Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 13 décembre 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le front ouvrier, 1952-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
A astre époque, deux grands dangers aeuccut h monde: l« matérialisme et le remmunlame.Tou* de ui, bien qu’à de* degrés différents, veulent supprimer une doctrine pour la remplacer par une antre qui aurait comme conséquence de ramener les hommes à des conceptions matérialistes, en leur permettant d'organiser leur vie uniquement en fonction des valeurs temporelles et terrestres.La Presse catholique a pour mission de combattre ces erreurs.(S.Esc.Mgr M.Roy, Vol.9, No 2 LE FRONT 4911, Côto-desNtigts, Montréal 26 — Tél.: EXdale 9391 Journ*1 :otion • % c «4 * * ouvrier u * * tout » * ?-4 ^ "Pour u r r- c 7c i pli »ec s • m r -s > dont do iqu«.ouvrier iero 13 utCEMBRE 1952 QUEBEC A LES FAMILLES LES PLUS NOMBREUSES ET LES PLUS PETITS LOGIS mm i fa * < 1wmÈ «'iti ÿyw1 Inauguration de l’industrie de la l’édifice de chaussure Près de 100 élèves suivent déjà les cours Le ministre provincial du Travail, M.Antonio Barrette, Inaugurera officiellement le lundi 15 déeembre l’édifice de l’industrie de la chaussure, situé à 1859, boulevard Pie IX, dans l’est de Montréal.L’édifice abritera h la fois l'administration du Comité paritaire de la chaussure et l’Ecole de la chaussure.Jusqu’ici le comité paritaire avait ses bureaux au 1895 de l’avenue de Lasalle, tandis que les cours se donnaient h l’Ecole centrale des arts et métiers, rue Saint-Denis.Cette étape que franchit Le plan d'assurance du Syndicat d'Arvida s'avère fructueux ARVIDA (spécial)—Le plan d’assurance-groupe qui cou-, vre la presque totalité des em ployés de l’usine d’Arvida et qui est entièrement administré par le Syndicat national des employés de l’Aluminium d'Arvida, donne, après un mois d’exoérlence, des résultats appréciables.La classe médicale de la région apporte une belle collaboration et les administrateurs du Syndicat se font un plaisir de reconnaître l'esprit de clairvoyance et de prévoyance de la grosse majorité des médecins.Ceux-ci se rendent bien compte qu'il y va de leurs intérêts de renoncer momentanément à de belles factures, pour que leur profession ne soit pas menacée par le spectre de l'étatisme, qui est l'enfant de l’incurie et du laisser-aller.Le Syndicat a confiance que les quelques médecins qui ont refusé Jusqu’ici de collaborer, entendront les exhortations de leurs confrères à la modération avant que le Syndicat refuse lui-méme leur collaboration.Le Syndicat demande par ailleurs à ses membres de ne (Soite à la page 11) l'industrie de la chaussure de chez nous est particulièrement importante.C’est là, nous dit-on, une formule nouvelle en Amérique, pour ce qui est de cette industrie; elle ressemble à celle que l'on a mise en vigueur dans l’industrie du bâtiment dans notre province, où les commissions d’apprentissage organisent elles-mêmes leur système d’apprentissage et possèdent leurs propres écoles.Les travailleurs peuvent suivre A l'Ecole de la chaussure des cours théoriques et pratiques.Les cours n’ont débuté que depuis un mois et déjà 96 élèves les suivent le soir.“Notre but, noua disait M.Léonce Gir.rd, administrateur, est Le dernier recensement* met en relief ces deux records, qui ne vont pourtant pas très bien ensemble.Alors que l’établissement du crédit urbain dans la province de Québec fait l'objet de demandes multipliées et de refus également multipliés, il n’est peut-être pas inutile de mettre en relief quelques statistiques qui jettent sur le problème une lumière particulièrement crue.Nous trouvons dans la REVUE STATISTIQUE DU CA- de donner des cours réguliers à l’année.” Dans celte industrie qui évolue rapidement, il s’agit non seule- Mats* u « .' -v„- ment de former des futurs travail-|AÜA’ Uvra-son d octobre, la phrase suivante: “Au Québcr.u„r.ce sont les logements de quatre pièces qui prédominent, à cause, sans doute, de la forte proportion d'appartements et de plain-pled dans les villes.” leurs spécialisés, mais de réadapter, pour ainsi dire, les gens du métier, en les mettant au courant des méthodes et techniques nouvelles.L’édifice dont l'industrie de la chaussure a fait l’acquisition, comporte trois étages; 11 a été aménagé de façon que les travailleurs et les employeurs de l’industrie s'y trouvent vraiment cher eux.En plus du ministre du Travail, plusieurs personnalités religieu ses et civiles, notamment des représentants de la ville, assisteront à la manifestation d'inauguration, qui aura lieu dans la matinée, à 11 heures.La revuo nous apprend également que seules les provinces de l’Ouest rivalisent avec le Québec pour ce qui est de l'exiguité des logements; le recensement a établi là aussi la supériorité numérique des logements de 4 pièces.Par ailleurs, ce sont les logements de 6 pièces qui sont les plus nombreux en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse; quant à lTIe-du-Prince-Edouard, I elle est encore plus favorisée, puisque cest le logis de 7 pièces qu'on y rencontre le plus souvent, et qu'il s’y trouve même une bonne proportion de logements de 8 et 9 pièces.Or, on sait, d'après des renseignements publiés précédemment par l’Office fédéral de la statistique, que la province de Québec conservait encore, lors du recensement de l'année dernière, le record des familles nombreuses, avec une moyenne de 4.2 par famille.Les premières remorques rail-route du Pacifique-Canadien ont été mises en service entre Montréal et Toronto, le 1er décembre.Ces remorques ont pour but d'accélérer le service de ramassage et de livraison des marchandises de cette compagnie de transport.Une fois chargées de colis, les remorques sont hissées sur des wagons plats, que l’on accroche ensuite à un rapide en partance vers l’endroit de livraison.Plus de chargement à une gare et de déchargement à une autre; tirées par des tracteurs, les remorques peuvent circuler dans les rues des villes.La manutention des colis dans les gares est ainsi éliminée, ce qui accélère le service et minimise les risques de dégâts aux marchandises.Si ces premières remorques s’avèrent un succès, on en mettra er service sur d’autres lignes.(Photo Pacifique-Canadien) SALAIRES PLUS BAS Le meme numéro de la REVUE STATISTIQUE DU CANADA contient également des comparaisons intéressantes au sujet des salaires par provi- - j.On y apprend que la moyenne des salaires hebdomadaires, au 1er août dernier, était la suivante: $58.07 en Colombie-Britannique; $56,54 en Ontario; $54.06 en Alberta; „ $52.11 au Manitoba; $51.80 en Saskatchewan; $51.01 au Québec; $46.34 au Nouveau-Brunswick; $46.33 en Nouvelle-Ecosse; $41.17 dans l'He-du-Prince-Edou-ard.C’est donc encore dans la province de Québec, à l'exception des provinces maritimes — beaucoup moins importantes au point de vue industriel — que la moyenne des salaires est la plus faible.Québec, province des grosses fa milles et des petits salaires: voilà certainement deux bonnes raison, en faveur d’une aide p' js générej sc à l'habitation.La famille, étant plus nombreuse, a en effet besoin d'un logis plus grand; et comme le chef de la famille salarié gne moins, il est d'autant pi”' capable d’arriver, par sg ressources, à devenir pr.d’une maison familiale. 13 DECEMBRE 1952 P«p« 2- NOS COMMENTAIRES .• Une pécheresse publique Quelle est cette pécheresse publique ?La société dans laquelle nous vivons et qui apporte, en même temps qu'un surpius de production, d'inquiétantes périodes de chômage et une diminution du pouvoir d'achat des classes moins pourvues, notamment la classe ouvrière."Une société comme la nôtre, où il y a des gens qui ont le superflu et d’autres qui manquent du nécessaire, n’est pas dans la grâce de Dieu", affirmait récemment S.Exc.Mgr Colli, évéque de Parme, lors du congrès national des Associations catholiques des travailleurs Italiens.Le congrès se tenait sur le "plein emploi", problème à l'ordre du Jour dans bien des pays.Les congressistes ont étudié le triste phénomène social du chômage, phénomène que bien des travailleurs connaissent pour en avoir souffert eux-mêmes et en avoir vu souffrir leur famille, sans être capables d’y remédier.La cause la plus frappante de ce phénomène est le progrès incessant de la technique de production.Les membres de la 8ociété américaine des ingénieurs en mécanique ont Justement étudié eux aussi ce problème au début du mois et ils ont affirmé qu'il était du même ordre que la bombe atomique, ce qui n’est pas peu dire.Nous sommes au seuil d une seconde révolution industrielle, a-t-on dit à ce congrès d'ingénieurs.L'avènement de certains cerveaux électroniques dans l'industrie causera le chômage d’environ 20 millions de personnes.Epouvantés eux-mêmes par les conséquences du progrès technique dont ils sont les auteurs, les ingénieurs ont entendu un des leurs réclamer qu'on revienne à une conception plus rationnelle de l’étre humain, conception selon laquelle l'ouvrier d'usine est d'abord un homme et en second lieu seulement un ouvrier d’usine.Si le progrès technique est la cause la plus évidente du chômage, il en existe d'autres plus secrètes à la racine même du mal Ce sont les défauts du système économique' actuel, qui n’est pas d'inspiration chrétienne.Les remèdes I doivent donc être des réformes dans ce sens.Le libéralisme, père du système capitaliste actuel, s’oc- j cupa beaucoup de la production des biens, obtenant de bons résultats surtout à cause du développement de la technique.! Mais il négligea la distribution des biens.Aussi assiste-t-on au scandale des gens qui ont le superflu en face de ceux qui manquent du nécessaire.Après avoir produit beaucoup, à un rythme sans cesse croissant, ne serait-11 pas opportun de travailler maintenant à régler la distribution des biens ?C’est d’ailleurs ce que demandait S.S.le pape Pie XII & la Semaine sociale de France de 1952: "Ce â quoi vous pouvez et devez tendre, est une plus juste distribution des richesses.Elle est et demeure un point du programme de la doctrine sociale catholique." L’application de pareil programme ne se fera pas sans I heurts, car nombreux, et puissants surtout, sont ceux qui ont intérêt à prolonger la situation présente.Elle doit pourtant ; se faire; le pouvoir d’achat et de consommation de la classe' ouvrière doit être élevé.Sinon, la surproduction continuera, ! amenant Infailliblement une autre crise économique et le chômage avec toutes ses misères.SI les Ingénieurs américains ne se trompent pas en disant que nous sommes au seuil d’une seconde révolution industrielle de l’ordre de la bombe atomique, 11 est temps d'agir, de convertir la pécheresse publique dénoncée par l’évêque de Parme.Germain BRIERE.Dans les vieux “papiers’’ U est parfois intéressant de se mettre le nez dans de vieux “papiers”.Ainsi, en feuilletant les numéros du FRONT OUVRIER du début de l’année 1945 (notre Journal venait alors de naître) on constate que les rédacteurs du temps faisaient campagne en faveur du crédit urbain.On constate aussi que le Conseil supérieur de la coopération — c'était alors son nom — présentait au gouvernement provincial un mémoire dans lequel il demandait notamment de compléter à 100 pour 100 le crédit fédéral, qui était alors de 80 pour 100.On apprend encore qu’à la fin de Janvier 1945.le premier ministre Duplessis affirmait que le crédit urbain pouvait devenir nécessaire mais qu'à ce moment il ne pourrait fonctionner à cause des restrictions dues â la guerre."La guerre finira un Jour et ces raisons de circonstances ne pourront plus tenir debout", écrivait alors un de nos rédacteurs.Or, la guerre est finie depuis longtemps et le premier ministre Duplessis ne pense pas encore que le crédit urbain soit devenu nécessaire.Il plaide cette fols "manque d’argent".Le fédéral prend ralt-ce à cause de la petite guerre de Corée ?La urs la guerre ! Finira-t-elle par finir, pour que se mettre un toit convenable sur la tête ?LE FRONT OUVRIER y • une Semaine Coupa d'oeil sur des événements récen la famille Opposition aux "villes fermées" Le premier ministre Duplessis • manifesté son opposition aux "villes fermées” au comité des bills privés, alors que l’on y faisait l’étude du bill tendant à constituer en corporation la ville minière de Murdochville, en Gaspésie.M.Duplexais s'oppose à ce qu'une compagnie devienne ainsi propriétaire de tout le territoire d'une ville, nomme elle même le conseil municipal, se fasse ensuite accorder des exemptions d'impéts, etc.La C.T.C.C.a félicité le premier ministre de son attitede.C’est juste: il y a eu trop d'abus dans le passé à ce sujet; si les compagnies ont des droits, les travailleurs en ont aussi.Offowo et l'assurance-santé Nous n’avons pas fini d’entendre parler de plan national d’assurance santé.C’est là le principal cheval de bataille du parti C.C.F.