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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2006-04, Collections de BAnQ.

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[" AVRIL 2006 GUIDE CAHIER DETACHABLE gatssm.mmm \tDEBAT La gestion de l\u2019offre est équitable.>\tMACHINERIE Ttacteurs à l\u2019huile de patates frites '\u2022\u2022\"Vfr iü' î agn 10 ¦jVM !\t« fSs\ti\t\t\t_ J COMBINEZ CALLISTO\u2019 IM EXTRA\"\tCM IM\" POUR UN MAXIMUM DE RENDEMENT N Ils bénéficient d'une flexibilité d'application de la prélevée au stade 2 feuilles du maïs.Ils éliminent les graminées et les feuilles larges en un seul passage avant qu\u2019elles ne nuisent.Ils offrent une sécurité exceptionnelle afin d\u2019obtenir des rendements accrus DEMANDEZ-LES À VOTRE DÉTAILLANT.1-87-SYNGENTA (1877 964-36821 Primextra II MAGNUM CalMo 4\" If 4f 4^ NOUVEAU MICROSITE : WWW.JOIGNEZCALLISTO.COM * Réduction de 9$ l\u2019acre (22$ l\u2019hectare).Basé sur la dose d'emploi en prélevée ou postlevée hâtive de 0,12 L de Callisto et 1.4L de Primextra II Magnum par acre.Équivalent à un rabais de 22$ l'hectare basé sur la dose d\u2019emploi de 0.30L de Callisto et 3.5L de Primextra II Magnum par hectare.Aucun achat minimal n'est requis.CALLISTO.PRIMEXTRA et MAGNUM sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta. lilillil ?* www.lebulletin.com volume 89 n° 4 ¦Vvv.fl, ¦ -£\u2022 W9*k- \u2018jam*?; ?10 16 22 26 29 31 35 40 43 50 54 EN COUVERTURE DÉMARREUR LIQUIDE OU GRANULAIRE ?Avec les diverses options de démarreurs, chaque ferme trouve chaussure à son pied.DOSSIER CONTRÔLE DES RAVAGEURS IMPRÉVISIBLE PUCERON LES MALADIES DE L'ÉMERGENCE LA BÊTE NOIRE DU SOYA ÉLEVAGE SÉLÉNIUM : TYPE OU QUANTITÉ La source de cet élément serait aussi importante que la quantité.UNE STRATÉGIE QUI FAIT DES PETITS Les problèmes de reproduction minent les performances de votre troupeau ?Voilà des solutions pour y remédier.CONFORTABLES, VOS VACHES Une charte permet d\u2019évaluer le bien-être de vos vaches, et de corriger les problèmes.ET MAINTENANT, QU'EST-CE QU'ON FAIT ?Le conseiller en gestion Raymond Racicot tire des leçons de la crise de la vache folle.LA BIOSÉCURITÉ PRATIQUE Des éleveurs de porcs placent la biosécurité à Y avant-plan, sans que ce soit trop contraignant.L'AGNEAU COMME UNE BOULE DE CRISTAL On peut désormais évaluer la qualité de la carcasse d\u2019un animal vivant.POURQUOI PAS DES PIGEONNEAUX ?Mets de choix pour gastronomes, le pigeonneau de chair est un élevage complexe, mais captivant.76 79 FRUITS ET LÉGUMES OIGNON, D'OÙ VIENS-TU ?Ce légume a désormais son propre système de suivi, du semis jusqu\u2019à l\u2019acheteur.VIE RURALE LE MONDE AGRICOLE EN 360 JOURS Bien installés dans nos habitudes, nous en oublions que notre planète agricole présente à la fois les deux extrêmes.DÉBAT CONTROVERSÉE GESTION DE L'OFFRE Le débat est ouvert depuis la mise en place des quotas de production et des mécanismes de mise en marché collective.MACHINERIE DE L'HUILE À PATATES DANS LE MOTEUR Les tracteurs d\u2019un producteur du Témiscamingue carburent à l\u2019huile à patates frites récupérée des restaurants du coin.CULTURES TOUR D'HORIZON DES DÉMARREURS Voici un aperçu des options disponibles sur le marché pour que votre maïs démarre la saison du bon pied.^CHRONIQUES 94 8 83 86 75 4 87 74 AGENDA BILLET\u2014YVON THÉRIEN C'EST NOUVEAU COUP D'ŒIL \u2014 SIMON M CUISINE DE BOUCHE À OREILLE MÉTÉO MAI GUERTIN MIEUX VIVRE PIERRETTE DESROSIERS PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : YVON THÉRIEN Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d\u2019enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs RO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canada O ROGERS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 3 \u20221*M tt *#;«\u2022) rt*!*** Textes : Nancy Malenfant, Marie-Josée Parent et Yvon Thérien N\\c\\WOSH y 152 B;:'' P: : I:: :>ÿÿ> H1 ::1H HÜ iv ./flp S MF1 i.- DES ÉTIQUETTES QUI EN DISENT LONG Plusieurs fruits et légumes que nous achetons au magasin portent des étiquettes.Ces autocollants identifient le produit.Les quatre ou cinq chiffres sont un code international qui est le même partout dans le monde.Les fruits cultivés de façon traditionnelle ont un code de quatre chiffres.Par exemple, une pomme Macintosh a le code 4152.Les fruits biologiques et transgéniques ont un code à cinq chiffres.Un « 9 » au début du code identifie les produits biologiques.Donc, une pomme Macintosh biologique est identifiée par 94152.Le « 8 » distingue les fruits modifiés génétiquement.Une pomme transgénique aurait le code 84152.Il est parfois difficile d\u2019enlever ces petits collants.Le truc est d\u2019utiliser un peu d\u2019eau chaude pour les décoller.Et si jamais par mégarde vous en mangez un, ne vous en faites pas, le papier et la colle sont de grade alimentaire.Source : The Medical Post DU LISIER DE PORC TRANSFORMÉ EN PÉTROLE Le pétrole est trop cher ?Pas de problème.Un biologiste de l\u2019université Urbana-Champaign de l\u2019Illinois a développé un procédé qui transforme le lisier en pétrole.Le microréacteur casse les longues chaînes carbonées par l\u2019action de la pression et de la chaleur pour les transformer en carburant liquide.Ce procédé simple dure une quinzaine de minutes.Pour l\u2019instant, il permet de transformer deux litres de lisier à la fois en un quart de litre de carburant.Reste qu\u2019il est prometteur.Un élevage de 10 000 porcs pourrait générer 800 000 litres de pétrole par an ! L\u2019invention, qui utilise 70 % de la matière sèche du lisier, pourrait résoudre les problèmes de surplus * et d\u2019odeurs générés pas les élevages.D\u2019après le chercheur, un producteur pour-5 rait accroître son revenu de 10 % par tête R avec son invention.O £ Source : L\u2019actualité agricole ¦ ëèS.; .: \u2022 .1-0 O-3 i 1 ' l mm\"\"\"- 8 Sfa :A I GRIPPE AVIAIRE FÉLINE La découverte récente d\u2019un chat mort porteur du virus H5N1 de la grippe aviaire fait craindre le pire : une plus grande facilité de transmission de la maladie aux humains.Le chat mort a été découvert le 28 février dernier, dans le nord-est de l\u2019Allemagne.Plusieurs oiseaux morts porteurs du virus ont été retrouvés dans cette région.« On sait déjà en Asie que des chats peuvent être contaminés s\u2019ils mangent des oiseaux infectés », a mentionné un responsable de l\u2019institut Friedrich-Loeffler, basé à Riems, en Allemagne.Dans une étude hollandaise publiée en 2004 dans la revue Science, le chercheur Thijs Kuiken et son équipe, du Centre médical Erasme de Rotterdam, en ont fait la démonstration.Ils ont constaté que non seulement les chats peuvent être contaminés par le virus s\u2019ils consomment un oiseau malade, mais qu\u2019ils peuvent aussi le transmettre à d\u2019autres chats.« Ils sont susceptibles de jouer un rôle important dans la propagation du virus », avaient conclu les auteurs.Sources :Yahoo.fr et LeMonde.fr 4 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO: SUSAN ELLIS CONTRE LA CECIDOMYIE DU CHOU-FLEUR Depuis que ce petit insecte a été identifié pour la première fois au Québec en 2003, maintes mesures ont été mises en place pour tenter de le contenir.La lutte insecticide est un de ces moyens.Le Centre de valorisation des plantes et le bureau du MAPAQ de l\u2019Assomption ont étudié des seuils d\u2019intervention.On a utilisé des pièges à phéromones pour réduire les applications d\u2019insecticides souvent effectuées de façon systématique.En commençant à traiter dès l\u2019apparition d\u2019une première cécidomyie au champ plutôt que de traiter chaque semaine dès le début de la période à risque, on a réduit le nombre d\u2019applications de 37 à 50 % en maintenant un rendement semblable.L\u2019atteinte d\u2019un seuil plus élevé avant le traitement a permis à l\u2019insecte de causer des dommages importants.Le dépistage par des pièges à phéromones et l\u2019utilisation de seuils d\u2019intervention pourraient donc s\u2019avérer des outils précieux pour lutter plus efficacement contre ce ravageur des crucifères.co 3 lü CO «MM mmmhh DE L'ORGE POUR COUVRIR SON SILO Des éleveurs français utilisent une couverture de silo écolo.Fini les toiles et les pneus, ils ensemencent un couvert végétal sur leur silo de maïs.« Une fois l\u2019ensilage récolté et bien tassé, nous semons 2 à 3 kg d\u2019orge par mètre carré », dit l\u2019éleveur Emmanuel Donnet.Le couvert se développe au bout de trois à quatre semaines selon les conditions climatiques.Les racines se déploient sur une vingtaine de centimètres de profondeur.Cette couche n\u2019est pas utilisée pour nourrir les animaux.On n\u2019observe aucune différence sur le niveau de production et la qualité du lait du troupeau alimenté avec l\u2019ensilage.La technique réussit mieux que la toile à empêcher la fermentation de l\u2019ensilage lors des chaleurs d\u2019été.Source : Réussir Lait Élevage I S®?A .