dessus tout une âme forte, vaillante, coura- geuse.w La première marque et le premier effet de cette force de volonté fut son ! application au travail acharné, poursuivi pendant dix ans, bien plus qu’a des aptitudes ; exceptionnelles, qu'il dut ses succès j extraordinaires.j  l'ouvrage dès le premier instant I de 1 étude, il s’attachait a son travail avec une attention, une énergie, une ! .• • i ~ transcrire en partie une des notes laisse a la libre disposition des eleves .' .i * ^ \ intimes, retrouvées étaient toujours empioves utilement., .et méthodiquement : le temps de la ™°ntr^ni iLn v0Ut Cl 1 ^ eul eî , ! d mteihcrence preparation a la communion était le ., i j , i dans ces combats i seul qu il emevat.et de grand cœur, ?tes che- apres sa mort, qui ^ue.je me collerai ; ti- de et mission que, éloignés de moi.Après cela, je no! seul, l'élève chrétien peut remplir au puis plus compter sur leur dévoue-1 milieu du collège Quelque active ment : et pourtant, j'ai besoin de leur; que soit la vigilance des parents rouement : il me faut ménager les des maîtres, ils ne peuvent toujours dans ma j saisir le danger qui se dérobe soudes apparences correctes, entendre la parole qui cesse à leur approche, rendre l'idée de Dieu jcombattre 1 esprit qui se propage sans attirer battentiou; et cependant, île mal se répand.Qui l'arrêtera ?I l’élève chrétien.lant jeune homme.Nous sommes a ses chères études Aussi, pendant les huit années !heareni de ‘^eprodnire, nonsenle-: et meut à titre de révélation de l’âme'dev , mais surtout à bous si je veux les enrôler titre d’instruction pour les âmes dé-1 croisade du bien.qu'il passait a l'Ecole Saint-Charles.-, .que nous étudions it remportait ~2 prix et 2s accessits : 1 à la Su de sa rhétorique, il était reçu bachelier avec mention très bien ; le jury, suspendant un moment ses travaux, lui adressait ses félicitations de si nobles traces.1 s ire us es de suiv re " Le bon Dieu m'a suggéré un re 1 w w mède : me ; familière.Cette idée me rappellera Elle est datée d’octobre 1S91 et intitulée : Un examen de conscience.r l'œuvre a laquelle j'ai dévoué ma vie, et suppléera a l'énergie qui me fait ! défaut : et déclarait que depuis l'application du nouveau système d'examens, aucun candidat n’avait obtenu “ Parmi les obstacles qui entravent en moi le complet établissement du 1 Cette mission, Francis l'avait comprise dès sa première jeunesse cette idée de Dieu m’épiai-rant comme un phare lumineux, je- ne m’égarerai pas dans les sentiers ; Le petit groupe d'amis dont nous tortueux.Je penserai souvent à Dieu, avons déjà parlé était le premier et pour y parvenir, malgré les réelles foyer du bien qu'il voulait faire ray; difficultés de cette pratique, je de- onuer autour de lui.Nous ne sau-manderai dans la prière, au common- rions dire trop haut quel trésor c'est, cernent de toutes mes journées, la ¦ pour un élève, qu'une véritable ami- une! règne de Notre - Seigneur Jésns- aussi forte somme de points ; enfin.Christ, je trouve une vivacité irréilé- ; année de préparation chie qui se fait l'écho des sentiments ' il était reçu à Saint-Cyr dans un rang honorable.après une seule spontanés de mou cœur, sans les analyser, sans les soumettre au crite Plus encore que la formation in- rium du christianisme.Cette vivacité teilectuelle, la formation morale de se traduit souvent par une impa-; 1 âme chrétienne suppose la force de tience funeste aux grands projets que volonté : nous allons voir le courage! le bon Dieu m'a confiés, en ce qu elle ^ ™ » Dion P" ^ ^ chrétienne : apres l’action directe de Francis dans ces luttes journaliè-'m'empêche d'user d'égards envers oraisons jaculatoires.do la piété, tl u existe peut-être pas rcs que tout jeune homme doit son- mes camarades et d'émousser leur " O Sacré Cœur de Jesus, en vous d aussi puissant moyen de faire des tenir en lui-même et contre lui même,1 mauvais vouloir.