à la session fédérale en cours.De plus, le Dr W.G.Blair, porte-parole du parti progressiste conservateur sur les questions de santé nationale, a déclaré que son parti n’est pas de l’avii du CC.F., de lancer un tel plan immédiatement, mais qu’il favorise rétablissement d’un plan national d’assurance contributoire.Il n’y a pas encore eu de prise de position officielle de la part du gouvernement sur cette question controversée, mais déjà l’assistant parlementaire du ministre de la Santé a affirmé que l’objectif du gouvernement était d’avoir un programme national de santé qui serait plus qu’une simple assurance contre le coût de la maladie; U a parlé notamment de l’établissement de services adéquats de prévention, de diagnostics et de premiers traitements.*s qui offrent un inférât particulier pour ouvriàra Comme les élections fédérales approchent, le parti libéral se croira peut-être forcé de faire un nouveau pas vers l’assurance santé nationale.De toute façon, le temps semble venu pour notre province d’étudier le problème de façon sérieuse, au lieu d’attendre pour crier "Au voleur!” quand Ottawa aura occupé tout le terrain.L’insécurité en face de la maladie a quelque chose de tragique pour la famille ouvrière; une attitude purement négative ne suffira pas à régler le problème.Déjà 39 pays ont des régimes nationaux d assurance-santé, 1a population le sait et on ne pourra Pempêcher d’en désirer autant si on continue de la laisser dans la pire knuiétude en face des comptes de médecin et d'hôpital.Le douteux record dec liqueurs douces M.Valmore Cratton a révélé dans une causerie radiophonique que Montréal est l’endroit du monde où l’on ingurgite les plus fortes quantités de liqueurs douces, soit 25 millions de 24 bouteilles en un an.M.Gratton doit être au courant de la situation puisqu'il est directeur de l'Office d’initiative économique et touristique de la ville.Les chiffres qu’il a cités représentent sensiblement plus d’une bouteille par jour par tète.Comme beaucoup de gens, notamment les bébés et les personnes avancées en âge ne boivent guère, il en reste beaucoup pour les autres.L'industrie des liqueurs douces engloutit certes d'importantes sommes d’argent qui pourraient être utilisées à meilleur escient et la santé ne s’en porterait que mieux.Chacun devrait faire sa petite enquête là-dessus.LE CREDIT URBAIN oL opinion d’autres journaux Dans le rapport qu’elle a présenté, la Commission d'enquête sur le problème du logement dans la province a rejeté la aolutioa du crédit urbain.Les députés libéraux oat livré aae lutte à la Législature à ce sujet, mais leur* efforts furent vains.Quelques Jours plus tard, ta C.T.C.C.réclamait le crédit urbain dans le mémoire qu’elle a présenté au Cabinet provincial; le premier ministre a répondu que c’était impossible.A une occasion ou à l’autre, les Journaux ont étudié le problème et bon nombre d’entre eux ont déploré l’opposition faite au crédit urbain.Voici quelques-unea des opinions émises: Dans LE DEVOIR, le courriériste parlementaire à Québec, M.Pierre Laporte, écrit au lendemain de ta présentation du mémoire de ta C.T.C.C.: Tant qu’on n'aura pas répondu aux deux questions suivantes, nous croirons ta crédit urbain possible: 1— Comment se faitil que l’Ontario l’ait établi partiellement avec succès, sans se ruiner?2— Comment ta gouvernement pourrait ü se ruiner s’il se contentait (comme le demande la C.T.C.C.), de garantir les prêta consentis par des compagnies approuvées?M.Pierre Laporte, rédacteur au même Journal, écrit qu’on ne peut accepter comme final le refus du premier ministre, qui équivaut à condamner 2M.9M Montréalais à rester dans les taudis et les quasi-tandis dont ils ne peuvent sortir sans l’intervention adéquate des pouvoirs publies.D affirme que le budget élevé de ta santé pu Mi que est une raison de plus pour ne pas laisser subsister le cancer des tandis, l’un des principaux ob-, stades i la santé publique et l’un des plus faciles à combattre par la construction de logements salubres et la suppress! ,a des quartiers lépreux.Enfin, le directeur du DEVOIR, M.Gérard Fillon, rappelle que M.Taschereau répondait toujours non quand l’Ü.C.C.réclamait le crédit agricole, que M.Duplessis ramassa l’idée et qu'aucune des sombres prédictions de son prédécesseur ne se réalisa.Il poursuit: L’Etat aurait tort de donner des propriétés aux citadins.Mais l’Etat peut les aider.Ce qui pa rail manquer d un bon nombre de citadins, c’est la mise de fonds | initiale.De même que le minis tére de l’Agriculture donne $300 : d un tout jeune cultivateur qui s’achète une terre, ainsi devrait-il faire quelque chose d’équiva-1 tant pour un ouvrier qui achète ou construit une maison.Ce don ne serait pas d proprement parler une gratuité, mais une prime ' de stabilité sociale.Il ne faudrait évidemment pas que les travailleurs se croisent ' les bras et attendent que tout leur tombe rôti dans le bec.D’ail leurs, ils ont donné des preuves de leur esprit d’entreprise; il serait intéressant de faire un relevé des maisons bâties en coopération depuis 1945.Après avoir parlé du crédit agricole, M.Léo Forest écrit dans L’ACTION POPULAIRE de Joliet ta: Dans nos villes, que d’ouvriers honnêtes, sobres et travailleurs, seraient prêts d tout les sacrifices pour s'établir chez eux, dons une maison bien d eux et qu’ils paieraient d'un coeur joyeux, ri seulement ils pouvaient compter sur des prêts semblables, toutes proportions gardées, aux prêta du Crédit agricole.Souhaitons qu’en ! fin soit créé le crédit urbain que, La Bible vous parle Tressaille d'une grande joie, fille de Sion! Pousse des cris d’allégresse, fille de (Jérusalem! Voici que ton Roi vient d toi.(Zacharie, 9, 9.) Texte choM par la Société catholique do la Bible.la classe ouvrière réclame avec tant d’insistance et dont -elle e tant besoin.M.André Roy analyse, dans LE TRAVAIL, le rapport de la Com-miision d’enquête et y relève plusieurs erreurs et rettradictious, pour conclure au caractère presque entièrement négatif de ce rapport, d’une enquête qui a duré au delà de quatre ana et coûté plua de $125,0M."Au fond, dit il, ce rapport n’est qu'un indice supplémentaire de la situation antisociale qui domine dans ta province.** Dans L’ACTION CATHOLIQUE, M.Odilon Arteau affirme pour sa part que le point crucial dans la question de logemeut réside dans le problème de la mtae de fonda initiale.“Le crédit urbain, écrivait-il au lendemain de la présentation du rapport de ta Commission d’enquête, ou quelque chose d’équivalent est une nécessité de l’heure.Il reste qu’à cette nécessité doivent répondre nos pouvoirs publics .par un effort ; conjoint, méthodique, de tous no* gouvernements, fédéral comme provinciaux.” U FRONT Hnaaiia Journal d'éducation ouvrièrs indépendant de tout parti politique.— Propriété du Centre social ouvrier Inc.—11 n’engage que sa direction.Rédaction et adminhtra- « “M.4911, chemin de la Céte-des Neiges, Mentréal 26.Tél: EXdale 9391 Imprimé p*r I* IllUlnl 4’llntm Sarlalaa Un.Ml.rat Dalhaaaia.Ottawa (Autarla* rtaa* ana paatal Sa ta dama.Min.Saa halo Ottawa ) Abonnement.Canada.$2 50 par an.Etals Unis.$3 Le numéro, 7 cents.Directeur gérant LOUIS LAMONTAGNE Rédacteur eu chef GERMAIN BRIERE 13 DECEMBRE 1952 !.E KRONT OUVRIER sdux uen tâ Lors d'un forum tenu récemment, les citoyens et les professeurs de la paroisse St-Charles-Garnier de Québec se sont élevés contre l’action pernicieuse des “comics"; ils ont conclu qu’une bibliothèque régionale, avec filiales au besoin, était la seule façon de résoudre le problème de la lecture, spécialement chez l’enfant et l’adolescent.La Chambre de commerce des jeunes de Hull, qui possède un comité de prêts pour la construction de logements à prix modique, a demandé au Conseil de ville de prendre les dispositions néces «aires pour mettre à la disposition de construe > ir éventuels, de 400 a MX) lots pour la construction de logements familiaux i prix modiques.D’après le rapport du comité en question, il serait possible de construire des logements familiaux, si la ville fournissait des terrains d au plus $100; les conditions se raient les suivantes: coût total de $6,500 à $7,000, avec hypothèque de $6,000 à 5.3 p.100 d’intérêt dont un remboursement de 2.3 p.100 en vertu de la Loi provinciale de Pha- On dénonce la vente des publications obscènes Les dénonciations viennent à la fois de Montréal, d'Ottawa, de Washington et de Londres.Paf« 3 b Les publications immorales continuent d’exercer leurs On sait qu’à Ottawa, le juge A.G.McDougall a condamné récemment comme immoraux 4 “pocket-books” et 7 magazines distribués par la National News.Les gens de bonne foi, qui ont encore le sens de la pudeur — tant catholiques que protestants — ont AT.l’abbé Louis P', lippe LA applaudi à ce verdict.Le procu- TULIPPE, directeur Ai *r étain des reur de la Couronne.Me Raoul bitation; le prêt étant de 15 à 20 oeuvre» de charité et directeur du Mercier, a déclaré alors que ce ans, les paiements mensuels se Conseil des oeuvres de Montréal,1 “test case” n’était qu’un commen- çaient de $37 i $40 par mois, après vient de quitter Dorval pour, cernent et qu’il fallait purger la S)ur te feront ôy-ndical MM Léonce Cliche et Roger Leclerc, conciliateurs du ministère provincial du Travail, ont tenté en vain de mettre fin au différend qui ___ existe entre le Syndicat national méfaits.On les retrouve un peu partout, dans les kiosques employés de l’Aluminium de revues et de journaux, non seulement dans les grandes I’*rvidj *1 1 Aluminum Co af Ca-villes, mais même dans les villages.Aussi, ceux qui ont à n*-*’ c°“«l'»teurs doivent recoeur de conserver la population honnête n’hésitent-ils pas bunaT*dîïLtî.d ,r*' U*nécesa!td 7,7 , d*f autor‘^ et du sur P«oyés de bure.ïA *£££.la nécessité de lutter contre pareil envahissement.pagaie, ils ont demandé l’Inter- La semaine dernière, M.J.-M.Savignac manifestait son vention d'un conciliateur, parce intention de dénoncer, au Conseil municipal de Montréal.peuvent accepter les al- la vente des publications obscènes dans les kiosques à jour- jfrc* Patronales, naux, et de demander une surveillance plus rigoureuse de la **• Walter P.Reuther, âgé de part de la police.45 ans et chef de l'Union des ou- CONDAMNATION A OTTAWA New York de faire une “fausse 'ri*” d,“ ¦’«“•"mobile.a été élu publicité d'attirance*' autour de CTdu C.I.O.Il succède à livres médicaux qui traitent du „ “urr«y.décédé récemment, sexe.En exposant ses projets au congrès Un prêtre de Chicago a alors î,u'.1 * *¦“• ¦* nouveau président a un paiement initial de $500 à fl,- Rome.Il participera, comme dé- j région d’Ottawa-Hull de toutes les 000 au maximum.• légué de l’épiscopat canadien à revues obscènes qui y circulent - la deuxième assemblée annuelle encore.L'Institut social populaire si de ta Conférence internationale AU PARLEMENT gnale que la question des loisirsldcs Charités catholiques et à la' Le député Fulton, de Kamloops, est actuellement le sujet de l’en-1 réunion du Comité exécutif de.C.B., a par ailleurs demandé au nupte s or ia U He la l o P et H* cet organisme international dont ; Parlement d’instituer une conunis- ?a J O.C "U question des loisirs « membre.«on de sénateurs et de députés Af.l’abbé Latulippe profitera pour combattre les revues obscè- de l'occasion pour faire part de nés; cette demande laisse espérer l’organisation et des activités de qu'une action d’envergure peut la Conférence catholique cana- enfin se déclencher au pays, (tienne du bien être, secteur fran-1 AUX ETATS-UNIS çois, qui vient d’être reconnue par | Les autres pays ne sont pas l’Assemblée des évêques du Ca- exempts de ce mal.La Presse associée annonçait le 3 décembre s'impose de plus en plus i Fatten tion des catholiques, dit le communiqué de presse de 1T.S.P.Il faut aider en particulier la classe ouvrière à jouir de sains loisirs et à s’écarter de ceux qui ne le sont pas.” L’I.S.P.rappelle à cette, occasion, que la Semaine sociale 1 natia-de 1949 portait sur les loisirs et1 k* Conference catholique ca• que le volume rédigé i l’issue de ™dienne du bien-être tiendra son ces assises contient d’importantes Premier congrès général des oeu-é ude.s sur le sujet.i vres charité à Montreal, à la , fin de janvier.i — i.La Chambre de commerce du district de Montréal organise la campagne du 'Noel de l'orphelin” en faveur de la crèche-hôpital de la Réparation de Pointe aux-Trembles.Cette institution doit npur-rir, vêtir et soigner plus de 300 petits orphelins, de la naissance à 5 ans; les besoins matériels y ¦ont très grands.Excellente initiative que celle qui consiste à soulager de petits orphelins, surtout à Tapproc-he des Fêtes, alors que des réjouissances ont lieu dans que le président d'un comité spécial du Congrès de Washington qui fait enquête sur de présumées publications obscènes, venait d’accuser une maison d'édition de Apôtres des ouvriers décorés par le Pape S.Exc.Mgr G.