|l|l I ¦l v: ¦ .m A US -s-: ¦ um WMM&\\ - i-ï-S ¦t -s\u2019Sv.'iô ¦ iV .* N* \u2022V.-:\t5-, -v-îLj DU SUCRE CONTRE LA MAMMITE Des chercheurs du Agricultural Research Service au Maryland ont trouvé une arme originale contre la mammite.En injectant un sucre dans le pis de vaches taries, ils ont provoqué une réponse immunitaire.Lors de leurs essais, les chercheurs ont démontré que ce sucre, qu\u2019ils ont baptisé Poly-x, réduisait les infections à un coût inférieur à celui des antibiotiques.Au tarissement, ils ont injecté 40 vaches avec Poly-x et 40 autres avec des antibiotiques.Parmi les vaches du premier groupe, cinq ont eu des infections comparativement à 16 pour celles du groupe ayant reçu des antibiotiques.Le sucre agit de façon préventive en stimulant la production de globules blancs dans le sang.Ceux-ci vont par la suite s\u2019attaquer aux pathogènes responsables de la mammite.Source : Agricultural Research Service LU 5 LU 5 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 5 PHOTO : ABLESTOCK 04:W*Wî|3f;f0;^IM JE NE SUIS PAS MA MÈRE Deux chercheuses américaines ont évalué le parcours de 10 jeunes filles ayant succédé à leurs parents à la tête de l\u2019entreprise familiale (dans différents secteurs économiques).Un des avantages de prendre la succession, selon les jeunes filles, est que la bonne réputation des parents leur ouvre bien des portes.Elles ont aussi souligné la flexibilité de l\u2019horaire de travail.Les jeunes filles interviewées ont cependant déploré le manque de temps pour leur vie personnelle.La majorité, 8 sur 10, avoue avoir de la difficulté à concilier travail et famille.Elles souffrent aussi de la comparaison avec leurs parents.Elles détestent en particulier qu\u2019on compare leur type de gestion à celui de leur mère, quand celle-ci était impliquée dans l\u2019entreprise.Trois d\u2019entre elles ont de la difficulté avec au moins un frère dans la gérance de l'entreprise.Au Québec, 13 % de la relève agricole est féminine.En 2000, 5 % de la relève agricole féminine n\u2019avait pas de diplôme, contre 15 % chez les garçons.Source : Info-Transfert VARIABLE OU NON, LA VIANDE DE PORC ?Question de démêler le vrai du faux, l\u2019Institut technique du porc, en France, a voulu mieux comprendre ce qui fait varier les valeurs nutritionnelles de la viande de porc.Pour cela, les chercheurs ont recensé la littérature.Ainsi, la composition des gras varie facilement avec la stratégie alimentaire.La teneur en protéine est assez stable, mais fluctue selon la génétique et la localisation du muscle.Le taux de vitamine E est intimement lié au taux présent dans l\u2019alimentation.Enfin, la teneur en sels minéraux est très stable.L\u2019étude complète est disponible sur Internet.Source : www.ofival.fr K * MARCHE DES GRAINS Il fut difficile cet hiver de ne pas parler de la taxe d\u2019importation sur le maïs.Peu importe la décision rendue le 15 mars, cette taxe est positive pour les uns et négative pour les autres.D\u2019abord, le sud-ouest du Québec a perdu 100 000 tonnes d\u2019exportations vers le nord-est des États-Unis.Bien peu de maïs a traversé la frontière après l\u2019application de la taxe.De plus, avec un maïs plus cher que sa valeur au marché, plusieurs consommateurs se sont tournés vers le blé de l\u2019Ouest canadien ou d\u2019autres produits.On estime cette perte à 75 000 tonnes.Cependant, le Québec a volé à l\u2019Ontario plusieurs par DOMINIC GRÉGOIRE, journaliste dgnap@sy|npatico.ca clients des Maritimes.Cette part de marché est évaluée à 40 000 tonnes.Donc, au mieux, nous ajoutons 110 000 tonnes à notre surplus.Espérons qu\u2019avec un tel surplus, les pouvoirs locaux décideront de construire une deuxième usine d\u2019éthanol.Sur cette lancée d\u2019espérance, allons-nous devenir un exportateur plus important que par le passé vers l'Ontario ?En effet, cette province ne suffit pas à combler sa demande intérieure.Enfin, il est bon de rappeler que les marchés sont assez élevés ce printemps.Le prix moyen du contrat de maïs au cours des cinq dernières années est 2,27 $.Alors, si vous pouvez vendre plus haut que la moyenne, vous faites un bon coup! 6 I AVRIL 2006 I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : ABLESTOCK im FrrpfP' rnmm rViV?AV; 'CUflqJ iV.-î.Uï^T.ï fcîf?;!ç- .*¦ .53?p^rTpA 1 V,\u2018l£J« : [ÿaS^Sti /.Ws&S i®.v;; ¦?%&$\u20ac¦*¦¦ th&\\ LV^Vlÿ: U 7.;c, Sstows '\"4 ¦ iSiyt&yir ¦ÎÂS W /«\u2022 W~M.\u2018A\"\" VU \u2022¦ ?\u2022\" rÿf-i:- ugcfl&rg '*WM '.V.V.VÏÏ iv>-/u -\u2022' ¦; U\t\"^V\".(HEpwR \u2022 \u2022 .: j ;ëlr #pfg wM&A Jft if-i* ?/i*T***': VçaU ma 4^: ra7 / ; wtsls «Si \"yrW'ij.'*1** Ù?ni i'i JMÇ.aSf !Vj£jf'ws?« t°\"i;xaÿç ¦V:tl rTr ' 5 \u2018 '«Mlfci l'ÎPÿ, ;Æj5çy ^vlV\" .'ÿv.o.'i; MSgSi nü2*S «r.» T 7 WAvSffi >*./» J \u2022\t4 llWÉ ÆJfP \u2022G?' -« -C 3, ;\t\u2022»., : 'ï \u2022 \u2022;è V ,:\u2018 : ' V.lïi' \u2022«£$& .4%H i3j.ll j \u2022->\u2022?¦\u20221 .*¦ ¦\u2019f\u2019o'-'1'1 ÉM1 ü« SSF^Hë a'MSfe v;>\"l \u2022Wf- .?U i *7 «r pu-ri< v iw/ïfti sp^S /.?n mmmm iqÇr^ai \u2022V,1 f r >\u2022' iMÇ i [\u2022=*' ÿs?.2@ ¦à J ;«; P'®: S \u2019i - 'S®*# ftïs»?s \u2022: » \u2018üw.4 ¦e\" î C- ' 'ÉJ- f- :-*\u2022 -.-.'v :\\-f' \u2019\u201cJ \u2022V.vhTi to# \u2022it; ,'t; ïî'-4 r.Æ iSv-VJ 1 »^r iJVç*.üii-Jlns; .\t.V \u2022«a».Wn*f iMfcS: \u2022< -*fïi .!\u2022 I->\u2022\u2022 \u2014?\u2022 V à^Sc».fc \u2022\u2022«V'V ^ m \u2019- ¦ïSÿ4 v^I> \\ 4»f r * : 7.vi 2r Sfcric.ON PEUT fr-7*'»; riini#ii VOUS AIDER «li ®5 5^ fl œ \u2022:¦ M- Services agricoles et agroalimentaires À la Banque Nationale \u2014 la première banque des entreprises au Québec \u2014, vous pouvez compter sur des experts qui comprennent autant vos besoins que les enjeux auxquels vous faites face.Des experts qui peuvent vous guider dans l\u2019établissement de vos objectifs de croissance comme dans la réalisation de vos projets.Pour que vous récoltiez ce que vous avez semé.www.bnc.ca BANQUE NATIONALE PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC *4 par YVON THÉRIEN, agronome SOIGNEZ-VOUS VOS FOURNISSEURS ?Choisir judicieusement ses fournisseurs et ses conseillers rapporte plus que des bas prix.AVRIL 2006 | VOL.89 | N 4 leBulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.corn Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 www.lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.corn RÉDACTION Quel type d'acheteur êtes-vous ?Êtes-vous le genre Wal-Mart qui cherche à obtenir le meilleur prix possible ?Ou êtes-vous comme ce producteur laitier du Centre-du-Québec qui expliquait lors d\u2019une conférence que sa stratégie d\u2019achat est avant tout d\u2019établir une relation de confiance à long terme avec ses fournisseurs ?L\u2019achat d\u2019intrants et de services est une dépense importante dans une ferme.Des achats judicieux peuvent faire la différence entre une ferme qui réussit et une autre qui tire de la patte.La plupart d\u2019entre nous ont été élevés avec l\u2019idée que le meilleur fournisseur est celui qui vend le moins cher.Rien n\u2019égale un bas prix, n\u2019est-ce pas ?Or, ce producteur laitier, qui possède une ferme prospère, nous dit que nous faisons fausse route.L\u2019important, selon lui, est de choisir un fournisseur en fonction de la qualité des gens qui travaillent pour lui et de la réputation de son entreprise, quitte à payer plus cher à l\u2019occasion.La théorie de ce producteur se résume ainsi : un bon fournisseur ou conseiller veut que ses clients soient prospères s\u2019il veut lui-même réussir.Un conseil judicieux d\u2019un bon représentant peut nous faire épargner plus qu\u2019un bas prix.On reconnaît une bonne entreprise ou un bon consultant aux soins qu\u2019il porte à son image, aux compétences de son personnel et à l\u2019importance qu\u2019il accorde à la formation.Il faut rechercher des conseillers avides de nouveautés, qui n\u2019hésitent pas à nous communiquer leurs dernières découvertes.En établissant un rapport privilégié et un lien de confiance avec un fournisseur, il est possible d\u2019obtenir des traitements de faveur.Par exemple, à la suite de l\u2019achat d\u2019un tracteur, le concessionnaire envoie son spécialiste chez vous pour qu\u2019il vous explique le fonctionnement de la nouvelle machine.Rédacteur en chef Won Thérien, agronome yvon.therien@lebulletin.rogers.com Journalistes Nancy Malenfant, agronome nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@lebulletin.rogers.com Rédactrice-réviseure Sylvie Bouchard, agronome Directrice artistique Sylvie Lévesque sylvie.Ievesque@lebulletin.rogers.corn Collaborateurs Pierrette Desrosiers, Dominic Grégoire, Lionel Levac, Alain Fournier, Yves Choinière PUBLICITÉ Directeur Martin Beaudin de comptes martin.beaudin@lebulletin.rogers.com (514)843-2117 Représentante Québec Anne-Marie Guertin annemarie.guertin@lebulletin.rogers.corn (514) 758-5648 Représentante Ontario Lillie Ann Moms lamorris@allstream.net Tél.: (905) 838-2826 Production Julie Auger, Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Charles.campbell@lebulletin.rogers.corn Services aux lecteurs Tél.: 1 800 665-5372 ou (514) 333-9145 (de 9 h à 17 h, heure de l\u2019Est) Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Québécor World.