—Cette impatience, Ornant, je satisfais a toutes les nobles ^ chrétiens , et ce doit être un des pre-s'il veut satisfaire aux exigences et revêtant une nouvelle forme, m'est causes l^i sollicitent mon cœur et j tniers soins de 1 éducateur que répondre aux aspirations de sa cons- funeste à un autre point de vue.Le!mon dévouement : la religion et la procurer de semblables liaisons.Lion fasse du bien.P^rie.Qne de grandes choses ont été éloignés des illusions aussi opiniâtres que dangereuses des affections sensibles, les amis chrétiens, tout en jouissant des charmes d'une union que Dieu même resserre, n'ont d’autre but que de s’entr aider à devenir de bon Bien veut que je C’est dans la pratique de l’obéis- Je suis pénétré de cette idée ; mais accomplies par vous et par 1 amour dont vous avez enflammé les âmes cience.sance qu'un élève trouve la première mon grand tort est de vouloir et la plus fréquente occasion de se j plus vite que le bon Dieu lui-même vaincre lui-même.Francis apprit à! Je me suis imaginé que je devais obéir, non sans qu'il lui en coûtât arriver du premier coup à faire de ; agir saintes : “ Je renouvelle donc ma consécra- tion au Sacré Cœur de Jésus ; je me beaucoup d’efforts et de peines : bien ma compagnie une société idéale i dévoue cette année encore à son ser- meilleurs, en se soutenant dans leurs des fois, il lui fallut déployer toute ayant pour unique élément le bien.vice- et- Proche d’entrer dans la vie.efforts, en se corrigeant de leurs déson énergie pour réprimer les vigou- Telle n’était pas la volonté de Dieu, Ie ^ P™6 mc donner énergie et j’aurais dû le comprendre bien • science et vertu, pour le plus vite.Bien loin d'accepter la situa- honneur de sa cause sacrée, tion, je m’en suis fait sans nécessité 1^^sus * ¦> v et sans utilité un martyre continuel.Prierfî-Qu'est-il arrivé ?La morosité s'est faute, eu se communiquant leurs grand pensées et leurs désirs, en se lançant Cœur ! dans la carrière des grandes et nobles souvenez-vous de cette causes : les amis de Francis pour! raient dire si tels ne lurent pas les caractères de leur union.reuses saillies de sa fière nature.Ses maîtres suivaient avec intérêt les péripéties de ces luttes où l’élève, éclairé et fortifié par la pensée du devoir, finissait toujours par triompher,dût-il,après un premier moment, de vivacité, aller de lui-même prononcer cette parole si dure à l’amour propre : Oui, j'ai tort.—ou même réclamer une sanction que sa conscience lui déclarait mérite.A cette obéissance, aussi chrétienne dans son inspiration que généreuse dans son exécution, il joignait le respect : il le témoignait à tous ses maîtres en leur présence ; en leur absence, il n'eût jamais voulu s'en IX emparée de moi ; elle a abattu mon énergie, ma plongé dans un pessi- Ce n’était pas assez pour Francis misme désespérant et m'a ôté les de faire triompher le bien en lui ; il Mais, aux joies saines et fortes de meilleurs moyens de servir la bonne avait soif de le répandre autour de cette amitié ne se bornait pas l ain- lui, et nous devons insister sur ce, bition de Francis : il avait plus com-“ La vivacité a trouvé un zélé col- dernier trait, tant à cause de la gran plètement compris le devoir d’un laborateur dans un ennemi plus dan-’ deur qu'il ajoute à cette noble figure, ! écolier chrétien, gereux, l’orgueil, auquel j'ai ouvert qu’en raison des graves pensées qu'il ‘ ième, il se posait déjà en champion les portes de mon cœur.Cet orgueil peut suggérer à notre jeunesse.! du bien au milieu do sa classe : une est encore un grand obstacle à l’éta- On a dit beaucoup de bien et beau- lettre de cette époque nous donne à blissemenl du règne de Jésus-Christ, coup de mal de la vie de collège : le ce sujet de curieux et naïfs détails, en moi : j’essaierai d’en découvrir les fait est que, dans les milieux même Plus tard, surtout après sa rôcep- X cause Petit élève de six- 8 MAI law LA VERITE 5 tion dans la Congrégation, eon zèle, rien perdre do son ardour, ac- tretieri ; et quand on se séparait, k la ! l’homme ; l’orateur cessa de parler ; suite d’une promenade ou d'une ré- peu à peu, les retraitants création, tous étaient heureux : les rent I il continua sa fervente prière." L’année s’écoulait donc tranquille et heureuse : dans son nouveau mi- se retiré- sans (juiert plus do maturité.Pour gagner des âmes, il emploie tous les moyens : il prie d’abord ; et sa prière, inspirée 0t soutenue par la pensée de cos âmes qu'il poursuit, eu devient plus pressante.Il offre à ces mémos intentions des communions répétées.Il y joint la pénitence, et les domestiques de l’école surprennent plus d’une fois sa discrétion croyait cacher à onze heures sonnèrent : uns se félicitaient d avoir passé de si | Francis était encore à genoux, immolions moments, sans avoir rien à se bile, plongé dans la méditation, reprocher ; Francis bénissait Dieu de I lieu, Francis avait bien vite su gagner l’estime de ses maîtres et l’af-avoir pour lection de ses camarades ; le succès couronnait ses efforts, et, peu à peu, Le carnet de ses il se plaçait aux premiers rangs ; notes nous montre comment ce dou- l’approche de ce but qu'il avait rêvé ble but fut atteint ; toutes les cou- depuis si longtemps, et dont il était viciions, toutes les énergies de son de plus en plus "fanatique”, suivant àme furent accrues.Pour sa voie il l’expression de ses condisciples, sur-la connaissait depuis longtemps, et excitait une ardeur qui avait toula retraite ne fit que lui prouver la jours été grande.Cependant, le travail acharné auquel il se livrait Il avait toujours admiré deux car- commençait à user ses forces : lui, rières, celle du prêtre et celle du soldat ; et toujours il s’était cru appelé à cette dernière.Il choisit donc l’armée, et dans l’armée, l’infanterie de marine, corps d’élite, envoyé rarement à la parade, fréquemment à | l'ennemi.“ La situation la plus favorable au point de vue du salut, écrit il, est sans contredit l’état religieux ; mais c'est une dignité à laquelle Dieu n'a pas prédestiné tous les hommes : il a voulu qu'il y eût des saints dans tontes les conditions.Je ne me sens pas attiré vers l’état religieux ; et cependant je me sens attiré vers Dieu, et je ne veux pas perdre de vue la fin demon être.Je ne désire pas l'argent, ni les honneurs, ni les plaisirs; ce que je désire, c’est faire mon devoir; c'est servir mon pays, puisque ma conscience me dit qu’en servant mon pays je servirai les vues de Dieu sur moi.Ainsi je ferai l’œuvre de Dieu, et je ne me détournerai pas de ma fin.Cette retraite devait but d’affermir sa vie chrétienne et de ce premier succès et lui demandait de continuer son œuvre.Et de fait, un second entretien était bien accueilli : s’attachaient à l’apôtre avait accompli sa tâche.Mais s’il découvrait des allures eu- préciser sa voie.peu à peu, ses camarades lui et se relevaient ; ce que tous les yeux.Après s’être assuré l'aide du ciel, tachées de fourberie, d’hypocrisie, de il s’aide lui-même, et sa charité de- duplicité, ou si le vice osait l'aborder