-L.Pelletier, évêque des Trois-Rivières, remettra la médaille Pro Ecclesia et Pontifice" à plusieurs de ses diocésains S.Exc.Mgr Georges-Léon Pelle- i.o , ___________.i tier, évêque des Trois-Rivières, a “Nnüi h.iWnh.iin” n.-pnH^ia f«U annoncé la semaine dernière que Noel de 1 orphelin prend le foi- Sa le Pie XII ,vait me dune guignolee de produits daign* am>rder à piu.k-u,, prè.alimentaires Les six caisses populaires du très et laïcs de son diocèse des décorations pontificales.Au nombre des personnes ainsi grand Drummondville totalisent | honorées se trouvent plusieurs di- maintenant un actif de plus de 4 millions de dollars.La caisse de St Simon, la plus ancienne, a été.en particulier, un atout important dans le développement urbain.Celle de St-Frédéric, la deuxième fondée, a organisé quatre caisses scalaires, auxquelles 700 élèves sc •ont déjà inscrits.n géants d’Action catholique, notamment de l’Action catholique ouvrière.Ce sont: Mme Alphonse Fugère, de la paroisse du Christ-Roi de Shawini-gan, pionnière de la L.O.C.F.dans cette région et présidente diocésaine du mouvement depuis septembre dernier; Mme Camille Géttnas, de la paroisse Saint-Laxare du Cap-de-la- t , , _ .I kvassst mmiv sa Une autre exposition de quin Madeleine, présidente diocésaine eail ene pour l’est du Canada s’or- de )a L0.C.F.durant six ans, ac-ganise au Pilais du commerce, a, tellement responsable des nou-Montréai; elle se tiendra du 19 veaux membres de la Fédération au 22 janvier Sim le thème: “Le du Cap-de-la-Madeleine.quincaillier, homme d’affaires,” un ( Mme Rota ad Lemire, présidente congrès des quincailliers aura lieu également au Palais du commer ce du 20 au 22 janvier.FOYER LACORDAIRE FOYER HEUREUX Cardes Lacordaira 1144 Cherbrvoke R.Gif fard; de la J.O.C.F.de 1938 à 1942.et plus tard première présidente diocésaine de la L.O.C.F.; M.Rodrigue Lepage, de la paroisse Saint-Odilon du Cap-de-la-Madeleine, président de la fédération de la L.O.C.des Trois-Rivières de 1947 à 1951, actuellement propagandiste de la fédération lo-ciste du Cap-de-la-Madeleine.Ces quatre dirigeants locistes sont au nombre des 17 laïcs du diocèse des Trois-Rivières qui recevront la médaille “Pro EccJesia et Pontifice”.Mentionnons aussi d'autres apôtres de la classe ouvrière, également décorés: M.Armand Dumaine.de la paroisse Saint Bernard de Shawini-gan, qui s'est dévoué particulièrement à l’oeuvre des retraites fermées, aux oeuvres de jeunesse et aux loisirs de vacances; M.Ovila Lacoursière, de la même paroisse, apôtre des retraites fermées et du bon journal; M.Léon Gervais, de La Tuque, pionnier du syndicalisme catholique, directeur d’un cercle d’études sociales pour les ouvriers, instigateur d'organismes coopératifs propres à aider au relèvement de la classe ouvrière; M.Emile Tellier, de la paroisse Sainte • Catherine • de - Sienne des Trois-Rivières, au service des Syndicats catholiques nationaux des Trois-Rivières depuis 25 ans et vice-président de la C.T.C.C.durant plusieurs années.Plusieurs membres du clergé diocésain ont également été honorés, les uns par le Pape, les autres par l’évéque.Mentionnons: Mgr Paul-Emile Doyon, vicaire général, élevé à la dignité de protonotaire apostolique; M.l'abbé François-Xavier Saint-Arnaud, curé de la cathédrale et directeur diocésain de l'Aetion catholique, nommé prélat domestique; M.l’abbé Charles-Edouard Bourgeois, directeur général de l'Assistance à l’enfant sans soutien, également prélat domestique; et cinq nouveaux chanoines honoraires, dont M.l’abbé Arthur Jacob, curé de Notre-Dsme-de-la - Présentation de Shawinigan-Sud et aumônier de la L.O.C.de cette paroisee.demandé au Congrès de common eer une campagno contre les re vues qui traitent avec complaisance de sexe et de crime, et de les proscrire des kiosques à journaux du pays.EN ANGLETERRE (LS.P.) — S.Em.le cardinal Griffin, archevêque de Westminster, a par ailleurs dénoncé en termes vigoureux, au cours d’un sermon récent, certains journaux du dimanche.Ils n’accordent, a-t-il déclaré, qu’un espace très limité aux nouvelles, et tout le reste est consacré à des récits d’un caractère si immoral qu'aucun homme ou femme honnête ne devrait vouloir les recevoir dans sa maison.Il est vraiment honteux, continue le cardinal, qu'en ce jour de repos donné à l'homme pour se rapprocher de Dieu, on offre au peuple de telles saletés, alors que pour un bon nombre le repos consiste surtout dans la lecture des journaux du dimanche.Qu’on n'en appelle pas à la liberté de la presse! Liberté n’est pas licence.Ce sont là des abus contre lesquels nous devons protester surtout quand ces journaux qui prétendent exposer les réalités de la vie peuvent être achetés par des jeunes.Cet aspect des loisirs vaut certainement la peine d’étre étudie chez nous.Etude du budget familial aux Trois-Rivières TROIS-RIVIERES ( spécial ) — La première semaine de décembre fut consacrée à l'étude du budget familial aux Trois-Rivières.Durant cette semaine plusieurs sections de la L.O.C.ont organisé des soirées familiales qui ont réuni tous ceux qui voulaient se renseigner sur la nécessité, pour les familles ouvrières, de tenir un budget et sur la manière de le tenir.Ces soirées ont eu lieu dans les paroisses Sainte-Marguerite.Sainte-Cécile, Saint - Françols-d'Assise , Cathédrale et Notre-Dame.Le 3 décembre, avait lieu au local de la section Notre-Dame une soirée familiale à laquelle prirent part plus de 30 personnes, montrant ainsi l'intérêt qu'elles por-(Suite à la page II) insisté sur le projet du salaire annuel garanti.Les unions affiliées au Congrès canadien du travail et au C.I.O.ont décidé de lancer une campagne d'organisation dans le district nord de la ville de Montréal.Le Bureau confédéral de la ' C.T.C.C.a adopté à l’unanimité, lors de sa dernière réunion, ane résolution de félicRations à l'adresse de M.Gérard Fillon, directeur du DEVOIR, pour la série d’articles publiés à la suite de son voyage en Russie et en Chine.“I-es travailleurs se réjouissent en particulier, dit le message, de votre opposition raisonnée, motivée.efficace aux régimes communistes.Ces art* clés basés sur des faits que vous aves vous même observés sont beaucoup plus nuisibles pour le communisme que les propagandes courantes menées dans notre pays.La C.T.C.C.qui réunit près de cent miiie travailleurs anticommunistes non par peur mais par conviction, considère votre travail de journaliste comme une contribution Importante à la lutte contre les forces subversives.Elle croit que des témoignages comme le vôtre sont extrêmement précieux parce qn'ils fournissent des armes à tous ceux qui veulent combattre l'erreur par la vérité.” Le Conseil des métiers et du travail de Montréal, qui groupe les unions internationales (C.M.T.C.-F.AT.) dans la Métropole, a demandé au gouvernement fédéral d’établir un système d'assurance-santé.“parce que l’entreprise privée n’a pas pu trouver encore un moyen de venir en aide à l’ouvrier qui a besoin de soins médicaux”.Les pourparlers ont repris la semaine dernière à Québec entre les représentants de l’ASSOCIA-TED TEXTILES et ceux de la C.T.C.C., an sujet de la grève de Louiaeville.Les parties ont accepté de se rencontrer à la demande du ministre du Travail, Al.Barrette.et de Me G.Caron, député de Maskinongé.Plus de 300 délégués des unions affiliées au Congrès canadien du travail et au C.I.O.se sont réunis en fin de semaine à Montréal, pour fonder la Fédération provinciale du travail.Ces unions étaient les seules à ne pas posséder d'organisme provincial dans le Québec; (Suite à la page 11) AUJOURD'HUI devenez membre de : L'Entraide Immobilière Laurenfienne DEMAIN Tons posséder r votre maison 1*44, est m Sherbrooke Tél: AM S6M Page 4 LE FRONT OUVRIER Problème» du foyer PannU à la page Avrz-vous t’es difficultés dans votre foyer ?Au sujet de votre femme, de votre mari, de votre grand garçon, de votre petite fille ?Ecrivez sans tarder à • Problèmes du foyer”.LE FRONT OUVRIER, 4911, Côte-des-Neiges, Montréal 26.Cette chronique ronsacrée aux problèmes des époux et des parents, nous l'avons confiée pour vous A une équipe foimée de quatre couples et de deux prêtres.Cette équipe répondra aux cas que vous lui soumettrez.Ne vous gênez pas ! Vous n'êtes même pas obligé de signer votre nom.»c CAS "Oue dire du Père Noël” Je ne sais plus au juste que dire à mes enfants au sujet du Pire Noël.Les uns affirment que c’est une invention païenne, d'autres prétendent que l’imagination des enfants a besoin de ce personnage.Certains s’acharnent à le détruire, d’autres lui font une publicité formidable.J’atmerais bien savoir ce que cou» en pensez.Papa perplexe.REPONSE — Noos comprenons sans peine que vous soyez plutôt perplexe quant aux explications à fournir à vos petits, au sujet du Père Noël et des cadeaux traditionnels des Fêtes.Aussi essaierons-nous de clarifier un peu la question.Tout d'abord, les enfants croient-ils vraiment au Père Noël ?Y croient-ils dur comme fer, ainsi que disent certaines gens, à l'égal des vérités de la foi, ce qui les porterait à perdre confiance en leurs parents et même à avoir des doutes sur la religion, quand Ils découvrent un bon Jour qu’on les a trompés sur la provenance des 1 cadeaux ?Cette façon de penser nous semble exagérée.Dans ce domaine comme dans bien d’autres, mettons-nous à la place des enfants et essayons de voir clair dans leur petite tête.Quelques exemples illustreront notre pensée.Un petit bonhomme de quatre ans qui considère la parade du Père Noël comme la plus merveilleuse aventure de l’année, disait «“pendant & sa maman: “Cache bien les cadeaux pour rque Je ne les trouve pas avant No31 !” Et cet autre qui affirmait: “Je pense, bien, Maman, que l’an prochain je ne croirai plus au Père Noël !" Dans les deux cas, la maman n’avait pourtant fourni aucune explication expresse.Qu'en conclure, sinon que les enfants ont besoin de merveilleux, qu'il leur faut des perso mages légendaires pour alimenter leur i nagination.Quand on ne leur en présente pas, ils s’en font.Ainsi, les petits aiment croire au Père Noël, d’une croyance qui n’est pas toutefois celle des adultes; elle est le fruit de l’imagination et non de la raison.Le Père Noël pour eux, c’est une création du genre du Petit Poucet, du Petit Chaperon rouge, etc.Au temps des Fêtes, leur imagination est copieusement servie.Ils voient partout le Bonhomme Noël, l’écoutent à la radio, peuvent même lui rendre visite dans tel ou tel grand magasin.Après tout ce tapage publicitaire autour du légendaire bonhomme, il est vraiment embêtant d’intervenir pour le détruire tout & fait.Dire aux petits que le Père Noël est un vieux singe, un gros menteur, etc., c’est agir un peu comme Don Quichotte qui se battait contre les moulins à vent.Nous ne croyons pas qu’il soit néces-1 saire de faire disparaître le Bonhomme du répertoire de légendes dont les enfants aiment à se nourrir.Tout en lui laissant son existence, entendue au sens où l’on prend le Petit Poucet ou autres personnages merveilleux, les parents ne doivent pas, cependant, faire de cette figure de légende un article de fol.Expliquon-nous ! En faisant comprendre aux enfants que ce bon vieux A grande barbe est un monsieur comme papa, qui se costume pour amuser les petits, nous obtiendrons l’effet désiré.L’imagination aura sa part et la vérité sera sauve.Le Père Noël est païen ?Pas tant que cela, si on l’apparente au grand saint Nicholas, qui, selon la légende de France, est chargé par le Ciel de récompenser les enfants sages en leur distribuant des cadeaux.Si, A la maison, on prépare Noël chrétiennement en vivant l’Avent selon l’esprit de l’Eglise, si l’on pense longtemps d’avance A l’installation de la crèche, si l’on prépare la communion de Noël par de petits sacrifices, l’Enfant-Jésus reprendra bien vite sa place, la première et la seule vraiment importante.Quant au Père Noël, il reprendra lui aussi la sienne: celle d’un mythe, amusant et inoffensif.Le problème posé par “Papa perplexe'’ a presque soulevé une controverse chez nos lecteurs.I,eg uns voient dans le Père Noël une invention païenne qu’il faut détruire, d’autres veulent en faire l'émissaire du Petit Jésus, d'autres trouvent cette figure charmante tout en s’inquiétant des interrogations des enfants, à qui ils veulent tout de même dire la vérité.Espérons que notre propre réponse, préparée en équipe, ne mettra pas le feu aux poudres ! Parmi les réponses reçues, mentionnons celles de Mme Lionel Lessard, 76, rue des Oblats, Québec; Mme E.Pelletier, 5356, rue Eadie, Montréal; Thérèse de France, de Saint-Paul d'Abbotsford; et M.Alain Robin, 437, 4e avenue, Port-Alfred.Ces réponses, en particulier, soulèvent un point de vue Intéressant, mais ne nous paraissent pas complètes.C’est pourquoi nous croyons préférable de n’en publier aucune, histoire de ne pas mêler les cartes, qui nous paraissent déJA assez mêlées ! Le budget, instrument de chicane?Il y a quelques semaines, vous recommandiez, dans cette chronique, de faire son budget.D’après moi, c’est rien que bon pour mettre la chicane dans le ménage.Nous avons déjà essayé de faire notre budget, mais ma femme m’énervait tellement, chaque semaine, avec des niaiseries que je me suts fâché et le cahier de budget a pris le chemin du panier.Je pense que mon point de vue vaut la peine d'étre considéré.J’EN R’VIENS BEN ! Nous répondrons à ce cas dans un prochain numéro.Nous en faisons tout d'abord part à nos lecteurs, en les invitant à nous écrire pour nous dire ce qu’ils en pensent.La meilleure réponse sera publiée et son auteur recevra un volume en prix.Toute communication au sujet de cette chronique doit être adressée A: Problèmes du foyer”, Montréal 26.LE FRONT OUVRIER, 4911, Céte des Neiges, 13 DICE/UbRé 1952 Les principales demandes.