ÉDITIONS L'actualité, Châtelaine, ROGERS MEDIA Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président Marc Blondeau Ou encore, une entreprise de travaux à forfait n\u2019hésite pas à vous placer le premier sur la liste de ses clients, dès que le beau temps sera de retour.Ou bien votre détaillant d\u2019intrants vous propose d\u2019acheter ses stocks en entrepôts avant l\u2019arrivée des nouveaux produits qui seront plus chers.La façon de faire de ce producteur laitier vaut la peine qu\u2019on s\u2019y attarde.Choisir judicieusement ses fournisseurs et ses conseillers rapporte plus que des bas prix.Vice-présidente, Suzanne Lamouche, c.a.administration Gestionnaire Marie-Claude Caron, c.a des opérations ROGERS MEDIA Président et chef Anthony P.Viner de la direction Président, Brian Segal Les Éditions Rogers Itée Premier vice-président, Marc Blondeau édition grand public Premiers vice-présidents Harvey Botting, Mitch Dent, Michael J.Fox, John Milne Vice-présidente, Immee Chee Wah planification opérationnelle O ROGERS' 8 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS if :3 \u2018Ww** \"MMm Ml ra'.KgBH » ,wV# DuPont Battalion herbicide à mélanger MC en reservoir *y / i uv'XU >P \u2022%* -t ,*?asm « > * * ¦ >v' >**.71\t*i*î * .1- .^ tî h Soyez maître de la situation dès le début \u2022 Appliquez Battalion* en prélevée, avant que les graminées nuisibles et les mauvaises herbes à feuilles larges aient une chance de s\u2019établir \u2022 Assure le meilleur contrôle des mauvaises herbes sorties de terre dans sa catégorie -élimine même le chiendent \u2022 Exige une moins grande quantité de pluie pour l\u2019activation dans le sol et donne des résultats plus constants que les autres herbicides de prélevée \u2022 La plus large fenêtre d\u2019application de tous les produits à application unique - de l\u2019ensemencement au stade 3 feuilles - ce qui représente près de 27 jours1 Des questions ?Adressez-vous à votre détaillant, composez le 1 800 667-3925 ou encore, visitez www.dupont.ca/ag tD'après la moyenne des données Growth Stage recueillies sur une période de 30 ans.Comme avec tous les produits de protection des cultures, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette.© 2006 DuPont.Tous droits réservés.Le logotype ovale DuPont®, DuPont™, Les miracles de la science™ et Battalion™ sont des marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company.La compagnie E.I.du Pont Canada est un usager licencié.Membre de CropLife Canada.Les miracles de la sciencemc fl vV»Y r-.85).> :t Hit mm.u«r«:i v-^\u2019 §*¦ JW» \u2022l'i'J *;**\u2022);*>¦ par NANCY MALENFANT, agronome Ce qui convient à un ne réussit pas forcément à l'autre.Avec les diverses options de démarreurs liquides et granulaires, chaque ferme trouve chaussure à son pied.H - ' \u2022 'mnH : HI ^\tu \u2022 > I *\t>> \\ » -! » .ttoo W«fn r*-\u201c .\t\u2014 « Je reviens tout en granulaire cette année », lance d\u2019entrée de jeu Stéphane Savoie.Après avoir utilisé en combinaison les démarreurs à maïs liquides et granulaires pendant plusieurs années, ce producteur de Sainte-Hélène en Montérégie a décidé de mettre le liquide de côté.Pourquoi ?« On récolte seulement une fois par année, autant mettre toutes les chances de son côté pour avoir les meilleurs rendements », répond M.Savoie.Selon lui, si le maïs lève plus rapidement, il accumulera davantage d\u2019unités thermiques et procurera un rendement supérieur.Au semis, le propriétaire de la Ferme F.S.Savoie inc.appliquera de l\u2019Hyper P, une source de phosphore granulaire protégée (voir l\u2019article Tour d\u2019horizon des démarreurs, r.nmËÊ page mm- CAsem \u2022s-\t-s?: i&m !**£**\u2022 % K ^ëIÉ^MèêèêêSê / -\t¦ \u2022 .\tHJll \" i\u2018 $>£{:&%fr :$NtÇT'X y-Wh, ' _ ¦¦ « ¦.g v \"\t*L.\u2022 .-a 10 I AVRIL 2006 I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS :¦ ' lljP®\t£¦.& M.¦ :\t^ ;'i\u2018 y'* :V\t\u2018 .jëejl*-\t*\t\u2022\u2022¦* «a *- a.Ssir* - \u2022 * »$SK, >4fgSh %'3WËè& : JSa%- ¦ ¦:.Æ , .**\u2019\u2022 * W flm.,p % :,x ' H à-* 'iiii'tïuïihÈ .\u2019mû; 'wifkiÊtèk \u2022\" &.\t'V'.i.aS® \u2022\u2022' 4©l^ \u2022.\u2022;\t« f - ^\t¦¦' ¦ > \u2022:.'F^:r ,\t\" ,v.4i -: -\t: J* .¦ ¦ > - >\twükW \u2018\"i .\u2019 Selon Stéphane Savoie, le combiné liquide-granulaire s'apparente à un fractionnement du phosphore.Le démarreur liquide disposé sur la semence est disponible immédiatement.Lorsque les racines s'allongent, elles vont chercher le phosphore de l'engrais granulaire qui a commencé à se dissoudre.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS J AVRIL 2006 | 1 1 rnmtmm ap! Wgtifit\u2019&'fti ¦' \u2022'£ >R raWi Htt til ît Producteur de porcs et de grandes cultures, Stéphane Savoie cultive 500 hectares, dont 375 en maïs.Pour avoir essayé autant le démarreur granulaire que le liquide, il connaît bien les forces et les faiblesses de chacun.Le producteur l\u2019utilisait déjà depuis plusieurs années en combinaison avec le liquide.Il a même eu l\u2019occasion de comparer leurs performances lors d\u2019un essai côte à côte en 2004.Cette année-là, dans la parcelle fertilisée avec l\u2019Hyper P, le maïs a connu un départ printanier plus rapide qu\u2019avec le liquide.Liquide ou granulaire ou les deux ?Lorsqu\u2019il s\u2019est converti du granulaire au combiné liquide-granulaire voilà quelques années, Stéphane Savoie songeait surtout au temps qu\u2019il éco- nomiserait.Le démarreur liquide permet une plus grande autonomie au semis, diminuant ainsi le nombre d\u2019arrêts nécessaires pour se ravitailler.Cet avantage est intéressant pour ceux qui cultivent une grande surface et pour qui, au printemps, chaque minute compte.Le producteur a néanmoins constaté qu\u2019il ne gagnait pas autant de temps qu\u2019il aurait pensé.« C\u2019est parce que j\u2019utilisais encore les deux (démarreurs granulaires et liquides), explique-t-il.Ça prenait aussi plus de main-d\u2019œuvre, car une autre personne devait amener l\u2019engrais liquide du réservoir au champ.» Il reste que le liquide se manipule plus aisément et que les volumes d\u2019engrais à gérer sont bien moindres.À un point tel que Stéphane Savoie avoue qu\u2019il aurait opté seulement pour le démarreur liquide si ses sols avaient été plus uniformes en matière de texture et de richesse.« J\u2019ai des sols pauvres en phosphore et d\u2019autres très riches, dit-il.Le liquide seul n\u2019a pas assez de flexibilité.Le nombre de formules est limité.» Dans tous les champs, il appliquait 15 unités de phosphore au semis sous forme liquide (8-25-3).Il complétait son démarreur avec du phosphore ?AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES DÉMARREURS LIQUIDES ET GRANULAIRES \tLIQUIDE\tGRANULAIRE AVANTAGES\t?\tPlacement directement sur la semence ?\tSolubilité et disponibilité immédiate du phosphore ?\tPratique et facile à manipuler ?\tPrécision du taux d'application\t?\tCoût plus bas ?\tMatériel d'épandage déjà en place sur plusieurs semoirs ?\tFlexibilité dans les formulations ?\tApport de plus grandes quantités de phosphore en sol pauvre INCONVÉNIENTS\t/ Coût élevé ?\tInvestissement souvent nécessaire pour modifier le semoir ?\tChoix limité de formulations\t/ Manutention / Moins de précision à faible taux d'application 12 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Ti SL' U»' W\"\tj H TïvTa The Chemical Company AUCUNE MAUVAISE HERBE N\u2019Y ÉCHAPPE.Quelle que soit la situation, faites intervenir MARKSMAN, l\u2019élite du groupe.Car la menace vient de tous les côtés : mauvaises herbes vivaces coriaces, annuelles aux racines profondes ou feuilles larges de tous types.Comptant sur son impressionnante force de frappe qui vous laisse toute la souplesse nécessaire à vos rotations, MARKSMAN exécute sa mission : protéger vos champs.Pour plus d\u2019information, contactez votre détaillant, appelez AgSolutions de BASF au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez www.agsolutions.ca ^MAITRE DES CHAMPS Marksman Toujours lire' ot suivre les directives de l'étiquette avant usage.AgSolutions, MARKSMAN et Maître cies champs sont des marques déposées do BASF Corporation, utilisées sous licence par BASF Canada Inc.