vient ingénieuse.Nous trouvons dans avec le notes de véritables plans de carn- des âmes à Dieu : sûreté de sa détermination.sourire de l'impudence, il s’indignait, son regard s’enilammait, et d'une épithète vigoureuse, il stipulasse de scs camarades, îl matisait le coupable ; il lui arriva sans remarquer qu’il excédait la mesure, continuait son rude labeur.XJn moment vint où la fatigue se porta sur la poitrine : Francis n’y fit pas attention ; l’énergie de son âme triomphait de la faiblesse de son corps, et personne ne remarquait l’effrayant travail du mal.ses pagne pour gagner dans la distingue les faibles, les indifférents, ' mémo d'aller plus loin et de fermer les hostiles ; il cherche à se faire des autrement la bouche au malheureux alliés parmi les meilleurs, et prévoit [ qui n’avait pas su respecter sa di-la part qu’il donnera à chacun dansjgmté de chrétien, l'œuvre commune ; il étudie le point Rien, d'ailleurs, u’eùt fait fléchir faible de ceux qu’il veut attaquer ' cette volonté d'acier, lorsqu’il s’agis- pour les gagner à Dieu : à 1 uu, il sait du devoir : il se souvenait alors parle de sa famille ; à l'autre, de se» du * études; à celui-ci, il rappellera le : têtu Quand il eut passé les examens écrits, il tomba, et put à peine revenir à Brest, où il passa quelques jours au lit.Malgré les instances de ses amis, dès qu'il eut repris quelques forces, il repartit pour Paris, passa les deux séries d'examens oraux et regagna sa Bretagne, qu’il ne devait plus quitter, sinon, un an après, pour saluer à Lourdes sa Mère du ciel.caractère de sa race ; “ Breton ", il n’était pas homme à se laisser vaincre par cette puissance, l’avenir; c’est un général qui veut bonne eu soi, mais dont trop souvent combattre et vaincre.Sou ardeur les meilleurs subissent lâchemeut et passé ; à celui-là, il fera envisager l’emportait même parfois plus loin eu gémissant d’aveugles et coupables qu'il ne l’eût voulu : il se reprochait entraînements, l’esprit de corps : eus vivacités qui compromettaient tant qu'il s’agissait de choses loua ' l’œuvre de Dieu, et il ne craignait blés ou indifférentes, il était le plus pas de demander pardon à ceux qu’il ardent ot le plus joyeux camarade ; avait involontairement blessés.La liste d'admission à Saint-Cyr parut : il était reçu lô7e sur 000, après une seule année de préparation : mais il ne pouvait songer à entrer à l'Ecole, dans le triste état auquel il était réduit.La poitrine était gravement atteinte ; une fièvre continue et uue toux fréquente épuisaient ses forces.Il demanda et obtint un sursis d'un an.1 mais s’il était question d’organiser Avec les bons, la tâche est plus | uue coterie aux dépens de la charité facile : encore faut il braver un cer- 011 de l'autorité, il eût dit volontiers : es | Et si ovines, non ego ; et s'il n’avait pu, par sou influence, arrêter la cabale, il s’effaçait, évitant de compromettre ceux dont il se séparait tain respect humain, si Von veut 1 rendre meilleurs.Francis ne connaissait pas ces vaines craintes : s’agissait-il de lancer quelque œuvre de piété on de charité, il marchait droit au but ; et parce qu'en lui, la bouche parlait (le l'abondance du sur cette volonté-trempée dans Valu cause était gagnée.Quel élan mour devoir.Lu ancien élève de ne donna t-il pas à la Congrégation Saint-Charles, dans une lettre écrite à l’occasion de la présente notice, “ Eu me dévouant d’ailleurs an service de mon pays, j’entends réserver spécialement et exclusivement à Dieu uue partie de mon temps, et m’intéresser, eu même temps qu’au service qui m’incombe, aux institutions pieuses et surtout charitables qui sont nées dans l’Eglise.