(Suite d< brefs de prérogative la Commission des relations ouvrières et les tribunaux d'arbitrage, et qui prévoit aussi l'abolition de l'appel à la Commission municipale de Québec.Cependant, tout en étant d’accord sur le principe du bill, la C.T.C.C.fait une réserve sur l'im-i munité que l’on veut accorder i la Commission des relations ouvrières.Aussi longtemps que cette dernière ne sers pas réformée sur une base représentative, la C.T.C.C.préfère conserver dans ce cas.tous les recourt que veut supprimer le bill 22.La réforme de la Commission des relations ouvrières a fait l’objet d’une dlscuasion polie mais ferme entre le premier ministre Duplessis et M.Gérard Picard, président de la C.T.C.C., lors de i la présentation du mémoire.La C.T.C.C.demande que les commissaires cessent d'étre des fonctionnaires du gouvernement, que les unions ouvrières et patro-I nales soient consultés sur le choix 1 des commissaires, comme le demande d’ailleum le Bureau International du travail.“Comme elle est constituée actuellement, dit M.Picard, la Commission des relations ouvrières embarrasse tout le monde.Ce sont délais sur délais, craiates sur craintes .Les lois ouvrières ne protègent pas assez l’ouvrier et la Commission elle-même est source de conflits.” AUTRES DEMANDES Le cahier des revendications de la C.T.C.C., en annexe au mémoire, contient de nombreuses demandes relatives à 1s législation ouvrière: loi des Syndicats professionnels, loi des Relations ouvrières,' loi des Différends ouvriers, loi concernant les corporations municipales et scolaires et leurs salariés, loi de la convention collective, lois et ordonnances du Salaire minimum, loi des Accidents du la page 6) travail, loi des Etablissements industriels et règlements des mines et des carrières.Le même cahier comporte des résolutions sur le logement, le respect du dimanche, l’hygiène, l’apprentissage, l’instruction publique, l’exploitation minière, les pouvoirs électriques, la sécurité publique; L’abolition de Is tase de vente de 4 pour 100; L’établissement d’une loterie provinciale; Une augmentation de 50 p.100 des allocations des mères nécessiteuses; La publication d’une Gazette provinciale du travail; L’établissement d’un bureau de statistiques provinciales; L’établissement d’une commission dans l’industrie de la boulangerie; L’interdiction dei villes fermées; La préparation d’un code provincial de plomberie; Le respect intégral de la Loi des liqueurs et une diminution du nombre des permis; Le bannissement de la littérature immorale; La fermeture des maisons louches et l’intensification de la lutte contre les jeux de hasard; La suppression de la taxe sur les produits pharmaceutiques; L’établissement des allocations de maternité.La publication des débats de l’Assemblée législative et du Conseil législatif; Le droit de vote i 18 ans; La réforme de la carte électorale afin d’accorder aux centres industriels une représentation adéquate; L’extension de 1a loi de l’assistance publique, afin qu’on ne soit pas obligé de placer un enfant pour bénéficier des allocations, etc.En tapis prélart NOVEMBRE EST LE MOIS D’ECONOMIES CHEZ L-P.FONTAINE Le REXOLITE est Ici Nous vous invitons A venir le voir.La verge carrée, SPECIAUX Tapis en fibre de coco pour escalier extérieur.Largeur ZI”.| IA La verge courante ¦ • * * Largeur 36”.1 CA La verge courante ¦ Aussi nattes ‘PAILLASSON’ à prix avantageux CARPETTES PRELART de bonne qualité, modèles discontinués A pris très bas 6 z 9 7t4 z 9 9 x 12 .3.95,,, 5.95 4.70 9ll0* 6.60 7.50 Tapis ÂXMINSTER pour passage Largeur 27”, tout laine.Patrons choisis et couleurs nouvelles.La verge courante, .4.95 STORES VENITIENS de bonne qualité, le pied carré.S9c STORES DE TOILE UNIS ET AVEC INSERTIONS EN REDUCTION L-P.Fontaine & Frères 1963 est, rue ONTARIO, Montréal.AM.881* 10.^00. H DECEMBRE 1952 i Lui feras-tu un gâteau?I f I t 8 * I *! r a! a s LE FRONT OUVRIER Modèle amincissant Nous avons entendu le récit de cette délicieuse petite scène familiale et nous n'avons pas pu résister à la tentation de vous la raconter.Mireille, en se dandinant sur ses grosses pattes, suit maman û travers les pièces oû elle s'active pour le grand ménage de Noël.Elle ne dit rien, Mireille, c’est un bibi qui n’a pas deux ans.Elle regarde de tous ses yeux et maman attendrie se demande souvent ce que peut penser sa toute petite fille.Que peut-elle comprendre a tous ces gestes des grandes personnes ?Ce n'est pas comme Gilles, le petit frire de qua- ï| tre ans.C’est un homme, il sait que maman fuit son y ménage.Mais pourquoi le fait-elle ?Maman pressent ^ la question.Elle viendra c’est certain et ce sera une autre occasion de douce conversation avec son fils.—Pourquoi, maman, tu fais ton minage ?C'est pour le beau four de Noël, mon petit Gilles.Tu sais de qui c’est la fête Noël ?—Out, c’est la fête du Pire Noël, (t) Que c’est difficile d’amener un enfant A se rappeler.L’an dernier, c’est pourtant à Gilles que papa et maman ont demandé de déposer le petit Jésus dans sa crèche.Maman sait aussi qu’on a fait au Pire Noël qu’une propagande de second plan.Et c’est ce dont Gilles se rappelle le mieux.Devant cette constatation, maman explique de nouveau avec calme; —Mais non, Gilles, tu sais bien que c’est la fête du petit Jtsus.Tu te souviens, l’an passé.et l’histoire de la crèche familiale est racontée au bébé qui semble l’entendre pour la première fois.Mais cette fois, il a bien compris.—Vas-tu lui faire un gâteau au petit Jésus, pour sa fête ?Tu sais, un gâteau avec des chandelles comme pour papa, pour maman, puis Gilles, puis Mireille ?Cette question donne confiance à maman.Ce gâteau aidera sûrement les enfants à se rappeler le grand anniversaire, se dit-elle.Ce sera la propagande qu'on fera au petit Jésus.Avec enthousiasme, elle promet le gâteau de fête de Jésus.—C’est quoi tu vas écrire dessus, maman ?Cette question n’était pas prévue.Mais trouvant dans son amour l'insptration qui éclaire les petites in-telligen s, elle annonce sans effort: —Nous écrirons "Bonne Fête, Jésus Amour ".Gilles bat des mains tout heureux.Jésus Amour, c’est ainsi qu’il appelle l’Enfant-Dieu quand, chaque soir, il fait sa prière.Laurette LARIVIERE.Ettiwiæsai f B g g g g g g g g I g g g g g g g g g g I g g I g g I î | i .Propos de décoration Le mur vedette par Fronces James Le mur vedette consiste en un foyer, le meilleur choix est le mur (parfois deux) traité en con- mur plein, non brisé par portes traste absolu vis-à-vis des autres et fenêtres.Vous aurez alors le murs de la pièce.* Par exempté, fond de scène idéal pour faire vo-un mur peut être richement dé- tre groupement de meubles le plus coré de papier-tenture a large des- important.Dans une pièce rectan-sin et ses trois murs compagnons.gulaire, ayant la fenêtre à un bout, recouverts d'une tenture sobre.Un le mur oppodé, s’il est olein, est mur peut être clair, les autres fon ’ aussi un bon choix pour votre cés.Deux murs seront rayés, les mur vedette.deux autres fleuris.Quelle que j Vous vous demander peut-être, ._ .soit la formule, le mur vedette sj ce genre de décoration n'est pas rez servir avec le boeuf bouilli d'ex SuÏL aU °°‘nt de,une .mode Franche- cellentes croquettes, que vous fe- vue dessin et couleu,.| ment, nous auisi av.ons eu ce dou- m avef carottes que vous rc.Et pourquoi le mur vedette ?] te.Mais le mur vedette existe .Pour créer l’intérêt dont chaque depuis bon nombre d’années main- J tirerez de la marmite.Ces ca- ( pièce a besoin; pour attirer Fat-! ten*nt °* semble rien perdre rottes, vous les cou ne rez en ron tention vers un beau mur ou un jsa popularité première.Il est deHes et vous les plongerez dans magnifique groupe de meubles; ! meme de mise dans la cuisine, où à frj v aure7 ¦*”d»"' >* * ">•" s * '•¦»«» * ¦¦ finir le coin ou vous placez la suivante: mettez dans un plat quel table.| ques cuillerées de farine, selou Luuum;i n ____ Quand vous employez le mur ve-1 la quantité de pâte que vous vou-| vV"*le foyM Ce'mür'est déjàTe dette, il faut porter une attention lez obtenir, il faut oublie ait la centre naturel vers lequel conver- ; ‘otite particulière à votre harmo- consistance d’une pâte à crêpes gent les activités; l’addition d’un nie de couleurs.Nous vous re- Vous délayez votre farine avec du décor riche en accroitra la prédomi- ' commandons fortement d'utiliser lait, ayez bien soin d’éviter les nance Si vous ne possédez pas de !les papiers-tentures compagnons, grumeaux, vous ajoutez une cuil- Les couleurs et les dessins de ces levée de vinaigre blanc, vous bat-papiers, de même que leurs textu- tez plusieurs fois cette pâte et la res, ont été coordonnés par des laissez reposer deux heures.Otte spécialistes en couleur et en décoration.Vous pouvez être certaines d’une harmonie parfaite entre vos murs.Il vous sera ensuite facile de trouver draperies et tapis pour compléter.Il y a même des collections oû vous trouverez les deux papiers compagnons et in draperie, le tout i des prb: très raisonnables.9009 f \ l UVr-UM «y nr**icwH nr«s&.Ce modèle aux lignes amincissantes conviendra avantageuse ment â la femme de taille moyenne Il vous plaira, si vous aimez la variété, car vous pouvez facilement remplacer la boucle, et vous en fabriquer en différents tissus.Patron 9009: Demi-grandeurs; IM.16'i.18*2.20*2 22*i.24>2.La grandeur 16'i demande 3 verges T* de tissu de 39 pouces de largeur; et -'b de verge de tissu contrastant.Ce patron est facile à utiliser.Pour obtenir ce patron, faites parvenir $0.3ô en argent (les timbres ne sont pas acceptés).Ecrivez lisiblement votre nom, votre adresse, la grandeur désirée et le numéro du patron.Faites votre envoi â Mariam Martin, aux soins de LE FRONT OUVRIER, départe ment des patrons.80 ouest, rue King, Toronto 2.Ontario.-Pogi S Colloque pour le temps de l'A vent O Notre-Dame de l’Avent, Notre-Dame qui êtes enceinte, Lalssez-moi m’approcher de vous, tout simplement, Comme une voisine, une amie, .Et parlons de nos tout - petits ! — Car Je dois aussi bientôt être mère.* Mon bébé n'aura que trois mois de moins que le vôtre ! — O Marie, je suis bien quel abîme nous sépare, Vous, l’immaculée, et mol, la pécheresse miséreuse .Mais .puisque nous serons mamans presqu'ensemble !.Votre Fils naquit de l'Amour divin, le mien, d'un amour béni par le Ciel: Ces deux amours ne se font point offense I Pour vous, bénie, l'enfantement doit être sans douleur, et mol qui souffre tant, humainement Je vous envie I Mais ces douleurs, comme un baume je vous les offre.Pour apaiser celles du glaive en votre doux coeur enfoncé A cause de mol et de mes fils.