& 2006 BASF Canada Inc Hïralii'J\u2019tîï.tftj'l s9@E 1®P^ pmi 3£, - '0$7Ï*l- ¦jaw.5a'', - \u2022\u2022\u2022 \\ V * ,)I7- R /¦- ¦ ISi \u2022y,, \u2019 ;¦* vtf- H JrVM-Jhr i ** t \u2019* ¦ i ¦\u2022 y\"4* ' ¦'\u2022 -*> *«« Aje* .uCC/ i&Çl La richesse du sol est un facteur à considérer lors du choix d'un démarreur.L'engrais granulaire permet d'apporter une plus grande quantité de phosphore en sol pauvre.Le démarreur liquide s'avère plus avantageux là où de faibles quantités d'éléments nutritifs sont requises.granulaire selon les besoins établis par le plan de fertilisation.Il devait donc utiliser deux ou trois formulations différentes de démarreur granulaire.La base de la fertilisation à la Ferme F.S.Savoie provient des engrais de ferme.Le producteur épand le lisier de son entreprise ainsi que celui de la ferme Les Élevages Saint-Hugues inc.dont il est copropriétaire.En plus, il est receveur pour trois autres élevages de porcs.Il applique le lisier soit en présemis ou à l\u2019automne.Les besoins restants en azote et en phosphore sont comblés par de l\u2019engrais à la volée avant le semis.DU PHOSPHORE POUR PARTIR DU BON PIED Essentiel pour favoriser la croissance des racines, donc un bon départ du maïs, le phosphore a la fâcheuse tendance à être peu disponible au printemps.Le froid printanier retarde la libération de cet élément fixé dans le sol.Pour ce qui est du placement et de la solubilité, l'engrais liquide est avantageux par rapport au granulaire.On applique le démarreur liquide directement sur la semence.Déjà solubilisé, le phosphore est alors immédiatement disponible par les racines.Quant à la granule, elle doit auparavant se dissoudre pour relâcher ses éléments nutritifs.Et pour rejoindre le phosphore de l'engrais granulaire appliqué en bande à 5 cm en dessous et à côté de la semence, la racine devra parcourir cette distance.Les coûts et investissements L\u2019engrais liquide coûte plus cher par unité d\u2019élément nutritif que le granulaire.Il nécessite aussi souvent une modification du semoir, la plupart étant équipés de coffres à engrais granulaires.Selon l\u2019équipement que le producteur possède déjà, l\u2019investissement pour modifier un semoir peut se chiffrer à quelques dollars ou quelques.milliers de dollars.Par exemple, Stéphane Savoie estime ses coûts de conversion à moins de 1500 $.Lorsqu\u2019il est passé au liquide, il a pu recycler le réservoir qu\u2019il utilisait pour l\u2019arrosage en bande d\u2019herbicides.Il a donc seulement dû s\u2019équiper d\u2019une pompe et de quelques tuyaux.L\u2019entreposage exige aussi de se procurer un réservoir en plastique.L\u2019aluminium et l\u2019acier subissent une réaction chimique au contact de l\u2019engrais liquide, nancymalenfant@lebulletin.rogers.com 14 I AVRIL 2006 I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LU Û ü cû et UJ I LU et h D < I- D 0 h LU D O x D LU 0 LO UJ -J LO Z < û X D O c.LU cû et LU I II LU û O' O O LU û LO 'LU et Cl lu Z -j lu LU I U '< h < -i LU -I 'LU Û LL I\u2014 LO LU LU h < et H LO et lu i & m mâ HH * g m m i ALLERGIQUE À L'HERBE À POUX?PRENEZ VOTRE REVANCHE.FIRSTRATE* VIENT À BOUT DES PIRES INFESTATIONS D'HERBE À POUX DANS LE SOJA.Chez les producteurs, l'herbe à poux est aussi une importante source de stress.Sachez pourtant que rien ne maîtrise l'herbe à poux pendant toute la saison mieux que FirstRate - 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La méthode privilégiée consiste à échantillonner 30 plants au hasard dans le champ et à calculer la moyenne de pucerons par plant.On doit compter autant ceux se trouvant sur les feuilles que sur les tiges.Et il faut dépister plus d\u2019une fois.« Un diagnostic basé sur un seul dépistage n'a aucune valeur », soutient l'agronome Claude Parent du Réseau d'avertissements phytosanitaires (RAP).Lorsqu'on atteint le seuil d'alerte de 250 pucerons par plant, il faut retourner échantillonner un ou deux jours plus tard pour mesurer l\u2019évolution des populations.Selon les conditions, les populations peuvent se stabiliser ou même baisser, rendant alors une intervention injustifiée.Dans le cas d'une augmentation des populations, il pourrait être rentable de traiter si la probabilité est élevée que celles-ci dépassent 1000 pucerons par plant avant la fin du stade R5 (voir l'encadré Stades de développement du soya).16 I AVRIL 2006 I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS >!«-\u2022 .,v ' '¦KfiE'1»'\u2022\t\u2019 \u2022\u2022\u2022 \"u^m X- \"\" \u2022' ».$ : .i#» \u2019 -F~*- ü?! y- ifA': \u2022*.\u2022>' *a«.i .-\u2022 ¦ .- - ;.' ¦ h Non, nous ne sommes pas tombés sur la tête.Nous voulons seulement vous offrir le meilleur désherbage disponible dans le maïs, tout en vous permettant d\u2019épargner.Si ça nous oblige à nous joindre à un concurrent dans le réservoir, tant pis.jQ iùkriufc\"ii-M \u2022 r'.VOi K&i, L 1 Marksman mm RABAIS I Marksman/Option Marksman/Liberty Toujours lire et se conformer aux directives des étiquettes Liberty*, übertyünk* Option* et Virtual Pak* sont des marques de commerce de Bayer.DISTINCT* et MARKSMAN* sont des marques de commerce de BASF Corporation, utilisées sous licence par BASF Canada inc.1914F-0306 **#*\u2022*»,«» GtOUf Mmm Il se mélange très bien avec le nôtre 35DF Herbicide BAYER Bayer CropScience 1 888-283-6847 www.bayercropscience.ca ou communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience m .TANE I® MtrtÜ ¦SSh» '*\t\u2022 mi\u201d',» ' ¦ \u2022.'f.yJi'liv.'^ 1 ï ; v\" v:^ Tout le monde gagne.Vous obtenez un contrôle imbattable de vos graminées et de vos feuilles larges tout en épargnant.Notre client est content et notre concurrent ne peut s\u2019empêcher de faire la promotion de nos produits.x Virtual Pa RABAIS INSTANTANE Virtual Pak.De véritables économies.Vous achetez OptionMD (notre produit) avec DistinctMD (leur produit) et obtenez $2.50 de l\u2019acre en retour.Pas besoin d\u2019attendre après un rabais.Simplement du comptant, à sa place, dans vos poches.Ça ne s\u2019arrête pas là.Vous épargnerez aussi S2.50 de l\u2019acre avec le Virtual PakMC Option/MarksmanMD et si vous semez du maïs LibertyLinkMD, le Virtual Pak LibertyM7Marksman vous fera épargner $5.00 de l\u2019acre. PHOTO : A.SCHAAFSMA, UNIVERSITÉ DE GUELPH DOSSIER CONTRÔLE DES RAVAGEURS é m MW® L'évolution des populations de pucerons est difficile à prédire puisqu'elles varient rapidement et de façon exponentielle.une bonne couverture du feuillage puisque les pucerons se retrouvent surtout sous les feuilles.Les principaux trucs pour réussir sa pulvérisation se retrouvent dans l'article L\u2019ABC d\u2019une pulvérisation réussie dans le soya dans le numéro juillet-août 2005 du Bulletin.L\u2019impact du traitement selon le stade de croissance du soya fait présentement l\u2019objet d\u2019un essai de deux ans mené par le Club Consersol Vert Cher.En 2005, la réponse à la pulvérisation a été aussi bonne au stade R3 qu\u2019au stade R5.L\u2019effet vapeur du lambda-cyhalotrine a permis un bon contrôle du puceron malgré des plants hauts et denses qui laissaient présager une pénétration difficile du feuillage.Les résultats invitent à la prudence quant à un traitement hâtif puisqu'une recolonisation du soya par le puceron a été notée avec une application au stade R3.Aussi, le bilan de DE NOUVEAUX SEUILS D'INTERVENTION?En 2005 au Québec, le RAP prônait comme stratégie de lutte un seuil d'alerte de 250 pucerons par plant et un seuil d'intervention à 1000.L'Ontario et plusieurs États américains ont plutôt opté pour un seuil d'intervention de 250 pucerons par plant.Est-ce que le Québec leur emboîtera le pas en 2006 ?Plusieurs propositions de changements sont sur la table.Les conditions qui prévalent ici diffèrent de celles de nos voisins.Nous atteignons des populations élevées de pucerons plus tard en saison.Les experts québécois travaillent à valider les seuils provisoires actuels selon nos conditions.Ils tentent d'établir s'il y a lieu d'utiliser des seuils adaptés selon la date ou le stade de croissance du soya.Pour connaître la stratégie d'intervention contre le puceron du soya en 2006, suivez les bulletins d'informations du RAP.2005 n\u2019a pas démontré d\u2019avantage économique à traiter, seulement un cas sur neuf ayant connu un rendement supérieur à la suite du traitement.Des cultivars tolérants Ce n\u2019est pas demain que des cultivars de soya tolérants au puceron débarqueront sur le marché.