“ Sacré Cœur de Jésus, eutretenez-moi sans cesse dans la pensée de ma fin et dans le désir de faire ici-bas l’œuvre de Dieu.” Francis sera donc soldat.L’arme la plus puissante contre un jeune homme,la raillerie, s’émoussait XIV cœur, Il comptait bien reprendre, pendant cette année de repos, les forces qu’il avait perdues dans uu travail excessif.Mais l’hiver fut mauvais : le pauvre enfant dut garder le lit.Déjà à demi brisée, cette âme ardente luttait encore : au milieu de ces longues et tristes journées d’hiver.elle restait douce pour sa mère, douce pour ses amis, douce pour elle-même; dans sa douloureuse solitude, elle s’élevait de plus eu plus vers Dieu, par la méditation silencieuse des grandes pensées qui avaient dirigé sa vie ; par l'énergie de sa volonté,elle triomphait de l'abattement et du découragement : impuissante dans le présent, elle escomptait déjà l’avenir, et s’y promettait de nouvelles luttes.Après un pénible hiver, avec les beaux jours, les forces reviennent ; Francis quitte le lit, puis la chambre; il entreprend quelques faciles promenades autour de Brest ; il se laisse attirera la réunion des anciens élèves de Saint-Charles, vers la fin de juillet ; enfin, il prend part, au milieu des vacances, au pèlerinage du Finistère à Lourdes.Mais les forces qu’il a retrouvées ne lui permettent pas encore de songer à l’entrée de sa chère Ecole ; et cependant le sursis d’un an touche à sa fin (le la Très Sainte-Vierge et à la Conférence detSaint-Vincent de Paul, lorsque la confiance de ses camarades l'eut mis à la tète do ces deux Asso- défiuit ainsi son ami : “ Caractère profondément droit et loyal, ardent dans la lutte du bien contre le mal, et qui ne redoutait pas la raillerie, lorsqu’il s’agissait de faire œuvre d'apôtre".Pouvait-on mieux résumer les traits de cette belle physionomie ?Comme, par l’exemple et dations ! par la parole, il sut attirer scs camarades à une fréquentation plus assidue de la sainte Table ! Que de bien XIII ne fit-il pas, soit en calmant des esprits aigris, prêts à s’endurcir et à s’enfoncer dans le mal, soit en relevant des âmes abattues, soit eu stimulant des volontés bonnes, mais faibles, soit eu inspirant enfin à ceux qui en étaient capables les nobles pensées et les saintes amours dont il était lui-même épris.Après de bienfaisantes vacances, il entre au collège.Stanislas pour se préparer à Saiut-Cyr.“ Vous me demandez des souvenirs XII La dernière année de Francis à Saint-Charles (1893) se termina par la retraite de fin d’études.Les retraites fermées venaient d'etre introduites à Saint Charles.On sait, tout le bien que ces exercices, de plus eu plus répandus, sont appelés à faire dans les maisons d’éducation non moins que dans la société.Saint Vincent de Paul, bon juge en cette matière, ne craignait pas d’écrire : “ De tous les moyens que Dieu pié-sento aux hommes pour la réforme de leur vie, il n’en est aucun qui ait produit des effets plus éclatants, plus multipliés et plus merveilleux A Saint-Charles, comme partout ailleurs, la retraite fit sentir son influence bienfaisante : uul plus que Francis n’était préparé à la recevoir.Sou âme, naturellement réfléchie, se pénétra plus profondément de ces grandes pensées de la foi qu’il avait toujours aimées.Un matin, ou s’était réuni vers neuf heures à la chapelle pour entendre exposer l'une des fins de de son passage au milieu de nous, nous écrit son directeur, qui l’avait autrefois suivi à Saint-Charles ; j’en à Paris, je l’ai retrouvé tel ai peu : que je Pavais toujours connu, et c’est uu grand éloge.’’ Eu effet, la nouvelle vie qu’il menait, avec ses fiévreuses préoccupations d’études, n’avait pas diminué l’ardeur de sa piété “ Pendant l’année qu’il a passée à Stanislas, éciit un de ses amis alors XI Il rencontrait aussi le mal.Parfois c’étaient des faibles,—le monde des enfants eu est plein, comme celui des hommes,—pauvres jeunes gens, aimant le bien qu’ils n’osaient accomplir et détestant le mal auquel ils so laissaient entraîner.Francis, encouragé par ses directeurs à ce genre d’apostolat, les recherchait volontiers, et les abordait aimablement ; avec eux, sa conversation, toujours agréable, devenait encore plus enjouée ; si une parole trop libre échappait à leur bouche, il ne grondait pas, mais il faisait sentir qu'on s’était oublié, et on n’eût pas osé continuer en sa présence ; d’ailleurs, il avait bien vite détourné le cours de l'en* au séminaire d’Issy, je sortais tous les mercredis pour consulter un spécialiste, et je ue manquais jamais de venir voir le bou Francis.A ma grande joie on me permettait de le faire sortir, et chaque fois, il m’emmenait à Notre Dame des Victoires.Un jour, après deux ou trois minutes de prières devant la bonne Madone, comme j’étais pressé, je lui fis signe de partir; mais lui me dit : “Attends encore un peu, je n’ai pas fini ” ; et replongeant sa tête dans ses mains, • • • (A suivre) LA VERITE 6 suï les chemins, cherchant justice, près- jen dehors du conseil, comme Va été rôts.Qui eut crû, il y a trente «us que aussi souvent que dans son champ j pendant 25 ans au moins, Mgr Marquis, ces quartiers si éprouvés par le feU ^ Le conseil municipal étant donc bien par la misère, se construiraient, dans " I organisé et surtout bien conseillé, la si peu de temps, des églises, des cha municipalité se nomme d'excellents ofli- peiloe, des couvents, des fabriques des ?ciers, surtout celui des voieries et celui magasins, etc., etc des travaux ruraux.Ces deux officiers les plus grands de Québec! ont pour mission, le devoir do tracer les Oui, j'ai confiance que, sous les chefs chemins de front et de route, ou celui qu’ils se sont donnés, ils sauront faire la d’indiquer les cours d'eaux publics à colonisation avec le courage, le dévoue faire; les travuix entre voisins, etc.ment, et l'intelligence qu'ils ont Cette organisation étant bien faite, le dans leurs affaires religieuses et conseil ordonne que les travaux india- rie lies ! pensables soient faits dans un temps Mais bonso-r, et à dinnncheprochiiu fixé.Les colons sur les lieux ont tout au soir ! L’AGRICULTURE à défricher ! — PAU LA — COLONISATION les plus beau Voilà une affaire faite, n’est-ce pas ?Donc, vu avant le missionnaire ! pour toutes les affaires de !a nouvelle colonie.Et il ne manquera pas d’affaires, de difficultés à régler, croyez-m’en.Eh bien, pour moi, la première organisation à faire, avant même de construire la chapelle, c’est la création d’un Cercle agricole actif, composé de toutes les intelligences dans la nouvelle colonie.Oui, de toutes les intelligences! Car Y union véritable des intelligences c'est, essentiellement, la force ! Vous m’avez bien compris cette fois : L'Union des intelligences, c'est la force ! Or, le bon Dieu n’a pas donné l’intelligence à tout le monde, il s’en manque bien.Laissons jdonc de côté, sans faire semblant de rien, dans toute affaire publique, les sans-intelligence.Ceux-ci sont plus nombreux qu’on pense.Et ce qui pis est, ce , , .» ., sont justement ceux-là qui se croient nez-vous ete militaires par hasard / J ._ / T.v ., nés et mis au monde uniquement pour J ec conna,i “° 1“ &e, =t nous Lut rigenter, pour tout mener.avons tous assez de cœur, je l'es ère.Une ,h
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