— Vous êtes bien pauvre, Marie, et notre foyer non plus n’est pas riche ! Puis 11 faudra, pour nos petits, logement, écoles et situations: toutes choses dont jamais n'aura besoin votre Prophète .Aux vôtres, humblement, nous unirons nos privations ! — Et Jésus seia votre premler-né.Vous n’en connaîtrez jamais d’autre, car ce Fils, 8 Lui seul, surpasse infiniment tous les fils de la terre ! — J’en serai, mol, à mon troisième.Trop heureuse de pouvoir bercer plusieurs tout-petits.Et vous savez qu'ils seront tous pour votre Fils ! Louise-André DELASTRE.(Extrait de CANTIQUES DE FEMME) Croquettes de carottes Le jour du pot au feu vous pour- décoration murale.Quel mur de la pièce sera le mur vedette ?Plusieurs décorateurs choisissent le mur où se trou Pour votre information i Les noms désignant ceux qui examinent, traitent ou opèrent les yeux prêtent souvent à con, fusion.L'OCULISTE ou OPH TALMOLOGISTE, est un médecin spécialiste des yeux.Selon le besoin, il pratiquera une opération ou prescrira un traitement.L’OPTOMETRISTE, est un pra ticien non médecin qui est autorisé à traiter les défauts visuels ou musculaires sans recouvrir au.r médicaments ni à la chirurgie.Il peut examiner les yeux, prescrire et fournir des lunettes.L'opticien est autorisé à meuler des lentilles sur ordonnance.Des plats fêlés ou ébréchés, difficiles à laver convenablement, abritent des germes de maladie.Les restaurants publics ne devraient jamais utiliser ce genre de vaisselle et les clients feraient bien de refuser tels plats.À VOTRE SANTÉ bxlkn V A D L T Éfe à Même durant l'enfance Les yeux ont grande importance.Sans bonne vue.nul écolier Ne peut se classer premier.è» U Sontd national* #t du lion Btr# soool OPTOMETRISTS EXAMLN Oi LA % Ut Emile Brière, O.D.Comntutlrn, «* • t •.79U.St Hubert DO.1330 I.pâte à frire est bien supérieure âj celle dans laquelle il entre des oeufs et est beaucoup plus économique.Vos carottes étant bien roulées dans cette pète, vous pce nez les rondelles une à une et les laisses tomber dans une friture bouillante.On sert sur un plat entouré de branches de persil haché.I * ' MAISON FONIIEl EN 1928 Une maison propre contribue à la personnalité de ceux qui l’habitent En plus du choix complet de papier-tenture J M RAYARY.INC.vous offre les peintures émaux PRA ri LAMBERT dont il est l'agent exclusif pour l'est de Montréal aussi assortiment complet de vaisselle, bibelots, etc J.M.RA VARY INC.4039 Kit, me 8te-Catber1ne, Montréal Am.1523 V Page 6 LE FRONT OÜVRIER- 13 DiCfMBJII 1953 Le peuple a de nouvelles divinités: les distractions On dépense beaucoup plus pour construire des cinémas que pour édifier des églises ou des logements, disent les évêques allemands.Dam une lettre pastorale col- serait aussi facile que celle d'un néma ou d’un champion de boxe .¦ .11_b _ .I .î_i__ n a aAixiit millorMont mrtf imAa cl 1' ctive.les évêques allemands ont j cinéma, affirm* que le plus grand de tous les maux il l’heure actuelle, est la désaffection de l'homme envers Dieu “En de nombreuses épo- "Le peuple dépense tellement pour ses distractions, que la som me de ces dépenses dépasse de Dieu.“En de nombreuses epo- beaucoup la somme nécessaire au ques, disent ils, en de nombreuses ; tu|te divin.Chaque fois que l'on e vilisations.il y eut des incroyants.! doj( conspire un autel, il se trouvais depuis le dernier siècle, des' des geng pour djre: pourquoi nia.-ses toujours plus nombreuses construit-on pas plutôt des loge- l« lin VI ms «|n/i m.* vv.».-— —• — quoi ne construit-on pas plutôt des sine qui, dans le manage cnre- logements?", bien qu'un spectale tien, est encore la force qui ré- dç genre arrive ii coûter autant gl" la conduite.que la construction de trois églises."Le peuple a de nouvelles divim- j té* s’écrie l'épiscopat allemand; il I “Nous n’entendons P*s nous op-offre des sacrifices à ses dieux! poser 1 un usage modéré des diver-Si ceux oui vont encore à l'église I tissements et moins encore à de offraient pour une seule messe, ce bonnes émissions radiophoniques, «uc déiensent les habitués du ci- à de bons films, à une activité spor néma pour un seul film, les im- : tive disciplinée.Nous voulons pots d'Eglise seraient superflus seulement relever que l’on a de ainsi eue les associations pour re- pliré certains points de vue.Aux cueillir les fonds, et la reeonstruc- i nouveaux dieux tout est accordé, tion au construction d’une église 1popularité d une vedette du ci- w l)E LA BELLE ÿll BRULE C’est ce qui arrive quand on n’ordonne dépenses en tenant compte de ses revenus.Le moyen sûr d’éviter U catastrophe est de faire son budget.Visiter It ( AMER DU BUDGET FAMILIAL dt U L.O.C.35c seulement ! En vente dans les fédérations et sections loclstes, ou aux Editions de la L.O.C., 4911, Côte-des-Nelge*.Montréal 26 Court PAR CORRESPONDAN CE — Enseignons français.Anglais, Arithmétique, Comptabilité, Sténographie.Dactylographie.Diplôme accordé pour cha que matière.Prospectus gratuit sur demande.Adressez; COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg.Casier; 66, STB Y AC1N-TUE, PQ.ENCOURAGEZ nos annonceurs .* ¦ 11 M 11 ( » 11 # J.-A.PIGEON Enrg.(JtaM •« AlStrt PtfMO lits VALISES - SACOCHES «t ARTICLES DR CUIR Ckiluam mi InsMi Corrf.nntr1» U.fl.W.lllnft*.N.rS, TR.S-J.fi FERNAND PION Assuraace* générales IM, rue Cadillac, Montréal Tél.: TU.2*39 Ex dirigeant joeüio • « ne serait nullement entamée, si le monde venait à savoir qu’il suffirait de leur revenu annuel pour construire dix appartements.” I.es évéques allemands déplorent aussi que les peuples ne veuillent plus s’accroître et tuent leurs enfants avant qu’ils naissent.“La décomposition a fait tant de progrès, soulignent-ils, que chez beaucoup de femmes le sentiment de la maternité a disparu, ainsi que chez nombre d’hommes, celui de la paternité, tandis que s’éparpillent la capacité et la force d’aimer.” Le missel des ouvriers i Ceux qui veulent aider un parent ou un ami d mieux entendre la messe, pourraient, à l’occasion des Fites, leur faire cadeau d'un mie-sel de formule moderne, dont (’auteur est M.l’abbé H, Godin, missionnaire du Travail.Ce missel, intitulé "Avec le Christ”, est illustré de 100 dessins et de 50 hors-textes, dont 11 en couleurs.Dom Gaspai Lefebyvre, bénédictin, grand apôtre de la liturgie, disait d propos de ce missel: "Em-ployez-le fidèlement et avec confiance, car il a précisément pour but de vous initier aux paroles et aux gestes du prêtre, qui est, au nom du Christ et de son Eglise, le médiateur nécessaire entre la Sainte Trinité et nous." POUR LA JOURNEE, on trouvera dans ce missel, les prières du matin et du soir, la prière en famille, des méditations, le Chemin de la croix Illustré, ect.POUR VIVRE L’ANNEE avec le Christ, la messe des dimanches et fêtes, le calendrier des saints de chaque jour avec indication de la messe à suivre, les fêtes du Seigneur, de la Vierge et de saints, l’Ordt-naire de la messe avec explications liturgiques.POUR VIVRE TOUTE LA VIE avec le Christ, le cérémonial des sacrements, des fiançailles et du mariage, des relevailles, de la bénédiction d’un enfant, du pain, etc.Presque tous les textes sont en français, dans un style clair et une pensée particulièrement adaptée au milieu populaire.On peut se le procurer aux Editions ouvrières, 1019, rue Saint-Denis, Montréal.LES PRINCIPALES DEMANDES DE LA C.T.C.C.À QUEBEC Elias son» contanua* dans la mémoire annuel, présenté au Cabine» provincial En plus d’étudier longuement la situation du logement dans la province, la Confédération des travailleurs catholiques du Canada a soulevé plusieurs autres points importants dans le mémoire qu elle a présenté la semaine dernière au Cabinet provincial.Voici les principales demandes formulées dans ce mémoire de 26 pages: TAXATION La C.T.C.C.est d’opinion que la répartition des revenus des taxes devrait être revisée et clarifiée en regard des droits et obligations constitutionnels des divers gouvernements.EDUCATION La C.T.C.C.a toujours maintenu le principe aelon lequel la Législature.dans chaque province, pourra exclusivement décréter des lois relatives i l’éducation.Elle considère par ailleurs que le gouvernement doit consacrer à l’éducation une part encore plus large, de manière que le coût des études ne soit pas prohibitif pour les enfants des familles à revenus modestes.Elle favorise l’établissement d’un système impartial de bourses d’étude qui permette aux enfants des familles ouvrières de poursuivre des études secondaires et supérieures.En outre, la C.T.C.C.formule le voeu que les Impôts perçus par la province pour fins d’éducation soient confiés i un organisme indépendant, qui devrait pourvoir à une distribution équitable de ces deniers aux commissions scolaires, aux institutions d’enseignement secondaire, supérieur et commercialisé, et en bourses d’étude pour venir en aide aux étudiants doués qui sont dans l’impossibilité d’entreprendre ou de continuer leurs études, faute de ressources financières.LEGISLATION DU TRAVAIL La C.T.C.C.considère que la législation du travail, sauf les exceptions prévues à la Constitution canadienne, doit demeurer de juridiction provinciale.Toutefois, elle croit qu’il y aurait avantage i entreprendre des démarches en vue d’uniformiser autant que possible la législation du travail d’une province à l’autre, sur certains points fondamentaux.SECURITE SOCIALE En matière de sécurité sociale, certaines mesures sont appliquées par la province, d’autres par le fédéral et quelques-unes par voie de législation concurrente adoptée après entente entre Ottawa et les provinces; il en est d’autres, comme l’asurance-aanté, où il semble qu’une législation concurrente pourrait marquer un progrès sur la situation actuelle.La C.T.C.C.appuie, sur la question des relations fédérales-provin-ciales, la suggestion faite récemment par la Chambre de commerce de la province, à l’effet de former une commission d’enquête.RELATIONS OUVRIERES La C.T.C.C.félicite le gouvernement d’avoir introduit le Bill 22, qui vise à mettre à l’abri des (Suite à la page 4) Exiges toojoura let Produits "BOYEX" MATELAS MEUBLES REMBOURRES Bovpi* Limit»» 3761, rue Ruskin, Montréal.G R.8226 Le cadeau tout indiqué à l'occasion des Fêtes.Voulez-vous faire un cadeau utile?Un cadeau qui non seulement fera plaisir une fois, mais se renouvellera chaque semaine au cours de l’année ?Offres un abonnement d’un an au FRONT OUVRIER Vous n’avez qu’à remplir le coupon ci-dessous et à nous le faire parvenir avec un chèque ou un mandat-poste de $2.56.Nous enverrons gratuitement au nouvel abonné une carte de souhaits de votre part.LE FRONT OUVRIER, 4911, Côte-des-Nelges, Montréal 26.Veuillez ajouter à votre liste d’abonnés : NOM ADRESSE Et envoyer une carte de aouhaita de la part de : l A V 0 A tl i A V f » il M * * r S LI FRONT OUVRIER L Æjf » v.' * A CHAQUE FAMILLE SA MAISON 4—Comme tou* les chefs de famille consciencieux devTaient pou- La formule préconisé# n#o serait pourtant pas onéreuse pour I# gouvernement, puisqu'il n'aurait qu'à garantir les prêts Dans le mémoire annuel qu'elle a présenté au cabinet provincial, la semaine dernière, la Confédération des travailleurs catholiques du Canada a demandé, entre autres choses, que les familles qui veulent se construire une maison puissent obtenir des prêts Jusqu’à 100 pour 100.D’après la formule préconisée, les prêts ne seraient pas faits par le gouvernement, mais par les institutions prêteuses, les caisses populaires par exemple.Le gouvernement provincial n’aurait qu’à garantir les prêts.Le premier ministre Duplessis, qui a accueilli la délégation de quelque 150 membres, a répondu que le crédit urbain était humainement et financièrement impossible à l’heure actuelle, ce serait selon le premier ministre, engager la province dans des dépenses qu’elle n’est pas capable de supporter, donc la conduire à la ruine.Notons que M.Duplessis avait fait à peu prés les mêmes remarques deux semaines plus tôt, lorsque les députés libéraux avaient réclamé eux aussi, lors d’un long et violent débat à l’Assemblée législative, l’établissement d'un crédit urbain pour remédier à la crise si grave du logement.Voici les grandes lignes du mémoire de la C.T.C.C., pour ce qui concerne le problème du logement : 1— La crise du logement est plus aiguë dans notre province que dans l’ensembie du pays, et elle affecte surtout la classe des travailleurs.Entente fédérale-provinclal 2— Dans les centres où il y a pénurie de logements, le gouvernement provincial devrait sans tarder conclure des ententes avec le gouvernement fédéral et les municipalités, en vertu de l’article 35 de la Loi nationale de l’habitation, et fournir ainsi au plus têt des logements salubres à ceux qui en ont besoin.