« Dans le meilleur des scénarios, nous pouvons espérer un résultat dans cinq ans », dit l\u2019agronome Pierre Turcotte, chercheur * au CEROM (Centre de recherche sur les grains).M.Turcotte procède à des croisements avec des lignées tolérantes provenant des États-Unis.Ce qui ne lui facilite pas la tâche puisque ces cultivars ont une maturité bien plus tardive que les nôtres.En attendant le moment où ses travaux aboutiront, il évalue la tolérance de différents cultivars déjà commercialisés.Une fois les premiers résultats publiés, les producteurs pourront se servir de ce critère afin de les guider dans leur choix de cultivar.te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com 20 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ù ü-: mmss LA DIFFERENCE : AVAIL 9b »*_, , % »> SrÿJ î_* æ kl ihk;^ AVAIL Chaque plant de soja a un potentiel.Le rendement de l'engrais peut faire la différence entre une bonne et une excellente récolte.L'enrobage AVAIL pour engrais phosphaté granulaire aide à tirer le maximum de l'engrais.La recherche démontre qu'avec les engrais phosphatés conventionnels, jusqu'à 95 % de votre investissement en engrais peut se fixer dans le sol durant une année d'application.AVAIL crée un \"écran\" qui protège le phosphore pour le mettre à la disposition de votre culture.La différence ?Lors d'essais d'interventions sur le soja/ AVAIL a contribué à élever le rendement dans des proportions allant jusqu'à 19 boisseaux/acre (1650 L/ha).Voyez vous-même.Aidez votre soja à atteindre son plein potentiel en profitant au maximum de l'engrais phosphaté avec AVAIL.Visitez www.specialtyfertilizer.com pour de plus amples renseignements.Plus de verdure au champ Et plus d'argent en poche \u2018Données au dossier, Specialty Fertilizer Products L.L.C.Toujours lire et observer les directives de l'étiquette 263500B0602CA SFP\u201d PHOTOS : WON THÉRIEN CONTRÔLE DES RAVAGEURS » vi % r* DE L\u2019EMERGENCE La présence de maladies en début de saison aura un impact jusqu'à la récolte du soya.La qualité de la semence, le traitement des semences et les conditions de semis minimisent cet impact sur le rendement final.par JOHANNE VAN ROSSUM.agronome - - : âtiâr \u2022 s® \u2022 ,*\" ' X.àL La morelle noire de l'Est est la mauvaise herbe la plus détestée des producteurs de soya.Elle tache les fèves, les rendant impropres à l'exportation.Malheureusement, elle gagne de plus en plus de terrain en Montérégie.Mais des solutions existent, il s'agit de savoir les appliquer.par YVON THÉRRIEN, agronome a morelle noire de l\u2019Est cause plusieurs problèmes aux producteurs de soya d\u2019exportation.Son fruit, iqui ressemble à un petit bleuet noir, contient une substance gluante.Une fois écrasé dans la batteuse, il libère ce jus qui enduit les grains de soya.De fines particules de terres et d\u2019autres débris s\u2019y collent.Il en résulte un grain de soya taché, impropre au marché de l\u2019exportation.Le producteur vient de perdre entre 15 $ à 50 $ la tonne.Un plant de morelle par trois mètres de rang suffit pour compromettre la qualité de la récolte.En plus de noircir les grains, la morelle obstrue les passes de la batteuse.La terre mélangée au jus des fruits forme des boulettes de mortier qui s\u2019accumulent et bloquent les treillis.Ces grains tachés sont impropres au marché de l'exportation.En regardant attentivement, on peut voir des fruits de morelle desséchés responsables de ce gâchis.PHOTO:YVON THÉRIEN Après quelques mètres de battage dans une zone infestée, il faut arrêter la moissonneuse pour la nettoyer.La morelle cause aussi des problèmes en entrepôt.Le fruit augmente l\u2019humidité dans le silo, favorisant le développement de moisissures.L\u2019agronome Philipe Lemaître, responsable de la production de semences chez Prograin, a perdu l\u2019an dernier 73 hectares de soya de semence à cause de la morelle.« Le problème, explique-t-il, c\u2019est que les graines de morelle se collent aux grains de semence.Il est alors impossible de séparer les grains de soya contaminés des bons.Le lot de semences est refusé et le producteur perd sa prime.» De plus, les tiges, les feuilles et les fruits verts de la morelle contiennent une toxine.Un fourrage contenant plus de 25 % de morelle est dangereux pour les animaux de la ferme.Les fruits mûrs seraient moins toxiques.On déconseille toutefois de les faire consommer.Une espèce prolifique La morelle est originaire d\u2019Amérique du Nord.On la retrouve aux États-Unis et dans les provinces cana- PHOTOS : GUIDE DES MAUVAISES HERBES DU QUÉBEC COMMENT LA RECONNAÎTRE ?Morelle noire de l'Est Eastern black nightshade (anglais) Solanum ptycanthum Duna! (latin) AU STADE PLANTULE Les cotylédons sont allongés.Les feuilles sont ovales ou en forme de losange.Le dessous des feuilles est violacé.Les feuilles sont alternées.PHOTO : HERBIER VIRTUEL DU QUÉBEC AU STADE ADULTE La tige est dressée et ramifiée (1 m de haut).La racine est pivotante.Les fleurs sont blanches, petites et en forme d'étoile.Les fruits sont verts et deviennent noirs à maturité.Les fruits sont groupés par 3,4 ou 5.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 27 CONTROLE DES RAVAGEURS diennes situées à Test des Rocheuses.C\u2019est en Ontario et au Québec qu\u2019elle cause le plus de dommage.Selon l\u2019agronome Romain Néron, coauteur du Guide d'identification des mauvaises herbes du Québec, on la retrouve principalement en Montérégie.Elle y cohabite avec une autre morelle, la morelle poilue.Moins fréquente, celle-ci infeste surtout les cultures maraîchères.La morelle noire se multiplie rapidement.Un plant produit en moyenne entre 50 et 100 fruits.Chaque fruit renferme plus de 50 graines : un total de 10 000 graines par plant ! Cette mauvaise herbe est en progression au Québec.Plusieurs accusent les cultures Roundup Ready (RR) d\u2019être responsables de la situation.La théorie est la suivante : la morelle germe toute la saison.Le glyphosate (Roundup) n\u2019a aucune activité herbicide résiduelle.L\u2019application de Roundup dans un champ de maïs ou de soya RR détruit les plants de morelle présents lors du traitement.Mais les plants de morelle qui germent après ne sont pas contrôlés.Ces plants, qui passent souvent inaperçus, prolifèrent et accentuent le problème pour l\u2019année suivante.Comment la contrôler ?La première règle dans la lutte contre la morelle est la prévention.Pour éviter la propagation, on devrait récolter en dernier les champs infestés de morelle.Il faut «WN PHOTO : GUIDE DES MAUVAISES HERBES DU QUÉBEC Les fruits de la morelle ont un diamètre de 6 à 9 mm et sont groupés par 3,4 ou 5.Le fruit de la morelle contient plus de 50 graines et un jus collant qui enduit les grains de soya.Les fines particules de terre et d'autres débris s'y collent et tachent le grain.PHOTO : PIERRE LACHANCE, MAPAQ ensuite nettoyer la machinerie qui sort de ces champs.Une rotation maïs - soya est efficace à condition que des herbicides résiduels soient utilisés dans le maïs.Des herbicides comme l\u2019atrazine, Dual et Frontier donnent de bons résultats.Enfin, on recommande d\u2019utiliser des semences de soya certifiées.Pour désherber un champ de soya infesté de morelle, il faut se rabattre sur les herbicides résiduels (voir l\u2019encadré Suggestions pour le contrôle).Ces herbicides contrôlent les plants qui germent tard en saison.En Ontario, le contrôle de la morelle est devenu compliqué depuis l\u2019apparition en 2000 de plants résistants aux herbicides du groupe 2.Ces plants survivent à des doses de 750 fois la dose normale de Pursuit.Heureusement, ils n\u2019ont pas encore atteint le Québec.Mais il faut être vigilant.Le désherbage mécanique donne rarement des résultats satisfaisants.Les quelques plants qui restent ici et là après le passage du sarcleur suffisent pour déclasser la récolte.L\u2019agronome du MAPAQ Pierre Lachance recommande aux producteurs de soya « Un grain de santé » (sans herbicide) de profiter des années de rotation en maïs pour bien nettoyer leurs champs, te yvon.therien@lebulletin.rogers.com SUGGESTIONS POUR LE CONTRÔLE Des experts familiers avec les herbicides et le contrôle de la morelle nous donnent des conseils pour réussir cette lutte.