(On sait qu’en vertu de cet article, qui n’a Jamais été nais à profit dans Québec mais qui l’a été avec succès dans d’autres provinces, l’entente fédérale provinciale municipale vise à acquérir et aménager des terrains, i bâtir et construire des maisons pour les vendre ou les louer; le fédéral défraye les trois quarts du root de ces entreprises.! 3— Les municipalités devraient se prévaloir des avantages accordés par les articles 9 et 12 de la Loi nationale, afin de faire disparaître les taudis.Le réseau français de Radio-Canada offrira, entre le 1C décembre et le 6 Janvier, six soirées dramatiques avec la Compagnie Madeleine Renaud—Jean-Louis Barrault.Radio-Canada a en effet profité du séjour de cette troupe française à Montréal pour enregistrer ses spectacles.Jean-Louis Barrault apparaît cl-dessus avec Judith Jasmin.La diffusion de ces soirées de théâtre commencera mardi soir, â 8 b.30, avec "Les Fausses Confidences”.Jean Simard, animateur de l’émission “L'Art dans la vie', est ici photographié en compagnie de ses deux collaborateurs.Fer* nande Simard, et Julien Hébert (debout).Depuis le début de cette série d’émissions de Radio-Collège, au réseau français de Radio-Canada, cette équipe a présenté, sous forme de conversations.des études sur l'art.Ce programme est entendu le dimanche après-midi, de i h.30 à 2 heures.(Photos Radio-Canada) voir devenir propriétaires de leur maison, il est urgent que le gou vernement fasse disparaître les obstacles qui maintiennent notre pourcentage de propriétaires â un niveau inférieur à celui de la majorité des autres provinces.LA MISE DE FONDS INITIALE 5—Le noeud du problème est la mise de fonds initiale (downpayment) que doit verser le futur propriétaire; cette mise de fonds serait en moyenne, présentement, de 83,154 pour une maison unifamiliale, ce qui dépasse les moyens de la très grande majorité des salariés; la législation, tant fédérale que provinciale, ne s’est pas attaquée à ce noeud du problème.LOIS INSUFFISANTES 8—La construction de maisons familiales a été coi sidérableraent ralentie par suite des amendements apportés en 1951, par le Parlement fédéral, â la Loi nationale d’habitation.Ces amendements diminuaient le montant que l’on pouvait emprunter en vertu de la loi et augmentaient le taux d'intérêt, ce qui eut pour conséquence d'accroitre considérablement la mise de fonds initiale.7— La C.T.C.C.est heureuse d'apprendre que la Législature a autorisé le gouvernement provincial â dépenser un autre dix millions de dollars en vertu de la Loi provinciale de l’habitation; mais elle croit que seules les personnes disposant d'un capital initial substantiel, peuvent bénéficier de cette loi bienfaisante, qui, si elle était complétée, contribuerait largement à la solution de notre problème du logement.* CREDIT URBAIN 8— La C.T.C.C.considère que les objections formulées contre le crédit urbain n’affaiblissent en rien OUTILLAGE COMPLET Menuiserie — Outils de précision Cadeaux — Bibelots la valeur et le bien-fondé de cette revendication éminemment sociale.Dire que c’est là une mesure socialisante, c’est se contredire, car le meilleur moyen de combattre le marxisme sous toutes ses formes est de favoriser l'accession à la propriété privée.“Nous ne voulons pas que le gouvernement donne des maisons ou prête de l’argent à n'importe qui, précise le mémoire.Nous désirons, qu’avec sa garantie nos institutions prêteuses puissent avancer jusqu'à cent pour cent du montant nécessaire à la construction d’habitations familiales.Avant de prêter, ces Institutions, tout com-t elles .le font présentement, vont s’enquérir de l’honorabilité et de la solvabilité de l'emprunteur.” “D'ailleurs, poursuivit le mémoire, la maison elle-même restera toujours en garantie du prêt.Nous ne voyons pas comment une telle formule pourrait être onéreuse pour le gouvernement, surtout si l'on tient compte des moyens efficaces de contrôle que possèdent nos institutions financières, et de l’honnêteté de notre population.” AMENDEMENTS POUR LES CAISSES POPULAIRES Enfin, le mémoire suggère que le gouvernement amende la Loi des syndicats coopératifs, pour autoriser les caisses populaires à employer 50 p.100 de la liquidité actuellement exigée pour faire des prêts sur des habitations familiales.Cette mesure, d'après la C.T.C.C., faciliterait le financement du crédit urbain.LA REPONSE DE M.DUPLESSIS Selon le premier ministre, il n’est pas sage de demander au gouvernement plus qu’il ne peut.Le gouvernement doit tenir compte de la capacité de payer du contribuable.Il ne peut pas tout faire, il dépense déjà de 125 à 150 millions de dollars pour sa législation de sécurité sociale.Par ailleurs, Ottawa retire 77 p.100 des taxes, et les provinces seulement 13 p.100.Le gouvernement provincial, poursuit le premier ministre, a déjà consacré 40 millions de dol- lars à l'habitation; il ne peut faire plus pour le moment, à moins de sacrifier des choses essentielles ou à moins que le fédéral remette à la province les revenus qui lui appartiennent.L'établissement d’un crédit urbain, surtout à 100 p.100.est impossible, selon M.Duplessis, le gouvernement ne peut aller plus loin que maintenant.“Il ne faut pas oublier que la loi fédérale ne donne pas, dit-il, mais prête, exigeant la garantie de l'individu, da la municipalité et de la province; la province, elle, donne; les 40 millions de dollars votés par le 1 gouvernement représentent un don j de $1.900 pour chacun de ceux qui en ont bénéficié.” Vous ne serez jamais pris au dépourvu avec nos semelles antidérapantes Vos pneus usés sont un danger et une source de retard en hiver.Faites poser des semelles antidérapantes dès maintenant.Nous donnons un service rapide aux meilleures conditions Service de Pneus Stadium U DECEMBRE 1953 La C.T.C.C.demande le c’est impossible, répond crédit urbain; M.Duplessis J.R.GREGOIRE QUINCAILLIER AGENT DISTRIBUTEUR PEINTURE C.I.L.3605 1ST, ONTARIO -.TA.1167-8 [ N'oubliez pas! ] Forum Lacordairc chaque vendredi soir à la Bibliothèque muni elpele de MoatréaL Le publie f est cordialement Invité.LIMITEE 1S71, rue Delortanler, Montréal FA.IUT Puq# 8 LE FRONT OUVRIER 13 DECEMRRE 1952 S U Crin % 4eA ÿ Jwiie* W\WlA^W/W>(NAAW«VAWWAVS(W^'/>^^/V>A | CfttjtletteJ 4e tlcët Por l'Institut culturel Jeunesse I I I I I I I I I H S ï> I I I I I I S g I 1 r> î g 2 • g g 2 g 2 S ?g 2 g g g g I I I g g I g ï I g g r> g g g g g g I g g g g I Aprts mètre frayé un chemin à travers une foule compacte, J’arrive enfin au comptoir, où 11 me faudra attendre .Indéfiniment, me semble-t-il.Pour passer le temps; j'examine les physionomies des acheteuses qui Ai’entourent.—For you, miss ?—Je voudrais une aquarelle, s'il vous plaît.—I dont speak French.—Euh !.a.a.you know .a .—I dont know ! For you, sir ?Misère ! J'ai perdu ma chance.Les vendeuses devraient être bilingues — Tant pis, Je vais à un autre comptoir.Tiens, voici des pipes; si J’en achetais une pour papa ?—Mademoiselle.Je voudrais une pipe, s’il vous plaît.—En voici une très belle à quinze dollars.—Oh ! c’est un peu fort pour ma bourse.En avez-vous de moins chères ?Un instant (prolongé) et la vendeuse revient avec une boite contenant des pipes.et des pipes! Laquelle choisir?Quel embarras ! -Aimez-vous cette Jaune, mademoiselle ?—Hum.Je préfère celle-ci.—Vous l'achetez ?—Un instant ! en voici une autre qui me plaît davantage.Vite, avant que je ne change d'idée, la pipe est saisie et revient tout emballée, au moment où le me souviens que papa ne fume plus depuis un mois ! Balbutiant des excuses.Je me hâte de déguerpir vers le coin des jouets.Après une heure (seulement !) de marchandage, Je trouve le Jouet qui comblera les voeux de ma petite soeur.Passons maintenant au cadeau de maman.-Avez-vous des gants noirs?—Ceux-ci sont très Jolis, Mademoiselle.—Ce n’est pas le genre que maman aime.Cette pal-re-ci ferait mon affaire.Mais, aussitôt, une dame, coiffée d'un chapeau ml-niature-d’arbre-de-Noël, intervient: —Je les avais fait réserver.—Mais, madame.Je les al pris .—J’exige ces gants ! La vendeuse met fin à la discussion en cédant à la.plus imposante des deux.Adieu, beaux gants pour maman ! Voyons au comptoir des articles de toilette.—Mademoiselle ?—Euh .auriez-vous une suggestion à me faire?Ce serait pour ma mère.—J'ai ici une crème merveilleuse.—Je prendrai plutôt ce parfum “Coqueluche”.—Désolée: Je ne pourrais vous le vendre, c’est le dernier flacon.Nous le gardons pour la vitrine.—Oh ! la la ! mais que ferai-je donc?—J'ai cette eau de toilette .voyez comme elle sent bon.—Je ne sais pas vraiment.si Je devrais .—Décidez-vous.Mademoiselle.Une heure plus tard, au plus fort de la cohue, je rencontre mon oncle Etienne.—Ah ! bonjour.Claire.Je viens d'acheter le cadeau de ton père; regarde cette magnifique cravate.—Ah ! non.vous n’avez pas fait ça ! Je viens d’en acheter une semblable.Oh ! mon petit oncle chéri, vous ne pourriez pas la changer ?—Mais, toi.?—Oh ! mon oncle.Je suis à moitié morte .—Eh ! bien, Je l'échangerai.—Vous êtes un ange ! On dépouille l'arbre de Noël; mes cadeaux plairont-ils?Papa offre à maman une belle paire de gants; tante Philomène lui envoie du parfum “Coqueluche”.Heureusement que je n’ai pu acheter ni l’un ni l’autre ! Suzanne trépigne de joie devant mon jouet; J'en suis bien contente Papa, un paquet à la main, se penche vers maman : —Tu sais, dit-il.J’ai renoncé à ma résolution de ne plus fumer.Oh ! pourquoi ne l’a-t-il pas dit plus tôt?Je lui aurais acheté une pipe.Juste A cet Instant, il développe son paquet: une pipe, présent de l’oncle Télesphore.Ouf ! —Tiens, Claire, voici pour toi ! Qu'est-ce ?N’importe ! Je sais que le cadeau de mes parents me fera plaisir.Je sais aussi que le plus grand bonheur de la soirée, Je viens de l’avoir en donnant les miens; c’est vraiment une Joie que de donner.As-tu fait ta liste de souhaits Pat tene et LE FEUILLETON DU “FRONT OUVRIER Les concours reprendront au mois de janvier Les concours du “Coin des Jeunes”, qui suscitent toujours beaucoup d'intérêt, se trouvent momentanément Interrompus.Nos Jeunes lecteurs ne perdront rien, cependant, ear eet-te page leur apportera, à l’approche de Noël et du Jour du l'An, ainsi qu'au temps même des Fêtes, beaucoup de choses intéressantes et adaptées aux circonstances.Nous publierons notamment des contes de Noël.Comme les Fêtes apportent des préoccupations extraordinaires, nous avons cru qu’il valait mieux ne pas organiser de concours en décembre.Nous disons à tous nos jeunes concurrents: "Aurevoir au mois prochain !” pat eau Par Claude Mélançon Publié «il llMltràl 4.Edition* Jeune*»*, ReprodurtHHi wta 2710 Orleanq, laateur.Il la trouva après quelques recherches.Assez profonde pour l’abriter et assez élevée pour n’étre causa, on le devine, une certaine sensation.En un clin d'œil, le “Percé Rock House’’ fut sens des .tion du moment, est-ce que mol aussi je pourrai la garder?—Pourquoi pas, mon garçon?C’est la prise, comme disaient les anciens pirates.Je t'accorde la première garde.Tu la feras avec ma femme.Une semaine, la fUlette fut entre 1a vie et la meurt; mais grace aux bons soins du docteur et de ses aides bénévoles, sa jeunesse triompha et sa guérison fut annoncée comme certaine.Jacques en éprouva une grande joie.Depuis le jour où il avait découvert.au fond de la chaloupe à la dérive, la petite fille blonde dessous.Toutes les dames de a" traiU dé,ica^ *‘J'avait ,ar^ I l’hôtel coulait une petite source.A l’aide d’une coquille de pétoncle, Jacques y but et trouva l'eau délicieusement fraîche.précipitèrent sur la fil-ne sur une proie a leur dévouement enthousiaste.chée à une mort certaine il lui pas inondée à marée haute, *He| *i?! semblait qu'une sorte de lien les était tapissée de sable fin.Au fond lctte comrae *,,r une pro,« 1,vréc .-s.-n Vv.-~~-i- Chacune entendait la soigner à unissait.On aime généralement ceux à qui l'on rend service ou pour qui l'on se dévoue; mais 1.Sorte de mollusque dont il se fait un commerce important.En anglais ‘ scallop”.sa façon et toutes insistaient pour dans |e gentiment qu’il éprouvait, hii prodiguer les premiers soins, j, y a„it pius qlM cela, u y ,va(t Pendant qu une mince et seche de la ,endrcsse fraternelle.Américaine courait chercher son flacon de sels, une Anglaise cor-1 la convalescence progressa ra-pulente roulait vers la cuisine pidement.Bientôt la fillette put commander de l'eau chaude, Dieu se l*v*r *U appuyée au bras da sait pourquoi! Quelques dames Jacques, faire quelques sorties, proposèrent une mouche de mou L’air vivifiant de Percé acheva da tarde, d’autres un bain d‘ammonia 1 •* guérir.que.Une brave personne qui n’a- ‘ on savait son histoire depuis C'était plus qu’il n’avait désiré et.tirant un livre de sa poche, U se préparait à passer l'avant-midi ., .