« Une application de Pursuit en prélevée donne de très bons résultats.Pour le semis direct, on utilise le Pursuit en mélange avec le glyphosate (Roundup) avant la levée comme traitement de \"brûlage\".En postlevée, le Champ Propre donne aussi de bons résultats.» \u2014\tFrancois Montambault, Synagri « Une application de Dual ou Frontier en prélevée est suivie d'une application de Reflex en postlevée.Cette recette fonctionne bien avec plusieurs types de sols et plusieurs variétés de soya.» \u2014\tPierre Perreault, COMAX « Utilisez de la métribuzine (Sencor) en mélange avec du Dual ou du Frontier en prélevée.Assurez-vous que la variété de soya n'est pas sensible à la métribuzine.» \u2014\tRaymond Lemoine, Agrocentre Farnham 28 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS par ALAIN FOURNIER, agronome TYPE OU QUANTITÉ ?Une étude réalisée à l'Université de l'Ohio a démontré que la source de sélénium (Se) est aussi importante que la quantité.jplliff Puisque le sélénium j joue un rôle déterminant dans le système immunitaire, il est crucial de s\u2019assurer que la vache n\u2019en manque pas durant la période entourant le vêlage (péripartum).Les chercheurs Weiss et Hogan ont alimenté deux groupes de vaches avec des rations similaires, à l'exception de la source de Se, pendant le tarissement et les 30 premiers jours de lactation.Les vaches ont reçu la quantité recommandée de Se, c\u2019est-à-dire 0,3 mg de Se par kilogramme de matière sèche.Is .V, '' m ~V -V ïv f\tr CONCENTRATION EN SELENIUM DANS LE SANG DE VACHES CONSOMMANT DU SÉLÉNIUM ORGANIQUE (LEVURE DE SÉLÉNIUM) OU INORGANIQUE Sélénium organique Sélénium inorganique 0.08- 0.07- 0.06- 0.05- 0.04- 0.03- 0.02- 0.01 - 28 jours - 60 jours Un groupe a reçu le Se sous forme organique (levure de sélénium), l\u2019autre l\u2019a reçu sous forme inorganique.On a aussi servi aux vaches une quantité additionnelle de soufre durant l\u2019expérience, ce qui nuit généralement à l\u2019absorption du Se inorganique.Les vaches ayant reçu le Se inorganique ont eu un niveau de Se sanguin beaucoup plus bas au vêlage que les vaches consommant le Se organique (voir la figure).Le niveau de Se inorganique était faible si on le compare à des normes de concentration de Se sérique.De plus, 28 jours après le vêlage, les vaches alimentées avec le Se organique avaient 40 % plus de Se dans leur sang que leurs consœurs.Le colostrum de ces vaches contenait deux fois plus de Se.Cette situation s\u2019est traduite par un taux de Se dans le sang des veaux de 40 à 50 % plus élevé que dans le sang de ceux provenant des mères ayant reçu le Se inorganique.Même si le Se inorganique coûte moins cher que le sélénium organique, il est préférable de servir une partie (de 25 à 50 % de la ration) des besoins en Se sous forme organique durant la période péripartum.S\u2019il y a un excédent de soufre dans la ration, on recommande de servir la majorité du Se sous forme organique, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 29 WM: OOOSW ¦ \u2022uvr; '\u2018fesi 7850.00 Escherichia Coli Bacteri n-Toxoid Bactér A'Esci J-VAC* 50 dos* HACkingitef- Woiw?,* UmtaDKd Distributed 8 y L m m»' Mé- iim e-anatoxine ichia coli îoo mL) rnjcWUEMA^ ïr**6*K\\£9Jl ^par M\u20acRIAL»iCf^ aw pdf : M6RIAI CANADA.WC.^ yÿjjj* gW> ftrc- tas» îWcV tfuw « ïwr *** asaf *\"wa TTW* « ¦** 3C1 VJ (TUJ 02) »5ûp oi *OVA-f n**' .'5 üBWJi DW J® aujxojeup-auuapeg pjoxox-uuapeg !l°3 «W**pg » Ar Une protection flexible contre la mammite.J-VAC® procure une protection efficace contre la mammite attribuable à E.coli et contre les effets de l\u2019endotoxémie causée par £.coli et Salmonella typhimurium.Il peut être administré aux taures, aux vaches taries, et aux vaches à n\u2019importe quel moment de la lactation - ce qui vous fournit la flexibilité requise pour vacciner tout votre troupeau du même coup ou seulement quelques vaches à la fois.A vous de décider.Pour plus d\u2019information au sujet de la protection pratique, en tout temps, de J-VAC®, contactez votre médecin vétérinaire dès aujourd\u2019hui.En tout temps.MERIAL Merial Canada Inc.yr\u2018»^'4 J-VAC ® Le logo TÊTE DE BOVIN et J-VAC® sont des marques déposées de Merial limitée.© 2006 Merial Canada inc.Tous droits réservés.VACL-06-7552-PROD/AD(F) PHOTOS : LE BULLETIN par NANCY MALENFANT, agronome LAIT UNE QUI FAIT Les problèmes de reproduction minent les performances de votre troupeau ?Voilà maintenant des solutions concrètes pour y remédier.mm ***** .§Hp 5S» < \u2022 »v.~M ^ >v \u2022.*A(l - : '\u2022 r\t>V\">\u2022\u2022 / WW?'-' V?V'Vi -.' i ; us( m V&oôiird /*?* WUtujTK)! Pour obtenir plus d\u2019information sur Fertiline®, consultez votre vétérinaire. vaches par une personne expérimentée sont deux des éléments importants de cette stratégie.En outre, l'examen systématique pour la présence d\u2019écoulements purulents après 30 jours en lactation permet de dépister les infections utérines.Tenir un dossier de santé et de reproduction Un bon dossier de santé documente les événements reliés à la santé de chaque animal : maladies, traitements.Il sert au rappel des actions de régie ayant trait au programme de santé du troupeau (vaccination, traitement, régie de reproduction).Le dossier peut aussi servir à analyser ses performances.Pour cela, on doit conserver les informations de santé afin de pouvoir les réexaminer ultérieurement.L\u2019informatique facilite la consignation et la consultation de ces données.Définir la période d'attente volontaire La période d\u2019attente volontaire (PAV) détermine la durée où les vaches ne seront pas inséminées, même si une chaleur est observée.Mais surtout, la PAV fixe le moment à partir duquel on devrait inséminer toutes les vaches le plus rapidement possible.Sa durée peut varier selon la situation de chaque troupeau.Avec la PAV, on peut évaluer les performances de reproduction à partir de l\u2019objectif réel de régie du troupeau.« Pourquoi déplorer un intervalle vêlage - première saillie ou un intervalle de vêlage qui se prolonge s\u2019il est voulu de retarder la première saillie ?demande le Dr Baillar-geon.On devrait plutôt tenir compte de l\u2019intervalle entre la fin de la PAV et la première saillie ou alors, de la proportion de vaches saillies au cours du premier cycle suivant la fin de la PAV.» Saillir après la période d'attente « Une fois la PAV terminée, l\u2019objectif est de saillir toutes les vaches et à la première occasion », poursuit le vétérinaire.On dispose de deux moyens pour augmenter le taux de soumission à la saillie et surtout s\u2019assurer que la vache est vraiment en chaleur lors de l\u2019insémination.Selon les particularités de son entreprise, on peut choisir d\u2019améliorer la détection des chaleurs ou d\u2019utiliser des programmes de synchronisation.Identifier précocement les inséminations non fertiles Identifier le plus tôt possible les vaches non gestantes permet de saillir de nouveau rapidement.Le diagnos- tic de gestation fait maintenant partie des opérations courantes lors de la visite du vétérinaire.Plusieurs moyens sont disponibles pour vérifier la gestation : la palpation, le test sanguin, l\u2019échographie.Avec l\u2019échographie, on reconnaît les vaches non gestantes dès le 28e jour après l\u2019insémination et parfois moins.Paul Baillargeon suggère cependant de demeurer prudent face à un diagnostic trop précoce après la saillie.« Beaucoup de mortalités embryonnaires surviennent entre le 25e et le 40e jour de gestation », dit-il.Analyser les performances Pour voir si sa stratégie de reproduction porte vraiment ses fruits, il faut évaluer ses résultats.On n\u2019y parvient pas en se comparant avec le voisin, mais plutôt en examinant ses perfor- La fécondité des troupeaux dépend de plusieurs facteurs.Il faut travailler autant sur la fertilité des vaches que sur la régie de reproduction.a ! ?¦ ¦ mimÊÊêm ' &V3 Votre Bétail En Vaut La Peine ! -Süpram Wetaskiwin, AB Sans Frais: 1(800)563-2038 INTERNATIONAL _^ \u201e\u201e limited Télécopieur: (780)352-6056 mail@supremeinternational.com www.supremeinternational.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 33 mances en rapport avec les objectifs établis pour son troupeau.Nombre de paramètres peuvent servir à cette analyse : le taux de gestation, le taux de conception, l\u2019intervalle de vêlage, le taux de soumission à la saillie, l\u2019intervalle vêlage - première saillie.Il devient difficile de s\u2019y retrouver.La Table recommande donc qu\u2019un comité d\u2019experts soit formé pour suggérer les paramètres à privilégier et faciliter leur implantation et leur utilisation.Bien choisir ses taureaux La feuille d\u2019épreuve des taureaux offre deux indicateurs utiles au chapitre de la fertilité.Il s\u2019agit de l\u2019indice de fertilité des filles et de l\u2019indice de fertilité de la semence d\u2019un taureau.Le premier peut servir à améliorer la performance reproductive de la prochaine génération.Le second n\u2019est pas un caractère génétique, mais il peut contribuer au taux de succès des saillies dans certaines situations.En bref.La fécondité des troupeaux dépend de plusieurs facteurs.Il faut travailler autant sur la fertilité des vaches que sur la régie de reproduction.Grâce aux conditions de réussite identifiées par la Table de concertation en reproduction, les éleveurs savent un peu mieux par quel bout commencer, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com .\u2019i' H 2M.¦ - g;:*.î» A i-UM .-\t.r\u2014 [ ; .tri te-.,, \u2022 :r- /-â « * $$ I ps™# i mm .; ' TF ~Ti v;.>:\u2022 MERIAL et les maladies reliées au CVP2 aise & '%&$ WÊÊIM ifijjSfe&W: .; IWf Pü .\u2022': iïvüÿÿ;-; ¦ ufeîfij -J.\t.\t, ->ï'->:: \u2022 \u2022 \u2022.- .-\u2022 \u2022-* :\u2022 \u2022.*\u2022: vJ:*i;£&* ¦ ¦ ¦ ¦ ïk&rii *49sMfc i?.'\"'.jï\" *1\u2019.'\u2022*\u2019 -?¦ ^WïaâïttiSiîwai ¦ \u2022' » :¦- y i MifW mmwytv ïimW' g*vj pfeepSss^|?^î*i«g| ¦ ¦; ¦'.'¦¦;¦ v.-;.?.*s .,.v,.®S®sBgf ¦:¦¦- : s§§g/% «SECTION, Norm* du Mfr, Std.: fabricant ü $t4.mitm VHoquinül fü ?II bï;Æ- F» Pour les besoins en fer injectable de vos porcelets, la marque Dexafer * est depuis fort longtemps synonyme de qualité et de fiabilité.Le Dexafer-2Û0MC est maintenant disponible, le premier fer dextran injectable 20% offert dans un contenant de plastique pratiquement incassable ! Améliore les niveaux d'hémoglobine et l'hématocrite.1 ?Elimine pratiquement tout risque d'anémie et ses conséquences coûteuses.2 Optimise le gain de poids de manière efficace et 3 economique Pour plus d'information, communiquez avec votre vétérinaire ou www.vetoquinol.ca Pollmann et al, Journal of Animal Science, volume 56, n° 3, p.640-644 Données de bioequivalence telles que soumises aux autorités réglementaires du Canada - données détenues par Vétoquinol Canada Inc.Étude indépendante non publiée conduite en 2005 par H.L.James, M.Sheridan, DVM, W.R.Cox, DVM, Dip.Path.- données détenues par Vétoquinol Canada Inc. depuis plusieurs années.Ces nouvelles mesures confirment ses choix lorsqu\u2019il est temps de sélectionner ses futurs reproducteurs pour son troupeau et pour la vente.Évidemment, la méthode n\u2019est pas parfaite, elle implique une manipulation des animaux et une tonte sur une surface d\u2019environ 20 X 30 cm.Selon Robert Girard, les points « pour » l\u2019emportent tout de même haut la main sur les points « contre ».Avec l\u2019arrivée des mesures aux ultrasons, la production ovine au Québec peut aspirer à faire des pas de géant dans l\u2019amélioration de la qualité des carcasses.La sélection génétique pourra peut-être enfin atteindre sa vitesse de croisière.Bien que l\u2019application de ces concepts n\u2019en soit encore qu\u2019au stade Mireille Thériault a consacré ses travaux de maîtrise à ce sujet.C'est elle qui a adapté la méthode pour l'agneau québécois.embryonnaire, il y a fort à parier que son développement fera des bonds tita-nesques dans les années à venir, te AU SUJET DE L'AUTEUR CATHERINE BOIVIN est agronome et étudiante à la maîtrise en sciences animales à l'Université Laval.La publication de ce texte a été rendue ! possible grâce au CRSNG, au Bulletin des agriculteurs et à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.* un porcelet de plus par truie, par année.Les producteurs de porc du Québec exigent Sel-Plex®, le sélénium organique de référence.Appelez-nous sans frais au (866) 525-0779 ou visitez notre site Internet au www.alltech.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 53 M mm MM'4 -\\*ÆÊÊËÊiÊÈËÊËÈéËÉËÊ\\ï*à-\u2022 :-2Ls& .$ÈH:i.v üï Mets de choix pour gastronomes, le pigeonneau de chair reste un élevage marginal, en raison de sa complexité et de ses coûts de production élevés.POURQUOI PAS DES & fi Nf Parce qu'il n'a pas encore volé, le pigeonneau offre une viande tendre et savoureuse, un délice recherché par les plus grands chefs de la province.Pour répondre à la demande, deux élevages québécois se spécialisent dans ce marché de niche.En Beauce, l\u2019Élevage des Pigeonneaux Turlo dessert surtout la région de Québec.Un peu plus à l\u2019ouest, en Montérégie, la ferme Miboulay exploite le marché montréalais.Marginale, la production de pigeonneaux est appelée à le demeurer en raison de nos habitudes alimentaires, de la complexité de l\u2019élevage et des coûts de production élevés.Hors du commun Originaire de la ville, Rhéa Loranger aime ce qui sort de l\u2019ordinaire.À l\u2019été 2004, dans le cadre de la formation en Gestion et exploitation d\u2019entreprises agricoles, son stage d\u2019étude l\u2019amène dans un élevage de pigeonneaux de la Beauce, celui de Carol Lebel, puis six semaines en France.L\u2019automne suivant, avec son conjoint Nicolas Turcotte, elle décide d\u2019acheter le troupeau que Carol Lebel veut liquider pour cause de santé personnelle.Rhéa et Nicolas louent un ancien poulailler à Frampton qu\u2019ils aménagent eux-mêmes avec les équipements de U 54 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MB il ».Y 4 «1 0m* m Le pigeonnier de Rhéa Loranger et Nicolas Turcotte est divisé en 22 parquets de 8 sur 10 pieds (2f5 sur 3 mètres), contenant 30 couples chacun.Chaque couple dispose de deux nids de un pied cube.La femelle pond deux œufs en deux jours dans un nid, couve pendant 17 et 18 jours et, deux semaines plus tard, recommence le cycle dans le nid voisin.Sur la photo, on remarque la femelle blanche qui couve ses œufs.À gauche, un pigeonneau de la couvée précédente.mmm il .I., .A'J] Ul .wmtB: V .w L^fl m M ll'Tt 1 !l|PM'ti»T :X-X'X m ¦> *1\t¦s.xZ-vùV* V M\t»v'i \\ '.'*«\u2022&' ' y,.4o.K m m fi, x U.É ÉllSte mam Carol Lebel.En raison du peu d\u2019espace dont ils disposent, ils sélectionnent les meilleurs parmi les 725 couples de l\u2019ancien éleveur.Puis, ils en importent d\u2019autres de France.L\u2019élevage en compte maintenant 625.Une partie du renouvellement du troupeau est assuré par des pigeonneaux de leur élevage.Les pigeons sont issus du croisement entre quatre races.Deux fois par semaine, Rhéa Loranger note dans un registre la productivité, l\u2019état des œufs et des , lîïSfsSK - - \u2022 -ns-'.ï-f2»?» \u2022 bébés, ainsi que le taux de mortalité.Des pigeonneaux sont abattus chaque semaine dans un abattoir local, à Saint-Henri, lorsqu\u2019ils ont un minimum de 28 et un maximum de 35 jours.Une carcasse pèse en moyenne entre 325 et 500 grammes (entre 0,7 et 1,1 lb).Parmi les clients de ces éleveurs, on note les réputés restaurants Laurie Raphaël et L\u2019Utopie, de Québec, ainsi que le Toqué, de Montréal.Une petite partie de la production est écoulée par des distributeurs.Il est aussi possible de commander directement des éleveurs qui se font un plaisir de communiquer quelques recettes.Un des leitmotive de Rhéa est de faire connaître cet élevage méconnu.Sa principale préoccupation est d\u2019assurer un produit de qualité.Rhéa Loranger et Nicolas Turcotte rêvent d\u2019avoir leur propre ferme et d\u2019y installer définitivement leur élevage.Ils souhaitent avoir de meilleures installations qui diminueraient les pro- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 55 - 91Mt\tmT mm ' ^J, wti*\"\t\t\t \t\t* J\t¦V \u201e mmSHÊ mmËÊSÈ, pigeon est intéressant, dit-elle.Ces oiseaux nous ressemblent : le couple élève ses petits.Plus j\u2019en connais, plus je suis fascinée.» Débuté avec 25 couples, l\u2019élevage en compte maintenant 350.Des volières totalisant 110 couples sont réservées à l\u2019élevage de la relève.Louise-Anne Michaud utilise un système de bagues de couleur pour éviter la consanguinité.Les pigeonneaux sont abattus aux trois semaines à un âge minimal d\u2019un mois.C'est donc dire que certains ont lin Ni è « fcfjl 5îî;w - ?\tiff *££*»*« till! 9t** h ï:: mit : DuPont Loroxmd L herbicide Testé, éprouvé et confirmé.Pour de belles récoltes en perspective, faites confiance à l\u2019herbicide Loroxmd Lde DuPont™.Un produit appuyé par la réputation de DuPont et ses 200 ans de recherche scientifique.Pour tout renseignement : communiquez avec votre détaillant régional, appelez le centre d\u2019assistance DuPont au 18oo 667-3925, ou visitez le site www.dupont.ca/ag.Lorox 1 Le logotype de L'Ovale DuPont, DuPont*, Les miracles de la science™ et Lorox- L sont des marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company.E.I.du Pont Canada est un usager licencié.Membre de CropLife Canada.,\t-'it- n; \u2022\t\u2022 r* \u2022.\tu\t.n / Les miracles de la science Louise-Anne Michaud a confectionné avec son mari les mangeoires des pigeonneaux.Dans des compartiments séparés, on retrouve du maïs rond et du blé produits à la ferme, deux suppléments protéiques et du gritt (petits gravillons).Dans la volière, du lin produit à la ferme est servi dans une auge séparée.