____________________________ _______ dans sa nouvelle retraite, quand v*h pas de remèdes à suggérer quelques jours.Elle l’avait contée I ses yeux s'arrêtèrent sur une cha- : s'évanouit par sympathie.j de sa j0jje vojx chantante, en loupe, eu apparence abandonnée,1 Heureusement pour la petite s'adressant à Jacques plus parti-qu'un courant entrainait vers le inconnue, un célèbre médecin de | culièrement.récif du Cap Barré.I Québec était de passage à l’hôtel, j a,.u «r.„r.i.t I Une chaloupe à la dérive est un Attiré par le bruit, il s'approcha ^ éujj âgéeyde trejle ans ÇCon,; événement ordinaire dans un port du groupe des gardes-malades trop me elle avait perdu sa mère très jeune, on l'avait confiée à une de pèche.— Elle aura brisé son'zélées et arrêta d'un geste celle amarre, pensa Jacques, et son pro- qu' »* Préparait à jeter un verre tante, qui r,vait élevée jprieta.re.un pauvre pecheur sans d *«u froide au visage de la fil- avpc soin majs sans tendresa, Sl doute, deplore peut-etre en ce mo- e“*' *™sn,pr£** ?eUe * 1 «vouait pas.on devinait ment une perle importante.Si nouisseroent devait être une co- gu€ Mture tendre e, affectueui*f j'essayais de la lui éviter?S®"1 d«! P™***"‘’“J*1 'elle avait beaucoup souffert de la Sans réfléchir qu'il s'exposait à d* ””*?**“ VJ* .MîV froideur de sa parente.Son père, aller se briser lui-même sur 1*1 [*"!, .J* n"Txî.if l! qu'elle adorait, aurait peut-être su dangereux récif.Jacques, heureux "“Z**™ M, mettre de pouvoir rendre service à quel qu'un, plongea dans la mer.II était bon nageur et ses légers vêtements ne le gênaient pas.En quelques brasses, il atteignit la chaloupe qui se dandinait à la houle comme un matelot ivre.D'un coup d'œil il s'assura que les avirons étaient posés en travers des bancs et sauta dans l'embarcation.Emporté par son élan, il faillit tomber sur une fillette couchée, sans connaissance, sous un morceau de toile à voile.Son premier geste fut de se por ter au secours de l'enfant, mais le bruit avertisseur des vagues se brisant sur le récif le fit changer d’idée.La barque n’était plus qu'â une trentaine de pieds de l’écueil: le danger était imminent.Jacques se précipita sur les avirons.Après de violents efforts, il parvint à franchir le courant dangereux et à conduire la chaloupe sur la grève, devant le village.Un morutier accourut à son appel et porta la fillette évanouie à l’hôtel.Le retour de Jacques, flanqué du pécheur et de son fardeau, faiblesse n’était pas feinte.un peu de baume sur cette _ .petite âme froissée; malheureuse- Soulevant la fillette, il lu» fit raent y était „„ ,***.,bœ„t.avaler quelques gouttes de co- Ruil* p,,.la de 1914, ü gnac.La brûlure de 1 alcool parut s>tait mi$ en téte de regagner 1 arracher a sa torpeur, mais elle une fortune pour sa fille.Avant n'ouvrit les yeux que pour lesdentrer dans p,™** et de servir fermer aussitôt en gémissant.1 commt officier au Maroc d’abord, —Son cas est grave, déclara le sur le front de Salonique ensuite, médecin.Cette enfant a beaucoup1 il avait étudié à l'Ecole des Mines.souffert.Le froid, la faim ont mine sa frêle constitution.Dieu sait combien de temps elle a passé sur l'eau après le naufrage, car de toute évidence nous avons de-__________________________________ vjnt nous une naufragée.Il faudra1 -fe chasseur de chimères”.d'où il était sorti avec un brevet d'ingénieur- Croyant réussir dans cette profession il s'était mis à prospecter dans les pays lointains.Dans la famille, on le surnommait l'entourer de soins.Mesdames, je connais votre bonne volonté et je compte sur vous pour m’aider à sauver cette enfant que U Providence nous envoie de façon si étrange.Et comme toutes protestaient de leur dévouement: —Surtout du silence.Notre malade a besoin d’un repoe complet.Quand elle s’éveillera, nous verrons à la faire manger, très peu, car dans son état trop de nourriture la tuerait infailliblement.—Docteur, demanda Jacques, qu’en avait oublié iMM|é A dire le vrai, pendant plusieurs années.M.Hector Royat avait surtout connu des désillusions.Mais il ne s'était pas rebuté.A la fin, vaincue par sa persistance, la fortune avait paru lui sourire.Quelque temps avant l'arrivée do Jeannine à Percé, une lettre datée du Canada avait annoncé à la ta» te la découverte d'une riche mina de cuivre.Dana cette lettre 1*1» génieur exprimait ton intention de demeurer plusieurs annéea dans la province de Québec et réclamait m fille: U (è suivre) 13 DECEMBRE 1952 LE FRONT OUVRIER *oge 9 Je n'ai pai fait de vente aujourd'hui.mala j« pressens que .^ \ que'qu’un I l\ vient I / l\ Bonjour, mon cher Cochon ! * Viens faire ton choli parmi mes autos usagées en grand spécial ! n Jeannot Lapin ^ Je regretteT^^ f mais Je ne suis pas Intéressé.Automobiles usagées C’est un beau petit modèle et le prix est très abordable ! Je ne laisserai certes & Voici l’accroche-client que J'ai inventé moi-même ! pas un client en puis- sance s’en aller si facilement ! Hé ! enlè- > Jeannot Je t'al dit que Je n'étais pas intéressé .Dis donc, il y inii • .ve ta ! est joli Automobiles usagées Attend une mlnu te ! Je n’ai même Tiens, Je vais le faire démarrer pour Si c’est là le bruit qu’il fait sans que le moteur marche, je ne suis pas intéressé ! C’est fantastique ! pas mis le moteur en marche ! Qu’est ce donc T G O Je suis heureux que tu m’aies éveillé! Je faisais un rêve affreux ! Le chat Syivestre! 'OJ Ça conl Le bruit vient d’ici ! CjjjJMtijJÇiijw AUTRES TEMPS, AUTRES MOEURS ! Ta f«r«U ¦km de t’en •lier avant de geler.Il Ml probable que je n’entrerai même paa dans le Jtn! Brrr.ben vieux atomique i ¦. 13 DECEMBRE 1952 Page 10 LE FRONT OUVRIER 9 En scrutant l'horizon du monde des sports Par PAUL GUERTIN au Temps des Fêtes! quand il est fur l’alignement.Quant A Léo “Gaxelle” Grarelie, le brillant allier droit de* Sénateurs d’Ottawa, 11 a compté deui foia dans la victoire de non RENE PEPIN club sur les Brave* de Toe Blake LEO GRAVELLE Que savez-vous des joueurs des Reds?—Notes sur Roger Dubuc (Par Gillet LACROIX) JIM HENRY Ces trois joueurs se sont mis en vedette pour leurs clubs en fin de semaine dernière.Henry, cerbèie des Bruins de Boston, n'a alloué qu’un but par partie contre Canadien et Détroit.Henry connaît présentement sa meilleure saison.René Pépin a permis, par contre, au Sherbrooke de l’emporter sur Val-leyfleld, alors qu’il a compté le but vainqueur.Pépin ne Joue pas régulièrement pour le St-François, mais il se fait valoir Braves de Valleyfield Jr.Mais quand ce club décida de cesser ses activités, Jack Toupin offrit aussitôt un contrat i Roger qui vint au Trois-Rivières.Il est avec ce ! club depuis trois ans.Roger Dubuc déclare que pour figurer avec avantage dans le Ju-1 nior "A", un joueur doit manifester beaucoup de rapidité, de combatti- TROIS RIVIERES, le 1er (D.N— Nous croyons aujourd'hui répondre à la demande général e en commençant la biographie des joueurs des Beds de Trois Rivières de la Ligue junior “A" du Québec.Si vous le voulez bien, nous intitulerons cette sérié de reportages: "QUE SAVE/ VOI S DES JOUEURS DES REDS?" la province, puisqu'il en est déjà 1 à sa quatrième saison dans le circuit Junior “A”.Ce joueur a débuté très jeune dans le hockey et a fait ses pre-| mières armes avec les clubs de > Chambly.Comme on le sait, Dubuc ' peut aussi bien évoluer A la dé-i fense qu’à l'avant.A 16 ans, il portait les couleurs des défunts l.es milliers de sportifs qui se : rendent au Colisée et à Texte- [ rieur pour voir évoluer les Reds ne connaissent pas bien nos joueurs même s'ils peuvent les re-eounaître à vue sur la rue et les Identifier.Il nous fait donc un immense plaisir de répondre à la curiosité naturelle de notre population sportive et de présenter A nos lecteurs une biographie complète et précise de ceux qui nous repré>entcnt généralement si bien dans le circuit Horwood.Nous vous entretiendrons cette semaine d'un joueur de Cbambly.Tous auront sans doute reconnu l'utile Roger Dubuc.Roger est | un gaillard de 19 ans, mesurant | 5' 10'z” et pesant environ 1*0 | livres.Dubuc ne’st pas un inconnu des amateurs de hockey de I vité et être capable de se défendre.' Un "jaune" ne peut figurer avec I avantage dans ce circuit, car il devient vite la risée des adversaires qui se font un plaisir de lui chatouiller les oreilles sur le bord de la bande et de lui appliquer aussi de solides mises en échec.Roger se dit aussi très heureux de jouer sous les ordres de Fins’ tructeur Jack Toupin qu’il considère non seulement comme un bon "coach", mais encore le meilleur qui soit."Lorsque nous jouons pour Jack, dit-il, nous dévoua donner le meilleur de nous à chaque partie et si nous faisons des erreurs, Jack a tôt fait de nous corriger De même les conseils qu'il nous donne m'ont grandement aidé à figurer avec avantage dans le circuit Junior.“Le club que j'aime le plus à vaincre est sans aucun doute les Citadelles de Québec.Une victoire contre ce club vaut pour nous une conquête de lq coupe Memorial, ce dont je n'ai jamais eu l’honneur.Le joueur de défense Hollingsworth.toujours d'après Roger, est celui qui applique le plus dur "body-check ”.Ce n'est pas le joueur de défense de la ligue qui est le plus facile i dépasser'*, ajoute-t-il.Quoique Roger ne soit pas un très prolifique compteur, il n'en demeure pas moins très utile aux Reds.Rapide patineur et bon porteur de rondelle, Toupin l'utilise surtout lorsque son club est en déficit de joueurs.Roger aime le jeu rude, mais il n'en demeure pas moins convaincu qu'il doit se limiter à cela II n'a eu qu'une seule malchance depuis ses débuts dans le hockey.Roger a été, en effet, opéré pour l’appendicite dans le courant de l'année 1948 49.La semaine prochaine, ce sera le joueur d edéfense Lester Lahaye qui vous fera connaître ses impres sions.chers lecteurs.Donc, à la semainep rochaine, avec Lester Lahaye.En vedette POPULARITE DU HOCKEY DANS LE BAS DU FLEUVE Le hockey n'est pas un sport limité aux grands centres J seulement.Sa popularité se répand, au contraire, de plus en plus.Nous voudrions signaler, aujourd'hui, comment cette fièvre pour notre sport national atteint en particulier, avec i un rare degré d’intensité, les centres du bas du Fleuve, La Ligue Intermédiaire “A” du Bas-Saint-Laurent, corn-posée des clubs: Matane.Rlmouskl, Mont-Joli et Rivière-du-Loup, a passablement remanié ses cadres, cette année, s'est sensiblement renforcée, et, comme résultat, les grands journaux de Québec, en particulier, ont décidé de lui consacrer une belle publicité.- C'est une ligue d’ailleurs fort intéressante, une ligue que le public aime et encourage.A preuve, cette assistance de 4,008 spectateurs A Rlmouski lors d'une joute récente entre ee dernier club et celui de Mont-Joli.Cette assistance en dit plus long qu'un long discours sur la faveur dont jouit le circuit.Et nous pourrions signaler d'autres assistances aussi significatives.Quand on sait qne la moyenne des présences A Caréna de Sherbrooke de la Ligne senior majeure est à peine d’un peu plus de 3,100 personnes, cette saison, et qu'elle n’étalt que de 2.300, l'an dernier, il y a de quoi ouvrir les yeux.Les clubs sont bit-n balancés maintenant dans cette ligue, mais au début de la saison cet équilibre faisait passablement défaut et les assistances étaient quand même fort encourageantes.Cette ligue se qualifie elle-même de .calibre Intermédiaire “A", mais nous croyons que ses clubs tiendraient leur bout contre plusieurs équipes classées Senior B.Au fait, la Ligue du Bas-Saint-Laurent aligne des figures bien connues, des joueurs dont la présence serait bien vue sur des clubs seniors.Ainsi, jetons un coup d’oeil sur l'alignement du Rimouski.On y voit, dans les buts, le versatile Jacques Monette, qui agissait comme concierge du Bagotville, l’an dernier.A la défense, c'est Maurice Parr, une ancienne étoile du Junior et un athlète qui évoluait, l’an dernier, avec le St-Hyacinthe Sr; Manny McIntyre, le joueur de couleur, qui brilla autrefois pour Sherbrooke et qui joua à Bagotville, en 51-52.Les deux autres joueurs d'arrière-garde sont Frank Côté et Eddie Bowland.du Bagotville; parmi les joueurs d'attaque, on reconnaît les trois Fillion: Marcel, Denis et Jean-Marie.Il y a aussi les deux frères de Pierre Brillant du Québec: Phil et Paul.Enfin, les joueurs Roger Jodoin, Paul Gagnon et Mario Sénéchal sont sssez avantageusement connut également.C’est Marcel Fillion qui pilote le club.On peut faire à peu près les mêmes constatations