À la ferme Miboulay, le fenil a été isolé, ventilé et aménagé en pigeonnier.un mois et trois semaines à l\u2019abattage.Louise-Anne Michaud assure cependant que la tendreté de la viande n\u2019est pas affectée puisque les pigeonneaux ont peu volé encore.L\u2019accessibilité à l\u2019abattoir est une problématique majeure.Le principal abattoir capable de travailler le pigeonneau est situé dans la région de Québec.Situé à Saint-Henri, cet abattoir est à deux pas de l\u2019Élevage des Pigeonneaux Turlo, mais à une grande distance de la ferme Miboulay.Parmi les clients de la ferme Miboulay, on note entre autres le restaurant Cube à Montréal.« J\u2019aime le contact avec les chefs, dit Louise-Anne Michaud.Il y a une complicité qui s\u2019est établie.» te mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com 58 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ¦à ë i t m M a Wi-M ÜBSv fôEttï KÜ ¦t n \u2022u.r'flw ,.ij .\u2018AP .i ÉM: iM.m ¦¦¦; mwm te m i£*r.œ .Jp Ô « » i » r ¦ \" - \u2022 - y * '\t*V4WS f:U, V.»\u2022*: fev s % v.\u2022,-.aM0 \u2022 » î :,i r\t^ -\t3^ -&ï*\t- ¦t., \u2022 -\t-.m ù*- y 2^' ÉROCHEUSE STONEBEAR \\ f .\t«\t*\t\u2022 p -¦':\t»\t*-.\u2022- t .V * ':> '>'7\u2018îi^:\t5:^t*\t\u2022\t\u2022 >\t\u2022*\t/ \u2022 t\t* *\t.\t\\\ta V\tV \u2022 I \u201c®3*\t£ .» * V T?\t* jâ >.\t'- *\t.\t\u2014\t.\u2022.\tPLf fcf\\ ^ « r - ,.-, *' ilT'l c '\t^ i\t- W v- ,, %* JZ£y - .î^^ ^ Vf T -T_ -;_: t - L- V% } \u2022 ramasse les roches de 2 à 12 pouces de diamètre sur une largeur de 13 pieds et à une profondeur de 3 pouces * '\t?'a- CiHkoncskilde STONEBEAR laisse le sol prêt pour un semis en terre fertile \u2022 évite les dommages coûteux aux équipements de semis et de récolte\t.7 - .\tk;.:é '- ¦¦ wuAt ¦ ¦ ¦ ; -, ' , ¦ ¦ v /'¦ -'.V.\t-'.-\t\u2022 \u2022\t1\t¦¦ -, ' I v\tM m \\«X\t.\u2018\t4^a»Sfs@u* Z\u2019 V-;:C.= 3^?« 'P «ai> - \u2022 \u2022'\u2022\t\u2022\u2022'\u2022*,-\u2022\u2022\u2022'- ^\t¦:P7- -\u2022 / -\t- xr\u2019 -,.i'::'-\u2018 .\u2022 .¦\u2019 ÿRV -;-y.* 1 * ' -*\t-1 - '\t- T; T ISÊMÈmï -________________________________________ Pour plus d'information, contactez-nous : - 3\t.'M- .:: ; .-,.' 1' -ÊLi ¦ -.XJ\t- A».3 \u2022 \u2022\u2022\u20224;.-ÿ* : r \u2018 ¦ \u2022\tr.iJS \u2022 ' \u2022-\tS> SSSSv:' \u2022.\tr: HçIkoimgskilde 1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.; (450) 778-0444 Téléc.: (450) 778-04i Courriel : agpro@qc.aira.com 380 - 710 Wright Street Strathroy (Ontario) N7G 3H8 Tél.: (519) 245-9917 Téléc.: (519) 245-8293 www.kongskilde.com Kongskilde, plus de 50 ans d'innovation dans la conception et la fabrication d'équipements de préparation du lit de semence Toujours lire et se conformer aux directives de l\u2019étiquette.Rallye Horticole est une marque de commerce de Bayer.Tous les autres produits sont des marques de commerce de leurs compagnies respectives.1432F-0306 Les producteurs de pommes de terre sont épatés de constater jusqu\u2019à quel point le nouveau Reason améliore leur programme de fongicide pour les pommes de terre.Reason survolte votre fongicide de contact en procurant un excellent contrôle du mildiou ET de la brûlure alternarienne.En ajoutant une petite quantité de Reason à une dose réduite de Dithane* ou de Bravo®, obtenez une activité de contact, antisporulative, translaminaire et systémique.C\u2019est la prestigieuse performance attendue des produits primés, mais à un coût beaucoup plus abordable.Joignez-vous à la foule de producteurs qui superactivent leur contrôle du mildiou et de la brûlure alternarienne avec le nouveau Reason.WM'JESHT* WP! REASON mw- ^ - ; w.\u2022 \u2022 IfMi* wr\\# if UV- i/ J K*'\t1 «V» A \u2022» #< V IPlEPi - - - - - îv*-.* * iai.^\t4» ¦ ¦¦.-V.-c, \u2022 .v-V - 0 ; \u2022 .*- ¦SM ippr9ii v 1\t.\t!2^-'\tV«-\"\u2022\t\u2022*.5 \"dJ- \u2022 v wmm Bayer CropScience 1 888-283-6847 www.bayercropscience.ca ou communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience SK ins mmm tmm .vw£ mm jïÇù \u2022 ),.V À\".; MÆw' ,'fl .})\u2022 >¦ .¦'.;-.V: mm-i MgfiÈfi Kim ¦rtm: mm.imxM màm MHHK ÿ:;,T?r'^ afesses g^PNg Hi ¦£=\u2022-.*: ÆSipï* as*~ afc '£*BS lg*5sï sær .K>or ïTî^v &V.f.» JT.HffiSl :r-^ IT^R-i -VS-** tJsfeW «** '4/2*8 rjw .\u2022 : V* VÇJjX \u2022 .t ^ \u2022»\u201c >«\u2022 < r^%0 S ¦ ***\u2022< - K» > ¦«&«* i®B*aP: ir.H ïw ik H Trart# #«r- *3 >?> a mm.iSK» lit V/l -Try-Vj Sggpv mp.«Hk\t.- 4' \"'T i&rSt-Sw mk\t \ti\tûSIÊm \tmmÆm Tfaitis m '¦giiSi -'y 3&ï?rr1 m /,vwr im.-t mm mI m.mm dei Le système installé dans la fourgonnette par Robert.On remarque, en dessous, la tuyauterie qui amène le liquide du radiateur vers le serpentin intérieur, pour chauffer l'huile, le réservoir lui-même et le système de pompage et de filtration au-dessus.De quoi faire, notamment, 2000 km en ne dépensant que 25 $ de diesel.généralement en congé l\u2019hiver.Il faisait froid, le réservoir de l\u2019engin fonctionnait à environ 30 % de diesel et 70 % d\u2019huile à patates frites, mais il a démarré comme un neuf et a effectivement lancé en l\u2019air une fumée qui sentait la friture.« Le biodiesel, en brûlant, réduit les émissions de particules de 47 % et les émissions de gaz cancérigènes et de bioxydes de carbone jusqu\u2019à 90 % », précise Robert.De son côté, André ajoute que le seul pépin de toute la grosse saison a été un tracteur éprouvant quelques ratés, problème vite Sfe Ti ?.v- till' m «F H m feîÿi WB m- m «?* m mm résolu par le changement du filtre de la ligne d\u2019alimentation.Tout réside donc dans la qualité de filtration de cette vieille huile qui retrouve ainsi une nouvelle utilisation.Y aurait-il de quoi protéger un concept, instaurer la récupération et la filtration à grande échelle et populariser l\u2019utilisation de l\u2019huile à patates frites ?Peut-être, mais ce ne sera pas le lot des frères Pâquet.Ceux-ci préfèrent retourner à leurs nombreuses occupations, continuant toutefois d\u2019utiliser l\u2019huile à patates frites dans leurs moteurs, te gilbo@cableamos.com NOTE DU RÉDACTEUR Avez-vous fait des essais avec du biodiesel ?Avez-vous converti vos moteurs à l'huile végétale comme les frères Pâquet ?Si oui, faites-nous signe.Nous aimerions connaître votre histoire et la partager avec nos lecteurs.82 | AVRIL 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS \u2022*î\u2018.2» w\u2019:*- IS9# ?i*V J, &> Jm; 4* at~ DES PETITS ET DES GRO -JW* ,.-\u2018, 'f 'w4-' \u2022*$.\u2022 Bpasa^ TRAVAIL MINIMUM Case IH lance une nouvelle génération d\u2019Écolo-Tiger disponible avec cinq ou sept étançons.Conçu pour le travail primaire du sol, cet outil propose des disques à l\u2019avant dont le diamètre est de 24 pouces.De nouveaux ressorts permettent aux pointes de pénétrer et de défoncer les couches indurées.Le dégagement amélioré facilite le passage des résidus plus volumineux.Les pointes sont disponibles en différentes configurations pour s'adapter à tous les types de sol.www.caseih.com \u2014I mwif PLUS DE PRÉCISION Avec l\u2019acquisition de GeoVantage, John Deere propose des solutions en matière d\u2019agriculture de précision.D\u2019abord, l\u2019OptiGro est un service qui combine l\u2019imagerie haute résolution et l\u2019analyse spatiale pour assister les agriculteurs dans la prise de décision durant toute la saison de végétation.Ensuite, John Deere offre un service d\u2019information sur le sol qui produit des cartes en trois dimensions en haute résolution décrivant la texture, l\u2019humidité, la compaction, etc.www.johndeere.com Vw&\tW-' -¦ TRACTEUR JUMBO New Holland lance une série de tracteurs articulés dont la puissance s\u2019étale de 280 à 530 ch au moteur.Les moteurs de la série TJ II peuvent produire une surpuissance de 54 ch et une remontée de couple de 40 %.Les trois châssis et deux transmissions (16x2 complètement powershift et 24 x 6 synchro avec un HI-LO) proposés s\u2019adaptent aux différents travaux.Enfin, le nouveau système d\u2019éclairage compte 21 lampes halogènes.www.newholland.com Challenger a profité du National Farm Machinery Show au Kentucky en février dernier pour lancer sa série MT300B proposant quatre tracteurs dont les puissances s\u2019étalent de 45 à 75 ch à la pdf.Challenger a aussi lancé la série de tracteurs sur roues MT900B dont la puissance au moteur se situe entre 430 et 570 ch.Enfin, Challenger a présenté une moissonneuse de classe VIII, le modèle 680B équipé d\u2019un réservoir à grain de 350 boisseaux et d\u2019une vis de déchargement débitant 4 boisseaux par seconde, le tout entraîné par un moteur Caterpillar de 425 ch.www.challengerag.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | AVRIL 2006 | 83 \u2022****!
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