peur les 3 entres clubs.Matane compte comme cerbère, nul autre que Paul Lessard, tandis que ses joueurs d'arrière-garde sont: Marcel “Big Chier Chaîné, Roger Ste-Marie, Eddie Théberge, Furlong et Réal Lafrenière:.Aucun d’enx n’est inconnu des amateurs de hockey.A l’avant, on retrouve, Fez Citadelle Roger Guay, l'ex Saguenéen Lucien Gilbert.R.Limoges, Savard, Lalonde et autres.Le pilote: Majella Laforest.Denis Brodeur, qui n’a pas besoin de présentation, garde les filets des Lonps de Rivière-du Loup.Cette équipe, qui occupe présentement la tête de la ligne, compte sur des joueurs de calibre, tels que Joe Srhmidt, frère de Jackie du Valleyfield, Lloyd Buchanan, frère de Ralph du Chicoutimi, Ossie Carnegie, Girouard, "Connie" Poitras, ex-As de Québec, Rollie Cantara, et quelques autres.Le coach de ce club est Gordie Poirier, qui remplissait les mêmes fonctions, l’an dernier, à Bagotville.Bob Arneil, qui a commencé la saison dans la Ligue Sr Majeure des Maritimes, soit avec Glace-Bay, garde maintenant les buts des Aigles de Mont-Joli, les champions de l’an dernier.A la défense des Aigles, on remarque Bill Leblanc, l'an dernier des As de Québec, Dan Janelle, Gaudclte, l’an dernier des Maritimes, Jean-Roch Bellavance, tandis que chez les avants figurent des joueurs comme Gérard Lachance, meilleur compteur du circuit, l’an dernier, Maurice Lamirande, Normand Bellavance.Roger Hayfield, un ex-Citadelle.Roland Rossignol et Roger Gagné, deux anciens des As de Québec.Gagné agit également comme coach.Ces quelques notes h&tives justifient, croyons-nous, ce que nous disions plus haut sur le merveilleux calibre de jeu offert dans ce circuit et explique, croyons-nous, pourquoi cette ligue jouit d’une telle popularité.Nous aurons l’occasion de revenir sur cette ligue.Nous parlerons aussi, A l’occasion, d'autres régions où le hockey est véritablement en vedette.Il sera question, entre autres, de l’Abitibi et de la région du Saguenay.Mais, il nous tardait de consacrer ces lignes A une ligua qui n’avait pas eu jusqu'ici, selon nous, toute la publicité qu'elle méritait.ROGER DUBUC BREVETS D’INVENTION M4KUIK.S Ufc UlMXKKU Dnaim «I* tahriq«i #n (•¦» piyi MARION & MARION Kavmond A Knèic » i • Alfred ttettiei» t&lt rv« Drummond rât LA tlftMI&J — MOSTKfAl Crm pMiRif BEN Station “H Ur avec une BRADING IB DECEMBRE 1952-LE FRONT OUVRIER- Poge 11 QUÉBEC INDIGNE DE L’ARTICLE DU ’JOURNALISTE’ MAURICE RICHARR Nos correspondants pour lo senior «t la junior dons io vieille capitals croient que le "Rocket" devrait s'en tenir au hockey — Un article mal venu — Les spectateurs québécois ne u nt pas une "gang de bandits", même si le jeune Henri Richard a été malmené (par MARIUS FORTIER) QUEBEC, 9 (D.N.C.)—La papulation de Québec est indignée, et avec raison, des propos tenus par Maurice Richard dans sa chronique: “Tour du chapeau”, publiée par une feuille de la métropole.Nous sommes persuadé que ce n’est pas lui qui écrit ceo articles, il en porte toute la responsabilité, et son “journaliste-fantéme’’ lui fait certainement ou devrait lui faire approuver ces écrits.Nous croyons même que ce sont les idées de Richard, mises sur papier par un fantôme qui emprunte le style d’un certain M , .D.S.-J.de la métn>pole.Peu importe, c’est Richard qui signe, c’est Richard qui se met le doigt dans l'oeil et les deux pieds dans les plats.S'il ne relit pas ces articles, il devrait les relire.Richard commence par énumérer différentes raisons pour lesquelles le Canadien traîne les paquets de la N.H.L.Il dit aussi qu’il n’est pas de bonne humeur de ce temps-ci, (comme si cela était un motif de s’en prendre au premier venu) .et bla bla, bla, bla ! Il arrive enfin à dire ceci, tex- tadelles de Québec, Labadie, sans qui est survenu la dernière fols, tuellement: “Tout ceci m'amène à aucune intervention du public, et | Il en a eu à Trois-Rivières et les penser à Jean Béliveau, un joneur après plusieura provocations par de Québec et ua athlète de grande1 Henri Richard.Car il faut vous di promesse qui est appelé à devenir l'idole de notre sport national”.Cher Monaieur Richard, je voua interromps immédiatement pour vous dire que Jeen.Déliveau n’est pas appelé à devenir l'idole de notre re que le petit Richard ne se sert Etude du .(Suite de la page 3) ! tent à la saine administration des ! revenus et des dépenses de leur famille, nadame Anna Morency, Anciens du Junior dans la Provinciale (Par J.-P.LEBUIS) i ¦ , ., - MONTREAL, 10.(DNC) — Pro 5U* fut 1®n*ten»P* responsable du filant du fait que le Royal Sr et dBM ’» .Ration des le Canadien Jr sont bien installéa Trois-Rivières.fut invitée à donner en tète de leur circuit respectif, UBe con‘ér*nce *ur '« fBC?B de nous noua sommes rendu à Ste BÜ\un bud“?familial; les assis-Thérèse, en fin de semaine, pour in,J «,urent 1 cc“'°'] d«Pnmcr y voir une Joute de la Ligue pro- ¦“ cours ,“'u® c"ji .- • • I at.iuit la aAdfAaaaiAa M .wlnnm A vinciale.Nous y avons constaté avec plai suivit la conférence.Madame A.Laferté, responsable des services sir que plusieurs anciens des rangs d* ** ,ecl*or'- présenta la conféren-juniors, comme Gilles Trudel, Fer-, c,*re *1 madame F.Chauvette, se-nand Lapointe, Gillea Généreux, fré,*ir* deJ* fff1'0"' '• re™"c‘a' Jean-Guy Renaud, George James, Le révérend père Elphege O.F M .Marc Campeau, Gerry McCabe, aumônier « section Notre Da-Tommy Manastersky, Paul Marion, me' ainsi que madame P.Moreau, Bob Muddie s’y faisaient valoir.Le responsable fédérale des servi-jeu est rapide et cette ligue est “•“uient 4 cette soiree; cet-sûrement intéressante Nous y re- ;reneoBtr* amicale de plusieura tournerons.) personnes de la paroisse se termi- Une rumeur circulait dans cer- M P*r un goûter qui fut tains milieux, à Ste Thérèse, à l’ef- agrémenté de quelques chansons fei que Roger Léger, joueur de pas uniquement de son biton pour laisser Québec.Les As sont bas gens de la Mauride sont encore des sportifs Tu conseilles i Jean Béliveau de défend dü*Royal ’sr! fTnirüüt II compter des buts.les gens de dans le classement et les assistan Trois Rivières en savent quelque ces baissent.Mon vieux, Québec chose.1 n’est pas synonyme de “Poisson”.____ _____ _____ M.Richard dit un peu plus loin: A Montréal, avec votre pauvre sport national, mais qu'il Test bel “Je regrette cette accusation de club, vous attirez 15,000 specta-et bien.Vous parlez sans doute au banditisme que Je crache à la figu- leurs.Pas à Québec.Il ya bien 5 à futur pour Béliveau parce que vous re des amateurs de Québec.” Cra- 6,000 personnes qui se dérangent vous pensez au “Rocket” comme la chez, crachez, M.Richard, il en res- pour voir Jean Béliveau mais les Le plan .(Suite de la page 1) seule idole présentement.Savez- tera toujours quelque chose.saison avec les Castors de cette ! ville.Nous faisons tout simplement écho à cette rumeur sans y ajouter p„ généraliser en traitant tous les médecins d’insatiables à cause i de res cas particuliers.Les hôpitaux et les cliniques I de la région semblent aussi comprendre l’importance du plan d’as- vous Monsieur Richard qu'à Qué bec on n'échangerait pas Béliveau pour aucune étoile du Canadien?Passons à un autre paragraphe.Richard dit, encore textuellement: "Je lui demande (à Béliveau), pour son prestige personnel et son avenir même de lâcher le hockey senior et surtout les As de Québec où II perd absolument son temps.Son club est presque dans la cave du classement senior.” M.Richard, le temps c’est de l’argent, et Béliveau ne perd pas son temps car il fait beaucoup d’argent, certainement autant que vous, ne vous en déplaise.Et quand vous dites: “son club est presque dans U cave du classement’’.quel rang croyez-vous doue que votre club occupe présentement dons le circuit CampbeU.pus loin de 1a cave lui non plus.n'est-ce pas.cave pour cave.hein, Maurice.Nous arrivons au dessert.Lu textuellement: “U (Béliveau) fera sensation dans la L.N.H., et il réalisera que les amateurs de hockey de Montréal, voire même de Toronto et des autres villes du circuit de la L.N.H., lui apporteront encore plus de support que les “gangs” de BANDITS du Colisée de Québec.” Nous regrettons nous aussi que vous nous donniez une pièce aussi peu reluisante que celle-là.Vos “tours du chapeau" sur la glace sont miruz réussis et plus à propos.C’est réellement regrettable que par des écrits inconsidérés, vous perdiez l’estime d’innombra-blcs gens, non pas seulement de Québec, mais de gens qui aiment que chacun garde sa place.Votre place, Monsieur Richard, c’est sur la glace, c’est l'endroit où vous pouvez faire bonne figure.Contentez-vous donc du hockey.Si vous ne faites pas assez d’argent avec le Canadien pour que vous soyez obligé d’écrire dans les journaux, c’est de valeur, mais ne comptez pas sur Québec pour vous engager.Nous, nous avons an “gentleman” qui ne doit pas être intéressé à aller jouer pour une “gang” de jaloux.LETTRE OUVERTE A MAURICE RICHARD (Par Jean POIRIER) Mon cher Maurice, Tu resteras surpris de te faire interpeler de cette façon par un gars de Québec.Mon vieux, la majorité des sportifs de Québec te considèrent tou- , autres ils restent chez eux.A Mont- .„ , real, on y va, c’est correct.Mais environ 50.000 trava.lleurs.n'est-ce pas ton confrère dans le ” ‘ “ * * foi plus qu’il ne faut.Sur le .(Suite de la page 3) on estinje qu’elle y représentent ] surance du Syndicat.Au sujet des quelques institutions qui font en- L'arbitrage du conflit survenu core des difficultés, un porte-pa-entre la Fraternité des policiers de role du Syndicat fait observer qu’il journalisme qui disait la semaine., vu dernière: Geoffrion est bon pour Montréïl *‘ ¦** «utorltés munie! ne faudrait pas que la recherche le cachot.Il le comparait i Léo ! M*** • débuté hier.Le salaire an exclusive du profit qui est l'apa-Gravelle.un peureux.11 lui conseil ;Buel d«* 9u*, • ollo ut lo #o0* On cl Sot Ingrédient* ¦wpérlouro qui la pour voua donner lo lo bière dam la esà toujours mm f* •f I (jeA CUIU4 ïom/s " - * A l'homme de la maison offrez cet ENSEMBLE D'OUTILS 37 pièces chez DUPUIS Seulement DESHABILLES Epoif sotin "flipper" .voilà un présent & déposer au pied d« l'arbre de Noé! pour madame, mademoiselle .Tailles 12 à 20.Col.manchettes et poche fantaisie piqués jupe ample.Or, 1 ^ AQ turquoise .rose, noir.lat.Xv/ SPECIAL DUPUIS f>rPI 15 — Demtcnw.Ste Catherine "VALÀM Jupons-combinaisons domes .une exclusivité DUPUIS que cette série VALAM.Crêpe rayonne blanc, rose, noir et dentelle genre "Alençon", 3”.Epaules coulissantes cousues.Dentelle au dos.au bas, 32 à 44.Z.VO SPECIAL DUPUIS DUPUIS — Deuxième, ccmie BAS "PHANTOM" SACS MAROQUIN Nylon 51 fin, denier 15 .bas diaphanes pour ajouter à “sa" collection de bas fins pour l'après-mldl — le soir.8'i à 11.Nuances: Opéra, Video, Théâtre.Ces nuances ‘Party Colours".SPECIAL DUPUIS, la paira DUPUIS — Ree-Se-ehanuée Fini cuir anglais N'hésitei pas i offrir pareil sac de haute qualité maroquin anglais noir, brun.Doublure tout cuir suédé.Formes classiques, ter- ¦ a ma molr solide.IT»UU SPECIAL DUPUIS DUPUIS - Seule-chaussé» Adresses vos commandes postales : DUPUIS FRERES LTEE — 865 est, Ste-Catherine, Montréal BOUILLOIRES "Trigg".et qui chantent.une note gaie.pratique pour "sa cuisine’’.Dès que l'eau bout.un sifflet en ave.t't l'Intéressée.Cuivre fini chromé, format £ pratique, verse sans effort.O.Jw SPECIAL DUPUIS , l»l'PUIS — Quatrain*.De Montigny Page 12' LE FRONT OUVRIER 13 DECEMBRE 1952 OUVERTS DE 9 H.30 A 5 H.30 — OUVERTS JUSQU'A 9 H.LC VENDREDI SOIR — JUSQU'A S H.30 P.M.LE SAMEDI Visltei fous nos rayons.les suggestions affluent.les prix sont i voire portée! • SABLE • POLIT • FORE • AIGUISE • Fore des trous en 7 dimensions do 1/16 i %" • Polit les surfaces rudes, sable les meubles, etc.• Enlève la rouille, aiguise les outils • Polit l'argenterie, repolit le fini de I automobile Les 37 pièces sont: foreuse de Va, fini brillant • 7 foreuses • 2 meules montées poignée amovible a 1 roue de fil • 1 mélangeur à pe raccord en 6 pièces d'acier de 3" e 1 support horizon disque de caoutchouc a 1 meule à aiguiser de 3" établi moulé de 3%" , • 12 disques de papier sablé • 1 coffret tout méi housse à polir de 4'/4 CET ENSEMBLE MET A VOTRE DISPOSITION TOUT LE SERVICE D'OUTILS ÉLECTRIQUES DUPUIS — quatrième, DeMontlgny EN CHENILLE couvre-lit* décoratifs | Une parure pour chaque chambre.Nouvelles nuances, chenille serrée, touffue, rangs horizontaux.Lit simple, double.Un cadeau vraiment pratique, peu cher.SPECIAL DUPUIS IIL PU IS — TroKitma, St-Aodré 7.95 VPumiîs Aliènes l\ v •
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.